diff options
Diffstat (limited to '17233-h/17233-h.htm')
| -rw-r--r-- | 17233-h/17233-h.htm | 3661 |
1 files changed, 3661 insertions, 0 deletions
diff --git a/17233-h/17233-h.htm b/17233-h/17233-h.htm new file mode 100644 index 0000000..a60714c --- /dev/null +++ b/17233-h/17233-h.htm @@ -0,0 +1,3661 @@ +<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> +<html> +<head> + <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8"> + <title>Antiquités d'Herculanum 3</title> + <meta name="author" content=" "> + +<style type="text/css"> +<!-- + +body {margin-left: 10%; margin-right: 10%} + +h1,h2,h3,h4,h5,h6 {text-align: center;} +p {text-align: justify} +blockquote {text-align: justify} + +hr {width: 50%; text-align: center} +hr.full {width: 100%} +hr.short {width: 10%; text-align: center} + +.note {font-size: 0.8em; margin-left: 10%; margin-right: 10%} +.footnote {font-size: 0.8em; margin-left: 10%; margin-right: 10%} +.side {padding-left: 10px; font-weight: bold; font-size: 75%; + float: right; margin-left: 10px; border-left: thin dashed; + width: 25%; text-indent: 0px; font-style: italic; text-align: left} + +.sc {font-variant: small-caps} +.lef {float: left} +.mid {text-align: center} +.rig {float: right} +.sml {font-size: 10pt} + +span.pagenum {font-size: 8pt; left: 91%; right: 1%; position: absolute} +span.linenum {font-size: 8pt; right: 91%; left: 1%; position: absolute} + +.poem {margin-bottom: 1em; margin-left: 10%; margin-right: 10%; + text-align: left} +.poem .stanza {margin: 1em 0em} +.poem .stanza.i {margin: 1em 0em; font-style: italic;} +.poem p {padding-left: 3em; margin: 0px; text-indent: -3em} +.poem p.i2 {margin-left: 1em} +.poem p.i4 {margin-left: 2em} +.poem p.i6 {margin-left: 3em} +.poem p.i8 {margin-left: 4em} +.poem p.i10 {margin-left: 5em} +.poem p.i12 {margin-left: 6em} +.poem p.i14 {margin-left: 7em} +.poem p.i16 {margin-left: 8em} +.poem p.i18 {margin-left: 9em} +.poem p.i20 {margin-left: 10em} +.poem p.i30 {margin-left: 15em} + + +--> +</style> + +</head> + +<body> + + +<pre> + +The Project Gutenberg EBook of Antiquités d'Herculanum, Tome III., (Vol. 3 +of 6), by Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi + +This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with +almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or +re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included +with this eBook or online at www.gutenberg.org + + +Title: Antiquités d'Herculanum, Tome III., (Vol. 3 of 6) + +Author: Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi + +Release Date: December 5, 2005 [EBook #17233] + +Language: French + +Character set encoding: UTF-8 + +*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK ANTIQUITÉS D'HERCULANUM *** + + + + +Produced by Carlo Traverso, Rénald Lévesque and Distributed +Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net. This file was +produced from images generously made available by the +Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) + + + + + + +</pre> + +<h1>ANTIQUITÉS D'HERCULANUM.</h1> +<br> + + + +<h4>GRAVÉES</h4> +<h3>PAR TH. PIROLI</h3><br> + +<h4>ET PUBLIÉES</h4> +<h3>PAR F. ET P. PIRANESI, FRÈRES.</h3> + +<br> +<hr> + + +<h2>TOME III.</h2> +<h3>PEINTURES.</h3> +<hr> +<br> + + +<p>À PARIS</p> +<br> + + +<p>CHEZ:<br> +PIRANESI, Frères, place du Tribunat, n°. 1354;<br> +LEBLANC, Imprimeur-Libraire, place et maison<br> +Abbatiale St.-Germain-des-Prés, n°. 1121.</p> +<br><br> + + +<h3>AN XII. = 1805.</h3> + +<br><br> + + + +<h2>PLANCHE I.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXVII, t. III de l'Édition royale.</i>)</p> + + +<p>Ces deux peintures sur fond noir, trouvées +ensemble dans les fouilles de Gragnano, paraissent +avoir quelque rapport entre elles. Dans la première, +on voit une jeune femme assise sur un siége doré, +demi-nue, avec une draperie rouge à bordure +blanche, tenant d'une main un miroir dont la +couleur est d'or, et, de l'autre, arrangeant ses +cheveux; le miroir et le soin de la parure semblent +désigner Vénus dans cette peinture, comme dans +plusieurs monumens antiques. Le personnage qui +fait le sujet du second tableau, également demi-nu, +assis sur un siége semblable, un bras replié sur la +tête, pourrait représenter Vulcain se reposant de +ses fatigues. Ses traits rudes, ses cheveux courts +et peu soignés, et le rapprochement du premier +sujet, semblent le désigner; et si l'on ne remarque +pas ici la difformité qui le rend célèbre dans la +Mythologie, on doit observer que l'art, qui parle +aux yeux, craint, plus que la poésie, de nous offrir +des images offensantes: c'est ainsi que dans ce +Recueil (<i>planche X, t. I.</i>) on peut considérer sans +horreur ce Polyphême qui reçoit un message de sa +Galatée. Cependant sans voir, dans ces deux tableaux, +des sujets mythologiques, on pourrait y +reconnaître deux jeunes mariés; la nouvelle épouse +arrangeant ses cheveux au sortir du lit nuptial, et le +jeune époux dans une attitude annonçant le calme +d'un amour satisfait.</p> + +<p>CHAQUE SUJET.—Hauteur, 1 P. 4 p°.—Largeur, 9 p°. 9 1ig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.002.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE II.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXVIII, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Le mouvement de cette figure agréablement +peinte sur un fond noir, semble désigner une Danseuse +comme celles qui font suite dans notre premier +volume. Nous les avons considérées comme +sujets Dionysiaques, rappelant les mystères de +Bacchus ou de Cérès, et ornant avec propriété +un lieu destiné au plaisir de la table et aux +délassemens. La bandelette qui ceint la tête de +cette Danseuse, est un ornement adopté par les +suivans de Bacchus; cependant ce pourrait bien +n'être ici qu'un ruban, accessoire ordinaire de la +coiffure. Ces draperies larges et flottantes, et dont +le tissu transparent décèle les formes, tenaient +au costume des peuples de l'Asie, dont les Grecs +conquérans, et après eux les Romains, adoptèrent +les usages voluptueux; on les voit sur-tout souvent +employées par les Bacchantes. Nous avons déjà +cité les étoffes de cette espèce auxquelles la ville +de Tarente avait donné le nom. La draperie de +cette figure est jaune; elle l'enveloppe entièrement +et laisse seulement la tête découverte, en formant +au-dessus une espèce de voile. Tous les plis +vivement agités refluent en arrière; la Danseuse +paraît en observer l'effet avec complaisance; le +mouvement de ses bras, plein de grâce, mais étudié, +semble désigner une Danseuse de profession.</p> + +<p>Cette peinture fut trouvée avec les trois suivantes +dans les fouilles de <i>Civita</i>.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.—Largeur, 11 p°. 3 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.005.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE III.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXIX, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Cette figure, peinte avec autant d'agrément que +la précédente, est encore une Danseuse dans le +caractère d'une Bacchante. Elle porte la couronne +de lierre; ses cheveux blonds sont dénoués et +abandonnés au vent; la vive action de sa tête, +renversée sur ses épaules, exprime la fureur sacrée +qui saisit les Ménades au cri d'<i>Evoé</i>. C'est de ce +mouvement que les poètes Grecs ont tiré l'épithète +de <i>Rhiptokephaloi</i> (jetant ou agitant violemment +la tête) qu'ils donnent aux suivans de Bacchus. Son +ample draperie d'une couleur incertaine entre le +vert et le bleu, d'un tissu tout transparent, est, +suivant l'expression des poètes, comme une vapeur +fuyante, promenée par les vents, qui laisse entrevoir +ses formes brillantes et flexibles; un bras est abandonné +le long de son corps; l'autre est étendu, et +sa main rassemble avec grâce quelques plis de +son vêtement léger.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.—Largeur, 11 p°. 3 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.008.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE IV.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXX, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>La draperie dont cette figure est plutôt voilée +que couverte, est couleur d'eau de mer (<i>thalassina +vestis</i>, selon l'expression de <i>Lucrèce</i>). Comme +l'onde même, fluide, transparente, elle glisse sur le +corps et ne reçoit l'ombre que dans les plis flottans +qu'elle dessine en tombant de la main de la danseuse, +en voltigeant derrière elle et en formant autour +de sa tête une espèce de capuchon. Le mouvement +de cette figure est gracieux et tranquille; si +ses fonctions sont relatives aux rites de Bacchus, on +pourrait voir, dans le coffret d'or qu'elle porte d'une +main, l'<i>acerra</i> ou cassolette de parfums, qui accompagnait +toujours les autres ustensiles des sacrifices. +Ses chaussons rouges sont attachés sous le pied avec +de larges bandes de même couleur.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.—Largeur, 11 p°. 3 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.010.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE V.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXI, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Le thyrse orné d'un ruban, et la couronne de +pourpre que porte ce personnage, désignent +clairement une suivante de Bacchus; une tunique +flottante et une écharpe forment son vêtement; elle +porte sur la tête une corbeille dorée remplie de +feuillages et recouverte d'une draperie. Ces différens +attributs rappellent la danse des <i>Canephores</i>, +prêtresses, portant les offrandes ou les instrumens +du sacrifice. Dans ce sens, la bandelette jaune +qu'on remarque à l'un des poignets de la figure, est +moins un ornement qu'une ligature mystérieuse. +On peut, avec raison, rapporter à la danse le mouvement +de la plupart des figures bacchiques; la +danse prêtait son expression à toutes les cérémonies +des mystères (<i>Lucien, de saltat.</i>). Cependant, +sans voir absolument des Danseuses dans toutes +ces charmantes compositions, on peut se rappeler, +sur le témoignage d'Athénée (<i>XIV, 6, p.629</i>) que +les Artistes empruntaient souvent les images de la +danse pour donner un développement gracieux +leurs figures. Les ouvrages excellens des anciens en +camées, où l'on voit les figures se détacher sur un +fond obscur, sans aucun plan de repos, ont pu faire +naître aussi l'idée de peindre, par imitation, des +figures détachées sur des fonds d'une couleur unie, +et de leur donner un mouvement qui motivât +leur situation aérienne.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.—Largeur, 11 p°. 3 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.012.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE VI.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXIV, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Ces quatre Génies et trois de la planche suivante, +faisaient partie de la décoration d'une salle découverte +à <i>Civita</i> en 1749, avec les figures que +nous avons données dans le tome Ier, sous le +<i>n° XVII</i> et suivans, jusqu'au <i>n° XXVIII</i>, et avec +les danseurs de corde qu'on trouvera sous le +<i>n° XIII</i> de ce volume. Toutes ces figures ont rapport +à Bacchus, et désignent un lieu consacré aux +plaisirs de la table; leur réunion favorise leur explication +mutuelle. Plusieurs de ces Génies semblent +représenter ceux qui servaient dans les festins; +le premier, portant un vase dont il verse la liqueur +dans une patère, fait l'office d'échanson (<i>pocillator</i>) +particulièrement confié aux enfans. Le second porte +sur l'épaule un grand vase cylindrique à une seule +anse (peut-être le vase dit <i>cotyla</i>), et soutient de +la main droite une grande patère qu'il appuie avec +grâce sur sa cuisse. Le troisième porte sur ses +épaules un chevreau peint avec beaucoup de vérité, +animal consacré à Bacchus, et faisant peut-être +allusion aux danses pétulantes de ses suivans. +Le quatrième, enfin, tient un vase cylindrique en +forme de petite tour, et dans lequel on pourrait +reconnaître celui dit <i>pyrgus</i>, où l'on agitait les +dés qui nommaient le roi du festin. La forme de +ce dernier instrument n'est cependant pas très-bien +déterminée, et l'on pourrait encore y voir, avec +quelques Antiquaires, une lanterne, un verre +presque de la forme ordinaire des modernes, ou, +enfin, une petite <i>cista</i> ou corbeille mystique.</p> + +<p>Diamètre, 1 P. 8 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.015.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE VII.</h2> + + +<p class="mid"><i>(XXXV, t. III de l'Edition royale.)</i></p> + +<p>Ces Génies, comme les précédens, font allusion +aux cérémonies ou aux plaisirs bacchiques. Le +premier, portant le thyrse, le <i>tympanum</i> entouré +de sonnettes, et une corbeille sacrée sur la tête, +exécute une danse. Le second porte un vase +deux anses, dont la forme semble annoncer le +<i>cypellon</i>, vase dont on faisait usage à la fin du +repas, et plus grand que celui dit simplement +<i>poculum</i>. Le troisième Génie est prêt à verser le +liquide de son petit vase <i>(hydria)</i> dans une +coupe hémisphérique <i>(ciborium)</i> ou <i>(hemitomum)</i> +et paraît faire le mélange de l'eau ou des parfums +avec le vin, fonction confiée aux enfans. Le quatrième, +portant sur la tête une conque et tenant un +sceptre, emblêmes de la domination de Vénus, +paraît faire allusion au <i>coup de Vénus</i>, célèbre +dans le jeu de dés, qui désignait le roi ou la reine +du festin. Ce coup heureux, dit <i>jactus basilicus</i>, +consistait à amener les trois six ou à présenter trois +points différens. On doit remarquer que ce dernier +Génie n'ayant pas été trouvé avec les sept précédens, +cette circonstance peut rendre raison d'une +analogie moins frappante avec les premiers.</p> + +<p>Diamètre, 10 p°. 8 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.018.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE VIII.</h2> + +<p class="mid"><i>(XXXVII, t. III de l'Edition royale.)</i></p> + + +<p>Cette peinture curieuse et d'un bon coloris, +représente un Bacchus contemplant en riant un +Satyre renversé par terre, et auquel il verse sa +liqueur enivrante. Le Satyre, pressé sous le pied +du Dieu, faisant un vain effort pour se lever, et +laissant échapper le vin de sa coupe, offre l'image +de l'abrutissement causé par l'ivresse. Bacchus est +couronné de fleurs et de pampres; son front est ceint +du bandeau ou diadême dont il inventa l'usage; +le jeu des rubans qui attachent la couronne, produit +ici deux espèces de cornes qu'on a cru indiquées +mystérieusement; Bacchus se représentait quelques +fois avec des cornes, et, suivant Diodore <i>(III, 64 +et IV, 4.)</i> cet attribut rappelait que, le premier, il +avait employé les bœufs à labourer la terre. Le Dieu +porte la nébride, une longue draperie qui le +laisse entièrement nu, et les brodequins formés de +la peau d'un animal, dont la tête est figurée au +devant de la jambe. Son vase en forme de corne +<i>(rhyton)</i> se termine en trois pointes destinées +peut-être à servir de pied. Le fond du tableau +représente un vaste jardin, planté d'arbres, d'où +pendent des pampres en festons. Sur un piédestal +rustique, on remarque le redoutable gardien des +jardins, armé, comme le peint Horace, pour faire +peur aux voleurs et aux oiseaux. (<i>Vide L.I. sat. 8.</i>)</p> + +<p>La frise qui est au bas de la <i>planche IX</i>, représente +trois figures grotesques de Pygmées, avec leurs +habitations. L'un de ces êtres fabuleux poursuit +une grue, insolente ennemie qui menace sa maison.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 6 p°.—Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.020.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE IX.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXIX, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Une Victoire aîlée érige un trophée en présence +d'un héros. Ce trophée rappelle ceux qu'on érigeait, +dans les temps les plus reculés, avec les +dépouilles des vaincus. Long-temps un respect religieux +pour le malheur, défendit d'élever un monument +plus durable. (<i>Diod. XIII, 24</i>). Les Thébains +furent accusés devant la redoutable assemblée des +Amphictyons, pour avoir consacré, par un trophée +en bronze, leur victoire sur les Lacédémoniens. +(<i>Cicero, de Inv. II, 23</i>). <i>Domitius Ænobarbus</i> +et <i>Fabius Maximus</i> qui, les premiers, élevèrent +Rome des tours pour y suspendre les dépouilles +des ennemis vaincus, n'obtinrent point les éloges +de leurs concitoyens (<i>Florus III, 2</i>). Cependant +l'orgueil prévalut sur l'humanité; ces trophées en +marbre représentant les anciens trophées tels que +ceux dits de Marius au Capitole, ces arcs de +triomphe, ces colonnes rostrales qui décoraient +le <i>forum</i>, sont encore de nos jours les fastes de +la puissance romaine. Ici la Victoire a dans sa main +un marteau pour attacher les armes au tronc, +comme on la voit sur les médailles d'Agathocles. Le +simulacre du trophée est composé d'une armure +complète. On y remarque le casque armé de deux +cornes avec les deux parties qui couvraient les +joues (<i>bucculæ</i>) et la mentonnière; les bras avec +les deux mains ont été pris pour des brassards et +des gantelets; mais il est évident, par leur dimension +plus petite, que ce ne sont que des bras sculptés +en bois, et attachés au tronc du trophée pour y +passer des armes et la cuirasse, proprement dite +<i>thorax</i>, garnie de la saie. La multiplicité des boucliers +et des autres armes annonce une victoire +signalée. Les cornes, qui font partie des casques, +sont, dans les médailles, l'emblême de la force et +de la valeur: ici on peut les considérer comme la +représentation fidelle d'une armure usitée chez plusieurs +nations; on les rencontre également dans les +monumens étrusques. L'un des casques est surmonté +d'un panache élevé (<i>cristæ</i>). Le héros est +couronné de feuillages; il porte l'égide et la cuirasse, +proprement dite <i>lorica</i>, avec la saie, la +chlamyde, le baudrier (<i>parazonium</i>) et les brodequins +de peau avec des mascarons. Il tient d'une +main une longue lance et attache un étendard au +trophée. Cette peinture fut trouvée dans les fouilles +de <i>Civita</i>.</p> + +<p>SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 1 P. 5 p°..—Largeur, 1 P. 5 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.023.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE X.</h2> + +<p class="mid">(<i>XL, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>On reconnaît facilement le sujet de ce tableau, +l'introduction du fameux Cheval de bois dans les +murs de Troyes. On voit déjà paraître une partie +du colosse, la tête ornée d'une espèce de crète +qui prend la place de la crinière. Il est monté +sur un plateau auquel s'attachent les cordes que +tire une foule religieuse. Les masques et le costume +succinct de quelques personnages, semblent indiquer +les réjouissances des Bacchanales ou celles des fêtes +de Cybèle, très-souvent confondues, et célébrées +à cette occasion extraordinaire par les Troyens +égarés. Au pied des murs s'avance une procession +de personnages vêtus d'habits longs, voilés et tenant +des rameaux. Sur le troisième plan, on voit +en marche une autre file portant des torches +allumées en signe d'allégresse; trois personnages +expriment la joie publique par leur danse; des +bandes de pourpre sont suspendues en festons aux +crénaux des murailles. La fatale machine s'avance +lentement, renfermant dans son sein l'épouvante +et la mort. Déjà paraît sur un lieu élevé la coupable +Hélène, le sein découvert, et secouant une +torche, signal connu des Grecs. (<i>Triphiodore, v.5o8</i>). +Sur le devant un vieillard tristement assis, la tête +appuyée sur sa main, semble être le malheureux +Laocoon privé de ses fils, frappé d'aveuglement +et prévoyant la ruine de sa patrie. Une femme +à genoux au pied d'une statue de Minerve, est +peut-être Hécube ou Cassandre suppliante; et ce +personnage debout exprimant la compassion, le +prêtre <i>Pantheus</i>, servant le temple de la Déesse, +qu'on voit un peu plus loin derrière des cyprès. +C'est là que doit arriver le perfide colosse (<i>Voyez +la Table Illiaque, Fabretti, col. tr. p.314 et 365</i>). +Au milieu du tableau s'élève une colonne portant +une urne cinéraire, honneur rendu, peut-être, +au grand Hector. Dans le lointain, on apperçoit les +murs et les tours qui forment l'enceinte de la ville.</p> + +<p>Cette peinture curieuse, trouvée dans les fouilles +de <i>Civita</i> en 1761, est remarquable par la richesse +de la composition et la beauté de l'ordonnance.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 1 p°. 10 lig.—Largeur, 1 P. 9 p°..</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.026.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XI.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLI, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Douze morceaux de peinture antique faisant le +sujet de diverses planches de l'édition royale, donnent, +comme ceux que nous avons sous les yeux, +l'idée de ces portiques d'un <i>forum</i>, où s'exerçaient +également les arts libéraux et mécaniques: on peut +y distinguer une école de jeunes filles, rappelant +celle où le décemvir <i>Appius</i> devint épris de <i>Virginie</i> +en la voyant lire sous un portique; un marchand +de souliers, un écrivain public ou un dessinateur +devant une statue équestre; un marchand d'effets +à l'usage du sexe; une boutique de comestibles, +une autre de potions chaudes, et autres sujets +semblables. Ces sujets, d'une exécution médiocre, +offrent peu de variété dans le style ou la composition, +et nous en donnons une idée suffisante dans les +deux que nous réunissons ici. Le premier portique +représente une école; le personnage debout ayant +une barbe, vêtu d'un simple manteau, est le +philosophe ou le grammairien qui donne ses leçons; +des jeunes gens assis ou debout sont appliqués +la lecture; l'un des écoliers, dépouillé de ses habits, +portés par deux jeunes gens, subit une correction +à coups de verges (<i>catomum</i>); punition plus en +usage chez les Grecs que chez les Romains. Le +second portique peut représenter une boutique +où l'on voit un marchand d'étoffes en présenter +des femmes assises, tandis que d'autres femmes +paraissent entrer aussi pour faire des emplettes.</p> + +<p>Toutes ces peintures furent trouvées dans les +fouilles de <i>Civita</i>.</p> + +<p>CHAQUE SUJET.—Hauteur, 1 P. 5 p°. 3 lig.—Largeur, 2 P. 2 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.029.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLVII, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Cette belle figure d'Hercule représente le héros +portant le terrible sanglier d'Erimanthe, en accomplissement +de l'un des douze travaux qui lui étaient +imposés par Eurysthée. Le roi de Mycènes, représenté +jeune et sans barbe, effrayé à la vue de cet +objet affreux, se réfugie dans un tonneau d'airain +enfoncé dans la terre, tel que ceux où les anciens +conservaient le vin ou le bled. Diodore (<i>IV, 12</i>) +rapporte qu'Hercule prit et porta ainsi le sanglier +vivant: on ne distingue point si le peintre s'est +conformé à cette circonstance. Eurysthée, né deux +mois avant le fils de Jupiter, devrait, comme lui, +se montrer barbu; cette marque de virilité peut +être refusée, avec intention, au lâche favori de +Junon, qui n'osait pas même soutenir les regards +du héros.</p> + +<p>Cette peinture fut trouvée à Portici en 1761. La +frise qui représente de jolis vases, n'a aucun rapport +avec le sujet.</p> + +<p>SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 1 P. 4 p°. 10 lig.—Larg. 1 P. 3 p°. 7 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.032.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXIII, t. III de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Ces Danseurs de corde faisaient partie de la décoration +d'un lieu consacré à Bacchus, comme nous +l'avons annoncé au <i>n°. VI</i> de ce volume. Le peintre, +en les représentant sous la figure de Faunes, offre +un emblême qui est d'accord avec l'intention de +toute la décoration. Il peut faire aussi allusion +l'agilité surprenante de ces baladins célèbres chez +les Romains, et dont les nôtres approchent à peine. +Chacun de ces Faunes porte une coiffure étrangère +à son caractère particulier, et qui paraît appartenir +ici au Danseur comme une sorte de défense +pour la tête dans les accidens: en effet, le danger +de ces exercices extravagans ne fut que trop prouvé +par de funestes expériences. L'Empereur Marc-Aurèle +ordonna même, pour les prévenir, qu'on fît +tendre des matelas sous les cordes, et dans la suite +on imagina, avec plus de prévoyance encore, d'y +substituer des filets; c'est une précaution que l'humanité +a négligée parmi nous, et que la disposition +de nos théâtres permettrait d'employer sans nuire +à l'illusion qui excite si vivement notre curiosité +pour les dangers dont nous sommes exempts. Ces +Danseurs sont remarquables par l'énergie du dessin +et par la vivacité, l'adresse ou la force de leur +action.</p> + +<p>Le cadre de chaque figure a environ 7 p°. 6 lig. de +haut, sur 6 p°. 6 lig. de larg.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.034.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XIV.</h2> + +<p class="mid">(<i>I et VIII, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Jupiter est porté sur les nuages avec ses attributs. +La tête couronnée de branches de chêne, il tient +le sceptre d'une main; l'autre est armée de la foudre. +L'aigle s'élève sur un groupe de nuages; l'arc céleste +paraît en signe de courroux: «Jupiter, dit Homère +(<i>Ill. XVII</i>) déploye la rougissante Iris devant les +hommes, signal de guerre et de tempête». Chez +les anciens poètes, Iris est toujours une messagère +funeste; mais Cupidon retient le bras vengeur, il +semble désigner le sceptre, symbole d'une domination +plus douce. Le maître des Dieux va céder, +et déjà la bonté vient adoucir ses traits sévères. +Cette peinture ingénieuse fut trouvée, ainsi que la +suivante, dans les premières fouilles de Portici.</p> + +<p>L'usage qu'avaient les anciens de décorer l'intérieur +de leurs appartemens, de peintures voluptueuses, +peut rendre raison du sujet de ce second +tableau, à défaut d'indices suffisans pour le déterminer: +la couronne de lierre que porte le jeune +homme ne suffit pas pour faire reconnaître, dans ce +groupe, Bacchus et Ariadne; ce sont plutôt deux +amans ou deux nouveaux époux au lit nuptial, et +la couronne est un ornement du festin qui a précédé. +La présence du personnage qui touche de la +lyre, celle d'un autre personnage presque effacé, +semblent rappeler la dissolution introduite dans les +mœurs par les abus du culte de Bacchus: cependant, +à considérer que les anciens rapprochaient souvent +dans leurs représentations des sujets censés éloignés, +on pourrait penser que la musicienne (<i>citharistria</i>) +est supposée à la porte de l'appartement, +chantant l'épithalame, suivant l'usage antique. La +faiblesse des teintes, à défaut de plans très-bien +sentis, éloigne cette figure, et rien ne peut la désigner +pour celle d'Apollon, qui chanta l'hymne nuptial +aux noces de Bacchus et d'Ariadne.</p> + +<p>1er. SUJET.—Hauteur, 1 P. 10 lig.—Largeur, 2 P. 8 lig.</p> + +<p>2e. SUJET.—Hauteur, 1 P. 4 p°. 5 lig.—Largeur, 2 P. +2 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.037.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XV.</h2> + +<p class="mid">(<i>II, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Le champ de cette peinture est rouge; la niche, +proprement dite <i>ædicula</i>, avec la corniche ornée +d'arabesques, est peinte d'un jaune clair; le socle +sur lequel elle pose imite un marbre veiné; le piédestal +cylindrique et l'autel qui porte la statue, sont +de couleur d'or; la statue, peinte à l'imitation du +marbre, représente le dieu Mars nu, imberbe, +comme dans la belle statue du palais <i>Ludovisi</i>, avec le +casque en tête, le bouclier et la lance. Homère et +Ovide le représentent avec ces mêmes armes; ici il +porte de plus une épée garnie du baudrier (<i>balteus</i>). +On le retrouve avec tous ces attributs sur quelques +médailles et dans d'autres monumens.</p> + +<p>Hauteur, 2 P. 1 p°.—Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.040.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XVI.</h2> + +<p class="mid">(<i>III, t. II de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Cette Vénus, portée sur les flots, rappelle la +fable de sa naissance, et telle, sans doute, elle +parut portée sur une conque, alors que Zéphyre, de +son souffle propice, la poussa vers Cythère. Deux +cercles d'or aux poignets, deux autres au bas des +jambes, un voile étroit sur la tête laissant échapper +les boucles flottantes de sa chevelure; voilà +toute sa parure: rien ne dérobe aux yeux le charme +de cette attitude où régnent la grâce et l'abandon. +Vénus est légèrement appuyée sur le coude; la +longue draperie, qui lui sert de tapis jusqu'aux +pieds, est d'une couleur changeante, entre le jaune +doré et le vert foncé; formant un tour à son bras +droit, et retenu par l'extrémité dans ses doigts +délicats, le léger tissu s'élève en arc, enflé par l'air, +comme une voile qui dirige la conque sur les flots. +Dans la main droite de la Déesse, on remarque un +éventail qui emprunte sa forme à une feuille d'eau, +et sa couleur à la rose. Un Dauphin se joue dans +l'onde, et Cupidon, qu'on voit paraître les aîles +étendues derrière la conque, semble aider sa marche. +Les monumens antiques où l'on voit Vénus +représentée avec la conque, sont très-rares: le plus +remarquable est un marbre du palais <i>Mattei</i> à Rome, +représentant deux tritons élevant une conque, où +repose Vénus. C'est ainsi que la représente Lucien +dans le dialogue de <i>Zephyrus</i> et de <i>Notus</i>. Les +coquilles ont été consacrées à Vénus; et Plaute fait +allusion à cet usage, en recommandant, assez plaisamment, +deux jeunes filles à la Déesse (<i>Rud. III, +3, 43</i>). Tibulle invoque Cypris traînée dans sa +conque (<i>III. Ell. III, 34</i>); les poètes qui l'ont +suivi ont adopté la même figure. Cette peinture, +trouvée à <i>Civita</i>, faisait partie de la vue d'un petit +jardin, circonstance qui rappelle encore que les +jardins étaient sous la protection de la reine des +Amours, et que son image y était consacrée.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 9 p°. 10 lig.—Largeur, 2 P. 6 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.042.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XVII.</h2> + +<p class="mid">(<i>V, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>On reconnaît, dans ce tableau, Hercule étouffant +de ses bras vigoureux le lion redoutable de la forêt +de Némée. Ses cheveux sont bruns et sa carnation +bronzée; mais ses traits annoncent la jeunesse. +Quoique cette circonstance puisse s'appliquer +l'aventure du lion Cithéronien, il est cependant +plus vraisemblable que le sujet de cette peinture +est la victoire d'Hercule sur le lion Néméen. Le +monstre était invulnérable, et le fils de Jupiter +abandonna ses armes pour l'étouffer dans ses bras: +cette particularité est exprimée dans la peinture par +le groupe des armes du Héros, jetées à terre. Plusieurs +médailles et pierres gravées qui représentent +Hercule étouffant le lion, nous l'offrent nu et imberbe, +tel qu'on le voit ici. Des arbres et des rochers +où l'on remarque une caverne, forment le fond +du tableau; sa dégradation permet peu de distinguer +quelle est l'espèce de draperie groupée sur le +premier plan, avec la massue, l'arc et le carquois +rempli de flèches.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.—Largeur, 2 P. 4 p°. 5 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.045.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XVIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>VI, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Cette peinture, trouvée dans les fouilles de <i>Portici</i>, +se fait admirer par l'esprit de la composition +et l'agrément de l'exécution; elle représente l'aventure +d'<i>Hylas</i>. Le favori d'<i>Hercule</i> s'en vint puiser +de l'eau à la source du fleuve Ascagne en Mysie; les +Nymphes de la fontaine, éprises de la beauté du +jeune garçon, le saisirent et l'enlevèrent. Théocrite +a conservé les noms de ces Nymphes téméraires +(<i>Id. XIII, v. 45</i>): <i>Eunica, Malis</i> et <i>Nycheia</i>, +dont le regard brille comme le printemps. Hercule, +désolé, courut tout le bois en criant Hylas! mais en +vain; Hylas ne reparut point: de-là le proverbe +grec, <i>crier Hylas</i>. Hercule, occupé à chercher son +favori, fut laissé par les Argonautes qu'il accompagnait +dans leur expédition. Depuis les habitans +firent tous les ans un sacrifice à la fontaine; le prêtre +criait trois fois Hylas, et l'écho lui répondait. La +Nymphe accroupie, qui saisit le jeune homme par +les cheveux, est d'un dessin élégant et gracieux; ses +compagnes semblent, en la regardant, prendre ses +avis pour ne point laisser échapper le beau garçon, +qui étend en vain les bras comme pour se sauver +la nage. Le fond du tableau est occupé par une +épaisse forêt; l'altération qu'il a subie empêche de +reconnaître une figure éloignée de la scène, et qu' +sa forte proportion on peut imaginer être le héros +<i>Cius</i>, qui seul entendit les cris d'Hylas, qui apporta +la nouvelle de sa perte à Hercule, et qui, abandonné +comme lui par les Argonautes, devint le +fondateur de la ville de Cios en Mysie.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 6 p°.—Largeur, 2 P. 11 p°. 3 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.047.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XIX.</h2> + +<p class="mid">(<i>VII, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Il est à regretter que cette peinture, trouvée +<i>Civita</i>, en 1761, ait souffert de grandes altérations. +La belle pose des figures, et sur-tout l'excellence +du coloris et l'extrême délicatesse avec laquelle les +nus sont traités, en font un morceau très-précieux. +Le fond représente la mer et des rochers; de l'un +d'eux on voit descendre Andromède, fille de l'orgueilleuse +Cassiope, qui excita le courroux de Neptune +en se vantant d'être plus belle que les Néréides. +Le vaillant Persée vient de délivrer la princesse du +monstre horrible auquel elle était exposée. Elle est +à demi-couverte d'une longue draperie d'un bleu +très-clair, arrêtée sur son épaule gauche; ses deux +bras nus, son sein, une partie de son corps et ses +pieds, annoncent, dans leurs formes délicates et +légères, la plus tendre jeunesse; un bracelet d'or est +à son bras droit; son bras gauche élevé est soutenu +par la main du Héros; l'expression de sa tête est +languissante, et son regard fixé sur son libérateur; +ses cheveux blonds sont retenus sur sa tête par un +ruban. Une carnation plus mâle anime les formes +robustes, mais élégantes, du fils de Danaé; son air +calme et sévère annonce un Héros victorieux; toute +son attention paraît employée à soutenir la princesse +et à la garantir des écueils. Il a, pour tout +vêtement, la chlamyde agraffée sur la poitrine et +retombant par derrière: il est difficile de distinguer +l'objet attaché sur son dos par un cordon; on peut, +cependant, supposer que c'est le casque de Pluton, +qui rendait invisibles ceux qui le portaient sur la +tête, et à l'aide duquel Persée put s'approcher des +Gorgones. De la main gauche, le Héros tient l'arme +dite <i>harpé</i> de sa forme recourbée, et qui ressemble +assez ici à une petite hallebarde; à son côté gauche, +et comme cachée sous sa draperie, on voit suspendue +la tête redoutable de la Gorgone, qui pétrifiait +ceux qui la regardaient, et dont le secours l'a +servi contre le monstre. La dégradation de la peinture +ne permet pas de voir les pieds de Persée, +garnis, sans doute comme ceux de Mercure, de la +chaussure aîlée, ni le monstre qu'il a vaincu. Sur le +rivage est un objet peu visible, et que des cordons +peuvent faire soupçonner pour être le sac où Persée +portait la tête de Méduse, suivant Hésiode. (<i>Scut. +v. 220 et suiv.</i>) Deux Nymphes assises sur un rocher, +et dont l'une, couronnée de roseaux, se montre de +profil, paraissent prendre intérêt à la scène.</p> + +<p>SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 1 P. 1 p°. 8 lig.—Largeur, 1 P. 10 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.050.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XX.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXI, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>A l'ombre d'un grand arbre et sur un bloc de +pierre, repose un jeune homme appuyé sur le bras +gauche, et tenant le bras droit replié sur la tête; il +porte une espèce de bonnet sans bord (<i>pileus</i>); la +chlamyde rouge qui le laisse entièrement nu, les +brodequins bleus qui forment sa chaussure, appartiennent +à l'habit de chasse (<i>Oppianus I, 109 et +Nemesianus, Cyneg. v. 90</i>); la lance et le chien +vigilant désignent sur-tout un chasseur, et peuvent +faire reconnaître dans celui-ci le bel Endymion +endormi, comme on le voit dans le bas-relief du +Capitole. Nous avons déjà parlé de ce célèbre favori +de Sélène au <i>n°. XXXIV</i> de notre second volume.</p> + +<p>La planche inférieure représente quelques vases +d'airain; l'instrument dressé contre le petit autel, +est le <i>colum</i> dont on se servait pour mêler la neige +avec le vin.</p> + +<p>SUJET PRINCIPAL—Hauteur, 1 P.—Largeur, 1 P. 1 p°. 8 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.053.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXI.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXIV, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Cette Danseuse paraît désignée, parle disque +couleur d'argent qu'elle soutient de la main gauche, +pour être une <i>Cernophore</i>. Le mouvement forcé de +la jambe droite paraît convenir à la danse décrite +par Pollux sous le nom de <i>bibasis (IV, 102)</i>; c'était +une danse lacédémonienne où l'on devait, dans des +sauts vifs et pressés, battre du talon les formes que +découvre notre Danseuse. C'est encore dans l'attitude +où elle se présente, que le scoliaste d'Aristophane +(<i>in Vesp. 1483</i>) peint une femme exécutant +une autre sorte de danse, dite l'<i>eclactisma</i>; mais, +dans cette danse, l'effort demandait plus de souplesse, +le talon devait frapper l'épaule (<i>Poll, ibid.</i>) +Notre personnage rappelle encore les courtisannes +admises dans les fêtes voluptueuses; un voile léger +et transparent, d'une couleur incertaine, entre le +bleu et le blanc, retenu d'un côté sur son bras, de +l'autre, soutenu par les doigts de sa main droite +étendue avec grâce, cache à peine quelques-uns de +ses charmes. Les plis qui refluent à l'extrémité de la +draperie indiquent la vivacité du mouvement, et +s'ils menacent de venir cacher quelques beautés, ce +sera pour en découvrir de nouvelles. Cette peinture +fut trouvée à <i>Civita</i>, en 1761.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 10 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.055.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXVIII, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Dans le volume précédent, nous avons eu occasion +de parler de l'infortune d'Ariadne; cette peinture +semble nous offrir son apothéose: «Montons ensemble +au-ciel, dit Bacchus; tu partages ma couche, +partage aussi mes titres; ne sois plus Ariadne; sois +<i>Libera». (OVID. Fast. III, 510.)</i> C'est, en effet, +sous ce nom qu'Ariadne était adorée chez les Romains; +elle porte ici sur ses cheveux blonds une +coiffe ou <i>mitra</i> relevée sur le devant en forme de +diadême, qui se retrouve dans les médailles de +<i>Libera</i>; parée de pendans en forme de poire, de +bracelets et d'une chaîne d'or, une main unie à celle +de Bacchus, un bras levé au-dessus de sa tête, elle +soutient entre ses doigts la draperie dont les plis, +vivement agités par l'air, forment une ceinture et +un voile qui couvre la partie inférieure de son +corps, ne laissant à découvert que ses pieds dont le +cothurne ou la chaussure est blanche. Cette figure est +d'une légèreté charmante et semble monter comme +une vapeur. Celle de Bacchus paraît moins heureuse; +les cheveux déliés et couronnés de lierre, il +porte le thyrse sur l'épaule; une peau passe en +écharpe sur sa poitrine; sa draperie ondoyante est +d'une couleur changeante, entre le vert et le jaune; +ses traits et ses regards expriment le contentement; +ceux d'Ariadne, la crainte et l'émotion.</p> + +<p>Cette peinture intéressante fut trouvée dans les +fouilles de <i>Gragnano</i>, en 1761.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.057.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXI, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>La planche qui précède celle-ci dans l'édition originale, +représente deux personnages dans une attitude +semblable à celle du jeune homme assis, et +avec les mêmes attributs; on a cru les reconnaître +tous les trois pour les <i>Cabires</i>. Ces Divinités, souvent +confondues avec les Curètes et les Corybantes, ont +une origine fort obscure; elles étaient sur-tout célèbres +par les mystères de leur culte, et ces mystères +paraissent avoir eu beaucoup de relation avec ceux +de Cérès et de Bacchus. Bacchus lui-même ou Dionysus +a été mis au nombre des Cabires. (<i>Nonnus, +Dionys. XIV, 19.</i>) Plusieurs auteurs font les Cabires +fils de <i>Vulcain</i> et de la nymphe <i>Cabira</i>; +d'après cette origine, ils sont considérés comme les +protecteurs des arts mécaniques; quelques Antiquaires +leur donnent le marteau pour attribut distinctif; +mais l'auteur cité nous offre un rapprochement +avec notre peinture, en nous peignant un +Cabire «élevant l'haste lemnienne (ou de Lemnos) +fabriquée sur l'enclume de son père». (<i>Non. XXIX.</i>) +Le bonnet, la lance et la nudité peuvent donc, +d'après plusieurs autorités, faire reconnaître les +Cabires: c'est ainsi que Fabretti les a désignées dans +trois personnages de la colonne Trajane (<i>Col. Traj. +pag.75 et suiv.</i>) Le disque ou l'écu (<i>scutum</i>) comme +on le voit ici, convient encore à ces Divinités; ils +s'en servaient dans leurs danses, selon le même +Nonnus (<i>Dionys. XIII.</i>) Denis d'Halicarnasse leur +attribue aussi l'invention d'une danse armée qui, +comme la pyrrhique, s'exécutait avec la lance et le +bouclier. Quoi qu'il en soit, ces Divinités, confondues +aussi quelquefois avec les Pénates, dont Enée +introduisit le culte en Italie, étaient encore honorées +comme protectrices de la maison; c'est peut-être ce +que désigne ici l'attitude de la figure assise dans un +repos parfait sur le socle ou soubassement d'un édifice. +Cette peinture et les deux semblables furent +trouvées ensemble à <i>Gragnano</i>, avec la figure de +femme comprise dans cette même planche: la similitude +de la pose pourrait faire soupçonner qu'elle +a quelque rapport avec les autres. La couronne de +lierre ou d'autres feuilles; le <i>tympanum</i> avec une +image sacrée, désignent particulièrement une Bacchante +ou une initiée; mais le rapport des Corybantes +et des Cabires avec Bacchus, ainsi que nous +l'avons observé; la confusion de leurs mystères et +de ceux de Cybèle, leur patronne, avec les orgies +dionysiaques, peuvent donner raison de cette +réunion.</p> + +<p>CHAQUE SUJET.—Hauteur, 1 P. 10 p°. 4 lig.—Largeur, +1 P. 2 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.060.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXIV.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Une Bacchante semble se défendre, dans cette +peinture, contre la violence d'un jeune homme; +c'est ainsi qu'Euripide peint les Bacchantes, armées +du thyrse, frappant ceux qui voulaient les saisir +pour les conduire à Penthée. (<i>Bacch. v</i>. 761.) Le +même poète nous apprend qu'au milieu de l'agitation +et de la fureur des orgies, elles savaient conserver +leur honneur. Dans leur origine, sans doute, +les mystères avaient quelque chose d'assez auguste +pour contenir la frénésie dans les bornes de la pudeur; +mais la licence est la fille de l'ivresse, et la +religion servit bientôt de voile à la dissolution la +plus effrénée. Lycophron désigne une femme perdue +sous le nom de <i>Bassaras</i> une Bacchante. (<i>V</i>. 143, +711 <i>et</i> 1393). Les orgies interdites à Rome par un +décret du Sénat, et célébrées avec tant d'impudeur +sous les Empereurs, témoignent peu en faveur de +la retenue des initiées. Cette Bacchante rappelle, +par son mouvement et par le jeu de sa draperie, la +Danseuse du <i>n°. XXI</i>. L'action du jeune homme +indique aussi la danse, et l'on peut voir, dans ce +groupe, une action simulée par des personnages +bachiques. Cette peinture sur un fond jaune, trouvée +dans les fouilles de <i>Civita</i>, a souffert quelque +altération; elle est d'un très-bon coloris; la Bacchante +est peinte sur-tout avec beaucoup de délicatesse.</p> + +<p>Dans le second tableau (<i>pl. IV, t. IV de l'édit. roy.</i>) +on voit une joueuse de cithare, peinte capricieusement +sur un fond obscur; sa draperie légère, d'une +couleur changeante, entre le vert et le rouge, voltige +agitée par l'air; à demi-nue, les cheveux épars +et couronnés de lierre, elle touche avec délicatesse +les cordes de l'instrument, et rappelle, suivant des +observations précédentes, les courtisannes admises +dans les fêtes.</p> + +<p>1er SUJET.—Hauteur, 1 P. 3 p°. 9 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.</p> + +<p>2e SUJET.—Hauteur, 6 p°. 7 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.063.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXV.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXIII, t. IV de l'Edition royale.)</i></p> + + +<p>L'habillement et les masques désignent ces trois +figures pour des personnages comiques. Pline fait +mention d'un peintre qui se rendait célèbre par des +tableaux de ce genre, <i>Caladès</i> ou <i>Calacès</i>. Dans +cette scène, on voit un esclave ou valet faisant un +geste injurieux à deux femmes; son vêtement désigne +sa condition et son caractère; il est composé d'un +manteau jaune, d'un habit court de même couleur, +avec des rayes blanches en travers, et d'un petit +corset blanc (<i>somation</i>) que Pollux donne aux histrions +(<i>II, 235</i>). Le geste de ce valet désignait, +chez les Romains et chez les Grecs, le même genre +de moquerie qu'il exprime parmi nous. Des deux +femmes, la plus jeune, celle qui se cache une partie +de la figure avec la main, porte une tunique bleue +et un manteau blanc. L'autre femme, qui fait un +rôle de nourrice et peut-être un rôle moins honnête, +porte une pièce blanche sur la poitrine; la +coiffe et le reste de l'habillement est rouge, couleur +appartenant, selon Pollux (<i>IV, 120</i>) à une profession +qu'on ne peut mieux désigner qu'en taisant son +nom. Les trois masques de la frise sont des masques +tragiques; celui du milieu, orné de pendans, et +colorié avec délicatesse, paraît destiné à un rôle +de femme.</p> + +<p>SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 1 P. 4 p°. 4 lig.—Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.066.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXVI.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXIV, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p> + + +<p>Cette peinture, trouvée avec la précédente dans +les fouilles de <i>Portici</i>, représente, comme elle, +une scène comique. Le personnage debout, appuyé +sur son bâton, porte le masque peu gracieux, décrit +par Pollux sous le nom de <i>Sphenopogon</i>; +chauve, le sourcil élevé et la barbe en touffe +pointue, il est vêtu de blanc, costume affecté aux +vieillards de la comédie, suivant un usage très-antique: +la manche, qui paraît appartenir à l'habit +de dessous, est jaune; cette même teinte se remarque +sur les jambes, mais on peut croire que +c'est l'effet de l'altération de la couleur. On ne sait +pas que les anciens aient connu l'usage d'une chaussure +étroite, telle que sont nos bas; on sait seulement +que les gens infirmes et délicats y suppléaient +par des bandes spirales dont on ne voit ici aucune +trace. On voit d'ailleurs que le vieillard a les pieds +nus, renfermés dans des sandales. Des autres personnages, +tous deux assis, l'un joue des deux flûtes; +couronné de feuillage, il porte le riche habit qui +paraît commun aux <i>Tibicines</i> et aux <i>Citharèdes</i>; la +tunique de dessous est jaune, à en juger par les +manches; le manteau ou la <i>palla</i> est rouge; on y +remarque une longue pièce rapportée, couleur de +pourpre et brochée d'or; cette pièce est ce que les +anciens appelaient <i>clavus</i> et <i>patagium</i>, ornement +le plus recherché des tuniques, et en usage dans les +habits de théâtre. L'autre personnage, dont le +masque très-chargé exprime le rire, vêtu de blanc +comme l'histrion du tableau précédent, paraît chanter +avec l'accompagnement; la couronne qu'il porte +favorise encore cette conjecture. On distingue mal +l'objet qui est à ses pieds. L'intention générale du +tableau peut se rapporter à l'intermède dans lequel +le joueur de flûte venait amuser les spectateurs +pour remplir le vide de la scène; d'autres ont cru +y voir le retour imprévu du maître qui surprend +ses serviteurs à se divertir: mais le riche habit du +joueur de flûte paraît s'opposer à cette explication.</p> + +<p>La frise contient quatre masques; les deux premiers +sont tragiques; le troisième est comique, et +le quatrième, bien qu'il exprime les pleurs, nous +paraît appartenir au même genre.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 4 lig.—Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.069.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXVII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXIX, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Le fond de ce tableau, très-altéré, semble représenter +la partie du théâtre où s'exerçaient les acteurs, +appelée <i>choragium</i>. L'homme assis sur un +siége recouvert d'une draperie rouge, bordée de +bleu, paraît absorbé dans une profonde méditation. +Une tunique à manches courtes, de couleur grise, +et un <i>pallium</i> jaune, forment son vêtement. On +peut reconnaître en lui le poète ou le directeur de +la scène; le personnage qui est entièrement effacé, +vient poser près de lui une petite armoire ouverte, +à deux battans, et au fond de laquelle on remarque +le dessin d'une petite figure; cette armoire rappelle +celle qu'on avait coutume d'exposer à l'entrée du +théâtre en guise d'annonce, où était représentée la +figure du principal acteur, qui donnait son nom +la pièce. La femme assise, dont la tête manque +aussi, est élégamment drapée d'une tunique bleue +et d'un voile rouge; elle tient sur ses genoux un +masque comique, et présente à sa compagne un +petit rouleau ou volume qui peut être le rôle +qu'elle doit remplir.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 9 p°.—Larg. 1 P. 7 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.072.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXVIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XL, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Ce fragment nous offre encore un sujet scénique. +Un jeune homme debout, à demi-vêtu d'une draperie +d'un blanc sale, porte un masque tragique, +remarquable par une longue chevelure et l'élévation +du front. Un autre personnage d'un âge moyen, +négligemment drapé d'un manteau d'une couleur +jaunâtre, est assis devant lui, et considère le masque +avec une attention qui se peint également sur son +visage et dans son attitude. On voit près de lui une +espèce de chevalet, destiné, sans doute, à poser +l'attirail du costume théâtral: il est probable que +ce tableau représente des acteurs se préparant +paraître sur la scène. La rudesse de leurs traits et la +pauvreté de leur costume, rappellent ces histrions +que Lucien nous dépeint, reprenant leurs viles dépouilles, +après avoir brillé dans la pourpre royale +et les riches vêtemens de Priam ou d'Agamemnon.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 10 lig.—Larg. 10 p°. 7 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.074.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXIX.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLI, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette peinture, trouvée à <i>Portici</i> en 1761, est +une des plus belles de la collection, et se fait remarquer +par l'esprit et la sagesse de la composition, +par la finesse du coloris, et sur-tout par l'heureux +agencement des draperies. On a cru y voir un poète +dictant son poëme à la Muse même de la tragédie, +l'un des trois princes de la scène tragique, Eschyle, +Sophocle ou Euripide. Les portraits antiques de +ces deux derniers n'offraient aucune ressemblance +avec le personnage du tableau; celui d'Eschyle, +qui n'est pas assez connu, n'éloignait aucune application, +et l'on s'était arrêté à l'idée que ce poète, +qui éleva la tragédie à un grand degré de perfection, +était ici l'objet d'une allégorie ingénieuse: +cependant Eschyle, suivant le costume de son pays +et de son siècle, aurait dû porter la barbe; d'un +autre côté, il est bien plus simple de reconnaître, +dans ce tableau, un sujet tout-à-fait du même genre +que les précédens. La figure assise, le sceptre +d'argent à fleuron d'or dans sa main droite, l'épée +revêtue du fourreau dans sa gauche, ne sera qu'un +acteur remplissant le rôle d'un roi. Une femme est +près de lui; un genou en terre et l'autre élevé, elle +trace des caractères sur une tablette dressée devant +elle; sa tunique, retenue par une ceinture, laisse +à découvert son épaule et son bras; ses cheveux +sont relevés avec art sur le sommet de la tête; au-dessus +de la tablette est un masque tragique: cette +femme appartenant à la scène, est, à ce qui paraît +probable, dans l'action d'écrire le titre de la tragédie +qu'on va jouer, pour l'afficher à la porte du +théâtre. Derrière elle est un jeune homme prêtant +attention, et qui peut désigner un acteur secondaire, +ou l'un des personnages composant la tragédie.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°..—Largeur, 1 P. 1 p°. 3 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.076.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXX.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Il est à regretter que cette peinture ait subi une +grande altération; trouvée avec la précédente, elle +en fait le pendant, et se fait remarquer par une +touche délicate et un fini précieux. Le sujet est un +concert, ou plutôt la répétition d'un concert qui se +fait dans le <i>Choragium</i>. Cette explication se rapproche +de celle des tableaux précédens; les personnages +sont couronnés de fleurs et richement +vêtus. La joueuse de cithare debout a son instrument +attaché au bras avec un ruban, en sorte +que le mouvement de ses deux mains est libre; +elle touche les cordes avec beaucoup de grâce, et +de l'archet et des doigts; le joueur de flûte a les +joues resserrées par la bandelette, dite <i>capistrum</i>; +on voit, sur le devant de sa tunique, cette même +pièce de pourpre chamarée d'or, que nous avons +remarquée dans la <i>planche XXVI</i>; le mouvement +de ses pieds indique qu'ils marquent la mesure. Sur +un siége, garni d'un riche coussin, est assise une +belle femme, un genou passé sur l'autre, à demi-penchée, +tenant un volume ouvert, où quelques +lignes obscures indiquent des paroles ou des signes +représentant les notes du chant; drapée avec élégance, +son épaule reste à nu, ainsi que son bras; +le double bracelet, les pendans d'oreille et la chaîne +à fibules qui descend sur sa poitrine, sont d'or. Les +deux figures d'hommes qu'on voit debout derrière +elle, paraissent, par leurs couronnes de lierre, +devoir faire partie du chœur, et prendre leur part +au concert.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 3 p°.—Largeur, 1 P. 9 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.079.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXI.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLIII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Des femmes occupées à leur toilette font le sujet +de cet agréable tableau. Sachons gré au désir de +plaire du soin de la parure; parmi nous et chez +les anciens Romains, une aimable émulation a seule +été l'aliment du goût; les Grecs ombrageux à l'excès, +sur ces matières délicates, avaient des inspecteurs +chargés de veiller, dans toutes les réunions, à la +décence et à l'élégance des costumes; mais sans +doute les <i>Gynéconomes</i> ces agréables magistrats, +avaient rarement occasion d'exercer leur censure. +Le goût fixa ses modèles sous leur heureuse administration. +La mode puise encore dans ce trésor +intarissable; inconstante, légère, artificieuse, elle +étale à nos yeux les richesses de l'antiquité, et, tous +les jours rajeunie, nous paraît fraîche et nouvelle. +Sur une table de forme élégante, repose un objet +à demi-effacé, qui paraît être cette cassette précieuse +renfermant tout l'arsenal féminin (<i>mundus muliebris</i>). +Quelle autre qu'une initiée pourrait nombrer +tous ces instrumens qui, sous des noms différens, +servaient à l'art de la coiffure, et ces charmes auxiliaires +qui variaient, au gré des amans, les couleurs +d'une belle, ou le trompaient pour lui plaire! +L'adroite esclave qui possédait les secrets de cet +art, était la <i>Cosmetis</i>. Celle qui savait rendre les +cheveux dociles, en faisant éclater en rosée quelques +gouttes d'eau, était la <i>Psecas</i>. La suivante qui +coiffe la jeune fille, paraît mériter ce nom; celle-ci +est richement vêtue; sous son manteau bleu-céleste, +passe une tunique couleur de laque, ornée d'une +large broderie; ces garnitures étaient appelées <i>acupictœ</i>, +peintes à l'aiguille; leur usage, comme nous +l'avons déjà observé, semble être venu de la <i>Phrygie</i>. +La belle femme assise avec gravité sur un siége +magnifique, est parée avec beaucoup d'élégance; +son voile qui descend de la tête, et qu'elle soutient +entre ses doigts, est d'une couleur dorée. Son premier +habit est d'un tissu blanc, dont la transparence +laisse briller sa carnation délicate; son manteau est +couleur de laque; d'un bras elle retient contre son +sein une jeune fille, dont la draperie élégante est +blanche et jaune. C'est sans doute une mère avec +ses deux enfans: la noblesse d'un côté; de l'autre, +la grâce et l'ingénuité désignent des personnages +de distinction dans l'intérieur de leur palais.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 2 p°. 3 lig.—Largeur, 1 P. 1 p°. 2 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.082.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLIV, t. IV de l'Edition royale</i>).</p> + + +<p>Le sujet de cette peinture est très-obscur, et son +état de dégradation nous prive peut-être encore de +quelques éclaircissemens. Un jeune homme nu, +dont un bout de draperie indique la chlamyde héroïque, +s'appuie sur un long bâton dans l'attitude +d'un homme qui vient d'arriver et qui porte la parole. +Il a pour chaussure des semelles lacées avec +des cordons; la tête et l'épaule droite sont effacées. +Un héros assis sur un trône, entièrement nu, une +épée près de lui, l'écoute avec attention. Sur le +côté et dans un plan séparé, on aperçoit la partie +inférieure d'un cheval; le reste est dégradé. Le sujet +du tableau paraît être un message qui a rapport +l'histoire héroïque, et rappelle ou la députation des +Etoliens à Méléagre, ou les supplications de Patrocle, +engageant Achille à reprendre les armes, ou le +message relatif à l'entrevue d'Etéocle et de Polynice, +sans arguer, en faveur de cette opinion, du Sphinx +qui sert d'ornement au trône, rapprochement beaucoup +trop recherché pour en faire ici l'application. +On sait que ces monstres de la fable étaient le soutien +le plus ordinaire des bras de siéges; et celui +qui paraît dans ce tableau, n'ayant pas la figure +humaine, doit être envisagé plutôt comme un griffon +ou comme une chimère, que comme un +Sphinx.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 2 p°. 3 lig.—Largeur, 1 P. 1 p°. 2 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.085.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLV, t. IV l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Ces trois bandes ou frises peintes sur un fond +noir, faisaient partie d'une décoration d'architecture +trouvée à <i>Civita</i>. Le culte de Bacchus, de Cérès et +des autres Divinités subalternes, présidant aux travaux +rustiques et à la reproduction constante de la +nature, avaient, dans la religion des anciens, des +rapports qui, souvent, en faisaient confondre les +mystères et les cérémonies. C'est ce qu'on peut remarquer +particulièrement dans la suite curieuse de +figures que nous avons sous les yeux. Le principal +caractère qu'on y saisit, est celui des processions +bachiques et des fêtes dionysiaques. Les bornes, les +colonnes, les Hermès ou Priapes placés de distance +en distance, sont les emblêmes des campagnes et +des jardins où l'on faisait des processions à certains +jours de l'année; c'est aussi l'indication des stations +religieuses et la représentation des Divinités, qui, +sous différens noms, présidaient aux chemins (<i>Dii +viales</i>). L'antique Hermès ou Mercure avait les +mêmes attributs que Priape; on l'adorait comme Dieu +de la génération sous le même emblême. (PAUSAN. +<i>VI</i>, 26. ARTEMIDORE, <i>I, XLVII</i>.) Bacchus recevait +les mêmes honneurs. Dans une médaille de Béger, +on voit un Bacchus avec un Cippe, où est sculpté le +signe ithyphallique; on en portait la représentation +dans les pompes du Dieu, et elle tenait la principale +place dans la ciste mystique. Dans notre peinture, +on remarque d'abord un pasteur, indiqué par le +<i>pedum</i>, traînant un bouc à l'autel par les cornes, +suivant la description de Virgile (<i>Georg. II</i>, 395); +vient une femme en habit <i>talaire</i> portant une corbeille; +un autre personnage est assis, couronné et +tenant un thyrse; près d'une colonne, une femme +debout et inclinée, prête attention à une prêtresse +richement drapée, assise par terre et récitant une +prière dans le rituel sacré; ensuite est un personnage +avec le thyrse, un enfant tenant un vase et un plateau +où l'on peut supposer des fruits; au milieu de +ces figures, l'Hermès, objet du culte. Dans la seconde +bande, un autre Hermès ou Priape, avec le +roseau et un bonnet à deux pointes, paraît l'objet +de la cérémonie; une vieille femme assise tient une +branche; une jeune debout, un <i>flabellum</i>; d'autres +figures portent le thyrse, un vase et une offrande. +Le but de la cérémonie est plus déterminé dans la +troisième frise; l'arbre, la colonne, la table de pierre, +indiquent l'autel principal de la campagne; un +prêtre majestueux, couronné du lierre avec ses corymbes, +fait une libation. Le bouc est traîné à l'autel; +deux canephores, une joueuse de flûte, une prêtresse +tenant un roseau, avec une verge entourée +d'un serpent, complètent la solemnité.</p> + +<p>CHAQUE FRISE: Hauteur, 4 p.º 7 lig.—Largeur, 2 P. 9 p.º</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.088.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXIV.</h2> + +<p class="mid">(<i>LII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Ce tableau, d'un goût fantasque, faisait encore +partie d'une décoration. La scène paraît se passer +devant une grotte et sur une rive favorable aux plaisirs +du bain. Une grande voile suspendue à l'arbre +qui s'élance du sommet d'un rocher, offre un abri +contre les rayons du soleil. Des guirlandes de feuillage +décorent la voûte, où l'on voit plusieurs statues, +de grandeur inégale, posant sur des tables et +sur des soutiens d'une autre espèce. Ce sont probablement +les statues des divinités locales de ce rivage; +leurs symboles se rapportent à cette explication: +l'une d'elles a une corbeille et un bâton recourbé; +un peu plus loin, on voit un <i>pedum</i> et un thyrse; +les bandelettes qui décorent l'arbre desséché et les +deux colonnes, témoignent la piété des habitans. +Le sujet principal du tableau paraît être la nymphe +ou la jeune fille surprise par une Divinité champêtre. +Son attitude exprime la pudeur et son embarras; +à demi-nue, elle retient ses vêtemens sur +ses genoux. Le Dieu, caractérisé par la couronne de +roseaux, le <i>pedum</i> et une peau de panthère, semble +la supplier: on peut le considérer avec ces attributs, +comme le Dieu du fleuve, ou plutôt comme un +Sylvan, divinité rustique de la contrée.</p> + +<p>Hauteur, 7 p.º—Largeur, 9 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.091.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXV.</h2> + +<p class="mid">(<i>LV, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Ces petites figures gracieuses, renfermées dans +leurs câdres par compartimens et d'autres semblables, +décoraient les parois d'une salle découverte +dans les fouilles de <i>Gragnano</i>, en 1759. Leur disposition +et les ornemens accessoires imitaient l'ensemble +d'un pavé en mosaïque; cet art précieux +qui, peut-être, a précédé la peinture, lui a +souvent fourni des modèles: on peut en juger par +le rapport qu'on trouve entre les ouvrages en mosaïques +et des peintures du genre de la décoration. +C'est ainsi qu'une mosaïque, d'une délicatesse exquise, +conservée au Musée royal de <i>Portici</i>, s'est +trouvée répétée dans une peinture qui en offre la +copie exacte. Les enfans aîlés et les nymphes qu'on +voit ici, disposés alternativement, et qui font le +sujet de la plupart des mosaïques, dans les tombeaux, +les thermes, les salles triclinaires et les basiliques, +peuvent être considérés comme les génies +des Divinités qui s'intéressent à l'existence des mortels. +Le plus souvent ces génies font allusion aux +mystères de Bacchus, au culte de Vénus, et à la +recherche de toutes sortes de voluptés. Ici, l'un des +enfans tient un sceptre, ou peut-être le fût d'un +flambeau; un autre une lyre; le troisième paraît +figurer une danse. La première nymphe tient l'oiseau +de Junon; la seconde un écrin ouvert, et la +dernière une sorte de feuille servant d'aspersoir ou +d'éventail.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 6 p°. 10 lig.—Largeur, 2 P. 3 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.093.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXVI.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXI, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette peinture, très-altérée, nous offre une +scène semblable à celle d'Andromède, délivrée par +Persée (<i>voy. planche XIX de ce volume</i>); mais les +caractères du Héros libérateur paraissent mieux +convenir à Hercule délivrant Hésione, la fille du +parjure Laomédon. Les rochers escarpés, les arbres +dépouillés rendent le rivage affreux; la princesse +est attachée les bras étendus; son libérateur s'avance +dans les flots, prêt à frapper le monstre de sa massue. +Cette femme qui s'enfuit, est sans doute l'une +des compagnes de la belle Troyenne, effrayée +l'aspect du monstre suscité par Neptune; peu rassurée +dans sa terreur par le secours du Héros, elle +jette sur son amie un regard douloureux comme +un dernier adieu.</p> + +<p>Hauteur, 11 p°. 4 lig.—Largeur, 1 P. 2 p°. 4 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.096.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXVII.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Le tableau précédent a paru nous offrir l'aventure +d'Hésione; celui-ci appartient à la même histoire. +Il représente ce qui s'était passé auparavant, +et il nous retrace le péril de la princesse, comme +l'autre nous en a montré la délivrance. Le fond de +la scène représente les murs de Troie; derrière +s'élève le mont Ida. La princesse nue est conduite +à la mer par une matrone, sa mère ou sa nourrice. +Hercule, armé de sa massue, lui promet son secours. +Télamon, compagnon du Héros dans cette +entreprise, s'avance chargé d'un bloc énorme, prêt +à écraser le monstre qui paraît sur les flots. Le +paysage est peint avec vérité; les figures, d'un +coloris incertain, ne paraissent qu'ébauchées.</p> + +<p>Hauteur, 11 p°.—Largeur, 10 p°. 8 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.098.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXVIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXIII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>On ne connaît point de monument antique qui +représente l'aventure de Dédale et d'Icare avec autant +de précision qu'on le voit ici. L'imprudent +jeune homme est étendu sur le rivage de la mer, +laquelle il a donné son nom; l'une de ses aîles détachées +est à ses pieds; son père le regarde avec +douleur en planant dans les airs. Un personnage +demi-nu, assis sur un rocher et tenant un long +roseau, rappelle ce pêcheur dont Ovide peint avec +élégance l'étonnement naïf (<i>liv. VIII, v. 217</i>.) On +voit en mer une barque avec deux rameurs; sur +un rocher s'élève un petit monument ressemblant +à un temple <i>monoptère</i>: il fait, sans doute, allusion +à ces monumens qui ornaient, dans les temps anciens, +les lieux élevés, et qui étaient consacrés assez +ordinairement à Diane, à Mercure, à Vénus, à Pan +et à Bacchus. Le masque pourrait annoncer plus +particulièrement le culte de ce Dieu.</p> + +<p>Hauteur, 1 P.—Largeur, 11 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.100.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XXXIX.</h2> + +<p class="mid">(<i>LX, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>La figure élégante tenant un volume déroulé, est +extraite d'une décoration d'un style capricieux. +Appuyée contre la porte d'un temple et sous un +vestibule, on peut la considérer comme une prêtresse +lisant une formule sacrée, ou étudiant un +hymne.</p> + +<p>Le second sujet représente une caricature qu'on +applique facilement à un tableau de l'<i>Enéide;</i> c'est +Enée portant son père Anchise, tenant par la main +le petit Ascagne, et regardant avec inquiétude si +Créüse le suit. Des têtes et des pieds de singe caractérisent +ces sortes de figures grotesques; c'est de-l +que Martial les a nommées <i>Cercopitheci</i>, singes +longues queues; et Pline, <i>Cynocephali</i>, singes +têtes de chien. Virgile eut ses détracteurs, et parmi +ceux dont les noms se sont attachés à celui de ce +grand poète pour arriver jusqu'à nous, on cite le +peintre Carvilius, qui écrivit l'<i>Æneidomastix</i>, le +fouet de l'Enéide. Ce tableau bizarre prouve que +tous les siècles ont leurs mauvais plaisans; on y +trouve l'esprit goguenard des caricatures modernes +et des poëmes travestis.</p> + +<p>Hauteur, 9 p°.—Largeur, 7 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.102.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XL.</h2> + +<p class="mid">(<i>I, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Pour ne point interrompre l'ordre que nous avons +adopté, nous continuons ce volume par les peintures +extraites du VIIe volume de l'édition royale.</p> + +<p>Celle-ci est une des plus belles et des plus importantes +de celles recueillies dans le Musée de +<i>Portici</i>. Une femme élégamment drapée d'un manteau +violet et d'une tunique jaune transparente, +est assise à l'entrée d'un temple, devant l'Hermès +d'un Bacchus, qu'elle fixe avec attention pour le +peindre. D'une main, elle tient une tablette; de +l'autre, le pinceau qu'elle trempe dans sa boîte +couleurs, posée sur un tronçon de colonne. Cette +boîte paraît conforme à celle décrite par Varron +(<i>R. R. III, 17</i>), divisée en petites cases, où sont +distribuées les couleurs ou les cires coloriées. On sait +que les anciens avaient deux manières de préparer +les couleurs; l'une, en les délayant dans l'eau avec +de la colle ou de la gomme; l'autre, en les mêlant +dans de la cire liquéfiée au feu, et c'est cette manière +qu'on nommait encaustique. Selon le témoignage +de Pline (<i>XXXV, 11, sect. 41</i>) on connaissait +trois manières différentes de peindre dans +l'antiquité, qui se réduisaient cependant toutes +l'encaustique et à la gouache vernissée avec de +la cire. On n'en connut point d'autre jusqu'à la +découverte précieuse de la peinture à l'huile, qui, +dans le 15e siècle, rendit le nom de Jean-de-Bruges +immortel. L'enfant qui place un tableau au pied de +l'Hermès, rappelle l'usage où étaient les peintres +d'employer les enfans à les servir et à broyer les couleurs. +Deux femmes retirées derrière une colonne, +semblent observer l'artiste en secret; l'une d'elles, +tenant une feuille ou un éventail, soigneusement enveloppée +dans ses draperies, est peut-être une convalescente +qui a demandé un tableau votif. Nous +avons reconnu un Bacchus dans l'Hermès, au long +bâton ou thyrse, et au canthare qu'il tient à la main. +Comme Bacchus Indien, il est drapé et porte la +barbe; cette dernière distinction peut désigner également +le Bacchus <i>Brisœus</i> ou le Bacchus <i>Hébon</i>, +adoré dans la Campanie, et dont l'image peut, avec +vraisemblance, se trouver à Pompéia, où cette +peinture fut découverte. Parmi les femmes qui se +distinguèrent dans la peinture, Pline fait mention +de <i>Lala</i> de Cyzique, qui peignit à Rome et +Naples, également habile à manier le pinceau et le +stylet, et qui surpassa les peintres de portraits les +plus renommés de son temps, par la rapidité de +l'exécution. Ce mérite devait compter pour beaucoup +dans l'emploi de l'encaustique, et donner aux +artistes un grand avantage sur leurs rivaux. On +pourrait, sans trop d'invraisemblance, voir dans +notre tableau cette femme célèbre.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 2 p°.—Largeur, 1 P.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.104.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLI.</h2> + +<p class="mid">(<i>II, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>L'artiste a réuni dans cette peinture, trouvée +Pompéia avec la précédente, la Muse de l'Astronomie +et la Déesse qui préside aux sciences et aux +arts. Debout contre un pilastre, Uranie indique +avec la verge (<i>radius</i>) une sphère céleste où sont +figurés les signes du Zodiaque; on distingue le +Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le +Lion et la Vierge. Minerve assise, appuyée du bras +gauche sur son bouclier, la tête couverte d'un casque +d'acier orné de plumes, l'égide sur la poitrine et +armée de sa lance, semble écouter la Muse avec +attention. Ce tableau précieux par son exécution, +l'est encore en ce qu'il décide la question qui s'est +élevée entre les érudits, si les anciens, avant les +Antonins, avaient des globes célestes avec les figures +du Zodiaque; il confirme l'opinion qui s'appuyait +en faveur de l'antiquité de cet usage, d'un passage +du poète Alexis (<i>Athen. II, 18, pag. 60</i>) qui, +dans la description d'un festin, dit d'un plat en +forme de demi-globe céleste, qu'on y voyait représenté +ce que le ciel a de plus beau, des poissons, +des chevreaux, un scorpion, etc. Petrone fait la +description d'un plat semblable dans le festin de +Trimalchion (<i>XXXV</i>). Ces sortes de plats, en forme +d'hémisphère, se nommaient <i>poli</i>, et il est naturel +de croire qu'ils ne tenaient ce nom que de leurs +ornemens empruntés des sphères célestes.</p> + +<p>Hauteur, 10 p°. 8 lig.—Larg. 8 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.107.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLII.</h2> + +<p class="mid">(<i>VI, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Les amours de Mars et de Vénus font le sujet +d'un grand nombre de monumens antiques. Ici, +par une fantaisie pittoresque, les figures paraissent +portées dans les airs. Le Dieu, vêtu de la chlamyde, +n'a de son armure que le casque ombragé d'un +panache; un Amour, volant à ses côtés, porte son +glaive en triomphe. Cythérée tient d'une main un +éventail, et de l'autre soutient un voile qui s'élève +au-dessus de sa tête, enflé par l'air. Elle est parée +d'un collier, de bracelets d'or et de cercles d'or au +bas des jambes (<i>periscelides</i>). Un autre Amour, +tenant d'une seule main son arc et ses flèches, comme +un vainqueur qui n'a plus besoin de ses armes, +vole près de Vénus, et semble sourire avec malignité +à l'union qui est son ouvrage.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 5 p°. 6 lig.—Larg. 1 P. 1 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.110.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette Muse agréablement peinte sur un fond +blanc, couronnée de lauriers, le manteau d'une +couleur changeante entre le vert et le rouge, les +poignets ornés de bracelets, porte pour attributs +la massue et un masque d'Hercule jeune, coiffé +de la peau du lion. La massue donnée pour attribut +à la Muse tragique, est regardée comme +faisant, en général, allusion aux Héros des temps +les plus reculés. Le masque, ici, semble confirmer +l'opinion qu'elle est plus particulièrement relative +au fils de Jupiter, dont les actions merveilleuses +fournissaient aux tragiques un grand nombre de +sujets toujours applaudis. Les anciens n'ont souvent +donné aux images de leurs divinités qu'une partie +de leurs attributs, quand, par-là, elles se trouvaient +assez clairement caractérisées. Parmi les images +certaines de la Muse tragique, celles chaussées du +cothurne sont très-rares; cependant, la privation +de ce principal attribut de la tragédie a, ici, donné +lieu à une conjecture qui pourrait être plus ingénieuse +que vraie, quoique fondée sur des remarques +curieuses: on a pensé que le peintre avait eu l'intention, +de donner à la Muse un caractère mixte, +en faisant allusion aux tragi-comédies dont Hercule +même était le Héros. Les anciens, en effet, lui donnaient +deux caractères, l'un sérieux, comme dans +les <i>Trachinies</i> de Sophocle, dans l'Hercule furieux, +et dans l'Hercule <i>Œteus</i> d'Euripide; l'autre gai ou +satyrique, comme dans l'Alceste de ce même poète. +Dans les comi-tragédies inventées par Rhinton de +Tarente, cité par Athénée (<i>liv. III, pag. 3</i>), les +Dieux même paraissaient en bouffons: de ce genre +est l'Amphytrion de Plaute, qui, peut-être, n'est +qu'une traduction ou une imitation de Rhinton. +Ce caractère d'Hercule bouffon, était du reste tellement +décidé, que les auteurs comiques s'en emparaient +très-souvent: ils en ont fait un personnage +vorace et toujours affamé, fugitif et battu, comme +dit Aristophane dans <i>la Paix</i> (<i>v. 740 et suiv.</i>). +Le Scholiaste du poète remarque que Cratinus donnait +le même caractère à Hercule dans ses comédies, +et qu'Aristophane le reproduit ainsi dans <i>les Oiseaux</i> +(<i>v. 1603 et suivans</i>), dans les <i>Guêpes</i> (<i>v. 60</i>), +et ailleurs. Enfin, sans rappeler les exploits qui +valurent au Héros ce renom, et le firent appeler +Buphage, il suffira de citer, pour dernier trait, le +proverbe vulgaire dont on se servait pour presser +les convives quand on les menaçait d'un glouton, +<i>Hercule est notre hôte</i>.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 1 p°.—Largeur, 9 p°. 4 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.112.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLIV.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXIV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Après avoir présenté Hercule chez les poètes scéniques +sous un caractère peu honorable, nous le +voyons reparaître dans ce tableau comme l'un des +bienfaiteurs de l'humanité, et méritant cette gloire +immortelle qui a suivi son nom. Le Héros avec la +peau de lion, armé de son arc et de ses flèches, +déploie sa force dans une belle attitude, et fait +tomber sous ses coups les oiseaux Stymphalides. +Ces oiseaux de proie qui prirent le nom des marais +qu'ils infestaient, étaient, suivant Pausanias (<i>VIII, +22</i>) de la grandeur des grues, mais semblables aux +ibis, ayant cependant le bec allongé et plus fort. +C'est ainsi qu'ils sont représentés dans cette peinture +et dans d'autres monumens; ils ressemblent encore +par leur blancheur aux ibis qui ont les plumes +blanches, excepté à l'extrémité des aîles et de la +queue. D'autres Mythologistes en ont fait des autruches. +La fable ajoutait que ces oiseaux redoutables +avaient des plumes d'acier qu'ils décochaient +comme des flèches. Le Dieu du fleuve, <i>Stymphalus</i>, +couché sur le devant du tableau, sert encore à préciser +le sujet.</p> + +<p>Hauteur, 3 P. 6 p°.—Largeur, 7 P. 4 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.115.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLV.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Bacchus, assis sur un rocher, présente un vase +à une panthère. L'animal familier a la peau blanche +et semée de taches verdâtres; les pattes dressées +sur les genoux du Dieu, il lèche le vase dont +il ne peut atteindre la liqueur. Bacchus sourit en +le regardant; le Dieu, les cheveux épars, tenant +un long thyrse orné de feuillages et d'un ruban, est +à demi-nu, comme on le voit le plus souvent; la +draperie suspendue à son bras, est violette, et celle +qui est rassemblée sur ses genoux, est rouge. Cette +composition est pleine d'agrément.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.—Largeur, 1 P. 3 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.117.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLVI.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXVIII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Le beau Narcisse, dans une attitude négligente +et gracieuse, contemple son image dans le miroir +d'une fontaine; il est couronné de fleurs; sa draperie +qui a glissé sur le rocher, ne cache rien de +la délicatesse de ses formes; il s'admire, et l'amour +de lui-même le remplit d'une douce satisfaction, +amour fatal, suivi d'un vain désir que Vénus ne +connaît point et qu'elle ne peut récompenser! Déjà +Cupidon désolé renverse son flambeau; le fils de +Céphise va bientôt tomber desséché; une fleur +funeste prendra sa place et son nom. Craignez, +jeune amant, de faire respirer sa dangereuse vapeur +à votre amante; mais si la mort vous ravit l'objet +de vos amours, alors, seulement cueillez le narcisse, +couvrez sa tombe de cette triste fleur, elle est +consacrée aux tombeaux.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 9 lig.—Largeur, 1 P.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.119.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLVII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXI, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>La passion de Narcisse est exprimée, dans ce +tableau, avec plus de vivacité encore que dans le +précédent. Plaignez-le, jeunes beautés, si ce n'est +point lui-même qu'il cherche dans son image. +Ecoutez: Narcisse avait une sœur jumelle qu'il aimait +uniquement; belle comme lui, une ressemblance +parfaite semblait offrir le même modèle en deux +êtres différent. Ils s'habillaient l'un comme l'autre, +ils allaient ensemble à la chasse, ils ne se quittaient +point. Narcisse perdit sa sœur; inconsolable, il s'arrêtait +au bord des fontaines, et, trompé par sa +propre image, il croyait revoir cette sœur adorée. +S'il s'éloignait, son bonheur le fuyait; il ne voulut +plus s'écarter de la rive enchanteresse; en vain Echo +soupira pour lui; en vain l'Amour voulut, le rappeler +dans son empire. Irrité, l'Amour renversa son +flambeau, la vie du malheureux Narcisse s'éteignit +avec la flamme de l'amour, et une lugubre fleur +consacra la mémoire de sa triste aventure.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 9 p°.—Largeur, 1 P. 6 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.121.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLVIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Dans un lieu sauvage, sous une roche couverte +d'un épais feuillage, dort une Bacchante; on voit +près d'elle son <i>tympanum;</i> ses cheveux sont couronnés +de lierre, et noués sur la tête avec un +simple nœud. Un satyre insolent, habitant dangereux +des montagnes, la surprend dans son sommeil, +et, soulevant légèrement la draperie qui la couvrait, +rend le spectateur complice de sa témérité. La +couronne de feuilles de pin, que porte ce satyre, +pourrait désigner le dieu Pan lui-même, que les +poètes dépeignent, tel qu'on le voit ici.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 8 p°.—Largeur, 1 P. 4 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.123.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE XLIX.</h2> + +<p class="mid">(<i>XXXVII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Ces deux figures qui se détachent sur un fond +jaune, forment un groupe agréable. Une Bacchante +couronnée de pampres, élevant d'une main un +cercle de bronze, présente l'autre main à un Faune +qui la baise amoureusement. Une draperie violette +en dehors et blanche en dedans, voltige autour +d'elle, et la laisse à demi-nue. Le Faune, couronné +de lierre, porte sur l'épaule un grand vase +d'où sort une touffe de vigne et de feuillages. On +rencontre dans d'autres monumens, des suivans de +Bacchus avec ce même attribut. La peau grisâtre, +déchiquetée sur les bords, sert encore à caractériser +celui-ci. Sa figure est pleine d'expression; plus respectueux +que nous n'avons vu précédemment ceux +de son espèce, ce Faune retrace cette première +soumission de l'amour qui craint d'effrayer celle +dont il désire, dont il attend davantage. C'est ainsi +que le peignirent Théocrite et Ovide: «Que je baise +ta main, dit Polyphême à Galatée, si tu ne me +permets un baiser sur tes lèvres. Le maître des +Dieux, enlevant la belle Europe, couvre ses mains +de baisers, dit Ovide; douceur dont il jouit en +attendant le bonheur qu'il espère; à peine, à peine +il contient son amour».</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 8 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.125.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE L.</h2> + +<p class="mid">(<i>XLV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Une femme debout, tenant une outre, verse du +vin dans un vase à deux anses que lui présente un +Silène assis. Ce personnage bachique est bien caractérisé +par son embonpoint, son front chauve, sa +longue barbe, et l'affaissement de son corps, effet +de l'ivresse habituelle. Il porte un thyrse entouré +de feuillages, et s'appuie du coude sur une espèce +de corbeille, d'où sort une draperie verte qui vient +retomber sur ses genoux. Cette corbeille est, sans +doute, une ciste mystique, attribut qui convient +Silène, maître des mystères de Bacchus. La femme +n'a rien du caractère d'une Bacchante; la couleur +verte de sa draperie semble désigner plus particulièrement +une Nymphe: ces Divinités, nourrices de +Bacchus, furent aussi ses compagnes, et cette union +semble, dans un sens moral, rappeler que le vin +doit être très-tempéré par l'eau. Cette peinture, +trouvée à <i>Portici,</i> est très-altérée, et les jambes des +deux figures sont effacées.</p> + +<p>Hauteur, 1 P. 1 p°. 3 lig.—Larg. 11 p°. 5 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.127.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LI.</h2> + +<p class="mid">(<i>L., t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Nous réunissons ici deux tableaux qui décoraient +l'intérieur d'une même salle, dans une maison découverte +à <i>Civita,</i> tous deux précieux par la délicatesse +avec laquelle ils sont traités, et par les +sujets qu'ils représentent. Dans le premier, on voit +réunis les trois inventeurs de la médecine; Apollon, +symbole du soleil qui vivifie la nature, et qui dissipe, +par ses rayons, les vapeurs malfaisantes, se +montre dans l'attitude du repos, qui lui est si souvent +attribuée; il s'appuie sur une longue lyre, +posée sur la cortine qui rappelle ici l'union de la +médecine et de la divination, toutes deux sœurs +et filles d'Apollon, suivant Hippocrate (<i>epist. 2, ad +Philopœm.</i>) Vient ensuite le centaure Chiron, +qui on attribue les premières connaissances en chirurgie +et en botanique, s'appuyant sur un bâton, +et tenant d'une main quelques simples. Esculape, +inventeur de la médecine clinique, est assis, comme +il est le plus souvent représenté; car c'est ainsi +qu'on voit le médecin près du lit du malade. La +barbe désigne ici l'âge de l'expérience plutôt que +la vieillesse. Esculape porte le doigt sur la bouche, +en signe de silence; la médecine réside dans les +opérations et dans les remèdes, et non dans de +vains discours; aussi Virgile l'appelle la science +muette (<i>artes mutas. Æn. XII, 395</i>.) Près du Dieu, +est une colonne sur laquelle est posé un trépied. +C'est probablement l'emblême de la science des +pronostics, partie si intéressante de la médecine +clinique. Le fond du tableau, assez obscur, est +occupé par des arbres et des rochers.</p> + +<p>L'autre peinture, qui a souffert quelque altération, +nous offre quatre femmes occupées d'une +cérémonie bachique.</p> + +<p>Chaque sujet.—Hauteur, 1 P. 4 lig.—Largeur, 1 P. 7 p°. 9 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.129.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LII.</h2> + +<p class="mid">(<i>LI et XLVI, t. VIII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette charmante figure est peinte avec autant +de vérité que de délicatesse. Son attitude est +pleine d'aisance, et le doigt entre les lèvres annonce +la méditation ou la recherche d'un souvenir; +ses cheveux blonds sont retenus dans un voile d'un +rouge clair; une ample draperie de la même couleur, +très-fine et transparente, l'enveloppe toute +entière; par le bas, on voit passer l'habit de +dessous, qui est d'une couleur verte. Les pieds nus, +assise sur un siége de métal garni d'un coussin, +avec un marche-pied, il semble, à l'élégante négligence +de sa personne, que l'artiste ait voulu +représenter une jeune femme à son lever; et l'on +peut supposer que l'objet de la méditation qui +l'occupe est la parure du jour. Si l'on voulait une +explication plus recherchée, on se rappellerait que, +chez les anciens, c'était une opinion reçue, accréditée +par Pline (<i>XXVIII, 6</i>.) que les genoux +croisés étaient un maléfice; il était défendu de +paraître en cette attitude dans les conseils et dans +les cérémonies religieuses; en faisant l'application +de cette remarque, on verrait dans l'attention et +la pose de ce personnage, une intention de malignité. +Mais en écartant ces subtilités, on pourra +dire, avec plus de vraisemblance, que cette figure +représente Mnémosyne, la mère des Muses; l'attitude +du recueillement, quelques ressemblances +des figures de Polymnie, Muse de la mémoire; enfin, +la conformité avec quelques statues anciennes qui +ont la même pose, viennent à l'appui de cette opinion. +Cette peinture vient des fouilles de <i>Civita</i>. +La suivante, trouvée à Pompéia, nous offre un +Faune couché par terre et buvant avec le vase dit +<i>rhyton</i>; la forme de ce vase est empruntée d'une +corne de bœuf dont on se servait primitivement. +Quoique privé des attributs ordinaires de son espèce, +ce Faune est caractérisé par ses traits rustiques, +son nez relevé, son front étroit et ses cheveux +touffus.</p> + +<p>1er. SUJET.—Hauteur, 1 P. 8 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°. +2e. SUJET.—Hauteur, 10 p°. 4 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.132.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>LII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette peinture représente deux femmes dans +l'intérieur d'un appartement. Elles sont toutes les +deux entièrement vêtues de blanc; celle qui est +debout contre un appui où sont posées quelques +bandelettes, et qui porte une coiffe sur la tête, +paraît être une esclave qui parle à sa maîtresse. +Celle-ci, assise sur un lit couvert d'une draperie +verte, tenant d'une main un petit vase de métal, +s'appuie de l'autre sur le lit; c'est une femme à son +lever, se disposant à sa toilette; la tête détournée, +elle semble exprimer le mécontentement. Il serait +difficile de préciser cette scène; peut-être pourrait-on +y reconnaître la Phèdre de Sénèque. La nourrice +de la princesse l'annonce au chœur: «Inquiète, +agitée, le sommeil a fui de ses yeux; la nuit a été +troublée de ses gémissemens; se levant, retombant +sur sa couche, faisant dénouer ses cheveux +et les faisant rattacher, et toujours impatiente +d'elle-même, Phèdre paraît sur son lit, rejetant +avec dédain sa parure». C'est la scène qui se rapporterait +à notre tableau. «Ecartez la pourpre et +les habits tissus d'or; loin de moi l'éclat de la +teinture de Tyr! que mon cou demeure privé de +son collier, et mes oreilles des trésors de la mer +Indienne, et que mes cheveux ne reçoivent point +les parfums de l'Assyrie». Le poète romain a mis +ce tableau sous les yeux; notre Racine le présente +à l'esprit dans ces beaux vers:</p> + +<div class="poem"> <div class="stanza"> +<p>PHÈDRE.</p> + </div><div class="stanza"> +<p>Que ces vains ornemens, que ces voiles me pèsent!</p> +<p>Quelle importune main, en formant tous ces nœuds,</p> +<p>A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux?</p> +<p>Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.</p> + </div><div class="stanza"> +<p>ŒNONE.</p> + </div><div class="stanza"> + </div><div class="stanza"> + </div><div class="stanza"> +<p>Vous-même, condamnant vos injustes desseins,</p> +<p>Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains.</p> + </div> </div> + +<p>Hauteur, 1 P. 9 lig.—Larg. 1 P. 1 p°. 6 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.135.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LIV.</h2> + +<p class="mid">(<i>LIII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Une mère amène son jeune enfant devant un +philosophe ou précepteur, pour le faire instruire. +Ce personnage assis porte les enseignes de la secte +philosophique, à l'exception de la barbe. «Le +bâton, <i>pallium,</i> la barbe et l'épaule nue, voilà +aujourd'hui, dit une épigramme de l'Anthologie, +les marques distinctives de la science». La privation +de la barbe peut faire reconnaître ici un +grammairien dont les leçons sont plus convenables +à l'âge de l'élève. Le maître tient à la main un <i>papyrus</i>. +L'enfant en tient un également; son doigt +élevé annonce l'attention qu'il prête à la leçon; près +d'eux on remarque une cassette cylindrique ouverte +(<i>scrinium</i>), où sont rangés plusieurs volumes.</p> + +<p>Hauteur, 11 p°.—Largeur, 9 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.138.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LV.</h2> + +<p class="mid">(<i>LIV, LV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Une femme assise sur un mur de pierres obscures +et quarrées, touche les cordes d'une lyre d'or +cinq cordes. La couronne de laurier semble désigner +en elle une musicienne de profession. A l'imitation +d'Apollon, et avec une négligence affectée, +elle a laissé retomber une tresse de ses cheveux sur +son épaule; sa tunique verte, retenue par trois +agraffes, est recouverte d'un manteau d'une couleur +changeante entre le rouge et le vert.</p> + +<p>Un jeune homme, dans une attitude semblable, +lit avec attention un <i>papyrus</i>; sa draperie est de +la même couleur. A l'imitation des philosophes, il +a l'épaule droite découverte; c'est un usage que les +jeunes Grecs suivaient quelquefois dans les écoles. +Le peintre a, sans doute, voulu représenter un étudiant. +Cette figure s'est trouvée, ainsi que la précédente, +sur le mur d'une maison, à l'entrée de la ville +antique de <i>Pompéia</i>. Ces deux peintures retracent le +genre de fabrique employé dans les murailles de +cette même ville.</p> + +<p>1er. SUJET.—Hauteur, 1 P.—Largeur, 8 p°.</p> + +<p>2e. SUJET.—Hauteur, 7 p°. 8 lig.—Largeur, 5 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.140.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LVI.</h2> + +<p>(<i>LXIII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Dans ces deux fragmens semblables, on voit deux +Athlètes armés de cestes, et portant, comme vainqueurs, +des couronnes formées de bandelettes, +de feuilles de chêne, et plus particulièrement de +feuilles d'ache (<i>apium</i>); l'un d'eux tient, de plus, +une branche de palmier et une autre couronne, +où l'on remarque les bourrelets appelés <i>tori</i>. «La +Grèce, dit la première épigramme de l'Anthologie, +a quatre jeux et tous sacrés; deux sont pour +des hommes et deux pour des dieux, Jupiter, +Apollon, Palémon et Archemore: les prix sont +l'olive, les pommes, l'ache et le pin». C'étaient +les jeux olympiques, les pythiques, les isthmiques +et les néméens. Il faut entendre par <i>pommes</i>, les +baies du laurier consacré à Apollon. Ovide donne +cependant aux vainqueurs des jeux pythiques, +l'<i>æsculum</i>, sorte de chêne, dit <i>latifolium</i> chez les +Latins. Il paraît, d'ailleurs, que la couronne de +feuilles de chêne était commune à tous les jeux; les +autres feuilles les désignaient plus particulièrement; +voilà pourquoi, sans doute, on voit ces différentes +feuilles mêlées dans les couronnes de nos Athlètes. +On sait encore, par les inscriptions et les médailles, +que ces jeux ne se célébraient pas seulement dans +la Grèce, et que, sous les mêmes noms, on les pratiquait +dans des lieux spécialement désignés, et l'on +pourrait tirer de notre peinture l'opinion, qu'ils +étaient en usage à Pompéia, ou du-moins qu'on y +connaissait d'autres jeux semblables institués en +l'honneur des Héros et des Empereurs qui leur donnaient +leur nom.</p> + +<p>1er. SUJET.—Hauteur, 1 P. 4 p°.—Largeur, 11 p°.</p> + +<p>2e. SUJET.—Hauteur, 1 P. 4 p°.—Largeur, 8 p°. 9 lig.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.142.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LVII.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette peinture, d'un goût fantasque et capricieux, +offre un mélange des attributs et du culte +des Divinités qui président aux bienfaits de la nature. +On consacrait, aux Divinités champêtres, des +autels et de petits temples, sous l'ombre d'un bois +qui devenait sacré. Les jours de fête on suspendait +aux branches des arbres, aux colonnes, aux autels, +des bandes et des festons, ainsi que des instrumens +religieux. La figure debout sur un stylobate, paraît +être une statue; son ombre portée sur le mur du +petit temple, indique qu'elle ne tient pas à la colonne; +mais elle n'a aucun attribut distinctif, si ce +n'est son attitude même qui la caractérise pour une +Danseuse ou pour une Bacchante: ce n'est pas la +figure principale ni l'objet du culte. La figure de +femme assise, quoiqu'à demi-effacée, conserve un +caractère de grandeur qui paraît en faire le personnage +principal; elle porte un sceptre, et s'appuie +sur un petit tambour garni de grelots, instrument +du culte de Cybèle, qu'on voit aussi consacré sur +le sommet du temple; près d'elle, appuyé contre +un autel, est un instrument inconnu, en forme de +tablette, avec deux anneaux, et qui paraît destiné +à produire quelque bruit. Un vieillard barbu, +demi-nu, couronné de pampres, tenant d'une main +un tambour semblable aux autres; de l'autre, soutenant +une grande corbeille sur sa tête, paraît être +un personnage animé qui s'avance pour célébrer +quelque mystère. Tous les attributs de ce personnage +sont bachiques. Sur un mur élevé, en regard +de la figure stylite, est un Sphinx aux aîles étendues, +une draperie sur le dos, ayant une figure de +vieillard, avec le <i>modius</i> ou boisseau sur la tête, +et qui fait allusion à Jupiter Sérapis. On voit souvent, +dans les monumens de la Campanie, le culte +égyptien confondu avec le culte grec; et en ramenant +tout au même principe, on ne doit point être +étonné de voir rapprochés les signes du culte de +Bacchus, de Cérés, de Proserpine ou Libera, d'Isis +et d'Osiris, et souvent de Priape et de Mercure, +Divinités qui, toutes, sont le symbole de la nature +agissante et productive.</p> + +<p>Hauteur, 2 P. 8 p°.—Largeur, 1 P. 11 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.145.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LVIII.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXVII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Ces deux tableaux, trouvés à Pompéia, représentent +des Pygmées, ou plutôt des Tentyrites. Dans +le premier, deux de ces monstres hideux conduisent +une barque contenant des vases de terre; dans +l'autre, on en voit trois dans une barque peinte en +rouge, dont la proue se termine en tête d'épervier. +La barque paraît arrêtée dans un marais, où l'on +remarque des plantes aquatiques et deux gros poissons. +L'un des Pygmées tient une espèce de couronne +ou de bandelette dont il s'apprête à ceindre la tête +de l'un de ses compagnons qui se baisse dans une +attitude grotesque. Le troisième, la tête appuyée sur +sa main, considère cette action d'un air moqueur, +si l'on peut saisir une telle expression dans cette +étrange physionomie.</p> + +<p>1er. SUJET.—Hauteur, 1 P. 8 p°.—Largeur, 1 P. 10 p°. 10 lig.</p> + +<p>2e. SUJET.—Hauteur, 2 P. 8 p°. 6 lig.—Même largeur.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.148.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LIX.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXXIX, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Nous avons, dans les volumes précédens, donné +une idée suffisante du goût des décorations d'architecture, +qui occupent une grande place dans +le Recueil des Antiquités d'Herculanum; on pourra +juger, par les fragmens que nous offrons ici et par +le suivant, de la manière dont les ornemens sont +distribués dans ces sortes de peintures, sans nuire, +toute-fois, à l'effet des sujets principaux. Dans +celle-ci, les ornemens sont peints sur un fond +noir, avec une délicatesse exquise et un fini précieux. +La figure est une Psyché, qu'on reconnaît +à ses aîles de papillon; ses cheveux blonds sont +couronnés de feuillages et de fleurs; elle tient une +guirlande et un thyrse, et répond à un Amour qui +fait le sujet d'un tableau semblable, et dont les +attributs sont relatifs à la vie champêtre.</p> + + +<p>Hauteur, 1 P. 5 p°.—Largeur, 1 P. 10 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.150.png"></p> + + +<br> +<h2>PLANCHE LX.</h2> + +<p class="mid">(<i>LXXX, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p> + + +<p>Cette peinture, comme la précédente, donne +l'idée d'une décoration composée. Le sujet du tableau +principal est un Faune qui surprend une +Bacchante. Sur les côtés, on voit deux personnages +qui se détachent sous une colonnade légère; l'un +d'eux est occupé à lire. Dans la partie supérieure +et sous un pavillon, est une Vénus couchée.</p> + +<p>Hauteur, 6 P.—Largeur, 4 P. 10 p°.</p> +<p class="mid"><img alt="" src="images/163.152.png"></p> + +<br><br><br> +<p>Nous terminons ici le Recueil des Peintures. En mettant +contribution les savantes dissertations des Académiciens d'Herculanum, +sans doute nous avons tiré peu d'or de cette mine +féconde. Chercher à éclaircir le sujet; arrêter l'attention des +lecteurs sur l'esprit de la composition, sur les beautés de style, +sur la sagesse et la convenance des accessoires; rapprocher les +rapports que ces peintures offrent avec les usages et les mœurs +des anciens, telle a été la tâche que nous avons essayé de remplir +dans un câdre borné. Le graveur a fait plus que nous; son +art fixe des images auxquelles il ne manque que des couleurs; +et la parole ne peut leur donner ni le corps ni la vie. L'artiste +saura cependant, sur un récit fidèle, en retrouver les élémens; +c'est dans cette vue que nous sommes entrés dans quelques +détails qui peuvent paraître minutieux, et que nous rassemblons, +dans une Table des Matières, ceux qui nous sont +échappés, et qui peuvent l'intéresser.</p> + + + + +<br> + + + +<h4>FIN DU TROISIÈME VOLUME ET DES PEINTURES.</h4> + + + +<h3>TABLE DES MATIÈRES<br> +CONTENUES<br> +DANS LES TROIS VOLUMES DE PEINTURES<br> +DES<br> +ANTIQUITÉS D'HERCULANUM.</h3> + + + +<p>A</p> + +<p><b>ACHILLE</b> et <b>PHŒNIX</b> son instituteur. +Peinture sur marbre d'une +seule couleur, dite <i>monochrome</i>.—Tome +I, pl. 3.</p> + +<p><b>AMOURS</b> (la Marchande d') ou Génies +de l'Amour dans ses différens +états.—<i>Vénus</i> le front couvert +d'un voile blanc, tunique +bleu-céleste, manteau vert, bracelets, +chaussure couleur d'or.—<i>Pitho</i> +debout; draperie violette.—<i>Penia</i> +assise; coiffe gris-blanc, +tunique jaune, demi-manches +vertes, chaussure blanche, cage +verte.—Fond obscur, tenture +jaune.—Tome II, pl. 38.</p> + +<p><b>ANDROMÈDE</b> et <b>PERSÉE</b>. L'une avec +une draperie couleur d'or, bordure +bleu-céleste; l'autre, les +cheveux châtains, la carnation +animée; chlamyde rouge.—Deux +<i>Nymphes</i>; la première est vêtue +de blanc; on ne voit que la tête +de la seconde.—Tome III, pl. 19.</p> + +<p><b>APOLLON</b> <i>Musagètes</i>. Draperie verte. +(Les Muses sont à la suite.)—Tome +II, pl. 1.</p> + +<p><b>APOLLON</b> avec la <i>Pythie</i>, ou autre +personnage.—Tome II, pl. 32.</p> + +<p><b>APOLLON</b> debout avec la lyre.—Tome +II, pl. 32.</p> + +<p><b>ARBRES</b> avec une <i>Dryade</i> et <i>têtes +de Méduse</i>.—Tome I, pl. 47.</p> + +<p><b>ARIADNE</b> abandonnée. Draperie +blanche.—Tome II, pl. 14.</p> + +<p><b>ARIADNE</b> abandonnée. La déesse +<i>Némésis</i>. Un <i>Amour</i>.—Tome II, +pl. 15.</p> + +<p><b>ARIADNE</b> endormie.—<i>Bacchus</i> et +sa suite. La draperie du Dieu est +rouge.—Tome II, pl. 16.</p> + +<p><b>ARIADNE</b>. (Apothéose d') Draperie +rose sèche, cothurne blanc.—<i>Bacchus</i>, +les cheveux châtains.—Tome +III, pl. 22.</p> + +<p><b>ATHLÈTES</b> armés de <i>cestes</i>.—Tome +II, pl. 56.</p> + + +<p>B</p> + +<p><b>BACCHANTE</b> surprise par un <i>Faune</i> +dans un site sauvage. Draperie +rouge.—Tome I, pl. 15.</p> + +<p><b>BACCHANTE</b> armée d'un <i>thyrse</i>, se +défendant contre un jeune homme +Draperie violette, draperie rouge.—Tome +III, pl. 24.</p> + +<p><b>BACCHANTE</b> avec un <i>Faune</i> qui lui +baise la main.—Tome III, pl. 49.</p> + +<p><b>BACHIQUE</b>. (Chœur)—T. II, pl. 19.</p> + +<p><b>BACHIQUE</b>. (Procession)—T. II, +pl. 20.</p> + +<p><b>BACHIQUES</b>. (Cérémonies)—T. II, +pl. 21, 22, 23.—T. III, pl. 51.</p> + +<p><b>BACHIQUE</b>. (Pompe) Frise d'une +décoration. Figures en couleur sur +champ noir.—Tome III, pl. 33.</p> + +<p><b>BACCHUS</b>. (Éducation de) Nymphes, +Mercure et Silène.—T. II, pl. 12.</p> + +<p><b>BACCHUS</b> debout.—T. II, pl. 16.</p> + +<p><b>BACCHUS</b> avec un <i>Satyre</i>.—T. II, +pl. 33.</p> + +<p><b>BACCHUS</b> avec une <i>Panthère</i>.—Tome +III, pl. 45.</p> + +<p><b>BACCHUS</b>. (Ministres du culte de) +Deux ronds.—Tome I, pl. 8.</p> + +<p><b>BACCHUS</b> (Prêtresses de) ou de +<i>Cérès</i>.—Tome II, pl. 24.</p> + +<p><b>BACCHUS</b> (Offrande à) ou à <i>Cybèle</i>. +Fond de paysage, un petit temple, +deux statues, divers instrumens, +un personnage barbu et +vêtu de blanc.—T. III, pl. 57.</p> + +<p><b>BOUCS</b>.—Tome II, pl. 14, 27.</p> + + +<p>C</p> + +<p><b>CABIRE</b>. Draperie bleue, disque +d'acier.—Autre figure du culte +de <i>Bacchus</i> ou de <i>Cybèle</i>. Draperie +bleue avec ornement violet, +<i>tympanum</i> bleu, où est peinte +une figure blanche.—Tome III, +pl. 23.</p> + +<p><b>CAMILLE</b>, Ministre des sacrifices.—Tome +II, pl. 26. +<i>Autre</i>.—Tome II, pl. 27.</p> + +<p><b>CANEPHORE</b>. Draperie rougeâtre, +bandelette jaune au poignet, +chaussure et rubans jaunes, panier +couleur d'or, couvert d'une +pièce jaune.—Tome III, pl. 5.</p> + +<p><b>CÈNE</b> domestique. Un jeune homme +et une femme sur un lit.—T. I, +pl. 24.</p> + +<p><b>CENTAURE</b>. <i>Eurytus</i> assailli par +<i>Thésée</i>.—<i>Hippodamie</i>. Monochrome +sur marbre.—Tome 1. +pl. 2.</p> + +<p><b>CENTAURE</b>. <i>Chiron</i> avec <i>Achille</i>.—Tome +I, pl. 8.</p> + +<p><b>CENTAURE</b> avec une <i>Bacchante</i> en +croupe, armée d'un <i>thyrse</i>.—Tome +I, pl. 25.</p> + +<p><b>CENTAURE</b> avec un jeune homme +tenant une lyre.—T. I, pl. 27.</p> + +<p><b>CENTAURESSE</b> avec une jeune fille +ou <i>Bacchante</i>.—Tome I, pl. 26.</p> + +<p><b>CENTAURESSE</b> tenant une lyre et +jouant des cymbales avec un jeune +homme.—Tome I, pl. 28.</p> + +<p><b>CERFS</b> et <b>CHIENS</b>.—T. I, pl. 23.—T. II, pl. 27.</p> + +<p><b>CHAR</b> traîné par un <i>perroquet</i>, et +guidé par une <i>cigale</i>.—Tome I, +pl. 48.</p> + +<p><b>CHAR</b> attelé d'un <i>cerf</i> et d'une <i>biche</i>.—Tome +III, pl. 53.</p> + +<p><b>CHEVAL DE TROIE</b>. Une foule religieuse +fait avancer la fatale machine; +au fond, les murs de la ville.—Tome +III, pl. 10</p> + +<p><b>CHLORIS</b> ou l'une des <i>Heures</i>.—Tome II, pl. 36.</p> + +<p><b>COMIQUES</b>. (Personnages) Un valet +faisant un signe de raillerie; deux +femmes.—Tome III, pl. 25.</p> + +<p><b>COMIQUES</b>. (Personnages) Un vieillard, +un chanteur et un joueur de flûte.—Tome III, pl. 26.</p> + +<p>Comique (Poète) dans le <i>Choragium</i>. Tunique grise +à manches courtes, manteau jaune; chaussure jaune-foncé, +siége avec draperie rougeâtre, bordée de bleu; marche-pied +en bois, armoire en bois à deux battans, fond bleuâtre; +figure obscure.—Femme debout. Tête effacée; tunique violette, +bordure bleue.—Femme assise. Voile +rouge-clair, tunique bleu-céleste, bord violet; autre draperie +violette sur les genoux, le siége et le marche-pied jaune.—Tome III, pl. 27.</p> + + +<p>D</p> + +<p><b>DANSEUSES</b> ou Figures symboliques du culte de <i>Bacchus</i>, de +<i>Cérès</i>, etc. savoir:</p> + +<p><i>Danseuses</i> (deux) formant une passe.—Tome I, pl. 17.</p> + +<p><i>Danseuse</i> (une) figurant <i>Vénus</i>; partie de la danse antique, +dite <i>indication</i>.—Tome I, pl. 18.</p> + +<p>——tenant un disque, figurant l'une des <i>Grâces</i> ou des +<i>Heures</i>.—Tome I, pl. 19.</p> + +<p>——<i>Bacchante</i> agitant un <i>tympanum.</i>—Tome I, pl. 20.</p> + +<p>——<i>Bacchante</i> jouant des cymbales.—Tome I, pl. 21.</p> + +<p>——<i>Nymphe</i> ou suivante de <i>Bacchus</i>, portant un vase +et trois figues sur un disque.—Tome I, pl. 22.</p> + +<p>——<i>Cernophore</i> des fêtes de <i>Cérès</i> ou de +<i>Bacchus</i>. Robe blanche et voile d'un vert foncé.—Tome I, pl. 23.</p> + +<p>—— La <i>Paix</i> ou Prêtresse de <i>Bacchus</i>. Tunique blanche, +manteau bleu, bordé de rouge; voile jaune attaché sur la tête avec une +bandelette rouge.—T. I, pl. 24.</p> + +<p>——de profession, ou suivante de <i>Bacchus</i>. Draperie +flottante.—Tome III, pl. 2.</p> + +<p>——exprimant la fureur sacrée des <i>Ménades</i>.—Tome III, pl. 3.</p> + +<p>——<i>Nymphe</i> ou suivante de <i>Bacchus</i>.—Tome III, pl. 4.</p> + +<p>——<i>Cernophore</i> ou courtisanne.—Tome III, pl. 21.</p> + +<p><b>DANSEURS</b> de corde sous la figure de <i>Faunes</i>.—Tome III, pl. 13.</p> + +<p><b>DÉCORATIONS</b> d'architecture, peintes sur des murs.—Tome I, de la +pl. 39 à la pl. 44.</p> + +<p>——sur champ noir. Au milieu une <i>Psyché</i>; cheveux blonds, +draperie verte.—T. III, pl. 59.</p> + +<p>——sur champ jaune, avec un petit tableau au +milieu.—<i>Faune</i>; peau rousse en écharpe.—<i>Bacchante</i>; cheveux +blonds, draperie jaune-clair.—Tome III, pl. 60.</p> + +<p><b>DÉDALE</b> volant dans les airs. Draperie rouge et ceinture +jaune.—<i>Icare</i> étendu sur le rivage.—Vue de mer.—Tome III, pl. 38.</p> + +<p><b>DÉESSES</b> (Trois) s'entretenant sous un portique. Sujet +incertain.—Tome II, pl. 12.</p> + +<p><b>DIANE</b> ou <i>Nymphe</i> de sa suite sur champ bleu.—Tome II, pl. 42.</p> + +<p><b>DIVINITÉS</b>. La tête environnée de rayons. Sujet incertain.—T. II, pl. 11.</p> + +<p>E</p> + +<p><b>ENDYMION</b> endormi sur une pierre.—Tome III, pl. 20</p> + +<p><b>ÉNÉE, ANCHISE</b> et <b>ASCAGNE</b>. Caricature +sous des figures de singes. +Draperie rouge foncé, brodequins +jaunes.—Tome III, pl. 39.</p> + +<p><b>ÉTUDIANT</b> tenant un <i>papyrus</i>. Draperie +couleur changeante entre le +rouge et le vert.—T. III, pl. 55.</p> + + +<p>F</p> + +<p><b>FRUITS</b>.—Tome I, pl. 22.</p> + + +<p>G</p> + +<p><b>GÉNIES</b> des <i>arts libéraux</i> et <i>mécaniques</i>, +faisant suite.—T. I.</p> + +<p><i>Génies</i> (quatre) de la <i>Musique</i> et +de la <i>Danse</i>.—Pl. 30.</p> + +<p><i>Génies</i>. (quatre)—Pl. 31.</p> + +<p><i>Génies</i> (deux) de la <i>Musique</i>.—Pl. 32.</p> + +<p><i>Génies</i> des <i>jeux enfantins</i>.—Pl. 32, +33, 34.</p> + +<p>——de la <i>course des chars</i>.—Pl. 33.</p> + +<p>——de la <i>menuiserie</i>.—Pl. 34.</p> + +<p>——du <i>pressurage</i>.—Pl. 35.</p> + +<p>——de la <i>cordonnerie</i>.—Pl. 35.</p> + +<p>——des <i>fabriques de bandelettes</i>.—Pl. 36.</p> + +<p>——de la <i>pêche</i>.—Pl. 36.</p> + +<p>——de la <i>chasse</i>.—Pl. 37.</p> + +<p>——de la <i>navigation</i>.—Pl. 37.</p> + +<p>——d'<i>Apollon</i>.—Pl. 38.</p> + +<p>——du <i>lieu</i>.—Pl. 38.</p> + +<p>GÉNIES de <i>Bacchus</i> et de <i>Vénus</i>.—Tome +III, pl. 6 et 7.</p> + +<p>——de <i>Bacchus</i> et de <i>Vénus</i>, tirés +d'une décoration peinte à l'imitation +des mosaïques.—T. III, +pl. 35.</p> + +<p><b>GÉNIES</b> de <i>Cupidon</i>.—Tome II, +pl. 17, 30, 31.</p> + +<p>——de la <i>Poésie</i>.—T. I, pl. 10.</p> + +<p><b>GRACES</b>. (les trois)—T. II, pl. 40.</p> + +<p><b>GRIFFONS</b>.—Tome II, pl. 8.</p> + + +<p>H</p> + +<p><b>HERCULE</b> avec son fils <i>Télèphe</i>, +allaité par une chèvre.—T. I, +pl. 6.</p> + +<p>——enfant, étouffant les serpens.—<i>Alcmène, +Amphytrion</i>, +un <i>Pédagogue</i> avec <i>Iphiclus</i>.—Tome +I, pl. 7.</p> + +<p>——avec le sanglier d'<i>Erymanthe</i> +et <i>Eurysthée</i>.—Tome III, pl. 12.</p> + +<p>——combattant le <i>lion</i>.—T. III, +pl. 17.</p> + +<p>——tuant les oiseaux <i>Stymphalides</i>.—Tome +III, pl. 44.</p> + +<p><b>HERMAPHRODITE</b>.—T. II, pl. 26.</p> + +<p><b>HÉROÏQUE</b>. (Sujet) Message. Sur le +siége, une draperie rouge, épée +avec un fourreau obscur, pommeau +jaune, baudrier vert.—Le +Messager, draperie et chaussure +violette, cheval bai-obscur.—Tome +III, pl. 2.</p> + +<p><b>HÉSIONE</b>délivrée par <i>Hercule</i>.—Tome +III, pl. 36.</p> + +<p><b>HÉSIONE</b> délivrée par <i>Hercule</i> accompagné +de <i>Télamon</i>.—T. III, +pl. 37.</p> + +<p><b>HIPPOPOTAME</b>. Vue du <i>Nil</i>.—Tome I, pl. 46.</p> + +<p><b>HYLAS</b> enlevé par les <i>Nymphes</i>.—Tome III, pl. 18.</p> + +<p>I</p> + +<p><b>IBIS</b>.—Tome II, pl. 30 et 31.</p> + +<p><b>ISIS</b>. (Figures d')—Tome I, pl. 44.</p> + +<p><b>ISIS</b>. (Cérémonies du culte d')—Tome +II, pl. 30 et 31.</p> + +<p><b>JUPITER</b> sous la forme d'un cygne +avec <i>Némésis</i>. Voile blanc, draperies +blanches, lit couleur d'or, +avec le dossier rouge.—Tome II, +pl. 39.</p> + +<p><b>JUPITER</b> désarmé par l'<i>Amour</i>.—Tome +II, pl. 14.</p> + + +<p>L</p> + +<p><b>LALA</b> ou autre femme célèbre faisant +le portrait d'un Hermès. +Bandelette blanche sur la tête, +tunique jaune-clair; dessus, draperie +violette, coussin jaune.—L'enfant +avec draperie jaune.—Une +femme debout. Voile couleur +de laque, manteau vert bordé de +rouge; dessous, tunique d'un vert +plus clair.—Autre femme plus +retirée. Manteau jaune, tunique +rouge.—Tome III, pl. 40.</p> + +<p><b>LARA</b>. <i>Voyez</i> MERCURE.</p> + +<p><b>LATONE</b>, <i>Niobé, Phœbé, Hillaïra</i> +et <i>Aglaé</i>.—Jeu d'osselets. Monochrome +sur marbre.—T. I, pl. 1.</p> + + +<p>M</p> + +<p><b>MARS</b> dans une niche et sur un +piédestal.—Tome III, pl. 15.</p> + +<p><b>MARS</b> et <b>VÉNUS</b> montant au ciel. +Draperies sanguine et rouge-clair, +casque d'acier.—Un <i>Amour</i>.—Tome +III, pl. 42.</p> + +<p><b>MARSYAS</b> et <b>OLYMPE</b>.—T. I, pl. 9.</p> + +<p><b>MARSYAS</b>. (Supplice de)—T. II, +pl. 18.</p> + +<p><b>MASQUES</b> tragiques.—T. II, pl. 8.—T. +III, pl. 25, 26, 28, 29, 43.</p> + +<p>——comiques.—T. III, pl. 27.</p> + +<p>——divers.—T. III, pl. 19.</p> + +<p><b>MÉDECINE</b>. (Les inventeurs de la) +<i>Apollon</i>. Draperie changeante, +rouge et verte; cortine, cuivre +rouge.—Chiron. La partie chevaline +bai-obscur, une peau fauve +en écharpe.—<i>Esculape</i> assis. Coussin +vert, draperie changeante, +verte et rouge.—T. III, pl. 51.</p> + +<p><b>MERCURE</b> avec la déesse <i>Lara</i>. Draperie +cramoisie, brodequins gris.—La +Déesse, draperie couleur de +laque.—Tome II, pl. 41.</p> + +<p><b>MIGNONS</b>—Tome II, pl. 48.</p> + +<p><b>MINERVE</b>. Tunique violette, manteau +rouge-clair, cimier d'acier +à plumes rouges, bouclier de métal, +siége jaune d'un beau travail.—<i>Uranie</i>.—Tome +III, pl. 41.</p> + +<p><b>MNÉMOSYNE</b>.—Tome II, pl. 52.</p> + +<p><b>MONSTRES</b> marins.—T. II, pl. 15, +44, 45, 46.—T. III, pl. 36, 37.</p> + +<p><b>MUSES</b> faisant suite dans l'ordre +adopté par Hésiode.—<i>Clio</i>. Tunique +violette, manteau rouge foncé, +bordure bleu-clair, pendans +et bracelets d'or. (<i>Euterpe</i> +manque).—<i>Thalie</i>.—<i>Melpomène</i>. +La tunique courte est rouge.—<i>Terpsychore</i>. +La tunique longue, +couleur changeante, vert et +bleu-céleste.—<i>Erato</i>.—<i>Polymnie</i>.—<i>Uranie</i>.—<i>Calliope</i>. +Tunique verte, +manteau blanc.—Tome II, pl. 2 +à 9.</p> + +<p><b>MUSES</b>: <i>Melpomène</i> tenant un glaive, +prise pour <i>Didon</i>.—T. I, +pl. 13.</p> + +<p>La <i>même</i> tenant la massue et le masque d'<i>Hercule</i> jeune. +Draperie obscure et changeante, verte et rouge, +bracelets d'or.—T. III, pl. 43.</p> + +<p><i>Uranie</i>. Tunique verte, manteau rouge changeant, globe céleste bleu, +pilastre rougeâtre.—T. III, pl. 41.</p> + +<p><b>MUSICIENS</b>: <i>Une jeune femme</i>. Cheveux +blonds, draperie amarante, +cithare d'or.—Tome II, pl. 47.</p> + +<p><i>Autre</i>.—Tome III, pl. 24.</p> + +<p><i>Autre</i> jouant de la lyre. Cheveux +blonds, tunique verte avec trois +agraffes, manteau couleur changeante, +rouge et vert, bordure +couleur d'or.—T. IlI, pl. 55.</p> + +<p><i>Concert</i> dans un <i>Choragium</i>. Femme +debout. Rubans rouges et +bleus dans les cheveux, pendans +d'or, voile jaune sur le sein, +manteau gris-blanc, manches +violettes à retroussis verts; le +reste de la robe violet, bord +vert; l'habit de dessous, tombant +sur ses pieds, jaune; archet +jaune, lyre jaune, le ruban +qui l'attache, bleu.—<i>Joueur de +flûte double</i>, assis. Bandelette +blanche qui resserre les joues; +manteau jaune, habit couleur +changeante, bleu et rouge-clair, +trois pièces appliquées par devant, +deux jaunes, celle du milieu +verte; tout l'habit est garni +de petites pièces de pourpre, +parsemées d'or; large ceinture +jaune, bordée de rouge, sandales +jaunes; les flûtes, le siége +jaunes; sur le siége, draperie +rouge avec des raies jaunes; le +marche-pied jaune avec des +raies rouges. Le siége de l'autre +femme, jaune-clair, le marche-pied +comme le premier, coussin +garni de glands d'un beau +jaune; couronne de feuilles, de +fleurs blanches et jaunes; pendans, +collier à agraffes, bracelets +d'or; l'habit de dessous +couleur changeante, bleu et +rouge; manteau tout blanc; +pantoufles jaunes.—Deux <i>Figures</i> +debout couronnées de feuilles; +celle de profil vêtue de +bleu, l'autre de violet.—Tome +III, pl. 30.</p> + + +<p>N</p> + +<p><b>NARCISSE</b> se mirant dans une fontaine. +Draperie rouge.—T. III, +pl. 46.</p> + +<p><i>Le même sujet</i>. Draperie rouge.—Cupidon; +les aîles touchées +de vert.—Tome III, pl. 47.</p> + +<p><b>NÉRÉIDE</b> jouant avec un taureau +marin.—Tome II, pl. 44.</p> + +<p><i>Autre</i> sur un <i>Hippocampe</i> ou cheval +marin. Draperie rouge-obscur, +bordée de jaune; le monstre, +couleur eau-de-mer.—Tome +II, pl. 45.</p> + +<p><i>Autre</i> sur une <i>Panthère marine</i>. +Draperie changeante, verte et +jaune; rênes d'or.—Tome II, +pl. 46.</p> + +<p><b>NOCES</b>. Deux époux avec une <i>cithariste</i>.—Tome +II, pl. 14.</p> + +<p><b>NYMPHE</b> repoussant un <i>Silène</i>.—Tome +I, pl. 16.</p> + +<p>——surprise par un <i>Satyre</i>.—Tome III, pl. 48.</p> + +<p>——surprise par un <i>Sylvain</i>. Draperie +jaune-clair, violette au revers. +Vue de mer; grotte avec des +statues.—Tome II, pl. 34.</p> + + +<p>O</p> + +<p><b>ŒNÉE</b>, père de <i>Méléagre</i>, recevant +un Message des <i>Étoliens</i>.—Tome +II, pl. 43.</p> + +<p><b>OISEAUX</b>.—Tome I, pl. 18 et 24.</p> + +<p>——avec fleurs et fruits.—T. I, +pl. 14 et 19.</p> + +<p><b>OLYMPE</b>. <i>Voyez</i> <b>MARSYAS</b>.</p> + +<p><b>ORESTE</b> en Tauride, reconnu par +<i>Iphigénie</i>.—Tome I, pl. 2.</p> + +<p><b>ORESTE</b> et <b>PILADE</b> en Tauride, +conduits au sacrifice.—Tome I, +pl. 12.</p> + +<p><b>OSIRIS</b>. (Figures d')—T. I, pl. 44.</p> + +<p><b>OSSELETS</b>. (Jeu d')—T. I, pl. 1.</p> + + +<p>P</p> + +<p><b>PAN</b> (Lutte de) et de <i>Cupidon</i>.—<i>Silène</i>. +Draperie blanche.—<i>Bacchus</i> +assis.—Draperie rouge, cothurne +jaune.—Tome II, pl. 13.</p> + +<p><b>PANTHÈRES</b>.—Tome I, pl. 21.—Tome +III, pl. 45.</p> + +<p><b>PARIS</b> séduisant <i>Hélène</i>. L'habit de +Pâris rouge avec des raies bleues; +le bonnet de marin bleu-clair; +pantalon couleur d'or.—T. III, +pl. 37.</p> + +<p><b>PAYSAGES</b>.—Tome I, pl. 1, 7, 9, +12, 47, 48.—Tome III, pl., 10.</p> + +<p><b>PHÈDRE</b> et <b>ŒNONE</b>.—Tome III, +pl. 53.</p> + +<p><b>PHÈDRE, ŒNONE</b> et <b>HYPPOLYTE</b>.—Tome +II, pl. 44.</p> + +<p><b>POÈTE</b> ou philosophe avec un manteau +blanc.—Tome II, pl. 25.</p> + +<p><b>POISSONS</b>.—T. I, pl. 5, 20, 24, 45.—Tome +III, pl. 58.</p> + +<p><b>POLYPHÊME</b> recevant un Message, +apporté par un <i>Génie</i> sur un Dauphin.—Tome +I, pl. 10.</p> + +<p><b>PORTIQUES</b>. Écoles et boutiques.—Tome +III, pl. 11.</p> + +<p><b>PRÉCEPTEUR</b> ou philosophe devant +lequel une mère amène son fils.—Tome +III, pl. 54.</p> + +<p><b>PRÊTRESSE</b> vêtue de rouge avec un +manteau vert, portant un instrument +ou montant d'un siége en +argent.—Tome II, pl. 25.</p> + +<p><b>PRÊTRESSES</b> de <i>Bacchus</i> ou de <i>Cérès</i>.—Tome +II, pl. 24.</p> + +<p><b>PRÊTRESSE</b> lisant une formule sacrée. +Cheveux blonds, tunique +verte, manteau couleur de rose.—Tome +II, pl. 39.</p> + +<p><b>PYGMÉES</b> avec paysages.—T. III, +pl. 9.</p> + +<p><b>PYGMÉES</b> dans des marais. Barques +rouges, plantes aquatiques, deux +poisson couleurs variées, rouge, +vert et jaune; vases de terre dans +une barque.—Tome III, pl. 58.</p> + + +<p>S</p> + +<p><b>SATYRES</b> se battant à coups de tête +contre des boucs.—T. II, pl. 29.</p> + +<p><b>SILÈNE</b> avec une <i>Nymphe</i>, qui lui +verse à boire.—T. III, pl. 50.</p> + + +<p>T</p> + +<p><b>TABLETTES</b>.—Tome II, pl. 2.</p> + +<p><b>THÉSÉE</b>, vainqueur du <i>Minotaure</i>. +Couleurs perdues.—T. I, pl. 5.</p> + +<p><b>TOILETTE</b>. (Femmes à leur) La +première assise. Cheveux châtains, +bandelette et voile couleur +d'or, tunique blanche très-claire, +bordée de bleu, manteau couleur +de laque, chaussure jaune, siége +couleur d'argent, avec des raies +d'or.—<i>Jeune fille</i>. Cheveux blonds, +bandelette blanche, pendans et +bracelets d'or, tunique blanche, +manteau jaune avec garniture +bleue, chaussure rouge.—<i>Autre +jeune fille</i>. Cheveux châtains; bandelette, +collier, bracelets d'or; +tunique couleur de laque, avec +une large bordure d'une couleur +plus foncée; manteau bleu.—<i>Esclave</i>, +figure très-altérée. Draperie +bleue.—<i>Table</i> jaune-clair; +dessus deux bandelettes, l'une +blanche, l'autre rougeâtre.—T. +III, pl. 31.</p> + +<p><b>TRAGIQUE</b> (Acteur) considérant un +masque.—Tome III, pl. 28.</p> + +<p><b>TRAGIQUE</b>. (Poète) Carnation olivâtre; +cheveux châtains; habit +blanc, large ceinture dorée; draperie +sur les genoux, rouge-incarnat; +baudrier à l'épée, vert; +sceptre d'argent à pomme d'or, +cothurne couleur de laque, siége +d'or avec cercles d'argent.—<i>Femme</i> +un genou en terre. Pendans, +bracelets d'or; rubans verts +dans les cheveux; tunique changeante, +vert et jaune; ceinture +rose; manteau couleur changeante, +laque et bleu; plume ou poinçon +jaune; masque tragique couleur +de terre cuite, avec une chevelure +obscure.—<i>Autre personnage</i> +vêtu de blanc.—Tome III, +pl. 29.</p> + +<p><b>TRAGIQUE</b>. (Représentation) Trois +personnages avec des masques. +Monochrome sur marbre.—T. I, +pl. 4.</p> + +<p><b>TRÔNES</b> de <i>Mars</i> et de <i>Vénus</i>.—Tome +I, pl. 29.</p> + +<p><b>TROPHÉES</b>. <i>Victoire</i> ailée. Tunique +blanche, manteau bleu.—<i>Un +guerrier</i> tenant un drapeau blanc.—Tome +III, pl. 9.</p> + + +<p>V</p> + +<p><b>VAISSEAUX</b> de guerre.—Tome I, +pl. 45.</p> + +<p><b>VASES</b>.—Tome III, pl. 12 et 20.</p> + +<p><b>VÉNUS</b> portée sur les flots dans une +coquille.—Tome III, pl. 16.</p> + +<p><b>VÉNUS</b> et <b>MARS</b>. <i>Voyez</i> MARS.</p> + +<p><b>VÉNUS</b> ou <b>VULCAIN</b>, ou jeunes +époux.—Tome III, pl. 1.</p> + +<p><b>VICTOIRE</b> ailée. Tunique blanche. +Tome II, pl. 28.</p> + +<p><b>VICTOIRE</b>. <i>Voyez</i> <b>TROPHÉES</b>.</p> + +<p><b>VOLUMES</b> et Manuscrits dans leur +boîte.—Tome II, pl. 1 et 2.</p> + +<p><b>VUE</b> du <i>Nil</i> avec plusieurs fabriques.—Tome I, +pl. 47.</p> + +<p><b>VUE</b> de Mer avec des <i>vaisseaux</i>.—Tome +I, pl. 46.</p> + +<p><b>VUES</b> de Mer et Paysages.—T. I, +pl. 48.</p> +<br><br><br> + + + +<h3><i>Fin de la Table.</i></h3> + + + + + + + + + + + + +<pre> + + + + + +End of the Project Gutenberg EBook of Antiquités d'Herculanum, Tome III., +(Vol. 3 of 6), by Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi + +*** END OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK ANTIQUITÉS D'HERCULANUM *** + +***** This file should be named 17233-h.htm or 17233-h.zip ***** +This and all associated files of various formats will be found in: + https://www.gutenberg.org/1/7/2/3/17233/ + +Produced by Carlo Traverso, Rénald Lévesque and Distributed +Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net. This file was +produced from images generously made available by the +Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) + + +Updated editions will replace the previous one--the old editions +will be renamed. + +Creating the works from public domain print editions means that no +one owns a United States copyright in these works, so the Foundation +(and you!) can copy and distribute it in the United States without +permission and without paying copyright royalties. Special rules, +set forth in the General Terms of Use part of this license, apply to +copying and distributing Project Gutenberg-tm electronic works to +protect the PROJECT GUTENBERG-tm concept and trademark. Project +Gutenberg is a registered trademark, and may not be used if you +charge for the eBooks, unless you receive specific permission. If you +do not charge anything for copies of this eBook, complying with the +rules is very easy. You may use this eBook for nearly any purpose +such as creation of derivative works, reports, performances and +research. They may be modified and printed and given away--you may do +practically ANYTHING with public domain eBooks. Redistribution is +subject to the trademark license, especially commercial +redistribution. + + + +*** START: FULL LICENSE *** + +THE FULL PROJECT GUTENBERG LICENSE +PLEASE READ THIS BEFORE YOU DISTRIBUTE OR USE THIS WORK + +To protect the Project Gutenberg-tm mission of promoting the free +distribution of electronic works, by using or distributing this work +(or any other work associated in any way with the phrase "Project +Gutenberg"), you agree to comply with all the terms of the Full Project +Gutenberg-tm License (available with this file or online at +https://gutenberg.org/license). + + +Section 1. General Terms of Use and Redistributing Project Gutenberg-tm +electronic works + +1.A. By reading or using any part of this Project Gutenberg-tm +electronic work, you indicate that you have read, understand, agree to +and accept all the terms of this license and intellectual property +(trademark/copyright) agreement. If you do not agree to abide by all +the terms of this agreement, you must cease using and return or destroy +all copies of Project Gutenberg-tm electronic works in your possession. +If you paid a fee for obtaining a copy of or access to a Project +Gutenberg-tm electronic work and you do not agree to be bound by the +terms of this agreement, you may obtain a refund from the person or +entity to whom you paid the fee as set forth in paragraph 1.E.8. + +1.B. "Project Gutenberg" is a registered trademark. It may only be +used on or associated in any way with an electronic work by people who +agree to be bound by the terms of this agreement. There are a few +things that you can do with most Project Gutenberg-tm electronic works +even without complying with the full terms of this agreement. See +paragraph 1.C below. There are a lot of things you can do with Project +Gutenberg-tm electronic works if you follow the terms of this agreement +and help preserve free future access to Project Gutenberg-tm electronic +works. See paragraph 1.E below. + +1.C. The Project Gutenberg Literary Archive Foundation ("the Foundation" +or PGLAF), owns a compilation copyright in the collection of Project +Gutenberg-tm electronic works. Nearly all the individual works in the +collection are in the public domain in the United States. If an +individual work is in the public domain in the United States and you are +located in the United States, we do not claim a right to prevent you from +copying, distributing, performing, displaying or creating derivative +works based on the work as long as all references to Project Gutenberg +are removed. Of course, we hope that you will support the Project +Gutenberg-tm mission of promoting free access to electronic works by +freely sharing Project Gutenberg-tm works in compliance with the terms of +this agreement for keeping the Project Gutenberg-tm name associated with +the work. You can easily comply with the terms of this agreement by +keeping this work in the same format with its attached full Project +Gutenberg-tm License when you share it without charge with others. + +1.D. The copyright laws of the place where you are located also govern +what you can do with this work. Copyright laws in most countries are in +a constant state of change. If you are outside the United States, check +the laws of your country in addition to the terms of this agreement +before downloading, copying, displaying, performing, distributing or +creating derivative works based on this work or any other Project +Gutenberg-tm work. The Foundation makes no representations concerning +the copyright status of any work in any country outside the United +States. + +1.E. Unless you have removed all references to Project Gutenberg: + +1.E.1. The following sentence, with active links to, or other immediate +access to, the full Project Gutenberg-tm License must appear prominently +whenever any copy of a Project Gutenberg-tm work (any work on which the +phrase "Project Gutenberg" appears, or with which the phrase "Project +Gutenberg" is associated) is accessed, displayed, performed, viewed, +copied or distributed: + +This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with +almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or +re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included +with this eBook or online at www.gutenberg.org + +1.E.2. If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is derived +from the public domain (does not contain a notice indicating that it is +posted with permission of the copyright holder), the work can be copied +and distributed to anyone in the United States without paying any fees +or charges. If you are redistributing or providing access to a work +with the phrase "Project Gutenberg" associated with or appearing on the +work, you must comply either with the requirements of paragraphs 1.E.1 +through 1.E.7 or obtain permission for the use of the work and the +Project Gutenberg-tm trademark as set forth in paragraphs 1.E.8 or +1.E.9. + +1.E.3. If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is posted +with the permission of the copyright holder, your use and distribution +must comply with both paragraphs 1.E.1 through 1.E.7 and any additional +terms imposed by the copyright holder. Additional terms will be linked +to the Project Gutenberg-tm License for all works posted with the +permission of the copyright holder found at the beginning of this work. + +1.E.4. Do not unlink or detach or remove the full Project Gutenberg-tm +License terms from this work, or any files containing a part of this +work or any other work associated with Project Gutenberg-tm. + +1.E.5. Do not copy, display, perform, distribute or redistribute this +electronic work, or any part of this electronic work, without +prominently displaying the sentence set forth in paragraph 1.E.1 with +active links or immediate access to the full terms of the Project +Gutenberg-tm License. + +1.E.6. You may convert to and distribute this work in any binary, +compressed, marked up, nonproprietary or proprietary form, including any +word processing or hypertext form. However, if you provide access to or +distribute copies of a Project Gutenberg-tm work in a format other than +"Plain Vanilla ASCII" or other format used in the official version +posted on the official Project Gutenberg-tm web site (www.gutenberg.org), +you must, at no additional cost, fee or expense to the user, provide a +copy, a means of exporting a copy, or a means of obtaining a copy upon +request, of the work in its original "Plain Vanilla ASCII" or other +form. Any alternate format must include the full Project Gutenberg-tm +License as specified in paragraph 1.E.1. + +1.E.7. Do not charge a fee for access to, viewing, displaying, +performing, copying or distributing any Project Gutenberg-tm works +unless you comply with paragraph 1.E.8 or 1.E.9. + +1.E.8. You may charge a reasonable fee for copies of or providing +access to or distributing Project Gutenberg-tm electronic works provided +that + +- You pay a royalty fee of 20% of the gross profits you derive from + the use of Project Gutenberg-tm works calculated using the method + you already use to calculate your applicable taxes. The fee is + owed to the owner of the Project Gutenberg-tm trademark, but he + has agreed to donate royalties under this paragraph to the + Project Gutenberg Literary Archive Foundation. Royalty payments + must be paid within 60 days following each date on which you + prepare (or are legally required to prepare) your periodic tax + returns. Royalty payments should be clearly marked as such and + sent to the Project Gutenberg Literary Archive Foundation at the + address specified in Section 4, "Information about donations to + the Project Gutenberg Literary Archive Foundation." + +- You provide a full refund of any money paid by a user who notifies + you in writing (or by e-mail) within 30 days of receipt that s/he + does not agree to the terms of the full Project Gutenberg-tm + License. You must require such a user to return or + destroy all copies of the works possessed in a physical medium + and discontinue all use of and all access to other copies of + Project Gutenberg-tm works. + +- You provide, in accordance with paragraph 1.F.3, a full refund of any + money paid for a work or a replacement copy, if a defect in the + electronic work is discovered and reported to you within 90 days + of receipt of the work. + +- You comply with all other terms of this agreement for free + distribution of Project Gutenberg-tm works. + +1.E.9. If you wish to charge a fee or distribute a Project Gutenberg-tm +electronic work or group of works on different terms than are set +forth in this agreement, you must obtain permission in writing from +both the Project Gutenberg Literary Archive Foundation and Michael +Hart, the owner of the Project Gutenberg-tm trademark. Contact the +Foundation as set forth in Section 3 below. + +1.F. + +1.F.1. Project Gutenberg volunteers and employees expend considerable +effort to identify, do copyright research on, transcribe and proofread +public domain works in creating the Project Gutenberg-tm +collection. Despite these efforts, Project Gutenberg-tm electronic +works, and the medium on which they may be stored, may contain +"Defects," such as, but not limited to, incomplete, inaccurate or +corrupt data, transcription errors, a copyright or other intellectual +property infringement, a defective or damaged disk or other medium, a +computer virus, or computer codes that damage or cannot be read by +your equipment. + +1.F.2. LIMITED WARRANTY, DISCLAIMER OF DAMAGES - Except for the "Right +of Replacement or Refund" described in paragraph 1.F.3, the Project +Gutenberg Literary Archive Foundation, the owner of the Project +Gutenberg-tm trademark, and any other party distributing a Project +Gutenberg-tm electronic work under this agreement, disclaim all +liability to you for damages, costs and expenses, including legal +fees. YOU AGREE THAT YOU HAVE NO REMEDIES FOR NEGLIGENCE, STRICT +LIABILITY, BREACH OF WARRANTY OR BREACH OF CONTRACT EXCEPT THOSE +PROVIDED IN PARAGRAPH F3. YOU AGREE THAT THE FOUNDATION, THE +TRADEMARK OWNER, AND ANY DISTRIBUTOR UNDER THIS AGREEMENT WILL NOT BE +LIABLE TO YOU FOR ACTUAL, DIRECT, INDIRECT, CONSEQUENTIAL, PUNITIVE OR +INCIDENTAL DAMAGES EVEN IF YOU GIVE NOTICE OF THE POSSIBILITY OF SUCH +DAMAGE. + +1.F.3. LIMITED RIGHT OF REPLACEMENT OR REFUND - If you discover a +defect in this electronic work within 90 days of receiving it, you can +receive a refund of the money (if any) you paid for it by sending a +written explanation to the person you received the work from. If you +received the work on a physical medium, you must return the medium with +your written explanation. The person or entity that provided you with +the defective work may elect to provide a replacement copy in lieu of a +refund. If you received the work electronically, the person or entity +providing it to you may choose to give you a second opportunity to +receive the work electronically in lieu of a refund. If the second copy +is also defective, you may demand a refund in writing without further +opportunities to fix the problem. + +1.F.4. Except for the limited right of replacement or refund set forth +in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS' WITH NO OTHER +WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT LIMITED TO +WARRANTIES OF MERCHANTIBILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE. + +1.F.5. Some states do not allow disclaimers of certain implied +warranties or the exclusion or limitation of certain types of damages. +If any disclaimer or limitation set forth in this agreement violates the +law of the state applicable to this agreement, the agreement shall be +interpreted to make the maximum disclaimer or limitation permitted by +the applicable state law. The invalidity or unenforceability of any +provision of this agreement shall not void the remaining provisions. + +1.F.6. INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the +trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone +providing copies of Project Gutenberg-tm electronic works in accordance +with this agreement, and any volunteers associated with the production, +promotion and distribution of Project Gutenberg-tm electronic works, +harmless from all liability, costs and expenses, including legal fees, +that arise directly or indirectly from any of the following which you do +or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm +work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any +Project Gutenberg-tm work, and (c) any Defect you cause. + + +Section 2. Information about the Mission of Project Gutenberg-tm + +Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of +electronic works in formats readable by the widest variety of computers +including obsolete, old, middle-aged and new computers. It exists +because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from +people in all walks of life. + +Volunteers and financial support to provide volunteers with the +assistance they need, is critical to reaching Project Gutenberg-tm's +goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will +remain freely available for generations to come. In 2001, the Project +Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure +and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations. +To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation +and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4 +and the Foundation web page at https://www.pglaf.org. + + +Section 3. Information about the Project Gutenberg Literary Archive +Foundation + +The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit +501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the +state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal +Revenue Service. The Foundation's EIN or federal tax identification +number is 64-6221541. Its 501(c)(3) letter is posted at +https://pglaf.org/fundraising. Contributions to the Project Gutenberg +Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent +permitted by U.S. federal laws and your state's laws. + +The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S. +Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered +throughout numerous locations. Its business office is located at +809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email +business@pglaf.org. Email contact links and up to date contact +information can be found at the Foundation's web site and official +page at https://pglaf.org + +For additional contact information: + Dr. Gregory B. Newby + Chief Executive and Director + gbnewby@pglaf.org + + +Section 4. Information about Donations to the Project Gutenberg +Literary Archive Foundation + +Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide +spread public support and donations to carry out its mission of +increasing the number of public domain and licensed works that can be +freely distributed in machine readable form accessible by the widest +array of equipment including outdated equipment. Many small donations +($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt +status with the IRS. + +The Foundation is committed to complying with the laws regulating +charities and charitable donations in all 50 states of the United +States. Compliance requirements are not uniform and it takes a +considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up +with these requirements. We do not solicit donations in locations +where we have not received written confirmation of compliance. To +SEND DONATIONS or determine the status of compliance for any +particular state visit https://pglaf.org + +While we cannot and do not solicit contributions from states where we +have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition +against accepting unsolicited donations from donors in such states who +approach us with offers to donate. + +International donations are gratefully accepted, but we cannot make +any statements concerning tax treatment of donations received from +outside the United States. U.S. laws alone swamp our small staff. + +Please check the Project Gutenberg Web pages for current donation +methods and addresses. Donations are accepted in a number of other +ways including including checks, online payments and credit card +donations. To donate, please visit: https://pglaf.org/donate + + +Section 5. General Information About Project Gutenberg-tm electronic +works. + +Professor Michael S. Hart was the originator of the Project Gutenberg-tm +concept of a library of electronic works that could be freely shared +with anyone. For thirty years, he produced and distributed Project +Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support. + + +Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed +editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S. +unless a copyright notice is included. Thus, we do not necessarily +keep eBooks in compliance with any particular paper edition. + + +Most people start at our Web site which has the main PG search facility: + + https://www.gutenberg.org + +This Web site includes information about Project Gutenberg-tm, +including how to make donations to the Project Gutenberg Literary +Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to +subscribe to our email newsletter to hear about new eBooks. + + +</pre> + +</body> +</html> |
