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@@ -0,0 +1,2763 @@
+The Project Gutenberg EBook of Antiquités d'Herculanum, Tome III., (Vol. 3
+of 6), by Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi
+
+This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with
+almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or
+re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included
+with this eBook or online at www.gutenberg.org
+
+
+Title: Antiquités d'Herculanum, Tome III., (Vol. 3 of 6)
+
+Author: Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi
+
+Release Date: December 5, 2005 [EBook #17233]
+
+Language: French
+
+Character set encoding: ISO-8859-1
+
+*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK ANTIQUITÉS D'HERCULANUM ***
+
+
+
+
+Produced by Carlo Traverso, Rénald Lévesque and Distributed
+Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net. This file was
+produced from images generously made available by the
+Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica)
+
+
+
+
+
+
+
+ ANTIQUITÉS D'HERCULANUM.
+
+
+
+ GRAVÉES
+ PAR TH. PIROLI
+
+ ET PUBLIÉES
+ PAR F. ET P. PIRANESI, FRÈRES.
+
+
+
+ TOME III.
+
+ EINTURES.
+
+
+À PARIS
+
+ {PIRANESI, Frères, place du Tribunat, n°. 1354;
+CHEZ {LEBLANC, Imprimeur-Libraire, place et maison
+ {Abbatiale St.-Germain-des-Prés, n°. 1121.
+
+
+
+ AN XIII. = 1805.
+
+
+
+PLANCHE I.
+(_XXVII, t. III de l'Édition royale._)
+
+
+Ces deux peintures sur fond noir, trouvées ensemble dans les fouilles
+de Gragnano, paraissent avoir quelque rapport entre elles. Dans la
+première, on voit une jeune femme assise sur un siége doré, demi-nue,
+avec une draperie rouge à bordure blanche, tenant d'une main un miroir
+dont la couleur est d'or, et, de l'autre, arrangeant ses cheveux;
+le miroir et le soin de la parure semblent désigner Vénus dans cette
+peinture, comme dans plusieurs monumens antiques. Le personnage qui
+fait le sujet du second tableau, également demi-nu, assis sur un siége
+semblable, un bras replié sur la tête, pourrait représenter Vulcain se
+reposant de ses fatigues. Ses traits rudes, ses cheveux courts et peu
+soignés, et le rapprochement du premier sujet, semblent le désigner; et
+si l'on ne remarque pas ici la difformité qui le rend célèbre dans la
+Mythologie, on doit observer que l'art, qui parle aux yeux, craint, plus
+que la poésie, de nous offrir des images offensantes: c'est ainsi que
+dans ce Recueil (_planche X, t. I._) on peut considérer sans horreur ce
+Polyphême qui reçoit un message de sa Galatée. Cependant sans voir, dans
+ces deux tableaux, des sujets mythologiques, on pourrait y reconnaître
+deux jeunes mariés; la nouvelle épouse arrangeant ses cheveux au sortir
+du lit nuptial, et le jeune époux dans une attitude annonçant le calme
+d'un amour satisfait.
+
+CHAQUE SUJET.--Hauteur, 1 P. 4 p°.--Largeur, 9 p°. 9 1ig.
+
+
+
+PLANCHE II.
+(_XXVIII, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Le mouvement de cette figure agréablement peinte sur un fond noir,
+semble désigner une Danseuse comme celles qui font suite dans notre
+premier volume. Nous les avons considérées comme sujets Dionysiaques,
+rappelant les mystères de Bacchus ou de Cérès, et ornant avec propriété
+un lieu destiné au plaisir de la table et aux délassemens. La bandelette
+qui ceint la tête de cette Danseuse, est un ornement adopté par les
+suivans de Bacchus; cependant ce pourrait bien n'être ici qu'un ruban,
+accessoire ordinaire de la coiffure. Ces draperies larges et flottantes,
+et dont le tissu transparent décèle les formes, tenaient au costume des
+peuples de l'Asie, dont les Grecs conquérans, et après eux les Romains,
+adoptèrent les usages voluptueux; on les voit sur-tout souvent employées
+par les Bacchantes. Nous avons déjà cité les étoffes de cette espèce
+auxquelles la ville de Tarente avait donné le nom. La draperie de cette
+figure est jaune; elle l'enveloppe entièrement et laisse seulement la
+tête découverte, en formant au-dessus une espèce de voile. Tous les
+plis vivement agités refluent en arrière; la Danseuse paraît en observer
+l'effet avec complaisance; le mouvement de ses bras, plein de grâce,
+mais étudié, semble désigner une Danseuse de profession.
+
+Cette peinture fut trouvée avec les trois suivantes dans les fouilles de
+_Civita_.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.--Largeur, 11 p°. 3 lig.
+
+
+
+PLANCHE III.
+(_XXIX, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Cette figure, peinte avec autant d'agrément que la précédente, est
+encore une Danseuse dans le caractère d'une Bacchante. Elle porte la
+couronne de lierre; ses cheveux blonds sont dénoués et abandonnés au
+vent; la vive action de sa tête, renversée sur ses épaules, exprime
+la fureur sacrée qui saisit les Ménades au cri d'_Evoé_. C'est de ce
+mouvement que les poètes Grecs ont tiré l'épithète de _Rhiptokephaloi_
+(jetant ou agitant violemment la tête) qu'ils donnent aux suivans de
+Bacchus. Son ample draperie d'une couleur incertaine entre le vert et le
+bleu, d'un tissu tout transparent, est, suivant l'expression des poètes,
+comme une vapeur fuyante, promenée par les vents, qui laisse entrevoir
+ses formes brillantes et flexibles; un bras est abandonné le long de son
+corps; l'autre est étendu, et sa main rassemble avec grâce quelques plis
+de son vêtement léger.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.--Largeur, 11 p°. 3 lig.
+
+
+
+PLANCHE IV.
+(_XXX, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+La draperie dont cette figure est plutôt voilée que couverte, est
+couleur d'eau de mer (_thalassina vestis_, selon l'expression de
+_Lucrèce_). Comme l'onde même, fluide, transparente, elle glisse sur le
+corps et ne reçoit l'ombre que dans les plis flottans qu'elle dessine
+en tombant de la main de la danseuse, en voltigeant derrière elle et en
+formant autour de sa tête une espèce de capuchon. Le mouvement de cette
+figure est gracieux et tranquille; si ses fonctions sont relatives aux
+rites de Bacchus, on pourrait voir, dans le coffret d'or qu'elle porte
+d'une main, l'_acerra_ ou cassolette de parfums, qui accompagnait
+toujours les autres ustensiles des sacrifices. Ses chaussons rouges sont
+attachés sous le pied avec de larges bandes de même couleur.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.--Largeur, 11 p°. 3 lig.
+
+
+
+PLANCHE V.
+(_XXXI, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Le thyrse orné d'un ruban, et la couronne de pourpre que porte ce
+personnage, désignent clairement une suivante de Bacchus; une tunique
+flottante et une écharpe forment son vêtement; elle porte sur la tête
+une corbeille dorée remplie de feuillages et recouverte d'une
+draperie. Ces différens attributs rappellent la danse des _Canephores_,
+prêtresses, portant les offrandes ou les instrumens du sacrifice. Dans
+ce sens, la bandelette jaune qu'on remarque à l'un des poignets de la
+figure, est moins un ornement qu'une ligature mystérieuse. On peut,
+avec raison, rapporter à la danse le mouvement de la plupart des figures
+bacchiques; la danse prêtait son expression à toutes les cérémonies des
+mystères (_Lucien, de saltat._). Cependant, sans voir absolument des
+Danseuses dans toutes ces charmantes compositions, on peut se rappeler,
+sur le témoignage d'Athénée (_XIV, 6, p.629_) que les Artistes
+empruntaient souvent les images de la danse pour donner un développement
+gracieux leurs figures. Les ouvrages excellens des anciens en camées, où
+l'on voit les figures se détacher sur un fond obscur, sans aucun plan de
+repos, ont pu faire naître aussi l'idée de peindre, par imitation, des
+figures détachées sur des fonds d'une couleur unie, et de leur donner un
+mouvement qui motivât leur situation aérienne.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.--Largeur, 11 p°. 3 lig.
+
+
+
+PLANCHE VI.
+(_XXXIV, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Ces quatre Génies et trois de la planche suivante, faisaient partie
+de la décoration d'une salle découverte à _Civita_ en 1749, avec les
+figures que nous avons données dans le tome Ier, sous le _n° XVII_
+et suivans, jusqu'au _n° XXVIII_, et avec les danseurs de corde qu'on
+trouvera sous le _n° XIII_ de ce volume. Toutes ces figures ont rapport
+à Bacchus, et désignent un lieu consacré aux plaisirs de la table; leur
+réunion favorise leur explication mutuelle. Plusieurs de ces Génies
+semblent représenter ceux qui servaient dans les festins; le premier,
+portant un vase dont il verse la liqueur dans une patère, fait l'office
+d'échanson (_pocillator_) particulièrement confié aux enfans. Le second
+porte sur l'épaule un grand vase cylindrique à une seule anse (peut-être
+le vase dit _cotyla_), et soutient de la main droite une grande patère
+qu'il appuie avec grâce sur sa cuisse. Le troisième porte sur ses
+épaules un chevreau peint avec beaucoup de vérité, animal consacré à
+Bacchus, et faisant peut-être allusion aux danses pétulantes de ses
+suivans. Le quatrième, enfin, tient un vase cylindrique en forme de
+petite tour, et dans lequel on pourrait reconnaître celui dit _pyrgus_,
+où l'on agitait les dés qui nommaient le roi du festin. La forme de ce
+dernier instrument n'est cependant pas très-bien déterminée, et l'on
+pourrait encore y voir, avec quelques Antiquaires, une lanterne, un
+verre presque de la forme ordinaire des modernes, ou, enfin, une petite
+_cista_ ou corbeille mystique.
+
+Diamètre, 1 P. 8 p°.
+
+
+
+PLANCHE VII.
+_(XXXV, t. III de l'Edition royale.)_
+
+
+Ces Génies, comme les précédens, font allusion aux cérémonies ou aux
+plaisirs bacchiques. Le premier, portant le thyrse, le _tympanum_
+entouré de sonnettes, et une corbeille sacrée sur la tête, exécute une
+danse. Le second porte un vase deux anses, dont la forme semble annoncer
+le _cypellon_, vase dont on faisait usage à la fin du repas, et plus
+grand que celui dit simplement _poculum_. Le troisième Génie est prêt
+à verser le liquide de son petit vase _(hydria)_ dans une coupe
+hémisphérique _(ciborium)_ ou _(hemitomum)_ et paraît faire le mélange
+de l'eau ou des parfums avec le vin, fonction confiée aux enfans. Le
+quatrième, portant sur la tête une conque et tenant un sceptre, emblêmes
+de la domination de Vénus, paraît faire allusion au _coup de Vénus_,
+célèbre dans le jeu de dés, qui désignait le roi ou la reine du festin.
+Ce coup heureux, dit _jactus basilicus_, consistait à amener les trois
+six ou à présenter trois points différens. On doit remarquer que ce
+dernier Génie n'ayant pas été trouvé avec les sept précédens, cette
+circonstance peut rendre raison d'une analogie moins frappante avec les
+premiers.
+
+Diamètre, 10 p°. 8 lig.
+
+
+
+PLANCHE VIII.
+_(XXXVII, t. III de l'Edition royale.)_
+
+
+Cette peinture curieuse et d'un bon coloris, représente un Bacchus
+contemplant en riant un Satyre renversé par terre, et auquel il verse
+sa liqueur enivrante. Le Satyre, pressé sous le pied du Dieu, faisant
+un vain effort pour se lever, et laissant échapper le vin de sa coupe,
+offre l'image de l'abrutissement causé par l'ivresse. Bacchus est
+couronné de fleurs et de pampres; son front est ceint du bandeau ou
+diadême dont il inventa l'usage; le jeu des rubans qui attachent la
+couronne, produit ici deux espèces de cornes qu'on a cru indiquées
+mystérieusement; Bacchus se représentait quelques fois avec des cornes,
+et, suivant Diodore _(III, 64 et IV, 4.)_ cet attribut rappelait que, le
+premier, il avait employé les bœufs à labourer la terre. Le Dieu porte
+la nébride, une longue draperie qui le laisse entièrement nu, et les
+brodequins formés de la peau d'un animal, dont la tête est figurée au
+devant de la jambe. Son vase en forme de corne _(rhyton)_ se termine en
+trois pointes destinées peut-être à servir de pied. Le fond du tableau
+représente un vaste jardin, planté d'arbres, d'où pendent des pampres
+en festons. Sur un piédestal rustique, on remarque le redoutable gardien
+des jardins, armé, comme le peint Horace, pour faire peur aux voleurs et
+aux oiseaux. (_Vide L.I. sat. 8._)
+
+La frise qui est au bas de la _planche IX_, représente trois figures
+grotesques de Pygmées, avec leurs habitations. L'un de ces êtres
+fabuleux poursuit une grue, insolente ennemie qui menace sa maison.
+
+Hauteur, 1 P. 6 p°.--Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.
+
+
+
+PLANCHE IX.
+(_XXXIX, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Une Victoire aîlée érige un trophée en présence d'un héros. Ce trophée
+rappelle ceux qu'on érigeait, dans les temps les plus reculés, avec les
+dépouilles des vaincus. Long-temps un respect religieux pour le malheur,
+défendit d'élever un monument plus durable. (_Diod. XIII, 24_). Les
+Thébains furent accusés devant la redoutable assemblée des Amphictyons,
+pour avoir consacré, par un trophée en bronze, leur victoire sur les
+Lacédémoniens. (_Cicero, de Inv. II, 23_). _Domitius Ænobarbus_ et
+_Fabius Maximus_ qui, les premiers, élevèrent Rome des tours pour y
+suspendre les dépouilles des ennemis vaincus, n'obtinrent point les
+éloges de leurs concitoyens (_Florus III, 2_). Cependant l'orgueil
+prévalut sur l'humanité; ces trophées en marbre représentant les anciens
+trophées tels que ceux dits de Marius au Capitole, ces arcs de triomphe,
+ces colonnes rostrales qui décoraient le _forum_, sont encore de nos
+jours les fastes de la puissance romaine. Ici la Victoire a dans sa main
+un marteau pour attacher les armes au tronc, comme on la voit sur les
+médailles d'Agathocles. Le simulacre du trophée est composé d'une armure
+complète. On y remarque le casque armé de deux cornes avec les deux
+parties qui couvraient les joues (_bucculæ_) et la mentonnière; les bras
+avec les deux mains ont été pris pour des brassards et des gantelets;
+mais il est évident, par leur dimension plus petite, que ce ne sont que
+des bras sculptés en bois, et attachés au tronc du trophée pour y passer
+des armes et la cuirasse, proprement dite _thorax_, garnie de la saie.
+La multiplicité des boucliers et des autres armes annonce une victoire
+signalée. Les cornes, qui font partie des casques, sont, dans les
+médailles, l'emblême de la force et de la valeur: ici on peut les
+considérer comme la représentation fidelle d'une armure usitée chez
+plusieurs nations; on les rencontre également dans les monumens
+étrusques. L'un des casques est surmonté d'un panache élevé (_cristæ_).
+Le héros est couronné de feuillages; il porte l'égide et la cuirasse,
+proprement dite _lorica_, avec la saie, la chlamyde, le baudrier
+(_parazonium_) et les brodequins de peau avec des mascarons. Il tient
+d'une main une longue lance et attache un étendard au trophée. Cette
+peinture fut trouvée dans les fouilles de _Civita_.
+
+SUJET PRINCIPAL.--Hauteur, 1 P. 5 p°..--Largeur, 1 P. 5 p°.
+
+
+
+PLANCHE X.
+(_XL, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+On reconnaît facilement le sujet de ce tableau, l'introduction du fameux
+Cheval de bois dans les murs de Troyes. On voit déjà paraître une partie
+du colosse, la tête ornée d'une espèce de crète qui prend la place de la
+crinière. Il est monté sur un plateau auquel s'attachent les cordes
+que tire une foule religieuse. Les masques et le costume succinct
+de quelques personnages, semblent indiquer les réjouissances des
+Bacchanales ou celles des fêtes de Cybèle, très-souvent confondues, et
+célébrées à cette occasion extraordinaire par les Troyens égarés. Au
+pied des murs s'avance une procession de personnages vêtus d'habits
+longs, voilés et tenant des rameaux. Sur le troisième plan, on voit
+en marche une autre file portant des torches allumées en signe
+d'allégresse; trois personnages expriment la joie publique par leur
+danse; des bandes de pourpre sont suspendues en festons aux crénaux des
+murailles. La fatale machine s'avance lentement, renfermant dans son
+sein l'épouvante et la mort. Déjà paraît sur un lieu élevé la coupable
+Hélène, le sein découvert, et secouant une torche, signal connu des
+Grecs. (_Triphiodore, v.5o8_). Sur le devant un vieillard tristement
+assis, la tête appuyée sur sa main, semble être le malheureux Laocoon
+privé de ses fils, frappé d'aveuglement et prévoyant la ruine de
+sa patrie. Une femme à genoux au pied d'une statue de Minerve, est
+peut-être Hécube ou Cassandre suppliante; et ce personnage debout
+exprimant la compassion, le prêtre _Pantheus_, servant le temple de la
+Déesse, qu'on voit un peu plus loin derrière des cyprès. C'est là que
+doit arriver le perfide colosse (_Voyez la Table Illiaque, Fabretti,
+col. tr. p. 314 et 365_). Au milieu du tableau s'élève une colonne
+portant une urne cinéraire, honneur rendu, peut-être, au grand Hector.
+Dans le lointain, on apperçoit les murs et les tours qui forment
+l'enceinte de la ville.
+
+Cette peinture curieuse, trouvée dans les fouilles de _Civita_ en
+1761, est remarquable par la richesse de la composition et la beauté de
+l'ordonnance.
+
+Hauteur, 1 P. 1 p°. 10 lig.--Largeur, 1 P. 9 p°..
+
+
+
+PLANCHE XI.
+(_XLI, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Douze morceaux de peinture antique faisant le sujet de diverses planches
+de l'édition royale, donnent, comme ceux que nous avons sous les yeux,
+l'idée de ces portiques d'un _forum_, où s'exerçaient également les arts
+libéraux et mécaniques: on peut y distinguer une école de jeunes filles,
+rappelant celle où le décemvir _Appius_ devint épris de _Virginie_ en
+la voyant lire sous un portique; un marchand de souliers, un écrivain
+public ou un dessinateur devant une statue équestre; un marchand
+d'effets à l'usage du sexe; une boutique de comestibles, une autre
+de potions chaudes, et autres sujets semblables. Ces sujets, d'une
+exécution médiocre, offrent peu de variété dans le style ou la
+composition, et nous en donnons une idée suffisante dans les deux
+que nous réunissons ici. Le premier portique représente une école; le
+personnage debout ayant une barbe, vêtu d'un simple manteau, est le
+philosophe ou le grammairien qui donne ses leçons; des jeunes gens assis
+ou debout sont appliqués la lecture; l'un des écoliers, dépouillé de
+ses habits, portés par deux jeunes gens, subit une correction à coups de
+verges (_catomum_); punition plus en usage chez les Grecs que chez les
+Romains. Le second portique peut représenter une boutique où l'on
+voit un marchand d'étoffes en présenter des femmes assises, tandis que
+d'autres femmes paraissent entrer aussi pour faire des emplettes.
+
+Toutes ces peintures furent trouvées dans les fouilles de _Civita_.
+
+CHAQUE SUJET.--Hauteur, 1 P. 5 p°. 3 lig.--Largeur, 2 P. 2 p°.
+
+
+
+PLANCHE XII.
+(_XLVII, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Cette belle figure d'Hercule représente le héros portant le terrible
+sanglier d'Erimanthe, en accomplissement de l'un des douze travaux qui
+lui étaient imposés par Eurysthée. Le roi de Mycènes, représenté jeune
+et sans barbe, effrayé à la vue de cet objet affreux, se réfugie dans
+un tonneau d'airain enfoncé dans la terre, tel que ceux où les anciens
+conservaient le vin ou le bled. Diodore (_IV, 12_) rapporte qu'Hercule
+prit et porta ainsi le sanglier vivant: on ne distingue point si le
+peintre s'est conformé à cette circonstance. Eurysthée, né deux mois
+avant le fils de Jupiter, devrait, comme lui, se montrer barbu; cette
+marque de virilité peut être refusée, avec intention, au lâche favori de
+Junon, qui n'osait pas même soutenir les regards du héros.
+
+Cette peinture fut trouvée à Portici en 1761. La frise qui représente de
+jolis vases, n'a aucun rapport avec le sujet.
+
+SUJET PRINCIPAL.--Hauteur, 1 P. 4 p°. 10 lig.--Larg. 1 P. 3 p°. 7 lig.
+
+
+
+PLANCHE XIII.
+(_XXXIII, t. III de l'Edition royale._)
+
+
+Ces Danseurs de corde faisaient partie de la décoration d'un lieu
+consacré à Bacchus, comme nous l'avons annoncé au _n°. VI_ de ce volume.
+Le peintre, en les représentant sous la figure de Faunes, offre un
+emblême qui est d'accord avec l'intention de toute la décoration. Il
+peut faire aussi allusion l'agilité surprenante de ces baladins célèbres
+chez les Romains, et dont les nôtres approchent à peine. Chacun de ces
+Faunes porte une coiffure étrangère à son caractère particulier, et qui
+paraît appartenir ici au Danseur comme une sorte de défense pour la tête
+dans les accidens: en effet, le danger de ces exercices extravagans ne
+fut que trop prouvé par de funestes expériences. L'Empereur Marc-Aurèle
+ordonna même, pour les prévenir, qu'on fît tendre des matelas sous les
+cordes, et dans la suite on imagina, avec plus de prévoyance encore, d'y
+substituer des filets; c'est une précaution que l'humanité a négligée
+parmi nous, et que la disposition de nos théâtres permettrait d'employer
+sans nuire à l'illusion qui excite si vivement notre curiosité pour les
+dangers dont nous sommes exempts. Ces Danseurs sont remarquables par
+l'énergie du dessin et par la vivacité, l'adresse ou la force de leur
+action.
+
+Le cadre de chaque figure a environ 7 p°. 6 lig. de haut, sur 6 p°. 6
+lig. de larg.
+
+
+
+PLANCHE XIV.
+(_I et VIII, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Jupiter est porté sur les nuages avec ses attributs. La tête couronnée
+de branches de chêne, il tient le sceptre d'une main; l'autre est armée
+de la foudre. L'aigle s'élève sur un groupe de nuages; l'arc céleste
+paraît en signe de courroux: «Jupiter, dit Homère (_Ill. XVII_) déploye
+la rougissante Iris devant les hommes, signal de guerre et de tempête».
+Chez les anciens poètes, Iris est toujours une messagère funeste; mais
+Cupidon retient le bras vengeur, il semble désigner le sceptre, symbole
+d'une domination plus douce. Le maître des Dieux va céder, et déjà la
+bonté vient adoucir ses traits sévères. Cette peinture ingénieuse fut
+trouvée, ainsi que la suivante, dans les premières fouilles de Portici.
+
+L'usage qu'avaient les anciens de décorer l'intérieur de leurs
+appartemens, de peintures voluptueuses, peut rendre raison du sujet de
+ce second tableau, à défaut d'indices suffisans pour le déterminer: la
+couronne de lierre que porte le jeune homme ne suffit pas pour faire
+reconnaître, dans ce groupe, Bacchus et Ariadne; ce sont plutôt deux
+amans ou deux nouveaux époux au lit nuptial, et la couronne est un
+ornement du festin qui a précédé. La présence du personnage qui touche
+de la lyre, celle d'un autre personnage presque effacé, semblent
+rappeler la dissolution introduite dans les mœurs par les abus du
+culte de Bacchus: cependant, à considérer que les anciens rapprochaient
+souvent dans leurs représentations des sujets censés éloignés, on
+pourrait penser que la musicienne (_citharistria_) est supposée à la
+porte de l'appartement, chantant l'épithalame, suivant l'usage antique.
+La faiblesse des teintes, à défaut de plans très-bien sentis, éloigne
+cette figure, et rien ne peut la désigner pour celle d'Apollon, qui
+chanta l'hymne nuptial aux noces de Bacchus et d'Ariadne.
+
+1er. SUJET.--Hauteur, 1 P. 10 lig.--Largeur, 2 P. 8 lig.
+2e. SUJET.--Hauteur, 1 P. 4 p°. 5 lig.--Largeur, 2 P. 2 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XV.
+(_II, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Le champ de cette peinture est rouge; la niche, proprement dite
+_ædicula_, avec la corniche ornée d'arabesques, est peinte d'un jaune
+clair; le socle sur lequel elle pose imite un marbre veiné; le piédestal
+cylindrique et l'autel qui porte la statue, sont de couleur d'or; la
+statue, peinte à l'imitation du marbre, représente le dieu Mars nu,
+imberbe, comme dans la belle statue du palais _Ludovisi_, avec le casque
+en tête, le bouclier et la lance. Homère et Ovide le représentent
+avec ces mêmes armes; ici il porte de plus une épée garnie du baudrier
+(_balteus_). On le retrouve avec tous ces attributs sur quelques
+médailles et dans d'autres monumens.
+
+Hauteur, 2 P. 1 p°.--Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XVI.
+(_III, t. II de l'Edition royale._)
+
+
+Cette Vénus, portée sur les flots, rappelle la fable de sa naissance, et
+telle, sans doute, elle parut portée sur une conque, alors que Zéphyre,
+de son souffle propice, la poussa vers Cythère. Deux cercles d'or aux
+poignets, deux autres au bas des jambes, un voile étroit sur la tête
+laissant échapper les boucles flottantes de sa chevelure; voilà toute sa
+parure: rien ne dérobe aux yeux le charme de cette attitude où régnent
+la grâce et l'abandon. Vénus est légèrement appuyée sur le coude;
+la longue draperie, qui lui sert de tapis jusqu'aux pieds, est d'une
+couleur changeante, entre le jaune doré et le vert foncé; formant
+un tour à son bras droit, et retenu par l'extrémité dans ses doigts
+délicats, le léger tissu s'élève en arc, enflé par l'air, comme une
+voile qui dirige la conque sur les flots. Dans la main droite de la
+Déesse, on remarque un éventail qui emprunte sa forme à une feuille
+d'eau, et sa couleur à la rose. Un Dauphin se joue dans l'onde, et
+Cupidon, qu'on voit paraître les aîles étendues derrière la conque,
+semble aider sa marche. Les monumens antiques où l'on voit Vénus
+représentée avec la conque, sont très-rares: le plus remarquable est un
+marbre du palais _Mattei_ à Rome, représentant deux tritons élevant une
+conque, où repose Vénus. C'est ainsi que la représente Lucien dans le
+dialogue de _Zephyrus_ et de _Notus_. Les coquilles ont été consacrées
+à Vénus; et Plaute fait allusion à cet usage, en recommandant, assez
+plaisamment, deux jeunes filles à la Déesse (_Rud. III, 3, 43_). Tibulle
+invoque Cypris traînée dans sa conque (_III. Ell. III, 34_); les poètes
+qui l'ont suivi ont adopté la même figure. Cette peinture, trouvée à
+_Civita_, faisait partie de la vue d'un petit jardin, circonstance qui
+rappelle encore que les jardins étaient sous la protection de la reine
+des Amours, et que son image y était consacrée.
+
+Hauteur, 1 P. 9 p°. 10 lig.--Largeur, 2 P. 6 p°.
+
+
+
+PLANCHE XVII.
+(_V, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+On reconnaît, dans ce tableau, Hercule étouffant de ses bras vigoureux
+le lion redoutable de la forêt de Némée. Ses cheveux sont bruns et sa
+carnation bronzée; mais ses traits annoncent la jeunesse. Quoique cette
+circonstance puisse s'appliquer l'aventure du lion Cithéronien, il
+est cependant plus vraisemblable que le sujet de cette peinture est la
+victoire d'Hercule sur le lion Néméen. Le monstre était invulnérable,
+et le fils de Jupiter abandonna ses armes pour l'étouffer dans ses bras:
+cette particularité est exprimée dans la peinture par le groupe des
+armes du Héros, jetées à terre. Plusieurs médailles et pierres gravées
+qui représentent Hercule étouffant le lion, nous l'offrent nu et
+imberbe, tel qu'on le voit ici. Des arbres et des rochers où l'on
+remarque une caverne, forment le fond du tableau; sa dégradation permet
+peu de distinguer quelle est l'espèce de draperie groupée sur le premier
+plan, avec la massue, l'arc et le carquois rempli de flèches.
+
+Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.--Largeur, 2 P. 4 p°. 5 lig.
+
+
+
+PLANCHE XVIII.
+(_VI, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Cette peinture, trouvée dans les fouilles de _Portici_, se fait admirer
+par l'esprit de la composition et l'agrément de l'exécution; elle
+représente l'aventure d'_Hylas_. Le favori d'_Hercule_ s'en vint puiser
+de l'eau à la source du fleuve Ascagne en Mysie; les Nymphes de
+la fontaine, éprises de la beauté du jeune garçon, le saisirent et
+l'enlevèrent. Théocrite a conservé les noms de ces Nymphes téméraires
+(_Id. XIII, v. 45_): _Eunica, Malis_ et _Nycheia_, dont le regard brille
+comme le printemps. Hercule, désolé, courut tout le bois en criant
+Hylas! mais en vain; Hylas ne reparut point: de-là le proverbe grec,
+_crier Hylas_. Hercule, occupé à chercher son favori, fut laissé par les
+Argonautes qu'il accompagnait dans leur expédition. Depuis les habitans
+firent tous les ans un sacrifice à la fontaine; le prêtre criait trois
+fois Hylas, et l'écho lui répondait. La Nymphe accroupie, qui saisit le
+jeune homme par les cheveux, est d'un dessin élégant et gracieux; ses
+compagnes semblent, en la regardant, prendre ses avis pour ne point
+laisser échapper le beau garçon, qui étend en vain les bras comme pour
+se sauver la nage. Le fond du tableau est occupé par une épaisse forêt;
+l'altération qu'il a subie empêche de reconnaître une figure éloignée
+de la scène, et qu' sa forte proportion on peut imaginer être le héros
+_Cius_, qui seul entendit les cris d'Hylas, qui apporta la nouvelle
+de sa perte à Hercule, et qui, abandonné comme lui par les Argonautes,
+devint le fondateur de la ville de Cios en Mysie.
+
+Hauteur, 1 P. 6 p°.--Largeur, 2 P. 11 p°. 3 lig.
+
+
+
+PLANCHE XIX.
+(_VII, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Il est à regretter que cette peinture, trouvée _Civita_, en 1761, ait
+souffert de grandes altérations. La belle pose des figures, et sur-tout
+l'excellence du coloris et l'extrême délicatesse avec laquelle les nus
+sont traités, en font un morceau très-précieux. Le fond représente la
+mer et des rochers; de l'un d'eux on voit descendre Andromède, fille de
+l'orgueilleuse Cassiope, qui excita le courroux de Neptune en se vantant
+d'être plus belle que les Néréides. Le vaillant Persée vient de délivrer
+la princesse du monstre horrible auquel elle était exposée. Elle est à
+demi-couverte d'une longue draperie d'un bleu très-clair, arrêtée sur
+son épaule gauche; ses deux bras nus, son sein, une partie de son corps
+et ses pieds, annoncent, dans leurs formes délicates et légères, la plus
+tendre jeunesse; un bracelet d'or est à son bras droit; son bras gauche
+élevé est soutenu par la main du Héros; l'expression de sa tête est
+languissante, et son regard fixé sur son libérateur; ses cheveux blonds
+sont retenus sur sa tête par un ruban. Une carnation plus mâle anime
+les formes robustes, mais élégantes, du fils de Danaé; son air calme et
+sévère annonce un Héros victorieux; toute son attention paraît employée
+à soutenir la princesse et à la garantir des écueils. Il a, pour
+tout vêtement, la chlamyde agraffée sur la poitrine et retombant par
+derrière: il est difficile de distinguer l'objet attaché sur son dos par
+un cordon; on peut, cependant, supposer que c'est le casque de Pluton,
+qui rendait invisibles ceux qui le portaient sur la tête, et à l'aide
+duquel Persée put s'approcher des Gorgones. De la main gauche, le Héros
+tient l'arme dite _harpé_ de sa forme recourbée, et qui ressemble assez
+ici à une petite hallebarde; à son côté gauche, et comme cachée sous
+sa draperie, on voit suspendue la tête redoutable de la Gorgone, qui
+pétrifiait ceux qui la regardaient, et dont le secours l'a servi contre
+le monstre. La dégradation de la peinture ne permet pas de voir les
+pieds de Persée, garnis, sans doute comme ceux de Mercure, de la
+chaussure aîlée, ni le monstre qu'il a vaincu. Sur le rivage est un
+objet peu visible, et que des cordons peuvent faire soupçonner pour être
+le sac où Persée portait la tête de Méduse, suivant Hésiode. (_Scut.
+v. 220 et suiv._) Deux Nymphes assises sur un rocher, et dont l'une,
+couronnée de roseaux, se montre de profil, paraissent prendre intérêt à
+la scène.
+
+SUJET PRINCIPAL.--Hauteur, 1 P. 1 p°. 8 lig.--Largeur, 1 P. 10 lig.
+
+
+
+PLANCHE XX.
+(_XXI, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+A l'ombre d'un grand arbre et sur un bloc de pierre, repose un jeune
+homme appuyé sur le bras gauche, et tenant le bras droit replié sur la
+tête; il porte une espèce de bonnet sans bord (_pileus_); la chlamyde
+rouge qui le laisse entièrement nu, les brodequins bleus qui forment
+sa chaussure, appartiennent à l'habit de chasse (_Oppianus I, 109 et
+Nemesianus, Cyneg. v. 90_); la lance et le chien vigilant désignent
+sur-tout un chasseur, et peuvent faire reconnaître dans celui-ci le bel
+Endymion endormi, comme on le voit dans le bas-relief du Capitole. Nous
+avons déjà parlé de ce célèbre favori de Sélène au _n°. XXXIV_ de notre
+second volume.
+
+La planche inférieure représente quelques vases d'airain; l'instrument
+dressé contre le petit autel, est le _colum_ dont on se servait pour
+mêler la neige avec le vin.
+
+SUJET PRINCIPAL--Hauteur, 1 P.--Largeur, 1 P. 1 p°. 8 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXI.
+(_XXIV, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Cette Danseuse paraît désignée, parle disque couleur d'argent qu'elle
+soutient de la main gauche, pour être une _Cernophore_. Le mouvement
+forcé de la jambe droite paraît convenir à la danse décrite par Pollux
+sous le nom de _bibasis (IV, 102)_; c'était une danse lacédémonienne où
+l'on devait, dans des sauts vifs et pressés, battre du talon les formes
+que découvre notre Danseuse. C'est encore dans l'attitude où elle se
+présente, que le scoliaste d'Aristophane (_in Vesp. 1483_) peint une
+femme exécutant une autre sorte de danse, dite l'_eclactisma_; mais,
+dans cette danse, l'effort demandait plus de souplesse, le talon devait
+frapper l'épaule (_Poll, ibid._) Notre personnage rappelle encore les
+courtisannes admises dans les fêtes voluptueuses; un voile léger et
+transparent, d'une couleur incertaine, entre le bleu et le blanc, retenu
+d'un côté sur son bras, de l'autre, soutenu par les doigts de sa main
+droite étendue avec grâce, cache à peine quelques-uns de ses charmes.
+Les plis qui refluent à l'extrémité de la draperie indiquent la vivacité
+du mouvement, et s'ils menacent de venir cacher quelques beautés,
+ce sera pour en découvrir de nouvelles. Cette peinture fut trouvée à
+_Civita_, en 1761.
+
+Hauteur, 1 P. 10 p°. 6 lig.--Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXII.
+(_XXVIII, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Dans le volume précédent, nous avons eu occasion de parler de
+l'infortune d'Ariadne; cette peinture semble nous offrir son apothéose:
+«Montons ensemble au-ciel, dit Bacchus; tu partages ma couche, partage
+aussi mes titres; ne sois plus Ariadne; sois _Libera». (OVID. Fast. III,
+510.)_ C'est, en effet, sous ce nom qu'Ariadne était adorée chez les
+Romains; elle porte ici sur ses cheveux blonds une coiffe ou _mitra_
+relevée sur le devant en forme de diadême, qui se retrouve dans les
+médailles de _Libera_; parée de pendans en forme de poire, de bracelets
+et d'une chaîne d'or, une main unie à celle de Bacchus, un bras levé
+au-dessus de sa tête, elle soutient entre ses doigts la draperie dont
+les plis, vivement agités par l'air, forment une ceinture et un voile
+qui couvre la partie inférieure de son corps, ne laissant à découvert
+que ses pieds dont le cothurne ou la chaussure est blanche. Cette figure
+est d'une légèreté charmante et semble monter comme une vapeur. Celle
+de Bacchus paraît moins heureuse; les cheveux déliés et couronnés de
+lierre, il porte le thyrse sur l'épaule; une peau passe en écharpe sur
+sa poitrine; sa draperie ondoyante est d'une couleur changeante,
+entre le vert et le jaune; ses traits et ses regards expriment le
+contentement; ceux d'Ariadne, la crainte et l'émotion.
+
+Cette peinture intéressante fut trouvée dans les fouilles de _Gragnano_,
+en 1761.
+
+Hauteur, 1 P. 10 p°. 6 lig.--Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXIII.
+(_XXXI, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+La planche qui précède celle-ci dans l'édition originale, représente
+deux personnages dans une attitude semblable à celle du jeune homme
+assis, et avec les mêmes attributs; on a cru les reconnaître tous les
+trois pour les _Cabires_. Ces Divinités, souvent confondues avec les
+Curètes et les Corybantes, ont une origine fort obscure; elles étaient
+sur-tout célèbres par les mystères de leur culte, et ces mystères
+paraissent avoir eu beaucoup de relation avec ceux de Cérès et de
+Bacchus. Bacchus lui-même ou Dionysus a été mis au nombre des Cabires.
+(_Nonnus, Dionys. XIV, 19._) Plusieurs auteurs font les Cabires fils
+de _Vulcain_ et de la nymphe _Cabira_; d'après cette origine, ils
+sont considérés comme les protecteurs des arts mécaniques; quelques
+Antiquaires leur donnent le marteau pour attribut distinctif; mais
+l'auteur cité nous offre un rapprochement avec notre peinture, en nous
+peignant un Cabire «élevant l'haste lemnienne (ou de Lemnos) fabriquée
+sur l'enclume de son père». (_Non. XXIX._) Le bonnet, la lance et la
+nudité peuvent donc, d'après plusieurs autorités, faire reconnaître les
+Cabires: c'est ainsi que Fabretti les a désignées dans trois personnages
+de la colonne Trajane (_Col. Traj. pag.75 et suiv._) Le disque ou l'écu
+(_scutum_) comme on le voit ici, convient encore à ces Divinités; ils
+s'en servaient dans leurs danses, selon le même Nonnus (_Dionys. XIII._)
+Denis d'Halicarnasse leur attribue aussi l'invention d'une danse armée
+qui, comme la pyrrhique, s'exécutait avec la lance et le bouclier. Quoi
+qu'il en soit, ces Divinités, confondues aussi quelquefois avec les
+Pénates, dont Enée introduisit le culte en Italie, étaient encore
+honorées comme protectrices de la maison; c'est peut-être ce que désigne
+ici l'attitude de la figure assise dans un repos parfait sur le socle ou
+soubassement d'un édifice. Cette peinture et les deux semblables furent
+trouvées ensemble à _Gragnano_, avec la figure de femme comprise dans
+cette même planche: la similitude de la pose pourrait faire soupçonner
+qu'elle a quelque rapport avec les autres. La couronne de lierre ou
+d'autres feuilles; le _tympanum_ avec une image sacrée, désignent
+particulièrement une Bacchante ou une initiée; mais le rapport des
+Corybantes et des Cabires avec Bacchus, ainsi que nous l'avons observé;
+la confusion de leurs mystères et de ceux de Cybèle, leur patronne, avec
+les orgies dionysiaques, peuvent donner raison de cette réunion.
+
+CHAQUE SUJET.--Hauteur, 1 P. 10 p°. 4 lig.--Largeur, 1 P. 2 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXIV.
+(_XXXII, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Une Bacchante semble se défendre, dans cette peinture, contre la
+violence d'un jeune homme; c'est ainsi qu'Euripide peint les Bacchantes,
+armées du thyrse, frappant ceux qui voulaient les saisir pour les
+conduire à Penthée. (_Bacch. v_. 761.) Le même poète nous apprend
+qu'au milieu de l'agitation et de la fureur des orgies, elles savaient
+conserver leur honneur. Dans leur origine, sans doute, les mystères
+avaient quelque chose d'assez auguste pour contenir la frénésie dans les
+bornes de la pudeur; mais la licence est la fille de l'ivresse, et la
+religion servit bientôt de voile à la dissolution la plus effrénée.
+Lycophron désigne une femme perdue sous le nom de _Bassaras_ une
+Bacchante. (_V_. 143, 711 _et_ 1393). Les orgies interdites à Rome
+par un décret du Sénat, et célébrées avec tant d'impudeur sous les
+Empereurs, témoignent peu en faveur de la retenue des initiées. Cette
+Bacchante rappelle, par son mouvement et par le jeu de sa draperie, la
+Danseuse du _n°. XXI_. L'action du jeune homme indique aussi la
+danse, et l'on peut voir, dans ce groupe, une action simulée par des
+personnages bachiques. Cette peinture sur un fond jaune, trouvée dans
+les fouilles de _Civita_, a souffert quelque altération; elle est d'un
+très-bon coloris; la Bacchante est peinte sur-tout avec beaucoup de
+délicatesse.
+
+Dans le second tableau (_pl. IV, t. IV de l'édit. roy._) on voit une
+joueuse de cithare, peinte capricieusement sur un fond obscur; sa
+draperie légère, d'une couleur changeante, entre le vert et le rouge,
+voltige agitée par l'air; à demi-nue, les cheveux épars et couronnés
+de lierre, elle touche avec délicatesse les cordes de l'instrument, et
+rappelle, suivant des observations précédentes, les courtisannes admises
+dans les fêtes.
+
+1er SUJET.--Hauteur, 1 P. 3 p°. 9 lig.--Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.
+2e SUJET.--Hauteur, 6 p°. 7 lig.--Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXV.
+(XXXIII, t. IV de l'Edition royale.)_
+
+
+L'habillement et les masques désignent ces trois figures pour des
+personnages comiques. Pline fait mention d'un peintre qui se rendait
+célèbre par des tableaux de ce genre, _Caladès_ ou _Calacès_. Dans cette
+scène, on voit un esclave ou valet faisant un geste injurieux à deux
+femmes; son vêtement désigne sa condition et son caractère; il est
+composé d'un manteau jaune, d'un habit court de même couleur, avec des
+rayes blanches en travers, et d'un petit corset blanc (_somation_) que
+Pollux donne aux histrions (_II, 235_). Le geste de ce valet désignait,
+chez les Romains et chez les Grecs, le même genre de moquerie qu'il
+exprime parmi nous. Des deux femmes, la plus jeune, celle qui se cache
+une partie de la figure avec la main, porte une tunique bleue et un
+manteau blanc. L'autre femme, qui fait un rôle de nourrice et peut-être
+un rôle moins honnête, porte une pièce blanche sur la poitrine; la
+coiffe et le reste de l'habillement est rouge, couleur appartenant,
+selon Pollux (_IV, 120_) à une profession qu'on ne peut mieux désigner
+qu'en taisant son nom. Les trois masques de la frise sont des
+masques tragiques; celui du milieu, orné de pendans, et colorié avec
+délicatesse, paraît destiné à un rôle de femme.
+
+SUJET PRINCIPAL.--Hauteur, 1 P. 4 p°. 4 lig.--Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXVI.
+(_XXXIV, t. IV de l'Edition royale._)
+
+
+Cette peinture, trouvée avec la précédente dans les fouilles de
+_Portici_, représente, comme elle, une scène comique. Le personnage
+debout, appuyé sur son bâton, porte le masque peu gracieux, décrit par
+Pollux sous le nom de _Sphenopogon_; chauve, le sourcil élevé et la
+barbe en touffe pointue, il est vêtu de blanc, costume affecté aux
+vieillards de la comédie, suivant un usage très-antique: la manche, qui
+paraît appartenir à l'habit de dessous, est jaune; cette même teinte
+se remarque sur les jambes, mais on peut croire que c'est l'effet de
+l'altération de la couleur. On ne sait pas que les anciens aient
+connu l'usage d'une chaussure étroite, telle que sont nos bas; on sait
+seulement que les gens infirmes et délicats y suppléaient par des bandes
+spirales dont on ne voit ici aucune trace. On voit d'ailleurs que le
+vieillard a les pieds nus, renfermés dans des sandales. Des autres
+personnages, tous deux assis, l'un joue des deux flûtes; couronné de
+feuillage, il porte le riche habit qui paraît commun aux _Tibicines_ et
+aux _Citharèdes_; la tunique de dessous est jaune, à en juger par les
+manches; le manteau ou la _palla_ est rouge; on y remarque une longue
+pièce rapportée, couleur de pourpre et brochée d'or; cette pièce est
+ce que les anciens appelaient _clavus_ et _patagium_, ornement le plus
+recherché des tuniques, et en usage dans les habits de théâtre. L'autre
+personnage, dont le masque très-chargé exprime le rire, vêtu de
+blanc comme l'histrion du tableau précédent, paraît chanter avec
+l'accompagnement; la couronne qu'il porte favorise encore cette
+conjecture. On distingue mal l'objet qui est à ses pieds. L'intention
+générale du tableau peut se rapporter à l'intermède dans lequel le
+joueur de flûte venait amuser les spectateurs pour remplir le vide de la
+scène; d'autres ont cru y voir le retour imprévu du maître qui surprend
+ses serviteurs à se divertir: mais le riche habit du joueur de flûte
+paraît s'opposer à cette explication.
+
+La frise contient quatre masques; les deux premiers sont tragiques; le
+troisième est comique, et le quatrième, bien qu'il exprime les pleurs,
+nous paraît appartenir au même genre.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°. 4 lig.--Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXVII.
+(_XXXIX, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Le fond de ce tableau, très-altéré, semble représenter la partie du
+théâtre où s'exerçaient les acteurs, appelée _choragium_. L'homme assis
+sur un siége recouvert d'une draperie rouge, bordée de bleu, paraît
+absorbé dans une profonde méditation. Une tunique à manches courtes,
+de couleur grise, et un _pallium_ jaune, forment son vêtement. On peut
+reconnaître en lui le poète ou le directeur de la scène; le personnage
+qui est entièrement effacé, vient poser près de lui une petite armoire
+ouverte, à deux battans, et au fond de laquelle on remarque le dessin
+d'une petite figure; cette armoire rappelle celle qu'on avait coutume
+d'exposer à l'entrée du théâtre en guise d'annonce, où était représentée
+la figure du principal acteur, qui donnait son nom la pièce. La femme
+assise, dont la tête manque aussi, est élégamment drapée d'une tunique
+bleue et d'un voile rouge; elle tient sur ses genoux un masque comique,
+et présente à sa compagne un petit rouleau ou volume qui peut être le
+rôle qu'elle doit remplir.
+
+Hauteur, 1 P. 9 p°.--Larg. 1 P. 7 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXVIII.
+(_XL, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Ce fragment nous offre encore un sujet scénique. Un jeune homme debout,
+à demi-vêtu d'une draperie d'un blanc sale, porte un masque tragique,
+remarquable par une longue chevelure et l'élévation du front. Un autre
+personnage d'un âge moyen, négligemment drapé d'un manteau d'une
+couleur jaunâtre, est assis devant lui, et considère le masque avec une
+attention qui se peint également sur son visage et dans son attitude.
+On voit près de lui une espèce de chevalet, destiné, sans doute, à
+poser l'attirail du costume théâtral: il est probable que ce tableau
+représente des acteurs se préparant paraître sur la scène. La rudesse
+de leurs traits et la pauvreté de leur costume, rappellent ces histrions
+que Lucien nous dépeint, reprenant leurs viles dépouilles, après
+avoir brillé dans la pourpre royale et les riches vêtemens de Priam ou
+d'Agamemnon.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°. 10 lig.--Larg. 10 p°. 7 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXIX.
+(_XLI, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette peinture, trouvée à _Portici_ en 1761, est une des plus belles
+de la collection, et se fait remarquer par l'esprit et la sagesse de
+la composition, par la finesse du coloris, et sur-tout par l'heureux
+agencement des draperies. On a cru y voir un poète dictant son poëme
+à la Muse même de la tragédie, l'un des trois princes de la scène
+tragique, Eschyle, Sophocle ou Euripide. Les portraits antiques de ces
+deux derniers n'offraient aucune ressemblance avec le personnage du
+tableau; celui d'Eschyle, qui n'est pas assez connu, n'éloignait aucune
+application, et l'on s'était arrêté à l'idée que ce poète, qui éleva
+la tragédie à un grand degré de perfection, était ici l'objet d'une
+allégorie ingénieuse: cependant Eschyle, suivant le costume de son pays
+et de son siècle, aurait dû porter la barbe; d'un autre côté, il est
+bien plus simple de reconnaître, dans ce tableau, un sujet tout-à-fait
+du même genre que les précédens. La figure assise, le sceptre d'argent
+à fleuron d'or dans sa main droite, l'épée revêtue du fourreau dans sa
+gauche, ne sera qu'un acteur remplissant le rôle d'un roi. Une femme
+est près de lui; un genou en terre et l'autre élevé, elle trace des
+caractères sur une tablette dressée devant elle; sa tunique, retenue
+par une ceinture, laisse à découvert son épaule et son bras; ses cheveux
+sont relevés avec art sur le sommet de la tête; au-dessus de la tablette
+est un masque tragique: cette femme appartenant à la scène, est, à ce
+qui paraît probable, dans l'action d'écrire le titre de la tragédie
+qu'on va jouer, pour l'afficher à la porte du théâtre. Derrière elle
+est un jeune homme prêtant attention, et qui peut désigner un acteur
+secondaire, ou l'un des personnages composant la tragédie.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°..--Largeur, 1 P. 1 p°. 3 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXX.
+(_XLII, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Il est à regretter que cette peinture ait subi une grande altération;
+trouvée avec la précédente, elle en fait le pendant, et se fait
+remarquer par une touche délicate et un fini précieux. Le sujet est
+un concert, ou plutôt la répétition d'un concert qui se fait dans
+le _Choragium_. Cette explication se rapproche de celle des tableaux
+précédens; les personnages sont couronnés de fleurs et richement vêtus.
+La joueuse de cithare debout a son instrument attaché au bras avec
+un ruban, en sorte que le mouvement de ses deux mains est libre; elle
+touche les cordes avec beaucoup de grâce, et de l'archet et des doigts;
+le joueur de flûte a les joues resserrées par la bandelette, dite
+_capistrum_; on voit, sur le devant de sa tunique, cette même pièce de
+pourpre chamarée d'or, que nous avons remarquée dans la _planche XXVI_;
+le mouvement de ses pieds indique qu'ils marquent la mesure. Sur un
+siége, garni d'un riche coussin, est assise une belle femme, un genou
+passé sur l'autre, à demi-penchée, tenant un volume ouvert, où quelques
+lignes obscures indiquent des paroles ou des signes représentant les
+notes du chant; drapée avec élégance, son épaule reste à nu, ainsi
+que son bras; le double bracelet, les pendans d'oreille et la chaîne
+à fibules qui descend sur sa poitrine, sont d'or. Les deux figures
+d'hommes qu'on voit debout derrière elle, paraissent, par leurs
+couronnes de lierre, devoir faire partie du chœur, et prendre leur part
+au concert.
+
+Hauteur, 1 P. 3 p°.--Largeur, 1 P. 9 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXI.
+(_XLIII, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Des femmes occupées à leur toilette font le sujet de cet agréable
+tableau. Sachons gré au désir de plaire du soin de la parure; parmi nous
+et chez les anciens Romains, une aimable émulation a seule été l'aliment
+du goût; les Grecs ombrageux à l'excès, sur ces matières délicates,
+avaient des inspecteurs chargés de veiller, dans toutes les réunions,
+à la décence et à l'élégance des costumes; mais sans doute les
+_Gynéconomes_ ces agréables magistrats, avaient rarement occasion
+d'exercer leur censure. Le goût fixa ses modèles sous leur heureuse
+administration. La mode puise encore dans ce trésor intarissable;
+inconstante, légère, artificieuse, elle étale à nos yeux les richesses
+de l'antiquité, et, tous les jours rajeunie, nous paraît fraîche
+et nouvelle. Sur une table de forme élégante, repose un objet à
+demi-effacé, qui paraît être cette cassette précieuse renfermant tout
+l'arsenal féminin (_mundus muliebris_). Quelle autre qu'une initiée
+pourrait nombrer tous ces instrumens qui, sous des noms différens,
+servaient à l'art de la coiffure, et ces charmes auxiliaires qui
+variaient, au gré des amans, les couleurs d'une belle, ou le trompaient
+pour lui plaire! L'adroite esclave qui possédait les secrets de cet art,
+était la _Cosmetis_. Celle qui savait rendre les cheveux dociles, en
+faisant éclater en rosée quelques gouttes d'eau, était la _Psecas_. La
+suivante qui coiffe la jeune fille, paraît mériter ce nom; celle-ci
+est richement vêtue; sous son manteau bleu-céleste, passe une tunique
+couleur de laque, ornée d'une large broderie; ces garnitures étaient
+appelées _acupictœ_, peintes à l'aiguille; leur usage, comme nous
+l'avons déjà observé, semble être venu de la _Phrygie_. La belle femme
+assise avec gravité sur un siége magnifique, est parée avec beaucoup
+d'élégance; son voile qui descend de la tête, et qu'elle soutient entre
+ses doigts, est d'une couleur dorée. Son premier habit est d'un tissu
+blanc, dont la transparence laisse briller sa carnation délicate; son
+manteau est couleur de laque; d'un bras elle retient contre son sein une
+jeune fille, dont la draperie élégante est blanche et jaune. C'est sans
+doute une mère avec ses deux enfans: la noblesse d'un côté; de l'autre,
+la grâce et l'ingénuité désignent des personnages de distinction dans
+l'intérieur de leur palais.
+
+Hauteur, 1 P. 2 p°. 3 lig.--Largeur, 1 P. 1 p°. 2 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXII.
+(_XLIV, t. IV de l'Edition royale_).
+
+
+Le sujet de cette peinture est très-obscur, et son état de dégradation
+nous prive peut-être encore de quelques éclaircissemens. Un jeune homme
+nu, dont un bout de draperie indique la chlamyde héroïque, s'appuie
+sur un long bâton dans l'attitude d'un homme qui vient d'arriver et
+qui porte la parole. Il a pour chaussure des semelles lacées avec des
+cordons; la tête et l'épaule droite sont effacées. Un héros assis sur
+un trône, entièrement nu, une épée près de lui, l'écoute avec attention.
+Sur le côté et dans un plan séparé, on aperçoit la partie inférieure
+d'un cheval; le reste est dégradé. Le sujet du tableau paraît être un
+message qui a rapport l'histoire héroïque, et rappelle ou la députation
+des Etoliens à Méléagre, ou les supplications de Patrocle, engageant
+Achille à reprendre les armes, ou le message relatif à l'entrevue
+d'Etéocle et de Polynice, sans arguer, en faveur de cette opinion,
+du Sphinx qui sert d'ornement au trône, rapprochement beaucoup trop
+recherché pour en faire ici l'application. On sait que ces monstres de
+la fable étaient le soutien le plus ordinaire des bras de siéges; et
+celui qui paraît dans ce tableau, n'ayant pas la figure humaine, doit
+être envisagé plutôt comme un griffon ou comme une chimère, que comme un
+Sphinx.
+
+Hauteur, 1 P. 2 p°. 3 lig.--Largeur, 1 P. 1 p°. 2 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXIII.
+(_XLV, t. IV l'Edition royale_.)
+
+
+Ces trois bandes ou frises peintes sur un fond noir, faisaient partie
+d'une décoration d'architecture trouvée à _Civita_. Le culte de Bacchus,
+de Cérès et des autres Divinités subalternes, présidant aux travaux
+rustiques et à la reproduction constante de la nature, avaient, dans la
+religion des anciens, des rapports qui, souvent, en faisaient
+confondre les mystères et les cérémonies. C'est ce qu'on peut remarquer
+particulièrement dans la suite curieuse de figures que nous avons
+sous les yeux. Le principal caractère qu'on y saisit, est celui des
+processions bachiques et des fêtes dionysiaques. Les bornes, les
+colonnes, les Hermès ou Priapes placés de distance en distance, sont les
+emblêmes des campagnes et des jardins où l'on faisait des processions
+à certains jours de l'année; c'est aussi l'indication des stations
+religieuses et la représentation des Divinités, qui, sous différens
+noms, présidaient aux chemins (_Dii viales_). L'antique Hermès ou
+Mercure avait les mêmes attributs que Priape; on l'adorait comme Dieu de
+la génération sous le même emblême. (PAUSAN. _VI_, 26. ARTEMIDORE,
+_I, XLVII_.) Bacchus recevait les mêmes honneurs. Dans une médaille
+de Béger, on voit un Bacchus avec un Cippe, où est sculpté le signe
+ithyphallique; on en portait la représentation dans les pompes du Dieu,
+et elle tenait la principale place dans la ciste mystique. Dans notre
+peinture, on remarque d'abord un pasteur, indiqué par le _pedum_,
+traînant un bouc à l'autel par les cornes, suivant la description de
+Virgile (_Georg. II_, 395); vient une femme en habit _talaire_ portant
+une corbeille; un autre personnage est assis, couronné et tenant
+un thyrse; près d'une colonne, une femme debout et inclinée, prête
+attention à une prêtresse richement drapée, assise par terre et récitant
+une prière dans le rituel sacré; ensuite est un personnage avec le
+thyrse, un enfant tenant un vase et un plateau où l'on peut supposer
+des fruits; au milieu de ces figures, l'Hermès, objet du culte. Dans la
+seconde bande, un autre Hermès ou Priape, avec le roseau et un bonnet à
+deux pointes, paraît l'objet de la cérémonie; une vieille femme assise
+tient une branche; une jeune debout, un _flabellum_; d'autres figures
+portent le thyrse, un vase et une offrande. Le but de la cérémonie est
+plus déterminé dans la troisième frise; l'arbre, la colonne, la table
+de pierre, indiquent l'autel principal de la campagne; un prêtre
+majestueux, couronné du lierre avec ses corymbes, fait une libation. Le
+bouc est traîné à l'autel; deux canephores, une joueuse de flûte,
+une prêtresse tenant un roseau, avec une verge entourée d'un serpent,
+complètent la solemnité.
+
+CHAQUE FRISE: Hauteur, 4 p.º 7 lig.--Largeur, 2 P. 9 p.º
+
+
+
+PLANCHE XXXIV.
+(_LII, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Ce tableau, d'un goût fantasque, faisait encore partie d'une décoration.
+La scène paraît se passer devant une grotte et sur une rive favorable
+aux plaisirs du bain. Une grande voile suspendue à l'arbre qui s'élance
+du sommet d'un rocher, offre un abri contre les rayons du soleil.
+Des guirlandes de feuillage décorent la voûte, où l'on voit plusieurs
+statues, de grandeur inégale, posant sur des tables et sur des soutiens
+d'une autre espèce. Ce sont probablement les statues des divinités
+locales de ce rivage; leurs symboles se rapportent à cette explication:
+l'une d'elles a une corbeille et un bâton recourbé; un peu plus loin,
+on voit un _pedum_ et un thyrse; les bandelettes qui décorent l'arbre
+desséché et les deux colonnes, témoignent la piété des habitans. Le
+sujet principal du tableau paraît être la nymphe ou la jeune fille
+surprise par une Divinité champêtre. Son attitude exprime la pudeur et
+son embarras; à demi-nue, elle retient ses vêtemens sur ses genoux. Le
+Dieu, caractérisé par la couronne de roseaux, le _pedum_ et une peau de
+panthère, semble la supplier: on peut le considérer avec ces attributs,
+comme le Dieu du fleuve, ou plutôt comme un Sylvan, divinité rustique de
+la contrée.
+
+Hauteur, 7 p.º--Largeur, 9 p°.
+
+
+
+PLANCHE XXXV.
+(_LV, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Ces petites figures gracieuses, renfermées dans leurs câdres par
+compartimens et d'autres semblables, décoraient les parois d'une salle
+découverte dans les fouilles de _Gragnano_, en 1759. Leur disposition et
+les ornemens accessoires imitaient l'ensemble d'un pavé en mosaïque; cet
+art précieux qui, peut-être, a précédé la peinture, lui a souvent fourni
+des modèles: on peut en juger par le rapport qu'on trouve entre les
+ouvrages en mosaïques et des peintures du genre de la décoration. C'est
+ainsi qu'une mosaïque, d'une délicatesse exquise, conservée au Musée
+royal de _Portici_, s'est trouvée répétée dans une peinture qui en
+offre la copie exacte. Les enfans aîlés et les nymphes qu'on voit
+ici, disposés alternativement, et qui font le sujet de la plupart des
+mosaïques, dans les tombeaux, les thermes, les salles triclinaires et
+les basiliques, peuvent être considérés comme les génies des Divinités
+qui s'intéressent à l'existence des mortels. Le plus souvent ces génies
+font allusion aux mystères de Bacchus, au culte de Vénus, et à la
+recherche de toutes sortes de voluptés. Ici, l'un des enfans tient
+un sceptre, ou peut-être le fût d'un flambeau; un autre une lyre; le
+troisième paraît figurer une danse. La première nymphe tient l'oiseau de
+Junon; la seconde un écrin ouvert, et la dernière une sorte de feuille
+servant d'aspersoir ou d'éventail.
+
+Hauteur, 1 P. 6 p°. 10 lig.--Largeur, 2 P. 3 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXVI.
+(_LXI, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette peinture, très-altérée, nous offre une scène semblable à celle
+d'Andromède, délivrée par Persée (_voy. planche XIX de ce volume_); mais
+les caractères du Héros libérateur paraissent mieux convenir à Hercule
+délivrant Hésione, la fille du parjure Laomédon. Les rochers escarpés,
+les arbres dépouillés rendent le rivage affreux; la princesse est
+attachée les bras étendus; son libérateur s'avance dans les flots, prêt
+à frapper le monstre de sa massue. Cette femme qui s'enfuit, est sans
+doute l'une des compagnes de la belle Troyenne, effrayée l'aspect du
+monstre suscité par Neptune; peu rassurée dans sa terreur par le secours
+du Héros, elle jette sur son amie un regard douloureux comme un dernier
+adieu.
+
+Hauteur, 11 p°. 4 lig.--Largeur, 1 P. 2 p°. 4 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXVII.
+(_LXII, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+Le tableau précédent a paru nous offrir l'aventure d'Hésione; celui-ci
+appartient à la même histoire. Il représente ce qui s'était passé
+auparavant, et il nous retrace le péril de la princesse, comme l'autre
+nous en a montré la délivrance. Le fond de la scène représente les murs
+de Troie; derrière s'élève le mont Ida. La princesse nue est conduite
+à la mer par une matrone, sa mère ou sa nourrice. Hercule, armé de sa
+massue, lui promet son secours. Télamon, compagnon du Héros dans cette
+entreprise, s'avance chargé d'un bloc énorme, prêt à écraser le monstre
+qui paraît sur les flots. Le paysage est peint avec vérité; les figures,
+d'un coloris incertain, ne paraissent qu'ébauchées.
+
+Hauteur, 11 p°.--Largeur, 10 p°. 8 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXVIII.
+(_LXIII, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+On ne connaît point de monument antique qui représente l'aventure
+de Dédale et d'Icare avec autant de précision qu'on le voit ici.
+L'imprudent jeune homme est étendu sur le rivage de la mer, laquelle il
+a donné son nom; l'une de ses aîles détachées est à ses pieds; son père
+le regarde avec douleur en planant dans les airs. Un personnage demi-nu,
+assis sur un rocher et tenant un long roseau, rappelle ce pêcheur dont
+Ovide peint avec élégance l'étonnement naïf (_liv. VIII, v. 217_.) On
+voit en mer une barque avec deux rameurs; sur un rocher s'élève un
+petit monument ressemblant à un temple _monoptère_: il fait, sans doute,
+allusion à ces monumens qui ornaient, dans les temps anciens, les lieux
+élevés, et qui étaient consacrés assez ordinairement à Diane, à
+Mercure, à Vénus, à Pan et à Bacchus. Le masque pourrait annoncer plus
+particulièrement le culte de ce Dieu.
+
+Hauteur, 1 P.--Largeur, 11 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XXXIX.
+(_LX, t. IV de l'Edition royale_.)
+
+
+La figure élégante tenant un volume déroulé, est extraite d'une
+décoration d'un style capricieux. Appuyée contre la porte d'un temple et
+sous un vestibule, on peut la considérer comme une prêtresse lisant une
+formule sacrée, ou étudiant un hymne.
+
+Le second sujet représente une caricature qu'on applique facilement à un
+tableau de l'_Enéide;_ c'est Enée portant son père Anchise, tenant par
+la main le petit Ascagne, et regardant avec inquiétude si Créüse le
+suit. Des têtes et des pieds de singe caractérisent ces sortes de
+figures grotesques; c'est de-là que Martial les a nommées _Cercopitheci_,
+singes longues queues; et Pline, _Cynocephali_, singes têtes de chien.
+Virgile eut ses détracteurs, et parmi ceux dont les noms se sont
+attachés à celui de ce grand poète pour arriver jusqu'à nous, on cite le
+peintre Carvilius, qui écrivit l'_Æneidomastix_, le fouet de l'Enéide.
+Ce tableau bizarre prouve que tous les siècles ont leurs mauvais
+plaisans; on y trouve l'esprit goguenard des caricatures modernes et des
+poëmes travestis.
+
+Hauteur, 9 p°.--Largeur, 7 p°.
+
+
+
+PLANCHE XL.
+(_I, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Pour ne point interrompre l'ordre que nous avons adopté, nous continuons
+ce volume par les peintures extraites du VIIe volume de l'édition
+royale.
+
+Celle-ci est une des plus belles et des plus importantes de celles
+recueillies dans le Musée de _Portici_. Une femme élégamment drapée
+d'un manteau violet et d'une tunique jaune transparente, est assise à
+l'entrée d'un temple, devant l'Hermès d'un Bacchus, qu'elle fixe avec
+attention pour le peindre. D'une main, elle tient une tablette; de
+l'autre, le pinceau qu'elle trempe dans sa boîte couleurs, posée sur
+un tronçon de colonne. Cette boîte paraît conforme à celle décrite par
+Varron (_R. R. III, 17_), divisée en petites cases, où sont distribuées
+les couleurs ou les cires coloriées. On sait que les anciens avaient
+deux manières de préparer les couleurs; l'une, en les délayant dans
+l'eau avec de la colle ou de la gomme; l'autre, en les mêlant dans de la
+cire liquéfiée au feu, et c'est cette manière qu'on nommait encaustique.
+Selon le témoignage de Pline (_XXXV, 11, sect. 41_) on connaissait trois
+manières différentes de peindre dans l'antiquité, qui se réduisaient
+cependant toutes l'encaustique et à la gouache vernissée avec de la
+cire. On n'en connut point d'autre jusqu'à la découverte précieuse de
+la peinture à l'huile, qui, dans le 15e siècle, rendit le nom de
+Jean-de-Bruges immortel. L'enfant qui place un tableau au pied de
+l'Hermès, rappelle l'usage où étaient les peintres d'employer les enfans
+à les servir et à broyer les couleurs. Deux femmes retirées derrière une
+colonne, semblent observer l'artiste en secret; l'une d'elles, tenant
+une feuille ou un éventail, soigneusement enveloppée dans ses draperies,
+est peut-être une convalescente qui a demandé un tableau votif. Nous
+avons reconnu un Bacchus dans l'Hermès, au long bâton ou thyrse, et au
+canthare qu'il tient à la main. Comme Bacchus Indien, il est drapé et
+porte la barbe; cette dernière distinction peut désigner également le
+Bacchus _Brisœus_ ou le Bacchus _Hébon_, adoré dans la Campanie, et
+dont l'image peut, avec vraisemblance, se trouver à Pompéia, où cette
+peinture fut découverte. Parmi les femmes qui se distinguèrent dans la
+peinture, Pline fait mention de _Lala_ de Cyzique, qui peignit à Rome
+et Naples, également habile à manier le pinceau et le stylet, et qui
+surpassa les peintres de portraits les plus renommés de son temps, par
+la rapidité de l'exécution. Ce mérite devait compter pour beaucoup dans
+l'emploi de l'encaustique, et donner aux artistes un grand avantage sur
+leurs rivaux. On pourrait, sans trop d'invraisemblance, voir dans notre
+tableau cette femme célèbre.
+
+Hauteur, 1 P. 2 p°.--Largeur, 1 P.
+
+
+
+PLANCHE XLI.
+(_II, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+L'artiste a réuni dans cette peinture, trouvée Pompéia avec la
+précédente, la Muse de l'Astronomie et la Déesse qui préside aux
+sciences et aux arts. Debout contre un pilastre, Uranie indique avec
+la verge (_radius_) une sphère céleste où sont figurés les signes du
+Zodiaque; on distingue le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer,
+le Lion et la Vierge. Minerve assise, appuyée du bras gauche sur son
+bouclier, la tête couverte d'un casque d'acier orné de plumes, l'égide
+sur la poitrine et armée de sa lance, semble écouter la Muse avec
+attention. Ce tableau précieux par son exécution, l'est encore en ce
+qu'il décide la question qui s'est élevée entre les érudits, si les
+anciens, avant les Antonins, avaient des globes célestes avec les
+figures du Zodiaque; il confirme l'opinion qui s'appuyait en faveur de
+l'antiquité de cet usage, d'un passage du poète Alexis (_Athen. II, 18,
+_pag. 60_) qui, dans la description d'un festin, dit d'un plat en forme
+de demi-globe céleste, qu'on y voyait représenté ce que le ciel a de
+plus beau, des poissons, des chevreaux, un scorpion, etc. Petrone
+fait la description d'un plat semblable dans le festin de Trimalchion
+(_XXXV_). Ces sortes de plats, en forme d'hémisphère, se nommaient
+_poli_, et il est naturel de croire qu'ils ne tenaient ce nom que de
+leurs ornemens empruntés des sphères célestes.
+
+Hauteur, 10 p°. 8 lig.--Larg. 8 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XLII.
+(_VI, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Les amours de Mars et de Vénus font le sujet d'un grand nombre de
+monumens antiques. Ici, par une fantaisie pittoresque, les figures
+paraissent portées dans les airs. Le Dieu, vêtu de la chlamyde, n'a de
+son armure que le casque ombragé d'un panache; un Amour, volant à
+ses côtés, porte son glaive en triomphe. Cythérée tient d'une main un
+éventail, et de l'autre soutient un voile qui s'élève au-dessus de sa
+tête, enflé par l'air. Elle est parée d'un collier, de bracelets d'or
+et de cercles d'or au bas des jambes (_periscelides_). Un autre Amour,
+tenant d'une seule main son arc et ses flèches, comme un vainqueur qui
+n'a plus besoin de ses armes, vole près de Vénus, et semble sourire avec
+malignité à l'union qui est son ouvrage.
+
+Hauteur, 1 P. 5 p°. 6 lig.--Larg. 1 P. 1 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XLIII.
+(_XXII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette Muse agréablement peinte sur un fond blanc, couronnée de lauriers,
+le manteau d'une couleur changeante entre le vert et le rouge, les
+poignets ornés de bracelets, porte pour attributs la massue et un
+masque d'Hercule jeune, coiffé de la peau du lion. La massue donnée pour
+attribut à la Muse tragique, est regardée comme faisant, en général,
+allusion aux Héros des temps les plus reculés. Le masque, ici, semble
+confirmer l'opinion qu'elle est plus particulièrement relative au fils
+de Jupiter, dont les actions merveilleuses fournissaient aux tragiques
+un grand nombre de sujets toujours applaudis. Les anciens n'ont souvent
+donné aux images de leurs divinités qu'une partie de leurs attributs,
+quand, par-là, elles se trouvaient assez clairement caractérisées. Parmi
+les images certaines de la Muse tragique, celles chaussées du cothurne
+sont très-rares; cependant, la privation de ce principal attribut de
+la tragédie a, ici, donné lieu à une conjecture qui pourrait être plus
+ingénieuse que vraie, quoique fondée sur des remarques curieuses: on
+a pensé que le peintre avait eu l'intention, de donner à la Muse un
+caractère mixte, en faisant allusion aux tragi-comédies dont Hercule
+même était le Héros. Les anciens, en effet, lui donnaient deux
+caractères, l'un sérieux, comme dans les _Trachinies_ de Sophocle, dans
+l'Hercule furieux, et dans l'Hercule _Œteus_ d'Euripide; l'autre gai
+ou satyrique, comme dans l'Alceste de ce même poète. Dans les
+comi-tragédies inventées par Rhinton de Tarente, cité par Athénée (_liv.
+III, pag. 3_), les Dieux même paraissaient en bouffons: de ce genre est
+l'Amphytrion de Plaute, qui, peut-être, n'est qu'une traduction ou une
+imitation de Rhinton. Ce caractère d'Hercule bouffon, était du reste
+tellement décidé, que les auteurs comiques s'en emparaient très-souvent:
+ils en ont fait un personnage vorace et toujours affamé, fugitif et
+battu, comme dit Aristophane dans _la Paix_ (_v. 740 et suiv._). Le
+Scholiaste du poète remarque que Cratinus donnait le même caractère à
+Hercule dans ses comédies, et qu'Aristophane le reproduit ainsi dans
+_les Oiseaux_ (_v. 1603 et suivans_), dans les _Guêpes_ (_v. 60_), et
+ailleurs. Enfin, sans rappeler les exploits qui valurent au Héros ce
+renom, et le firent appeler Buphage, il suffira de citer, pour dernier
+trait, le proverbe vulgaire dont on se servait pour presser les convives
+quand on les menaçait d'un glouton, _Hercule est notre hôte_.
+
+Hauteur, 1 P. 1 p°.--Largeur, 9 p°. 4 lig.
+
+
+
+PLANCHE XLIV.
+(_XXIV, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Après avoir présenté Hercule chez les poètes scéniques sous un caractère
+peu honorable, nous le voyons reparaître dans ce tableau comme l'un des
+bienfaiteurs de l'humanité, et méritant cette gloire immortelle qui a
+suivi son nom. Le Héros avec la peau de lion, armé de son arc et de ses
+flèches, déploie sa force dans une belle attitude, et fait tomber sous
+ses coups les oiseaux Stymphalides. Ces oiseaux de proie qui prirent le
+nom des marais qu'ils infestaient, étaient, suivant Pausanias (_VIII,
+22_) de la grandeur des grues, mais semblables aux ibis, ayant cependant
+le bec allongé et plus fort. C'est ainsi qu'ils sont représentés dans
+cette peinture et dans d'autres monumens; ils ressemblent encore
+par leur blancheur aux ibis qui ont les plumes blanches, excepté à
+l'extrémité des aîles et de la queue. D'autres Mythologistes en ont fait
+des autruches. La fable ajoutait que ces oiseaux redoutables avaient des
+plumes d'acier qu'ils décochaient comme des flèches. Le Dieu du fleuve,
+_Stymphalus_, couché sur le devant du tableau, sert encore à préciser le
+sujet.
+
+Hauteur, 3 P. 6 p°.--Largeur, 7 P. 4 p°.
+
+
+
+PLANCHE XLV.
+(_XXV, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Bacchus, assis sur un rocher, présente un vase à une panthère. L'animal
+familier a la peau blanche et semée de taches verdâtres; les pattes
+dressées sur les genoux du Dieu, il lèche le vase dont il ne peut
+atteindre la liqueur. Bacchus sourit en le regardant; le Dieu, les
+cheveux épars, tenant un long thyrse orné de feuillages et d'un ruban,
+est à demi-nu, comme on le voit le plus souvent; la draperie suspendue à
+son bras, est violette, et celle qui est rassemblée sur ses genoux, est
+rouge. Cette composition est pleine d'agrément.
+
+Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.--Largeur, 1 P. 3 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE XLVI.
+(_XXVIII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Le beau Narcisse, dans une attitude négligente et gracieuse, contemple
+son image dans le miroir d'une fontaine; il est couronné de fleurs; sa
+draperie qui a glissé sur le rocher, ne cache rien de la délicatesse de
+ses formes; il s'admire, et l'amour de lui-même le remplit d'une douce
+satisfaction, amour fatal, suivi d'un vain désir que Vénus ne connaît
+point et qu'elle ne peut récompenser! Déjà Cupidon désolé renverse
+son flambeau; le fils de Céphise va bientôt tomber desséché; une fleur
+funeste prendra sa place et son nom. Craignez, jeune amant, de faire
+respirer sa dangereuse vapeur à votre amante; mais si la mort vous ravit
+l'objet de vos amours, alors, seulement cueillez le narcisse, couvrez sa
+tombe de cette triste fleur, elle est consacrée aux tombeaux.
+
+Hauteur, 1 P. 9 lig.--Largeur, 1 P.
+
+
+
+PLANCHE XLVII.
+(_XXXI, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+La passion de Narcisse est exprimée, dans ce tableau, avec plus de
+vivacité encore que dans le précédent. Plaignez-le, jeunes beautés, si
+ce n'est point lui-même qu'il cherche dans son image. Ecoutez: Narcisse
+avait une sœur jumelle qu'il aimait uniquement; belle comme lui, une
+ressemblance parfaite semblait offrir le même modèle en deux êtres
+différent. Ils s'habillaient l'un comme l'autre, ils allaient ensemble
+à la chasse, ils ne se quittaient point. Narcisse perdit sa sœur;
+inconsolable, il s'arrêtait au bord des fontaines, et, trompé par sa
+propre image, il croyait revoir cette sœur adorée. S'il s'éloignait, son
+bonheur le fuyait; il ne voulut plus s'écarter de la rive enchanteresse;
+en vain Echo soupira pour lui; en vain l'Amour voulut, le rappeler dans
+son empire. Irrité, l'Amour renversa son flambeau, la vie du malheureux
+Narcisse s'éteignit avec la flamme de l'amour, et une lugubre fleur
+consacra la mémoire de sa triste aventure.
+
+Hauteur, 1 P. 9 p°.--Largeur, 1 P. 6 p°.
+
+
+
+PLANCHE XLVIII.
+(_XXXII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Dans un lieu sauvage, sous une roche couverte d'un épais feuillage,
+dort une Bacchante; on voit près d'elle son _tympanum;_ ses cheveux sont
+couronnés de lierre, et noués sur la tête avec un simple nœud. Un
+satyre insolent, habitant dangereux des montagnes, la surprend dans son
+sommeil, et, soulevant légèrement la draperie qui la couvrait, rend le
+spectateur complice de sa témérité. La couronne de feuilles de pin, que
+porte ce satyre, pourrait désigner le dieu Pan lui-même, que les poètes
+dépeignent, tel qu'on le voit ici.
+
+Hauteur, 1 P. 8 p°.--Largeur, 1 P. 4 p°.
+
+
+
+PLANCHE XLIX.
+(_XXXVII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Ces deux figures qui se détachent sur un fond jaune, forment un groupe
+agréable. Une Bacchante couronnée de pampres, élevant d'une main
+un cercle de bronze, présente l'autre main à un Faune qui la baise
+amoureusement. Une draperie violette en dehors et blanche en dedans,
+voltige autour d'elle, et la laisse à demi-nue. Le Faune, couronné de
+lierre, porte sur l'épaule un grand vase d'où sort une touffe de vigne
+et de feuillages. On rencontre dans d'autres monumens, des suivans de
+Bacchus avec ce même attribut. La peau grisâtre, déchiquetée sur
+les bords, sert encore à caractériser celui-ci. Sa figure est pleine
+d'expression; plus respectueux que nous n'avons vu précédemment ceux de
+son espèce, ce Faune retrace cette première soumission de l'amour qui
+craint d'effrayer celle dont il désire, dont il attend davantage. C'est
+ainsi que le peignirent Théocrite et Ovide: «Que je baise ta main, dit
+Polyphême à Galatée, si tu ne me permets un baiser sur tes lèvres. Le
+maître des Dieux, enlevant la belle Europe, couvre ses mains de baisers,
+dit Ovide; douceur dont il jouit en attendant le bonheur qu'il espère; à
+peine, à peine il contient son amour».
+
+Hauteur, 1 P. 8 p°. 6 lig.--Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.
+
+
+
+PLANCHE L.
+(_XLV, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Une femme debout, tenant une outre, verse du vin dans un vase à deux
+anses que lui présente un Silène assis. Ce personnage bachique est bien
+caractérisé par son embonpoint, son front chauve, sa longue barbe, et
+l'affaissement de son corps, effet de l'ivresse habituelle. Il porte
+un thyrse entouré de feuillages, et s'appuie du coude sur une espèce
+de corbeille, d'où sort une draperie verte qui vient retomber sur ses
+genoux. Cette corbeille est, sans doute, une ciste mystique, attribut
+qui convient Silène, maître des mystères de Bacchus. La femme n'a rien
+du caractère d'une Bacchante; la couleur verte de sa draperie semble
+désigner plus particulièrement une Nymphe: ces Divinités, nourrices de
+Bacchus, furent aussi ses compagnes, et cette union semble, dans un
+sens moral, rappeler que le vin doit être très-tempéré par l'eau. Cette
+peinture, trouvée à _Portici,_ est très-altérée, et les jambes des deux
+figures sont effacées.
+
+Hauteur, 1 P. 1 p°. 3 lig.--Larg. 11 p°. 5 lig.
+
+
+
+PLANCHE LI.
+(_L., t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Nous réunissons ici deux tableaux qui décoraient l'intérieur d'une même
+salle, dans une maison découverte à _Civita,_ tous deux précieux par
+la délicatesse avec laquelle ils sont traités, et par les sujets qu'ils
+représentent. Dans le premier, on voit réunis les trois inventeurs de
+la médecine; Apollon, symbole du soleil qui vivifie la nature, et
+qui dissipe, par ses rayons, les vapeurs malfaisantes, se montre dans
+l'attitude du repos, qui lui est si souvent attribuée; il s'appuie sur
+une longue lyre, posée sur la cortine qui rappelle ici l'union de la
+médecine et de la divination, toutes deux sœurs et filles d'Apollon,
+suivant Hippocrate (_epist. 2, ad Philopœm._) Vient ensuite le centaure
+Chiron, qui on attribue les premières connaissances en chirurgie et
+en botanique, s'appuyant sur un bâton, et tenant d'une main quelques
+simples. Esculape, inventeur de la médecine clinique, est assis, comme
+il est le plus souvent représenté; car c'est ainsi qu'on voit le médecin
+près du lit du malade. La barbe désigne ici l'âge de l'expérience plutôt
+que la vieillesse. Esculape porte le doigt sur la bouche, en signe de
+silence; la médecine réside dans les opérations et dans les remèdes, et
+non dans de vains discours; aussi Virgile l'appelle la science muette
+(_artes mutas. Æn. XII, 395_.) Près du Dieu, est une colonne sur
+laquelle est posé un trépied. C'est probablement l'emblême de la science
+des pronostics, partie si intéressante de la médecine clinique. Le fond
+du tableau, assez obscur, est occupé par des arbres et des rochers.
+
+L'autre peinture, qui a souffert quelque altération, nous offre quatre
+femmes occupées d'une cérémonie bachique.
+
+Chaque sujet.--Hauteur, 1 P. 4 lig.--Largeur, 1 P. 7 p°. 9 lig.
+
+
+
+PLANCHE LII.
+(_LI et XLVI, t. VIII de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette charmante figure est peinte avec autant de vérité que de
+délicatesse. Son attitude est pleine d'aisance, et le doigt entre les
+lèvres annonce la méditation ou la recherche d'un souvenir; ses cheveux
+blonds sont retenus dans un voile d'un rouge clair; une ample draperie
+de la même couleur, très-fine et transparente, l'enveloppe toute
+entière; par le bas, on voit passer l'habit de dessous, qui est d'une
+couleur verte. Les pieds nus, assise sur un siége de métal garni d'un
+coussin, avec un marche-pied, il semble, à l'élégante négligence de
+sa personne, que l'artiste ait voulu représenter une jeune femme à son
+lever; et l'on peut supposer que l'objet de la méditation qui l'occupe
+est la parure du jour. Si l'on voulait une explication plus recherchée,
+on se rappellerait que, chez les anciens, c'était une opinion reçue,
+accréditée par Pline (_XXVIII, 6_.) que les genoux croisés étaient
+un maléfice; il était défendu de paraître en cette attitude dans les
+conseils et dans les cérémonies religieuses; en faisant l'application de
+cette remarque, on verrait dans l'attention et la pose de ce personnage,
+une intention de malignité. Mais en écartant ces subtilités, on pourra
+dire, avec plus de vraisemblance, que cette figure représente Mnémosyne,
+la mère des Muses; l'attitude du recueillement, quelques ressemblances
+des figures de Polymnie, Muse de la mémoire; enfin, la conformité avec
+quelques statues anciennes qui ont la même pose, viennent à l'appui
+de cette opinion. Cette peinture vient des fouilles de _Civita_. La
+suivante, trouvée à Pompéia, nous offre un Faune couché par terre et
+buvant avec le vase dit _rhyton_; la forme de ce vase est empruntée
+d'une corne de bœuf dont on se servait primitivement. Quoique privé des
+attributs ordinaires de son espèce, ce Faune est caractérisé par ses
+traits rustiques, son nez relevé, son front étroit et ses cheveux
+touffus.
+
+1er. SUJET.--Hauteur, 1 P. 8 lig.--Largeur, 1 P. 6 p°. 2e.
+SUJET.--Hauteur, 10 p°. 4 lig.--Largeur, 1 P. 6 p°.
+
+
+
+PLANCHE LII.
+(_LII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette peinture représente deux femmes dans l'intérieur d'un appartement.
+Elles sont toutes les deux entièrement vêtues de blanc; celle qui est
+debout contre un appui où sont posées quelques bandelettes, et qui
+porte une coiffe sur la tête, paraît être une esclave qui parle à sa
+maîtresse. Celle-ci, assise sur un lit couvert d'une draperie verte,
+tenant d'une main un petit vase de métal, s'appuie de l'autre sur le
+lit; c'est une femme à son lever, se disposant à sa toilette; la tête
+détournée, elle semble exprimer le mécontentement. Il serait difficile
+de préciser cette scène; peut-être pourrait-on y reconnaître la Phèdre
+de Sénèque. La nourrice de la princesse l'annonce au chœur: «Inquiète,
+agitée, le sommeil a fui de ses yeux; la nuit a été troublée de ses
+gémissemens; se levant, retombant sur sa couche, faisant dénouer ses
+cheveux et les faisant rattacher, et toujours impatiente d'elle-même,
+Phèdre paraît sur son lit, rejetant avec dédain sa parure». C'est la
+scène qui se rapporterait à notre tableau. «Ecartez la pourpre et les
+habits tissus d'or; loin de moi l'éclat de la teinture de Tyr! que mon
+cou demeure privé de son collier, et mes oreilles des trésors de la
+mer Indienne, et que mes cheveux ne reçoivent point les parfums de
+l'Assyrie». Le poète romain a mis ce tableau sous les yeux; notre Racine
+le présente à l'esprit dans ces beaux vers:
+
+PHÈDRE.
+
+Que ces vains ornemens, que ces voiles me pèsent!
+Quelle importune main, en formant tous ces nœuds,
+A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux?
+Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.
+
+ŒNONE.
+
+Vous-même, condamnant vos injustes desseins,
+Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains.
+
+Hauteur, 1 P. 9 lig.--Larg. 1 P. 1 p°. 6 lig.
+
+
+
+PLANCHE LIV.
+(_LIII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Une mère amène son jeune enfant devant un philosophe ou précepteur, pour
+le faire instruire. Ce personnage assis porte les enseignes de la secte
+philosophique, à l'exception de la barbe. «Le bâton, _pallium,_ la barbe
+et l'épaule nue, voilà aujourd'hui, dit une épigramme de l'Anthologie,
+les marques distinctives de la science». La privation de la barbe
+peut faire reconnaître ici un grammairien dont les leçons sont plus
+convenables à l'âge de l'élève. Le maître tient à la main un _papyrus_.
+L'enfant en tient un également; son doigt élevé annonce l'attention
+qu'il prête à la leçon; près d'eux on remarque une cassette cylindrique
+ouverte (_scrinium_), où sont rangés plusieurs volumes.
+
+Hauteur, 11 p°.--Largeur, 9 p°.
+
+
+
+PLANCHE LV.
+(_LIV, LV, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Une femme assise sur un mur de pierres obscures et quarrées, touche
+les cordes d'une lyre d'or cinq cordes. La couronne de laurier semble
+désigner en elle une musicienne de profession. A l'imitation d'Apollon,
+et avec une négligence affectée, elle a laissé retomber une tresse
+de ses cheveux sur son épaule; sa tunique verte, retenue par trois
+agraffes, est recouverte d'un manteau d'une couleur changeante entre le
+rouge et le vert.
+
+Un jeune homme, dans une attitude semblable, lit avec attention un
+_papyrus_; sa draperie est de la même couleur. A l'imitation des
+philosophes, il a l'épaule droite découverte; c'est un usage que les
+jeunes Grecs suivaient quelquefois dans les écoles. Le peintre a, sans
+doute, voulu représenter un étudiant. Cette figure s'est trouvée, ainsi
+que la précédente, sur le mur d'une maison, à l'entrée de la ville
+antique de _Pompéia_. Ces deux peintures retracent le genre de fabrique
+employé dans les murailles de cette même ville.
+
+1er. SUJET.--Hauteur, 1 P.--Largeur, 8 p°.
+2e. SUJET.--Hauteur, 7 p°. 8 lig.--Largeur, 5 p°.
+
+
+
+PLANCHE LVI.
+(_LXIII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Dans ces deux fragmens semblables, on voit deux Athlètes armés
+de cestes, et portant, comme vainqueurs, des couronnes formées de
+bandelettes, de feuilles de chêne, et plus particulièrement de feuilles
+d'ache (_apium_); l'un d'eux tient, de plus, une branche de palmier et
+une autre couronne, où l'on remarque les bourrelets appelés _tori_. «La
+Grèce, dit la première épigramme de l'Anthologie, a quatre jeux et
+tous sacrés; deux sont pour des hommes et deux pour des dieux, Jupiter,
+Apollon, Palémon et Archemore: les prix sont l'olive, les pommes, l'ache
+et le pin». C'étaient les jeux olympiques, les pythiques, les isthmiques
+et les néméens. Il faut entendre par _pommes_, les baies du laurier
+consacré à Apollon. Ovide donne cependant aux vainqueurs des jeux
+pythiques, l'_æsculum_, sorte de chêne, dit _latifolium_ chez les
+Latins. Il paraît, d'ailleurs, que la couronne de feuilles de chêne
+était commune à tous les jeux; les autres feuilles les désignaient plus
+particulièrement; voilà pourquoi, sans doute, on voit ces différentes
+feuilles mêlées dans les couronnes de nos Athlètes. On sait encore, par
+les inscriptions et les médailles, que ces jeux ne se célébraient pas
+seulement dans la Grèce, et que, sous les mêmes noms, on les pratiquait
+dans des lieux spécialement désignés, et l'on pourrait tirer de notre
+peinture l'opinion, qu'ils étaient en usage à Pompéia, ou du-moins qu'on
+y connaissait d'autres jeux semblables institués en l'honneur des Héros
+et des Empereurs qui leur donnaient leur nom.
+
+1er. SUJET.--Hauteur, 1 P. 4 p°.--Largeur, 11 p°.
+2e. SUJET.--Hauteur, 1 P. 4 p°.--Largeur, 8 p°. 9 lig.
+
+
+
+PLANCHE LVII.
+(_LXV, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette peinture, d'un goût fantasque et capricieux, offre un mélange des
+attributs et du culte des Divinités qui président aux bienfaits de la
+nature. On consacrait, aux Divinités champêtres, des autels et de petits
+temples, sous l'ombre d'un bois qui devenait sacré. Les jours de fête on
+suspendait aux branches des arbres, aux colonnes, aux autels, des bandes
+et des festons, ainsi que des instrumens religieux. La figure debout
+sur un stylobate, paraît être une statue; son ombre portée sur le mur du
+petit temple, indique qu'elle ne tient pas à la colonne; mais elle
+n'a aucun attribut distinctif, si ce n'est son attitude même qui la
+caractérise pour une Danseuse ou pour une Bacchante: ce n'est pas
+la figure principale ni l'objet du culte. La figure de femme assise,
+quoiqu'à demi-effacée, conserve un caractère de grandeur qui paraît en
+faire le personnage principal; elle porte un sceptre, et s'appuie sur
+un petit tambour garni de grelots, instrument du culte de Cybèle, qu'on
+voit aussi consacré sur le sommet du temple; près d'elle, appuyé contre
+un autel, est un instrument inconnu, en forme de tablette, avec deux
+anneaux, et qui paraît destiné à produire quelque bruit. Un vieillard
+barbu, demi-nu, couronné de pampres, tenant d'une main un tambour
+semblable aux autres; de l'autre, soutenant une grande corbeille sur sa
+tête, paraît être un personnage animé qui s'avance pour célébrer quelque
+mystère. Tous les attributs de ce personnage sont bachiques. Sur un mur
+élevé, en regard de la figure stylite, est un Sphinx aux aîles étendues,
+une draperie sur le dos, ayant une figure de vieillard, avec le _modius_
+ou boisseau sur la tête, et qui fait allusion à Jupiter Sérapis. On voit
+souvent, dans les monumens de la Campanie, le culte égyptien confondu
+avec le culte grec; et en ramenant tout au même principe, on ne doit
+point être étonné de voir rapprochés les signes du culte de Bacchus, de
+Cérés, de Proserpine ou Libera, d'Isis et d'Osiris, et souvent de Priape
+et de Mercure, Divinités qui, toutes, sont le symbole de la nature
+agissante et productive.
+
+Hauteur, 2 P. 8 p°.--Largeur, 1 P. 11 p°.
+
+
+
+PLANCHE LVIII.
+(_LXVII, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Ces deux tableaux, trouvés à Pompéia, représentent des Pygmées, ou
+plutôt des Tentyrites. Dans le premier, deux de ces monstres hideux
+conduisent une barque contenant des vases de terre; dans l'autre, on en
+voit trois dans une barque peinte en rouge, dont la proue se termine
+en tête d'épervier. La barque paraît arrêtée dans un marais, où l'on
+remarque des plantes aquatiques et deux gros poissons. L'un des Pygmées
+tient une espèce de couronne ou de bandelette dont il s'apprête à
+ceindre la tête de l'un de ses compagnons qui se baisse dans une
+attitude grotesque. Le troisième, la tête appuyée sur sa main, considère
+cette action d'un air moqueur, si l'on peut saisir une telle expression
+dans cette étrange physionomie.
+
+1er. SUJET.--Hauteur, 1 P. 8 p°.--Largeur, 1 P. 10 p°. 10 lig.
+2e. SUJET.--Hauteur, 2 P. 8 p°. 6 lig.--Même largeur.
+
+
+
+PLANCHE LIX.
+(_LXXIX, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Nous avons, dans les volumes précédens, donné une idée suffisante du
+goût des décorations d'architecture, qui occupent une grande place
+dans le Recueil des Antiquités d'Herculanum; on pourra juger, par les
+fragmens que nous offrons ici et par le suivant, de la manière dont
+les ornemens sont distribués dans ces sortes de peintures, sans nuire,
+toute-fois, à l'effet des sujets principaux. Dans celle-ci, les ornemens
+sont peints sur un fond noir, avec une délicatesse exquise et un fini
+précieux. La figure est une Psyché, qu'on reconnaît à ses aîles de
+papillon; ses cheveux blonds sont couronnés de feuillages et de fleurs;
+elle tient une guirlande et un thyrse, et répond à un Amour qui fait le
+sujet d'un tableau semblable, et dont les attributs sont relatifs à la
+vie champêtre.
+
+
+Hauteur, 1 P. 5 p°.--Largeur, 1 P. 10 p°.
+
+
+
+PLANCHE LX.
+(_LXXX, t. VII de l'Edition royale_.)
+
+
+Cette peinture, comme la précédente, donne l'idée d'une décoration
+composée. Le sujet du tableau principal est un Faune qui surprend une
+Bacchante. Sur les côtés, on voit deux personnages qui se détachent
+sous une colonnade légère; l'un d'eux est occupé à lire. Dans la partie
+supérieure et sous un pavillon, est une Vénus couchée.
+
+Hauteur, 6 P.--Largeur, 4 P. 10 p°.
+
+
+
+Nous terminons ici le Recueil des Peintures. En mettant contribution les
+savantes dissertations des Académiciens d'Herculanum, sans doute nous
+avons tiré peu d'or de cette mine féconde. Chercher à éclaircir le
+sujet; arrêter l'attention des lecteurs sur l'esprit de la composition,
+sur les beautés de style, sur la sagesse et la convenance des
+accessoires; rapprocher les rapports que ces peintures offrent avec les
+usages et les mœurs des anciens, telle a été la tâche que nous avons
+essayé de remplir dans un câdre borné. Le graveur a fait plus que nous;
+son art fixe des images auxquelles il ne manque que des couleurs; et
+la parole ne peut leur donner ni le corps ni la vie. L'artiste saura
+cependant, sur un récit fidèle, en retrouver les élémens; c'est dans
+cette vue que nous sommes entrés dans quelques détails qui peuvent
+paraître minutieux, et que nous rassemblons, dans une Table des
+Matières, ceux qui nous sont échappés, et qui peuvent l'intéresser.
+
+
+
+
+FIN DU TROISIÈME VOLUME ET DES PEINTURES.
+
+
+
+ TABLE DES MATIÈRES
+ CONTENUES
+ DANS LES TROIS VOLUMES DE PEINTURES
+ DES
+ ANTIQUITÉS D'HERCULANUM.
+
+
+
+A
+
+ACHILLE et PHŒNIX son instituteur. Peinture sur marbre d'une seule
+couleur, dite _monochrome_.--Tome I, pl. 3.
+
+AMOURS (la Marchande d') ou Génies de l'Amour dans ses différens
+états.--_Vénus_ le front couvert d'un voile blanc, tunique bleu-céleste,
+manteau vert, bracelets, chaussure couleur d'or.--_Pitho_ debout;
+draperie violette.--_Penia_ assise; coiffe gris-blanc, tunique jaune,
+demi-manches vertes, chaussure blanche, cage verte.--Fond obscur,
+tenture jaune.--Tome II, pl. 38.
+
+ANDROMÈDE et PERSÉE. L'une avec une draperie couleur d'or, bordure
+bleu-céleste; l'autre, les cheveux châtains, la carnation animée;
+chlamyde rouge.--Deux _Nymphes_; la première est vêtue de blanc; on ne
+voit que la tête de la seconde.--Tome III, pl. 19.
+
+APOLLON _Musagètes_. Draperie verte. (Les Muses sont à la suite.)--Tome
+II, pl. 1.
+
+APOLLON avec la _Pythie_, ou autre personnage.--Tome II, pl. 32.
+
+APOLLON debout avec la lyre.--Tome II, pl. 32.
+
+ARBRES avec une _Dryade_ et _têtes de Méduse_.--Tome I, pl. 47.
+
+ARIADNE abandonnée. Draperie blanche.--Tome II, pl. 14.
+
+ARIADNE abandonnée. La déesse _Némésis_. Un _Amour_.--Tome II, pl. 15.
+
+ARIADNE endormie.--_Bacchus_ et sa suite. La draperie du Dieu est
+rouge.--Tome II, pl. 16.
+
+ARIADNE. (Apothéose d') Draperie rose sèche, cothurne blanc.--_Bacchus_,
+les cheveux châtains.--Tome III, pl. 22.
+
+ATHLÈTES armés de _cestes_.--Tome II, pl. 56.
+
+B
+
+BACCHANTE surprise par un _Faune_ dans un site sauvage. Draperie
+rouge.--Tome I, pl. 15.
+
+BACCHANTE armée d'un _thyrse_, se défendant contre un jeune homme
+Draperie violette, draperie rouge.--Tome III, pl. 24.
+
+BACCHANTE avec un _Faune_ qui lui baise la main.--Tome III, pl. 49.
+
+BACHIQUE. (Chœur)--T. II, pl. 19.
+
+BACHIQUE. (Procession)--T. II, pl. 20.
+
+BACHIQUES. (Cérémonies)--T. II, pl. 21, 22, 23.--T. III, pl. 51.
+
+BACHIQUE. (Pompe) Frise d'une décoration. Figures en couleur sur champ
+noir.--Tome III, pl. 33.
+
+BACCHUS. (Éducation de) Nymphes, Mercure et Silène.--T. II, pl. 12.
+
+BACCHUS debout.--T. II, pl. 16.
+
+BACCHUS avec un _Satyre_.--T. II, pl. 33.
+
+BACCHUS avec une _Panthère_.--Tome III, pl. 45.
+
+BACCHUS. (Ministres du culte de) Deux ronds.--Tome I, pl. 8.
+
+BACCHUS (Prêtresses de) ou de _Cérès_.--Tome II, pl. 24.
+
+BACCHUS (Offrande à) ou à _Cybèle_. Fond de paysage, un petit temple,
+deux statues, divers instrumens, un personnage barbu et vêtu de
+blanc.--T. III, pl. 57.
+
+BOUCS.--Tome II, pl. 14, 27.
+
+C
+
+CABIRE. Draperie bleue, disque d'acier.--Autre figure du culte
+de _Bacchus_ ou de _Cybèle_. Draperie bleue avec ornement violet,
+_tympanum_ bleu, où est peinte une figure blanche.--Tome III, pl. 23.
+
+CAMILLE, Ministre des sacrifices.--Tome II, pl. 26. _Autre_.--Tome II,
+pl. 27.
+
+CANEPHORE. Draperie rougeâtre, bandelette jaune au poignet, chaussure
+et rubans jaunes, panier couleur d'or, couvert d'une pièce jaune.--Tome
+III, pl. 5.
+
+CÈNE domestique. Un jeune homme et une femme sur un lit.--T. I, pl. 24.
+
+CENTAURE. _Eurytus_ assailli par _Thésée_.--_Hippodamie_. Monochrome sur
+marbre.--Tome 1. pl. 2.
+
+CENTAURE. _Chiron_ avec _Achille_.--Tome I, pl. 8.
+
+CENTAURE avec une _Bacchante_ en croupe, armée d'un _thyrse_.--Tome I,
+pl. 25.
+
+CENTAURE avec un jeune homme tenant une lyre.--T. I, pl. 27.
+
+CENTAURESSE avec une jeune fille ou _Bacchante_.--Tome I, pl. 26.
+
+CENTAURESSE tenant une lyre et jouant des cymbales avec un jeune
+homme.--Tome I, pl. 28.
+
+CERFS et CHIENS.--T. I, pl. 23.--T. II, pl. 27.
+
+CHAR traîné par un _perroquet_, et guidé par une _cigale_.--Tome I, pl.
+48.
+
+CHAR attelé d'un _cerf_ et d'une _biche_.--Tome III, pl. 53.
+
+CHEVAL DE TROIE. Une foule religieuse fait avancer la fatale machine; au
+fond, les murs de la ville.--Tome III, pl. 10
+
+CHLORIS ou l'une des _Heures_.--Tome II, pl. 36.
+
+COMIQUES. (Personnages) Un valet faisant un signe de raillerie; deux
+femmes.--Tome III, pl. 25.
+
+COMIQUES. (Personnages) Un vieillard, un chanteur et un joueur de
+flûte.--Tome III, pl. 26.
+
+Comique (Poète) dans le _Choragium_. Tunique grise à manches courtes,
+manteau jaune; chaussure jaune-foncé, siége avec draperie rougeâtre,
+bordée de bleu; marche-pied en bois, armoire en bois à deux battans,
+fond bleuâtre; figure obscure.--Femme debout. Tête effacée; tunique
+violette, bordure bleue.--Femme assise. Voile rouge-clair, tunique
+bleu-céleste, bord violet; autre draperie violette sur les genoux, le
+siége et le marche-pied jaune.--Tome III, pl. 27.
+
+D
+
+DANSEUSES ou Figures symboliques du culte de _Bacchus_, de _Cérès_, etc.
+savoir:
+
+_Danseuses_ (deux) formant une passe.--Tome I, pl. 17.
+
+_Danseuse_ (une) figurant _Vénus_; partie de la danse antique, dite
+_indication_.--Tome I, pl. 18.
+
+----tenant un disque, figurant l'une des _Grâces_ ou des _Heures_.--Tome
+I, pl. 19.
+
+----_Bacchante_ agitant un _tympanum._--Tome I, pl. 20.
+
+----_Bacchante_ jouant des cymbales.--Tome I, pl. 21.
+
+----_Nymphe_ ou suivante de _Bacchus_, portant un vase et trois figues
+sur un disque.--Tome I, pl. 22.
+
+----_Cernophore_ des fêtes de _Cérès_ ou de _Bacchus_. Robe blanche et
+voile d'un vert foncé.--Tome I, pl. 23.
+
+----La _Paix_ ou Prêtresse de _Bacchus_. Tunique blanche, manteau bleu,
+bordé de rouge; voile jaune attaché sur la tête avec une bandelette
+rouge.--T. I, pl. 24.
+
+----de profession, ou suivante de _Bacchus_. Draperie flottante.--Tome
+III, pl. 2.
+
+----exprimant la fureur sacrée des _Ménades_.--Tome III, pl. 3.
+
+----_Nymphe_ ou suivante de _Bacchus_.--Tome III, pl. 4.
+
+----_Cernophore_ ou courtisanne.--Tome III, pl. 21.
+
+DANSEURS de corde sous la figure de _Faunes_.--Tome III, pl. 13.
+
+DÉCORATIONS d'architecture, peintes sur des murs.--Tome I, de la pl. 39
+à la pl. 44.
+
+----sur champ noir. Au milieu une _Psyché_; cheveux blonds, draperie
+verte.--T. III, pl. 59.
+
+----sur champ jaune, avec un petit tableau au milieu.--_Faune_;
+peau rousse en écharpe.--_Bacchante_; cheveux blonds, draperie
+jaune-clair.--Tome III, pl. 60.
+
+DÉDALE volant dans les airs. Draperie rouge et ceinture jaune.--_Icare_
+étendu sur le rivage.--Vue de mer.--Tome III, pl. 38.
+
+DÉESSES (Trois) s'entretenant sous un portique. Sujet incertain.--Tome
+II, pl. 12.
+
+DIANE ou _Nymphe_ de sa suite sur champ bleu.--Tome II, pl. 42.
+
+DIVINITÉS. La tête environnée de rayons. Sujet incertain.--T. II, pl.
+11.
+
+E
+
+ENDYMION endormi sur une pierre.--Tome III, pl. 20
+
+ÉNÉE, ANCHISE et ASCAGNE. Caricature sous des figures de singes.
+Draperie rouge foncé, brodequins jaunes.--Tome III, pl. 39.
+
+ÉTUDIANT tenant un _papyrus_. Draperie couleur changeante entre le rouge
+et le vert.--T. III, pl. 55.
+
+F
+
+FRUITS.--Tome I, pl. 22.
+
+G
+
+GÉNIES des _arts libéraux_ et _mécaniques_, faisant suite.--T. I.
+
+_Génies_ (quatre) de la _Musique_ et de la _Danse_.--Pl. 30.
+
+_Génies_. (quatre)--Pl. 31.
+
+_Génies_ (deux) de la _Musique_.--Pl. 32.
+
+_Génies_ des _jeux enfantins_.--Pl. 32, 33, 34.
+
+----de la _course des chars_.--Pl. 33.
+
+----de la _menuiserie_.--Pl. 34.
+
+----du _pressurage_.--Pl. 35.
+
+----de la _cordonnerie_.--Pl. 35.
+
+----des _fabriques de bandelettes_.--Pl. 36.
+
+----de la _pêche_.--Pl. 36.
+
+----de la _chasse_.--Pl. 37.
+
+----de la _navigation_.--Pl. 37.
+
+----d'_Apollon_.--Pl. 38.
+
+----du _lieu_.--Pl. 38.
+
+GÉNIES de _Bacchus_ et de _Vénus_.--Tome III, pl. 6 et 7.
+
+----de _Bacchus_ et de _Vénus_, tirés d'une décoration peinte à
+l'imitation des mosaïques.--T. III, pl. 35.
+
+GÉNIES de _Cupidon_.--Tome II, pl. 17, 30, 31.
+
+----de la _Poésie_.--T. I, pl. 10.
+
+GRACES. (les trois)--T. II, pl. 40.
+
+GRIFFONS.--Tome II, pl. 8.
+
+H
+
+HERCULE avec son fils _Télèphe_, allaité par une chèvre.--T. I, pl. 6.
+
+----enfant, étouffant les serpens.--_Alcmène, Amphytrion_, un
+_Pédagogue_ avec _Iphiclus_.--Tome I, pl. 7.
+
+----avec le sanglier d'_Erymanthe_ et _Eurysthée_.--Tome III, pl. 12.
+
+----combattant le _lion_.--T. III, pl. 17.
+
+----tuant les oiseaux _Stymphalides_.--Tome III, pl. 44.
+
+HERMAPHRODITE.--T. II, pl. 26.
+
+HÉROÏQUE. (Sujet) Message. Sur le siége, une draperie rouge, épée avec
+un fourreau obscur, pommeau jaune, baudrier vert.--Le Messager, draperie
+et chaussure violette, cheval bai-obscur.--Tome III, pl. 2.
+
+HÉSIONE délivrée par _Hercule_.--Tome III, pl. 36.
+
+HÉSIONE délivrée par _Hercule_ accompagné de _Télamon_.--T. III, pl. 37.
+
+HIPPOPOTAME. Vue du _Nil_.--Tome I, pl. 46.
+
+HYLAS enlevé par les _Nymphes_.--Tome III, pl. 18.
+
+I
+
+IBIS.--Tome II, pl. 30 et 31.
+
+ISIS. (Figures d')--Tome I, pl. 44.
+
+ISIS. (Cérémonies du culte d')--Tome II, pl. 30 et 31.
+
+JUPITER sous la forme d'un cygne avec _Némésis_. Voile blanc, draperies
+blanches, lit couleur d'or, avec le dossier rouge.--Tome II, pl. 39.
+
+JUPITER désarmé par l'_Amour_.--Tome II, pl. 14.
+
+L
+
+LALA ou autre femme célèbre faisant le portrait d'un Hermès. Bandelette
+blanche sur la tête, tunique jaune-clair; dessus, draperie violette,
+coussin jaune.--L'enfant avec draperie jaune.--Une femme debout. Voile
+couleur de laque, manteau vert bordé de rouge; dessous, tunique d'un
+vert plus clair.--Autre femme plus retirée. Manteau jaune, tunique
+rouge.--Tome III, pl. 40.
+
+LARA. _Voyez_ MERCURE.
+
+LATONE, _Niobé, Phœbé, Hillaïra_ et _Aglaé_.--Jeu d'osselets. Monochrome
+sur marbre.--T. I, pl. 1.
+
+M
+
+MARS dans une niche et sur un piédestal.--Tome III, pl. 15.
+
+MARS et VÉNUS montant au ciel. Draperies sanguine et rouge-clair, casque
+d'acier.--Un _Amour_.--Tome III, pl. 42.
+
+MARSYAS et OLYMPE.--T. I, pl. 9.
+
+MARSYAS. (Supplice de)--T. II, pl. 18.
+
+MASQUES tragiques.--T. II, pl. 8.--T. III, pl. 25, 26, 28, 29, 43.
+
+----comiques.--T. III, pl. 27.
+
+----divers.--T. III, pl. 19.
+
+MÉDECINE. (Les inventeurs de la) _Apollon_. Draperie changeante,
+rouge et verte; cortine, cuivre rouge.--Chiron. La partie chevaline
+bai-obscur, une peau fauve en écharpe.--_Esculape_ assis. Coussin vert,
+draperie changeante, verte et rouge.--T. III, pl. 51.
+
+MERCURE avec la déesse _Lara_. Draperie cramoisie, brodequins gris.--La
+Déesse, draperie couleur de laque.--Tome II, pl. 41.
+
+MIGNONS--Tome II, pl. 48.
+
+MINERVE. Tunique violette, manteau rouge-clair, cimier d'acier à
+plumes rouges, bouclier de métal, siége jaune d'un beau
+travail.--_Uranie_.--Tome III, pl. 41.
+
+MNÉMOSYNE.--Tome II, pl. 52.
+
+MONSTRES marins.--T. II, pl. 15, 44, 45, 46.--T. III, pl. 36, 37.
+
+MUSES faisant suite dans l'ordre adopté par Hésiode.--_Clio_. Tunique
+violette, manteau rouge foncé, bordure bleu-clair, pendans et bracelets
+d'or. (_Euterpe_ manque).--_Thalie_.--_Melpomène_. La tunique courte est
+rouge.--_Terpsychore_. La tunique longue, couleur changeante, vert et
+bleu-céleste.--_Erato_.--_Polymnie_.--_Uranie_.--_Calliope_. Tunique
+verte, manteau blanc.--Tome II, pl. 2 à 9.
+
+MUSES: _Melpomène_ tenant un glaive, prise pour _Didon_.--T. I, pl. 13.
+
+La _même_ tenant la massue et le masque d'_Hercule_ jeune. Draperie
+obscure et changeante, verte et rouge, bracelets d'or.--T. III, pl. 43.
+
+_Uranie_. Tunique verte, manteau rouge changeant, globe céleste bleu,
+pilastre rougeâtre.--T. III, pl. 41.
+
+MUSICIENS: _Une jeune femme_. Cheveux blonds, draperie amarante, cithare
+d'or.--Tome II, pl. 47.
+
+_Autre_.--Tome III, pl. 24.
+
+_Autre_ jouant de la lyre. Cheveux blonds, tunique verte avec trois
+agraffes, manteau couleur changeante, rouge et vert, bordure couleur
+d'or.--T. IlI, pl. 55.
+
+_Concert_ dans un _Choragium_. Femme debout. Rubans rouges et bleus dans
+les cheveux, pendans d'or, voile jaune sur le sein, manteau gris-blanc,
+manches violettes à retroussis verts; le reste de la robe violet, bord
+vert; l'habit de dessous, tombant sur ses pieds, jaune; archet jaune,
+lyre jaune, le ruban qui l'attache, bleu.--_Joueur de flûte double_,
+assis. Bandelette blanche qui resserre les joues; manteau jaune, habit
+couleur changeante, bleu et rouge-clair, trois pièces appliquées par
+devant, deux jaunes, celle du milieu verte; tout l'habit est garni de
+petites pièces de pourpre, parsemées d'or; large ceinture jaune, bordée
+de rouge, sandales jaunes; les flûtes, le siége jaunes; sur le siége,
+draperie rouge avec des raies jaunes; le marche-pied jaune avec des
+raies rouges. Le siége de l'autre femme, jaune-clair, le marche-pied
+comme le premier, coussin garni de glands d'un beau jaune; couronne de
+feuilles, de fleurs blanches et jaunes; pendans, collier à agraffes,
+bracelets d'or; l'habit de dessous couleur changeante, bleu et rouge;
+manteau tout blanc; pantoufles jaunes.--Deux _Figures_ debout couronnées
+de feuilles; celle de profil vêtue de bleu, l'autre de violet.--Tome
+III, pl. 30.
+
+N
+
+NARCISSE se mirant dans une fontaine. Draperie rouge.--T. III, pl. 46.
+
+_Le même sujet_. Draperie rouge.--Cupidon; les aîles touchées de
+vert.--Tome III, pl. 47.
+
+NÉRÉIDE jouant avec un taureau marin.--Tome II, pl. 44.
+
+_Autre_ sur un _Hippocampe_ ou cheval marin. Draperie rouge-obscur,
+bordée de jaune; le monstre, couleur eau-de-mer.--Tome II, pl. 45.
+
+_Autre_ sur une _Panthère marine_. Draperie changeante, verte et jaune;
+rênes d'or.--Tome II, pl. 46.
+
+NOCES. Deux époux avec une _cithariste_.--Tome II, pl. 14.
+
+NYMPHE repoussant un _Silène_.--Tome I, pl. 16.
+
+----surprise par un _Satyre_.--Tome III, pl. 48.
+
+----surprise par un _Sylvain_. Draperie jaune-clair, violette au revers.
+Vue de mer; grotte avec des statues.--Tome II, pl. 34.
+
+O
+
+ŒNÉE, père de _Méléagre_, recevant un Message des _Étoliens_.--Tome II,
+pl. 43.
+
+OISEAUX.--Tome I, pl. 18 et 24.
+
+----avec fleurs et fruits.--T. I, pl. 14 et 19.
+
+OLYMPE. _Voyez_ MARSYAS.
+
+ORESTE en Tauride, reconnu par _Iphigénie_.--Tome I, pl. 2.
+
+ORESTE et PILADE en Tauride, conduits au sacrifice.--Tome I, pl. 12.
+
+OSIRIS. (Figures d')--T. I, pl. 44.
+
+OSSELETS. (Jeu d')--T. I, pl. 1.
+
+P
+
+PAN (Lutte de) et de _Cupidon_.--_Silène_. Draperie blanche.--_Bacchus_
+assis.--Draperie rouge, cothurne jaune.--Tome II, pl. 13.
+
+PANTHÈRES.--Tome I, pl. 21.--Tome III, pl. 45.
+
+PARIS séduisant _Hélène_. L'habit de Pâris rouge avec des raies bleues;
+le bonnet de marin bleu-clair; pantalon couleur d'or.--T. III, pl. 37.
+
+PAYSAGES.--Tome I, pl. 1, 7, 9, 12, 47, 48.--Tome III, pl. 10.
+
+PHÈDRE et ŒNONE.--Tome III, pl. 53.
+
+PHÈDRE, ŒNONE et HYPPOLYTE.--Tome II, pl. 44.
+
+POÈTE ou philosophe avec un manteau blanc.--Tome II, pl. 25.
+
+POISSONS.--T. I, pl. 5, 20, 24, 45.--Tome III, pl. 58.
+
+POLYPHÊME recevant un Message, apporté par un _Génie_ sur un
+Dauphin.--Tome I, pl. 10.
+
+PORTIQUES. Écoles et boutiques.--Tome III, pl. 11.
+
+PRÉCEPTEUR ou philosophe devant lequel une mère amène son fils.--Tome
+III, pl. 54.
+
+PRÊTRESSE vêtue de rouge avec un manteau vert, portant un instrument ou
+montant d'un siége en argent.--Tome II, pl. 25.
+
+PRÊTRESSES de _Bacchus_ ou de _Cérès_.--Tome II, pl. 24.
+
+PRÊTRESSE lisant une formule sacrée. Cheveux blonds, tunique verte,
+manteau couleur de rose.--Tome II, pl. 39.
+
+PYGMÉES avec paysages.--T. III, pl. 9.
+
+PYGMÉES dans des marais. Barques rouges, plantes aquatiques, deux
+poisson couleurs variées, rouge, vert et jaune; vases de terre dans une
+barque.--Tome III, pl. 58.
+
+S
+
+SATYRES se battant à coups de tête contre des boucs.--T. II, pl. 29.
+
+SILÈNE avec une _Nymphe_, qui lui verse à boire.--T. III, pl. 50.
+
+T
+
+TABLETTES.--Tome II, pl. 2.
+
+THÉSÉE, vainqueur du _Minotaure_. Couleurs perdues.--T. I, pl. 5.
+
+TOILETTE. (Femmes à leur) La première assise. Cheveux châtains,
+bandelette et voile couleur d'or, tunique blanche très-claire, bordée de
+bleu, manteau couleur de laque, chaussure jaune, siége couleur d'argent,
+avec des raies d'or.--_Jeune fille_. Cheveux blonds, bandelette blanche,
+pendans et bracelets d'or, tunique blanche, manteau jaune avec garniture
+bleue, chaussure rouge.--_Autre jeune fille_. Cheveux châtains;
+bandelette, collier, bracelets d'or; tunique couleur de laque, avec
+une large bordure d'une couleur plus foncée; manteau bleu.--_Esclave_,
+figure très-altérée. Draperie bleue.--_Table_ jaune-clair; dessus deux
+bandelettes, l'une blanche, l'autre rougeâtre.--T. III, pl. 31.
+
+TRAGIQUE (Acteur) considérant un masque.--Tome III, pl. 28.
+
+TRAGIQUE. (Poète) Carnation olivâtre; cheveux châtains; habit blanc,
+large ceinture dorée; draperie sur les genoux, rouge-incarnat; baudrier
+à l'épée, vert; sceptre d'argent à pomme d'or, cothurne couleur de
+laque, siége d'or avec cercles d'argent.--_Femme_ un genou en terre.
+Pendans, bracelets d'or; rubans verts dans les cheveux; tunique
+changeante, vert et jaune; ceinture rose; manteau couleur changeante,
+laque et bleu; plume ou poinçon jaune; masque tragique couleur de
+terre cuite, avec une chevelure obscure.--_Autre personnage_ vêtu de
+blanc.--Tome III, pl. 29.
+
+TRAGIQUE. (Représentation) Trois personnages avec des masques.
+Monochrome sur marbre.--T. I, pl. 4.
+
+TRÔNES de _Mars_ et de _Vénus_.--Tome I, pl. 29.
+
+TROPHÉES. _Victoire_ ailée. Tunique blanche, manteau bleu.--_Un
+guerrier_ tenant un drapeau blanc.--Tome III, pl. 9.
+
+V
+
+VAISSEAUX de guerre.--Tome I, pl. 45.
+
+VASES.--Tome III, pl. 12 et 20.
+
+VÉNUS portée sur les flots dans une coquille.--Tome III, pl. 16.
+
+VÉNUS et MARS. _Voyez_ MARS.
+
+VÉNUS ou VULCAIN, ou jeunes époux.--Tome III, pl. 1.
+
+VICTOIRE ailée. Tunique blanche. Tome II, pl. 28.
+
+VICTOIRE. _Voyez_ TROPHÉES.
+
+VOLUMES et Manuscrits dans leur boîte.--Tome II, pl. 1 et 2.
+
+VUE du _Nil_ avec plusieurs fabriques.--Tome I, pl. 47.
+
+VUE de Mer avec des _vaisseaux_.--Tome I, pl. 46.
+
+VUES de Mer et Paysages.--T. I, pl. 48.
+
+
+
+
+_Fin de la Table._
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+End of the Project Gutenberg EBook of Antiquités d'Herculanum, Tome III.,
+(Vol. 3 of 6), by Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi
+
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+or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm
+work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any
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+
+Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
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+including obsolete, old, middle-aged and new computers. It exists
+because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
+people in all walks of life.
+
+Volunteers and financial support to provide volunteers with the
+assistance they need, is critical to reaching Project Gutenberg-tm's
+goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will
+remain freely available for generations to come. In 2001, the Project
+Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
+and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations.
+To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
+and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
+and the Foundation web page at https://www.pglaf.org.
+
+
+Section 3. Information about the Project Gutenberg Literary Archive
+Foundation
+
+The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
+501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
+state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
+Revenue Service. The Foundation's EIN or federal tax identification
+number is 64-6221541. Its 501(c)(3) letter is posted at
+https://pglaf.org/fundraising. Contributions to the Project Gutenberg
+Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent
+permitted by U.S. federal laws and your state's laws.
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+The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
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+throughout numerous locations. Its business office is located at
+809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email
+business@pglaf.org. Email contact links and up to date contact
+information can be found at the Foundation's web site and official
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+ Dr. Gregory B. Newby
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+
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+Literary Archive Foundation
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+Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide
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+increasing the number of public domain and licensed works that can be
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+array of equipment including outdated equipment. Many small donations
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+status with the IRS.
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+The Foundation is committed to complying with the laws regulating
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+States. Compliance requirements are not uniform and it takes a
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+where we have not received written confirmation of compliance. To
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+have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition
+against accepting unsolicited donations from donors in such states who
+approach us with offers to donate.
+
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+any statements concerning tax treatment of donations received from
+outside the United States. U.S. laws alone swamp our small staff.
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+methods and addresses. Donations are accepted in a number of other
+ways including including checks, online payments and credit card
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+
+
+Section 5. General Information About Project Gutenberg-tm electronic
+works.
+
+Professor Michael S. Hart was the originator of the Project Gutenberg-tm
+concept of a library of electronic works that could be freely shared
+with anyone. For thirty years, he produced and distributed Project
+Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support.
+
+
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+editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S.
+unless a copyright notice is included. Thus, we do not necessarily
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+
+
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+
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+
+This Web site includes information about Project Gutenberg-tm,
+including how to make donations to the Project Gutenberg Literary
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+The Project Gutenberg EBook of Antiquités d'Herculanum, Tome III., (Vol. 3
+of 6), by Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi
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+This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with
+almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or
+re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included
+with this eBook or online at www.gutenberg.org
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+
+Title: Antiquités d'Herculanum, Tome III., (Vol. 3 of 6)
+
+Author: Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi
+
+Release Date: December 5, 2005 [EBook #17233]
+
+Language: French
+
+Character set encoding: UTF-8
+
+*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK ANTIQUITÉS D'HERCULANUM ***
+
+
+
+
+Produced by Carlo Traverso, Rénald Lévesque and Distributed
+Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net. This file was
+produced from images generously made available by the
+Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica)
+
+
+
+
+
+
+</pre>
+
+<h1>ANTIQUITÉS D'HERCULANUM.</h1>
+<br>
+
+
+
+<h4>GRAVÉES</h4>
+<h3>PAR TH. PIROLI</h3><br>
+
+<h4>ET PUBLIÉES</h4>
+<h3>PAR F. ET P. PIRANESI, FRÈRES.</h3>
+
+<br>
+<hr>
+
+
+<h2>TOME III.</h2>
+<h3>PEINTURES.</h3>
+<hr>
+<br>
+
+
+<p>À PARIS</p>
+<br>
+
+
+<p>CHEZ:<br>
+PIRANESI, Frères, place du Tribunat, n°. 1354;<br>
+LEBLANC, Imprimeur-Libraire, place et maison<br>
+Abbatiale St.-Germain-des-Prés, n°. 1121.</p>
+<br><br>
+
+
+<h3>AN XII. = 1805.</h3>
+
+<br><br>
+
+
+
+<h2>PLANCHE I.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXVII, t. III de l'Édition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Ces deux peintures sur fond noir, trouvées
+ensemble dans les fouilles de Gragnano, paraissent
+avoir quelque rapport entre elles. Dans la première,
+on voit une jeune femme assise sur un siége doré,
+demi-nue, avec une draperie rouge à bordure
+blanche, tenant d'une main un miroir dont la
+couleur est d'or, et, de l'autre, arrangeant ses
+cheveux; le miroir et le soin de la parure semblent
+désigner Vénus dans cette peinture, comme dans
+plusieurs monumens antiques. Le personnage qui
+fait le sujet du second tableau, également demi-nu,
+assis sur un siége semblable, un bras replié sur la
+tête, pourrait représenter Vulcain se reposant de
+ses fatigues. Ses traits rudes, ses cheveux courts
+et peu soignés, et le rapprochement du premier
+sujet, semblent le désigner; et si l'on ne remarque
+pas ici la difformité qui le rend célèbre dans la
+Mythologie, on doit observer que l'art, qui parle
+aux yeux, craint, plus que la poésie, de nous offrir
+des images offensantes: c'est ainsi que dans ce
+Recueil (<i>planche X, t. I.</i>) on peut considérer sans
+horreur ce Polyphême qui reçoit un message de sa
+Galatée. Cependant sans voir, dans ces deux tableaux,
+des sujets mythologiques, on pourrait y
+reconnaître deux jeunes mariés; la nouvelle épouse
+arrangeant ses cheveux au sortir du lit nuptial, et le
+jeune époux dans une attitude annonçant le calme
+d'un amour satisfait.</p>
+
+<p>CHAQUE SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 p°.&mdash;Largeur, 9 p°. 9 1ig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.002.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE II.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXVIII, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Le mouvement de cette figure agréablement
+peinte sur un fond noir, semble désigner une Danseuse
+comme celles qui font suite dans notre premier
+volume. Nous les avons considérées comme
+sujets Dionysiaques, rappelant les mystères de
+Bacchus ou de Cérès, et ornant avec propriété
+un lieu destiné au plaisir de la table et aux
+délassemens. La bandelette qui ceint la tête de
+cette Danseuse, est un ornement adopté par les
+suivans de Bacchus; cependant ce pourrait bien
+n'être ici qu'un ruban, accessoire ordinaire de la
+coiffure. Ces draperies larges et flottantes, et dont
+le tissu transparent décèle les formes, tenaient
+au costume des peuples de l'Asie, dont les Grecs
+conquérans, et après eux les Romains, adoptèrent
+les usages voluptueux; on les voit sur-tout souvent
+employées par les Bacchantes. Nous avons déjà
+cité les étoffes de cette espèce auxquelles la ville
+de Tarente avait donné le nom. La draperie de
+cette figure est jaune; elle l'enveloppe entièrement
+et laisse seulement la tête découverte, en formant
+au-dessus une espèce de voile. Tous les plis
+vivement agités refluent en arrière; la Danseuse
+paraît en observer l'effet avec complaisance; le
+mouvement de ses bras, plein de grâce, mais étudié,
+semble désigner une Danseuse de profession.</p>
+
+<p>Cette peinture fut trouvée avec les trois suivantes
+dans les fouilles de <i>Civita</i>.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 11 p°. 3 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.005.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE III.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXIX, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Cette figure, peinte avec autant d'agrément que
+la précédente, est encore une Danseuse dans le
+caractère d'une Bacchante. Elle porte la couronne
+de lierre; ses cheveux blonds sont dénoués et
+abandonnés au vent; la vive action de sa tête,
+renversée sur ses épaules, exprime la fureur sacrée
+qui saisit les Ménades au cri d'<i>Evoé</i>. C'est de ce
+mouvement que les poètes Grecs ont tiré l'épithète
+de <i>Rhiptokephaloi</i> (jetant ou agitant violemment
+la tête) qu'ils donnent aux suivans de Bacchus. Son
+ample draperie d'une couleur incertaine entre le
+vert et le bleu, d'un tissu tout transparent, est,
+suivant l'expression des poètes, comme une vapeur
+fuyante, promenée par les vents, qui laisse entrevoir
+ses formes brillantes et flexibles; un bras est abandonné
+le long de son corps; l'autre est étendu, et
+sa main rassemble avec grâce quelques plis de
+son vêtement léger.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 11 p°. 3 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.008.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE IV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXX, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>La draperie dont cette figure est plutôt voilée
+que couverte, est couleur d'eau de mer (<i>thalassina
+vestis</i>, selon l'expression de <i>Lucrèce</i>). Comme
+l'onde même, fluide, transparente, elle glisse sur le
+corps et ne reçoit l'ombre que dans les plis flottans
+qu'elle dessine en tombant de la main de la danseuse,
+en voltigeant derrière elle et en formant autour
+de sa tête une espèce de capuchon. Le mouvement
+de cette figure est gracieux et tranquille; si
+ses fonctions sont relatives aux rites de Bacchus, on
+pourrait voir, dans le coffret d'or qu'elle porte d'une
+main, l'<i>acerra</i> ou cassolette de parfums, qui accompagnait
+toujours les autres ustensiles des sacrifices.
+Ses chaussons rouges sont attachés sous le pied avec
+de larges bandes de même couleur.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 11 p°. 3 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.010.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE V.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXI, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Le thyrse orné d'un ruban, et la couronne de
+pourpre que porte ce personnage, désignent
+clairement une suivante de Bacchus; une tunique
+flottante et une écharpe forment son vêtement; elle
+porte sur la tête une corbeille dorée remplie de
+feuillages et recouverte d'une draperie. Ces différens
+attributs rappellent la danse des <i>Canephores</i>,
+prêtresses, portant les offrandes ou les instrumens
+du sacrifice. Dans ce sens, la bandelette jaune
+qu'on remarque à l'un des poignets de la figure, est
+moins un ornement qu'une ligature mystérieuse.
+On peut, avec raison, rapporter à la danse le mouvement
+de la plupart des figures bacchiques; la
+danse prêtait son expression à toutes les cérémonies
+des mystères (<i>Lucien, de saltat.</i>). Cependant,
+sans voir absolument des Danseuses dans toutes
+ces charmantes compositions, on peut se rappeler,
+sur le témoignage d'Athénée (<i>XIV, 6, p.629</i>) que
+les Artistes empruntaient souvent les images de la
+danse pour donner un développement gracieux
+leurs figures. Les ouvrages excellens des anciens en
+camées, où l'on voit les figures se détacher sur un
+fond obscur, sans aucun plan de repos, ont pu faire
+naître aussi l'idée de peindre, par imitation, des
+figures détachées sur des fonds d'une couleur unie,
+et de leur donner un mouvement qui motivât
+leur situation aérienne.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 11 p°. 3 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.012.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE VI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXIV, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Ces quatre Génies et trois de la planche suivante,
+faisaient partie de la décoration d'une salle découverte
+à <i>Civita</i> en 1749, avec les figures que
+nous avons données dans le tome Ier, sous le
+<i>n° XVII</i> et suivans, jusqu'au <i>n° XXVIII</i>, et avec
+les danseurs de corde qu'on trouvera sous le
+<i>n° XIII</i> de ce volume. Toutes ces figures ont rapport
+à Bacchus, et désignent un lieu consacré aux
+plaisirs de la table; leur réunion favorise leur explication
+mutuelle. Plusieurs de ces Génies semblent
+représenter ceux qui servaient dans les festins;
+le premier, portant un vase dont il verse la liqueur
+dans une patère, fait l'office d'échanson (<i>pocillator</i>)
+particulièrement confié aux enfans. Le second porte
+sur l'épaule un grand vase cylindrique à une seule
+anse (peut-être le vase dit <i>cotyla</i>), et soutient de
+la main droite une grande patère qu'il appuie avec
+grâce sur sa cuisse. Le troisième porte sur ses
+épaules un chevreau peint avec beaucoup de vérité,
+animal consacré à Bacchus, et faisant peut-être
+allusion aux danses pétulantes de ses suivans.
+Le quatrième, enfin, tient un vase cylindrique en
+forme de petite tour, et dans lequel on pourrait
+reconnaître celui dit <i>pyrgus</i>, où l'on agitait les
+dés qui nommaient le roi du festin. La forme de
+ce dernier instrument n'est cependant pas très-bien
+déterminée, et l'on pourrait encore y voir, avec
+quelques Antiquaires, une lanterne, un verre
+presque de la forme ordinaire des modernes, ou,
+enfin, une petite <i>cista</i> ou corbeille mystique.</p>
+
+<p>Diamètre, 1 P. 8 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.015.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE VII.</h2>
+
+
+<p class="mid"><i>(XXXV, t. III de l'Edition royale.)</i></p>
+
+<p>Ces Génies, comme les précédens, font allusion
+aux cérémonies ou aux plaisirs bacchiques. Le
+premier, portant le thyrse, le <i>tympanum</i> entouré
+de sonnettes, et une corbeille sacrée sur la tête,
+exécute une danse. Le second porte un vase
+deux anses, dont la forme semble annoncer le
+<i>cypellon</i>, vase dont on faisait usage à la fin du
+repas, et plus grand que celui dit simplement
+<i>poculum</i>. Le troisième Génie est prêt à verser le
+liquide de son petit vase <i>(hydria)</i> dans une
+coupe hémisphérique <i>(ciborium)</i> ou <i>(hemitomum)</i>
+et paraît faire le mélange de l'eau ou des parfums
+avec le vin, fonction confiée aux enfans. Le quatrième,
+portant sur la tête une conque et tenant un
+sceptre, emblêmes de la domination de Vénus,
+paraît faire allusion au <i>coup de Vénus</i>, célèbre
+dans le jeu de dés, qui désignait le roi ou la reine
+du festin. Ce coup heureux, dit <i>jactus basilicus</i>,
+consistait à amener les trois six ou à présenter trois
+points différens. On doit remarquer que ce dernier
+Génie n'ayant pas été trouvé avec les sept précédens,
+cette circonstance peut rendre raison d'une
+analogie moins frappante avec les premiers.</p>
+
+<p>Diamètre, 10 p°. 8 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.018.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE VIII.</h2>
+
+<p class="mid"><i>(XXXVII, t. III de l'Edition royale.)</i></p>
+
+
+<p>Cette peinture curieuse et d'un bon coloris,
+représente un Bacchus contemplant en riant un
+Satyre renversé par terre, et auquel il verse sa
+liqueur enivrante. Le Satyre, pressé sous le pied
+du Dieu, faisant un vain effort pour se lever, et
+laissant échapper le vin de sa coupe, offre l'image
+de l'abrutissement causé par l'ivresse. Bacchus est
+couronné de fleurs et de pampres; son front est ceint
+du bandeau ou diadême dont il inventa l'usage;
+le jeu des rubans qui attachent la couronne, produit
+ici deux espèces de cornes qu'on a cru indiquées
+mystérieusement; Bacchus se représentait quelques
+fois avec des cornes, et, suivant Diodore <i>(III, 64
+et IV, 4.)</i> cet attribut rappelait que, le premier, il
+avait employé les bœufs à labourer la terre. Le Dieu
+porte la nébride, une longue draperie qui le
+laisse entièrement nu, et les brodequins formés de
+la peau d'un animal, dont la tête est figurée au
+devant de la jambe. Son vase en forme de corne
+<i>(rhyton)</i> se termine en trois pointes destinées
+peut-être à servir de pied. Le fond du tableau
+représente un vaste jardin, planté d'arbres, d'où
+pendent des pampres en festons. Sur un piédestal
+rustique, on remarque le redoutable gardien des
+jardins, armé, comme le peint Horace, pour faire
+peur aux voleurs et aux oiseaux. (<i>Vide L.I. sat. 8.</i>)</p>
+
+<p>La frise qui est au bas de la <i>planche IX</i>, représente
+trois figures grotesques de Pygmées, avec leurs
+habitations. L'un de ces êtres fabuleux poursuit
+une grue, insolente ennemie qui menace sa maison.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 6 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.020.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE IX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXIX, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Une Victoire aîlée érige un trophée en présence
+d'un héros. Ce trophée rappelle ceux qu'on érigeait,
+dans les temps les plus reculés, avec les
+dépouilles des vaincus. Long-temps un respect religieux
+pour le malheur, défendit d'élever un monument
+plus durable. (<i>Diod. XIII, 24</i>). Les Thébains
+furent accusés devant la redoutable assemblée des
+Amphictyons, pour avoir consacré, par un trophée
+en bronze, leur victoire sur les Lacédémoniens.
+(<i>Cicero, de Inv. II, 23</i>). <i>Domitius Ænobarbus</i>
+et <i>Fabius Maximus</i> qui, les premiers, élevèrent
+Rome des tours pour y suspendre les dépouilles
+des ennemis vaincus, n'obtinrent point les éloges
+de leurs concitoyens (<i>Florus III, 2</i>). Cependant
+l'orgueil prévalut sur l'humanité; ces trophées en
+marbre représentant les anciens trophées tels que
+ceux dits de Marius au Capitole, ces arcs de
+triomphe, ces colonnes rostrales qui décoraient
+le <i>forum</i>, sont encore de nos jours les fastes de
+la puissance romaine. Ici la Victoire a dans sa main
+un marteau pour attacher les armes au tronc,
+comme on la voit sur les médailles d'Agathocles. Le
+simulacre du trophée est composé d'une armure
+complète. On y remarque le casque armé de deux
+cornes avec les deux parties qui couvraient les
+joues (<i>bucculæ</i>) et la mentonnière; les bras avec
+les deux mains ont été pris pour des brassards et
+des gantelets; mais il est évident, par leur dimension
+plus petite, que ce ne sont que des bras sculptés
+en bois, et attachés au tronc du trophée pour y
+passer des armes et la cuirasse, proprement dite
+<i>thorax</i>, garnie de la saie. La multiplicité des boucliers
+et des autres armes annonce une victoire
+signalée. Les cornes, qui font partie des casques,
+sont, dans les médailles, l'emblême de la force et
+de la valeur: ici on peut les considérer comme la
+représentation fidelle d'une armure usitée chez plusieurs
+nations; on les rencontre également dans les
+monumens étrusques. L'un des casques est surmonté
+d'un panache élevé (<i>cristæ</i>). Le héros est
+couronné de feuillages; il porte l'égide et la cuirasse,
+proprement dite <i>lorica</i>, avec la saie, la
+chlamyde, le baudrier (<i>parazonium</i>) et les brodequins
+de peau avec des mascarons. Il tient d'une
+main une longue lance et attache un étendard au
+trophée. Cette peinture fut trouvée dans les fouilles
+de <i>Civita</i>.</p>
+
+<p>SUJET PRINCIPAL.&mdash;Hauteur, 1 P. 5 p°..&mdash;Largeur, 1 P. 5 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.023.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE X.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XL, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>On reconnaît facilement le sujet de ce tableau,
+l'introduction du fameux Cheval de bois dans les
+murs de Troyes. On voit déjà paraître une partie
+du colosse, la tête ornée d'une espèce de crète
+qui prend la place de la crinière. Il est monté
+sur un plateau auquel s'attachent les cordes que
+tire une foule religieuse. Les masques et le costume
+succinct de quelques personnages, semblent indiquer
+les réjouissances des Bacchanales ou celles des fêtes
+de Cybèle, très-souvent confondues, et célébrées
+à cette occasion extraordinaire par les Troyens
+égarés. Au pied des murs s'avance une procession
+de personnages vêtus d'habits longs, voilés et tenant
+des rameaux. Sur le troisième plan, on voit
+en marche une autre file portant des torches
+allumées en signe d'allégresse; trois personnages
+expriment la joie publique par leur danse; des
+bandes de pourpre sont suspendues en festons aux
+crénaux des murailles. La fatale machine s'avance
+lentement, renfermant dans son sein l'épouvante
+et la mort. Déjà paraît sur un lieu élevé la coupable
+Hélène, le sein découvert, et secouant une
+torche, signal connu des Grecs. (<i>Triphiodore, v.5o8</i>).
+Sur le devant un vieillard tristement assis, la tête
+appuyée sur sa main, semble être le malheureux
+Laocoon privé de ses fils, frappé d'aveuglement
+et prévoyant la ruine de sa patrie. Une femme
+à genoux au pied d'une statue de Minerve, est
+peut-être Hécube ou Cassandre suppliante; et ce
+personnage debout exprimant la compassion, le
+prêtre <i>Pantheus</i>, servant le temple de la Déesse,
+qu'on voit un peu plus loin derrière des cyprès.
+C'est là que doit arriver le perfide colosse (<i>Voyez
+la Table Illiaque, Fabretti, col. tr. p.314 et 365</i>).
+Au milieu du tableau s'élève une colonne portant
+une urne cinéraire, honneur rendu, peut-être,
+au grand Hector. Dans le lointain, on apperçoit les
+murs et les tours qui forment l'enceinte de la ville.</p>
+
+<p>Cette peinture curieuse, trouvée dans les fouilles
+de <i>Civita</i> en 1761, est remarquable par la richesse
+de la composition et la beauté de l'ordonnance.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 1 p°. 10 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 9 p°..</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.026.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLI, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Douze morceaux de peinture antique faisant le
+sujet de diverses planches de l'édition royale, donnent,
+comme ceux que nous avons sous les yeux,
+l'idée de ces portiques d'un <i>forum</i>, où s'exerçaient
+également les arts libéraux et mécaniques: on peut
+y distinguer une école de jeunes filles, rappelant
+celle où le décemvir <i>Appius</i> devint épris de <i>Virginie</i>
+en la voyant lire sous un portique; un marchand
+de souliers, un écrivain public ou un dessinateur
+devant une statue équestre; un marchand d'effets
+à l'usage du sexe; une boutique de comestibles,
+une autre de potions chaudes, et autres sujets
+semblables. Ces sujets, d'une exécution médiocre,
+offrent peu de variété dans le style ou la composition,
+et nous en donnons une idée suffisante dans les
+deux que nous réunissons ici. Le premier portique
+représente une école; le personnage debout ayant
+une barbe, vêtu d'un simple manteau, est le
+philosophe ou le grammairien qui donne ses leçons;
+des jeunes gens assis ou debout sont appliqués
+la lecture; l'un des écoliers, dépouillé de ses habits,
+portés par deux jeunes gens, subit une correction
+à coups de verges (<i>catomum</i>); punition plus en
+usage chez les Grecs que chez les Romains. Le
+second portique peut représenter une boutique
+où l'on voit un marchand d'étoffes en présenter
+des femmes assises, tandis que d'autres femmes
+paraissent entrer aussi pour faire des emplettes.</p>
+
+<p>Toutes ces peintures furent trouvées dans les
+fouilles de <i>Civita</i>.</p>
+
+<p>CHAQUE SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 5 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 2 P. 2 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.029.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLVII, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Cette belle figure d'Hercule représente le héros
+portant le terrible sanglier d'Erimanthe, en accomplissement
+de l'un des douze travaux qui lui étaient
+imposés par Eurysthée. Le roi de Mycènes, représenté
+jeune et sans barbe, effrayé à la vue de cet
+objet affreux, se réfugie dans un tonneau d'airain
+enfoncé dans la terre, tel que ceux où les anciens
+conservaient le vin ou le bled. Diodore (<i>IV, 12</i>)
+rapporte qu'Hercule prit et porta ainsi le sanglier
+vivant: on ne distingue point si le peintre s'est
+conformé à cette circonstance. Eurysthée, né deux
+mois avant le fils de Jupiter, devrait, comme lui,
+se montrer barbu; cette marque de virilité peut
+être refusée, avec intention, au lâche favori de
+Junon, qui n'osait pas même soutenir les regards
+du héros.</p>
+
+<p>Cette peinture fut trouvée à Portici en 1761. La
+frise qui représente de jolis vases, n'a aucun rapport
+avec le sujet.</p>
+
+<p>SUJET PRINCIPAL.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 p°. 10 lig.&mdash;Larg. 1 P. 3 p°. 7 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.032.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXIII, t. III de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Ces Danseurs de corde faisaient partie de la décoration
+d'un lieu consacré à Bacchus, comme nous
+l'avons annoncé au <i>n°. VI</i> de ce volume. Le peintre,
+en les représentant sous la figure de Faunes, offre
+un emblême qui est d'accord avec l'intention de
+toute la décoration. Il peut faire aussi allusion
+l'agilité surprenante de ces baladins célèbres chez
+les Romains, et dont les nôtres approchent à peine.
+Chacun de ces Faunes porte une coiffure étrangère
+à son caractère particulier, et qui paraît appartenir
+ici au Danseur comme une sorte de défense
+pour la tête dans les accidens: en effet, le danger
+de ces exercices extravagans ne fut que trop prouvé
+par de funestes expériences. L'Empereur Marc-Aurèle
+ordonna même, pour les prévenir, qu'on fît
+tendre des matelas sous les cordes, et dans la suite
+on imagina, avec plus de prévoyance encore, d'y
+substituer des filets; c'est une précaution que l'humanité
+a négligée parmi nous, et que la disposition
+de nos théâtres permettrait d'employer sans nuire
+à l'illusion qui excite si vivement notre curiosité
+pour les dangers dont nous sommes exempts. Ces
+Danseurs sont remarquables par l'énergie du dessin
+et par la vivacité, l'adresse ou la force de leur
+action.</p>
+
+<p>Le cadre de chaque figure a environ 7 p°. 6 lig. de
+haut, sur 6 p°. 6 lig. de larg.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.034.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XIV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>I et VIII, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Jupiter est porté sur les nuages avec ses attributs.
+La tête couronnée de branches de chêne, il tient
+le sceptre d'une main; l'autre est armée de la foudre.
+L'aigle s'élève sur un groupe de nuages; l'arc céleste
+paraît en signe de courroux: «Jupiter, dit Homère
+(<i>Ill. XVII</i>) déploye la rougissante Iris devant les
+hommes, signal de guerre et de tempête». Chez
+les anciens poètes, Iris est toujours une messagère
+funeste; mais Cupidon retient le bras vengeur, il
+semble désigner le sceptre, symbole d'une domination
+plus douce. Le maître des Dieux va céder,
+et déjà la bonté vient adoucir ses traits sévères.
+Cette peinture ingénieuse fut trouvée, ainsi que la
+suivante, dans les premières fouilles de Portici.</p>
+
+<p>L'usage qu'avaient les anciens de décorer l'intérieur
+de leurs appartemens, de peintures voluptueuses,
+peut rendre raison du sujet de ce second
+tableau, à défaut d'indices suffisans pour le déterminer:
+la couronne de lierre que porte le jeune
+homme ne suffit pas pour faire reconnaître, dans ce
+groupe, Bacchus et Ariadne; ce sont plutôt deux
+amans ou deux nouveaux époux au lit nuptial, et
+la couronne est un ornement du festin qui a précédé.
+La présence du personnage qui touche de la
+lyre, celle d'un autre personnage presque effacé,
+semblent rappeler la dissolution introduite dans les
+mœurs par les abus du culte de Bacchus: cependant,
+à considérer que les anciens rapprochaient souvent
+dans leurs représentations des sujets censés éloignés,
+on pourrait penser que la musicienne (<i>citharistria</i>)
+est supposée à la porte de l'appartement,
+chantant l'épithalame, suivant l'usage antique. La
+faiblesse des teintes, à défaut de plans très-bien
+sentis, éloigne cette figure, et rien ne peut la désigner
+pour celle d'Apollon, qui chanta l'hymne nuptial
+aux noces de Bacchus et d'Ariadne.</p>
+
+<p>1er. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 10 lig.&mdash;Largeur, 2 P. 8 lig.</p>
+
+<p>2e. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 p°. 5 lig.&mdash;Largeur, 2 P.
+2 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.037.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>II, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Le champ de cette peinture est rouge; la niche,
+proprement dite <i>ædicula</i>, avec la corniche ornée
+d'arabesques, est peinte d'un jaune clair; le socle
+sur lequel elle pose imite un marbre veiné; le piédestal
+cylindrique et l'autel qui porte la statue, sont
+de couleur d'or; la statue, peinte à l'imitation du
+marbre, représente le dieu Mars nu, imberbe,
+comme dans la belle statue du palais <i>Ludovisi</i>, avec le
+casque en tête, le bouclier et la lance. Homère et
+Ovide le représentent avec ces mêmes armes; ici il
+porte de plus une épée garnie du baudrier (<i>balteus</i>).
+On le retrouve avec tous ces attributs sur quelques
+médailles et dans d'autres monumens.</p>
+
+<p>Hauteur, 2 P. 1 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.040.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XVI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>III, t. II de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Cette Vénus, portée sur les flots, rappelle la
+fable de sa naissance, et telle, sans doute, elle
+parut portée sur une conque, alors que Zéphyre, de
+son souffle propice, la poussa vers Cythère. Deux
+cercles d'or aux poignets, deux autres au bas des
+jambes, un voile étroit sur la tête laissant échapper
+les boucles flottantes de sa chevelure; voilà
+toute sa parure: rien ne dérobe aux yeux le charme
+de cette attitude où régnent la grâce et l'abandon.
+Vénus est légèrement appuyée sur le coude; la
+longue draperie, qui lui sert de tapis jusqu'aux
+pieds, est d'une couleur changeante, entre le jaune
+doré et le vert foncé; formant un tour à son bras
+droit, et retenu par l'extrémité dans ses doigts
+délicats, le léger tissu s'élève en arc, enflé par l'air,
+comme une voile qui dirige la conque sur les flots.
+Dans la main droite de la Déesse, on remarque un
+éventail qui emprunte sa forme à une feuille d'eau,
+et sa couleur à la rose. Un Dauphin se joue dans
+l'onde, et Cupidon, qu'on voit paraître les aîles
+étendues derrière la conque, semble aider sa marche.
+Les monumens antiques où l'on voit Vénus
+représentée avec la conque, sont très-rares: le plus
+remarquable est un marbre du palais <i>Mattei</i> à Rome,
+représentant deux tritons élevant une conque, où
+repose Vénus. C'est ainsi que la représente Lucien
+dans le dialogue de <i>Zephyrus</i> et de <i>Notus</i>. Les
+coquilles ont été consacrées à Vénus; et Plaute fait
+allusion à cet usage, en recommandant, assez plaisamment,
+deux jeunes filles à la Déesse (<i>Rud. III,
+3, 43</i>). Tibulle invoque Cypris traînée dans sa
+conque (<i>III. Ell. III, 34</i>); les poètes qui l'ont
+suivi ont adopté la même figure. Cette peinture,
+trouvée à <i>Civita</i>, faisait partie de la vue d'un petit
+jardin, circonstance qui rappelle encore que les
+jardins étaient sous la protection de la reine des
+Amours, et que son image y était consacrée.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 9 p°. 10 lig.&mdash;Largeur, 2 P. 6 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.042.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XVII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>V, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>On reconnaît, dans ce tableau, Hercule étouffant
+de ses bras vigoureux le lion redoutable de la forêt
+de Némée. Ses cheveux sont bruns et sa carnation
+bronzée; mais ses traits annoncent la jeunesse.
+Quoique cette circonstance puisse s'appliquer
+l'aventure du lion Cithéronien, il est cependant
+plus vraisemblable que le sujet de cette peinture
+est la victoire d'Hercule sur le lion Néméen. Le
+monstre était invulnérable, et le fils de Jupiter
+abandonna ses armes pour l'étouffer dans ses bras:
+cette particularité est exprimée dans la peinture par
+le groupe des armes du Héros, jetées à terre. Plusieurs
+médailles et pierres gravées qui représentent
+Hercule étouffant le lion, nous l'offrent nu et imberbe,
+tel qu'on le voit ici. Des arbres et des rochers
+où l'on remarque une caverne, forment le fond
+du tableau; sa dégradation permet peu de distinguer
+quelle est l'espèce de draperie groupée sur le
+premier plan, avec la massue, l'arc et le carquois
+rempli de flèches.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.&mdash;Largeur, 2 P. 4 p°. 5 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.045.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XVIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>VI, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Cette peinture, trouvée dans les fouilles de <i>Portici</i>,
+se fait admirer par l'esprit de la composition
+et l'agrément de l'exécution; elle représente l'aventure
+d'<i>Hylas</i>. Le favori d'<i>Hercule</i> s'en vint puiser
+de l'eau à la source du fleuve Ascagne en Mysie; les
+Nymphes de la fontaine, éprises de la beauté du
+jeune garçon, le saisirent et l'enlevèrent. Théocrite
+a conservé les noms de ces Nymphes téméraires
+(<i>Id. XIII, v. 45</i>): <i>Eunica, Malis</i> et <i>Nycheia</i>,
+dont le regard brille comme le printemps. Hercule,
+désolé, courut tout le bois en criant Hylas! mais en
+vain; Hylas ne reparut point: de-là le proverbe
+grec, <i>crier Hylas</i>. Hercule, occupé à chercher son
+favori, fut laissé par les Argonautes qu'il accompagnait
+dans leur expédition. Depuis les habitans
+firent tous les ans un sacrifice à la fontaine; le prêtre
+criait trois fois Hylas, et l'écho lui répondait. La
+Nymphe accroupie, qui saisit le jeune homme par
+les cheveux, est d'un dessin élégant et gracieux; ses
+compagnes semblent, en la regardant, prendre ses
+avis pour ne point laisser échapper le beau garçon,
+qui étend en vain les bras comme pour se sauver
+la nage. Le fond du tableau est occupé par une
+épaisse forêt; l'altération qu'il a subie empêche de
+reconnaître une figure éloignée de la scène, et qu'
+sa forte proportion on peut imaginer être le héros
+<i>Cius</i>, qui seul entendit les cris d'Hylas, qui apporta
+la nouvelle de sa perte à Hercule, et qui, abandonné
+comme lui par les Argonautes, devint le
+fondateur de la ville de Cios en Mysie.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 6 p°.&mdash;Largeur, 2 P. 11 p°. 3 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.047.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XIX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>VII, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Il est à regretter que cette peinture, trouvée
+<i>Civita</i>, en 1761, ait souffert de grandes altérations.
+La belle pose des figures, et sur-tout l'excellence
+du coloris et l'extrême délicatesse avec laquelle les
+nus sont traités, en font un morceau très-précieux.
+Le fond représente la mer et des rochers; de l'un
+d'eux on voit descendre Andromède, fille de l'orgueilleuse
+Cassiope, qui excita le courroux de Neptune
+en se vantant d'être plus belle que les Néréides.
+Le vaillant Persée vient de délivrer la princesse du
+monstre horrible auquel elle était exposée. Elle est
+à demi-couverte d'une longue draperie d'un bleu
+très-clair, arrêtée sur son épaule gauche; ses deux
+bras nus, son sein, une partie de son corps et ses
+pieds, annoncent, dans leurs formes délicates et
+légères, la plus tendre jeunesse; un bracelet d'or est
+à son bras droit; son bras gauche élevé est soutenu
+par la main du Héros; l'expression de sa tête est
+languissante, et son regard fixé sur son libérateur;
+ses cheveux blonds sont retenus sur sa tête par un
+ruban. Une carnation plus mâle anime les formes
+robustes, mais élégantes, du fils de Danaé; son air
+calme et sévère annonce un Héros victorieux; toute
+son attention paraît employée à soutenir la princesse
+et à la garantir des écueils. Il a, pour tout
+vêtement, la chlamyde agraffée sur la poitrine et
+retombant par derrière: il est difficile de distinguer
+l'objet attaché sur son dos par un cordon; on peut,
+cependant, supposer que c'est le casque de Pluton,
+qui rendait invisibles ceux qui le portaient sur la
+tête, et à l'aide duquel Persée put s'approcher des
+Gorgones. De la main gauche, le Héros tient l'arme
+dite <i>harpé</i> de sa forme recourbée, et qui ressemble
+assez ici à une petite hallebarde; à son côté gauche,
+et comme cachée sous sa draperie, on voit suspendue
+la tête redoutable de la Gorgone, qui pétrifiait
+ceux qui la regardaient, et dont le secours l'a
+servi contre le monstre. La dégradation de la peinture
+ne permet pas de voir les pieds de Persée,
+garnis, sans doute comme ceux de Mercure, de la
+chaussure aîlée, ni le monstre qu'il a vaincu. Sur le
+rivage est un objet peu visible, et que des cordons
+peuvent faire soupçonner pour être le sac où Persée
+portait la tête de Méduse, suivant Hésiode. (<i>Scut.
+v. 220 et suiv.</i>) Deux Nymphes assises sur un rocher,
+et dont l'une, couronnée de roseaux, se montre de
+profil, paraissent prendre intérêt à la scène.</p>
+
+<p>SUJET PRINCIPAL.&mdash;Hauteur, 1 P. 1 p°. 8 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 10 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.050.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXI, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>A l'ombre d'un grand arbre et sur un bloc de
+pierre, repose un jeune homme appuyé sur le bras
+gauche, et tenant le bras droit replié sur la tête; il
+porte une espèce de bonnet sans bord (<i>pileus</i>); la
+chlamyde rouge qui le laisse entièrement nu, les
+brodequins bleus qui forment sa chaussure, appartiennent
+à l'habit de chasse (<i>Oppianus I, 109 et
+Nemesianus, Cyneg. v. 90</i>); la lance et le chien
+vigilant désignent sur-tout un chasseur, et peuvent
+faire reconnaître dans celui-ci le bel Endymion
+endormi, comme on le voit dans le bas-relief du
+Capitole. Nous avons déjà parlé de ce célèbre favori
+de Sélène au <i>n°. XXXIV</i> de notre second volume.</p>
+
+<p>La planche inférieure représente quelques vases
+d'airain; l'instrument dressé contre le petit autel,
+est le <i>colum</i> dont on se servait pour mêler la neige
+avec le vin.</p>
+
+<p>SUJET PRINCIPAL&mdash;Hauteur, 1 P.&mdash;Largeur, 1 P. 1 p°. 8 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.053.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXIV, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Cette Danseuse paraît désignée, parle disque
+couleur d'argent qu'elle soutient de la main gauche,
+pour être une <i>Cernophore</i>. Le mouvement forcé de
+la jambe droite paraît convenir à la danse décrite
+par Pollux sous le nom de <i>bibasis (IV, 102)</i>; c'était
+une danse lacédémonienne où l'on devait, dans des
+sauts vifs et pressés, battre du talon les formes que
+découvre notre Danseuse. C'est encore dans l'attitude
+où elle se présente, que le scoliaste d'Aristophane
+(<i>in Vesp. 1483</i>) peint une femme exécutant
+une autre sorte de danse, dite l'<i>eclactisma</i>; mais,
+dans cette danse, l'effort demandait plus de souplesse,
+le talon devait frapper l'épaule (<i>Poll, ibid.</i>)
+Notre personnage rappelle encore les courtisannes
+admises dans les fêtes voluptueuses; un voile léger
+et transparent, d'une couleur incertaine, entre le
+bleu et le blanc, retenu d'un côté sur son bras, de
+l'autre, soutenu par les doigts de sa main droite
+étendue avec grâce, cache à peine quelques-uns de
+ses charmes. Les plis qui refluent à l'extrémité de la
+draperie indiquent la vivacité du mouvement, et
+s'ils menacent de venir cacher quelques beautés, ce
+sera pour en découvrir de nouvelles. Cette peinture
+fut trouvée à <i>Civita</i>, en 1761.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 10 p°. 6 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 5 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.055.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXVIII, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Dans le volume précédent, nous avons eu occasion
+de parler de l'infortune d'Ariadne; cette peinture
+semble nous offrir son apothéose: «Montons ensemble
+au-ciel, dit Bacchus; tu partages ma couche,
+partage aussi mes titres; ne sois plus Ariadne; sois
+<i>Libera». (OVID. Fast. III, 510.)</i> C'est, en effet,
+sous ce nom qu'Ariadne était adorée chez les Romains;
+elle porte ici sur ses cheveux blonds une
+coiffe ou <i>mitra</i> relevée sur le devant en forme de
+diadême, qui se retrouve dans les médailles de
+<i>Libera</i>; parée de pendans en forme de poire, de
+bracelets et d'une chaîne d'or, une main unie à celle
+de Bacchus, un bras levé au-dessus de sa tête, elle
+soutient entre ses doigts la draperie dont les plis,
+vivement agités par l'air, forment une ceinture et
+un voile qui couvre la partie inférieure de son
+corps, ne laissant à découvert que ses pieds dont le
+cothurne ou la chaussure est blanche. Cette figure est
+d'une légèreté charmante et semble monter comme
+une vapeur. Celle de Bacchus paraît moins heureuse;
+les cheveux déliés et couronnés de lierre, il
+porte le thyrse sur l'épaule; une peau passe en
+écharpe sur sa poitrine; sa draperie ondoyante est
+d'une couleur changeante, entre le vert et le jaune;
+ses traits et ses regards expriment le contentement;
+ceux d'Ariadne, la crainte et l'émotion.</p>
+
+<p>Cette peinture intéressante fut trouvée dans les
+fouilles de <i>Gragnano</i>, en 1761.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.057.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXI, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>La planche qui précède celle-ci dans l'édition originale,
+représente deux personnages dans une attitude
+semblable à celle du jeune homme assis, et
+avec les mêmes attributs; on a cru les reconnaître
+tous les trois pour les <i>Cabires</i>. Ces Divinités, souvent
+confondues avec les Curètes et les Corybantes, ont
+une origine fort obscure; elles étaient sur-tout célèbres
+par les mystères de leur culte, et ces mystères
+paraissent avoir eu beaucoup de relation avec ceux
+de Cérès et de Bacchus. Bacchus lui-même ou Dionysus
+a été mis au nombre des Cabires. (<i>Nonnus,
+Dionys. XIV, 19.</i>) Plusieurs auteurs font les Cabires
+fils de <i>Vulcain</i> et de la nymphe <i>Cabira</i>;
+d'après cette origine, ils sont considérés comme les
+protecteurs des arts mécaniques; quelques Antiquaires
+leur donnent le marteau pour attribut distinctif;
+mais l'auteur cité nous offre un rapprochement
+avec notre peinture, en nous peignant un
+Cabire «élevant l'haste lemnienne (ou de Lemnos)
+fabriquée sur l'enclume de son père». (<i>Non. XXIX.</i>)
+Le bonnet, la lance et la nudité peuvent donc,
+d'après plusieurs autorités, faire reconnaître les
+Cabires: c'est ainsi que Fabretti les a désignées dans
+trois personnages de la colonne Trajane (<i>Col. Traj.
+pag.75 et suiv.</i>) Le disque ou l'écu (<i>scutum</i>) comme
+on le voit ici, convient encore à ces Divinités; ils
+s'en servaient dans leurs danses, selon le même
+Nonnus (<i>Dionys. XIII.</i>) Denis d'Halicarnasse leur
+attribue aussi l'invention d'une danse armée qui,
+comme la pyrrhique, s'exécutait avec la lance et le
+bouclier. Quoi qu'il en soit, ces Divinités, confondues
+aussi quelquefois avec les Pénates, dont Enée
+introduisit le culte en Italie, étaient encore honorées
+comme protectrices de la maison; c'est peut-être ce
+que désigne ici l'attitude de la figure assise dans un
+repos parfait sur le socle ou soubassement d'un édifice.
+Cette peinture et les deux semblables furent
+trouvées ensemble à <i>Gragnano</i>, avec la figure de
+femme comprise dans cette même planche: la similitude
+de la pose pourrait faire soupçonner qu'elle
+a quelque rapport avec les autres. La couronne de
+lierre ou d'autres feuilles; le <i>tympanum</i> avec une
+image sacrée, désignent particulièrement une Bacchante
+ou une initiée; mais le rapport des Corybantes
+et des Cabires avec Bacchus, ainsi que nous
+l'avons observé; la confusion de leurs mystères et
+de ceux de Cybèle, leur patronne, avec les orgies
+dionysiaques, peuvent donner raison de cette
+réunion.</p>
+
+<p>CHAQUE SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 10 p°. 4 lig.&mdash;Largeur,
+1 P. 2 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.060.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXIV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Une Bacchante semble se défendre, dans cette
+peinture, contre la violence d'un jeune homme;
+c'est ainsi qu'Euripide peint les Bacchantes, armées
+du thyrse, frappant ceux qui voulaient les saisir
+pour les conduire à Penthée. (<i>Bacch. v</i>. 761.) Le
+même poète nous apprend qu'au milieu de l'agitation
+et de la fureur des orgies, elles savaient conserver
+leur honneur. Dans leur origine, sans doute,
+les mystères avaient quelque chose d'assez auguste
+pour contenir la frénésie dans les bornes de la pudeur;
+mais la licence est la fille de l'ivresse, et la
+religion servit bientôt de voile à la dissolution la
+plus effrénée. Lycophron désigne une femme perdue
+sous le nom de <i>Bassaras</i> une Bacchante. (<i>V</i>. 143,
+711 <i>et</i> 1393). Les orgies interdites à Rome par un
+décret du Sénat, et célébrées avec tant d'impudeur
+sous les Empereurs, témoignent peu en faveur de
+la retenue des initiées. Cette Bacchante rappelle,
+par son mouvement et par le jeu de sa draperie, la
+Danseuse du <i>n°. XXI</i>. L'action du jeune homme
+indique aussi la danse, et l'on peut voir, dans ce
+groupe, une action simulée par des personnages
+bachiques. Cette peinture sur un fond jaune, trouvée
+dans les fouilles de <i>Civita</i>, a souffert quelque
+altération; elle est d'un très-bon coloris; la Bacchante
+est peinte sur-tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
+
+<p>Dans le second tableau (<i>pl. IV, t. IV de l'édit. roy.</i>)
+on voit une joueuse de cithare, peinte capricieusement
+sur un fond obscur; sa draperie légère, d'une
+couleur changeante, entre le vert et le rouge, voltige
+agitée par l'air; à demi-nue, les cheveux épars
+et couronnés de lierre, elle touche avec délicatesse
+les cordes de l'instrument, et rappelle, suivant des
+observations précédentes, les courtisannes admises
+dans les fêtes.</p>
+
+<p>1er SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 3 p°. 9 lig.&mdash;Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.</p>
+
+<p>2e SUJET.&mdash;Hauteur, 6 p°. 7 lig.&mdash;Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.063.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXIII, t. IV de l'Edition royale.)</i></p>
+
+
+<p>L'habillement et les masques désignent ces trois
+figures pour des personnages comiques. Pline fait
+mention d'un peintre qui se rendait célèbre par des
+tableaux de ce genre, <i>Caladès</i> ou <i>Calacès</i>. Dans
+cette scène, on voit un esclave ou valet faisant un
+geste injurieux à deux femmes; son vêtement désigne
+sa condition et son caractère; il est composé d'un
+manteau jaune, d'un habit court de même couleur,
+avec des rayes blanches en travers, et d'un petit
+corset blanc (<i>somation</i>) que Pollux donne aux histrions
+(<i>II, 235</i>). Le geste de ce valet désignait,
+chez les Romains et chez les Grecs, le même genre
+de moquerie qu'il exprime parmi nous. Des deux
+femmes, la plus jeune, celle qui se cache une partie
+de la figure avec la main, porte une tunique bleue
+et un manteau blanc. L'autre femme, qui fait un
+rôle de nourrice et peut-être un rôle moins honnête,
+porte une pièce blanche sur la poitrine; la
+coiffe et le reste de l'habillement est rouge, couleur
+appartenant, selon Pollux (<i>IV, 120</i>) à une profession
+qu'on ne peut mieux désigner qu'en taisant son
+nom. Les trois masques de la frise sont des masques
+tragiques; celui du milieu, orné de pendans, et
+colorié avec délicatesse, paraît destiné à un rôle
+de femme.</p>
+
+<p>SUJET PRINCIPAL.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 p°. 4 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.066.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXVI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXIV, t. IV de l'Edition royale.</i>)</p>
+
+
+<p>Cette peinture, trouvée avec la précédente dans
+les fouilles de <i>Portici</i>, représente, comme elle,
+une scène comique. Le personnage debout, appuyé
+sur son bâton, porte le masque peu gracieux, décrit
+par Pollux sous le nom de <i>Sphenopogon</i>;
+chauve, le sourcil élevé et la barbe en touffe
+pointue, il est vêtu de blanc, costume affecté aux
+vieillards de la comédie, suivant un usage très-antique:
+la manche, qui paraît appartenir à l'habit
+de dessous, est jaune; cette même teinte se remarque
+sur les jambes, mais on peut croire que
+c'est l'effet de l'altération de la couleur. On ne sait
+pas que les anciens aient connu l'usage d'une chaussure
+étroite, telle que sont nos bas; on sait seulement
+que les gens infirmes et délicats y suppléaient
+par des bandes spirales dont on ne voit ici aucune
+trace. On voit d'ailleurs que le vieillard a les pieds
+nus, renfermés dans des sandales. Des autres personnages,
+tous deux assis, l'un joue des deux flûtes;
+couronné de feuillage, il porte le riche habit qui
+paraît commun aux <i>Tibicines</i> et aux <i>Citharèdes</i>; la
+tunique de dessous est jaune, à en juger par les
+manches; le manteau ou la <i>palla</i> est rouge; on y
+remarque une longue pièce rapportée, couleur de
+pourpre et brochée d'or; cette pièce est ce que les
+anciens appelaient <i>clavus</i> et <i>patagium</i>, ornement
+le plus recherché des tuniques, et en usage dans les
+habits de théâtre. L'autre personnage, dont le
+masque très-chargé exprime le rire, vêtu de blanc
+comme l'histrion du tableau précédent, paraît chanter
+avec l'accompagnement; la couronne qu'il porte
+favorise encore cette conjecture. On distingue mal
+l'objet qui est à ses pieds. L'intention générale du
+tableau peut se rapporter à l'intermède dans lequel
+le joueur de flûte venait amuser les spectateurs
+pour remplir le vide de la scène; d'autres ont cru
+y voir le retour imprévu du maître qui surprend
+ses serviteurs à se divertir: mais le riche habit du
+joueur de flûte paraît s'opposer à cette explication.</p>
+
+<p>La frise contient quatre masques; les deux premiers
+sont tragiques; le troisième est comique, et
+le quatrième, bien qu'il exprime les pleurs, nous
+paraît appartenir au même genre.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 4 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.069.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXVII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXIX, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Le fond de ce tableau, très-altéré, semble représenter
+la partie du théâtre où s'exerçaient les acteurs,
+appelée <i>choragium</i>. L'homme assis sur un
+siége recouvert d'une draperie rouge, bordée de
+bleu, paraît absorbé dans une profonde méditation.
+Une tunique à manches courtes, de couleur grise,
+et un <i>pallium</i> jaune, forment son vêtement. On
+peut reconnaître en lui le poète ou le directeur de
+la scène; le personnage qui est entièrement effacé,
+vient poser près de lui une petite armoire ouverte,
+à deux battans, et au fond de laquelle on remarque
+le dessin d'une petite figure; cette armoire rappelle
+celle qu'on avait coutume d'exposer à l'entrée du
+théâtre en guise d'annonce, où était représentée la
+figure du principal acteur, qui donnait son nom
+la pièce. La femme assise, dont la tête manque
+aussi, est élégamment drapée d'une tunique bleue
+et d'un voile rouge; elle tient sur ses genoux un
+masque comique, et présente à sa compagne un
+petit rouleau ou volume qui peut être le rôle
+qu'elle doit remplir.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 9 p°.&mdash;Larg. 1 P. 7 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.072.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXVIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XL, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Ce fragment nous offre encore un sujet scénique.
+Un jeune homme debout, à demi-vêtu d'une draperie
+d'un blanc sale, porte un masque tragique,
+remarquable par une longue chevelure et l'élévation
+du front. Un autre personnage d'un âge moyen,
+négligemment drapé d'un manteau d'une couleur
+jaunâtre, est assis devant lui, et considère le masque
+avec une attention qui se peint également sur son
+visage et dans son attitude. On voit près de lui une
+espèce de chevalet, destiné, sans doute, à poser
+l'attirail du costume théâtral: il est probable que
+ce tableau représente des acteurs se préparant
+paraître sur la scène. La rudesse de leurs traits et la
+pauvreté de leur costume, rappellent ces histrions
+que Lucien nous dépeint, reprenant leurs viles dépouilles,
+après avoir brillé dans la pourpre royale
+et les riches vêtemens de Priam ou d'Agamemnon.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°. 10 lig.&mdash;Larg. 10 p°. 7 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.074.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXIX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLI, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette peinture, trouvée à <i>Portici</i> en 1761, est
+une des plus belles de la collection, et se fait remarquer
+par l'esprit et la sagesse de la composition,
+par la finesse du coloris, et sur-tout par l'heureux
+agencement des draperies. On a cru y voir un poète
+dictant son poëme à la Muse même de la tragédie,
+l'un des trois princes de la scène tragique, Eschyle,
+Sophocle ou Euripide. Les portraits antiques de
+ces deux derniers n'offraient aucune ressemblance
+avec le personnage du tableau; celui d'Eschyle,
+qui n'est pas assez connu, n'éloignait aucune application,
+et l'on s'était arrêté à l'idée que ce poète,
+qui éleva la tragédie à un grand degré de perfection,
+était ici l'objet d'une allégorie ingénieuse:
+cependant Eschyle, suivant le costume de son pays
+et de son siècle, aurait dû porter la barbe; d'un
+autre côté, il est bien plus simple de reconnaître,
+dans ce tableau, un sujet tout-à-fait du même genre
+que les précédens. La figure assise, le sceptre
+d'argent à fleuron d'or dans sa main droite, l'épée
+revêtue du fourreau dans sa gauche, ne sera qu'un
+acteur remplissant le rôle d'un roi. Une femme est
+près de lui; un genou en terre et l'autre élevé, elle
+trace des caractères sur une tablette dressée devant
+elle; sa tunique, retenue par une ceinture, laisse
+à découvert son épaule et son bras; ses cheveux
+sont relevés avec art sur le sommet de la tête; au-dessus
+de la tablette est un masque tragique: cette
+femme appartenant à la scène, est, à ce qui paraît
+probable, dans l'action d'écrire le titre de la tragédie
+qu'on va jouer, pour l'afficher à la porte du
+théâtre. Derrière elle est un jeune homme prêtant
+attention, et qui peut désigner un acteur secondaire,
+ou l'un des personnages composant la tragédie.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°..&mdash;Largeur, 1 P. 1 p°. 3 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.076.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Il est à regretter que cette peinture ait subi une
+grande altération; trouvée avec la précédente, elle
+en fait le pendant, et se fait remarquer par une
+touche délicate et un fini précieux. Le sujet est un
+concert, ou plutôt la répétition d'un concert qui se
+fait dans le <i>Choragium</i>. Cette explication se rapproche
+de celle des tableaux précédens; les personnages
+sont couronnés de fleurs et richement
+vêtus. La joueuse de cithare debout a son instrument
+attaché au bras avec un ruban, en sorte
+que le mouvement de ses deux mains est libre;
+elle touche les cordes avec beaucoup de grâce, et
+de l'archet et des doigts; le joueur de flûte a les
+joues resserrées par la bandelette, dite <i>capistrum</i>;
+on voit, sur le devant de sa tunique, cette même
+pièce de pourpre chamarée d'or, que nous avons
+remarquée dans la <i>planche XXVI</i>; le mouvement
+de ses pieds indique qu'ils marquent la mesure. Sur
+un siége, garni d'un riche coussin, est assise une
+belle femme, un genou passé sur l'autre, à demi-penchée,
+tenant un volume ouvert, où quelques
+lignes obscures indiquent des paroles ou des signes
+représentant les notes du chant; drapée avec élégance,
+son épaule reste à nu, ainsi que son bras;
+le double bracelet, les pendans d'oreille et la chaîne
+à fibules qui descend sur sa poitrine, sont d'or. Les
+deux figures d'hommes qu'on voit debout derrière
+elle, paraissent, par leurs couronnes de lierre,
+devoir faire partie du chœur, et prendre leur part
+au concert.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 3 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 9 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.079.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLIII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Des femmes occupées à leur toilette font le sujet
+de cet agréable tableau. Sachons gré au désir de
+plaire du soin de la parure; parmi nous et chez
+les anciens Romains, une aimable émulation a seule
+été l'aliment du goût; les Grecs ombrageux à l'excès,
+sur ces matières délicates, avaient des inspecteurs
+chargés de veiller, dans toutes les réunions, à la
+décence et à l'élégance des costumes; mais sans
+doute les <i>Gynéconomes</i> ces agréables magistrats,
+avaient rarement occasion d'exercer leur censure.
+Le goût fixa ses modèles sous leur heureuse administration.
+La mode puise encore dans ce trésor
+intarissable; inconstante, légère, artificieuse, elle
+étale à nos yeux les richesses de l'antiquité, et, tous
+les jours rajeunie, nous paraît fraîche et nouvelle.
+Sur une table de forme élégante, repose un objet
+à demi-effacé, qui paraît être cette cassette précieuse
+renfermant tout l'arsenal féminin (<i>mundus muliebris</i>).
+Quelle autre qu'une initiée pourrait nombrer
+tous ces instrumens qui, sous des noms différens,
+servaient à l'art de la coiffure, et ces charmes auxiliaires
+qui variaient, au gré des amans, les couleurs
+d'une belle, ou le trompaient pour lui plaire!
+L'adroite esclave qui possédait les secrets de cet
+art, était la <i>Cosmetis</i>. Celle qui savait rendre les
+cheveux dociles, en faisant éclater en rosée quelques
+gouttes d'eau, était la <i>Psecas</i>. La suivante qui
+coiffe la jeune fille, paraît mériter ce nom; celle-ci
+est richement vêtue; sous son manteau bleu-céleste,
+passe une tunique couleur de laque, ornée d'une
+large broderie; ces garnitures étaient appelées <i>acupictœ</i>,
+peintes à l'aiguille; leur usage, comme nous
+l'avons déjà observé, semble être venu de la <i>Phrygie</i>.
+La belle femme assise avec gravité sur un siége
+magnifique, est parée avec beaucoup d'élégance;
+son voile qui descend de la tête, et qu'elle soutient
+entre ses doigts, est d'une couleur dorée. Son premier
+habit est d'un tissu blanc, dont la transparence
+laisse briller sa carnation délicate; son manteau est
+couleur de laque; d'un bras elle retient contre son
+sein une jeune fille, dont la draperie élégante est
+blanche et jaune. C'est sans doute une mère avec
+ses deux enfans: la noblesse d'un côté; de l'autre,
+la grâce et l'ingénuité désignent des personnages
+de distinction dans l'intérieur de leur palais.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 2 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 1 p°. 2 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.082.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLIV, t. IV de l'Edition royale</i>).</p>
+
+
+<p>Le sujet de cette peinture est très-obscur, et son
+état de dégradation nous prive peut-être encore de
+quelques éclaircissemens. Un jeune homme nu,
+dont un bout de draperie indique la chlamyde héroïque,
+s'appuie sur un long bâton dans l'attitude
+d'un homme qui vient d'arriver et qui porte la parole.
+Il a pour chaussure des semelles lacées avec
+des cordons; la tête et l'épaule droite sont effacées.
+Un héros assis sur un trône, entièrement nu, une
+épée près de lui, l'écoute avec attention. Sur le
+côté et dans un plan séparé, on aperçoit la partie
+inférieure d'un cheval; le reste est dégradé. Le sujet
+du tableau paraît être un message qui a rapport
+l'histoire héroïque, et rappelle ou la députation des
+Etoliens à Méléagre, ou les supplications de Patrocle,
+engageant Achille à reprendre les armes, ou le
+message relatif à l'entrevue d'Etéocle et de Polynice,
+sans arguer, en faveur de cette opinion, du Sphinx
+qui sert d'ornement au trône, rapprochement beaucoup
+trop recherché pour en faire ici l'application.
+On sait que ces monstres de la fable étaient le soutien
+le plus ordinaire des bras de siéges; et celui
+qui paraît dans ce tableau, n'ayant pas la figure
+humaine, doit être envisagé plutôt comme un griffon
+ou comme une chimère, que comme un
+Sphinx.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 2 p°. 3 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 1 p°. 2 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.085.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLV, t. IV l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Ces trois bandes ou frises peintes sur un fond
+noir, faisaient partie d'une décoration d'architecture
+trouvée à <i>Civita</i>. Le culte de Bacchus, de Cérès et
+des autres Divinités subalternes, présidant aux travaux
+rustiques et à la reproduction constante de la
+nature, avaient, dans la religion des anciens, des
+rapports qui, souvent, en faisaient confondre les
+mystères et les cérémonies. C'est ce qu'on peut remarquer
+particulièrement dans la suite curieuse de
+figures que nous avons sous les yeux. Le principal
+caractère qu'on y saisit, est celui des processions
+bachiques et des fêtes dionysiaques. Les bornes, les
+colonnes, les Hermès ou Priapes placés de distance
+en distance, sont les emblêmes des campagnes et
+des jardins où l'on faisait des processions à certains
+jours de l'année; c'est aussi l'indication des stations
+religieuses et la représentation des Divinités, qui,
+sous différens noms, présidaient aux chemins (<i>Dii
+viales</i>). L'antique Hermès ou Mercure avait les
+mêmes attributs que Priape; on l'adorait comme Dieu
+de la génération sous le même emblême. (PAUSAN.
+<i>VI</i>, 26. ARTEMIDORE, <i>I, XLVII</i>.) Bacchus recevait
+les mêmes honneurs. Dans une médaille de Béger,
+on voit un Bacchus avec un Cippe, où est sculpté le
+signe ithyphallique; on en portait la représentation
+dans les pompes du Dieu, et elle tenait la principale
+place dans la ciste mystique. Dans notre peinture,
+on remarque d'abord un pasteur, indiqué par le
+<i>pedum</i>, traînant un bouc à l'autel par les cornes,
+suivant la description de Virgile (<i>Georg. II</i>, 395);
+vient une femme en habit <i>talaire</i> portant une corbeille;
+un autre personnage est assis, couronné et
+tenant un thyrse; près d'une colonne, une femme
+debout et inclinée, prête attention à une prêtresse
+richement drapée, assise par terre et récitant une
+prière dans le rituel sacré; ensuite est un personnage
+avec le thyrse, un enfant tenant un vase et un plateau
+où l'on peut supposer des fruits; au milieu de
+ces figures, l'Hermès, objet du culte. Dans la seconde
+bande, un autre Hermès ou Priape, avec le
+roseau et un bonnet à deux pointes, paraît l'objet
+de la cérémonie; une vieille femme assise tient une
+branche; une jeune debout, un <i>flabellum</i>; d'autres
+figures portent le thyrse, un vase et une offrande.
+Le but de la cérémonie est plus déterminé dans la
+troisième frise; l'arbre, la colonne, la table de pierre,
+indiquent l'autel principal de la campagne; un
+prêtre majestueux, couronné du lierre avec ses corymbes,
+fait une libation. Le bouc est traîné à l'autel;
+deux canephores, une joueuse de flûte, une prêtresse
+tenant un roseau, avec une verge entourée
+d'un serpent, complètent la solemnité.</p>
+
+<p>CHAQUE FRISE: Hauteur, 4 p.º 7 lig.&mdash;Largeur, 2 P. 9 p.º</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.088.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXIV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Ce tableau, d'un goût fantasque, faisait encore
+partie d'une décoration. La scène paraît se passer
+devant une grotte et sur une rive favorable aux plaisirs
+du bain. Une grande voile suspendue à l'arbre
+qui s'élance du sommet d'un rocher, offre un abri
+contre les rayons du soleil. Des guirlandes de feuillage
+décorent la voûte, où l'on voit plusieurs statues,
+de grandeur inégale, posant sur des tables et
+sur des soutiens d'une autre espèce. Ce sont probablement
+les statues des divinités locales de ce rivage;
+leurs symboles se rapportent à cette explication:
+l'une d'elles a une corbeille et un bâton recourbé;
+un peu plus loin, on voit un <i>pedum</i> et un thyrse;
+les bandelettes qui décorent l'arbre desséché et les
+deux colonnes, témoignent la piété des habitans.
+Le sujet principal du tableau paraît être la nymphe
+ou la jeune fille surprise par une Divinité champêtre.
+Son attitude exprime la pudeur et son embarras;
+à demi-nue, elle retient ses vêtemens sur
+ses genoux. Le Dieu, caractérisé par la couronne de
+roseaux, le <i>pedum</i> et une peau de panthère, semble
+la supplier: on peut le considérer avec ces attributs,
+comme le Dieu du fleuve, ou plutôt comme un
+Sylvan, divinité rustique de la contrée.</p>
+
+<p>Hauteur, 7 p.º&mdash;Largeur, 9 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.091.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LV, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Ces petites figures gracieuses, renfermées dans
+leurs câdres par compartimens et d'autres semblables,
+décoraient les parois d'une salle découverte
+dans les fouilles de <i>Gragnano</i>, en 1759. Leur disposition
+et les ornemens accessoires imitaient l'ensemble
+d'un pavé en mosaïque; cet art précieux
+qui, peut-être, a précédé la peinture, lui a
+souvent fourni des modèles: on peut en juger par
+le rapport qu'on trouve entre les ouvrages en mosaïques
+et des peintures du genre de la décoration.
+C'est ainsi qu'une mosaïque, d'une délicatesse exquise,
+conservée au Musée royal de <i>Portici</i>, s'est
+trouvée répétée dans une peinture qui en offre la
+copie exacte. Les enfans aîlés et les nymphes qu'on
+voit ici, disposés alternativement, et qui font le
+sujet de la plupart des mosaïques, dans les tombeaux,
+les thermes, les salles triclinaires et les basiliques,
+peuvent être considérés comme les génies
+des Divinités qui s'intéressent à l'existence des mortels.
+Le plus souvent ces génies font allusion aux
+mystères de Bacchus, au culte de Vénus, et à la
+recherche de toutes sortes de voluptés. Ici, l'un des
+enfans tient un sceptre, ou peut-être le fût d'un
+flambeau; un autre une lyre; le troisième paraît
+figurer une danse. La première nymphe tient l'oiseau
+de Junon; la seconde un écrin ouvert, et la
+dernière une sorte de feuille servant d'aspersoir ou
+d'éventail.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 6 p°. 10 lig.&mdash;Largeur, 2 P. 3 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.093.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXVI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXI, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette peinture, très-altérée, nous offre une
+scène semblable à celle d'Andromède, délivrée par
+Persée (<i>voy. planche XIX de ce volume</i>); mais les
+caractères du Héros libérateur paraissent mieux
+convenir à Hercule délivrant Hésione, la fille du
+parjure Laomédon. Les rochers escarpés, les arbres
+dépouillés rendent le rivage affreux; la princesse
+est attachée les bras étendus; son libérateur s'avance
+dans les flots, prêt à frapper le monstre de sa massue.
+Cette femme qui s'enfuit, est sans doute l'une
+des compagnes de la belle Troyenne, effrayée
+l'aspect du monstre suscité par Neptune; peu rassurée
+dans sa terreur par le secours du Héros, elle
+jette sur son amie un regard douloureux comme
+un dernier adieu.</p>
+
+<p>Hauteur, 11 p°. 4 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 2 p°. 4 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.096.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXVII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Le tableau précédent a paru nous offrir l'aventure
+d'Hésione; celui-ci appartient à la même histoire.
+Il représente ce qui s'était passé auparavant,
+et il nous retrace le péril de la princesse, comme
+l'autre nous en a montré la délivrance. Le fond de
+la scène représente les murs de Troie; derrière
+s'élève le mont Ida. La princesse nue est conduite
+à la mer par une matrone, sa mère ou sa nourrice.
+Hercule, armé de sa massue, lui promet son secours.
+Télamon, compagnon du Héros dans cette
+entreprise, s'avance chargé d'un bloc énorme, prêt
+à écraser le monstre qui paraît sur les flots. Le
+paysage est peint avec vérité; les figures, d'un
+coloris incertain, ne paraissent qu'ébauchées.</p>
+
+<p>Hauteur, 11 p°.&mdash;Largeur, 10 p°. 8 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.098.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXVIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXIII, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>On ne connaît point de monument antique qui
+représente l'aventure de Dédale et d'Icare avec autant
+de précision qu'on le voit ici. L'imprudent
+jeune homme est étendu sur le rivage de la mer,
+laquelle il a donné son nom; l'une de ses aîles détachées
+est à ses pieds; son père le regarde avec
+douleur en planant dans les airs. Un personnage
+demi-nu, assis sur un rocher et tenant un long
+roseau, rappelle ce pêcheur dont Ovide peint avec
+élégance l'étonnement naïf (<i>liv. VIII, v. 217</i>.) On
+voit en mer une barque avec deux rameurs; sur
+un rocher s'élève un petit monument ressemblant
+à un temple <i>monoptère</i>: il fait, sans doute, allusion
+à ces monumens qui ornaient, dans les temps anciens,
+les lieux élevés, et qui étaient consacrés assez
+ordinairement à Diane, à Mercure, à Vénus, à Pan
+et à Bacchus. Le masque pourrait annoncer plus
+particulièrement le culte de ce Dieu.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P.&mdash;Largeur, 11 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.100.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XXXIX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LX, t. IV de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>La figure élégante tenant un volume déroulé, est
+extraite d'une décoration d'un style capricieux.
+Appuyée contre la porte d'un temple et sous un
+vestibule, on peut la considérer comme une prêtresse
+lisant une formule sacrée, ou étudiant un
+hymne.</p>
+
+<p>Le second sujet représente une caricature qu'on
+applique facilement à un tableau de l'<i>Enéide;</i> c'est
+Enée portant son père Anchise, tenant par la main
+le petit Ascagne, et regardant avec inquiétude si
+Créüse le suit. Des têtes et des pieds de singe caractérisent
+ces sortes de figures grotesques; c'est de-l
+que Martial les a nommées <i>Cercopitheci</i>, singes
+longues queues; et Pline, <i>Cynocephali</i>, singes
+têtes de chien. Virgile eut ses détracteurs, et parmi
+ceux dont les noms se sont attachés à celui de ce
+grand poète pour arriver jusqu'à nous, on cite le
+peintre Carvilius, qui écrivit l'<i>Æneidomastix</i>, le
+fouet de l'Enéide. Ce tableau bizarre prouve que
+tous les siècles ont leurs mauvais plaisans; on y
+trouve l'esprit goguenard des caricatures modernes
+et des poëmes travestis.</p>
+
+<p>Hauteur, 9 p°.&mdash;Largeur, 7 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.102.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XL.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>I, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Pour ne point interrompre l'ordre que nous avons
+adopté, nous continuons ce volume par les peintures
+extraites du VIIe volume de l'édition royale.</p>
+
+<p>Celle-ci est une des plus belles et des plus importantes
+de celles recueillies dans le Musée de
+<i>Portici</i>. Une femme élégamment drapée d'un manteau
+violet et d'une tunique jaune transparente,
+est assise à l'entrée d'un temple, devant l'Hermès
+d'un Bacchus, qu'elle fixe avec attention pour le
+peindre. D'une main, elle tient une tablette; de
+l'autre, le pinceau qu'elle trempe dans sa boîte
+couleurs, posée sur un tronçon de colonne. Cette
+boîte paraît conforme à celle décrite par Varron
+(<i>R. R. III, 17</i>), divisée en petites cases, où sont
+distribuées les couleurs ou les cires coloriées. On sait
+que les anciens avaient deux manières de préparer
+les couleurs; l'une, en les délayant dans l'eau avec
+de la colle ou de la gomme; l'autre, en les mêlant
+dans de la cire liquéfiée au feu, et c'est cette manière
+qu'on nommait encaustique. Selon le témoignage
+de Pline (<i>XXXV, 11, sect. 41</i>) on connaissait
+trois manières différentes de peindre dans
+l'antiquité, qui se réduisaient cependant toutes
+l'encaustique et à la gouache vernissée avec de
+la cire. On n'en connut point d'autre jusqu'à la
+découverte précieuse de la peinture à l'huile, qui,
+dans le 15e siècle, rendit le nom de Jean-de-Bruges
+immortel. L'enfant qui place un tableau au pied de
+l'Hermès, rappelle l'usage où étaient les peintres
+d'employer les enfans à les servir et à broyer les couleurs.
+Deux femmes retirées derrière une colonne,
+semblent observer l'artiste en secret; l'une d'elles,
+tenant une feuille ou un éventail, soigneusement enveloppée
+dans ses draperies, est peut-être une convalescente
+qui a demandé un tableau votif. Nous
+avons reconnu un Bacchus dans l'Hermès, au long
+bâton ou thyrse, et au canthare qu'il tient à la main.
+Comme Bacchus Indien, il est drapé et porte la
+barbe; cette dernière distinction peut désigner également
+le Bacchus <i>Brisœus</i> ou le Bacchus <i>Hébon</i>,
+adoré dans la Campanie, et dont l'image peut, avec
+vraisemblance, se trouver à Pompéia, où cette
+peinture fut découverte. Parmi les femmes qui se
+distinguèrent dans la peinture, Pline fait mention
+de <i>Lala</i> de Cyzique, qui peignit à Rome et
+Naples, également habile à manier le pinceau et le
+stylet, et qui surpassa les peintres de portraits les
+plus renommés de son temps, par la rapidité de
+l'exécution. Ce mérite devait compter pour beaucoup
+dans l'emploi de l'encaustique, et donner aux
+artistes un grand avantage sur leurs rivaux. On
+pourrait, sans trop d'invraisemblance, voir dans
+notre tableau cette femme célèbre.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 2 p°.&mdash;Largeur, 1 P.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.104.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>II, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>L'artiste a réuni dans cette peinture, trouvée
+Pompéia avec la précédente, la Muse de l'Astronomie
+et la Déesse qui préside aux sciences et aux
+arts. Debout contre un pilastre, Uranie indique
+avec la verge (<i>radius</i>) une sphère céleste où sont
+figurés les signes du Zodiaque; on distingue le
+Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le
+Lion et la Vierge. Minerve assise, appuyée du bras
+gauche sur son bouclier, la tête couverte d'un casque
+d'acier orné de plumes, l'égide sur la poitrine et
+armée de sa lance, semble écouter la Muse avec
+attention. Ce tableau précieux par son exécution,
+l'est encore en ce qu'il décide la question qui s'est
+élevée entre les érudits, si les anciens, avant les
+Antonins, avaient des globes célestes avec les figures
+du Zodiaque; il confirme l'opinion qui s'appuyait
+en faveur de l'antiquité de cet usage, d'un passage
+du poète Alexis (<i>Athen. II, 18, pag. 60</i>) qui,
+dans la description d'un festin, dit d'un plat en
+forme de demi-globe céleste, qu'on y voyait représenté
+ce que le ciel a de plus beau, des poissons,
+des chevreaux, un scorpion, etc. Petrone fait la
+description d'un plat semblable dans le festin de
+Trimalchion (<i>XXXV</i>). Ces sortes de plats, en forme
+d'hémisphère, se nommaient <i>poli</i>, et il est naturel
+de croire qu'ils ne tenaient ce nom que de leurs
+ornemens empruntés des sphères célestes.</p>
+
+<p>Hauteur, 10 p°. 8 lig.&mdash;Larg. 8 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.107.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>VI, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Les amours de Mars et de Vénus font le sujet
+d'un grand nombre de monumens antiques. Ici,
+par une fantaisie pittoresque, les figures paraissent
+portées dans les airs. Le Dieu, vêtu de la chlamyde,
+n'a de son armure que le casque ombragé d'un
+panache; un Amour, volant à ses côtés, porte son
+glaive en triomphe. Cythérée tient d'une main un
+éventail, et de l'autre soutient un voile qui s'élève
+au-dessus de sa tête, enflé par l'air. Elle est parée
+d'un collier, de bracelets d'or et de cercles d'or au
+bas des jambes (<i>periscelides</i>). Un autre Amour,
+tenant d'une seule main son arc et ses flèches, comme
+un vainqueur qui n'a plus besoin de ses armes,
+vole près de Vénus, et semble sourire avec malignité
+à l'union qui est son ouvrage.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 5 p°. 6 lig.&mdash;Larg. 1 P. 1 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.110.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette Muse agréablement peinte sur un fond
+blanc, couronnée de lauriers, le manteau d'une
+couleur changeante entre le vert et le rouge, les
+poignets ornés de bracelets, porte pour attributs
+la massue et un masque d'Hercule jeune, coiffé
+de la peau du lion. La massue donnée pour attribut
+à la Muse tragique, est regardée comme
+faisant, en général, allusion aux Héros des temps
+les plus reculés. Le masque, ici, semble confirmer
+l'opinion qu'elle est plus particulièrement relative
+au fils de Jupiter, dont les actions merveilleuses
+fournissaient aux tragiques un grand nombre de
+sujets toujours applaudis. Les anciens n'ont souvent
+donné aux images de leurs divinités qu'une partie
+de leurs attributs, quand, par-là, elles se trouvaient
+assez clairement caractérisées. Parmi les images
+certaines de la Muse tragique, celles chaussées du
+cothurne sont très-rares; cependant, la privation
+de ce principal attribut de la tragédie a, ici, donné
+lieu à une conjecture qui pourrait être plus ingénieuse
+que vraie, quoique fondée sur des remarques
+curieuses: on a pensé que le peintre avait eu l'intention,
+de donner à la Muse un caractère mixte,
+en faisant allusion aux tragi-comédies dont Hercule
+même était le Héros. Les anciens, en effet, lui donnaient
+deux caractères, l'un sérieux, comme dans
+les <i>Trachinies</i> de Sophocle, dans l'Hercule furieux,
+et dans l'Hercule <i>Å’teus</i> d'Euripide; l'autre gai ou
+satyrique, comme dans l'Alceste de ce même poète.
+Dans les comi-tragédies inventées par Rhinton de
+Tarente, cité par Athénée (<i>liv. III, pag. 3</i>), les
+Dieux même paraissaient en bouffons: de ce genre
+est l'Amphytrion de Plaute, qui, peut-être, n'est
+qu'une traduction ou une imitation de Rhinton.
+Ce caractère d'Hercule bouffon, était du reste tellement
+décidé, que les auteurs comiques s'en emparaient
+très-souvent: ils en ont fait un personnage
+vorace et toujours affamé, fugitif et battu, comme
+dit Aristophane dans <i>la Paix</i> (<i>v. 740 et suiv.</i>).
+Le Scholiaste du poète remarque que Cratinus donnait
+le même caractère à Hercule dans ses comédies,
+et qu'Aristophane le reproduit ainsi dans <i>les Oiseaux</i>
+(<i>v. 1603 et suivans</i>), dans les <i>Guêpes</i> (<i>v. 60</i>),
+et ailleurs. Enfin, sans rappeler les exploits qui
+valurent au Héros ce renom, et le firent appeler
+Buphage, il suffira de citer, pour dernier trait, le
+proverbe vulgaire dont on se servait pour presser
+les convives quand on les menaçait d'un glouton,
+<i>Hercule est notre hôte</i>.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 1 p°.&mdash;Largeur, 9 p°. 4 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.112.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLIV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXIV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Après avoir présenté Hercule chez les poètes scéniques
+sous un caractère peu honorable, nous le
+voyons reparaître dans ce tableau comme l'un des
+bienfaiteurs de l'humanité, et méritant cette gloire
+immortelle qui a suivi son nom. Le Héros avec la
+peau de lion, armé de son arc et de ses flèches,
+déploie sa force dans une belle attitude, et fait
+tomber sous ses coups les oiseaux Stymphalides.
+Ces oiseaux de proie qui prirent le nom des marais
+qu'ils infestaient, étaient, suivant Pausanias (<i>VIII,
+22</i>) de la grandeur des grues, mais semblables aux
+ibis, ayant cependant le bec allongé et plus fort.
+C'est ainsi qu'ils sont représentés dans cette peinture
+et dans d'autres monumens; ils ressemblent encore
+par leur blancheur aux ibis qui ont les plumes
+blanches, excepté à l'extrémité des aîles et de la
+queue. D'autres Mythologistes en ont fait des autruches.
+La fable ajoutait que ces oiseaux redoutables
+avaient des plumes d'acier qu'ils décochaient
+comme des flèches. Le Dieu du fleuve, <i>Stymphalus</i>,
+couché sur le devant du tableau, sert encore à préciser
+le sujet.</p>
+
+<p>Hauteur, 3 P. 6 p°.&mdash;Largeur, 7 P. 4 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.115.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Bacchus, assis sur un rocher, présente un vase
+à une panthère. L'animal familier a la peau blanche
+et semée de taches verdâtres; les pattes dressées
+sur les genoux du Dieu, il lèche le vase dont
+il ne peut atteindre la liqueur. Bacchus sourit en
+le regardant; le Dieu, les cheveux épars, tenant
+un long thyrse orné de feuillages et d'un ruban, est
+à demi-nu, comme on le voit le plus souvent; la
+draperie suspendue à son bras, est violette, et celle
+qui est rassemblée sur ses genoux, est rouge. Cette
+composition est pleine d'agrément.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 3 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.117.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLVI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXVIII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Le beau Narcisse, dans une attitude négligente
+et gracieuse, contemple son image dans le miroir
+d'une fontaine; il est couronné de fleurs; sa draperie
+qui a glissé sur le rocher, ne cache rien de
+la délicatesse de ses formes; il s'admire, et l'amour
+de lui-même le remplit d'une douce satisfaction,
+amour fatal, suivi d'un vain désir que Vénus ne
+connaît point et qu'elle ne peut récompenser! Déjà
+Cupidon désolé renverse son flambeau; le fils de
+Céphise va bientôt tomber desséché; une fleur
+funeste prendra sa place et son nom. Craignez,
+jeune amant, de faire respirer sa dangereuse vapeur
+à votre amante; mais si la mort vous ravit l'objet
+de vos amours, alors, seulement cueillez le narcisse,
+couvrez sa tombe de cette triste fleur, elle est
+consacrée aux tombeaux.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 9 lig.&mdash;Largeur, 1 P.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.119.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLVII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXI, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>La passion de Narcisse est exprimée, dans ce
+tableau, avec plus de vivacité encore que dans le
+précédent. Plaignez-le, jeunes beautés, si ce n'est
+point lui-même qu'il cherche dans son image.
+Ecoutez: Narcisse avait une sœur jumelle qu'il aimait
+uniquement; belle comme lui, une ressemblance
+parfaite semblait offrir le même modèle en deux
+êtres différent. Ils s'habillaient l'un comme l'autre,
+ils allaient ensemble à la chasse, ils ne se quittaient
+point. Narcisse perdit sa sœur; inconsolable, il s'arrêtait
+au bord des fontaines, et, trompé par sa
+propre image, il croyait revoir cette sœur adorée.
+S'il s'éloignait, son bonheur le fuyait; il ne voulut
+plus s'écarter de la rive enchanteresse; en vain Echo
+soupira pour lui; en vain l'Amour voulut, le rappeler
+dans son empire. Irrité, l'Amour renversa son
+flambeau, la vie du malheureux Narcisse s'éteignit
+avec la flamme de l'amour, et une lugubre fleur
+consacra la mémoire de sa triste aventure.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 9 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 6 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.121.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLVIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Dans un lieu sauvage, sous une roche couverte
+d'un épais feuillage, dort une Bacchante; on voit
+près d'elle son <i>tympanum;</i> ses cheveux sont couronnés
+de lierre, et noués sur la tête avec un
+simple nœud. Un satyre insolent, habitant dangereux
+des montagnes, la surprend dans son sommeil,
+et, soulevant légèrement la draperie qui la couvrait,
+rend le spectateur complice de sa témérité. La
+couronne de feuilles de pin, que porte ce satyre,
+pourrait désigner le dieu Pan lui-même, que les
+poètes dépeignent, tel qu'on le voit ici.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 8 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 4 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.123.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE XLIX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XXXVII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Ces deux figures qui se détachent sur un fond
+jaune, forment un groupe agréable. Une Bacchante
+couronnée de pampres, élevant d'une main un
+cercle de bronze, présente l'autre main à un Faune
+qui la baise amoureusement. Une draperie violette
+en dehors et blanche en dedans, voltige autour
+d'elle, et la laisse à demi-nue. Le Faune, couronné
+de lierre, porte sur l'épaule un grand vase
+d'où sort une touffe de vigne et de feuillages. On
+rencontre dans d'autres monumens, des suivans de
+Bacchus avec ce même attribut. La peau grisâtre,
+déchiquetée sur les bords, sert encore à caractériser
+celui-ci. Sa figure est pleine d'expression; plus respectueux
+que nous n'avons vu précédemment ceux
+de son espèce, ce Faune retrace cette première
+soumission de l'amour qui craint d'effrayer celle
+dont il désire, dont il attend davantage. C'est ainsi
+que le peignirent Théocrite et Ovide: «Que je baise
+ta main, dit Polyphême à Galatée, si tu ne me
+permets un baiser sur tes lèvres. Le maître des
+Dieux, enlevant la belle Europe, couvre ses mains
+de baisers, dit Ovide; douceur dont il jouit en
+attendant le bonheur qu'il espère; à peine, à peine
+il contient son amour».</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 8 p°. 6 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.125.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE L.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>XLV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Une femme debout, tenant une outre, verse du
+vin dans un vase à deux anses que lui présente un
+Silène assis. Ce personnage bachique est bien caractérisé
+par son embonpoint, son front chauve, sa
+longue barbe, et l'affaissement de son corps, effet
+de l'ivresse habituelle. Il porte un thyrse entouré
+de feuillages, et s'appuie du coude sur une espèce
+de corbeille, d'où sort une draperie verte qui vient
+retomber sur ses genoux. Cette corbeille est, sans
+doute, une ciste mystique, attribut qui convient
+Silène, maître des mystères de Bacchus. La femme
+n'a rien du caractère d'une Bacchante; la couleur
+verte de sa draperie semble désigner plus particulièrement
+une Nymphe: ces Divinités, nourrices de
+Bacchus, furent aussi ses compagnes, et cette union
+semble, dans un sens moral, rappeler que le vin
+doit être très-tempéré par l'eau. Cette peinture,
+trouvée à <i>Portici,</i> est très-altérée, et les jambes des
+deux figures sont effacées.</p>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 1 p°. 3 lig.&mdash;Larg. 11 p°. 5 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.127.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LI.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>L., t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Nous réunissons ici deux tableaux qui décoraient
+l'intérieur d'une même salle, dans une maison découverte
+à <i>Civita,</i> tous deux précieux par la délicatesse
+avec laquelle ils sont traités, et par les
+sujets qu'ils représentent. Dans le premier, on voit
+réunis les trois inventeurs de la médecine; Apollon,
+symbole du soleil qui vivifie la nature, et qui dissipe,
+par ses rayons, les vapeurs malfaisantes, se
+montre dans l'attitude du repos, qui lui est si souvent
+attribuée; il s'appuie sur une longue lyre,
+posée sur la cortine qui rappelle ici l'union de la
+médecine et de la divination, toutes deux sœurs
+et filles d'Apollon, suivant Hippocrate (<i>epist. 2, ad
+Philopœm.</i>) Vient ensuite le centaure Chiron,
+qui on attribue les premières connaissances en chirurgie
+et en botanique, s'appuyant sur un bâton,
+et tenant d'une main quelques simples. Esculape,
+inventeur de la médecine clinique, est assis, comme
+il est le plus souvent représenté; car c'est ainsi
+qu'on voit le médecin près du lit du malade. La
+barbe désigne ici l'âge de l'expérience plutôt que
+la vieillesse. Esculape porte le doigt sur la bouche,
+en signe de silence; la médecine réside dans les
+opérations et dans les remèdes, et non dans de
+vains discours; aussi Virgile l'appelle la science
+muette (<i>artes mutas. Æn. XII, 395</i>.) Près du Dieu,
+est une colonne sur laquelle est posé un trépied.
+C'est probablement l'emblême de la science des
+pronostics, partie si intéressante de la médecine
+clinique. Le fond du tableau, assez obscur, est
+occupé par des arbres et des rochers.</p>
+
+<p>L'autre peinture, qui a souffert quelque altération,
+nous offre quatre femmes occupées d'une
+cérémonie bachique.</p>
+
+<p>Chaque sujet.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 7 p°. 9 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.129.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LI et XLVI, t. VIII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette charmante figure est peinte avec autant
+de vérité que de délicatesse. Son attitude est
+pleine d'aisance, et le doigt entre les lèvres annonce
+la méditation ou la recherche d'un souvenir;
+ses cheveux blonds sont retenus dans un voile d'un
+rouge clair; une ample draperie de la même couleur,
+très-fine et transparente, l'enveloppe toute
+entière; par le bas, on voit passer l'habit de
+dessous, qui est d'une couleur verte. Les pieds nus,
+assise sur un siége de métal garni d'un coussin,
+avec un marche-pied, il semble, à l'élégante négligence
+de sa personne, que l'artiste ait voulu
+représenter une jeune femme à son lever; et l'on
+peut supposer que l'objet de la méditation qui
+l'occupe est la parure du jour. Si l'on voulait une
+explication plus recherchée, on se rappellerait que,
+chez les anciens, c'était une opinion reçue, accréditée
+par Pline (<i>XXVIII, 6</i>.) que les genoux
+croisés étaient un maléfice; il était défendu de
+paraître en cette attitude dans les conseils et dans
+les cérémonies religieuses; en faisant l'application
+de cette remarque, on verrait dans l'attention et
+la pose de ce personnage, une intention de malignité.
+Mais en écartant ces subtilités, on pourra
+dire, avec plus de vraisemblance, que cette figure
+représente Mnémosyne, la mère des Muses; l'attitude
+du recueillement, quelques ressemblances
+des figures de Polymnie, Muse de la mémoire; enfin,
+la conformité avec quelques statues anciennes qui
+ont la même pose, viennent à l'appui de cette opinion.
+Cette peinture vient des fouilles de <i>Civita</i>.
+La suivante, trouvée à Pompéia, nous offre un
+Faune couché par terre et buvant avec le vase dit
+<i>rhyton</i>; la forme de ce vase est empruntée d'une
+corne de bœuf dont on se servait primitivement.
+Quoique privé des attributs ordinaires de son espèce,
+ce Faune est caractérisé par ses traits rustiques,
+son nez relevé, son front étroit et ses cheveux
+touffus.</p>
+
+<p>1er. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 8 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 6 p°.
+2e. SUJET.&mdash;Hauteur, 10 p°. 4 lig.&mdash;Largeur, 1 P. 6 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.132.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette peinture représente deux femmes dans
+l'intérieur d'un appartement. Elles sont toutes les
+deux entièrement vêtues de blanc; celle qui est
+debout contre un appui où sont posées quelques
+bandelettes, et qui porte une coiffe sur la tête,
+paraît être une esclave qui parle à sa maîtresse.
+Celle-ci, assise sur un lit couvert d'une draperie
+verte, tenant d'une main un petit vase de métal,
+s'appuie de l'autre sur le lit; c'est une femme à son
+lever, se disposant à sa toilette; la tête détournée,
+elle semble exprimer le mécontentement. Il serait
+difficile de préciser cette scène; peut-être pourrait-on
+y reconnaître la Phèdre de Sénèque. La nourrice
+de la princesse l'annonce au chœur: «Inquiète,
+agitée, le sommeil a fui de ses yeux; la nuit a été
+troublée de ses gémissemens; se levant, retombant
+sur sa couche, faisant dénouer ses cheveux
+et les faisant rattacher, et toujours impatiente
+d'elle-même, Phèdre paraît sur son lit, rejetant
+avec dédain sa parure». C'est la scène qui se rapporterait
+à notre tableau. «Ecartez la pourpre et
+les habits tissus d'or; loin de moi l'éclat de la
+teinture de Tyr! que mon cou demeure privé de
+son collier, et mes oreilles des trésors de la mer
+Indienne, et que mes cheveux ne reçoivent point
+les parfums de l'Assyrie». Le poète romain a mis
+ce tableau sous les yeux; notre Racine le présente
+à l'esprit dans ces beaux vers:</p>
+
+<div class="poem"> <div class="stanza">
+<p>PHÈDRE.</p>
+ </div><div class="stanza">
+<p>Que ces vains ornemens, que ces voiles me pèsent!</p>
+<p>Quelle importune main, en formant tous ces nœuds,</p>
+<p>A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux?</p>
+<p>Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.</p>
+ </div><div class="stanza">
+<p>Å’NONE.</p>
+ </div><div class="stanza">
+ </div><div class="stanza">
+ </div><div class="stanza">
+<p>Vous-même, condamnant vos injustes desseins,</p>
+<p>Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains.</p>
+ </div> </div>
+
+<p>Hauteur, 1 P. 9 lig.&mdash;Larg. 1 P. 1 p°. 6 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.135.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LIV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LIII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Une mère amène son jeune enfant devant un
+philosophe ou précepteur, pour le faire instruire.
+Ce personnage assis porte les enseignes de la secte
+philosophique, à l'exception de la barbe. «Le
+bâton, <i>pallium,</i> la barbe et l'épaule nue, voilà
+aujourd'hui, dit une épigramme de l'Anthologie,
+les marques distinctives de la science». La privation
+de la barbe peut faire reconnaître ici un
+grammairien dont les leçons sont plus convenables
+à l'âge de l'élève. Le maître tient à la main un <i>papyrus</i>.
+L'enfant en tient un également; son doigt
+élevé annonce l'attention qu'il prête à la leçon; près
+d'eux on remarque une cassette cylindrique ouverte
+(<i>scrinium</i>), où sont rangés plusieurs volumes.</p>
+
+<p>Hauteur, 11 p°.&mdash;Largeur, 9 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.138.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LV.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LIV, LV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Une femme assise sur un mur de pierres obscures
+et quarrées, touche les cordes d'une lyre d'or
+cinq cordes. La couronne de laurier semble désigner
+en elle une musicienne de profession. A l'imitation
+d'Apollon, et avec une négligence affectée,
+elle a laissé retomber une tresse de ses cheveux sur
+son épaule; sa tunique verte, retenue par trois
+agraffes, est recouverte d'un manteau d'une couleur
+changeante entre le rouge et le vert.</p>
+
+<p>Un jeune homme, dans une attitude semblable,
+lit avec attention un <i>papyrus</i>; sa draperie est de
+la même couleur. A l'imitation des philosophes, il
+a l'épaule droite découverte; c'est un usage que les
+jeunes Grecs suivaient quelquefois dans les écoles.
+Le peintre a, sans doute, voulu représenter un étudiant.
+Cette figure s'est trouvée, ainsi que la précédente,
+sur le mur d'une maison, à l'entrée de la ville
+antique de <i>Pompéia</i>. Ces deux peintures retracent le
+genre de fabrique employé dans les murailles de
+cette même ville.</p>
+
+<p>1er. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P.&mdash;Largeur, 8 p°.</p>
+
+<p>2e. SUJET.&mdash;Hauteur, 7 p°. 8 lig.&mdash;Largeur, 5 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.140.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LVI.</h2>
+
+<p>(<i>LXIII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Dans ces deux fragmens semblables, on voit deux
+Athlètes armés de cestes, et portant, comme vainqueurs,
+des couronnes formées de bandelettes,
+de feuilles de chêne, et plus particulièrement de
+feuilles d'ache (<i>apium</i>); l'un d'eux tient, de plus,
+une branche de palmier et une autre couronne,
+où l'on remarque les bourrelets appelés <i>tori</i>. «La
+Grèce, dit la première épigramme de l'Anthologie,
+a quatre jeux et tous sacrés; deux sont pour
+des hommes et deux pour des dieux, Jupiter,
+Apollon, Palémon et Archemore: les prix sont
+l'olive, les pommes, l'ache et le pin». C'étaient
+les jeux olympiques, les pythiques, les isthmiques
+et les néméens. Il faut entendre par <i>pommes</i>, les
+baies du laurier consacré à Apollon. Ovide donne
+cependant aux vainqueurs des jeux pythiques,
+l'<i>æsculum</i>, sorte de chêne, dit <i>latifolium</i> chez les
+Latins. Il paraît, d'ailleurs, que la couronne de
+feuilles de chêne était commune à tous les jeux; les
+autres feuilles les désignaient plus particulièrement;
+voilà pourquoi, sans doute, on voit ces différentes
+feuilles mêlées dans les couronnes de nos Athlètes.
+On sait encore, par les inscriptions et les médailles,
+que ces jeux ne se célébraient pas seulement dans
+la Grèce, et que, sous les mêmes noms, on les pratiquait
+dans des lieux spécialement désignés, et l'on
+pourrait tirer de notre peinture l'opinion, qu'ils
+étaient en usage à Pompéia, ou du-moins qu'on y
+connaissait d'autres jeux semblables institués en
+l'honneur des Héros et des Empereurs qui leur donnaient
+leur nom.</p>
+
+<p>1er. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 p°.&mdash;Largeur, 11 p°.</p>
+
+<p>2e. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 4 p°.&mdash;Largeur, 8 p°. 9 lig.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.142.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LVII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXV, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette peinture, d'un goût fantasque et capricieux,
+offre un mélange des attributs et du culte
+des Divinités qui président aux bienfaits de la nature.
+On consacrait, aux Divinités champêtres, des
+autels et de petits temples, sous l'ombre d'un bois
+qui devenait sacré. Les jours de fête on suspendait
+aux branches des arbres, aux colonnes, aux autels,
+des bandes et des festons, ainsi que des instrumens
+religieux. La figure debout sur un stylobate, paraît
+être une statue; son ombre portée sur le mur du
+petit temple, indique qu'elle ne tient pas à la colonne;
+mais elle n'a aucun attribut distinctif, si ce
+n'est son attitude même qui la caractérise pour une
+Danseuse ou pour une Bacchante: ce n'est pas la
+figure principale ni l'objet du culte. La figure de
+femme assise, quoiqu'à demi-effacée, conserve un
+caractère de grandeur qui paraît en faire le personnage
+principal; elle porte un sceptre, et s'appuie
+sur un petit tambour garni de grelots, instrument
+du culte de Cybèle, qu'on voit aussi consacré sur
+le sommet du temple; près d'elle, appuyé contre
+un autel, est un instrument inconnu, en forme de
+tablette, avec deux anneaux, et qui paraît destiné
+à produire quelque bruit. Un vieillard barbu,
+demi-nu, couronné de pampres, tenant d'une main
+un tambour semblable aux autres; de l'autre, soutenant
+une grande corbeille sur sa tête, paraît être
+un personnage animé qui s'avance pour célébrer
+quelque mystère. Tous les attributs de ce personnage
+sont bachiques. Sur un mur élevé, en regard
+de la figure stylite, est un Sphinx aux aîles étendues,
+une draperie sur le dos, ayant une figure de
+vieillard, avec le <i>modius</i> ou boisseau sur la tête,
+et qui fait allusion à Jupiter Sérapis. On voit souvent,
+dans les monumens de la Campanie, le culte
+égyptien confondu avec le culte grec; et en ramenant
+tout au même principe, on ne doit point être
+étonné de voir rapprochés les signes du culte de
+Bacchus, de Cérés, de Proserpine ou Libera, d'Isis
+et d'Osiris, et souvent de Priape et de Mercure,
+Divinités qui, toutes, sont le symbole de la nature
+agissante et productive.</p>
+
+<p>Hauteur, 2 P. 8 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 11 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.145.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LVIII.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXVII, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Ces deux tableaux, trouvés à Pompéia, représentent
+des Pygmées, ou plutôt des Tentyrites. Dans
+le premier, deux de ces monstres hideux conduisent
+une barque contenant des vases de terre; dans
+l'autre, on en voit trois dans une barque peinte en
+rouge, dont la proue se termine en tête d'épervier.
+La barque paraît arrêtée dans un marais, où l'on
+remarque des plantes aquatiques et deux gros poissons.
+L'un des Pygmées tient une espèce de couronne
+ou de bandelette dont il s'apprête à ceindre la tête
+de l'un de ses compagnons qui se baisse dans une
+attitude grotesque. Le troisième, la tête appuyée sur
+sa main, considère cette action d'un air moqueur,
+si l'on peut saisir une telle expression dans cette
+étrange physionomie.</p>
+
+<p>1er. SUJET.&mdash;Hauteur, 1 P. 8 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 10 p°. 10 lig.</p>
+
+<p>2e. SUJET.&mdash;Hauteur, 2 P. 8 p°. 6 lig.&mdash;Même largeur.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.148.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LIX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXXIX, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Nous avons, dans les volumes précédens, donné
+une idée suffisante du goût des décorations d'architecture,
+qui occupent une grande place dans
+le Recueil des Antiquités d'Herculanum; on pourra
+juger, par les fragmens que nous offrons ici et par
+le suivant, de la manière dont les ornemens sont
+distribués dans ces sortes de peintures, sans nuire,
+toute-fois, à l'effet des sujets principaux. Dans
+celle-ci, les ornemens sont peints sur un fond
+noir, avec une délicatesse exquise et un fini précieux.
+La figure est une Psyché, qu'on reconnaît
+à ses aîles de papillon; ses cheveux blonds sont
+couronnés de feuillages et de fleurs; elle tient une
+guirlande et un thyrse, et répond à un Amour qui
+fait le sujet d'un tableau semblable, et dont les
+attributs sont relatifs à la vie champêtre.</p>
+
+
+<p>Hauteur, 1 P. 5 p°.&mdash;Largeur, 1 P. 10 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.150.png"></p>
+
+
+<br>
+<h2>PLANCHE LX.</h2>
+
+<p class="mid">(<i>LXXX, t. VII de l'Edition royale</i>.)</p>
+
+
+<p>Cette peinture, comme la précédente, donne
+l'idée d'une décoration composée. Le sujet du tableau
+principal est un Faune qui surprend une
+Bacchante. Sur les côtés, on voit deux personnages
+qui se détachent sous une colonnade légère; l'un
+d'eux est occupé à lire. Dans la partie supérieure
+et sous un pavillon, est une Vénus couchée.</p>
+
+<p>Hauteur, 6 P.&mdash;Largeur, 4 P. 10 p°.</p>
+<p class="mid"><img alt="" src="images/163.152.png"></p>
+
+<br><br><br>
+<p>Nous terminons ici le Recueil des Peintures. En mettant
+contribution les savantes dissertations des Académiciens d'Herculanum,
+sans doute nous avons tiré peu d'or de cette mine
+féconde. Chercher à éclaircir le sujet; arrêter l'attention des
+lecteurs sur l'esprit de la composition, sur les beautés de style,
+sur la sagesse et la convenance des accessoires; rapprocher les
+rapports que ces peintures offrent avec les usages et les mœurs
+des anciens, telle a été la tâche que nous avons essayé de remplir
+dans un câdre borné. Le graveur a fait plus que nous; son
+art fixe des images auxquelles il ne manque que des couleurs;
+et la parole ne peut leur donner ni le corps ni la vie. L'artiste
+saura cependant, sur un récit fidèle, en retrouver les élémens;
+c'est dans cette vue que nous sommes entrés dans quelques
+détails qui peuvent paraître minutieux, et que nous rassemblons,
+dans une Table des Matières, ceux qui nous sont
+échappés, et qui peuvent l'intéresser.</p>
+
+
+
+
+<br>
+
+
+
+<h4>FIN DU TROISIÈME VOLUME ET DES PEINTURES.</h4>
+
+
+
+<h3>TABLE DES MATIÈRES<br>
+CONTENUES<br>
+DANS LES TROIS VOLUMES DE PEINTURES<br>
+DES<br>
+ANTIQUITÉS D'HERCULANUM.</h3>
+
+
+
+<p>A</p>
+
+<p><b>ACHILLE</b> et <b>PHÅ’NIX</b> son instituteur.
+Peinture sur marbre d'une
+seule couleur, dite <i>monochrome</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 3.</p>
+
+<p><b>AMOURS</b> (la Marchande d') ou Génies
+de l'Amour dans ses différens
+états.&mdash;<i>Vénus</i> le front couvert
+d'un voile blanc, tunique
+bleu-céleste, manteau vert, bracelets,
+chaussure couleur d'or.&mdash;<i>Pitho</i>
+debout; draperie violette.&mdash;<i>Penia</i>
+assise; coiffe gris-blanc,
+tunique jaune, demi-manches
+vertes, chaussure blanche, cage
+verte.&mdash;Fond obscur, tenture
+jaune.&mdash;Tome II, pl. 38.</p>
+
+<p><b>ANDROMÈDE</b> et <b>PERSÉE</b>. L'une avec
+une draperie couleur d'or, bordure
+bleu-céleste; l'autre, les
+cheveux châtains, la carnation
+animée; chlamyde rouge.&mdash;Deux
+<i>Nymphes</i>; la première est vêtue
+de blanc; on ne voit que la tête
+de la seconde.&mdash;Tome III, pl. 19.</p>
+
+<p><b>APOLLON</b> <i>Musagètes</i>. Draperie verte.
+(Les Muses sont à la suite.)&mdash;Tome
+II, pl. 1.</p>
+
+<p><b>APOLLON</b> avec la <i>Pythie</i>, ou autre
+personnage.&mdash;Tome II, pl. 32.</p>
+
+<p><b>APOLLON</b> debout avec la lyre.&mdash;Tome
+II, pl. 32.</p>
+
+<p><b>ARBRES</b> avec une <i>Dryade</i> et <i>têtes
+de Méduse</i>.&mdash;Tome I, pl. 47.</p>
+
+<p><b>ARIADNE</b> abandonnée. Draperie
+blanche.&mdash;Tome II, pl. 14.</p>
+
+<p><b>ARIADNE</b> abandonnée. La déesse
+<i>Némésis</i>. Un <i>Amour</i>.&mdash;Tome II,
+pl. 15.</p>
+
+<p><b>ARIADNE</b> endormie.&mdash;<i>Bacchus</i> et
+sa suite. La draperie du Dieu est
+rouge.&mdash;Tome II, pl. 16.</p>
+
+<p><b>ARIADNE</b>. (Apothéose d') Draperie
+rose sèche, cothurne blanc.&mdash;<i>Bacchus</i>,
+les cheveux châtains.&mdash;Tome
+III, pl. 22.</p>
+
+<p><b>ATHLÈTES</b> armés de <i>cestes</i>.&mdash;Tome
+II, pl. 56.</p>
+
+
+<p>B</p>
+
+<p><b>BACCHANTE</b> surprise par un <i>Faune</i>
+dans un site sauvage. Draperie
+rouge.&mdash;Tome I, pl. 15.</p>
+
+<p><b>BACCHANTE</b> armée d'un <i>thyrse</i>, se
+défendant contre un jeune homme
+Draperie violette, draperie rouge.&mdash;Tome
+III, pl. 24.</p>
+
+<p><b>BACCHANTE</b> avec un <i>Faune</i> qui lui
+baise la main.&mdash;Tome III, pl. 49.</p>
+
+<p><b>BACHIQUE</b>. (Chœur)&mdash;T. II, pl. 19.</p>
+
+<p><b>BACHIQUE</b>. (Procession)&mdash;T. II,
+pl. 20.</p>
+
+<p><b>BACHIQUES</b>. (Cérémonies)&mdash;T. II,
+pl. 21, 22, 23.&mdash;T. III, pl. 51.</p>
+
+<p><b>BACHIQUE</b>. (Pompe) Frise d'une
+décoration. Figures en couleur sur
+champ noir.&mdash;Tome III, pl. 33.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b>. (Éducation de) Nymphes,
+Mercure et Silène.&mdash;T. II, pl. 12.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b> debout.&mdash;T. II, pl. 16.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b> avec un <i>Satyre</i>.&mdash;T. II,
+pl. 33.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b> avec une <i>Panthère</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 45.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b>. (Ministres du culte de)
+Deux ronds.&mdash;Tome I, pl. 8.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b> (Prêtresses de) ou de
+<i>Cérès</i>.&mdash;Tome II, pl. 24.</p>
+
+<p><b>BACCHUS</b> (Offrande à) ou à <i>Cybèle</i>.
+Fond de paysage, un petit temple,
+deux statues, divers instrumens,
+un personnage barbu et
+vêtu de blanc.&mdash;T. III, pl. 57.</p>
+
+<p><b>BOUCS</b>.&mdash;Tome II, pl. 14, 27.</p>
+
+
+<p>C</p>
+
+<p><b>CABIRE</b>. Draperie bleue, disque
+d'acier.&mdash;Autre figure du culte
+de <i>Bacchus</i> ou de <i>Cybèle</i>. Draperie
+bleue avec ornement violet,
+<i>tympanum</i> bleu, où est peinte
+une figure blanche.&mdash;Tome III,
+pl. 23.</p>
+
+<p><b>CAMILLE</b>, Ministre des sacrifices.&mdash;Tome
+II, pl. 26.
+<i>Autre</i>.&mdash;Tome II, pl. 27.</p>
+
+<p><b>CANEPHORE</b>. Draperie rougeâtre,
+bandelette jaune au poignet,
+chaussure et rubans jaunes, panier
+couleur d'or, couvert d'une
+pièce jaune.&mdash;Tome III, pl. 5.</p>
+
+<p><b>CÈNE</b> domestique. Un jeune homme
+et une femme sur un lit.&mdash;T. I,
+pl. 24.</p>
+
+<p><b>CENTAURE</b>. <i>Eurytus</i> assailli par
+<i>Thésée</i>.&mdash;<i>Hippodamie</i>. Monochrome
+sur marbre.&mdash;Tome 1.
+pl. 2.</p>
+
+<p><b>CENTAURE</b>. <i>Chiron</i> avec <i>Achille</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 8.</p>
+
+<p><b>CENTAURE</b> avec une <i>Bacchante</i> en
+croupe, armée d'un <i>thyrse</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 25.</p>
+
+<p><b>CENTAURE</b> avec un jeune homme
+tenant une lyre.&mdash;T. I, pl. 27.</p>
+
+<p><b>CENTAURESSE</b> avec une jeune fille
+ou <i>Bacchante</i>.&mdash;Tome I, pl. 26.</p>
+
+<p><b>CENTAURESSE</b> tenant une lyre et
+jouant des cymbales avec un jeune
+homme.&mdash;Tome I, pl. 28.</p>
+
+<p><b>CERFS</b> et <b>CHIENS</b>.&mdash;T. I, pl. 23.&mdash;T. II, pl. 27.</p>
+
+<p><b>CHAR</b> traîné par un <i>perroquet</i>, et
+guidé par une <i>cigale</i>.&mdash;Tome I,
+pl. 48.</p>
+
+<p><b>CHAR</b> attelé d'un <i>cerf</i> et d'une <i>biche</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 53.</p>
+
+<p><b>CHEVAL DE TROIE</b>. Une foule religieuse
+fait avancer la fatale machine;
+au fond, les murs de la ville.&mdash;Tome
+III, pl. 10</p>
+
+<p><b>CHLORIS</b> ou l'une des <i>Heures</i>.&mdash;Tome II, pl. 36.</p>
+
+<p><b>COMIQUES</b>. (Personnages) Un valet
+faisant un signe de raillerie; deux
+femmes.&mdash;Tome III, pl. 25.</p>
+
+<p><b>COMIQUES</b>. (Personnages) Un vieillard,
+un chanteur et un joueur de flûte.&mdash;Tome III, pl. 26.</p>
+
+<p>Comique (Poète) dans le <i>Choragium</i>. Tunique grise
+à manches courtes, manteau jaune; chaussure jaune-foncé,
+siége avec draperie rougeâtre, bordée de bleu; marche-pied
+en bois, armoire en bois à deux battans, fond bleuâtre;
+figure obscure.&mdash;Femme debout. Tête effacée; tunique violette,
+bordure bleue.&mdash;Femme assise. Voile
+rouge-clair, tunique bleu-céleste, bord violet; autre draperie
+violette sur les genoux, le siége et le marche-pied jaune.&mdash;Tome III, pl. 27.</p>
+
+
+<p>D</p>
+
+<p><b>DANSEUSES</b> ou Figures symboliques du culte de <i>Bacchus</i>, de
+<i>Cérès</i>, etc. savoir:</p>
+
+<p><i>Danseuses</i> (deux) formant une passe.&mdash;Tome I, pl. 17.</p>
+
+<p><i>Danseuse</i> (une) figurant <i>Vénus</i>; partie de la danse antique,
+dite <i>indication</i>.&mdash;Tome I, pl. 18.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;tenant un disque, figurant l'une des <i>Grâces</i> ou des
+<i>Heures</i>.&mdash;Tome I, pl. 19.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;<i>Bacchante</i> agitant un <i>tympanum.</i>&mdash;Tome I, pl. 20.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;<i>Bacchante</i> jouant des cymbales.&mdash;Tome I, pl. 21.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;<i>Nymphe</i> ou suivante de <i>Bacchus</i>, portant un vase
+et trois figues sur un disque.&mdash;Tome I, pl. 22.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;<i>Cernophore</i> des fêtes de <i>Cérès</i> ou de
+<i>Bacchus</i>. Robe blanche et voile d'un vert foncé.&mdash;Tome I, pl. 23.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash; La <i>Paix</i> ou Prêtresse de <i>Bacchus</i>. Tunique blanche,
+manteau bleu, bordé de rouge; voile jaune attaché sur la tête avec une
+bandelette rouge.&mdash;T. I, pl. 24.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de profession, ou suivante de <i>Bacchus</i>. Draperie
+flottante.&mdash;Tome III, pl. 2.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;exprimant la fureur sacrée des <i>Ménades</i>.&mdash;Tome III, pl. 3.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;<i>Nymphe</i> ou suivante de <i>Bacchus</i>.&mdash;Tome III, pl. 4.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;<i>Cernophore</i> ou courtisanne.&mdash;Tome III, pl. 21.</p>
+
+<p><b>DANSEURS</b> de corde sous la figure de <i>Faunes</i>.&mdash;Tome III, pl. 13.</p>
+
+<p><b>DÉCORATIONS</b> d'architecture, peintes sur des murs.&mdash;Tome I, de la
+pl. 39 à la pl. 44.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;sur champ noir. Au milieu une <i>Psyché</i>; cheveux blonds,
+draperie verte.&mdash;T. III, pl. 59.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;sur champ jaune, avec un petit tableau au
+milieu.&mdash;<i>Faune</i>; peau rousse en écharpe.&mdash;<i>Bacchante</i>; cheveux
+blonds, draperie jaune-clair.&mdash;Tome III, pl. 60.</p>
+
+<p><b>DÉDALE</b> volant dans les airs. Draperie rouge et ceinture
+jaune.&mdash;<i>Icare</i> étendu sur le rivage.&mdash;Vue de mer.&mdash;Tome III, pl. 38.</p>
+
+<p><b>DÉESSES</b> (Trois) s'entretenant sous un portique. Sujet
+incertain.&mdash;Tome II, pl. 12.</p>
+
+<p><b>DIANE</b> ou <i>Nymphe</i> de sa suite sur champ bleu.&mdash;Tome II, pl. 42.</p>
+
+<p><b>DIVINITÉS</b>. La tête environnée de rayons. Sujet incertain.&mdash;T. II, pl. 11.</p>
+
+<p>E</p>
+
+<p><b>ENDYMION</b> endormi sur une pierre.&mdash;Tome III, pl. 20</p>
+
+<p><b>ÉNÉE, ANCHISE</b> et <b>ASCAGNE</b>. Caricature
+sous des figures de singes.
+Draperie rouge foncé, brodequins
+jaunes.&mdash;Tome III, pl. 39.</p>
+
+<p><b>ÉTUDIANT</b> tenant un <i>papyrus</i>. Draperie
+couleur changeante entre le
+rouge et le vert.&mdash;T. III, pl. 55.</p>
+
+
+<p>F</p>
+
+<p><b>FRUITS</b>.&mdash;Tome I, pl. 22.</p>
+
+
+<p>G</p>
+
+<p><b>GÉNIES</b> des <i>arts libéraux</i> et <i>mécaniques</i>,
+faisant suite.&mdash;T. I.</p>
+
+<p><i>Génies</i> (quatre) de la <i>Musique</i> et
+de la <i>Danse</i>.&mdash;Pl. 30.</p>
+
+<p><i>Génies</i>. (quatre)&mdash;Pl. 31.</p>
+
+<p><i>Génies</i> (deux) de la <i>Musique</i>.&mdash;Pl. 32.</p>
+
+<p><i>Génies</i> des <i>jeux enfantins</i>.&mdash;Pl. 32,
+33, 34.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>course des chars</i>.&mdash;Pl. 33.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>menuiserie</i>.&mdash;Pl. 34.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;du <i>pressurage</i>.&mdash;Pl. 35.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>cordonnerie</i>.&mdash;Pl. 35.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;des <i>fabriques de bandelettes</i>.&mdash;Pl. 36.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>pêche</i>.&mdash;Pl. 36.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>chasse</i>.&mdash;Pl. 37.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>navigation</i>.&mdash;Pl. 37.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;d'<i>Apollon</i>.&mdash;Pl. 38.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;du <i>lieu</i>.&mdash;Pl. 38.</p>
+
+<p>GÉNIES de <i>Bacchus</i> et de <i>Vénus</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 6 et 7.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de <i>Bacchus</i> et de <i>Vénus</i>, tirés
+d'une décoration peinte à l'imitation
+des mosaïques.&mdash;T. III,
+pl. 35.</p>
+
+<p><b>GÉNIES</b> de <i>Cupidon</i>.&mdash;Tome II,
+pl. 17, 30, 31.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;de la <i>Poésie</i>.&mdash;T. I, pl. 10.</p>
+
+<p><b>GRACES</b>. (les trois)&mdash;T. II, pl. 40.</p>
+
+<p><b>GRIFFONS</b>.&mdash;Tome II, pl. 8.</p>
+
+
+<p>H</p>
+
+<p><b>HERCULE</b> avec son fils <i>Télèphe</i>,
+allaité par une chèvre.&mdash;T. I,
+pl. 6.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;enfant, étouffant les serpens.&mdash;<i>Alcmène,
+Amphytrion</i>,
+un <i>Pédagogue</i> avec <i>Iphiclus</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 7.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;avec le sanglier d'<i>Erymanthe</i>
+et <i>Eurysthée</i>.&mdash;Tome III, pl. 12.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;combattant le <i>lion</i>.&mdash;T. III,
+pl. 17.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;tuant les oiseaux <i>Stymphalides</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 44.</p>
+
+<p><b>HERMAPHRODITE</b>.&mdash;T. II, pl. 26.</p>
+
+<p><b>HÉROÃQUE</b>. (Sujet) Message. Sur le
+siége, une draperie rouge, épée
+avec un fourreau obscur, pommeau
+jaune, baudrier vert.&mdash;Le
+Messager, draperie et chaussure
+violette, cheval bai-obscur.&mdash;Tome
+III, pl. 2.</p>
+
+<p><b>HÉSIONE</b>délivrée par <i>Hercule</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 36.</p>
+
+<p><b>HÉSIONE</b> délivrée par <i>Hercule</i> accompagné
+de <i>Télamon</i>.&mdash;T. III,
+pl. 37.</p>
+
+<p><b>HIPPOPOTAME</b>. Vue du <i>Nil</i>.&mdash;Tome I, pl. 46.</p>
+
+<p><b>HYLAS</b> enlevé par les <i>Nymphes</i>.&mdash;Tome III, pl. 18.</p>
+
+<p>I</p>
+
+<p><b>IBIS</b>.&mdash;Tome II, pl. 30 et 31.</p>
+
+<p><b>ISIS</b>. (Figures d')&mdash;Tome I, pl. 44.</p>
+
+<p><b>ISIS</b>. (Cérémonies du culte d')&mdash;Tome
+II, pl. 30 et 31.</p>
+
+<p><b>JUPITER</b> sous la forme d'un cygne
+avec <i>Némésis</i>. Voile blanc, draperies
+blanches, lit couleur d'or,
+avec le dossier rouge.&mdash;Tome II,
+pl. 39.</p>
+
+<p><b>JUPITER</b> désarmé par l'<i>Amour</i>.&mdash;Tome
+II, pl. 14.</p>
+
+
+<p>L</p>
+
+<p><b>LALA</b> ou autre femme célèbre faisant
+le portrait d'un Hermès.
+Bandelette blanche sur la tête,
+tunique jaune-clair; dessus, draperie
+violette, coussin jaune.&mdash;L'enfant
+avec draperie jaune.&mdash;Une
+femme debout. Voile couleur
+de laque, manteau vert bordé de
+rouge; dessous, tunique d'un vert
+plus clair.&mdash;Autre femme plus
+retirée. Manteau jaune, tunique
+rouge.&mdash;Tome III, pl. 40.</p>
+
+<p><b>LARA</b>. <i>Voyez</i> MERCURE.</p>
+
+<p><b>LATONE</b>, <i>Niobé, Phœbé, Hillaïra</i>
+et <i>Aglaé</i>.&mdash;Jeu d'osselets. Monochrome
+sur marbre.&mdash;T. I, pl. 1.</p>
+
+
+<p>M</p>
+
+<p><b>MARS</b> dans une niche et sur un
+piédestal.&mdash;Tome III, pl. 15.</p>
+
+<p><b>MARS</b> et <b>VÉNUS</b> montant au ciel.
+Draperies sanguine et rouge-clair,
+casque d'acier.&mdash;Un <i>Amour</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 42.</p>
+
+<p><b>MARSYAS</b> et <b>OLYMPE</b>.&mdash;T. I, pl. 9.</p>
+
+<p><b>MARSYAS</b>. (Supplice de)&mdash;T. II,
+pl. 18.</p>
+
+<p><b>MASQUES</b> tragiques.&mdash;T. II, pl. 8.&mdash;T.
+III, pl. 25, 26, 28, 29, 43.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;comiques.&mdash;T. III, pl. 27.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;divers.&mdash;T. III, pl. 19.</p>
+
+<p><b>MÉDECINE</b>. (Les inventeurs de la)
+<i>Apollon</i>. Draperie changeante,
+rouge et verte; cortine, cuivre
+rouge.&mdash;Chiron. La partie chevaline
+bai-obscur, une peau fauve
+en écharpe.&mdash;<i>Esculape</i> assis. Coussin
+vert, draperie changeante,
+verte et rouge.&mdash;T. III, pl. 51.</p>
+
+<p><b>MERCURE</b> avec la déesse <i>Lara</i>. Draperie
+cramoisie, brodequins gris.&mdash;La
+Déesse, draperie couleur de
+laque.&mdash;Tome II, pl. 41.</p>
+
+<p><b>MIGNONS</b>&mdash;Tome II, pl. 48.</p>
+
+<p><b>MINERVE</b>. Tunique violette, manteau
+rouge-clair, cimier d'acier
+à plumes rouges, bouclier de métal,
+siége jaune d'un beau travail.&mdash;<i>Uranie</i>.&mdash;Tome
+III, pl. 41.</p>
+
+<p><b>MNÉMOSYNE</b>.&mdash;Tome II, pl. 52.</p>
+
+<p><b>MONSTRES</b> marins.&mdash;T. II, pl. 15,
+44, 45, 46.&mdash;T. III, pl. 36, 37.</p>
+
+<p><b>MUSES</b> faisant suite dans l'ordre
+adopté par Hésiode.&mdash;<i>Clio</i>. Tunique
+violette, manteau rouge foncé,
+bordure bleu-clair, pendans
+et bracelets d'or. (<i>Euterpe</i>
+manque).&mdash;<i>Thalie</i>.&mdash;<i>Melpomène</i>.
+La tunique courte est rouge.&mdash;<i>Terpsychore</i>.
+La tunique longue,
+couleur changeante, vert et
+bleu-céleste.&mdash;<i>Erato</i>.&mdash;<i>Polymnie</i>.&mdash;<i>Uranie</i>.&mdash;<i>Calliope</i>.
+Tunique verte,
+manteau blanc.&mdash;Tome II, pl. 2
+à 9.</p>
+
+<p><b>MUSES</b>: <i>Melpomène</i> tenant un glaive,
+prise pour <i>Didon</i>.&mdash;T. I,
+pl. 13.</p>
+
+<p>La <i>même</i> tenant la massue et le masque d'<i>Hercule</i> jeune.
+Draperie obscure et changeante, verte et rouge,
+bracelets d'or.&mdash;T. III, pl. 43.</p>
+
+<p><i>Uranie</i>. Tunique verte, manteau rouge changeant, globe céleste bleu,
+pilastre rougeâtre.&mdash;T. III, pl. 41.</p>
+
+<p><b>MUSICIENS</b>: <i>Une jeune femme</i>. Cheveux
+blonds, draperie amarante,
+cithare d'or.&mdash;Tome II, pl. 47.</p>
+
+<p><i>Autre</i>.&mdash;Tome III, pl. 24.</p>
+
+<p><i>Autre</i> jouant de la lyre. Cheveux
+blonds, tunique verte avec trois
+agraffes, manteau couleur changeante,
+rouge et vert, bordure
+couleur d'or.&mdash;T. IlI, pl. 55.</p>
+
+<p><i>Concert</i> dans un <i>Choragium</i>. Femme
+debout. Rubans rouges et
+bleus dans les cheveux, pendans
+d'or, voile jaune sur le sein,
+manteau gris-blanc, manches
+violettes à retroussis verts; le
+reste de la robe violet, bord
+vert; l'habit de dessous, tombant
+sur ses pieds, jaune; archet
+jaune, lyre jaune, le ruban
+qui l'attache, bleu.&mdash;<i>Joueur de
+flûte double</i>, assis. Bandelette
+blanche qui resserre les joues;
+manteau jaune, habit couleur
+changeante, bleu et rouge-clair,
+trois pièces appliquées par devant,
+deux jaunes, celle du milieu
+verte; tout l'habit est garni
+de petites pièces de pourpre,
+parsemées d'or; large ceinture
+jaune, bordée de rouge, sandales
+jaunes; les flûtes, le siége
+jaunes; sur le siége, draperie
+rouge avec des raies jaunes; le
+marche-pied jaune avec des
+raies rouges. Le siége de l'autre
+femme, jaune-clair, le marche-pied
+comme le premier, coussin
+garni de glands d'un beau
+jaune; couronne de feuilles, de
+fleurs blanches et jaunes; pendans,
+collier à agraffes, bracelets
+d'or; l'habit de dessous
+couleur changeante, bleu et
+rouge; manteau tout blanc;
+pantoufles jaunes.&mdash;Deux <i>Figures</i>
+debout couronnées de feuilles;
+celle de profil vêtue de
+bleu, l'autre de violet.&mdash;Tome
+III, pl. 30.</p>
+
+
+<p>N</p>
+
+<p><b>NARCISSE</b> se mirant dans une fontaine.
+Draperie rouge.&mdash;T. III,
+pl. 46.</p>
+
+<p><i>Le même sujet</i>. Draperie rouge.&mdash;Cupidon;
+les aîles touchées
+de vert.&mdash;Tome III, pl. 47.</p>
+
+<p><b>NÉRÉIDE</b> jouant avec un taureau
+marin.&mdash;Tome II, pl. 44.</p>
+
+<p><i>Autre</i> sur un <i>Hippocampe</i> ou cheval
+marin. Draperie rouge-obscur,
+bordée de jaune; le monstre,
+couleur eau-de-mer.&mdash;Tome
+II, pl. 45.</p>
+
+<p><i>Autre</i> sur une <i>Panthère marine</i>.
+Draperie changeante, verte et
+jaune; rênes d'or.&mdash;Tome II,
+pl. 46.</p>
+
+<p><b>NOCES</b>. Deux époux avec une <i>cithariste</i>.&mdash;Tome
+II, pl. 14.</p>
+
+<p><b>NYMPHE</b> repoussant un <i>Silène</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 16.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;surprise par un <i>Satyre</i>.&mdash;Tome III, pl. 48.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;surprise par un <i>Sylvain</i>. Draperie
+jaune-clair, violette au revers.
+Vue de mer; grotte avec des
+statues.&mdash;Tome II, pl. 34.</p>
+
+
+<p>O</p>
+
+<p><b>ŒNÉE</b>, père de <i>Méléagre</i>, recevant
+un Message des <i>Étoliens</i>.&mdash;Tome
+II, pl. 43.</p>
+
+<p><b>OISEAUX</b>.&mdash;Tome I, pl. 18 et 24.</p>
+
+<p>&mdash;&mdash;avec fleurs et fruits.&mdash;T. I,
+pl. 14 et 19.</p>
+
+<p><b>OLYMPE</b>. <i>Voyez</i> <b>MARSYAS</b>.</p>
+
+<p><b>ORESTE</b> en Tauride, reconnu par
+<i>Iphigénie</i>.&mdash;Tome I, pl. 2.</p>
+
+<p><b>ORESTE</b> et <b>PILADE</b> en Tauride,
+conduits au sacrifice.&mdash;Tome I,
+pl. 12.</p>
+
+<p><b>OSIRIS</b>. (Figures d')&mdash;T. I, pl. 44.</p>
+
+<p><b>OSSELETS</b>. (Jeu d')&mdash;T. I, pl. 1.</p>
+
+
+<p>P</p>
+
+<p><b>PAN</b> (Lutte de) et de <i>Cupidon</i>.&mdash;<i>Silène</i>.
+Draperie blanche.&mdash;<i>Bacchus</i>
+assis.&mdash;Draperie rouge, cothurne
+jaune.&mdash;Tome II, pl. 13.</p>
+
+<p><b>PANTHÈRES</b>.&mdash;Tome I, pl. 21.&mdash;Tome
+III, pl. 45.</p>
+
+<p><b>PARIS</b> séduisant <i>Hélène</i>. L'habit de
+Pâris rouge avec des raies bleues;
+le bonnet de marin bleu-clair;
+pantalon couleur d'or.&mdash;T. III,
+pl. 37.</p>
+
+<p><b>PAYSAGES</b>.&mdash;Tome I, pl. 1, 7, 9,
+12, 47, 48.&mdash;Tome III, pl., 10.</p>
+
+<p><b>PHÈDRE</b> et <b>ŒNONE</b>.&mdash;Tome III,
+pl. 53.</p>
+
+<p><b>PHÈDRE, ŒNONE</b> et <b>HYPPOLYTE</b>.&mdash;Tome
+II, pl. 44.</p>
+
+<p><b>POÈTE</b> ou philosophe avec un manteau
+blanc.&mdash;Tome II, pl. 25.</p>
+
+<p><b>POISSONS</b>.&mdash;T. I, pl. 5, 20, 24, 45.&mdash;Tome
+III, pl. 58.</p>
+
+<p><b>POLYPHÊME</b> recevant un Message,
+apporté par un <i>Génie</i> sur un Dauphin.&mdash;Tome
+I, pl. 10.</p>
+
+<p><b>PORTIQUES</b>. Écoles et boutiques.&mdash;Tome
+III, pl. 11.</p>
+
+<p><b>PRÉCEPTEUR</b> ou philosophe devant
+lequel une mère amène son fils.&mdash;Tome
+III, pl. 54.</p>
+
+<p><b>PRÊTRESSE</b> vêtue de rouge avec un
+manteau vert, portant un instrument
+ou montant d'un siége en
+argent.&mdash;Tome II, pl. 25.</p>
+
+<p><b>PRÊTRESSES</b> de <i>Bacchus</i> ou de <i>Cérès</i>.&mdash;Tome
+II, pl. 24.</p>
+
+<p><b>PRÊTRESSE</b> lisant une formule sacrée.
+Cheveux blonds, tunique
+verte, manteau couleur de rose.&mdash;Tome
+II, pl. 39.</p>
+
+<p><b>PYGMÉES</b> avec paysages.&mdash;T. III,
+pl. 9.</p>
+
+<p><b>PYGMÉES</b> dans des marais. Barques
+rouges, plantes aquatiques, deux
+poisson couleurs variées, rouge,
+vert et jaune; vases de terre dans
+une barque.&mdash;Tome III, pl. 58.</p>
+
+
+<p>S</p>
+
+<p><b>SATYRES</b> se battant à coups de tête
+contre des boucs.&mdash;T. II, pl. 29.</p>
+
+<p><b>SILÈNE</b> avec une <i>Nymphe</i>, qui lui
+verse à boire.&mdash;T. III, pl. 50.</p>
+
+
+<p>T</p>
+
+<p><b>TABLETTES</b>.&mdash;Tome II, pl. 2.</p>
+
+<p><b>THÉSÉE</b>, vainqueur du <i>Minotaure</i>.
+Couleurs perdues.&mdash;T. I, pl. 5.</p>
+
+<p><b>TOILETTE</b>. (Femmes à leur) La
+première assise. Cheveux châtains,
+bandelette et voile couleur
+d'or, tunique blanche très-claire,
+bordée de bleu, manteau couleur
+de laque, chaussure jaune, siége
+couleur d'argent, avec des raies
+d'or.&mdash;<i>Jeune fille</i>. Cheveux blonds,
+bandelette blanche, pendans et
+bracelets d'or, tunique blanche,
+manteau jaune avec garniture
+bleue, chaussure rouge.&mdash;<i>Autre
+jeune fille</i>. Cheveux châtains; bandelette,
+collier, bracelets d'or;
+tunique couleur de laque, avec
+une large bordure d'une couleur
+plus foncée; manteau bleu.&mdash;<i>Esclave</i>,
+figure très-altérée. Draperie
+bleue.&mdash;<i>Table</i> jaune-clair;
+dessus deux bandelettes, l'une
+blanche, l'autre rougeâtre.&mdash;T.
+III, pl. 31.</p>
+
+<p><b>TRAGIQUE</b> (Acteur) considérant un
+masque.&mdash;Tome III, pl. 28.</p>
+
+<p><b>TRAGIQUE</b>. (Poète) Carnation olivâtre;
+cheveux châtains; habit
+blanc, large ceinture dorée; draperie
+sur les genoux, rouge-incarnat;
+baudrier à l'épée, vert;
+sceptre d'argent à pomme d'or,
+cothurne couleur de laque, siége
+d'or avec cercles d'argent.&mdash;<i>Femme</i>
+un genou en terre. Pendans,
+bracelets d'or; rubans verts
+dans les cheveux; tunique changeante,
+vert et jaune; ceinture
+rose; manteau couleur changeante,
+laque et bleu; plume ou poinçon
+jaune; masque tragique couleur
+de terre cuite, avec une chevelure
+obscure.&mdash;<i>Autre personnage</i>
+vêtu de blanc.&mdash;Tome III,
+pl. 29.</p>
+
+<p><b>TRAGIQUE</b>. (Représentation) Trois
+personnages avec des masques.
+Monochrome sur marbre.&mdash;T. I,
+pl. 4.</p>
+
+<p><b>TRÔNES</b> de <i>Mars</i> et de <i>Vénus</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 29.</p>
+
+<p><b>TROPHÉES</b>. <i>Victoire</i> ailée. Tunique
+blanche, manteau bleu.&mdash;<i>Un
+guerrier</i> tenant un drapeau blanc.&mdash;Tome
+III, pl. 9.</p>
+
+
+<p>V</p>
+
+<p><b>VAISSEAUX</b> de guerre.&mdash;Tome I,
+pl. 45.</p>
+
+<p><b>VASES</b>.&mdash;Tome III, pl. 12 et 20.</p>
+
+<p><b>VÉNUS</b> portée sur les flots dans une
+coquille.&mdash;Tome III, pl. 16.</p>
+
+<p><b>VÉNUS</b> et <b>MARS</b>. <i>Voyez</i> MARS.</p>
+
+<p><b>VÉNUS</b> ou <b>VULCAIN</b>, ou jeunes
+époux.&mdash;Tome III, pl. 1.</p>
+
+<p><b>VICTOIRE</b> ailée. Tunique blanche.
+Tome II, pl. 28.</p>
+
+<p><b>VICTOIRE</b>. <i>Voyez</i> <b>TROPHÉES</b>.</p>
+
+<p><b>VOLUMES</b> et Manuscrits dans leur
+boîte.&mdash;Tome II, pl. 1 et 2.</p>
+
+<p><b>VUE</b> du <i>Nil</i> avec plusieurs fabriques.&mdash;Tome I,
+pl. 47.</p>
+
+<p><b>VUE</b> de Mer avec des <i>vaisseaux</i>.&mdash;Tome
+I, pl. 46.</p>
+
+<p><b>VUES</b> de Mer et Paysages.&mdash;T. I,
+pl. 48.</p>
+<br><br><br>
+
+
+
+<h3><i>Fin de la Table.</i></h3>
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+<pre>
+
+
+
+
+
+End of the Project Gutenberg EBook of Antiquités d'Herculanum, Tome III.,
+(Vol. 3 of 6), by Tommaso Piroli, Pietro Piranesi, and Francesco Piranesi
+
+*** END OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK ANTIQUITÉS D'HERCULANUM ***
+
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+is also defective, you may demand a refund in writing without further
+opportunities to fix the problem.
+
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+in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS' WITH NO OTHER
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+WARRANTIES OF MERCHANTIBILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE.
+
+1.F.5. Some states do not allow disclaimers of certain implied
+warranties or the exclusion or limitation of certain types of damages.
+If any disclaimer or limitation set forth in this agreement violates the
+law of the state applicable to this agreement, the agreement shall be
+interpreted to make the maximum disclaimer or limitation permitted by
+the applicable state law. The invalidity or unenforceability of any
+provision of this agreement shall not void the remaining provisions.
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+harmless from all liability, costs and expenses, including legal fees,
+that arise directly or indirectly from any of the following which you do
+or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm
+work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any
+Project Gutenberg-tm work, and (c) any Defect you cause.
+
+
+Section 2. Information about the Mission of Project Gutenberg-tm
+
+Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
+electronic works in formats readable by the widest variety of computers
+including obsolete, old, middle-aged and new computers. It exists
+because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
+people in all walks of life.
+
+Volunteers and financial support to provide volunteers with the
+assistance they need, is critical to reaching Project Gutenberg-tm's
+goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will
+remain freely available for generations to come. In 2001, the Project
+Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
+and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations.
+To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
+and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
+and the Foundation web page at https://www.pglaf.org.
+
+
+Section 3. Information about the Project Gutenberg Literary Archive
+Foundation
+
+The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
+501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
+state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
+Revenue Service. The Foundation's EIN or federal tax identification
+number is 64-6221541. Its 501(c)(3) letter is posted at
+https://pglaf.org/fundraising. Contributions to the Project Gutenberg
+Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent
+permitted by U.S. federal laws and your state's laws.
+
+The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
+Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered
+throughout numerous locations. Its business office is located at
+809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email
+business@pglaf.org. Email contact links and up to date contact
+information can be found at the Foundation's web site and official
+page at https://pglaf.org
+
+For additional contact information:
+ Dr. Gregory B. Newby
+ Chief Executive and Director
+ gbnewby@pglaf.org
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+
+Section 4. Information about Donations to the Project Gutenberg
+Literary Archive Foundation
+
+Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide
+spread public support and donations to carry out its mission of
+increasing the number of public domain and licensed works that can be
+freely distributed in machine readable form accessible by the widest
+array of equipment including outdated equipment. Many small donations
+($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt
+status with the IRS.
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+The Foundation is committed to complying with the laws regulating
+charities and charitable donations in all 50 states of the United
+States. Compliance requirements are not uniform and it takes a
+considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up
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+SEND DONATIONS or determine the status of compliance for any
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+While we cannot and do not solicit contributions from states where we
+have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition
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+approach us with offers to donate.
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+any statements concerning tax treatment of donations received from
+outside the United States. U.S. laws alone swamp our small staff.
+
+Please check the Project Gutenberg Web pages for current donation
+methods and addresses. Donations are accepted in a number of other
+ways including including checks, online payments and credit card
+donations. To donate, please visit: https://pglaf.org/donate
+
+
+Section 5. General Information About Project Gutenberg-tm electronic
+works.
+
+Professor Michael S. Hart was the originator of the Project Gutenberg-tm
+concept of a library of electronic works that could be freely shared
+with anyone. For thirty years, he produced and distributed Project
+Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support.
+
+
+Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed
+editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S.
+unless a copyright notice is included. Thus, we do not necessarily
+keep eBooks in compliance with any particular paper edition.
+
+
+Most people start at our Web site which has the main PG search facility:
+
+ https://www.gutenberg.org
+
+This Web site includes information about Project Gutenberg-tm,
+including how to make donations to the Project Gutenberg Literary
+Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to
+subscribe to our email newsletter to hear about new eBooks.
+
+
+</pre>
+
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