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-The Project Gutenberg eBook of Mémoires de Miss Coote, by Rosa Belinda
-Coote
-
-This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and
-most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions
-whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms
-of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at
-www.gutenberg.org. If you are not located in the United States, you
-will have to check the laws of the country where you are located before
-using this eBook.
-
-Title: Mémoires de Miss Coote
- Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même
-
-Author: Rosa Belinda Coote
-
-Release Date: March 15, 2021 [eBook #64830]
-
-Language: French
-
-Character set encoding: UTF-8
-
-Produced by: Gaëlle Vutron (This file was produced from images generously
- made available by the Bibliothèque nationale de France
- (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr)
-
-*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE ***
-
-
-
-
- Collection Cressida
-
- Mémoires
- de Miss Coote
-
- EXPLOITS
- d'une Fouetteuse britannique
- racontés par elle-même
-
- Traduits pour la première fois
- de l'anglais en français
-
- BIBLIOTHÈQUE DES DEUX HÉMISPHÈRES
- PARIS
-
-
-
-
-LETTRE I
-
-
-Ma chère Amie,
-
-Il y a longtemps, je le sais, que je vous ai promis de vous expliquer
-l'origine de ma prédilection pour la fessée, cette passion qui est,
-selon moi, une des plus délicieuses et des plus voluptueuses de la vie
-privée, spécialement pour une vieille fille de respectabilité aussi
-apparente que votre honorable amie. Les engagements doivent être
-exécutés et les promesses tenues, sans quoi, je ne pourrais guère
-espérer vous faire tâter à nouveau de ma jolie petite verge. Décrire,
-ou, plutôt, confesser mon voluptueux travers est pour moi une tâche très
-déplaisante et je me sens aussi honteuse en relatant ces choses par
-écrit que je le fus la première fois que la gouvernante de mon
-grand-père mit à nu mon petit postérieur empourpré pour le cingler sans
-pitié. Je me résigne toutefois à commencer, à l'idée que c'est pour
-votre satisfaction que je vais travailler, et parce que, mon sujet
-m'échauffant, je réussirai, sans trop de peine, je l'espère, à vous
-décrire quelques-uns des lascifs épisodes de ma jeunesse.
-
-Mon grand-père, comme vous le savez, d'ailleurs, était le général Sir
-Eyre Coote, qui se rendit célèbre dans les Indes. C'était un flagellant
-endurci et il n'était jamais plus heureux que quand une bonne occasion
-de se servir du martinet s'offrait à lui. Je ne puis parler, bien
-entendu, de tout ce qui dut, sans nul doute, précéder mes constatations
-personnelles.
-
-Le premier souvenir que j'aie de lui remonte à l'époque où il dut se
-retirer de la vie publique à la suite d'un scandale auquel il fut mêlé
-et qui le fit tomber en disgrâce. Mes parents moururent tous deux alors
-que j'entrais dans ma treizième année, et le vieux général, qui n'avait
-d'autre famille, les remplaça auprès de moi, et, à sa mort, me légua
-toute sa fortune, environ soixante-quinze mille francs de rente.
-
-Il résidait dans une jolie maison de campagne distante d'environ vingt
-milles de Londres. C'est là que je passai les premiers mois de ma vie
-d'orpheline en compagnie de sa gouvernante, Mme Mansell et des deux
-servantes Jane et Jemima. Le vieux général était alors en Hollande,
-recherchant, comme je l'appris plus tard, toutes les éditions originales
-ayant trait aux pratiques de Cornelius Hadrien, ce père confesseur qui
-flagellait les religieuses en punition de leurs péchés.
-
-Nous étions au milieu de l'été lorsqu'il revint, et, tout aussitôt, on
-me restreignit considérablement les libertés dont je jouissais. Défense
-de cueillir les fleurs ou les fruits du jardin, tous les jours une leçon
-sous la direction du vieil autocrate lui-même. Ces leçons, assez simples
-au début, devinrent bien vite beaucoup plus difficiles, et, maintenant
-que bien des années ont passé là-dessus, il est évident pour moi qu'il
-employait la tactique du loup envers l'agneau pour me mettre en défaut
-et posséder un grief apparent contre moi.
-
-Ce qui me fit plaisir, à cette époque, ce fut sa répugnance à me voir
-porter plus longtemps des vêtements sombres. Il prétendit qu'un deuil de
-plusieurs mois était un témoignage de respect suffisant à la mémoire de
-mes parents et que je devais être habillée dorénavant comme une jeune
-fille du rang que je devais occuper.
-
-Bien que nous n'eussions guère de visiteurs, à part quelques vieux
-compagnons d'armes du général, je fus pourvue à profusion de luxueuses
-toilettes, d'élégantes chaussures, de jolies pantoufles; mes pantalons
-et toute ma lingerie étaient ornés de dentelles. J'avais de superbes
-jarretières, une paire entre autres avec des boucles d'or et mon
-grand-père insistait pour me les mettre lui-même; il ne prenait pas
-garde à la rougeur qui m'empourprait lorsqu'il feignait d'arranger en
-même temps mon pantalon et ma chemise, et ne se gênait pas pour dire que
-je ferais un joli morceau le jour où on me déshabillerait pour me
-corriger.
-
-Peu à peu, mes leçons devinrent si difficiles que je n'y compris plus
-rien. Un jour, mon grand-père me dit: «Rosa, Rosa, pourquoi ne vous
-efforcez-vous pas de mieux faire? Je voudrais pourtant bien ne pas être
-obligé de vous punir!»
-
---Mais, grand-père, répondis-je, comment voulez-vous que j'apprenne
-chaque jour une aussi longue leçon de cet horrible français! Je suis
-sûre que personne n'en serait capable.
-
---Tenez votre langue, petite impertinente, je suis, je crois, meilleur
-juge qu'une gamine comme vous.
-
---Mais bon papa, vous savez bien que je vous aime et que je fais de mon
-mieux.
-
---Eh bien! prouvez-moi votre affection en vous montrant plus diligente,
-ou vos fesses feront connaissance avec une jolie petite verge que je
-garde à leur intention, répondit-il sévèrement.
-
-Une autre semaine s'écoula, au cours de laquelle je constatai plusieurs
-fois qu'il jetait sur moi des regards ardents, lorsque je paraissais au
-dîner en robe de soirée (nous dînions toujours en toilette) et il me
-conseilla de porter à mon corsage un petit bouquet de fleurs assorties à
-ma carnation.
-
-Mais la tempête approchait, je ne devais plus longtemps échapper au
-péril qui me menaçait. Il me trouva de nouveau en faute et me donna ce
-qu'il appelait avec gravité un dernier avertissement. Mes yeux se
-remplirent de larmes, je tremblai en regardant le froncement sévère de
-sa vieille figure, et je compris que toute observation de ma part serait
-inutile.
-
-La perspective de la punition me troubla si bien que je ne pus suivre
-mes leçons qu'avec la plus grande difficulté, et, le surlendemain, j'y
-renonçai complètement.
-
---Oh! oh! fit alors le vieux général, puisqu'il en est ainsi, ma petite
-Rosa, il faut en arriver à une bonne punition!
-
-Sonnant alors Mme Mansell, il lui ordonna de préparer la chambre de
-punition et d'avertir les servantes de venir lorsqu'il les appellerait.
-«Je suis, ajouta-t-il, peiné de le dire, Mlle Rosa est si paresseuse et
-devient de jour en jour si inattentive à ses leçons, qu'elle doit être
-sévèrement réprimée dans son propre intérêt.»
-
---Et vous, méchante fille, me dit-il lorsque la gouvernante se fut
-retirée, allez dans votre chambre et réfléchissez aux conséquences de
-votre paresse.
-
-Rouge d'indignation, de confusion et de honte, je courus à ma chambre où
-je m'enfermai au verrou, bien décidée à leur laisser enfoncer la porte
-avant de me soumettre à cette humiliation publique, devant les deux
-servantes. Je me jetai sur le lit et donnai libre cours à mes larmes,
-pendant deux heures au moins, croyant, de minute en minute, le moment
-fatal arrivé. Pourtant, comme personne ne venait me déranger, je conclus
-que mon grand-père avait simplement voulu m'effrayer et, sur cette idée,
-je tombai dans un sommeil réparateur. Je ne me réveillai qu'en entendant
-à travers la porte la voix de Jane qui me criait: «Mademoiselle Rosa!
-Mademoiselle Rosa! vous allez être en retard pour le dîner!»
-
---Je ne veux pas dîner, Jane, si je dois être punie; allez-vous-en,
-laissez-moi, balbutiai-je à travers la serrure.
-
---Oh! mademoiselle Rosa, le général est resté au jardin tout
-l'après-midi, il a l'air de très bonne humeur, peut-être a-t-il tout
-oublié, ne le mettez pas en colère en n'étant pas prête pour le dîner,
-vite, laissez-moi entrer.
-
-Alors, je tirai le verrou et me laissai habiller par elle.
-
---Allons, mademoiselle Rosa, souriez, n'ayez pas l'air triste, descendez
-comme si de rien n'était et tout sera probablement oublié, spécialement
-si, pour faire plaisir à votre grand-père, vous mettez à votre corsage
-ce joli petit bouquet, car vous ne l'avez jamais fait depuis le jour où
-il a dit que cela ferait ressortir votre teint.
-
-Ainsi encouragée, j'affrontai mon grand-père et mangeai d'assez bon
-appétit, ne supposant guère que l'heure fatale allait bientôt sonner!
-
-Le dîner se passa fort agréablement; en prévision sans doute du drame
-qui allait se passer, mon grand-père prit coup sur coup plusieurs verres
-de bordeaux; au milieu du dessert, comme il semblait m'examiner avec
-encore plus d'attention que d'habitude, il remarqua soudain le petit
-bouquet de roses blanches et s'écria: «Très bien, Rosa, je vois que vous
-avez suivi mon conseil et que vous portez un bouquet, cela vous avantage
-beaucoup, mais ce n'est rien en comparaison de l'effet que va produire
-ma verge sur votre méchant derrière, qui va bientôt ressembler à ces
-jolies pêches roses qui sont devant nous. Allons! le moment est venu.»
-Et, sur ces mots, il tira la sonnette.
-
-Je crus que le sol allait s'effondrer sous moi; je bondis vers la porte,
-mais ce ne fut que pour tomber entre les bras vigoureux de Jemima.
-
---Allons, en route, Jemima, avec cette péronnelle que vous tenez si
-bien, et vous, madame Mansell et Jane, suivez-nous, dit-il à celles-ci,
-qui étaient arrivées au coup de sonnette.
-
-Toute résistance était inutile; je me trouvai bientôt dans une chambre
-privée où je n'avais jamais pénétré; elle ne contenait que très peu de
-meubles, à part le tapis et un confortable fauteuil, mais, au mur,
-pendaient plusieurs poignées de verges et dans un angle, se trouvait un
-instrument de la forme d'un marche-pied, couvert de serge rouge et
-pourvu de six anneaux, deux en haut et en bas, et deux au milieu.
-
---Attachez-la au cheval et préparez-la pour l'opération, dit le général,
-en s'installant dans le fauteuil pour contempler le spectacle à son
-aise.
-
---Allons, Rosa, tenez-vous tranquille, et n'irritez pas davantage votre
-grand-père, dit Mme Mansell, en m'enlevant ma ceinture; défaites votre
-robe pendant que les bonnes vont disposer le cheval au milieu de la
-pièce.
-
---Oh! non! non! je ne veux pas être fouettée! oh! monsieur! oh!
-grand-père! ayez pitié de moi! m'écriai-je en me jetant aux genoux du
-vieillard.
-
---Allons! allons! pas tant de grimaces, Rosa, c'est pour votre bien.
-Madame Mansell, faites votre devoir et qu'on en finisse bien vite avec
-cette pénible corvée. Elle ne serait pas de ma race si elle ne montrait
-pas son courage au moment décisif.
-
-Les trois femmes essayèrent de me relever, mais je ruai, les égratignai
-et les mordis, et, pendant quelques instants, réussis à les tenir en
-échec, mais je fus vite à bout de forces, et Jemima, que j'avais
-gratifiée d'une morsure à la main, prit sa revanche en me portant sur la
-terrible machine. En un clin d'oeil, mes mains et mes pieds furent fixés
-aux anneaux, supérieurs et inférieurs, et, comme le cheval allait en
-s'élargissant vers le bas, mes jambes se trouvèrent maintenues,
-largement écartées, par les chevilles.
-
-Je pus entendre Sir Eyre s'esclaffant joyeusement: «Parbleu! c'est une
-gaillarde, et il nous faudra la mater, elle est bien de sa famille.
-Bravo! Rosie! Et maintenant, préparez-la vivement.
-
-Je m'abandonnai à un sombre désespoir, tandis que mes vêtements déchirés
-et mes jupons étaient retroussés et épinglés à mes épaules; mais
-lorsqu'elles commencèrent à dénouer mon pantalon, ma rage éclata de
-nouveau. Tournant la tête, je vis le vieillard dont la face rayonnait de
-satisfaction, brandissant dans la main droite une poignée de verges
-fraîchement coupées. Mon sang bouillait et mes fesses frémissaient par
-anticipation, surtout quand Jemima rabattant mon pantalon au dessous de
-mes genoux, m'eut administré une petite tape sur le derrière comme pour
-me donner un avant-goût de ce qui m'attendait. Alors, je hurlai
-littéralement: «Il faut que vous soyez une vieille sale bête pour leur
-permettre de me traiter ainsi!»
-
---Une vieille sale bête! ah! vraiment! s'écria-t-il, bondissant de
-fureur; nous allons voir cela, mademoiselle, peut-être serez-vous
-heureuse de faire des excuses avant longtemps.
-
-Je le vis s'avancer vers moi.
-
---Oh! grâce! grâce! monsieur! criai-je alors; je ne le pensais pas,
-elles m'ont fait tant de mal que je ne savais plus ce que je disais.
-
---C'est un cas très grave, répondit-il, en s'adressant sans doute aux
-autres. Elle est paresseuse, vicieuse, violente, et elle ose m'insulter,
-moi, son seul protecteur naturel, au lieu de me témoigner le respect
-qu'elle me doit. Il n'y a pas à hésiter, le seul remède, quelque pénible
-qu'il puisse être pour nous de l'appliquer, c'est d'extirper à jamais
-ces mauvais germes, et si nous faiblissons dans notre tâche, c'est une
-enfant perdue. Jusqu'à présent, elle n'a pour ainsi dire jamais été
-dressée.
-
---Oh! grand-père, punissez-moi, mais pas ainsi, je sens que je ne
-pourrai pas l'endurer, c'est si terrible, si cruel! sanglotais-je
-éperdument.
-
---Mon enfant, vos larmes de crocodile n'ont aucun effet sur moi,
-prenez-en votre parti. Si nous vous pardonnions aujourd'hui, vous ne
-feriez qu'en rire et deviendriez pire que jamais. A votre place, Jane,
-assez de temps perdu comme ça! Et ce disant, il brandit la verge qui
-siffla dans l'air. Je suppose que c'était en matière de préambule, car
-je ne fus pas touchée; en réalité, il m'avait jusqu'alors traitée comme
-le chat qui sait que la souris avec laquelle il joue ne peut lui
-échapper.
-
-Je pus voir, dans les yeux de Jane, des larmes de compassion; Jemima
-souriait malicieusement; Mme Mansell paraissait très grave, mais je
-n'eus guère le temps de me livrer à mes observations; un coup piquant,
-mais pas trop brutal, me cingla bien en travers des deux fesses, puis un
-second, puis un troisième, se succédant assez lentement pour que je
-puisse espérer que le châtiment ne serait peut-être pas aussi terrible
-que je l'avais craint; aussi, serrant les dents, réprimant mes plaintes,
-je résolus de dissimuler de mon mieux mes impressions. Ces réflexions,
-et bien d'autres encore, je les fis avant que le sixième coup m'eût
-cinglé les fesses; mon derrière me picotait sur toute la surface, à
-chaque coup le sang me bouillonnait dans les veines et je devais avoir
-la figure aussi rouge que l'envers de ma personne.
-
---Eh bien, paresseuse, cria le général, commencez-vous à goûter les
-fruits de votre conduite, dites? M'appellerez-vous encore vieille bête?
-Et il scanda chaque question d'une cinglade plus violente.
-
-Je puisai dans ma résolution l'énergie nécessaire pour ne pas crier, ce
-qui sembla l'irriter davantage.
-
---Aussi boudeuse qu'obstinée, sacrebleu! continua-t-il, mais nous vous
-guérirons de cela! Ne supposez pas, mademoiselle, qu'une gamine comme
-vous aura le dernier avec moi; tenez! tenez! tenez! A chaque mot, il me
-fouettait de plus en plus fort, et au dernier, il me frappa si
-furieusement que ma peau me sembla devoir éclater; je sentis qu'un autre
-coup semblable allait faire jaillir le sang, heureusement il
-s'interrompit comme s'il eût été hors d'haleine, mais simplement, je le
-compris plus tard, pour prolonger le plaisir exquis qu'il savourait.
-
-Pensant que tout était fini, je les suppliai de me laisser aller; j'eus
-la douleur de voir que je me trompais.
-
---Pas encore, pas encore, mauvaise gamine, vous n'avez pas eu la moitié
-de ce qui vous est dû pour vos égratignures, vos morsures et vos
-impertinences! s'écria Sir Eyre.
-
-De nouveau, la verge abhorrée siffla dans l'air et vint s'abattre sur ma
-chair endolorie, meurtrissant à la fois mes fesses et mes cuisses. Bien
-qu'il semblât désireux d'éviter le sang, je ne devais pas en être quitte
-à si bon compte; il entrait simplement dans le plan qu'il avait médité
-de ne pas épuiser trop vite sa pauvre victime.
-
---Mordez, égratignez, révoltez-vous contre mes ordres, allez,
-mademoiselle, vous saurez maintenant ce que cela vous vaudra. Vous ne
-méritez aucune pitié. Passe encore pour la paresse, mais pour une
-conduite aussi indigne, jamais! Je crois ma foi que, si vous aviez pu,
-vous auriez tué n'importe qui dans votre fureur. Mordez, égratignez,
-révoltez-vous, allons... mais mordez donc? Et tout en me morigénant, le
-vieillard s'acharnait de plus en plus sur mes fesses, si bien que des
-gouttelettes de sang commencèrent à se montrer sur mes rotondités
-meurtries.
-
-Chaque coup me faisait un mal affreux, et je me serais évanouie, si ses
-remontrances ne m'avaient soutenue comme un cordial, et, d'autre part,
-en même temps que la souffrance, j'éprouvai une chaleur des plus
-agréables et une sorte d'excitation impossible à définir, mais que vous
-avez sans doute, ma chère amie, éprouvée vous-même quand je vous ai
-tenue sous ma discipline.
-
-Mais malgré toute ma résolution, je ne pus refréner plus longtemps mes
-soupirs et mes plaintes; je crus bientôt que j'allais succomber sous
-cette torture, en dépit de l'exquise sensation qui s'y mêlait.
-Néanmoins, malgré mes «oh!» mes «ah!» mes cris perçants, je ne demandai
-pas grâce de nouveau; des idées de vengeance me soutinrent, et je me
-représentai combien il me serait doux de les fouetter à mon tour
-jusqu'au sang, de leur lacérer la chair, spécialement au général et à
-Jemima et même à la pauvre Jane toute larmoyante.
-
-Sir Eyre, qui semblait oublier son âge, se démenait avec frénésie.
-
---Par l'enfer! allez-vous demander pardon! N'allez-vous pas nous faire
-des excuses, petite entêtée! sifflait-il entre ses dents. C'est la plus
-tenace et la plus obstinée de toute la famille. Sacredieu! elle est bien
-de sa race. Mais il ne sera pas dit, madame Mansell, que cette petite
-drogue aura raison de moi. Tenez! tenez! tenez! cria-t-il en frappant
-encore plus fort, et, à la fin, la verge dont il ne restait plus que le
-tronçon, s'échappa de sa main, tandis qu'il s'affaissait hors d'haleine
-dans son fauteuil.
-
---Madame Mansell, articula-t-il, donnez-lui une demi-douzaine de bonnes
-cinglées avec une verge neuve pour la finir et lui apprendre que, si
-elle peut épuiser un vieil homme comme moi, il reste dans la maison
-assez de bras solides pour mettre à la raison son impudent postérieur.
-
-Obéissant à cet ordre, la gouvernante prit en main une verge fraîche et
-m'en donna délibérément sur les fesses en comptant d'une voix claire:
-Un, deux, trois, quatre, cinq, six. Quoique rudement appliqués, ses
-coups ne me meurtrirent pas aussi cruellement que ceux de Sir Eyre. «Là!
-me dit-elle, lorsqu'elle eut terminé, j'aurais pu frapper plus fort,
-mais j'ai eu pitié de vous, pour la première fois.»
-
-Affreusement meurtrie, presque inanimée, il fallut que l'on me portât
-dans ma chambre. J'étais victorieuse, mais quelle victoire! Tout
-écorchée, toute saignante, j'avais en outre la certitude que le vieux
-général recommencerait à la première occasion favorable.
-
-La pauvre Jane riait et pleurait à la fois au spectacle de mes fesses
-lacérées, qu'elle lavait tendrement avec de l'arnica et de l'eau
-fraîche; elle semblait si accoutumée à ce travail que quand nous fûmes
-sur le point de nous coucher--je l'avais décidée à rester auprès de
-moi--je lui demandai si elle n'avait pas déjà souvent soigné des
-postérieurs fouettés.
-
---Oui, mademoiselle Rosa, répliqua-t-elle, mais vous me garderez le
-secret et aurez l'air de ne rien savoir. J'ai été fouettée moi-même et
-bien fort, quoique pas aussi cruellement que vous. Au bout d'une ou deux
-fois, on aime assez cela, surtout si l'on n'est pas trop durement
-cinglée. La prochaine fois, il faudra demander grâce de toutes vos
-forces, cela fait plaisir au général et apaise sa colère. Il était si
-épuisé de vous avoir fouettée que Mme Mansell voulait envoyer chercher
-le médecin, mais Jemima lui ayant dit qu'une bonne fessée lui vaudrait
-mieux et lui ferait descendre le sang de la tête, elles l'ont fustigé de
-bonne façon si bien qu'il est tout à fait revenu à lui, et a ordonné
-qu'on le laisse tranquille.
-
-Ainsi se termina ma première leçon; dans mes lettres suivantes, vous
-saurez ce qui m'arriva avec Jane, comment je continuai la lutte avec le
-général, mes aventures au pensionnat Flaybum et mes propres exploits
-depuis le jour où je devins ma maîtresse.
-
-
-
-
-LETTRE II
-
-
-Le lendemain matin, Jane et moi reprîmes notre conversation et en voici
-à peu près les termes:
-
-_Rosa._--Alors, Jane, vous avez été fouettée? Et pour quel motif?
-
-_Jane._--La première fois, ce fut pour avoir été vue marchant à côté
-d'un jeune homme en revenant de l'église. Le général prétendit que je
-n'étais pas du tout pieuse et que ma dévotion n'était qu'un prétexte à
-me promener avec des jeunes gens et qu'il fallait me guérir de cela sous
-peine de perdition.
-
-_Rosa._--Eh bien! N'avez-vous éprouvé aucune idée de vengeance après
-avoir été fouettée pour ce motif?
-
-_Jane._--Oh! si! Mais j'oubliai tout après avoir eu la joie de voir
-Jemima bien fessée à son tour. Elle en eut son compte, je vous le
-garantis; mais elle est solide et dure comme du cuir!
-
-_Rosa._--Peut-être pourrais-je oublier de même si j'avais le plaisir de
-vous voir toutes solidement fouettées, et j'ai grande envie de commencer
-par vous, Jane, dès que je ne serai plus aussi meurtrie.
-
-_Jane._--Mais puisque vous haïssez Jemima, je le sais, n'auriez-vous pas
-plus de plaisir à la voir juchée sur le cheval? Peut-être
-pourrions-nous, en nous entendant bien, la faire tomber dans un piège?
-
-_Rosa._--Voyez-vous la bonne pièce? Pensez-vous que je vous tienne
-quitte jusqu'à temps que je me sois vengée des autres? Attendez que je
-me sente suffisamment bien et vous verrez si je ne règle pas votre
-compte en premier! Je ne manquerai pas d'occasions puisque vous devez
-coucher toutes les nuits dans ma chambre. Je n'ai pas oublié que vous
-m'avez persuadée de m'habiller pour le dîner alors que vous saviez
-parfaitement ce qui m'attendait.
-
-_Jane._--Mlle Rosa, je ne pouvais pas faire autrement; Mme Mansell
-m'avait envoyée pour vous habiller. Le vieux général avait remis la
-chose après le dîner, car il aime voir les pénitentes en grande
-toilette. Lorsqu'il corrige l'une de nous, il faut qu'elle soit habillée
-de son mieux, et si pendant la correction un vêtement se trouve abîmé,
-Mme Mansell nous le remplace; si bien qu'une bonne fessée ne nous cause
-pas grand dommage. Jemima a même fait plusieurs fois exprès d'abîmer ses
-affaires. Il est vrai que si on les lui a payées, le général s'est bien
-remboursé sur ses fesses.
-
-Je fus encore bien endolorie durant plusieurs jours pendant lesquels je
-confectionnai une jolie verge que je dissimulai pour en faire tâter à
-Jane quand elle s'y attendrait le moins. Elle ne savait pas, d'ailleurs,
-si j'étais allée dans le jardin ou hors de la maison. Comme elle était
-naturellement plus âgée et beaucoup plus forte que moi, il me fallait la
-maîtriser par quelque stratagème. Je lui laissai croire que j'avais
-complètement oublié mes griefs, mais un soir, comme nous étions
-déshabillées pour nous mettre au lit, je lui dis: «Jane, est-ce que Mme
-Mansell ou Jemima vous ont déjà fouettée sans que Grand-Père le sache?
-
-_Jane._--Oh! oui! mademoiselle, plus d'une fois, et elles m'ont même
-rudement étrillée.
-
-_Rosa._--Comment ont-elles fait?
-
-_Jane._--Parbleu, j'étais attachée par les mains aux montants du lit.
-
-_Rosa._--Oh! montrez-moi cela, et laissez-moi vous attacher pour que je
-me rende compte.
-
-_Jane._--Volontiers, si cela peut vous faire plaisir, mademoiselle.
-
-_Rosa._--Avec quoi pourrai-je bien vous attacher, vous êtes forte comme
-Samson?
-
-_Jane._--Une paire de mouchoirs fera très bien l'affaire et voici des
-serviettes pour me ficeler les jambes.
-
-Selon ses indications, je lui eus vite ficelé les poignets aux deux
-pommeaux du pied du lit, puis je fixai ses jambes largement écartées aux
-pieds de la table.
-
---Oh! sapristi, fit alors Jane, vous avez rudement serré! Pourquoi
-diable m'attacher de la sorte, je ne pourrai plus m'en aller si vous ne
-me délivrez pas vous-même.
-
---Restez, ne bougez pas! criai-je, je veux vous voir tout à fait en
-tenue, à présent que vous voilà bien attachée,--et rapidement je
-retroussai sa chemise de nuit bien au-dessus de sa taille, de façon à
-exposer son postérieur joufflu et son ventre joliment ombragé à mes
-regards surpris.
-
---Oh! comme vous êtes belle, Jane, dis-je en l'embrassant, vous savez
-que je vous aime bien, seulement votre gros cucul a mérité d'être puni.
-C'est un devoir pénible pour moi, mais vous allez voir que ce n'est pas
-pour rire, mademoiselle, regardez quelle bonne grosse verge je vous
-destine, fis-je en lui montrant l'instrument.
-
---Grâce! Grâce! Mlle Rosa, s'écria-t-elle, vous ne voudrez pas me faire
-de mal, j'ai toujours été si bonne pour vous!
-
---Ce n'est pas par plaisir, Jane, c'est par devoir. Vous étiez avec les
-autres contre moi, vous êtes la première que j'attrape, tant pis pour
-vous. Je ne pourrai peut-être pas me venger des autres d'ici longtemps.
-
-La vue de ses fesses rebondies me transportait du désir d'exercer mon
-habileté sur elle et de contempler ce spectacle que j'avais offert
-moi-même. Saisissant nerveusement la verge, sans plus tarder, je
-commençai l'attaque par quelques coups cinglants qui changèrent en rouge
-foncé la teinte rose des deux globes.
-
---Ah! Ah! C'est une honte! Vous êtes aussi méchante que le vieux
-général, petite sournoise! Vous m'avez tendu un piège!
-
---Vous n'en avez pas l'air bien fâchée, mademoiselle, lui criai-je, mais
-je vais faire en sorte de vous rabattre le caquet; d'ailleurs, je
-commence à croire que vous êtes la pire du quatuor et que votre
-prétendue compassion n'était que pure hypocrisie. Mais, c'est mon tour à
-présent. Bien entendu, vous étiez trop forte pour moi, si je n'avais pas
-agi de ruse avec vous! Que dites-vous de cela, mademoiselle Jane? Et
-tout en parlant, Vzz, Vzz, Vzz, je cinglais de la verge son gros
-postérieur qui prit bientôt un aspect fort curieux.
-
---Petite scélérate! Petite vipère! criait Jane. Votre grand-père saura
-tout cela.
-
---C'est votre intention, mademoiselle la rapporteuse. Eh bien! alors je
-vais vous faire payer cela d'avance, répliquai-je. La vue de sa croupe
-ne faisait qu'accentuer mon excitation, et ce fut avec un frisson de
-plaisir que j'aperçus de petites gouttes de sang. Elle se démenait et se
-tortillait avec des cris et des soupirs étouffés, mais chaque fois
-qu'elle prononçait quelques mots il semblait que c'était dans le dessein
-de m'irriter davantage. Ma surexcitation croissait en intensité; ce
-sauvage exercice me causait un immense plaisir, et dans ma fureur
-irréfléchie, je mis réellement ses fesses en piteux état. A la fin,
-essoufflée, épuisée, je dus laisser tomber la verge et ma frénésie se
-changea en compassion lorsque je vis qu'elle paraissait inanimée,
-inerte, la tête renversée, les yeux fermés, les doigts crispés.
-
-L'embrassant tendrement: «Jane, Jane!», lui criai-je d'une voix émue, je
-vous aime et vous pardonne, et maintenant, je veux être aussi bonne pour
-vous que vous l'avez été pour moi après ma punition.
-
-Ses mains et ses pieds furent bientôt déliés; alors, à mon vif
-étonnement, elle jeta ses deux bras autour de mon cou, et, m'embrassant
-passionnément, elle me dit, les yeux brillants: «Et moi aussi, je vous
-pardonne, mademoiselle Rosa, car vous ne vous imaginez pas quel plaisir
-vous m'avez procuré, les derniers instants, surtout, ont été exquis.
-
-Sur le moment, tout cela était pour moi une énigme que je ne compris que
-plus tard. Elle ne se préoccupa guère de son postérieur marbré. «Ce qui
-a été terrible pour vous, mademoiselle Rosa, me dit-elle, n'a rien été
-pour moi, je suis plus âgée et plus endurcie que vous, en outre, c'est
-toujours la première fois qui est la plus pénible. Sir Eyre a été
-réellement barbare de vous écorcher comme il l'a fait, mais c'est votre
-obstination qui l'y a conduit. Vous verrez que vous aimerez bientôt cela
-ainsi que moi.»
-
-Nous continuâmes à bavarder ainsi pendant que je baignais et pansais les
-parties meurtries, et finalement nous nous endormîmes après qu'il eut
-été convenu entre nous qu'elle me donnerait, dans un jour ou deux, une
-agréable leçon.
-
-Quelques jours se passèrent tranquillement; mon châtiment avait été trop
-sévère pour que je risquasse à la légère un nouveau conflit avec le
-général. Cependant j'attendais avec impatience l'occasion de me venger
-de toute la bande, excepté de Jane qui était devenue mon amie de coeur.
-Nous examinions, sans succès, d'ailleurs, toutes sortes de plans pour
-faire mettre soit l'une soit l'autre dans un mauvais cas. Le vieux
-général me conseillait souvent de prendre garde à moi, car il ne
-manquerait pas la première occasion de me faire danser sans musique.
-
-Un jour, cependant, étant dans le jardin avec la gouvernante, je lui fis
-remarquer que le général était réellement bizarre de laisser les
-brugnons tomber et se perdre plutôt que de nous les laisser manger.
-
---Ma chérie, dit Mme Mansell, si vous en prenez deux ou trois, il ne le
-remarquera pas, en tous cas, ne dites pas que je vous l'ai conseillé,
-c'est, en effet, absurde de les laisser pourrir.
-
---Mais, mademoiselle Mansell, répliquai-je, ce serait un vol?
-
---Ce n'est pas un vol de prendre ce qui aurait été perdu, répondit-elle,
-vous n'avez pas la notion exacte de l'honnêteté, d'ailleurs n'êtes-vous
-pas un peu la maîtresse de la maison.
-
---Vous me faites l'effet du serpent et moi d'Ève; c'est vrai qu'ils ont
-l'air délicieux; vous ne me trahirez pas, au moins? lui dis-je avec
-candeur. Sur ce je cueillis un des fruits et Mme Mansell le partagea
-avec moi, ce qui me mit tout à fait à l'aise.
-
-Le lendemain, juste avant le dîner, nous entendîmes la voix du général
-nous appelant tous brusquement dans sa chambre. «Comment se fait-il, Mme
-Mansell, dit-il, l'air furibond, que je ne puisse laisser mes clés dans
-la serrure de cette étagère sans que quelqu'un goûte à mon rhum? Comme
-je soupçonnais depuis longtemps qu'il y avait dans mon entourage un
-dégustateur trop rusé, j'ai usé de ruse à mon tour. Voyant que le rhum
-semblait à son goût, la dernière fois que le flacon a été rempli, j'ai
-fait une petite raie avec mon diamant pour marquer la hauteur du liquide
-dans la bouteille, et depuis, je me suis contenté de boire du brandy. Eh
-bien! regardez! En trois ou quatre jours, il n'en a pas filé moins d'une
-demi-pinte. Venez ici, Rosa... et vous Mme Mansell... à votre tour,
-Jemima!» et ce disant, il sentit notre haleine à tour de rôle.
-
---Femme, dit-il à celle-ci comme elle se troublait et hésitait à se
-soumettre à cette épreuve, je n'aurais pas cru que vous étiez une
-sournoise et une voleuse; si vous avez réellement besoin d'un peu
-d'alcool, Mme Mansell, j'en suis certain, vous eût permis d'en prendre.
-Comme vous êtes ici depuis plusieurs années et que nous n'aimons pas le
-changement, on ne vous mettra pas à la porte, mais on vous guérira
-demain de l'envie de voler; vous auriez dû être fouettée sur le champ,
-mais comme j'ai un ami à dîner ce soir, cela vous fera du bien
-d'attendre et de réfléchir à ce que vous allez recevoir. Filez,
-maintenant, et que le dîner soit servi correctement, ou je vous réserve
-quelque chose à la mode hindoue dont vous me direz des nouvelles.
-
-Nôtre visiteur était notre plus proche voisin, ancien colonel et grand
-chasseur de renards, et pourtant mes idées étaient si surexcitées par la
-perspective du châtiment de Jemima que la soirée me parut fort agréable.
-
-Le lendemain, grand-père passa toute la journée à inspecter le jardin et
-j'eus le pressentiment qu'il remarquerait la disparition des brugnons.
-Ayant été si méfiant pour le rhum, il pourrait l'être de même pour les
-fruits.
-
-Mes craintes n'étaient que trop fondées, m'ayant aperçue avec Mme
-Mansell cueillant un gros bouquet pour mettre à la coupable, il s'écria:
-«Mme Mansell pendant que vous y êtes, faites donc un second bouquet,
-quelqu'un a rendu visite aux brugnons. Ne sauriez-vous pas qui, Rosa?»
-
---Oh! grand-père, vous savez bien qu'on m'a formellement défendu de
-toucher aux fruits, dis-je, l'air aussi innocent que possible.
-
---Et vous, madame Mansell, savez-vous quelque chose à ce sujet? Rosa me
-répond à côté de la question, reprit-il en me regardant sévèrement.
-
-J'étais très embarrassée, et, pour comble, Mme Mansell, affectant une
-profonde répugnance à dire un mensonge confessa toute la vérité.
-
---Ma parole, j'ai affaire à une jolie bande, car Jane ne vaut pas mieux
-que les autres. Madame Mansell, votre conduite m'étonne et vous serez
-assez punie en considérant quelle gravité j'attache à ce cas, et quant à
-Rosa, une telle duplicité, chez une enfant si jeune, me fait frémir;
-mais occupons-nous d'abord de Jemima, et nous verrons ensuite ce qu'il y
-aura lieu de faire.
-
-Dans l'état d'incertitude où j'étais, je courus vers Jane pour lui
-confier mes angoisses; c'était, selon elle, une heureuse circonstance
-que Jemima passât la première, car le vieillard serait fatigué, et, sans
-doute, me tiendrait quitte à bon compte, surtout si je criais et
-implorais grâce.
-
-Ainsi réconfortée, je m'arrangeai pour dîner copieusement et pris un
-verre de vin en plus (j'étais supposée n'en prendre qu'un) puis, je me
-rendis à la salle des corrections, à peu près rassurée, d'autant plus
-que j'étais fort désireuse de voir Jemima bien fouettée.
-
-Quand je jetai les yeux sur elle, elle faisait une révérence au général,
-assis dans son fauteuil, verge en main. Son apparence me frappa
-d'admiration. Sa taille était au-dessus de la moyenne, elle avait de
-beaux cheveux châtains, un teint éclatant, de grands yeux bleus très
-vifs, elle portait une robe de soie bleus échancrée très bas, qui
-révélait les trésors de sa poitrine bombée, son gros bouquet était fixé
-de côté, elle avait des souliers de satin rose à hauts talons avec des
-boucles d'argent; son corsage était à manches courtes, mais des gants de
-chevreau de couleur fauve montant au-dessus du coude dissimulaient la
-rudesse de sa peau et la rougeur de ses mains.
-
---Préparez-la immédiatement, dit le général, elle sait trop bien ce qui
-l'amène ici pour qu'il soit utile de le lui dire. Tenez, Rosa,
-passez-moi cette grosse poignée de verges, la petite ne serait qu'un
-joujou pour son gros cul, Ha! Ha! celle-ci fera bien l'affaire!
-ajouta-t-il en la faisant siffler dans l'air.
-
-Jane et la gouvernante l'avaient déjà dépouillée de la robe bleue, et
-étaient en train de lui enlever le jupon blanc bordé de dentelle; le
-bouquet, tombé sur le parquet, la victime se trouva en chemise et
-pantalon, et je pus admirer sa poitrine bien prise, son cou harmonieux
-et surtout ses jambes pleines et rondes dans leurs bas de soie rouge,
-retenus par d'élégantes jarretières (le général était très exigeant sur
-la toilette de ses pénitentes).
-
-J'aidai à l'attacher et à dénouer son pantalon que Jane rabattit
-complètement, tandis que Mme Mansell retroussait et épinglait sa
-chemise, étalant dans leur magnifique plénitude ses fesses glorieusement
-charnues, dont la peau blanche resplendissait sous la clarté des
-flambeaux.
-
-Je lui donnai quelques bonnes tapes pour lui montrer que je n'avais pas
-oublié celles qu'elle m'avait données, puis je m'écartai pour laisser la
-place à Sir Eyre.
-
-J'étais si absorbée par ce fascinant spectacle que j'en oubliai
-totalement ce qui m'attendait moi-même.
-
-Flac! La grosse verge s'abattit avec une violence qui l'eût fait bondir
-si elle n'eût été attachée. Elle poussa un «Ahhh!» étouffé et un large
-sillon rouge apparut sur la chair. A chaque coup qui suivit, sa figure
-s'empourpra davantage et elle sembla suffoquer, tout en s'efforçant de
-ne pas hurler, mais la verge était si cinglante et le général frappait
-si fort qu'en moins d'une douzaine de coups, les fesses blanches furent
-tachées de sang et la verge volait dans toutes les directions. «Ah! Ah!
-Oh!» hurla-t-elle enfin. «Assez! pitié, monsieur, je n'en puis plus,
-c'est trop, je vous le jure!»
-
---Abominable voleuse, je vais vous fesser jusqu'à ce que mort s'ensuive;
-si je ne vous guéris pas aujourd'hui à tout jamais, c'est une bonne
-domestique que je perdrai, riposta Sir Eyre en la fouaillant de plus
-belle.
-
-Mon sang bouillait sous l'excitation voluptueuse, à laquelle j'étais en
-proie, et jeune comme je l'étais, barbare comme je savais être la
-correction, je n'éprouvais pas la moindre pitié pour la victime. C'est
-un sentiment que, seuls, peuvent comprendre les fervents adorateurs de
-la verge.
-
---Vous aimez le rhum, je crois mademoiselle, faisait le général, mais
-c'est le payer un peu cher, n'est-ce pas, n'est-ce pas... n'est-ce
-pas?...
-
-Le pauvre vieux, hors d'haleine, ayant été obligé de s'asseoir, Mme
-Mansell, devançant son désir, prit une verge neuve et, sans laisser
-souffler la victime, se mit à la fouetter à son tour.
-
---Elle n'a pas volé sa punition, monsieur, car je ne lui refuse jamais
-rien pourvu qu'elle se conduise bien, dit-elle, prenant son air le plus
-pincé. Dans son ardeur à fouetter, sa coiffure s'étant dérangée et sa
-physionomie s'animant, elle me fit l'effet de la déesse de la vengeance.
-«Recommencerez-vous... dites... répondez... ingrate... voleuse...»
-criait-elle, ponctuant chaque mot d'un furieux coup de verge.
-
-La pauvre Jemima sanglotait et implorait grâce d'une voix brisée, tandis
-que des gouttes de sang coulaient le long de ses cuisses, mais la
-gouvernante semblait sourde et Sir Eyre paraissait en extase. Quelque
-résistante que fût la victime, cela ne pouvait plus, néanmoins, durer
-bien longtemps. Terrassée par l'acuité de ses souffrances, Jemima
-s'évanouit et il nous fallut lui asperger la figure d'eau fraîche pour
-la ranimer. On la couvrit d'un manteau et on la conduisit dans sa
-chambre où on la laissa seule.
-
---A votre tour, Rosa, me dit alors le général tenant en mains une verge
-fraîche et souple; embrassez la verge et apprêtez-vous.
-
-Sachant à peine ce que je faisais, je m'inclinai et donnai le baiser
-ordonné. En un rien de temps, Mme Mansell et Jane m'eurent préparée, car
-je demeurais passive, et dès que je fus exposée en plein, les membres
-bien écartés, le général reprit son rôle.
-
---Vous avez pu voir, me dit-il, par l'exemple de Jemima, comme je suis
-sévère à l'occasion, peut-être n'avez-vous pas compris la gravité de la
-réponse que vous m'avez faite aujourd'hui, aussi, suis-je enclin à être
-indulgent pour cette fois; mais, souvenez-vous, pour l'avenir, si vous
-vous en tirez à bon compte aujourd'hui, qu'un mensonge est préférable à
-une réponse évasive. Je crois que la dernière fessée a produit son
-effet, car vous vous comportez ce soir tout autrement. Ainsi,
-souvenez-vous... souvenez-vous... Souvenez-vous...
-
-Il me cinglait le derrière à chaque mot. J'implorais grâce, promettant
-d'être sincère à l'avenir. Après une vingtaine de coups qui me mirent
-les fesses en feu: «Je vous tiens quitte pour aujourd'hui, fit-il en
-m'octroyant une dernière cinglade, mais si violente que, cette fois, le
-sang se montra sur mes fesses déjà empourprées.
-
-Je termine ici ma seconde lettre.
-
-Croyez-moi votre amie dévouée.
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE III
-
-
-Ma chère Nelly,
-
-Je vous ai dit, dans ma dernière lettre, comment je me tirai sans grand
-dommage de l'affaire des brugnons; mais je n'avais reculé que pour mieux
-sauter, et le général s'était évidemment promis de m'accommoder de bonne
-façon à la première occasion favorable.
-
-Chose bizarre, ma première punition, pourtant corsée, et la terrible
-fessée que j'avais vu administrer à Jemima ne n'avaient produit d'autre
-effet que de me rendre, si possible, plus audacieuse. J'aurais voulu me
-venger de Sir Eyre et de Mme Mansell, mais aucun de mes plans de
-vengeance ne me donnait satisfaction. Si j'avais pu arriver à mes fins,
-peu m'eût importé ce qui en serait résulté pour moi.
-
-Jane ne pouvant me suggérer aucune idée, je résolus d'agir seule, tout
-en affectant d'y renoncer; mais diverses mésaventures arrivèrent dès
-lors à tous les hôtes de la maison, y compris moi-même. Le général entra
-en fureur, lorsqu'un beau jour il trouva plusieurs de ses livres de
-flagellation abîmés ou déchirés, mais il ne put fixer ses soupçons sur
-personne, bien qu'il suspectât fort Jemima d'être, par vengeance,
-l'auteur de ce délit. Peu de temps après, Mme Mansell se piqua les pieds
-à des orties cachées dans ses draps. Sir Eyre et elle étaient surtout
-les victimes; mais le méfait suivant fit déborder le vase. Quelques
-jours plus tard, en se mettant au lit, le général fut soudain
-cruellement piqué et égratigné par des branches de ronces habilement
-dissimulées dans son lit. Comme il avait l'habitude de rabattre
-complètement le drap de dessus avant d'entrer au lit, puis de le ramener
-sur lui après s'être allongé, les épines avaient été placées entre le
-matelas et le drap du dessous de sorte qu'il ne pût les voir; mais il
-les sentit bien vite. Le dos écorché, il fit un bond violent, se
-retourna à quatre pattes, et bondit de nouveau, affreusement piqué aux
-genoux et aux mains. Bref, lorsqu'il put s'échapper du lit il avait été
-écorché un peu partout, quelques épines étaient restées piquées dans ses
-chairs et je pus voir, le lendemain, des taches de sang sur ses draps.
-
-Il fallut que Mme Mansell sautât de son lit en toute hâte, pour soigner
-le pauvre bonhomme. Cela lui prit une bonne heure, au bout de laquelle,
-elle se recoucha avec délices pensant rattraper le sommeil perdu. A
-peine était-elle remise au lit qu'elle poussa des «Aïe! Aïe! Hola!» de
-souffrance, et s'écria: «Ah! c'est trop fort! les coquins sont venus
-dans ma chambre pendant mon absence!» Jemima, Jane et moi étant
-accourues à ses cris, nous la trouvâmes affreusement écorchée, surtout
-aux genoux, nous réprimâmes un sourire de satisfaction; Jemima surtout
-avait l'air radieuse.
-
-_Mme Mansell._--Vous n'avez pas honte de me traiter ainsi; c'est une de
-vous trois et je soupçonne fortement Jemima.
-
-_Jemima._--Je n'ai pu m'empêcher de sourire en vous entendant crier,
-madame, mais je croyais que vous n'aviez pas grand'chose.
-
-_Mme Mansell._--Effrontée, coquine, je le dirai au général.
-
-Jemima, Jane et moi protestâmes de notre innocence, mais en vain; il
-devait évidemment en cuire à l'une de nous, peut-être à toutes les
-trois.
-
-La gouvernante et le général se ressentirent plus d'une semaine de cette
-alerte, plusieurs épines leur étant restées dans les chairs, une entre
-autres dans le genou de Mme Mansell. Sir Eyre dut attendre en
-conséquence dix jours avant de mettre l'affaire sur le tapis.
-
-L'heure fatale sonna enfin; nous comparûmes toutes dans la salle de
-punition devant le général, trônant dans son fauteuil; ce fut comme
-d'habitude après le dîner, et nous étions en tenue de soir.
-
-_Sir Eyre._--Vous n'ignorez pas pourquoi je vous ai fait venir ensemble.
-Un outrage comme celui que nous avons subi, Mme Mansell et moi, ne peut
-rester impuni; donc, si aucune de vous trois n'avoue en être l'auteur,
-je suis décidé à vous punir toutes les trois et sévèrement pour que la
-coupable n'échappe pas à son sort. Allons Rosa, est-ce vous? Si ce n'est
-vous, c'est une des deux autres.
-
-_Rosa._--Moi grand-père! Vous savez bien du reste, qu'on m'a fait à
-moi-même toutes sortes de farces.
-
-_Sir Eyre._--Et vous, Jemima. Est-ce vous?
-
-_Jemima._--Oh! mon Dieu! monsieur! Mais je n'ai même jamais touché de
-ronces de ma vie!
-
-_Sir Eyre._--Jane, êtes-vous coupable ou non, ou soupçonnez-vous
-quelqu'un?
-
-_Jane._--Oh! non! monsieur, je vous l'affirme.
-
-_Sir Eyre._--Donc il y a parmi vous une fieffée menteuse. Rosa, comme
-vous êtes la plus jeune, je vous punirai en premier, peut-être en
-attendant, déciderez-vous la coupable, si ce n'est vous, à se dénoncer.
-
-Puis, se tournant vers Mme Mansell: «Préparez-la, dit-il, elle n'a pas
-reçu la fessée telle qu'elle la méritait, l'autre jour. Mais
-aujourd'hui, elles auront toutes les trois leur compte, quand je devrais
-y passer toute la nuit. Jane et Jemima aidez Mme Mansell.»
-
-Mes idées étaient moins tournées vers ce que j'allais recevoir que vers
-le tableau qu'allaient m'offrir les autres et dont je me réjouissais par
-anticipation, j'escomptais les sensations que j'avais déjà éprouvées
-quand Jemima avait été si sévèrement punie. Elles m'eurent bientôt
-enlevé ma robe de soie bleue et elles m'attachaient sur le cheval, quand
-le général les arrêta, pris d'une autre idée.
-
---Halte! Halte! cria-t-il. Jemima va la mettre sur son dos.
-
-Je fus alors relâchée, et, mes jupons ayant été bien retroussés par
-dessus mes épaules, je fus hissée à califourchon sur le large dos de
-Jemima; mes bras entourant son cou furent solidement ficelés par les
-poignets et mes jambes attachées de même sous la taille; j'étais ainsi
-splendidement exposée et ma posture faisait tendre ma peau. Comme Mme
-Mansell allait ouvrir mon pantalon, Sir Eyre s'écria: «Non! Non! Je vais
-me servir de ce fouet... Jemima, trottez tout autour de la chambre pour
-que je sois à bonne distance.»
-
-Ces mots furent accompagnés d'un claquement sec du fouet, dont la
-lanière s'abattit sur ma croupe.
-
---Eh bien, mademoiselle! allez-vous nous avouer quelque chose? Je suis
-sûr que vous êtes bien au courant de ce qui s'est passé. Clac! Clac!
-Clac! Clac! le fouet me cinglait en même temps les fesses, et Jemima
-ravie trottait allègrement tandis que chaque coup causait à mon pauvre
-derrière une affreuse cuisson.
-
---Oh! Oh! Ah! Grand-père! criai-je, c'est indigne de me punir quand vous
-savez que je suis innocente. Oh! Oh! Ohhhr! Sourd à mes cris, il me
-fouaillait sans pitié. Je sentais ma peau se boursouffler, mais la mince
-étoffe l'empêchait de s'écorcher.
-
-A un moment, il interrompit la course en disant: «Mme Mansell, regardons
-un peu son impudent derrière pour voir ce que mon fouet y a marqué.»
-
-Mme Mansell écarta soigneusement la fente de mon pantalon et s'écria:
-«Regardez, monsieur, comme vous l'avez bien cinglée! Quelles belles
-zébrures et comme son cul est rouge!»
-
-_Sir Eyre._--Peuh! Cela n'est pas mal, en effet, mais je suis resté à
-moitié chemin; Mme Mansell voulez-vous le mettre au point avec la verge?
-
-Je pouvais dès lors être sûre d'avoir une bonne mesure. Le général
-alluma un cigare et s'installa confortablement dans son fauteuil pour
-jouir du spectacle. Mme Mansell choisit une belle verge faite de brins
-longs et flexibles, et laissant mon pantalon largement ouvert, ordonna à
-Jemima de se poser devant elle.
-
-Brandissant la verge, la gouvernante s'écria: «Je suis sûre que cette
-demoiselle est dans le secret, mais elle est si entêtée que nous ne
-tirerons sans doute rien d'elle. Néanmoins, Monsieur, je vais faire de
-mon mieux. Allons, Mlle Rosa, dites-nous la vérité si vous voulez
-préserver votre cul; êtes-vous toujours aussi sûre de votre propre
-innocence? Et elle me cingla méthodiquement et vigoureusement les fesses
-en tous sens; les coups s'abattirent dans ma chair avec un son mat et
-mon derrière déjà brûlant des coups de fouet de tout à l'heure fut
-bientôt en proie à une intolérable cuisson.
-
---Oh! Oh! C'est une injustice! hurlai-je pour me soulager le plus
-possible. Oh! Ah! Même si je savais quelque chose je ne le dirai pas! On
-ne doit pas trahir un secret. Oh! Pitié! Pitié!
-
-En parlant ainsi, j'avais un double but, d'abord, d'être traitée avec
-une indulgence relative en leur faisant croire qu'une des deux autres
-était la coupable, ensuite, faire dériver leur fureur sur celles-ci et
-corser, en même temps que leur punition, le plaisir que je m'en
-promettais.
-
-_Mme Mansell._--Ha! Ha! C'est curieux comme la verge vous a amendée, ma
-chère mademoiselle Rosa; vous n'êtes plus, à beaucoup près, aussi
-obstinée qu'avant. Mais puisque vous ne voulez rien nous raconter, vous
-serez fouettée comme complice, j'en suis bien fâchée pour vous. Du
-reste, cela ne vous fait pas tant de mal que vous voudriez le faire
-croire.» Et vzz! vzz! vzz! la verge s'abattait sans répit sur mon
-postérieur qui commençait à saigner.
-
---Arrêtez, Mme Mansell! cria enfin le général, ce doit être cette
-drôlesse de Jemima. Rosa est assez punie. Au tour de Jane, maintenant;
-si elle sait quelque chose il faudra bien qu'elle nous le dise, et alors
-nous aurons nos coudées franches avec Jemima. N'importe comment, Mme
-Mansell, nous saurons la vérité!
-
-On me repose à terre et le général ordonne à Jane de prendre la place
-que je viens de quitter. Mes vêtements retombent et, frémissante d'une
-émotion anticipée, remerciant Sir Eyre de son indulgence, je m'occupe
-fébrilement pour ma part à disposer le postérieur de Jane pour
-l'exécution. J'épingle sa chemise à ses épaules, j'expose à nu son
-postérieur joufflu, ses cuisses et ses mollets, ceux-ci gainés de soie
-rose, maintenus par d'élégantes jarretières à boucles d'argent, et
-rehaussés par des pantoufles grenat.
-
-_Sir Eyre._--Comment, Jane, avez-vous l'impudence de vous présenter
-devant moi sans pantalon? C'est une indécence inouïe! Autant m'offrir
-tout de suite de me faire voir votre derrière; tenez, effrontée, voilà
-pour la peine! Il lui donna alors un coup si formidable que la verge
-sillonna la chair jusqu'à la fente ombragée. Autre chose est de faire
-voir son derrière lorsque l'on reçoit le fouet que de l'étaler
-cyniquement comme vous le faites. Et il continue à manifester sa feinte
-indignation par de solides coups de verges.
-
-_Jane._--Ah! Ah! Ahhhr! Pitié! Monsieur! Pitié! Mme Mansell ne nous a
-pas donné le temps de nous habiller, et dans ma précipitation, je n'ai
-pu trouver mon pantalon. Elle m'appelait immédiatement et je n'ai pas
-voulu la faire attendre. J'ai cru que l'obéissance était plus urgente
-que la décence. Oh! Oh! Oh! Monsieur! Grâce! Pas si fort! Quelle
-cruauté. Je suis bien innocente!
-
-Sous le stimulant des cinglades furieuses qu'il lui applique sans répit
-de bas en haut et qui amènent le sang à la peau, elle se démène et
-bondit si fort que Jemima a grand peine à la maintenir à califourchon.
-
-_Sir Eyre._--C'est bon! C'est bon! Je suis assez disposé à vous
-pardonner pour le pantalon, car j'aime que l'on fasse passer le devoir
-avant tout, mais en ce qui concerne les épines qu'on a fourrées dans nos
-lits, vous devez savoir quelque chose et c'est votre devoir de nous le
-confesser.
-
-_Jane._--Oh! Oh! Hola! Ah!!! Je ne sais rien! Je ne puis rien vous dire
-sinon que je suis innocente; mais je ne peux pas en accuser une autre!
-Hola! Oh! Vous allez me tuer, Monsieur! J'en ai pour des semaines à
-rester au lit si vous me lacérez de cette façon!
-
-_Sir Eyre._--Des fesses en compote se rétablissent bien plus vite que
-cela, Jane, ne vous inquiétez pas! Mais vous allez être fessée encore
-plus fort si vous n'avouez pas que c'est Jemima la coupable. Est-ce
-Jemima? Parlerez-vous? Est-ce Jemima? Est-ce Jemima?
-
-Il hurle ces questions d'une voix de tonnerre et sa verge s'abat sans
-répit et avec fureur sur le derrière de la malheureuse. Le sang suinte
-et coule sur la chair à vif. Elle semble sur le point de s'évanouir,
-toutefois je crois distinguer sur son visage les indices habituels de la
-jouissance; puis cessant de se débattre et de bondir, elle se laisse
-aller, inerte, comme si sa chair était devenue insensible aux coups; ses
-hurlements cessent et comme dans un râle elle balbutie: Oui! Oui! Oh
-oui!
-
-Sir Eyre pousse un éclat de rire de triomphe à l'idée de connaître enfin
-la vraie coupable. «Ah! Ah! Elle a enfin avoué! Oui, oui,» crie-t-il,
-«descendez-la maintenant, la pauvre fille, cela a été dur pour la
-décider à parler, mais j'ai tout de même réussi.» Et il jette au loin le
-tronçon de verge qui lui restait en mains. Tandis que la pauvre Jane
-descend de sa monture dans un état pitoyable, Jemima marmotte entre ses
-dents quelque chose comme «damnée menteuse!» J'aide Mme Mansell à la
-ligoter sur le cheval, et, lui ayant retroussé ses jupes, j'écarte
-l'ouverture de son pantalon de façon à exposer dans toute leur ampleur
-les beautés laiteuses de son magnifique derrière.
-
-_Sir Eyre._--Écartez, écartez le plus que vous pourrez, Rosa. La
-gredine! Laisser les autres souffrir pour son propre crime! Elle
-prenait, je crois, plaisir à participer à leur correction!
-
-_Jemima._--Ce sont des mensonges, Sir Eyre, je ne suis nullement
-coupable et elles m'ont tout mis sur le dos pour se repaître au
-spectacle de ma punition. Oh! Oh! Quelle abominable maison! Réglez-moi
-mes gages, je veux m'en aller de suite!
-
-_Sir Eyre_ ricanant.--Vous allez les avoir, vos gages, ou du moins, ce
-que vous avez mérité hypocrite, scélérate!
-
-_Jemima_ (pourpre de honte et de fureur).--Je ne suis pas aussi
-hypocrite qu'une autre que je connais bien! Vous me couperez en morceaux
-avant de me faire avouer ce que je n'ai pas fait.
-
-_Sir Eyre._--Ne perdons pas notre temps avec cette tête de mulet.
-Essayons plutôt l'effet d'une bonne verge.
-
-Joignant l'action à la parole, le général lui gratifie les fesses de
-quelques coups sévèrement appliqués qui changent en rose les lys de son
-énorme postérieur.
-
---Regardez comme son cul rougit pour elle, s'esclaffe le général, en
-attendant qu'il pleure des larmes de sang. Et il accentue la rigueur de
-ses coups, qui tracent dans la chair de larges boursouflures.
-
-_Jemima._--Oh! Oh! Sir Eyre comment pouvez-vous croire une menteuse
-comme Jane. Quelle raclée je lui flanquerai, quand je serai délivrée, à
-cette fieffée gredine, pour lui apprendre à m'accuser.
-
-_Sir Eyre._--C'est vous la gredine! Vous lui donnerez des claques?
-Dites? Vous en avez l'intention? Répondez, grosse bourrique! La verge
-est trop bénigne pour vous! Je m'en vais essayer autre chose de
-meilleur, mais, avant, vous allez demander pardon à Jane! Vous avez beau
-être grosse et forte, nous vous maîtriserons quand même! Qu'est-ce que
-vous dites de cela? Je crois que vous ne sentez rien, Jemima, je le
-suppose ou vous seriez moins arrogante! Je voudrais avoir une poignée de
-ronces sous la main pour vous déchirer les fesses! Peut-être les
-sentiriez-vous mieux que la verge!
-
-Et pendant ce discours, la verge continuait impitoyablement son travail.
-
-_Jemima._--Oh! Non! Pas cela! Je ne suis pas coupable et n'aurais pas
-voulu faire pareille chose à mon plus grand ennemi! Oh monsieur!
-Monsieur! Pitié! Vous m'assassinez! Vous me torturez! Voyez! le sang
-ruisselle le long de mes cuisses!
-
-_Sir Eyre._--On ne tue pas si aisément une graine de votre espèce.
-Pourquoi vous obstinez-vous à ne pas avouer, coquine!
-
-Et se tournant vers Mme Mansell: «Ne trouvez-vous pas», lui dit-il,
-«qu'elle a trop de choses sur elle; je ne suis pas enclin à la cruauté,
-mais ceci est un cas qui mérite plus de sévérité que d'habitude?
-
-_Mme Mansell._--Si nous la réduisions à sa chemise et à son pantalon,
-vous pourriez ainsi lui appliquer l'extrême pénalité?
-
-_Sir Eyre._--Parfaitement. Et cela me permettra de respirer un peu. Elle
-m'a mis à bout de force!
-
-Nous dépouillons alors Jemima de sa jupe et de ses jupons, nous
-défaisons son corset, mettant en liberté les globes bien fermes de sa
-splendide poitrine, puis elle est ligotée de nouveau et reste avec les
-poignets ficelés bien au-dessus de sa tête. Elle a des gants de chevreau
-fauve qui font ressortir la nudité de ses bras. Elle n'a pour dissimuler
-ses formes opulentes que sa chemise et son pantalon, mais, avant de
-recommencer la danse, le Général donne l'ordre de lui retirer
-tout-à-fait celui-ci et d'épingler la chemise à ses épaules. Puis, se
-tournant vers moi, il me dit:
-
---Rosa, ma chérie, si vous avez été punie, c'est de la faute à cette
-méchante fille: je ne conseille à personne de se charger lui-même de sa
-vengeance, mais comme Mme Mansell n'est pas très bien et que j'ai encore
-besoin d'un peu de repos, j'espère que vous voudrez bien prendre ce
-fouet; vous savez comment l'on s'en sert, ne ménagez aucune parcelle de
-son cul et de ses cuisses.
-
-Et il me tendit une jolie cravache de dame, qui se terminait en une
-lanière de cuir tressé.
-
-Aucune proposition ne pouvait m'être plus agréable, bien que je n'aurais
-pas osé me proposer moi-même. Je jetai un coup d'oeil triomphal à la
-pauvre Jane qui se remettait peu à peu de sa terrible correction et
-commençait à s'intéresser à ce qui se passait autour d'elle. Je pris la
-cravache et me mis en bonne posture pour commencer. Ma victime
-présentait un magnifique tableau: cambrées, ses fesses puissantes,
-boursouflées, meurtries, teintées de sang formaient un curieux contraste
-avec son ventre d'un blanc neigeux, couvert à l'endroit du mont de Vénus
-d'une forêt bouclée du plus joli blond vénitien, ses cuisses très
-écartées, permettant de voir le mignon trou de son derrière et un peu
-au-dessous le bord vermeil des lèvres de son conin. Un peu plus loin
-s'étalaient ses cuisses robustes aussi blanches que son ventre. Elle
-portait également de bas de soie rouge, de jolies jarretières et des
-pantoufles assorties à ses gants. Mon sang bouillait à la vue de ces
-jolies choses et j'avais hâte de lacérer à mon tour cette chair déjà
-meurtrie et tachée de sang.
-
-_Sir Eyre._--Eh bien, Rosa, qu'attendez-vous pour commencer? Vous n'avez
-pas à ménager une pareille entêtée. Allez, et essayez de lui faire
-demander pardon à Jane.
-
-_Rosa._--J'ai peur, Grand-Père, que la cravache ne lui déchire la peau!
-Allons, Jemima, je commence. Est-ce que cela vous fait très mal? Et je
-ponctuai ma question d'un léger coup entre les cuisses où la pointe de
-la cravache marqua son passage de rouge.
-
-_Jemima._--Oh! Oh! Miss Rosa, ayez compassion de moi! Je n'ai jamais été
-malveillante pour vous; je vous ai portée bien doucement sur mon dos
-quand vous avez été fouettée.
-
-_Rosa._--Oui! Et cela vous a joliment amusée, gredine! Vous saviez
-quelle fessée l'on m'appliquait et vous étiez ravie de me servir de
-monture.
-
-Je lui appliquai trois ou quatre coups qui imprimèrent sur ses reins une
-belle marque rouge: Tenez! Tenez! Tenez! Demandez-moi pardon, et à Jane
-aussi, pour vos menaces? La souffletterez-vous? Dites, dites, dites?
-Chaque mot était accompagné d'un coup de cravache et jamais deux fois de
-suite au même endroit.
-
-_Jemima._--Ah! Ahrr! Grâce! Pitié! J'ai été bien peinée pour vous, miss
-Rosa! Oh! Oh! vous êtes aussi cruelle que Sir Eyre. Vous me déchiquetez
-avec cette cravache, sanglote-t-elle, la figure cramoisie de souffrance,
-de rage et d'obstination.
-
-_Rosa._--Allons, Jemima, ce que vous avez de mieux à faire, c'est de
-nous demander pardon et de confesser votre crime, vous savez que vous
-êtes coupable, coupable, coupable, entêtée que vous êtes.
-
-A coups multipliés, la cravache meurtrit les fesses en tous sens, tirant
-le sang qui coule sur les cuisses et sur les bas. La victime se démène
-et hurle de souffrance à chaque coup, mais refuse d'avouer sa faute et
-de demander pardon. La vue de ses tortures semble décupler ma vigueur et
-ma surexcitation; je me délecte de la vue du sang et je me sens en proie
-à une étrange mais douce émotion. Épuisée, je laisse échapper la
-cravache, et m'affale sur un siège, en proie à une sorte d'abandon
-léthargique, tout en ne perdant rien de ce qui se passe autour de moi.
-
-_Sir Eyre._--Vraiment, Rosa, je vous croyais plus énergique que cela.
-Pauvre petite, votre châtiment a été trop dur pour vous. Je vais en
-finir avec la coupable; si elle ne veut pas avouer, je l'exécuterai,
-voilà tout.
-
-Et il va chercher une autre cravache plus forte que celle dont je
-m'étais servie et avec trois lanières de cuir à l'extrémité: «Allez-vous
-enfin avouer? Dites! Misérable créature! hurle-t-il, le sang me bout
-quand je songe à la façon dont j'ai corrigé deux innocentes!»
-
-Cette fois, c'est sur les cuisses et les mollets qu'il frappe, lacérant
-les bas de soie et sillonnant les chairs de marques profondes. La
-victime ne peut se débattre, car ses chevilles sont attachées, mais la
-souffrance lui arrache des sanglots nerveux et des cris suraigus. Le
-Général semble fou de fureur, car il s'attaque maintenant aux épaules
-indemnes jusqu'alors et teinte la cravache du sang qu'il en fait couler.
-
-_Sir Eyre._--Ah! Je vais la tuer! C'est plus fort que moi! Elle me
-rendra fou! Et l'instrument s'enroulant autour de ses côtes vient
-atteindre jusqu'aux globes de sa superbe poitrine et en arrache des
-gouttes de sang qui tachent son ventre blanc.
-
-_Jemima._--Oh! Pitié! Laissez-moi mourir! Ne torturez pas plus longtemps
-une pauvre fille innocente.
-
-Elle ne peut en dire plus long et les mots ne sortent plus de ses
-lèvres. Mme Mansell s'interpose alors en disant: «Assez comme cela,
-davantage pourrait être dangereux.»
-
-_Sir Eyre_ suffoquant.--Vous avez raison de me retenir, je l'aurais
-tuée.
-
-La pauvre victime est retirée du cheval dans un état pitoyable; elle ne
-peut pas se tenir debout; son sang a coulé jusqu'à ses pantoufles; on la
-ranime tant bien que mal en lui faisant prendre un cordial et on la
-ramène à sa chambre où elle dut garder le lit pendant plusieurs jours.
-
-J'avais eu la revanche que j'étais si anxieuse de prendre. Mais le grand
-vengeur, à mon profond chagrin, enleva bientôt de ce monde mon pauvre
-grand-père et je demeurai tout à fait orpheline. Comme j'étais encore
-bien jeune, mes gardiens, conformément au testament de mon grand-père,
-me placèrent à l'Académie de Miss Flaybum pour achever mon éducation; le
-vieux foyer fut abandonné et ses hôtes dispersés.
-
-Je vous enverrai, dans une prochaine lettre, quelques-uns de mes
-souvenirs de classe et je reste, ma chère Nelly,
-
-Votre affectionnée,
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE IV
-
-
-Ma chère Nelly,
-
-Je vous ai promis, dans ma dernière lettre, de vous relater
-quelques-unes de mes expériences scolaires et je viens tenir ma
-promesse.
-
-La pension où je fus mise était située à Edmonton. C'était une maison
-spacieuse qui avait été la propriété d'un gentilhomme et était enclavée
-dans ses terres. Ce que nous appelions les jardins privés, près de la
-maison était entouré de hautes murailles pour empêcher toute possibilité
-d'évasion.
-
-Derrière ces jardins, et limités par un fossé, étaient plusieurs
-pâturages où l'on mettait les vaches de Miss Flaybum et les chevaux, les
-jours où ils ne travaillaient pas, c'est-à-dire toute la semaine, car
-nous ne prenions guère les voitures que le dimanche pour nous rendre le
-matin et l'après-midi à l'église du village, distante d'environ un mille
-et demi. Il nous était interdit d'y aller à pied, même par le plus beau
-soleil. Nous n'occupions pas moins de trois voitures, car la pension
-comptait à peu près trois douzaines d'élèves et nous formions une vraie
-procession quand nous franchissions le portail de l'église; il y avait
-généralement une certaine affluence pour nous voir arriver et partir.
-Les plus grandes d'entre nous assuraient que c'était pour voir nos
-jambes lorsque nous descendions de voiture. Nous ne portions que des bas
-de soie et de très élégantes bottines pour bien faire valoir nos mollets
-et, par les temps de pluie, quand nous étions obligées de nous
-retrousser un peu plus, je perçus plus d'une fois un murmure
-d'admiration parmi nos spectateurs. Chose qui nous surprenait, ceux-ci
-étaient surtout des messieurs âgés évidemment désireux de tenir leurs
-fils hors de la vue de nos charmes, selon le désir, sans doute, de Miss
-Flaybum.
-
-Il nous était strictement défendu de nous promener sur les routes du
-village, mais les jours de congés ou de fêtes, ou à certaines occasions,
-lorsque le temps était beau, nos gouvernantes nous escortaient dans les
-pâturages ou dans un petit bois de trois ou quatre acres, enfermé dans
-la propriété, Là, à l'abri de tous regards, nous nous amusions à toutes
-sortes de jeux.
-
-L'école était très select. On n'y admettait que les filles de
-l'aristocratie, d'officiers des armées de terre ou de mer. Miss Flaybum
-était une vieille fille entre deux âges et un martinet réputé. Avant mon
-entrée dans ce pensionnat, je m'étais imaginé que les moeurs étaient
-très rigides dans les établissements de ce genre; mais je vis bientôt
-que ce n'était vrai qu'en façade, et qu'à l'intérieur, il s'y passait
-des choses peu rassurantes pour la future moralité des élèves. S'il en
-était de même dans les autres écoles aristocratiques, je m'explique la
-décadence de la vertu dans le grand monde à l'époque de ma jeunesse.
-
-La première nuit que je passai dans cette maison (nous couchions par
-groupe de six dans une belle et large pièce), il n'y avait pas une heure
-que j'étais au lit avec ma compagne que notre dortoir fut envahi par une
-douzaine d'élèves qui me tirèrent du lit sous prétexte de me
-familiariser avec l'établissement.
-
-Elles me jetèrent en travers d'un des lits, me bâillonnèrent avec un
-mouchoir pour m'empêcher de crier, et chacune m'administra à tour de
-rôle trois claques sur les fesses nues; quelques-unes me cinglèrent si
-bien qu'il me sembla que j'avais reçu la verge.
-
-Laura Sandon, ma compagne de lit, jeune fille de seize ans, très douce
-et très jolie, me consola et m'assura que toutes les élèves subissaient
-la même épreuve en entrant. Je lui demandai si la verge était en usage
-dans l'établissement.
-
---Ah! je vous crois, répliqua-t-elle, vous êtes mignonne comme un amour
-et je serais bien fâchée de vous la voir donner. Elle m'embrassa et me
-caressa le derrière qui me cuisait quelque peu: «Comme il est chaud,
-tirez les draps pour le rafraîchir», ajouta-t-elle.
-
---Voyons-le ce pauvre cucul, dit miss Louise Van Tromp, une plantureuse
-allemande. Si nous jouions au fouet, avant que Mlle Fosse
-(l'institutrice française), vienne se coucher.
-
---Oui, venez, Rosa, ma chérie, vous aimerez bien cela et cela vous fera
-oublier votre petite fessée; levez-vous, Cécile et Clara, on va
-s'amuser, fit Laura en s'adressant à l'honorable miss Cécile Deben et à
-lady Clara Wawering, qui avec l'institutrice française, complétaient les
-six occupantes de notre dortoir. «Vous savez, mademoiselle ne dira rien
-si elle nous surprend».
-
-Nous fûmes bientôt debout, nos chemises de nuit volèrent en l'air, et je
-pus examiner mes compagnes dans la plus absolue nudité. Laura était
-mince, gracieuse, avec de grands yeux bleus, indices d'un tempérament
-aimant. Cécile, qui paraissait avoir quinze ans, était une petite bonne
-femme dodue aux cheveux châtain et aux yeux bleus. Lady Clara avait
-dix-huit ans; elle était brune, d'une taille au-dessus de la moyenne,
-bien proportionnée, avec de grands yeux languissants, tandis que Louise
-Van Tromp était une belle allemande de dix-sept ans, aux yeux gris et
-aux formes opulentes.
-
-C'était un ravissant ensemble, car toutes étaient jolies et aucune ne
-manifestait la moindre honte, étant évidemment bien accoutumées à ce
-jeu; elles m'avaient entourée, pelotaient mon derrière et
-l'embrassaient. Cécile me dit: «Rosa, je suis bien contente que vous
-n'ayez pas encore de poils à votre petit bijou; c'est bien plus gentil.
-Laura, vous avez maintenant une belle fourrure», ajouta-t-elle en
-fourrageant avec ses doigts la petite toison de miss Sandon.
-
-_Laura._--Petite effrontée, ne me chatouillez pas ainsi; vous serez
-assez fière quand vous en aurez autant.
-
-_Lady Clara._--Cécile, ma chérie, vous n'avez qu'à frotter votre ventre
-au mien un peu plus souvent que vous ne le faites; c'est ainsi que Laura
-a fait pousser ses poils.
-
-_Louise._--Rosa, si vous voulez, c'est sur le mien que vous frotterez
-votre ventre. Clara est trop amoureuse de Cécile; c'est moi qui veut
-faire pousser votre poil. En disant cela, elle embrassait et caressait
-ma petite fente de la façon la plus exquise.
-
-_Laura._--Écoutez-moi cette grosse gourmande, on dirait à l'entendre
-qu'aucune de nous ne s'est amusée avec elle. C'est à moi que vous
-appartenez, Rosa.
-
-Nous commençâmes alors le jeu des claques qui n'était qu'une variété du
-jeu de «chat perché» si en faveur chez les enfants. Notre dortoir était
-très large: les trois lits, les tables, les toilettes, les chaises,
-etc., rangés contre le mur laissaient un grand espace libre au milieu.
-
-«C'est moi qui commence», fit lady Clara en se plaçant au milieu de la
-pièce.
-
-Chaque demoiselle s'installa alors, touchant d'une main un lit ou tout
-autre meuble et comme Clara tournait le dos, tantôt d'un côté, tantôt de
-l'autre, celles qui étaient placées favorablement s'approchaient avec
-précaution d'elle et lui donnaient une bonne claque sur les fesses,
-s'empressant aussitôt de regagner leurs postes. A ce jeu, le derrière de
-Clara prit bien vite une jolie teinte rose. Si elle réussissait à rendre
-la claque à celle qui lui avait donnée avant que celle-ci eût remis la
-main sur son meuble, c'est cette dernière qui prenait à son tour la
-place de la fouettée.
-
-Nous nous en donnâmes à coeur joie, le bruit des claques dominait nos
-joyeuses exclamations; on s'élançait, on s'échappait; on glissait
-quelquefois, et, alors, pour varier le divertissement, la maladroite
-recevait de toutes les joueuses une fessée générale, jusqu'à ce qu'elle
-se fût relevée. On pourra s'étonner que de tels jeux ne fussent pas
-interdits par la maîtresse, mais il était de règle de laisser les élèves
-s'amuser comme elles l'entendaient dans leur dortoir. Au plus fort de
-nos ébats, la porte s'ouvrit soudain et Mlle Fosse entra en s'écriant:
-«Ah! les polissonnes, je vous y prends, hors du lit, la lampe allumée,
-en train de vous fouetter réciproquement et nues comme des vers encore!
-Miss Flaybum tolère cela, je n'ai rien à dire, mais vous méritez une
-bonne fessée; voyons, mademoiselle Coote, que diriez-vous d'une
-correction avec ceci? Et elle me montra une jolie petite verge faite de
-longues et fines brindilles, réunies par un ruban bleu. «Cela vous
-cinglera sans doute plus qu'une fessée à la main?
-
---Ah mademoiselle, j'en ai tâté d'autres que celle-ci, trois fois plus
-fortes, au moins; mon pauvre grand-père était un rude fouetteur,
-répliquai-je.
-
-_Mademoiselle._--Je croyais que les filles n'étaient fouettées qu'à
-l'école; vous me raconterez cela tout au long, n'est-ce pas, miss Rosa.
-
---Bien volontiers, répondis-je, je ne crois pas qu'aucune de vous ait
-été témoin de pareilles corrections, répondis-je.
-
-Pendant que nous parlions, la belle française s'était rapidement
-déshabillée; elle était très brune, avait des cheveux d'ébène, le front
-assez bas, de grands yeux étincelants, magnifiquement ombragés d'épais
-sourcils; sa physionomie avait une expression délicieuse; elle délaça
-son corset, exposant dans sa plénitude sa poitrine de neige, ses deux
-globes fermes avec leur petite pointe brune. Quoique très blanche, sa
-peau contrastait avec notre carnation rose.
-
-_Mademoiselle._--Où est ma robe de chambre? Voyons, Van Tromp, vous avez
-dû la cacher.
-
-_Louise._--Oh! je vous en prie, déshabillez-vous et jouez avec nous.
-Vous n'aurez pas tout de suite votre robe de chambre.
-
-_Mademoiselle._--Si vous me faites jouer avec vous, tant pis pour vos
-fesses.
-
-Nous l'entourâmes toutes, et bien qu'elle nous opposât un semblant de
-résistance, elle fut bientôt dépouillée de tous ses vêtements. Nous lui
-tirâmes même ses bottines et ses bas. Elle était admirablement faite;
-âgée d'environ vingt-six ans, potelée à souhait, elle possédait une
-merveilleuse chevelure qui, flottant maintenant en liberté, tombait en
-une épaisse cascade plus bas que le dos, lui couvrant complètement le
-derrière, si bien qu'elle eût pu s'asseoir dessus. Et quant à celle qui
-ornait son ventre, il est impossible de l'appeler autrement qu'une
-«forêt noire». Ce noir buisson frisé s'étendait sur tout son monticule,
-jusqu'au nombril et pendait de plusieurs pouces entre ses cuisses.
-
---Eh bien, mademoiselle Rosa, s'écria-t-elle, en s'asseyant sur le bord
-de son lit, avez-vous jamais vu une dame plus poilue que moi? Vous
-savez, mon trésor, c'est le signe d'une nature passionnée.
-
-Elle m'avait attirée sur elle, et, m'étreignant par les fesses,
-m'embrassait en plaquant ma nudité contre la sienne. «J'adore caresser
-les petits oiseaux sans plumes comme vous; vous coucherez quelquefois
-avec moi; Van Tromp sera heureuse de m'échanger pour Laura»,
-ajouta-t-elle.
-
---Nous ne pouvons tolérer cela, crièrent deux ou trois des autres, en
-nous étreignant et en nous embrassant. Allons, mademoiselle, prenez
-votre verge et mettez-vous au milieu.
-
---Très bien, dit l'aimable française, mais il en cuira à celle que
-j'attraperai.
-
-Nous recommençâmes alors notre jeu et, toutes les fois qu'elle
-réussissait une prise, elle nous cinglait vertement, dessinant sur nos
-derrières de longues marques rouges. Sous nos claques multiples, son
-propre derrière devait joliment lui cuire, mais le jeu semblait tant lui
-plaire et l'exciter qu'elle s'écria soudain: «Oh! je veux avoir la
-verge, maintenant, qui va être la maîtresse d'école?
-
-_Laura._--Ce sera Rosa! Elle vous chapitrera comme si vous étiez
-coupable et nous donnera une idée d'une punition dans les règles.
-Voulez-vous Rosa? Cela nous amusera tant! Essayez et obligez
-mademoiselle à vous demander pardon de toutes les libertés qu'elle a
-prises sur vous. Faites, vous serez bien gentille!!
-
---Oui! Oui! Ce sera très drôle! s'écrièrent les autres, spécialement
-lady Clara qui s'était déjà assise sur le lit avec Cécile comme
-partenaire.
-
-_Louise._--Mademoiselle veut Rosa pour compagne de lit, cette nuit; pour
-la punir, elle va tâter de la verge. Ne l'épargnez pas, Rosa, elle a la
-peau dure; venez, Laura, nous passerons la nuit ensemble.
-
-Ainsi sollicitée, je pris la verge et la fit siffler dans l'air en
-m'écriant: «Je sais m'en servir de la bonne façon, spécialement sur les
-imprudents postérieurs qui osent me mettre au défi; allons,
-mademoiselle, présentez vos fesses sur le bord du lit, écartez bien les
-cuisses... laissez vos pieds à terre... mais je ferai mieux de vous
-faire tenir par deux de ces demoiselles; venez, Laura et Louise,
-prenez-lui chacune un bras et maintenez-la le nez sur le lit... là...
-comme ça, c'est parfait, tenez-la ferme, et surtout, ne la laissez pas
-se relever avant qu'elle ait été bien servie.
-
-_Rosa._--Mademoiselle Fosse, vous êtes une personne très dévergondée;
-vous vous êtes conduite vis-à-vis de moi de façon cynique; voulez-vous
-me demander pardon et me promettre de ne plus recommencer? Tenez! Que
-dites-vous de ceci... et de cela? Et je lui appliquai deux bons coups au
-bas du dos.
-
-_Mademoiselle._--Oh! Non! Je ne demanderai pas pardon. J'aime bien trop
-les petits conins sans barbe comme le vôtre.
-
-_Rosa._--Qu'osez-vous dire? Je vous apprendrai à être plus respectueuse
-envers votre maîtresse d'école! Comme cela, est-ce assez fort? Et cette
-fois-ci? Deux coups vertement appliqués en pleines fesses marquèrent
-leur trace en rouge et lui arrachèrent une exclamation de souffrance.
-
-_Mademoiselle._--Ah! Ah! Ah! trop fort! Oh! Oh! Vous n'y allez pas de
-main morte, petit démon! Loin de m'arrêter, je frappai de plus belle, si
-bien qu'elle gigota et se débattit sous les touches sanglantes qui
-marquèrent sa chair en tous sens.
-
-_Rosa._--Petit démon! Ah vraiment. Eh bien! je crois que vous allez me
-demander aussi pardon pour cela! Malhonnête! Comment osez-vous traiter
-ainsi votre gouvernante? Mais je vous rabattrai le caquet, quitte à vous
-mettre le derrière en charpie. Tenez! Tenez! Tenez! Cette fois, ce fut
-sur la partie sensible des cuisses que je dirigeai mes coups.
-«Serez-vous encore malhonnête... dites... m'insulterez-vous encore?
-Hein? Hein? Vous savez... si... si... si je vous cingle... trop fort...
-vous... vous pouvez me le dire... Ah! Ah! je vois par les contorsions de
-votre gros cul que cela n'est pas de votre goût.
-
-Tout le temps que je parlais, la verge faisait son office et je la
-maniais avec discernement, cinglant à chaque fois un endroit différent à
-coups, tantôt espacés, tantôt précipités. A la fin son postérieur était
-devenu tout rouge et marbré de boursouflures. Elle faisait des efforts
-désespérés pour se dégager, mais lady Clara et Cécile vinrent à la
-rescousse pour la maintenir; la vue du postérieur rouge et à vif les
-excitait prodigieusement et elles me criaient: «Bravo! Bravo! Rosa, elle
-ne pensait pas que vous lui en donneriez de cette façon; comme c'est
-amusant de la voir gigoter et se débattre, de l'entendre crier, d'aider
-à la maintenir», etc., etc.
-
-Enfin, la victime surprise se décida à implorer pardon et à supplier,
-les larmes dans les yeux, qu'on la lâchât.
-
-Ce fut la fin de ce nocturne divertissement. Nous reprîmes toutes nos
-chemises de nuit et nous glissâmes dans nos lits, moi en compagnie de
-Mademoiselle.
-
---Ah! ma chérie, murmura-t-elle, une fois la lampe éteinte, quand je me
-trouvai blottie peau à peau contre elle, vous avez rudement réchauffé
-mon pauvre cul; avez-vous réellement vu pire que cela, Rosa?
-
---Oh bien, bien pire! Mademoiselle, j'ai vu le sang ruisseler des fesses
-à vif.
-
-Tout en parlant, je lui rendais ses caresses, ma main errait dans son
-buisson touffu, pendant qu'elle chatouillait ma petite fente: «Là, là,
-bégaya-t-elle, secouez, pincez ce petit morceau de chair», tandis que ma
-main errait entre les lèvres du réduit moussu, «chatouillez-moi comme je
-vous chatouille». Ses attouchements me causaient une sensation que je
-n'avais jamais éprouvée jusque-là, excepté, peut-être, à la fin de ma
-dernière fessée.
-
-Ce petit tripotage se prolongea pendant plusieurs minutes et je montrai
-bien vite une véritable adresse dans ces lascifs amusements, enhardie
-par ses manières et excitée par mon désir d'explorer avec mes doigts
-l'intérieur de ce paradis frisotté. Pendant ce temps, elle chatouillait
-et frottait le portail de ma fente de la façon la plus exquise; puis
-soudain, elle m'étreignit contre elle (nos chemises étaient retroussées
-et nous étions pour ainsi dire nues) et elle m'embrassa sur les lèvres
-avec une ardeur si voluptueuse qu'un frisson d'extase me secoua des
-pieds à la tête; ses doigts frottèrent si savamment l'intérieur de ma
-petite grotte que je sentis soudain quelque chose s'échapper de ma
-fente, mouillant ses doigts et mes parties secrètes. Me pressant de plus
-en plus fort, soupirant et se trémoussant elle s'écriait: «Oh! Oh! Oh!
-Rosa! allez toujours! frottez, frottez! puis, soudain, elle s'allongea
-toute, se raidit, et je sentis ma main inondée d'un liquide chaud épais
-et visqueux.
-
-Après quelques moments de repos elle revint à elle et me dit: «Écoutez,
-écoutez! Les autres sont en train de faire comme nous; entendez-vous
-leurs soupirs? Oh! n'est-ce pas exquis, ma petite Rosa?
-
---Oui! Oui! murmurai-je d'une voix hésitante, car il me semblait que
-nous avions commis un acte répréhensible. Oh mademoiselle, est-ce vrai,
-elles font comme nous? Vous êtes bien gentille de jouer ainsi avec moi.
-
-_Mademoiselle._--Bien sûr! Elles font comme nous. C'est le seul plaisir
-qu'on puisse avoir dans une école. Ah! si vous étiez avec lady Clara ou
-Van Tromp, vous verriez comme elles déchargent quand elles jouissent!
-
---Qu'est-ce que c'est, murmurai-je? Est-ce ce que j'ai senti de mouillé
-sur mes doigts quand vous vous êtes raidie?
-
-_Mademoiselle._--Mais oui! Et vous aussi vous êtes mouillée, petite
-polissonne. Est-ce que la verge ne vous a pas drôlement émoustillée?
-
-_Rosa_ (à voix très basse).--Même quand j'ai été fouettée à en faire
-couler le sang sur mes cuisses, je devenais à la fin insensible à la
-souffrance et éprouvais une sensation chaude, délicieuse, qui faisait
-disparaître toutes les autres.
-
-_Mademoiselle._--Rosa, vous êtes un amour! Voudriez-vous éprouver de
-nouveau la même chose? Je connais un autre moyen et vous n'aurez qu'à
-répéter sur moi ce que je ferai sur vous; voulez-vous?
-
-J'accédai volontiers aux désirs de la voluptueuse française qui,
-renversant nos positions, s'allongea sur le dos et me fit coucher
-tête-bêche sur elle. Nous retroussâmes nos chemises sous nos aisselles
-pour mieux jouir du contact de notre nudité et ma figure se trouva
-enfouie dans la forêt poilue qui ornait le ventre de ma partenaire.
-Mademoiselle, la figure serrée entre mes cuisses, chatouillait ma petite
-fente avec quelque chose de doux et de chaud que je reconnus bientôt
-pour être sa langue. Elle la promenait gentiment tout du long, et, à
-l'intérieur, aussi loin qu'elle pouvait atteindre; en même temps un de
-ses doigts s'était glissé dans le trou de mon derrière et y exécutait un
-va et vient délicieux.
-
-Pour ne pas rester inactive, j'imitai tous ses mouvements, et plongeant
-ma figure entre ses cuisses, travaillai de la langue et des doigts dans
-ses plus secrets parages. Elle se tortilla et remua des fesses surtout
-lorsque je fus parvenue à introduire un doigt dans le petit trou et que
-je le fis entrer et sortir comme elle le faisait elle-même.
-
-J'appréciais grandement le charme de ce jeu lascif si nouveau pour moi.
-Je glissais ma langue et mes doigts dans le réduit si luxurieusement
-ombragé; je caressais, pelotais sa fente et ses fesses. De son côté,
-elle n'était nullement paresseuse à user avec moi de réciprocité et les
-savantes manoeuvres de sa langue dans mon conin portèrent ma
-surexcitation au paroxysme. Je me démenai peu à peu de la façon la plus
-lubrique, j'écrasai ma fente sur ses lèvres et, bientôt, dans une
-sensation impossible à décrire, je sentis un jet traverser mes parties
-secrètes et j'inondai sa bouche de ma juvénile décharge à l'instant
-précis où elle récompensait mes soins de la même façon.
-
-Quelques minutes après, nous nous disposions à dormir, non sans nous
-être promis de bientôt recommencer.
-
-Tel fut mon début dans ma vie de pension; je ne vous ennuierai pas à
-vous décrire maintes et maintes scènes semblables qui se déroulèrent par
-la suite; je vous dirai simplement qu'il en était de même à peu près
-chaque nuit; nous changions fréquemment de partenaires et c'est de là
-que j'ai pris le goût d'avoir des compagnes de lit, surtout quand elles
-ont été au préalable bien stimulées par une bonne fessée.
-
-Miss Flaybum usait envers nous de la plus stricte sévérité et
-fréquemment il nous fallait passer sous la verge qu'elle maniait avec
-une remarquable virtuosité. Pour ce faire, nous étions, en général,
-juchées à califourchon sur le dos d'une vigoureuse servante enchantée de
-jouer son rôle.
-
-Avant de fermer cette lettre, je veux vous donner un échantillon de la
-façon dont nous étions châtiées à mon époque.
-
-Je ne puis me rappeler exactement pourquoi je subis la fessée en cette
-circonstance, mais ce dut être pour une réponse impertinente à Miss
-Herbert, l'institutrice anglaise, vieille fille de trente ans, revêche,
-qui ne tolérait jamais le moindre manque de respect.
-
-Miss Flaybum prit place sur une sorte de plateforme sur laquelle elle
-trônait d'habitude quand elle était dans la salle d'études.
-
-_Miss Herbert._--Madame, Miss Coote, que voici, a été inconvenante avec
-moi et m'a traité de vieille bougon.
-
-_Miss Flaybum._--C'est d'une rare inconvenance, Miss Rosa Belinda Coote
-(elle donnait toujours aux pénitentes leur nom tout entier), je vais
-vous corriger avec la verge; appelez Maria pour la mettre en tenue.
-
-La vigoureuse Maria arrive aussitôt et me conduit dans une sorte de
-petit vestiaire consacré à la déesse de la flagellation, si tant est que
-cette divinité existe; là, elle me dépouille de tous mes vêtements, sauf
-ma chemise et mon pantalon, et me fait revêtir un costume de pénitence
-consistant en une cornette blanche et une longue tunique semblable à une
-chemise de nuit, serrée au cou et à la taille par une coulisse.
-
-Puis on me ramène devant Miss Flaybum; je rougis profondément en me
-voyant le point de mire de mes camarades en ce dégradant costume.
-
-Maria dépose à mes pieds une poignée de verges réunies par un joli
-ruban; il me faut la ramasser, l'embrasser avec respect et demander à ma
-maîtresse de m'en fouetter vigoureusement. Ceci était terriblement
-mortifiant, surtout la première fois, et malgré la familiarité qui
-régnait entre nous, dans le dortoir.
-
-Miss Flaybum, se levant avec une grande dignité, fait un geste de la
-main et Miss Herbert, assistée par l'institutrice allemande Frau
-Bildaur, me fait grimper sur le large dos de Maria et épingle le
-vêtement au-dessus de ma taille; puis, avec un plaisir évident, elle
-écarte largement la fente de mon pantalon, de façon à bien étaler mes
-fesses nues; plus compatissante, la jeune allemande me jette un regard
-de sympathie.
-
-_Miss Flaybum._--Je vais vous administrer une douzaine de coups et puis
-vous demanderez pardon à Miss Herbert.
-
-Méthodiquement comptés, les coups s'abattent alors vigoureusement
-appliqués, et la verge s'enfonce dans mes globes élastiques avec un son
-mat. Mes fesses qui ressentent vivement la morsure de l'instrument, sont
-bien vite rouges et congestionnées. La vue de mon postérieur qui se
-tortille doit être un exemple édifiant pour mes compagnes dont ce peut
-être le tour d'un moment à l'autre. Bien que je me démène et pousse les
-hauts cris en témoignage de ma souffrance, ce que je ressens n'est
-qu'une caresse auprès de ce que j'avais souffert entre les mains de Sir
-Eyre ou de Mme Mansell. La partie la plus désagréable de la punition
-était la dégradante cérémonie qui la précédait et le ridicule costume
-qu'il fallait endosser.
-
-La douzaine bien et dûment reçue, j'eus d'abord à demander pardon à Miss
-Herbert, puis à embrasser de nouveau la verge et à remercier Miss
-Flaybum de ce qu'elle appelait son indulgente correction. On me permit
-alors de me retirer et de reprendre mes vêtements. Je pourrais vous
-décrire maintes scènes analogues, mais dans ma prochaine lettre, je vous
-raconterai, avec mes adieux à la vie de pension, la vengeance que nous
-exerçâmes sur Miss Flaybum et la gouvernante anglaise.
-
-Je reste, chère Nelly, votre affectionnée
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE V
-
-
-Ma chère Nelly,
-
-Je demeurai presque quatre ans chez Miss Flaybum, avant que mon
-éducation fût considérée comme achevée, et, comme vous pouvez le
-supposer, j'attendais avec impatience l'époque où je serais affranchie
-de la férule de Miss Herbert et de sa patronne. Lady Clara, Laura et Van
-Tromp étaient parties. Cécile était devenue mon amie de coeur et
-j'aimais si tendrement Mlle Fosse qu'il était convenu avec mes tuteurs
-qu'elle viendrait vivre avec moi comme dame de compagnie, car on devait
-me faire une rente suffisante pour me monter une installation
-personnelle. Outre Cécile et moi, il y avait à l'école neuf ou dix
-grandes jeunes filles qui devaient également partir à l'époque de Noël.
-La perspective de perdre un tiers de ses élèves à la fois, contrariait
-beaucoup Miss Flaybum; aussi donnait-elle plus libre cours que jamais à
-ses instincts tyranniques, en nous fouettant pour les plus innocentes
-peccadilles et en prenant un plaisir particulier à mettre les plus
-grandes à califourchon sur le dos d'une servante, la plupart du temps
-par séries de trois ou quatre à la fois. Aussi, notre rancune
-s'accumulait-elle et nourrissions-nous des idées de vengeance.
-
- * * * * *
-
-J'étais, par ailleurs, devenue en quelque sorte le chef des élèves, et
-avec mes camarades, nous faisions souvent ce que nous appelions des
-sacrifices à la verge, surtout aux dépens des plus jeunes élèves que
-nous entraînions dans notre dortoir. Elles n'osaient se plaindre à Miss
-Flaybum, de crainte de représailles de notre part.
-
-Les derniers jours approchaient, et je devais prendre congé du vieil
-établissement dans moins d'une semaine, mais je ne voulais pas le faire
-sans avoir tiré vengeance de mes griefs. J'eus à ce sujet plusieurs
-entretiens avec Mademoiselle et Cécile; après mûres réflexions, nous
-engageâmes toutes les demoiselles qui devaient quitter à se joindre à
-nous; en outre, nous mîmes au courant de notre projet une douzaine des
-autres qui nous promirent d'être neutres et de jouer le rôle de
-spectatrices terrifiées. Dans son heureuse prudence, Miss Flaybum
-faisait coucher toutes les servantes, excepté Maria, à l'autre extrémité
-de la maison; une grosse porte, barrée de fer, solidement verrouillée,
-les eût, à toute éventualité, empêchées d'arriver jusqu'à nous.
-
-Miss Flaybum avait l'habitude de donner une soirée d'adieu aux élèves
-qui s'en allaient, la veille de leur départ. Nous résolûmes de corrompre
-Maria, pour l'induire à trahir sa patronne et à favoriser nos projets.
-Notre plan était de nous emparer de Miss Flaybum, Miss Herbert et Frau
-Bildaur, et de bien les fesser, surtout les deux premières. Nous n'eûmes
-aucune difficulté du côté de Maria, qui venait précisément de toucher
-ses gages. Je lui promis un bon dédommagement et une place dans ma
-propre maison; elle accepta avec plaisir, étant, disait-elle, excédée
-des accès de colère de nos institutrices. Elle consentit aussi à nous
-fournir les objets nécessaires, verges, cordes, et spécialement trois
-costumes de punition pour en affubler nos victimes.
-
-La soirée mémorable arriva; les conjurées avaient convenu entre elles
-d'irriter Miss Flaybum en abusant de son champagne, dont on faisait, en
-pareille occasion, grand étalage, mais qui était parcimonieusement
-versé. Maria faisait le service, assistée de deux autres bonnes, et, à
-souper, grâce à elle, la plupart de nous prirent environ trois coupes du
-vin pétillant, au lieu d'une comme à l'habitude. Au second verre, Miss
-Flaybum écarquilla déjà des yeux étonnés, mais quand elle nous vit
-abuser une troisième fois de ses libéralités, elle entra en fureur:
-«Miss Coote, Miss Deben! s'écria-t-elle en bondissant de sa chaise, que
-signifie cela! Comment osez-vous exciter ces jeunes filles à
-l'intempérance; la moitié de mes élèves va être en ribote! Maria,
-enlevez immédiatement ces bouteilles, vous devez avoir perdu la tête!»
-
-Maria, qui avait prévu l'orage, avait réussi, l'instant d'avant, à
-renvoyer les deux autres bonnes et avait verrouillé la porte conduisant
-aux chambres des domestiques, non sans les avoir pourvues d'une bonne
-provision de rafraîchissements pour endormir leur attention.
-
-Voyant que le champ était libre, je me levai, verre en main, et, après
-m'être inclinée avec une déférence affectée devant Miss Flaybum, je
-m'écriai: «Attendez un instant, Maria, nous n'avons pas encore fini avec
-le champagne. Miss Flaybum, Miss Herbert et vous, Mesdemoiselles, fis-je
-en m'adressant aux autres convives, nous allons, plusieurs d'entre nous,
-quitter demain cet heureux établissement pour n'y jamais revenir, et, au
-nom de celles-ci, je vous demande de vous joindre à nous en buvant à la
-santé de notre aimée et vénérée maîtresse d'école.
-
-Miss Flaybum, qui avait repris son siège, écoutait, résignée en
-apparence, mais à son agitation, on voyait qu'elle se contenait avec
-peine.
-
-Les demoiselles applaudirent bruyamment à mes paroles; les coupes furent
-remplies jusqu'aux bords.
-
-Puis, grimpant sur ma chaise et posant un pied sur la table, je
-m'écriai: «Nous devons porter la santé d'une si gracieuse et illustre
-personne à la mode écossaise, un pied sur la table, puis jeter nos
-verres par dessus nos épaules, après les avoir vidés jusqu'à la dernière
-goutte. A la santé de Miss Andrey Clémentine Flaybum!!! Hip! Hip!
-Hurrah! Hurrah! Hurrah!
-
-Mes alliées suivirent mon exemple et portèrent le toast dans toutes les
-règles, et même d'une façon un peu masculine.
-
---Mon Dieu! Mon Dieu! gémit Miss Flaybum en entendant les verres se
-briser sur le parquet; elles sont toutes ivres! Que vais-je devenir,
-Miss Herbert! Où ont-elles pu prendre ces manières de taverne?
-
---Quelle insulte! m'écriai-je. Sommes-nous donc ivres? Cécile,
-Mademoiselle Fosse, tolérerez-vous que l'on nous traite comme des
-ivrognesses?» Nous entourâmes toutes Miss Flaybum et les deux maîtresses
-d'anglais et d'allemand, les deux premières congestionnées de fureur,
-Frau Bildaur tremblante de peur.
-
---Il n'y a pas à plaisanter, continuai-je, nous avons toutes été
-insultées. Miss Andrey Clémentine Flaybum, c'est à votre tour,
-maintenant; vous allez être bien châtiée de votre insolence et vous nous
-ferez les plus plates excuses pour avoir osé insulter des filles de la
-plus haute aristocratie, et vous, Miss Dido Herbert, vous serez corrigée
-aussi, parce que vous avez approuvé votre patronne. Nous commencerons
-par Frau Bildaur, mais je ne serai pas trop sévère pour elle, car elle
-n'a pas mauvais coeur. Maria, faites votre devoir, de suite;
-déshabillez-les et passez-leur les costumes de pénitence devant toute
-l'assemblée.
-
-Tremblante ct pâle de fureur, mais en même temps très inquiète, Miss
-Flaybum essaie de faire bonne contenance: «Maria! s'écrie-t-elle,
-débarrassez-moi la salle de ces effrontées gamines, ma parole, le vin
-les a grisées!»
-
-Mais, sourde à son appel, Maria a d'abord déshabillé Frau Bildaur; la
-pauvre créature défaillante de honte et de terreur n'offre pas de
-résistance, mais Miss Herbert s'indigne et se débat vigoureusement,
-tandis que Miss Flaybum est maintenue sur sa chaise par une
-demi-douzaine des plus vigoureuses élèves.
-
---Ce n'est pas la peine d'équiper cette vieille chipie! m'écriai-je
-alors; étendez-la sur la table et retroussez-lui les jupes.
-
-En un clin d'oeil, on débarrasse la moitié de la table du souper en
-plaçant tout ce qu'il y a dessus à l'extrémité opposée. La victime se
-débat inutilement. Avec l'aide de Cécile et de Mlle Fosse, Maria
-l'entraîne résolument vers la table sur laquelle six bras vigoureux la
-hissent et l'allongent. Après lui avoir retroussé et solidement épinglé
-les jupes au-dessus de la taille, Mademoiselle s'asseoit sur ses épaules
-pour l'immobiliser, tandis que deux autres lui saisissent les bras.
-Écartant la fente de son pantalon, Cécile expose un derrière plutôt
-maigre, en disant: «Il n'est pas très rebondi, ma chère Rosa, mais cela
-ne vous empêchera pas de bien la fesser.»
-
---Arrachez-lui sa culotte, ordonnai-je, je veux qu'elle soit tout à fait
-cul nu pour lui payer mes dettes d'un seul coup.
-
-L'ordre est promptement exécuté, en dépit des imprécations de la
-victime, qui proteste contre une telle indécence. Suffoquant
-d'indignation, elle roulait des yeux hagards à la pensée du mortifiant
-traitement qu'on lui ménage.
-
-Lui appliquant alors une légère cinglade sur les fesses: «Je n'ai pas
-l'intention de vous faire grand mal, lui dis-je, mais de vous faire
-comprendre que vous vous êtes comportée avec nous comme une vieille
-sauvage!»
-
-Malgré ces paroles rassurantes, je la frappai peu à peu de plus en plus
-fort, si bien que les fesses changèrent vite de couleur: «Allons!
-continuai-je, demandez-nous pardon et promettez de vous montrer à
-l'avenir plus indulgente pour vos élèves.» Ces derniers mots sont
-accompagnés d'une terrible cinglade qui soulève la chair et amène le
-sang à fleur de peau.
-
---C'est abominable, ce que vous faites, Miss Coote! s'écrie la patiente,
-jamais je ne vous ai punie aussi brutalement.
-
---En vérité, Miss Dido, je vous trouve bien impudente de me parler avec
-un tel sans façon. Tenez! tenez! je vais vous apprendre à réfléchir
-avant de parler; et, sous les vigoureuses cinglades, de petites gouttes
-de sang suintent sur la chair marbrée.
-
---Oh! pitié! hurle Miss Herbert. Je n'ai pas voulu vous offenser! Oh!
-ahhh! grâce! grâce! vous me martyrisez!
-
---Ah! j'en étais bien sûre que je vous materais, Miss Herbert; que
-pensez-vous de ma façon de donner la verge? Si je frappais encore un peu
-plus fort? Qu'en pensez-vous? Et, sans attendre son avis, je cingle sans
-interruption, écorchant les pauvres fesses, arrachant à la victime des
-cris de suppliciée: «Hurlez tout à votre aise, je suis ravie de vous
-entendre, cela prouve que vous appréciez ma façon de faire. Allez-vous
-nous demander pardon, maintenant?
-
---Oh! oui! oui! pardon! oh! je vous en conjure! arrêtez! grâce! Je ne
-serai plus jamais sévère avec mes élèves! oh! par pitié! je sens que je
-m'évanouis! Mon sang coule, oh! miss Coote! quelle barbarie!
-
---Croyez-vous maintenant que nous étions ivres? Ne pensez-vous pas
-plutôt qu'il était inconvenant et grossier de nous outrager de la sorte,
-au moment même où nous buvions à votre santé? Répondez un peu, Miss
-Dido!
-
---Oh! ah! ah! mon Dieu! Quel martyre! Je ne savais pas ce que je disais!
-Excusez-moi! Faites-moi grâce! Pitié! répond la malheureuse en se
-tortillant comme une anguille sous les interminables morsures de
-l'instrument.
-
---Vous allez me remercier, et me promettre de vous retirer
-tranquillement dans votre chambre. Et que cette leçon vous soit
-profitable: vous n'avez pas reçu la moitié de ce que vous méritiez.
-Tenez, voici ma signature, lui dis-je alors, en lui octroyant deux
-derniers coups entre les cuisses. Allons, mettez-vous à genoux,
-embrassez la verge et remerciez-moi.
-
-Sous ce dernier assaut, elle hurle lamentablement: «Oh! c'est horrible!
-je me sens mourir, je meurs!»
-
-On la relâche alors, mais il lui faut se mettre à genoux, embrasser la
-verge, remercier humblement, et faire les plus plates excuses.
-L'assistance se repaît de son humiliation et de ses larmes, avec une
-joie non dissimulée, et, lorsqu'elle quitte la salle, dévorant sa honte,
-les jeunes filles lui font les cornes et l'accablent de leurs quolibets.
-
---Maintenant, Miss Andrey Clémentine Flaybum, à votre tour! déclamai-je
-alors, et si vous vous avisez de résister, je vous préviens que vous
-serez fouettée dix fois plus fort que Miss Herbert.
-
-Suffoquée par la scène précédente, la directrice demande grâce et
-supplie qu'on ne la dégrade pas ainsi devant toute l'école, mais nous
-nous montrons inflexibles, mes compagnes et moi.
-
-Maria dépouille progressivement sa maîtresse, qui est un joli spécimen
-de maturité féminine; elle a de beaux yeux bleus, une abondante
-chevelure blonde et paraît approcher de la quarantaine. Au fur et à
-mesure que tombent ses vêtements, on aperçoit ses blanches épaules et
-ses seins palpitants d'émotion; des larmes d'humiliation coulent sur ses
-joues. Elle est bientôt en chemise et en pantalon; celui-ci colle de
-façon affriolante sur les masses charnues qu'il recouvre; il est orné de
-volants de dentelles; de jolis mollets en émergent, bien dessinés par
-des bas de soie couleur chair; des souliers à hauts talons, à boucles
-d'argent complètent le costume. Hélas! quel changement d'aspect, lorsque
-l'on passe sur le tout l'uniforme de pénitence et la cornette!
-
---Allons, fais-je alors, elle ne résiste pas, et elle fait bien.
-Laissons-la ainsi pour qu'elle assiste à la punition de Frau Bildaur;
-c'est vous, chère Cécile, qui allez la fouetter avec une verge neuve,
-pendant que je me reposerai.
-
-La joyeuse Cécile, fraîche et potelée, était très amusante à considérer,
-faisant siffler la verge aux oreilles de la pauvre Frau. Celle-ci est
-hissée sur le dos de Maria, on lui rabat sa culotte, on lui retrousse
-ses jupes et on expose sans le moindre voile son beau fessier bien
-rebondi.
-
---Frau Augusta Bildaur, lui dit Cécile, vous allez recevoir douze belles
-cinglades, vous embrasserez la verge, vous me remercierez de mon
-indulgence et vous en serez quitte ainsi.
-
-Elle compte alors les coups un par un, frappant d'un bras vigoureux; la
-surface des fesses devient rose, puis rouge et la peau se couvre de
-longs sillons.
-
-La victime endure courageusement son châtiment; elle pince les lèvres
-pour ne pas crier; quand sa chair a frémi sous le douzième coup, elle
-remercie chaleureusement et embrasse avec ardeur l'instrument de la
-fessée. Elle n'a pas l'air autrement humiliée, elle n'a pas versé une
-larme, ses yeux brillent d'un éclat sensuel, et elle demande à voix
-basse qu'on lui permette d'assister à la fessée qui attend Miss Flaybum.
-
---Quel dommage, dis-je alors, que nous n'ayons pas de chevalet pour la
-ficeler; tant pis, nous nous servirons de la table. Disposez Miss
-Flaybum comme vous avez fait pour Miss Herbert.
-
-La victime se rend compte que toute résistance serait inutile et ne
-servirait qu'à aggraver sa situation. On la débarrasse de son pantalon
-et l'on étale aux yeux émerveillés des demoiselles un magnifique
-postérieur plantureusement rebondi, et un ventre blanc, avec un mont de
-Vénus pourvu d'une large toison frisée; la pointe d'un mignon clitoris
-émerge du sommet de la fente. Elles l'étendent sur la table, bras et
-jambes écartés, immobilisés par quelques conjurées et je m'asseois,
-comme tout à l'heure sur son dos, pour l'empêcher de bouger.
-
---Ah! le joli tableau! m'exclamai-je alors; c'est un vrai plaisir de
-dompter une aussi jolie personne. Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous
-êtes coupable d'insolence envers moi et envers toutes ces jeunes
-personnes; vous allez commencer par rétracter l'accusation d'ivrognerie
-que vous avez portée à notre égard, et d'ailleurs, je me charge de vous
-convaincre bien vite que nous possédons tout notre sang-froid.
-
-Commençant à la fouetter lentement, je lui dis? «Est-ce que je fouette
-comme une ivrognesse? Est-ce que ma main manque de vigueur, ou n'est-ce
-pas plutôt vous qui aviez perdu votre bon sens en parlant ainsi. Est-ce
-que je me sers de l'argot de taverne? J'espère que je ne fais pas trop
-de mal à vos bonnes grosses fesses, elles commencent à prendre couleur,
-mais peut-être rougissent-elles seulement de nos inconvenances?
-
-Comme je m'échauffe progressivement à mon travail, le gros derrière se
-soulève à chaque coup et les demoiselles ont grand peine à maîtriser les
-jambes et les bras de la victime, sur la figure de laquelle on peut lire
-la plus profonde indignation. Elle semble résolue à ne pas crier, tandis
-que je m'évertue, par des cinglades adroitement dirigées, à lui faire
-manifester sa souffrance.
-
---Ah! ah! fais-je, en ricanant, elle s'obstine, elle ne veut pas
-répondre, elle veut que je frappe plus fort. Maria, apportez-moi une
-autre verge, car celle-ci ne va plus durer longtemps. Je commence à
-croire que Miss Andrey Clémentine Flaybum est réellement ivre elle-même,
-sans quoi elle ferait des excuses, aussi je veux la rappeler à la
-sobriété. Que dites-vous de cela et de cela, et de cela?
-
-Et, à chaque mot, je la cingle entre les deux grosses joues de son
-fessier, et, placée comme je suis sur elle, je meurtris les lèvres
-rebondies de sa fente, qui font une saillie très visible en haut de ses
-cuisses, Aussi, ne tarde-t-elle pas à pousser des cris de souffrance:
-«Ah ah! oh! c'est de la barbarie! Abominables créatures, comment
-osez-vous me traiter ainsi?»
-
-J'éclate de rire à cette apostrophe et je continue: «Bravo! son ébriété
-disparaît; encore quelques bons coups de verge et l'effet du champagne
-disparaîtra; ce sont toujours les ivrognes qui accusent les autres
-d'être ivres. Je scande chaque phrase de si vigoureux coups de verges
-que de petites traînées de sang apparaissent à la surface de ses fesses,
-coulent le long de ses cuisses et viennent perler sur la toison de sa
-fente. Loin d'éveiller notre compassion pour la victime, le tableau de
-sa souffrance nous procure de si voluptueuses sensations que j'aperçois
-les plus âgées d'entre nous étendues sur le sol cuisses ouvertes et se
-faisant jouir dans les positions les plus inconvenantes.
-
-La pauvre femme hurle piteusement: «Pitié! pitié! oh! oh! grâce! Miss
-Coote! c'est trop affreux! oh! oh! je m'évanouis, je me meurs!»
-
-Mais, en proie à une crise de férocité, je m'écrie pour toute réponse:
-«Non! non! pas de danger que vous mouriez; un gros cul comme le vôtre
-peut en supporter bien davantage, vous êtes bien trop obstinée pour que
-je vous tienne quitte à si bon marché; la verge vous empêchera de vous
-évanouir. Pourquoi? pourquoi? pourquoi? ne vous excusez-vous pas? Et de
-vigoureux coups de revers viennent meurtrir la surface délicate de
-l'entrecuisses; la pauvre maîtresse d'école suffoque et rugit de
-souffrance; mais son orgueil la soutient et elle ne se décide pas à
-faire ce que j'exige d'elle.
-
-Fatiguée par ce violent exercice, j'ordonne, comme intermède, d'apporter
-du champagne, et je m'écrie: «Mesdemoiselles, cette pauvre femme est si
-courageuse qu'il faut que nous buvions à sa santé. Une demi-douzaine de
-mes compagnes prennent alors chacune une bouteille, et, à mon signal,
-tous les bouchons sautent, dirigés vers le postérieur à vif qui leur
-sert de cible. Ce divertissement est salué par un éclat de rire général
-et on porte la santé de la «brave bonne femme», plus mortifiée que
-jamais de cet outrage inattendu.
-
-Ragaillardie alors, je jette le tronçon de verge dont je me suis servi;
-j'en prends une autre et je la brandis en criant: «A la bonne heure,
-voilà ce qui s'appelle une verge; maintenant, Miss Andrey Clémentine
-Flaybum, voulez-vous nous demander pardon et reconnaître que c'est vous
-qui étiez ivre, ou je vous hache le cul? Ah! ah! voilà un gros mot que
-vous ne nous auriez jamais permis de prononcer. Peut-être ne
-pensiez-vous pas que vous-même, vous aviez un cul quand vous vous
-amusiez à nous fesser et à nous humilier?
-
-Cette allocution est accompagnée, bien entendu, d'une grêle de coups,
-et, tandis que la verge lourde et souple trace de rouges sillons sur les
-fesses déjà en pitoyable état, la victime hurle à fendre l'âme. A bout
-de forces, se croyant sur le point de mourir, terrassée par la
-souffrance, elle oublie l'indignité de sa situation, son énergique
-résolution de ne pas s'abaisser devant ses élèves, et elle demande enfin
-grâce.
-
---Pitié! sanglote-t-elle, ah! ah! grâce! Miss Coote! Épargnez-moi!
-J'implore votre miséricorde! Il a fallu que je sois ivre moi-même!
-Pardonnez-moi et je ne dirai jamais un mot de ce qui s'est passé, je
-vous le jure! mais épargnez ma vie!» Les larmes interrompirent ses
-supplications.
-
---Et vous pardonnerez à tout le monde, et vous nous remercierez de vous
-avoir rappelée à la sobriété. Fi! fi donc! Miss Flaybum. Vous être mise
-en pareil état!» Un violent coup sur sa fente ponctue ces dernières
-paroles et l'empêche de s'évanouir.
-
---Oui! oui! ahh! rugit-elle, je suis désolée de m'être oubliée à ce
-point! Et je vous remercie de m'avoir corrigée avec cette fermeté.
-Pitié, maintenant, pitié! Laissez-moi me mettre à genoux et embrasser la
-verge.
-
-L'air terriblement piteux, elle s'agenouille alors devant moi, ayant
-peine à se tenir, elle embrasse la poignée de verges toute rouge de son
-sang.
-
-Sur sa figure baignée de larmes se lisent toutes les affres de
-l'humiliation, de l'orgueil abattu, des sévices qu'elle a endurés; sa
-figure est presque aussi rouge que ses fesses, car, pour comble
-d'abjection, il lui a fallu se mettre à genoux avec tous ses vêtements
-encore retroussés.
-
-Quant à moi, je ne sais quelle insatiable fureur me possédait, je me
-rendais à peine compte de ce que je faisais. Il me semblait que ma
-victime s'en tirait encore à trop bon compte. Je lui criai dans la
-figure: «Allons! Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous savez maintenant
-ce que c'est qu'une bonne fessée. Voyons donc de près comme je l'ai
-arrangé, votre gros cul. Tournez-le un peu devant ma figure... là...
-très bien. Ma parole, il n'est pas en trop mauvais état! Dans huit
-jours, il n'y paraîtra plus. Il saigne un peu et voilà tout! tenez!
-tenez! Et, passant mes mains sur ses fesses à vif, je les lui promenai
-ensuite sur la figure, en guise d'ultime outrage, et juste au moment où
-elle commençait à se ranimer un peu. On lui permit alors de se retirer
-dans sa chambre.
-
-Quant à nous, réellement grises de champagne et d'excitation, nous
-courûmes dans les chambres les unes des autres, et toute la nuit se
-passa dans les plus lascives jouissances et les plus obscènes
-divertissements. Jamais je n'oublierai cette dernière nuit passée à
-l'école. Nous ne dormîmes pas une minute et l'arrivée du jour mit seule
-un terme à nos lubriques ébats.
-
-Miss Flaybum fut invisible le lendemain, et la seule allusion qu'elle
-fit jamais à cette mémorable scène de justice distributive fut une somme
-élevée pour bris de verrerie sur la note de nos frais de pension.
-
-Ici se termine la première partie de mes aventures. A mon retour de
-voyage, je vous raconterai la seconde.
-
-Votre amie affectionnée,
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE VI
-
-
-Ma chère Nelly,
-
-Au cours de mon dernier voyage en Italie et en Allemagne, je me suis
-amusée à noter pour mes prochaines lettres, tous les incidents qui me
-revenaient à la mémoire, comme susceptibles de vous intéresser, et
-maintenant que me voici encore une fois de retour, je m'amuserai pendant
-les longues et tristes soirées, à vous écrire une autre série de
-lettres. Et je commence de suite.
-
-Quand je quittai l'école, mes tuteurs me confièrent aux soins de Mlle
-Fosse, et nous fûmes bientôt installées dans une de mes maisons, située
-dans la banlieue ouest de Londres. Demeuraient avec nous deux, Jane,
-l'ancienne servante de mon grand-père, qui nous servait de femme de
-chambre, une cuisinière appelée Margaret et deux bonnes, Mary et Polly;
-un jeune frère de Jane appelé Charlie, remplissait l'office de groom.
-
-Mes tuteurs jugèrent que jusqu'à ma majorité, je pouvais me dispenser de
-cocher et de valet de pied, n'ayant qu'à louer, pour faire mes visites,
-mes emplettes ou aller au théâtre, une voiture chaque fois que j'en
-aurais besoin. On m'accorda mille livres par an, dont je déduisis
-libéralement deux cents livres pour Mlle Fosse, et jamais je ne lui
-diminuai cette allocation élevée, car elle fut toujours pour moi une
-charmante compagne, se mettant en quatre pour favoriser mes amusements
-et me préserver des dangers possibles.
-
-Ma chambre à coucher et celle de Mademoiselle communiquaient ensemble,
-de sorte que nous pouvions, la nuit comme le jour, jouir de notre tête à
-tête si cela nous faisait plaisir. La cuisinière et Mary occupaient une
-chambre en haut de la maison, le page avait un petit cabinet sur le même
-palier que nos chambres. Jane et Polly, que nous appelions ainsi pour
-les distinguer de l'autre Mary, occupaient une chambre également au même
-étage, où se trouvaient d'autres pièces libres pour nos invitées
-éventuelles. Il y avait en haut des salles inoccupées, dont une très
-spacieuse. Après m'être consultée avec Mademoiselle, je décidai de
-l'organiser en salle de punition, car j'avais résolu de maintenir sous
-une discipline sévère tout mon personnel. On y fixa des poulies au
-plafond, on la meubla d'échelles, de blocs, de crochets, d'un poste à
-fouetter, et aussi d'une sorte de pilori, permettant de fixer la
-pénitente en exposant seulement ses jambes et ses fesses et en
-l'empêchant de voir par qui elle était fouettée.
-
-Mademoiselle et moi, prenions grand plaisir à nos «soirées lubriques»,
-comme elle avait baptisé nos séances de flagellation. De temps à autre,
-pour les corser, nous faisions venir Jane et nous la fessions dans nos
-chambres, ou bien elle aidait l'une de nous à fouetter l'autre, car je
-m'étais tout à fait adonnée aux plaisirs du fouet, et j'éprouvais, de
-son application, un bonheur tout spécial. Néanmoins, ces petites
-débauches n'avaient pas la même saveur que lorsque la victime ignore
-l'emploi de la verge et en tâte pour la première fois. Aussi,
-désirions-nous ardemment trouver quelque coupable remplissant ces
-conditions et que nous puissions sacrifier à notre ardent désir.
-
-Notre jardinier, M. White était un homme de confiance qui avait dépassé
-la quarantaine. Sa femme était une fort accorte gaillarde d'environ
-trente ans. Ils avaient deux jolies petites filles de neuf et dix ans.
-Ils logeaient dans un cottage situé à l'extrémité de notre jardin, qui
-était très vaste.
-
-Mme White aimait un peu trop la toilette, et les gages de son mari
-n'étant pas suffisants pour lui permettre de se passer ses fantaisies,
-elle trouva tout naturel de se procurer l'argent nécessaire en vendant
-pour son propre compte, à des voisins, moins bien pourvus que nous, les
-fruits et les légumes dont ils pouvaient avoir besoin, et qui,
-pensait-elle, eussent été perdus sans cela. Son mari n'y vit pas grand
-mal, car, ainsi qu'il nous le dit plus tard, Miss Coote était très bonne
-et très généreuse et ne se préoccupait jamais de ce qu'ils prenaient
-pour eux-mêmes.
-
-Les deux fillettes, Minnie et Lucy étaient chargées par leurs parents de
-porter ces fruits et ces légumes à la porte du fond du jardin. Mais, un
-beau jour, de grand matin, Jane les aperçut et vint tout aussitôt me
-faire son rapport.
-
-J'avais, depuis longtemps, un désir irrésistible de fesser les deux
-mignonnes, mais ne pouvais le faire sans motif; aussi, la découverte de
-Jane me causa-t-elle la plus vive satisfaction.
-
-Le lendemain matin, en compagnie de mademoiselle, je fus, par une allée
-extérieure, me poster à la sortie du jardin et nous nous plaçâmes de
-façon à voir tout ce qui se passerait. Nous fûmes bientôt dédommagées de
-notre dérangement, en voyant les petites filles apporter plusieurs
-paniers de fruits dans la maisonnette de leur mère.
-
-Ayant bien et dûment constaté le délit, je retournai à la maison et fis
-porter au jardinier l'ordre de comparaître devant moi avec sa femme et
-ses filles.
-
-En compagnie de Mademoiselle, je les reçus dans le salon. White et sa
-femme tenant chacun une fillette par la main, s'enquirent
-respectueusement du motif pour lequel je les faisais venir.
-
---Ne vous en doutez-vous pas un peu, malgré votre air innocent? leur
-dis-je, pourquoi donc vos enfants vont-ils tous les matins cueillir des
-paniers de fruits dans le jardin?
-
-White rougit très fort et répondit d'un air embarrassé: «Elles en
-apportent quelques-uns pour notre dessert, miss.
-
---Allons, vous ne faites qu'aggraver le vol par le mensonge; est-ce avec
-vos gages que votre femme se paye tous les colifichets qu'elle achète?
-ripostai-je d'un ton sévère.
-
---Oh! Sally! fit-il à sa femme, réponds, je ne comprends pas ce que
-Mademoiselle veut dire.
-
-Rouge de honte, Mme White fondit en larmes: «Oh! fit-elle, c'est ma
-faute! William n'a jamais su que je vendais vos fruits, et les pauvres
-petites sont innocentes. Ah! je vous en prie, pardonnez-moi, Miss Coote!
-
---Vous me croyez donc bien naïve? répondis-je durement, votre mari
-n'ignore rien de vos agissements, et quant à vos fillettes, vous les
-dressez au vol.
-
-A ces mots, White, sa femme et les deux petites tombèrent à genoux, me
-suppliant de leur pardonner et m'affirmant qu'ils n'avaient rien vendu.
-
---Allons donc! répartis-je, vous valez encore moins que je ne le
-pensais, car je sais, moi, qu'il y a déjà longtemps que dure ce manège.
-Et maintenant, choisissez: ou que je vous punisse sévèrement, moi-même,
-ou que je vous dénonce à la justice, auquel cas votre affaire est
-claire.
-
-Tout en demandant grâce, White et sa femme me disent qu'ils préfèrent
-être punis par moi comme je le jugerai convenable, mais me supplient
-d'épargner les fillettes qui n'ont fait que ce qu'ils leur ordonnaient.
-
---Vous prenez le parti le plus sage, leur dis-je alors, car, si je puis
-avoir quelque indulgence, la justice n'en aurait pas pour des gueux
-comme vous. Vous, White, comme vous êtes un homme, je ne sais comment
-vous punir, aussi je vous tiens quitte, et j'espère que vous serez
-honnête dans l'avenir. Mais votre femme et vos filles seront fouettées
-comme elles le méritent. Qu'elles m'attendent dans ce salon, ce soir, à
-sept heures, et qu'elles mettent leurs vêtements des dimanches; c'est
-compris? Je les guérirai à tout jamais de l'envie de voler ou je ne
-m'appelle pas Rosa Coote.
-
-Le pauvre White et sa femme se retirent, l'oreille bien basse.
-Lorsqu'ils sont partis, nous nous félicitons joyeusement, Mademoiselle
-et moi, d'avoir pu nous procurer de pareilles victimes.
-
-Le soir même, je suis, à l'heure fixée, dans la salle de punitions,
-attendant l'arrivée des coupables. Elles font leur entrée, l'air piteux,
-quoique coquettement habillées à la dernière mode villageoise, un
-bouquet à leur ceinture.
-
-Pour la clarté du récit, je me désignerai par mon nom, comme les autres
-acteurs de cette scène piquante, et ainsi que je l'ai déjà fait dans mes
-lettres précédentes.
-
-_Miss Coote._--Je suis heureuse pour vous, madame White, que vous m'ayez
-laissé le soin de vous punir, car j'espère qu'après cela vous
-apprécierez les avantages de l'honnêteté. Mademoiselle Fosse, aidez
-Jane, je vous prie, à préparer Minnie pour la verge. Attendez! attachez
-d'abord Mme White à l'échelle, sans quoi ses sentiments maternels la
-pousseraient à intervenir. Vous préparerez également Lucy. Si elles ne
-portent pas de pantalons, il faut en trouver un pour chacune.
-
-_Mme White_, les larmes aux yeux.--Oh! Miss Coote, ma bonne demoiselle!
-Ne soyez pas trop sévère pour ces pauvres petites. J'aime mieux être
-trois fois plus maltraitée moi-même.
-
-Elle est bientôt fixée par les poignets à l'échelle, mais sans que l'on
-ait touché à ses vêtements. Mes deux aides déshabillent alors Minnie et
-Lucy et exposent à nos regards leurs formes rondelettes. Mademoiselle
-prend Lucy, je me charge de la plus jeune, Minnie. Les pauvres petites
-sont pourpres de honte, surtout quand nous les étendons le derrière en
-l'air sur nos genoux; elles n'ont évidemment pas l'habitude d'être
-examinées ainsi.
-
-_Miss Coote_, à Minnie.--Comme vous rougissez, ma petite! Est-ce de peur
-ou de honte? Ah! dame! vous allez être bien fessée! Quel joli petit cul!
-Est-ce que votre maman le fouette souvent?
-
-Je lui donne quelques bonnes claques qui amènent le rouge sur les
-blanches rondeurs, et font gigoter de façon comique la pauvre petite,
-qui n'apprécie nullement ce préambule: «Oh! oh! assez, je vous en prie,
-vous me faites trop mal, Miss Coote! Je ne puis pas endurer cela!
-crie-t-elle, en commençant à pleurer.
-
-_Mademoiselle._--Ainsi, petites polissonnes, vous alliez vendre le fruit
-pour votre mère? Répondez, Lucy.
-
-_Lucy._--C'est papa qui nous le donnait pour le porter chez nous.
-
-_Mademoiselle._--La vieille histoire d'Adam et Ève; l'un a tenté
-l'autre. Alors, c'est votre papa le coupable? Votre mère, tout à fait
-innocente, hein?
-
-_Miss Coote._--Je crois qu'il ne me sera pas difficile de faire raconter
-à Minnie une autre histoire, Mademoiselle Fosse, ce sont de petites
-menteuses aussi bien que de petites voleuses. Essayez ma méthode,
-Mademoiselle.
-
-De la main ouverte, j'applique une forte claque, bientôt suivie de
-plusieurs autres, sur les fesses de Minnie, qui braille et gigote
-éperdument. Mademoiselle traite Lucy de la même manière et bientôt, les
-fesses claquées sont roses comme des pêches. Les deux fillettes pleurent
-et crient à qui mieux mieux, rejetant les torts d'abord sur leur père,
-puis sur leur mère, lorsqu'elles voient qu'il ne sert à rien de mentir.
-
-Je dis alors à Jane de nous apporter à chacune une verge légère. Puis,
-je lui ordonne d'attacher au poteau de punition les deux petites
-victimes et de leur passer un pantalon pour abriter leurs petites fesses
-rouges.
-
-Jane exécute l'ordre et les attache côte à côte par les poignets, les
-bras tendus au dessus de leur tête, la pointe de leurs pieds atteignant
-juste le parquet. Elle étale ensuite deux petits pantalons de très fine
-batiste, presque aussi transparente que de la mousseline, de sorte que
-la chair rose est visible au travers. Ces pantalons avaient été choisis
-par elle, un peu trop petits; ils plaquent sur les formes d'autant mieux
-que les juvéniles postérieurs sont très développés pour leur âge. La
-fente laisse, par derrière, un espace vide de six pouces de large qui
-démasque un exquis morceau de chair rouge des deux côtés de la raie des
-fesses. Comme préliminaires des plaisirs que la fessée va me procurer,
-je me délecte du manège de Jane qui, pour les préparer à la séance,
-dispose la chemise dans le pantalon, leur fait lever les jambes l'une
-après l'autre, leur fait prendre des postures variées, et prend
-consciencieusement son temps pour faire durer le plus possible cette
-délicieuse opération.
-
-Je dis alors à Mademoiselle de m'aider à leur donner le fouet tandis que
-je leur ferai la morale.
-
-La mère est si terrifiée de voir ses deux filles attachées pour la
-fessée, qu'elle veut se jeter à genoux, bien que ses poignets fixés
-au-dessus de sa tête le lui interdisent, «Oh! oh! Miss Coote! Pitié pour
-mes pauvres petites!! crie-t-elle alors. Et dire que c'est moi qui leur
-vaut cela!» Et la malheureuse essaye de joindre les deux mains comme
-elle a voulu se jeter à genoux.
-
-_Miss Coote._--Faites-nous grâce de vos pleurnicheries, vilaine femme!
-Nous ne faisons que commencer. Qu'est-ce que vous dites de ça, Minnie,
-et vous, Lucy? Recommencerez-vous à me voler mon fruit, petites
-coquines? Réchauffez-leur bien les fesses, Mademoiselle, chassez-moi
-l'instinct du vol de leur derrière.
-
-Les verges accomplissent leur piquante besogne et cinglent les jolies
-rondeurs, dessinant sur la peau de fines marques rouges. Les victimes
-poussent des cris aigus; leurs faces sont pourpres; les larmes
-ruissellent sur leurs joues; elles supplient qu'on leur pardonne,
-promettant de ne plus jamais recommencer, etc, etc.
-
-Mon amie et moi, nous sommes dans le ravissement. La scène nous
-électrise, le sang bout dans nos veines; nos instincts sensuels
-s'exaspèrent; les cris de douleur sont pour nos oreilles une musique
-délicieuse; nous cinglons sans ménagement les pauvres petits culs
-jusqu'à ce que le sang perle sur les chairs boursouflées. La vue de la
-pauvre mère éplorée est un autre régal pour nous, car, bien qu'elle ne
-soit encore que spectatrice, elle tressaille à chaque coup de verge
-comme si elle le recevait elle-même; elle crie et sanglote à fendre
-l'âme.
-
-_Mademoiselle._--Voyez un peu cette grosse sotte! Tenez, madame White,
-c'est maintenant que vous allez pouvoir pleurer!
-
-Ce qui reste des minces pantalons est déchiré et arraché, et nous nous
-ruons de nouveau à coups de verges sur les petites victimes pantelantes
-et nous ne nous serions pas arrêtées, si Jane ne nous avait fait
-remarquer que Minnie était évanouie et que Lucy ne valait guère mieux.
-
-Où les détache, on leur bassine les fesses et la figure avec de l'eau
-fraîche, on leur fait respirer des sels et on les ranime. Puis on leur
-fait boire, ainsi qu'à leur mère, du champagne additionné d'un énergique
-cordial.
-
-Mme White, qui a été aussi délivrée, berce ses filles sur ses genoux;
-elle les couvre de caresses et de baisers, se lamente et pleure
-nerveusement à la vue de leurs petits culs écorchés: «Pauvres trésors!
-crie-t-elle, Ah! Miss Coote! comme vous avez été barbare avec ces
-pauvres innocentes!
-
-_Miss Coote._--Je vous conseille de les appeler innocentes, quand c'est
-vous-même qui leur avez appris à voler! Attendez un peu, ça va bientôt
-être votre tour de vous confesser.
-
-_Mme White_, d'une voix tremblante.--Excusez-moi, je ne sais pas ce que
-je dis, mon coeur de mère saigne de voir leurs pauvres derrières.
-
-_Miss Coote._--Lâchez-les! Mary va les panser et elle reviendra nous
-aider à ranimer leur maman qui m'a l'air terriblement déprimée.
-
-Un éclat de rire accompagne cette ironique remarque. Jane revient
-bientôt et se met en devoir de disposer Mme White pour la correction qui
-l'attend.
-
-_Miss Coote._--Écartelez-la bien sur l'échelle; c'est la plus coupable
-de la bande, elle a entraîné son mari et elle a obligé ses enfants à
-participer au vol.
-
-_Mme White._--Mais je ne pensais pas que vous vouliez garder le trop
-plein du jardin, il aurait été perdu!
-
-_Miss Coote._--Alors pourquoi votre mari ne m'a-t-il pas demandé ce
-qu'il fallait en faire? N'avez-vous pas employé cet argent à vous
-acheter des rubans et des parures?
-
-La pauvre femme, très honteuse, pousse de gros soupirs et n'essaie pas
-de se défendre. Jane et Mademoiselle lui enlèvent sa belle robe bleue et
-découvrent une jolie paire d'épaules bien blanches, contrastant avec la
-rougeur que la scène précédente a semée sur sa figure et sur son cou.
-C'est une jolie femme aux cheveux brun fauve, aux yeux noirs; elle a des
-bras bien ronds et des mains fraîches qui dénotent qu'elle ne se livre
-pas à la maison à des travaux trop pénibles. Ses vêtements ne sont pas
-luxueux, mais très propres et coquettement ornés de dentelles à bon
-marché. On la dépouille de tout et elle reste comme ses filles, sans
-culotte. Elle rougit jusqu'aux oreilles en voyant ses charmes abondants
-exposés tout nus à nos regards. Son mont de Vénus, très proéminent, est
-ombragé d'une large toison bouclée de la teinte de ses cheveux.
-
-_Miss Coote._--En vérité, Madame White, comment osez-vous venir vous
-faire fouetter sans avoir rien pour cacher votre modestie. C'est tout à
-fait inconvenant, vous blessez notre pudeur. Comment allons-nous faire?
-
-_Mademoiselle._--Je me doutais de la chose. Je me suis amusée, avant le
-dîner, à lui confectionner un véritable tablier de feuilles de figuier.
-Voyez comme cela fera bien sur elle et fera ressortir la teinte de sa
-chair.
-
-La pauvre femme pleure d'humiliation à nos remarques railleuses et à nos
-plaisanteries sur les deux jolis gigots qu'elle possède et la manière
-dont nous allons les faire cuire. On lui ajuste adroitement le tablier
-autour des reins et on m'apporte une superbe verge de longs brins
-fraîchement coupés, élégamment ornementés de rubans de couleur. On la
-fait mettre à genoux pour embrasser l'instrument et, répétant les mots
-que Jane lui souffle à l'oreille, elle balbutie: «Ma chère... Miss
-Coote... Oh! ff... fouettez-moi... je vous en prie... bien... bien
-fort... car j'ai été très... indélicate... oui... oh! pardon! pardon! ne
-soyez pas trop sévère!
-
-Ces derniers mots, nullement dictés par Jane, lui échappent malgré elle.
-Terrorisée d'avance, les larmes ruissellent sur ses joues lorsqu'on la
-relève pour l'étendre sur l'échelle très inclinée; les bras et les
-jambes sont écartés autant qu'il est possible, on la ficelle
-étroitement, si bien qu'elle peut à peine remuer les jambes ou tortiller
-les fesses.
-
-_Miss Coote._--Vous n'avez qu'à moitié avoué votre culpabilité, mais
-votre cul, bien échauffé, réveillera vos souvenirs.
-
-La verge siffle dans l'air autour de la victime qui frémit dans
-l'appréhension du coup.
-
-Soudain, vzz! vzz! vzz! Trois fois l'instrument s'abat sur le gros
-derrière où il marque son passage par des raies rouges entrecroisées,
-les feuilles vertes volent dans toutes les directions. Rudement touchée,
-la victime manifeste sa souffrance par des cris aigus: «Hola! ah! oh! ça
-fait trop mal! je n'en peux plus! Épargnez-moi!» Les muscles de son dos
-et de ses reins montrent par leur tension la sensation de souffrance
-qu'aggrave encore sa position écartelée.
-
-_Miss Coote._--Quoi! vous criez déjà? où donc est votre courage? Vos
-filles sont moins douillettes que vous! Au fait, criez si vous voulez,
-cela vous empêchera peut-être de sentir mes coups. Je ne fais que
-commencer et ne suis pas encore bien en train. Allons! Je continue!
-
-Vzz! vzz! vzz! la verge reprend son office et s'abat lentement et
-méthodiquement, pendant deux longues minutes.
-
-_La victime._--Ah! de pareilles souffrances sont-elles possibles! Si
-vous devez continuer, j'aime mieux mourir de suite.
-
-_Miss Coote._--Taisez-vous, grosse éhontée! Volerez-vous encore?
-Élèverez-vous vos enfants dans l'honnêteté, maintenant? Que dites-vous
-de cette distribution de coups de verges? Je suis sûre que cela vous
-réchauffera les fesses!
-
-Les coups se succèdent, les brindilles se brisent au contact des fesses,
-non sans dégâts pour celles-ci. Mme White hurle sa souffrance aux échos
-de la salle: «Ahh! atroce! atroce! Ce sont des fers rouges que vous
-m'enfoncez dans la chair! oui! j'avoue! je l'ai mérité! assez! assez!
-pitié! jamais je ne recommencerai.»
-
-Impassible, la fouetteuse poursuit son oeuvre; le sang coule de la chair
-tuméfiée; la large surface des reins, des fesses, des cuisses, des
-hanches, pas le plus petit coin n'est resté indemne. S'enroulant autour
-des hanches, les brindilles atteignent le ventre, arrachant des poils à
-la sombre toison. Elles visitent l'intérieur des cuisses, et au sommet
-de celles-ci, la fente mystérieuse n'est pas davantage épargnée, et sur
-ses lèvres rebondies, pointent de fines gouttes de sang!
-
-Des feuilles de figuier déchiquetées et éparpillées, il ne reste que les
-fils qui les assemblaient, et qui pendent maintenant sur ses fesses et
-ses cuisses se collant à la peau à vif. On dirait l'armature d'un feu
-d'artifice tiré.
-
-Calme au début, Miss Coote semble avoir perdu toute mesure. Elle est en
-proie à une véritable frénésie et frappe à tort et à travers avec une
-énergie furibonde. Elle sermonne la victime, lui enjoint d'envoyer
-régulièrement ses filles à l'église le dimanche, d'observer le septième
-commandement: «Tu ne déroberas pas le bien de ton prochain!»
-
-Comme on le pense, Mme White n'entend pas la moitié de ces objurgations.
-Elle n'a plus la force de crier. Elle balbutie: «Oh! mon Dieu! Je
-m'évanouis! Que je meure pardonnée! Tu ne voleras pas! Tu ne voleras
-pas! Mon Dieu! Comme je suis punie! Enfin elle s'évanouit et la verge la
-mutile encore, alors qu'elle ne peut plus sentir les coups!
-
-Jane et Mademoiselle ont suivi la scène d'un bout à l'autre avec un
-plaisir indescriptible.
-
-La malheureuse est débarrassée de ses liens. Les traces profondes des
-cordes à ses poignets et à ses chevilles sont un cruel témoignage des
-tortures que sa position distendue a dû lui causer. Quant à son
-derrière, à ses reins et à ses cuisses, ce n'est plus qu'un vaste champ
-de chair à vif, de cloques, de sillons rouges et bleus; les gouttes de
-sang ornent d'étoiles rouges la toison qui garnit le bas du ventre et
-celle qui encadre le réduit d'amour.
-
-Jane, Mary et Polly épongent la pauvre femme et la soulagent de leur
-mieux. On la ranime par des aspersions d'eau froide; puis, lorsqu'elle
-peut se tenir debout, on lui fait boire plusieurs verres de champagne et
-on la reconduit chez elle.
-
-Le jour suivant, me promenant dans le jardin avec ma chère Mademoiselle,
-nous demandâmes à White si sa femme s'était longtemps ressentie de la
-fessée. Peu habitué à manier les périphrases et sans s'inquiéter de
-savoir s'il ne choquait pas nos chastes oreilles, voici ce qu'il nous
-répondit:
-
---Le diable m'emporte, Mademoiselle, si j'avais jamais eu pareille nuit
-auparavant! J'étais au lit et dormais quand elle est rentrée avec les
-enfants. Mais elle était si échauffée qu'elle les a laissées se coucher
-elles-mêmes et a grimpé sur moi comme vous voyez quelquefois la vache
-faire au taureau quand elle en a besoin. Elle ne s'est pas inquiétée si
-j'étais fatigué d'avoir pioché toute la journée. La nuit entière, il a
-fallu que je lui fasse la bonne chose. Je ne sais pas pourquoi elle
-était en chaleur comme ça, car d'habitude, nous réservons cela pour les
-jours de repos comme le dimanche. Elle prétendait que ça n'avait jamais
-été aussi bon! Et c'est vrai qu'elle ne m'avait pas encore fait jouir
-comme ça. Seulement, je veux être pendu si après avoir été arrosée comme
-elle l'a été, elle ne me donne pas deux jumeaux et peut-être bien trois
-ou quatre!
-
-Je termine ma lettre sur ce pittoresque récit et vous prie de me croire
-
-Votre bien affectionnée,
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE VII
-
-
-Ma chère amie,
-
-Dans ma dernière lettre je vous ai fait le récit d'un petit larcin et du
-résultat qu'il eut. Dans celle-ci, je vous parlerai d'une jolie
-demoiselle, voleuse de sa nature et non par occasion. C'est un cas de
-kleptomanie, comme l'on dit aujourd'hui. Rien d'étonnant, lorsqu'on
-qualifie d'un terme si extravagant ce qui n'est, bel et bien, qu'un vol,
-que les gens timorés aient presque réussi à abolir cette bonne vieille
-coutume de la verge.
-
-Miss Selina Richards était une cousine de Laura Sandon, mon ancienne
-condisciple et première camarade de lit, chez miss Flaybum.
-
-Or, me trouvant en visite chez Laura, j'avais à cette époque dix-huit
-ans, elle me signala ce cas en me disant que sa cousine était une
-voleuse si incorrigible que sa famille redoutait réellement de la
-laisser sortir de la maison de crainte qu'elle ne commît quelques
-méfaits; ses parents étaient obligés de l'enfermer dans sa chambre quand
-ils avaient des visiteurs, car la jeune voleuse se serait emparé des
-bibelots et spécialement des bijoux sur lesquels elle aurait pu faire
-main-basse, et vous supposez, Rosa, quel terrible scandale c'eût été
-pour sa famille, si on avait eu motif de l'accuser d'une chose
-semblable.
-
-_Rosa._--Ils ne l'ont donc jamais punie comme il fallait pour la guérir
-de cette abominable manie?
-
-_Laura._--Ils l'enferment dans sa chambre et quelquefois la mettent
-toute une semaine au pain sec, mais toutes ces punitions ne font pas
-plus d'effet que les réprimandes.
-
-_Rosa._--Ont-ils jamais essayé une bonne fessée?
-
-_Laura._--Je ne crois pas que cela soit jamais venu à l'idée de ses
-parents, ils sont d'une sensibilité stupide.
-
-_Rosa._--Ma chère Laura, je n'hésite pas à vous avouer que je serais
-ravie de fouetter cette petite voleuse. Depuis que j'ai quitté l'école,
-j'ai toujours à l'esprit notre grande séance d'adieu et je me rappelle
-avec ravissement le délicieux spectacle des postérieurs rouges, zébrés,
-l'humiliation et l'indignation des victimes et, par dessus tout, leur
-détresse en se voyant ainsi traitées en public. Nous avons quelques fois
-entre nous des séances de fouet comme à l'école et, il y a peu de temps,
-j'ai administré une terrible fessée à la femme de notre jardinier et à
-ses deux fillettes pour avoir volé mon fruit, ce qui a été une cure
-radicale, car elles sont maintenant de la plus stricte probité. Vous
-devez bientôt venir me voir, ne pourriez-vous suggérer à votre oncle et
-à votre tante de vous confier Selina en leur disant que vous me mettrez
-au courant de son déplorable défaut? Ou mieux encore, vous pourriez leur
-dire que vous m'en avez déjà parlé et que je propose d'essayer de guérir
-la demoiselle si toutefois ils veulent me donner carte blanche pour m'y
-prendre comme bon me semblera? Ce sera un vrai régal pour vous, car nous
-mettrons à une rude épreuve la pudeur de la demoiselle en la
-déshabillant et en l'exposant. Le spectacle de ses jolies formes nous
-sera rendu encore plus agréable par la honte que nous lui ferons
-éprouver. Les véritables fervents de la verge épient les impressions de
-leurs victimes sur leur figure et s'en délectent, et font tout ce qu'ils
-peuvent pour aviver cette sensation d'humiliation, de même qu'ils
-prolongent la torture par leur adresse à manier la verge et à placer la
-victime dans la position la plus pénible pour être fessée.
-
-_Laura._--Mais vous êtes devenu une ogresse de cruauté, Rosa!
-
-_Rosa_ (en l'embrassant).--Vous le deviendrez aussi, quand vous aurez un
-peu plus d'expérience. Vous êtes de beaucoup mon aînée, mais à cet
-égard, vous êtes plus jeune que moi. Par un judicieux emploi de la
-verge, un club de dames pourrait jouir des plus sensuelles voluptés sans
-le secours des hommes. J'ai l'intention d'épouser la verge (d'ailleurs
-je suis déjà fiancée avec elle) et ainsi je garderai ma fortune et mon
-indépendance.
-
-_Laura._--Quel dragon de vertu! Dois-je réellement comprendre que vous
-satisfaites votre sensualité en vous passant des hommes?
-
-_Rosa._--Venez et vous verrez; je n'ai que cela à vous dire, ma
-gracieuse incrédule. Arrangez-vous simplement pour emmener la jolie
-voleuse avec vous et vous n'aurez pas lieu de regretter votre visite.
-
-Laura réussit de tout point auprès des parents de Selina. Ceux-ci
-pensèrent que la visite pourrait être réellement profitable à leur fille
-et donnèrent volontiers toutes licences quant aux punitions à lui
-infliger pour le cas où elle commettrait la moindre indélicatesse.
-
-Quand elles arrivèrent à notre maison, on donna à Selina une petite
-chambre pour elle seule, tandis que Laura demanda et obtint d'être ma
-compagne de lit. Rien ne fut changé de place ni enfermé; j'étais
-parfaitement sûre de l'honnêteté de tout mon entourage et savais que si
-miss Selina volait quelque chose elle ne pouvait que cacher son butin
-sans avoir l'occasion de s'en servir. Nous étions donc sûres de rien
-perdre en fin de compte.
-
-Miss Richards avait reçu une éducation très soignée; d'une façon
-générale c'était une jeune personne très intéressante d'allure modeste
-et réservée.
-
-Plusieurs jours se passèrent fort agréablement et il semblait que les
-doigts de notre jeune invitée eussent perdu leur fâcheuse habitude; je
-commençai à craindre que notre victime ne nous échappât; mais sa réserve
-n'était que l'effet d'une timidité qui devait disparaître à mesure
-qu'elle se familiariserait davantage avec nous.
-
-Quelques objets disparurent, des bijoux spécialement, d'abord une bague
-avec un petit brillant, puis une broche avec une opale entourée de
-perles, des épingles, des gants et autres menus objets, mais il nous fut
-impossible de la surprendre mettant le pied dans ma chambre, malgré une
-surveillance minutieuse du matin au soir. Aussi Laura et moi
-songeâmes-nous à monter la garde pendant la nuit. Nous avions l'habitude
-de ne quitter la chambre de Selina que lorsqu'elle était endormie, avant
-de nous retirer dans la nôtre.
-
-Dès la nuit suivante, nous mîmes notre projet à exécution et environ
-deux heures après nous être couchées, à un moment où on devait nous
-supposer profondément endormies, les charnières de la porte grincèrent
-nous indiquant que quelqu'un s'approchait en silence.
-
-Nous n'entendîmes pas marcher, mais nous distinguâmes dans
-l'entrebâillement de la porte, la demoiselle avançant la tête pour
-s'assurer si le terrain était libre.
-
-Nous ne bougions pas et nos têtes étaient invisibles dans l'ombre des
-rideaux du lit, tandis qu'un rayon de lune éclairait partiellement le
-reste de la chambre. Aussi silencieuse qu'un Peau-Rouge, la jeune
-voleuse rampait littéralement à quatre pattes vers la table de toilette;
-arrivée là, sans se redresser, elle promena la main sur le meuble pour
-happer ce qui pouvait s'y trouver. Nous ne la distinguions pas, puisque
-nous étions couchées, mais nous entendions distinctement le bruit des
-objets glissant sur le meuble.
-
-Alors, nous jetâmes nos couvertures en l'air en criant: «Cette fois nous
-vous tenons voleuse! Je courus vers la porte pour lui couper la
-retraite, tandis que Laura arrêtait gravement notre prisonnière comme un
-véritable policeman.
-
-Fermant la porte à clef, nous fîmes immédiatement pencher Selina sur
-notre lit, ses pieds restant à terre et lui retroussant sa chemise de
-nuit nous lui administrâmes une magistrale fessée qui lui fit pousser
-les hauts cris.
-
---Oh! Oh! Miss Coote, je vous en prie, pardonnez-moi. Laissez-moi
-partir, je ne recommencerai plus. Oh! Oh! Ahhh! Je vous le jure!»
-criait-elle en se débattant et en tortillant les fesses sous nos
-vigoureuses claquades. La pale clarté de la lune nous permit de voir
-combien rouge était celle que nous étions en train de fouetter. Enfin,
-nous la tachâmes en lui annonçant pour le lendemain une enquête en
-règle, et l'avertîmes qu'elle aurait à nous rendre tout ce qu'elle avait
-volé, sinon qu'il lui en cuirait.
-
-Je donnai ordre de l'enfermer dans sa chambre toute la matinée, et Jane
-servit de geôlier. Après le dîner, vers six heures, elle fit comparaître
-la prisonnière devant moi dans la salle de punition.
-
-Pour rendre la séance plus impressionnante, toute la maison était
-présente, excepté Charlie, le groom, car je ne jugeai pas décent d'avoir
-un témoin masculin. Et l'audience commença:
-
-_Miss Coote._--Selina Richards vous êtes devant moi comme une voleuse
-prise en flagrant délit. Avez-vous rendu tout votre butin, petite
-vicieuse?
-
-_Selina_ (la figure écarlate et les yeux baissés).--Oh! Oui! Oui! Je le
-jure! Demandez à Jane, elle a cherché et elle n'a rien trouvé autre
-chose que ce que j'ai restitué. Ah! Miss Coote, je ne sais comment j'ai
-pu faire cela. J'ai honte de moi-même et suis consternée de ma conduite.
-Oh! que faire, mon Dieu! (Elle éclate en sanglots).
-
-_Jane._--Mademoiselle, rien ne manque, excepté votre bague que je n'ai
-pu trouver nulle part.
-
-_Miss Coote._--Allons, coquine! Je sais ce que vous valez; n'essayez pas
-de m'apitoyer Par vos simagrées et vos pleurnicheries. Qu'avez-vous fait
-de ma bague? Dites?
-
-_Selina_ (suppliante et qui paraît sincèrement repentante et
-consternée).--Oh! Je ne l'ai jamais vue, je vous je certifie, Miss
-Coote, je ne l'ai pas prise. Vous pouvez me croire; je suis déjà assez
-humiliée de ma culpabilité. J'ai pris la bague, mais je l'ai rendue à
-Jane avec tout le reste.
-
-_Miss Coote._--Je n'en crois rien et vous allez recevoir la verge
-jusqu'à ce que vous confessiez la vérité. Allons, déshabillez cette
-petite voleuse, secouez et fouillez tous ses vêtements à mesure qu'on
-les enlève, défaites sa coiffure, peut-être a-t-elle caché la bague dans
-ses cheveux?
-
-Malgré sa confusion, un sourire de satisfaction éclaira son visage ce
-qui, sur le moment, m'étonna quelque peu.
-
-On procéda au déshabillage et je pus remarquer que sa satisfaction
-s'accentuait à mesure qu'on la dépouillait. «Vous voyez bien que vous ne
-trouvez rien», articula-t-elle, ce qui me convainquit qu'elle avait très
-adroitement caché la bague, mais je me creusais en vain la tête pour
-deviner la cachette, car Jane m'affirma que la chambre avait été
-feuillée de fond en comble, y compris l'intérieur de la literie.
-
-Quand on eut déroulé toutes les boucles de sa chevelure, je lui fis
-enlever son pantalon, et elle resta en chemise, toute confuse d'être
-ainsi exposée; ses joues naturellement colorées avaient tourné au rouge
-cerise. Elle considérait évidemment les recherches comme terminées,
-aussi protesta-t-elle lorsque je donnai l'ordre d'enlever le dernier
-voile.
-
---Oh! Oh! je vous en prie, épargnez-moi cette honte, il ne peut rien y
-avoir dans ma chemise.
-
-_Miss Coote._--Mais autre part, il peut y avoir quelque chose.
-
-Sa physionomie prit soudain un air de détresse qui me convainquit que je
-n'étais plus loin du but; ses cuisses étaient serrées l'une contre
-l'autre et elle cachait de ses deux mains son monticule encore imberbe.
-
-_Miss Coote._--Donnez-moi une verge, Jane, je vais la faire danser.
-
-Prenant l'instrument en main, j'en cinglai les doigts de Selina.
-«Enlevez vos mains, mademoiselle et sautez un peu!» Un second coup
-s'abattit sur les fesses nues; la cuisson fit hurler la jeune fille,
-dont les cuisses demeurèrent néanmoins serrées. De bas en haut, je lui
-appliquai un troisième coup encore plus sévère: «Ouvrirez-vous enfin vos
-cuisses, mademoiselle, et danserez-vous?» Cette fois, l'effet fut
-prompt. Poussant un cri terrible, la victime se jeta sur le tapis; mais
-il lui fut impossible d'empêcher la chute de la bague qui roula sur le
-parquet.
-
-Décrire la confusion, la consternation de la malheureuse serait
-impossible. Maintenant que sa culpabilité était si complètement établie,
-elle était devenue pourpre, et essayait de cacher sa figure dans ses
-mains; ses fesses et l'intérieur de ses cuisses portaient les marques
-rouges que le dernier coup de verge y avait laissées.
-
-_Miss Coote._--Regardez-moi cette petite voleuse. Elle pense se cacher
-en cachant sa figure, et elle n'a pas plus honte d'étaler ses parties
-secrètes que de s'en servir pour cacher ma bague. Voilà une ruse bien
-dégoûtante! Jane remettez-lui sa chemise et son pantalon, si elle manque
-de décence j'en aurai pour elle, et je tiens à ce que la fessée se passe
-décemment et dans les règles.
-
-Jane et Polly la relevèrent et lui passèrent chemise et pantalon. Elle
-demeura alors devant moi, toujours pleurant de honte et de souffrance.
-Jamais je n'avais vu victime plus délicieuse à contempler. Elle avait la
-carnation mate des brunes, sa chevelure presque noire tombait plus bas
-que son dos jusqu'à ses genoux, ses globes mignons et bien ronds
-pointaient impudemment leurs minuscules boutons au-dessus de sa petite
-chemise qui, par en bas lui couvrait à peine les cuisses. Elle était,
-tout autour, coquettement ornée de dentelles comme pour attirer
-l'attention sur ses cuisses galbées et sur ses mollets, ceux-ci mis en
-relief par des bas de soie bleue, de jolies jarretières et d'élégantes
-bottines.
-
-Jane lui glissa quelques mots à l'oreille et elle s'agenouilla
-humblement devant moi, me disant d'une voix entrecoupée de sanglots:
-
---Oh! comment puis-je oser vous parler, chère mademoiselle Coote! Je...
-Je... suis si honteuse... de moi... Me... Me pardonnerez-vous jamais!
-Oh! que dois-je faire! Voulez-vous me... me punir... comme je le
-mérite... et me guérir... de... cet affreux penchant? Je vous assure,
-Miss Coote, c'est plus fort que moi! mes doigts... mes doigts...
-saisissent les objets, même... quand je sais... que je n'en ai pas
-besoin.
-
-Puis elle embrassa la verge et éclata en sanglots nerveux.
-
-Selon mes instructions, la victime est allongée sur l'échelle que je
-préfère d'habitude au poteau; m'étant munie d'une verge très souple,
-faite de légers brins de baleine, qui devaient cingler terriblement sans
-causer de sérieux dommages, je me levai et me dirigeai vers l'échelle
-pour commencer, mais auparavant, je fis un peu desserrer ses liens et
-fis placer sous son ventre un gros traversin de divan, puis on resserra
-ses liens de façon à ce que son derrière fut bien en saillie. Le
-pantalon fut épinglé et fixé sous ses aisselles. La pauvre Selina ne
-savait que trop ce qui l'attendait. Ses larmes s'étaient arrêtées, mais
-elle m'implorait piteusement, me suppliait de la pardonner, d'attendre,
-de la mettre à l'épreuve, pour voir si elle volerait encore quelque
-chose.
-
-_Miss Coote_, riant.--Ma foi! Vous faites une jolie poltronne! J'aurai
-cru qu'une voleuse aussi intrépide montrerait plus d'énergie, car je
-vous ai jusqu'ici à peine touchée. Vous ne serez pas cinglée plus que
-vous ne pouvez l'endurer. Si je ne vous guérissais pas tout de suite de
-ce vice, vous recommenceriez à la prochaine occasion.
-
-_Selina._--Mes bras et des jambes sont trop écartés et mon pauvre
-derrière me cuit des trois cinglées que vous lui avez administrées. Oh!
-Grâce! Pitié! Chère miss Coote.
-
-_Miss Coote._--Je ne m'attarderai pas à écouter de pareils
-enfantillages. Vous êtes aussi menteuse que voleuse; miss Selina, le
-ferez-vous encore... dites... dites?
-
-Trois coups bien cinglants s'abattent sur la chair exposée; la baleine
-siffle dans l'air où la fouetteuse la brandit avant de fouetter pour
-mieux faire vibrer les coups.
-
-_Selina._--Ah! Ah! Ahhh! Je n'en puis plus... Vous me lacérez avec des
-lanières de fer rouge! Oh! Oh! Jamais plus je ne recommencerai!
-
-Ses fesses sont sillonnées de petites lignes rouges et la terrible
-souffrance qu'elle éprouve est encore accrue par la tension de ses
-chevilles et de ses poignets, car elle ne peut s'empêcher de sursauter à
-chaque coup.
-
-_Miss Coote._--Vous n'avez pas l'air d'apprécier cela, Selina; mais
-c'est vraiment pour votre bien. Que diriez-vous si l'on vous cinglait
-réellement avec un fer rouge? Vous chanteriez une bien autre chanson.
-Mais je perds mon temps: tenez... tenez... tenez... tenez... Vous n'avez
-encore reçu que six coups, pourquoi hurlez-vous comme une petite
-nigaude?
-
-_Selina_ (poussant un cri aigu et prolongé).--Ahhh... Ahhh... Vous me
-tuez... je sens que je meurs. (Son derrière rougit de plus en plus).
-
-_Miss Coote._--Vous recevrez une douzaine de coups de la verge de
-baleine.
-
-Et elle compte tranquillement en frappant jusqu'à douze. Alors, elle
-s'arrête un moment comme si c'était la fin; fa victime reprend
-contenance et pousse un soupir de soulagement. Mais à ce moment miss
-Coote lui applique une nouvelle cinglade en s'écriant: «Ah! Ah! Ah! vous
-supposiez que c'était fini, n'est-ce pas, ma petite, mais il s'agissait
-d'une douzaine de boulanger, je donne toujours treize pour douze, de
-crainte d'en oublier un et j'aime à donner le dernier juste quand on
-croit que c'est fini.
-
-_Selina._--Je sais que je l'ai bien mérité, mais c'est si pénible.
-Laissez-moi, à présent, je vous en supplie, pardonnez-moi, vous pourrez
-maintenant avoir confiance en moi. En disant ces paroles, elle frémit
-encore des effets du dernier coup.
-
-_Miss Coote._--Vous laisser! Pas si vite que cela, mademoiselle! Dans
-quelques minutes vos fesses ne souffriront plus et alors, vous ne ferez
-plus que rire de l'incident. C'est au tour maintenant, de la vraie
-verge. Examinez-moi celle-ci; c'est du vrai bouleau qui pousse dans mes
-propres bois; il trempe depuis deux jours à votre intention dans de
-l'eau salée pour être tout prêt et bien piquant le moment venu. Il vous
-rappellera votre crime sous des couleurs plus vives et vous laissera des
-marques qui vous rafraîchiront la mémoire pendant bien des jours.
-
-_Selina._--Je vous en prie, donnez-moi à boire si je dois encore tant
-souffrir, ma langue est desséchée; miss Coote, vous êtes vraiment trop
-cruelle; je ne suis pas assez âgée pour endurer une pareille souffrance.
-
-_Miss Coote._--Soyez tranquille, vous aurez un verre de champagne; mais
-ne parlez pas de votre jeune âge, il ne fait qu'aggraver votre
-culpabilité, car vous avez déployé une abominable précocité, un
-dévergondage inimaginable chez une fille jeune comme vous l'êtes.
-
-On lui donne la boisson réconfortante et la verge entre de nouveau en
-danse.
-
-_Miss Coote._--Ah ma gaillarde, les marques de vos fesses ne
-s'effaceront pas de sitôt, et je veux bien parier que tant qu'elles
-subsisteront vous n'aurez pas l'idée de voler. Allons! Encore deux
-douzaines, ensuite, nous vous soignerons les fesses et vous mettrons au
-lit: Un... deux... trois... quatre. La sévérité des coups s'accentue
-progressivement et bientôt le sang suinte des sillons rouges qui
-marbrent la chair.
-
-_Selina._--Mère! Mère... Ah! Ahhh! Je meurs! Ah tuez-moi bien vite si
-vous ne devez pas avoir de pitié. Elle se débat dans une telle agonie
-que ses muscles se contractent et montrent par leur relief l'intensité
-de la souffrance.
-
-_Miss Coote_ (ricanant, de plus en plus excitée).--C'est cela, appelez
-votre mère, elle viendra bien vite à votre secours. Ah! Ah! elle ne
-supposait guère de quelle façon je vous guérirais quand votre papa m'a
-laissée carte blanche pour vous punir à mon gré... Cinq... six...
-sept...
-
-Elle continue à compter en fouettant la pauvre fille sur les fesses et
-les cuisses, traçant à chaque coup de nouveaux sillons dans la chair
-gonflée. Les spectateurs sont vivement émotionnés et semblent jouir de
-la vue du sang de Selina perlant en fines gouttelettes qui roulent
-jusque sur ses bas et même sur le parquet.
-
-La victime n'est pas assez vigoureuse pour supporter longtemps ce
-traitement. Sa tête se penche, ses cris et ses gémissements deviennent
-de plus en plus faibles, enfin, elle tombe en défaillance et la verge
-s'arrête après le vingt-deuxième coup.
-
-Miss Coote, hors d'haleine de s'être ainsi démenée, se laisse tomber sur
-un sofa près de son amie Laura qu'elle étreint amoureusement en lui
-décrivant les sensations aiguës qu'elle a éprouvées durant l'opération;
-les joues empourprées de Laura, ses grands yeux bleus, brillant d'un feu
-étrange, montrent qu'elle partage ces sensations. Mlle Fosse et les
-servantes étendent Selina sur le parquet et lui aspergent la figure avec
-de l'eau, tandis que l'une d'elles l'évente activement. Elles épongent
-avec de l'eau salée son postérieur lacéré, sous cette cuisante lotion
-elle revient un peu à elle. «Où suis-je?» balbutie-t-elle d'une voix
-étouffée. «Oh! je me souviens! Miss Coote m'a haché le derrière! Oh! Oh!
-Ah! Il me brûle affreusement.»
-
-On lui ingurgite alors quelques cuillerées de cordial qui la raniment
-tout à fait, mais pour mieux sentir les souffrances qu'elle endure.
-
-_Miss Coote._--Et maintenant, pour en finir, Mary, allez dans la cuisine
-chercher le pot que vous savez et le sac de plumes.
-
-_Selina_ (affolée).--Oh! N'est-ce donc pas fini? Quelles tortures me
-réservez-vous donc encore?
-
-_Miss Coote._--Voici, nous ne vous ferons pas languir, ceci va panser
-vos plaies et empêcher les mouches de s'y mettre par la chaleur que nous
-avons.
-
-Et tandis que Selina est maintenue debout, Mademoiselle ayant trempé un
-pinceau dans le pot de goudron liquide que lui tend Mary, en badigeonne
-l'infortunée victime sur le postérieur entier, sur le bas du ventre, à
-l'intérieur des cuisses et même dans la raie des fesses sans s'inquiéter
-de la barbarie de ce procédé. Selina pousse des hurlements de honte et
-de souffrance et s'écrie: «Ah! Cela est pire que tout le reste, vous
-m'écorchez, la peau s'arrache!» Et elle se tortille comme un serpent
-qu'on écrase.
-
-_Miss Coote_ (ricanant).--Au contraire, ma petite amie, c'est un vrai
-pansement que je vous applique. Et quand nous vous aurons enduite de
-bonnes plumes bien chaudes, je suis sûre que vous n'aurez jamais éprouvé
-tant de bien-être de toute votre vie.
-
-La cérémonie était aussi excitante qu'amusante. Mais comment décrire la
-confusion de la pauvre fille, lorsqu'elle se vit roulée sur une couche
-de duvet qui s'attacha au goudron dont elle était enduite. «Ah! Ah!
-hurla-t-elle, cela ne finira donc pas!»
-
-On en resta pourtant là; néanmoins, elle n'était pas au bout de ses
-peines. Chaque jour, pendant près de trois semaines, elle fut obligée de
-se trousser et d'exposer à nos regards son postérieur emplumé et subir
-notre inspection et nos remarques railleuses. J'ai à peine besoin de
-dire que, de ce jour, elle fut radicalement guérie de sa kleptomanie.
-
-Ne pensez-vous pas, ma chère Nelly, qu'on devrait bien essayer ma
-méthode avec les kleptomanes de notre temps.
-
-Votre bien affectionnée,
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE VIII
-
-
-Ma chère Amie,
-
-Il n'entre pas dans mes vues de vous raconter par le menu tous les
-petits incidents qu'occasionna la rigueur de ma discipline domestique et
-qui mirent maintes et maintes fois la verge en mouvement; je veux
-seulement, pour votre amusement, vous relater ceux dont j'ai gardé
-particulièrement le souvenir.
-
-La cure de Selina Richards me valut une réputation spéciale dans un
-cercle étendu de relations et d'amies. Je refusai toutefois de me
-charger de guérir d'autres mauvais sujets. Par contre, je m'occupai de
-fonder un club de dames exclusivement réservé aux adeptes de la fessée
-disciplinaire. Les réunions avaient lieu dans ma maison, où mes
-servantes ayant juré le secret agissaient comme membres en surnombre
-sans être toutefois sur un pied d'égalité avec les dames du Club.
-
-Le règlement imposant la plus absolue discrétion à tous les membres, les
-postulantes ne pouvaient avoir la moindre idée de ce qui les attendait
-lors de leur initiation aux mystères du «Rodney Club», comme nous
-l'avions baptisé. Notre but était de faire de nos séances de réception
-une occasion de nous délecter à voir l'effroyable humiliation des
-initiées en se sentant troussées, dépouillées, et exhibées pour la
-fessée devant les membres du Club.
-
-Mes anciennes camarades d'école, Laura Sandon, Louise Van Tromp, Miss
-Cécile Deben, Lady Clara Wawering et trois autres dames, outre Mlle
-Fosse et moi comme présidente et intendante, furent les premières
-adhérentes. Deux d'entre elles étaient mariées, mais nous convînmes
-qu'on ne les désignerait que par leur nom de jeunes filles.
-
-Lady Clara fut la première à solliciter l'admission d'une novice; une de
-ses soeurs cadettes, qui, disait-elle, avait un peu trop de propension
-pour les jeunes gens, comme elle s'était, à diverses reprises, comportée
-de façon très inconvenante, il serait fort piquant de la sermonner et de
-la fouetter.
-
-On fixa un soir pour son admission et personne ne manqua pour cette
-première séance de réception.
-
-Notre grande salle de punition était tendue tout autour de jolies
-tapisseries, ornée de nombreuses glaces, brillamment illuminée et
-décorée de plantes et de fleurs.
-
-Les dames du Club portaient toutes le même costume, c'est-à-dire un
-corset de soie bleue avec lacets rouges, un court jupon de tulle blanc
-ne descendant pas plus bas que le genou, de façon à montrer les jambes
-gantées de bas de soie et que faisaient encore mieux valoir de hautes
-bottines parisiennes. Tout le monde était ainsi court vêtu, les autres
-vêtements ayant été enlevés pour permettre toute liberté dans les
-mouvements et aussi pour dégager le cou et les seins des dames. Toutes
-jeunes, belles et ardentes étaient empourprées d'excitation anticipée;
-leur poitrine marmoréenne se soulevait d'émotion et un joli bouquet de
-roses coquettement niché entre les deux globes d'amour rehaussait encore
-la blancheur lactée de leur peau.
-
-Comme présidente, j'étais assise dans un fauteuil, assistée de chaque
-côté par quatre dames. Jane et Mary se tenaient debout derrière moi.
-
-On frappe à la porte. Lady Clara va ouvrir, et introduit sa soeur, Lady
-Lucrétia Wawering, âgée d'environ seize ans, brune, bien proportionnée,
-de taille un peu au-dessus de la moyenne; elle a de grands yeux pensifs
-de gazelle. Elle tient en main un joli bouquet et est vêtue tout de
-blanc.
-
-Elle s'avance avec assez d'assurance vers mon siège et me fait une
-profonde révérence. Lady Clara dit alors: «Permettez-moi, Madame la
-Présidente, et vous, Mesdames, de vous présenter ma soeur, Lady
-Lucrétia, qui désire devenir notre collègue.
-
-_La Présidente._--Lady Lucrétia, soyez la bienvenue dans notre
-confrérie. Etes-vous décidée à nous jurer le secret et à être initiée
-aux mystères de la verge?
-
-_Lady Lucrétia._--Oui, et à me soumettre à tous vos rites et règlements.
-
-_La Présidente._--Alors, déshabillez-vous pour revêtir notre tenue et
-vous répondrez sincèrement aux questions que je vais vous poser.
-
-Jane et Mary aident la novice à se déshabiller; elle rougit légèrement
-lorsque après que sa robe a été enlevée, on se dispose à faire de même
-pour le jupon. Elle se tourne alors vers moi et me dit: «On ne met
-sûrement pas les postulantes toutes nues, je suppose que je dois
-seulement changer de costume?»
-
-_La Présidente._--Si, parce que vous aurez à tâter de la verge avant de
-revêtir notre uniforme.
-
-_Lucrétia_ (devenant pourpre).--Oh! je ne m'attendais sûrement pas à
-cela! C'est d'une telle indécence!
-
-_La Présidente._--Dépêchons-nous! De telles remarques sont tout à fait
-déplacées! Soeur Lucrétia, vous avez déjà transgressé les règles en
-discutant mes ordres souverains et il en cuira à vos fesses.
-
-_Lucrétia_ (en proie à une grande confusion et la voix toute
-troublée).--Je vous en prie, laissez-moi m'excuser, je ne supposais pas
-que les membres fussent exposés aux châtiments et je pensais qu'elles
-s'amusaient à fouetter les enfants indigents que les écoles leur
-envoyaient pour être corrigés.
-
-_La Présidente._--Vous vous excuserez sous la verge. Nous avons bien
-autre chose à faire ici qu'à fouetter les derrières des enfants
-indigents; bien qu'il soit du devoir de tous les membres d'appliquer la
-discipline à la maison où dans tout autre endroit où ils exercent leur
-autorité.
-
-Lucrétia se tait; mais le pourpre de sa figure et les frémissements
-nerveux des coins de sa bouche attestent qu'elle redoute l'approche de
-la verge. Elle baisse les yeux d'un air contrit. Lorsqu'elle n'a plus
-que son pantalon, sa chemise, ses bas et ses bottines, elle est conduite
-vers l'échelle. La présidente et les dames l'accompagnent et
-l'entourent.
-
-_La Présidente._--Placez l'échelle presque verticale; ficelez ses
-poignets tout en haut et qu'elle ne touche le sol que par la pointe des
-pieds. Si elle ose gravir sans permission le premier barreau de
-l'échelle, ses fesses apprendront ce qu'il en coûte.
-
-Les larmes aux yeux, la victime, tremblante de honte et d'angoisse, crie
-en vain que la position ordonnée doit être trop pénible et demande
-grâce. Puis, lorsqu'elle sent sa chemise roulée sous ses aisselles et
-son pantalon rabattu en dessous de ses genoux, elle s'écrie: «Pitié!
-chère miss Coote, laissez-moi; il n'est pas possible que l'on soit aussi
-sévère envers une novice!»
-
-_La Présidente._--Je vous conseille de vous plaindre en vérité. Nous
-allons vous initier aux délicieux mystères de notre société, dont vous
-serez bientôt une des adeptes les plus enthousiastes.
-
-Elle prend alors des mains de Jane une belle verge nouée avec des rubans
-bleu et or et elle en cingle légèrement le derrière nu de la victime en
-lui disant: «Maintenant, priez-moi de vous fouetter convenablement et
-demandez pardon de votre ridicule résistance.»
-
-_Lucrétia_ (sérieusement effrayée et d'une voix tremblante).--Oh! Est-ce
-bien vrai? Est-il possible que je doive être cruellement fouettée?
-
-_La Présidente._--Tenez! En voilà la preuve, entêtée que vous êtes.
-C'est trop perdre de temps! Tenez! Tenez! Tenez!
-
-Chaque mot est accompagné de bons coups de verge dont les traces
-s'entrecroisent sur la surface des fesses, semant des roses à la place
-des lys. Et miss Coote continue: «Dans une minute ou deux, vous jugerez
-sans doute qu'il vaut mieux vous soumettre sans simagrées et demander
-pardon.»
-
-_La victime._--Ah! Ah! Oh la! Hola! c'est affreux! Oui! Oui! Je regrette
-ce que j'ai dit, mais la verge me cingle si fort qu'on ne mesure pas ses
-paroles. Oh! je vous en prie, pardonnez-moi... punissez-moi comme je
-l'ai mérité, Ah! Ah! Ah! miséricorde.
-
-En prononçant ses mots sans suite, elle se démène et se tortille sous
-les piquantes cinglades qui ont déjà marbré de pitoyable façon sa peau
-sensible et délicate.
-
-_La Présidente._--Très bien! Voilà comme il faut parler! Mais maintenant
-que vous allez être une des nôtres, il faut nous dire si vous avez un
-amoureux.
-
-Un coup plus cinglant que les précédents ponctue cette question. La
-victime rugit: «Ah! Ahhh! Oh! C'est horrible. On dirait une lame
-brûlante qui me déchire la peau. En vérité, je n'ai pas d'amoureux...
-s'il est interdit d'en avoir.»
-
-Mais, comme elle pose instinctivement les pieds sur le premier barreau
-de l'échelle pour soulager la tension pénible de ses poignets, elle
-reçoit en travers des mollets une furieuse cinglade qui la fait hurler
-de plus belle.
-
---Comment osez-vous, Mademoiselle, bouger sans permission, lui crie la
-présidente en lui administrant une volée de coups de verges sur les
-jambes et sur les fesses, la faisant danser sous cette avalanche comme
-un canard sur une plaque brûlante. «Là! Je pense que vous allez
-maintenant rester en place! Revenons à ma question», continue miss
-Coote, «si vous n'avez pas d'amoureux pour le moment, vous en avez eu
-avant?»
-
-_Lucrétia._--Oh! Oh! Mon pauvre derrière! Oh! Oui... Ah! Ah! j'en ai eu
-un... mais Oh! Oh! je l'ai quitté il y a six mois! Ah! Pitié! Ne me
-fouettez plus si vous voulez que je puisse vous répondre!
-
-_La Présidente_ (sans cesser d'appliquer la verge).--Encore cette
-chanson, soeur Lucrétia. Vos jolies fesses rouges apprécient sans doute
-cette petite régalade, sans quoi vous ne me provoqueriez pas par vos
-ridicules observations. Que dites-vous de cela? Et de cela? N'est-ce pas
-que cela cingle comme il faut? Racontez-nous quelque chose sur cet
-amoureux, s'il vous plaît!
-
-_Lucrétia._--Mes poignets sont ankylosés et mon derrière... Oh! mon
-derrière me cuit, me brûle... Non! Arrêtez... Vous voulez savoir... sur
-mon amoureux... eh bien... je l'ai quitté parce qu'il avait été
-inconvenant avec moi.»
-
-_La Présidente._--Dites-vous vrai, soeur Lucrétia, c'est un point
-capital pour vous. Nous appelons la verge le sceptre de la vérité, car
-il n'y a rien de tel pour faire confesser la vérité. Que vous a donc
-fait votre amoureux? Criez tant que vous voudrez, si cela vous soulage,
-cela nous amusera de vous entendre.
-
-_Lucrétia._--Ah oui! Je crie malgré moi. Vous m'avez si cruellement
-fouettée! Et bien, il a voulu prendre des libertés avec moi et a eu
-l'audace de fourrer la main sous mes jupons. Voilà tout! Ah! Assez!
-Pitié! Vous ne me laissez même pas le temps de respirer!
-
---Etes-vous certaine que cela est bien vrai, fait alors la présidente en
-se reposant un peu.
-
-Lucrétia, croyant être enfin au bout de son épreuve, répond bien vite:
-«Tout à fait vrai, chère miss Coote, voilà ce qu'il a osé me faire!»
-Elle éprouve alors dans certaines régions intimes une sorte de chaleur
-voluptueuse et, sous cette impression, ferme les yeux, tandis qu'un
-sourire de sensualité décèle la voluptueuse émotion qu'elle éprouve.
-
-_La Présidente._--Que signifie ce sourire langoureux, soeur Lucrétia. Il
-me semble que vos fesses frissonnent d'émotion. Ma question sur votre
-amoureux vous a-t-elle rappelé de plaisants souvenirs? Allons,
-dites-nous toute la vérité. Vous nous en avez sûrement caché la moitié.
-
-Et elle accompagne ces derniers mots d'une soudaine volée de coups de
-verges qui, cette fois amènent le sang à la surface de la chair.
-
-_La victime._--Ah! Ahhh! C'est trop de barbarie! Juste quand je pensais
-être au bout de mes épreuves et que j'éprouvais une chaleur exquise à
-mon derrière. Non vraiment, je ne pensais plus à mon amant!
-
-En disant ces derniers mots, elle baisse les yeux et rougit comme une
-pivoine.
-
-_La Présidente_ (sévèrement).--Ainsi vous persistez dans vos mensonges?
-Sachez que nous sommes au courant de ce qui s'est passé entre le jeune
-Aubrey et vous. Allons, la vérité et vivement, sinon je découpe des
-lanières dans la chair de vos fesses. N'essayez pas de nous tromper.
-Nous connaissons les effets de la verge et les douces sensations qu'elle
-procure.
-
-Tout en parlant, la présidente fait siffler la verge sur les
-malheureuses fesses où elles dessinent de longs sillons entrecroisés.
-S'excitant à sa besogne, la fouetteuse semble éprouver à chaque coup
-qu'elle applique, une sensation exquise. Les cris et les supplications
-de Lucrétia sont une délicieuse musique pour elle et pour les
-spectatrices qui ne dissimulent pas leur voluptueuse émotion. La victime
-hurle de souffrance, elle se tortille et contorsionne ses fesses et tout
-son corps, sans souci de la décence sous la furieuse correction dont on
-la gratifie.
-
-Les assistantes ont, tout d'abord, observé la scène avec la plus stricte
-attention, mais, peu à peu, leur sang circulant plus fort dans leurs
-veines amène à leurs joues une rougeur intense, et, bientôt, sous une
-commune impulsion, les huit dames, Jane et Mary comprises, prennent
-chacune une longue verge faite de brins souples fraîchement cueillis et
-forment un cercle autour de la présidente qui continue à flageller la
-victime sur son échelle. Chacune relève ses jupes sous son bras et
-s'expose entièrement nue depuis la taille jusqu'aux genoux; c'est un
-délicieux bouquet de blanches fesses rebondies, de cuisses nerveuses, de
-mollets cambrés rehaussés de bas de soie, de jolies jarretières,
-d'élégants souliers à boucles ou de hautes bottines; les ventres
-impudemment étalés s'ornementent de toisons aux nuances variées, brun,
-roux, châtain ou blond. Et sans tarder, la danse commence. Sur les
-fesses blanches et fraîches les verges mettent bientôt une teinte rose,
-chacune s'évertue de son mieux à rendre au postérieur placé devant elle
-les cinglades que le sien reçoit. Des éclats de rire, des cris perçants,
-des exclamations éveillent les échos de la salle, les bras se lèvent et
-s'abaissent avec ardeur! Cette scène lascive se prolonge pendant trois
-ou quatre minutes. A ce moment, sous la verge de la présidente, la
-victime tombe en défaillance; ses cris sont devenus des sanglots, puis
-ils s'atténuent peu à peu; elle s'évanouit; sa tête se renverse en
-arrière et son derrière n'offre plus qu'une surface à vif d'où le sang
-suinte et ruisselle sur la chair blanche des cuisses.
-
-La présidente jette alors sa verge hors de service. «Allons, mesdames,
-dit-elle, cessez vos ébats, et aidez-moi à la ranimer. Elle reviendra
-bien vite à elle. Vos jolis culs sont ravissants à voir. Je veux faire
-partie du prochain cercle que l'on formera.
-
-La victime est détachée de l'échelle. Sous l'action de l'eau fraîche, de
-sels médicinaux, et d'un large éventail, elle se ranime peu à peu. Ses
-yeux s'entr'ouvrent et elle regarde autour d'elle d'un air égaré: «Où
-suis-je, balbutie-t-elle à voix basse, quel joli rêve!» Puis, comme on
-lui a fait prendre un vigoureux cordial, elle s'écrie: «Ah oui! Je m'en
-souviens! Oh mon pauvre derrière, comme il me fait mal! Elle frotte
-alors ses fesses de ses deux mains et voyant qu'elles sont toutes
-couvertes de sang, elle sanglote nerveusement: «Quel monstre que cette
-miss Coote! Comme elle a l'air de se délecter de mes tortures! Ah! si
-jamais je tiens son derrière sous ma verge, elle s'en souviendra.»
-
-Un bruyant éclat de rire accueille cette menace et nous nous délectons
-toutes de la honte et de la confusion de la pauvre Lucrétia.
-
---Allons, soeur Lucrétia, lui dis-je alors du courage! Il ne vous reste
-plus à faire que ce que nous appelons l'ascension de l'échelle. Un jour
-ou l'autre, vous pourrez prendre sans doute votre revanche. En
-attendant, vous allez voir si Louise Van Tromp est aussi sévère que moi,
-et vous apprécierez sans doute sa façon de manier la verge sur vos
-fesses écorchées. Tenez, Jane, je crois qu'elle est à point pour la
-seconde partie de la punition.
-
---Oh! vous pouvez vous fier à moi pour la faire danser comme il faut,
-dit alors Louise Van Tromp; elle n'est pas à la moitié de sa confession.
-En disant cela, elle brandit et fait souffler une belle verge neuve aux
-oreilles de la victime qui manifeste une véritable terreur.
-
-Tandis que les larmes ruissellent sur ses joues, elle s'écrie d'une voix
-coupée de sanglots: «Non! non! assez! C'est horrible! N'aurez-vous pas
-pitié de moi? Voyez comme mon derrière est déjà lacéré; je ne veux plus
-que vous y touchiez! Non! vous ne me remettrez plus sur cette affreuse
-échelle.» Et comme Jane essaie de l'entraîner vers l'instrument, elle se
-débat et veut fuir du côté opposé.
-
-Voyant cela, Louise lui applique en travers des épaules un formidable
-coup de verge: «Qu'est-ce qui vous prend? voulez-vous vous laisser faire
-et vous dépêcher, ou gare à vos épaules?» lui crie-t-elle en examinant
-d'un oeil satisfait les longues marques rouges que la verge a tracées
-sur les blanches épaules de la victime.
-
---Aïe! aïe! oui! oui! j'obéis, gémit-elle en tendant à Jane ses deux
-poignets qui sont vivement ligotés.
-
---Très bien, fait Louise, et maintenant, montez les barreaux de
-l'échelle, mais un par un seulement, au fur et à mesure que j'appellerai
-son numéro, en commençant par le bas, et faites attention de ne pas en
-monter deux à la fois, ou il faudrait tout recommencer. Allons, nous y
-sommes... Un! Ce mot est accompagné d'un coup furibond sur les fesses de
-la pauvre fille.
-
---Ahhh! hurle-t-elle en sentant la verge s'enfoncer dans la chair à vif;
-elle a soin, néanmoins, de ne gravir qu'un échelon.
-
-Louise décrit en l'air des moulinets avec la verge, en disant: «Pas mal,
-en vérité, attention, attention.» Et quand elle a ainsi tenu Lucrétia
-dans l'angoisse, elle compte «deux» et «trois», ponctuant chaque coup
-d'un nouveau coup de l'instrument, en laissant entre eux un intervalle
-suffisant pour que la victime en éprouve le torturant effet.
-
-A chaque assaut, Lucrétia répond par un cri perçant et articule
-douloureusement: «Ah! c'est atroce! La peau de mon derrière se fend, je
-sens que je suis toute déchirée.»
-
---J'en suis charmée, riposte vivement Louise, en regardant
-triomphalement les assistantes. «Allons, continuons... et, après avoir
-décrit de nouveaux moulinets, la verge retombe violemment sur les
-chairs. «Quatre! cinq!» Chaque coup arrache du sang de la peau meurtrie.
-Les spectatrices contemplent la scène avec avidité.
-
-Le pied de Lucrétia a glissé sur un échelon, mais elle se reprend
-vivement avant que Louise ait pu noter son erreur. «Encore deux!»
-soupire-t-elle, calculant les échelons qui restent à gravir.
-
---Les cuisses droites, de façon à bien exposer votre cul, lui dit
-Louise, en tapotant de la verge le minet que cette position presque
-horizontale met en saillie. Puis, «six! sept!» Ces deux derniers coups
-sont appliqués encore plus fort, mais la victime n'a pas bronché, et
-d'unanimes bravos saluent son énergie. Jane profite de sa position pour
-attacher les chevilles de la patiente qui se trouve fixée dans la
-position la plus favorable pour une nouvelle flagellation.
-
---Merci, Jane, vous avez une excellente idée, fait Louise. Eh bien,
-soeur Lucrétia, il faut nous raconter tout ce qui s'est passé entre vous
-et le jeune Aubrey. Miss Coote ne vous en a pas fait confesser la
-moitié.
-
-Et elle caresse les fesses tendues de petits coups de verges. Écorchée
-comme est Lucrétia, ces légers coups lui sont néanmoins pénibles, car
-une grimace de souffrance crispe ses traits.
-
---Oh! oh! je vous en supplie! fait-elle, ne recommencez pas! Je vous ai
-dit qu'il avait pris des libertés avec moi. Que puis-je vous dire de
-plus? Oh! oh! ne me touchez pas, le moindre contact de la verge me fait
-un mal affreux.
-
---Alors, petite obstinée, répond Louise, pourquoi persistez-vous à ne
-pas dire toute la vérité? Ne l'avez-vous pas encouragé?
-
-Cette question est accompagnée de petites cinglades qui, bien que
-bénignes, en comparaison des précédentes, n'en font pas moins tortiller
-le malheureux derrière à vif dans sa fatigante position.
-
-Abreuvée de honte et de confusion, la figure empourprée à l'idée que
-tant d'yeux sont braqués sur elle, Lucrétia implore lamentablement:
-«Épargnez-moi, pitié! fait-elle. Puisque vous savez tout, n'insistez
-pas! Rendez-vous compte de mes souffrances! Songez combien est pénible
-une semblable confession! Ahh!! Faut-il que vous soyez barbares pour
-vous repaître ainsi de ma honte et de mes tortures.»
-
---Bah! bah! fait Louise, ce n'est pas si terrible que cela. Il faut bien
-souffrir quelque chose pour être des nôtres. Vous assisterez vous-même à
-une scène semblable quand nous recevrons une nouvelle novice. Mais vous
-me faites perdre mon temps. Allons! Avouez! avouez! avouez! Et trois
-nouveaux coups font gigoter le malheureux postérieur.
-
---Aïe! ah! ah!! Je vais encore m'évanouir! Il me semble qu'on me cingle
-la chair avec des fers rouges! fait Lucrétia d'une voix déchirante. Ah!
-je vous ai dit qu'il m'a séduite, et... et... je l'avoue, je n'ai pas
-résisté comme j'aurais pu. J'avais envie de goûter les douceurs de
-l'amour, et tout à l'heure, la verge de votre présidente m'a rappelé ces
-exquises sensations. Quand je me suis évanouie, j'ai cru, dans mon rêve,
-me retrouver dans les bras de mon amant.
-
---A la bonne heure fait Louise, en gratifiant encore Lucrétia de
-quelques coups de verges. Nous touchons à la vérité. Mais vous
-prévariquez encore et essayez d'atténuer votre culpabilité. Voyons,
-est-ce lui qui vous a violentée ou vous qui l'avez débauché?
-
---Arrêtez, arrêtez! laissez-moi parler! fait la néophyte. Je l'ai aperçu
-endormi, étendu dans un coin écarté de notre jardin. Il dormait si fort
-que je n'ai pas pu l'éveiller, mais je me suis rendu compte ensuite
-qu'il feignait seulement de dormir. Remarquant une forte saillie dans sa
-culotte, je la touchai du doigt, me demandant ce que c'était. La chose
-se mit alors à grossir et à se soulever et elle devint, sous l'étoffe,
-raide comme un bâton; mon sang bouillait; je ne sais pas bien comment
-cela a pu se faire, mais au moment où il ouvrit les yeux, me regardant
-en riant, j'avais dans la main son gros engin tout raide. Il se dressa,
-s'élança sur moi et, profitant de mon trouble, il triompha de moi sans
-difficultés. Mais pareille chose arrive tôt ou tard à toutes les filles
-amoureuses. A présent que je vous ai tout dit, ayez pitié de moi, et
-délivrez-moi!
-
-On dénoue alors ses liens, on lui prodigue les plus affectueux baisers
-et on la proclame membre du Lady Rodney's Club.
-
-Toute meurtrie, la pauvre fille se lamente sur son postérieur à vif:
-«Oh! oh! fait-elle piteusement, je vais être des semaines avant de
-pouvoir m'asseoir sans souffrance. Oh! vous pouvez m'embrasser, après
-m'avoir traitée avec une pareille barbarie! Si seulement je pouvais vous
-amener Aubrey et lui donner une bonne cinglée, il ne l'aurait pas
-volée!»
-
-Nous éclatâmes de rire à cette sortie, et lui déclarâmes que nos règles
-s'opposaient à l'admission de membres mâles dans notre club.
-
-Vous verrez, dans ma prochaine lettre à quel subterfuge Lucrétia eut
-recours pour arriver à ses fins.
-
-Je suis, chère Nelly, votre affectionnée
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE IX
-
-
-Ma chère amie,
-
-Les novices ne montraient pas beaucoup d'empressement à poser leur
-candidature au Lady Rodney's Club. Pourtant, trois semaines après la
-séance décrite dans me dernière lettre, Lucrétia vint me voir, très
-affairée, pour m'annoncer que Maria Aubrey, la soeur de son amant,
-désirait se joindre à nous; elle me demanda de fixer le jour de son
-admission.
-
-Comme la postulante n'était pas de mince importance, qu'elle appartenait
-à une très aristocratique famille, je ne fis pas d'objections;
-j'exprimai ma satisfaction de cette recrue pour notre confrérie, et
-fixai à huitaine le jour de son admission.
-
-Quand je fis part de la chose à Lady Clara, lui demandant si elle
-connaissait la jeune personne, elle me répondit que non, car celle-ci
-avait été pendant plusieurs années dans une pension en Allemagne et
-venait seulement de rentrer dans sa famille.
-
-Je ne vis pas Lucrétia jusqu'au jour fixé; elle arriva exactement à sept
-heures avec sa protégée; celle-ci était un peu plus grande qu'elle,
-assez mince; elle avait de beaux yeux bleus; pour la circonstance, elle
-était habillée tout de blanc. C'était, dans l'ensemble, une jolie fille,
-à l'aspect tranquille, si ce n'est l'expression singulièrement mobile de
-ses yeux qui regardaient partout et semblaient s'intéresser à tout.
-
-Nous étions toutes présentes. J'occupais, comme d'habitude, mon siège de
-présidente, entourée des autres dames. Lady Lucrétia, présentant
-aussitôt la novice, la prit par la main, la conduisit devant moi, et,
-après que toutes deux se furent inclinées, elle dit: «Permettez-moi,
-chère Miss Coote, et vous, mesdames, de vous présenter Miss Maria
-Aubrey, une de mes bonnes amies, qui désire faire partie de notre
-société.»
-
-J'ouvris la séance et voici comment se passa la cérémonie:
-
-_La Présidente._--Miss Maria Aubrey, consentez-vous à vous soumettre à
-nos formalités d'initiation et jurez-vous de vous conformer au règlement
-institué par l'unanimité de nos membres.
-
-_Maria._--Oui, je désire vivement être admise. On reçoit tellement la
-verge en Allemagne que je suis devenue fanatique de son emploi.
-
-_La Présidente._--Nous enregistrons votre adhésion et maintenant, il
-faut vous déshabiller et prendre l'uniforme de rigueur que nous vous
-avons préparé.
-
-La novice rougit et semble ne plus savoir que dire. Lucrétia paraît
-jouir énormément de son embarras. Elle murmure quelque chose à l'oreille
-de Clara qui le transmet à Mlle Fosse, qui m'en fait part: Notre novice
-n'est pas Maria Aubrey, mais bien son frère Frank, l'amant de Lucrétia,
-à qui elle a conseillé de se faire passer pour sa soeur, mais sans lui
-dire ce qui allait arriver, de sorte que celui-ci était stupéfait
-d'avoir à se déshabiller devant nous.
-
-J'avoue que je fus furieuse en apprenant cette invention de Lucrétia,
-mais sur le conseil que me glissa à voix basse Mlle Fosse, je continuai
-comme si de rien n'était. Venez, soeur Maria, lui fis-je, commencez à
-vous déshabiller. Jane et Mary, assistez mademoiselle.
-
-_Maria._--Oh! non! non! je ne veux pas que l'on me déshabille,
-j'ignorais que cela fût obligatoire; donnez-moi les vêtements si vous
-voulez, je me retirerai dans une autre pièce pour les mettre, mais pas
-devant vous, je ne veux pas.
-
-Et, rougissant de plus en plus, elle repousse les deux servantes qui
-s'avançaient vers elle.
-
-_La Présidente._--Vous violez déjà le règlement! Déshabillez-vous de
-suite, ou vous allez recevoir la verge sans miséricorde, et nous verrons
-si vous l'aimez tant que cela.
-
-_Maria._--Ah! excusez-moi! mais... mais... vous comprendrez facilement
-que je n'ose pas me déshabiller devant tant de monde.
-
-Je prends alors une formidable verge, formée d'une bonne poignée de
-brins longs et souples, solidement réunis par d'élégants rubans bleus et
-rouges. Je fais un signe. Jane et Mary, assistées par quatre ou cinq
-dames foncent sur la victime, la poussent vers l'échelle, et, en dépit
-de ses secousses désespérées, lui lient chevilles et poignets avec des
-cordes qui sont fixées à l'échelle. Miss Maria se trouve ainsi
-complètement à notre merci, avant même qu'elle se soit rendu compte de
-ce qui lui arrive.
-
-_La Présidente_, s'avançant, verge en main vers la victime: «Ah! ah!
-vous êtes, je le vois, une obstinée! Allons, mesdames, dépouillez-la de
-suite de son costume, enlevez-lui ses jupons; plus vite nous
-commencerons à l'initier, mieux cela vaudra.»
-
-Tout le monde se met à l'ouvrage. Écarlate de honte, la victime crie:
-«Ah! oh! je vous en prie, ne me déshabillez pas! J'ai été trompé! Je ne
-suis pas du tout une demoiselle! ne me mettez pas nu!» Et des larmes de
-mortification coulent le long de ses joues.
-
-_La Présidente_, d'un ton impératif: «Arrêtez! qu'est-ce que vous êtes,
-alors? un homme ou une hermaphrodite?»
-
-Un éclat de rire général accueille cette question. Voyant que
-l'interpellé reste muet de confusion, tout le monde s'écarte. «Allez,
-Miss Coote, allez! donnez à cet impudent gaillard un avant-goût de votre
-verge. Il faut qu'il avoue tout et jure de garder le secret ou on le
-fouettera jusqu'à ce que mort s'ensuive.
-
-_Le Prisonnier._--Mon Dieu! dans quel guêpier suis-je tombé! Ces
-monstres de femmes vont m'assassiner! Ah! lâchez-moi et je jure de ne
-jamais rien raconter!
-
-_La Présidente._--Nous avons le temps de causer de cela. Ne croyez pas
-vous tirer à si bon compte de votre impudent complot avec Lady Lucrétia!
-Chacun de vous va être bien fouetté sous les yeux de l'autre. Vous ne
-serez point choqués de voir réciproquement vos fesses; nous savons que
-ce n'est pas la première fois que vous vous les montrerez. Jane,
-préparez soeur Lucrétia pour la punition. Il verra ainsi ce qui l'attend
-lui-même.
-
-_Lucrétia._--Ah! non! j'ai voulu seulement lui faire une petite
-plaisanterie. Vous savez que j'avais très envie de le fouetter et je
-n'avais pas d'autre moyen de m'y prendre!
-
-_La Présidente._--C'est possible, Miss! Nous aurons égard à cela, et
-peut-être vous permettra-t-on de donner vous-même le coup de grâce à ses
-fesses. En attendant, Jane, mettez le derrière de miss Lucrétia dans le
-pilori à traverses.
-
-Abandonnant le jeune homme étroitement ligoté à l'échelle, les dames se
-saisissent de son amante qui juge toute résistance inutile. Quelques
-instants après, Frank a le plaisir de contempler son derrière rose et
-joufflu et ses cuisses nerveuses émergeant des deux traverses de bois
-dans lesquelles elle est fixée de telle sorte que seule la partie
-inférieure de sa personne est visible.
-
-_La Présidente._--Mademoiselle Fosse, veuillez administrer à notre
-collègue le châtiment qu'elle a mérité pour l'offense grave faite au
-club en y introduisant un homme.
-
-_Mlle Fosse_ (armée d'une forte verge fraîchement cueillie).--Je ne
-crois pas que cette impudente pécore ait été assez fessée lors de son
-admission, sans quoi l'endolorissement de son derrière lui aurait donné
-à réfléchir.
-
-Alors, vzz! vzz! vzz! vzz! quatre coups lentement et énergiquement
-appliqués ponctuent ces paroles, et Mlle Fosse poursuit: «Comment
-trouvez-vous cela? Mon bras est-il plus ou moins vigoureux que celui de
-Miss Coote?»
-
-Comme les coups continuent à lui marbrer les fesses avec une vigueur et
-une précision remarquables, Lucrétia saute sur une jambe et sur l'autre
-et pousse des cris perçants: «Oh! oh! arrêtez! je demande pardon!
-dit-elle, je croyais réellement qu'un jeune homme serait une précieuse
-recrue pour le club. Oh! ah! pas si fort! vous m'écorchez vive! c'est
-atroce!
-
-Ces plaintes n'ont rien d'excessif, car de longues marques rouges
-sillonnent les fesses meurtries.
-
-_Mlle Fosse._--Il faut que je me dépêche, car cela prendra un certain
-temps pour punir maître Frank. Je pense qu'il se délecte du tableau de
-votre châtiment. Est-ce que c'est aussi bon que la dernière fois? Vous
-nous ferez savoir quand vous ressentirez ces sensations voluptueuses que
-vous avez éprouvées ce jour-là.
-
-Tout en parlant, elle cingle sans trêve Lucrétia sur toute la surface
-des fesses étalées; elle fait pénétrer la pointe des verges en dedans
-des cuisses écartées et sur le minet à découvert. Et pendant ce temps,
-Frank dévore des yeux le postérieur de sa maîtresse; chaque coup qui
-vient marbrer les fesses semble se communiquer à lui et le fait
-frissonner, il n'a jamais éprouvé pareille sensation; c'est un délicieux
-régal pour sa sensualité.
-
-Mlle Fosse continue à s'en donner à coeur joie et applique si fort la
-verge que le sang commence bientôt à pointer sur les fesses et les
-cuisses de Lucrétia. La pauvre fille se plaint douloureusement et pousse
-des cris nerveux: «Oh! oh! je m'évanouis! je succombe!» etc. Ses cuisses
-et ses fesses se contorsionnent en même temps de la plus bizarre façon.
-
-Alors la Présidente intervient, verge en mains et dit: «Je suppose que
-maître Frank a hâte de goûter à son tour aux délices de la verge.
-Épinglez-lui sa chemise aussi décemment que possible, je désire
-seulement découvrir son derrière et je ne tiens pas à ce que le devant
-soit exposé à notre vue.»
-
-Frank était si absorbé à contempler l'intéressant tableau de Lucrétia
-fouettée qu'il ne s'aperçut pas qu'on épinglait sa chemise à ses
-épaules. Un formidable coup de verge sur les fesses le rappela soudain
-au sentiment de sa propre situation. Il sursauta et se mordit les
-lèvres. Les larmes lui montèrent aux yeux et son visage devint
-brusquement écarlate. Vigoureusement maniée, la verge retomba
-successivement dix fois; les coups résonnèrent sur sa chair, mais aucun
-cri ne trahit sa souffrance et la rougeur de sa figure témoigna
-seulement de l'intense humiliation qu'il éprouvait.
-
-_La Présidente._--Je vous ferai bien demander pardon, monsieur.
-Oserez-vous nous insulter encore en vous glissant parmi nous déguisé en
-femme?
-
-Un formidable coup, qui amène le sang aux fesses accompagne cette
-question.
-
-Frank, qui aurait honte de crier devant cette assistance féminine,
-s'efforce de supporter courageusement l'épreuve; il serre les fesses et
-se mord les lèvres jusqu'au sang.
-
-_La Présidente._--Vous êtes têtu! tant mieux! Cela n'en sera que plus
-drôle pour nous, mon garçon. Voulez-vous demander pardon et jurer de ne
-jamais raconter cette équipée à personne?
-
-La verge s'abat en même temps à toute volée, lacérant la chair.
-
-_Frank._--Ah! ah! au secours! c'est horrible!! Ah! mesdames, ne
-m'assassinez pas! Ahh!
-
-_La Présidente_, sans lui laisser un instant de répit et frappant d'un
-bras inlassable: Reviendrez-vous encore, mauvais garnement? Allez-vous
-nous jurer le secret?
-
-Les cris de Frank, les sanglots de Lucrétia, la vue de ces deux paires
-de fesses piteusement accommodées, excitent les assistantes au-delà de
-toute expression. Chacune s'empare d'une verge, et la Présidente et
-Mademoiselle s'étant retirées, elles apaisent à tour de rôle leur
-excitation sur le fessier des deux victimes.
-
-Elles s'aperçoivent bientôt que Lucrétia défaille et paraît insensible à
-la souffrance, en proie à une sorte de stupeur léthargique. Elles la
-délivrent de ses liens, la réconfortent et la raniment peu à peu.
-
-Quant à Frank, qui, depuis plusieurs minutes, a imploré son pardon et
-demande à grands cris de prêter le serment exigé, on reçoit bien son
-serment, mais les conjurées éclatent d'un rire sardonique quand il
-demande piteusement qu'on le délivre et qu'on lui permette de s'en
-aller: «Ha!! ha!» lui fait-on de toutes parts! Il pensait en être déjà
-quitte! Il devrait pourtant être content de passer par les mains de
-Lucrétia, aussitôt qu'elle sera remise!
-
-_Frank._--Tout ce qui arrive est de sa faute. Je ne serais jamais venu,
-si elle ne m'avait assuré d'une chaleureuse réception.
-
-_La Présidente._--Précisément! Vous ne pouvez pas dire que vous n'en
-avez pas eu une! Mais elle sera encore plus chaude avant que vous ne
-vous en alliez!
-
-Après avoir avalé un cordial énergique, Lucrétia, les yeux brillants,
-déclare qu'elle est prête à exécuter ce qu'on attend d'elle. On lui tend
-une belle verge et elle se met en position pour fouetter son amant,
-selon la méthode de Louise Van Tromp. Elle fait siffler la verge
-au-dessus de la tête de Frank et lui crie d'un air indigné: «Alors, vous
-osez insinuer que c'est moi qui vous ai engagé à venir ici?»
-
-_Frank._--Oh! Lucrétia! Aurez-vous le coeur de prolonger mes tortures,
-maintenant que j'ai juré tout ce qu'on a voulu?
-
-Lucrétia baisse son bras levé, et la verge s'abat avec force sur le
-derrière de Frank qui se tortille de façon comique. «Vous maintenez
-cette insinuation! crie-t-elle, alors, tenez! tenez! tenez!»
-
-Les coups se succèdent avec une violence croissante. Lucrétia s'excite à
-frapper; il semble que le sang bouillonne dans ses veines: «Direz-vous
-aussi, continue-t-elle, que ce n'est pas vous qui m'avez séduite? Toutes
-ces dames sont fixées sur votre infâme conduite envers moi!
-
-_Frank._--Oh! oh! Cela ne finira donc pas! Ah! que je sois pendu si
-j'avoue cela! Voyons, vous savez pourtant bien que c'est vous qui avez
-pris dans votre main mon... ma...
-
-_Lucrétia._--Ne nommez pas cet objet répugnant! Et surveillez votre
-langue de vipère; si vous m'échauffez la bile, tant pis pour vous!
-
-La verge va des épaules aux fesses que Lucrétia examine après chaque
-coup pour voir les nouveaux ravages qu'elle a causés.
-
-Le pauvre Frank, qui a perdu sa perruque en se démenant trop fort, a
-l'air un peu plus viril, c'est un très joli garçon, bien membré, mais
-son derrière n'est naturellement pas aussi rebondi que celui d'une femme
-de sa corpulence.
-
-Excitée, échauffée par la flagellation qu'elle a eu elle-même à subir,
-Lucrétia frappe comme une furie: «Voyez! voyez! crie-t-elle, cette
-horrible chose que je ne veux pas nommer est toute raide et fait une
-énorme bosse sous sa chemise, devant son ventre; c'est impossible de
-cacher cette saleté.
-
-Au lieu de la cacher, il semble que Lucrétia cherche à la faire voir,
-car, en frappant sans merci, elle s'arrange pour déranger la chemise et
-la retrousser si bien que l'assistance aperçoit à tout instant le
-formidable engin long de six à sept pouces, qui se dresse au bas du
-ventre, émergeant d'une touffe de poils noirs et bouclés. Saisi d'une
-sorte de frénésie érotique, le jeune homme roule des yeux blancs, et, à
-chaque coup, tortille les fesses et pousse le ventre en avant;
-évidemment la honte et la souffrance s'effacent sous l'acuité de ses
-sensations voluptueuses. La fouetteuse n'est pas moins troublée que lui.
-La vue des fesses écorchées se trémoussant de façon lubrique, accroît
-son ardeur: «Ah! crie-t-elle, non seulement il essaie de me rendre plus
-inconvenante que lui, mais voyez de quelle façon cynique il s'expose à
-nous!»
-
-Pour mieux ponctuer sa remarque, elle cingle d'un coup vif le membre
-indécemment dressé et elle recommence à plusieurs reprises sans lui
-faire perdre de sa rigidité; mais sous cette cinglade affreusement
-piquante, le malheureux Frank rugit: «Oh! mon Dieu! mon membre va
-éclater, c'est effroyable et cela me procure une délicieuse sensation.
-Ah! ahh! ahh!! c'est trop!» Et il reste les yeux levés au ciel, les
-lèvres tremblantes, saisi d'on ne sait quelle troublante émotion.
-
-Lucrétia a suspendu quelques instants la correction; mais soudain, elle
-rappelle son amant à la question par deux ou trois terribles cinglées
-sur ses fesses à vif: «Ne vous endormez pas, monsieur et causons, s'il
-vous plaît! Je pense que vous allez retirer vos honteuses insinuations
-contre moi! Avez-vous, oui ou non, profité de mon trouble quand je vous
-ai vu étalant votre membre dans le jardin? Mais répondez donc! Une
-demi-douzaine de coups de verge suit cette question; le sang commence à
-couler des fesses sur les cuisses du malheureux.
-
-Revenu à lui, celui-ci, tout confus de savoir que l'assistance a vu son
-membre viril en pleine érection, se tord sous les coups et répond d'une
-voix entrecoupée de larmes: «Ah! démon! abominable créature! Elle m'a
-prodigué les plus voluptueuses caresses, elle m'a juré un éternel amour
-et aujourd'hui, elle se délecte à me martyriser. Ah! Miss Coote!!
-mesdames! délivrez-moi de ses griffes! Ayez pitié de moi!
-
-_Lucrétia._--Pas encore! Infâme suborneur! retirez vos honteuses
-allégations sur mon compte, ou je vous enlève la peau du derrière!
-
-_Frank._--Comme c'est mal à vous, Lucrétia, de me forcer à dire un
-mensonge! Oh! mon Dieu! quoi faire? Ah! que se passe-t-il en moi?
-
-Sous l'averse de cinglades dont sa maîtresse lui lacérait le postérieur,
-le jeune homme retrouvait évidemment le trouble lascif qu'il avait déjà
-éprouvé.
-
-_Lucrétia._--Vos cris sont délicieux! Je m'en délecte d'autant plus que
-nous nous adorons l'un et l'autre. Allez-vous... allez-vous...
-allez-vous... avouer que... vous avez... menti? ah! vous me faites
-passer auprès de ces dames pour un monstre d'indécence! Etes-vous donc
-sourd? Attendez, je vais vous faire entendre.
-
-Et la verge se dirige juste dans la raie des fesses atteignant les
-parties les plus sensibles et les plus délicates.
-
-_Frank_ semble sur le point de s'évanouir sous cette nouvelle torture et
-s'écrie: «Oh! oh! mon Dieu! tuez-moi tout de suite, je souffre trop!»
-
-_Lucrétia._--Tant pis pour vous. Pourquoi vous obstinez-vous à me
-refuser la satisfaction que vous me devez? Pourquoi prétendez-vous que
-je veux vous imposer un mensonge, vilain gredin? Je vous ferai mourir
-sous la verge si vous ne rétractez pas vos infâmes calomnies.
-
-Et la verge marche toujours, s'abattant dans les recoins les plus
-délicats.
-
-_Frank._--Ah! atroce! que faut-il donc que je dise? ah! oui! toutes ces
-histoires sur notre compte sont fausses. Nous n'avons jamais rien fait
-d'inconvenant ni l'un ni l'autre.
-
-Le malheureux a proféré ces paroles sans savoir ce qu'il dit et dans le
-seul but de mettre un terme à son supplice. Mais Lucrétia n'est pas
-satisfaite et manifeste son mécontentement par un coup formidable, qui
-arrache aux fesses de nouvelles gouttes de sang. «Que nous chantez-vous
-là, monsieur? s'écrie-t-elle. Qui vous demande d'aller d'un extrême à
-l'autre? Avouez simplement que vous avez abusé de mon trouble et de ma
-frayeur. Vous ne savez donc plus ce que vous dites? Ma parole, je ne
-comprends pas qu'après vous avoir si bien attiré le sang aux fesses, il
-vous monte encore à la tête!
-
-_Frank._--Ah! oui! ah! oui! je me souviens, maintenant! J'ai fourré mes
-mains sous vos vêtements alors que vous étiez toute tremblante et que
-vous ne pouviez me résister! Voilà la vérité! Laissez-moi, maintenant!
-Vous n'avez pas à craindre que j'aille dévoiler moi-même comme j'ai été
-maltraité et mortifié?
-
-Ces derniers mots sont dits d'une voix mourante. Lucrétia jette alors sa
-verge, qui n'est plus qu'un tronçon; des larmes de compassion perlent
-dans le coin de ses grands yeux voluptueux et elle s'écrie: «Mon pauvre
-chéri, pourquoi avez-vous été aussi obstiné?»
-
-_La Présidente._--Qu'on le détache, qu'il s'agenouille devant moi et
-nous demande pardon du scandale qu'il a causé en s'introduisant parmi
-nous, car je vois, mesdames, à l'agitation de vos poitrines, quelle
-pénible émotion ce spectacle vous a occasionnée.
-
-Mis en liberté, Frank se prosterne humblement, il déplore d'avoir voulu
-s'immiscer dans nos entretiens intimes et jure de nouveau, de garder le
-secret. Mais il demande, les larmes aux yeux, que sa terrible initiation
-lui serve au moins à quelque chose et qu'on lui permette de faire
-désormais partie de notre confrérie.
-
-L'assemblée se montra favorable à sa requête et je découvris bientôt que
-Lady Clara était à la tête d'un mouvement ayant pour but l'introduction
-de messieurs parmi nous.
-
-Je me hâtai de lever la séance et je ne sus jamais combien de temps le
-postérieur de maître Frank mit pour revenir à son état normal. Mais le
-lendemain, sur le conseil de Mlle Fosse, je signifiai à toutes mes
-collègues la dissolution du Club, car il m'était impossible d'autoriser
-dans ma propre maison des séances de flagellation qui, par l'adjonction
-de l'élément masculin eussent vite dégénéré en orgies.
-
-Ma prochaine et dernière lettre vous entretiendra de faits qui me sont
-plus strictement personnels.
-
-Votre affectionnée,
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-
-
-
-LETTRE X
-
-
-Ma chère amie,
-
-J'ai trouvé dans les papiers de grand-père une lettre qui lui avait été
-écrite par une dame. Je l'ai jugée assez curieuse pour vous en donner
-connaissance.
-
-
-Cher Monsieur,
-
-Nous vivons à une époque si dissolue que si les jeunes filles ne sont
-pas maintenues sous une stricte discipline et punies lorsqu'elles le
-méritent, nous ne verrons bientôt plus les femmes de la ville que
-paradant dans les rues et les endroits de plaisir, et Dieu sait s'il y
-en a déjà assez dans ce cas.
-
-Quand on a usé sans succès des moyens persuasifs, les corrections,
-exemptes de cruauté, mais aussi d'indulgence, s'imposent. Aucune, selon
-moi, n'est plus appropriée que la fessée.
-
-Les médecins recommandent de donner la verge aux enfants pour des fautes
-qui proviennent d'un tempérament lourd et indolent, car rien n'est plus
-propre à activer la circulation du sang qu'une bonne application en
-pleines fesses d'une verge fraîche et souple.
-
-A cette opinion, j'ajouterai la mienne. Je prétends que la verge produit
-d'aussi excellents effets sur les tempéraments brusques et nerveux. Chez
-ces sortes d'enfants, l'idée de honte et d'humiliation (si on les
-fouette devant d'autres), ajoute énormément à l'impression causée par
-les cinglades sur leurs fesses nues, et leur laisse un souvenir d'autant
-plus durable que leur intelligence est plus éveillée.
-
-Les parents qui emploient la verge avec discernement sont infiniment
-plus respectés et vénérés par leurs enfants que les parents trop
-indulgents.
-
-La verge qui ne brise pas les os et ne fait que froisser un peu la chair
-ne cause qu'un dommage insignifiant en comparaison des méfaits qu'elle
-peut empêcher.
-
-Je sais qu'on l'emploie assez couramment dans les classes aisées; mais
-dans celles où elle serait le plus nécessaire, les enfants sont
-abandonnés à leurs instincts dépravés, et, faute des châtiments
-nécessaires, deviennent trop souvent la honte de leurs parents...
-
-N'est-il pas préférable de fouetter une fille quand elle est encore
-jeune (car les mauvaises habitudes se contractent généralement vers
-l'âge de douze à quinze ans) que de la voir, quand elle est plus âgée,
-enfermée dans une maison de correction pour des délits qu'une bonne
-fessée à coups de verges l'aurait empêchée de commettre?
-
-Certains enfants sont si obstinés, et d'une nature si perverse que le
-fouet seul peut les amender.
-
-Je connais une jeune veuve de la bonne société qui a trois nièces et
-deux neveux à sa charge; tous ont plus de douze ans, excepté sa propre
-fille, qui n'en a que sept.
-
-Une des filles est assez sage, mais les deux autres, aussi bien que les
-deux garçons, sont turbulentes. Mon amie est à cheval sur la discipline
-et réprime par la verge tous les écarts de conduite. Bien que jeune
-encore (elle n'a que vingt-quatre ans), elle dresse les enfants comme la
-plus expérimentée des maîtresses d'école pourrait le faire.
-
-L'autre jour, la seconde fille, qui a environ quatorze ans, dit à son
-frère qu'elle pourrait lui montrer comment se faisaient les enfants. Et
-de fait, elle l'instruisit si bien que le gamin, qui n'a que treize ans,
-usa, quelques jours après, de privautés fort inconvenantes vis-à-vis
-d'une très jolie jeune fille de quinze ans, qui sert de soubrette à mon
-amie.
-
-Cette fille se plaignit à sa maîtresse, qui, jugeant sa nièce aussi
-coupable, si ce n'est plus, que son neveu, envoya immédiatement acheter
-un balai de bouleau neuf, car elle avait décidé de les fouetter de belle
-façon.
-
-Elle choisit dans le balai les brins les plus verts et les plus forts,
-et se confectionna deux belles verges. Commençant par sa nièce, elle lui
-épingla la chemise aux épaules et lui attacha les mains par devant pour
-l'empêcher de s'en protéger le postérieur. Elle lui donna alors de la
-verge sur les fesses aussi fort qu'elle put, et sans interruption
-jusqu'à ce que la fatigue de son bras l'empêchât de continuer.
-
-S'étant reposée quelques minutes, elle s'empara alors du gamin, lui
-rabattit la culotte aux talons, et, avec la seconde verge, elle le
-fouetta à cul nu pendant dix minutes avec une telle vigueur que le jeune
-effronté se trémoussa et rua comme un poulain pendant dix minutes et ne
-cessa de hurler pendant toute la correction.
-
-Selon moi, cette dame a agi très sagement; une semblable correction a
-certainement été profitable à ces enfants, car il vaut mieux ne pas
-fouetter du tout un enfant que le fouetter avec indulgence.
-
-Rendant la semaine dernière, visite à une de mes amies, grande
-couturière établie dans la cité, je la trouvai en proie à une violente
-fureur.
-
-M'informant de la cause, elle me raconta qu'une de ses apprenties lui
-avait volé une grande louche en argent, et que, soupçonnant tout d'abord
-sa bonne, elle avait été sur le point de la faire arrêter, lorsqu'elle
-avait reçu une lettre d'un honnête juif qui avait mis les choses au
-point. L'apprentie était allée proposer la louche au brocanteur qui la
-lui avait achetée, mais, supposant qu'elle avait dû la voler, il l'avait
-fait suivre et, ayant su où elle entrait, offrait de rendre l'objet.
-
---Que dites-vous d'une pareille gredinerie? me fit-elle. Je ne corrige
-d'habitude mes apprenties qu'avec la verge, mais je viens d'acheter pour
-celle-ci un fouet de charretier et je vais lui en donner jusqu'à ce
-qu'elle n'ait plus vestige de peau sur le cul!
-
---Je vous en prie, ne vous servez pas de cet instrument meurtrier, lui
-répliquai-je vivement, cela pourrait vous attirer de graves ennuis. On
-se souvient encore du cas de Mme Browning, qui, par cruauté, et pour
-s'amuser, fit mourir son apprentie sous le fouet.
-
-Ce ne fut qu'avec les plus grandes difficultés que je réussis à lui
-faire remplacer le fouet par une bonne verge, et il me fallut longtemps
-insister sur la barbarie de la correction infligée avec un aussi
-terrible instrument pour vaincre son obstination.
-
-Je suis obligée d'avouer que j'ai vu de mes yeux, dans certaines
-familles où les parents sont d'un tempérament violent et irritable à
-l'excès, le père et la mère corriger leurs enfants avec la première
-chose, fouet ou corde, qui leur tombait sous la main.
-
-Pour être efficace, les châtiments domestiques devraient toujours être
-infligés avec sang-froid; toute marque de colère devrait être évitée
-comme susceptible d'émousser le respect dû à leurs parents par les
-délinquants.
-
-Pour en revenir à mon histoire, une charrette pleine de balais de
-bouleau venant à passer en ce moment dans la rue, elle envoya une
-servante en acheter deux. Ces balais sortant de chez le fabricant
-étaient fabriqués avec des branches encore vertes.
-
-Nous grimpâmes toutes deux l'escalier du bâtiment d'arrière conduisant
-aux mansardes, où la fille avait été enfermée. Elle me parut âgée de
-quinze ans; elle était excessivement jolie et avait une peau blanche et
-fine.
-
-Sur le désir de mon amie, je la dépouillai de tous ses vêtements sauf sa
-chemise et on la fit asseoir à même le plancher; les deux balais furent
-jetés à terre devant elle et on lui ordonna de choisir elle-même les
-plus belles branches et d'en façonner une verge; sa maîtresse guidait
-son choix en lui désignant les brins convenant le mieux pour fouetter
-son derrière de voleuse, etc. Déjà profondément humiliée par cette
-corvée, la présence d'une étrangère ajoutait encore à l'intense
-mortification de la jeune fille.
-
-Quand la verge fut confectionnée, nous attachâmes la voleuse au pied du
-lit; on lui retroussa sa chemise, et sa patronne se mit à lui appliquer
-de toutes ses forces la verge sur le derrière et sur les cuisses.
-
---Ah! coquine! s'écriait-elle, tout en la fouettant, irez-vous encore me
-voler? Dites! dites! dites! dites! je vais vous inculquer l'honnêteté à
-coups de verges sur le derrière.
-
---Oh mon Dieu! ô saints du ciel! oh! maîtresse! maîtresse! criait la
-fille en se trémoussant et en se démenant sous les piquantes atteintes
-de l'instrument. Ah! pardonnez-moi, je jure de ne plus rien voler
-jusqu'à la fin de mes jours. Oh! oui! je le jure!
-
-Mais la maîtresse écumante de rage, continua à la fouetter sans merci
-jusqu'à ce que la verge brisée et éparpillée ne fût plus qu'un informe
-tronçon et que son bras fatigué lui refusât tout service.
-
-Elle appela alors la servante et lui ordonna de laver les écorchures des
-fesses avec de l'eau salée.
-
-Elle a l'intention de la fouetter de la même façon quatre samedis de
-suite. Je crois qu'elle a parfaitement raison d'agir ainsi, car cette
-correction répétée, fera, à coup sûr, réfléchir la jeune fille et la
-guérira à tout jamais de l'envie de voler.
-
-En la quittant, sa patronne lui ordonna de s'amuser à faire pendant la
-semaine, avec le restant des balais les quatre autres verges nécessaires
-aux quatre fessées promises.
-
-J'ai moi-même trois filles. L'aînée, qui a quatorze ans, avait un
-penchant au mensonge, mais je l'en ai guérie par de solides fessées.
-J'ai, de la même façon, corrigé la seconde de quelques vilaines
-habitudes. Quant à la troisième, qui n'a que douze ans, elle est non
-seulement paresseuse et obstinée, mais très espiègle. Jusqu'à ce jour,
-je n'ai pas encore entrepris de la réformer, mais je suis résolue à lui
-faire dorénavant goûter de la verge sur les fesses nues et tous les
-jours si c'est nécessaire jusqu'à ce qu'elle s'amende.
-
-Croyez-moi, cher Sir Eyre, votre dévouée,
-
-Mary WILSOX.
-
-
-Je reviens, maintenant à l'histoire annoncée à la fin de ma dernière
-lettre. Il vous souvient, qu'en vous donnant le détail de ma
-domesticité, j'avais mentionné mon groom Charlie, le frère de Jane ma
-servante préférée.
-
-C'était un joli garçon de seize ans, le favori de toute la maison; il
-était aussi imberbe qu'une fille, avait une voix caressante et était
-d'une amabilité remarquable. Bref, il était si séduisant qu'il avait
-produit sur moi une impression profonde que je n'avais, cela va sans
-dire, laissé deviner à personne, surtout à lui.
-
-Dans ma seconde lettre, je vous ai dit combien j'affectionnais Jane.
-Bien souvent, et surtout quand je m'éveillais de très bonne heure par
-une belle matinée d'été, je me levais, et, en chemise de nuit, me
-glissais inaperçue dans la chambre de Jane pour calmer mon agitation
-entre les bras de celle-ci.
-
-Mais un matin que je m'étais levée encore plus tôt que de coutume, en
-approchant de la porte qui était entr'ouverte, j'entendis un soupir
-étouffé. J'observai prudemment à l'intérieur, et, à ma profonde
-stupéfaction, je vis maître Charlie nu comme un ver, sauf sa chemise
-retroussée sous ses aisselles, étendu sur Jane également nue; leurs
-lèvres étaient confondues, et, dans l'ardeur du rut, les jambes de ma
-soubrette étaient croisées sur le dos de son frère.
-
-Mon premier mouvement fut de me retirer silencieusement comme j'étais
-venue, mais ce lubrique tableau me cloua au sol et je demeurai témoin
-volontaire du lascif engagement. Le membre viril du bel adolescent était
-presque aussi fort que celui de M. Aubrey mentionné dans ma dernière
-lettre; il était raide comme un bâton et je ne pouvais en détacher mes
-yeux. Je le regardais se pousser dans le vagin, en sortir un peu et s'y
-plonger avec une fougue toujours croissante; sa soeur l'encourageait et
-l'excitait en soulevant voluptueusement la croupe à chacune des
-poussées. La porte était presque au pied du lit et comme ils ne se
-doutaient guère de ma présence, je n'eus qu'à m'agenouiller pour
-observer la scène d'un bout à l'autre, sans être aperçue d'eux.
-
-Je tremblais littéralement d'émotion. C'était la première fois que
-j'assistais à pareil spectacle, et le fait que les deux amants étaient
-frère et soeur me le rendait plus piquant encore. Ah! comme ils
-semblaient s'adorer et jouir l'un de l'autre! Leurs corps étaient comme
-soudés. Les lèvres du vagin de Jane semblaient littéralement sucer
-l'engin fraternel, elles le happaient, et, lorsqu'il se retirait, elles
-faisaient saillie en dehors comme pour l'empêcher de s'échapper. Trop
-vite à mon gré, la conclusion arriva, et tous deux se pâmèrent en une
-réciproque émission, au moment même où mon propre minet, trop surexcité,
-mouillait abondamment mes cuisses de sa virginale émission.
-
-Pourpre, la tête en feu, en proie à une indescriptible émotion, je me
-retirai silencieusement, sans avoir été aperçue, bien résolue à punir
-maître Charlie de ses amusements incestueux avec sa soeur, et si
-possible, de l'accaparer pour ma jouissance personnelle.
-
-La tentation fut irrésistible; plus je voulais lutter contre cette
-obsession et la bannir de mes pensées, plus mon agitation augmentait; je
-ne pouvais classer de ma mémoire le voluptueux tableau; je brûlais de le
-reproduire pour mon propre compte et ce désir me tenaillait trop pour
-que ma vertu fût la plus forte.
-
-C'était un dimanche matin, Mlle Fosse allait à Moorfields voir son
-confesseur et devait assister à une conférence l'après-midi. Aussi, dès
-que j'eus pris mon premier déjeuner, je dis à Jane et aux deux autres
-servantes qu'elles pourraient disposer de leur journée jusqu'à sept
-heures du soir, après m'avoir préparé un second déjeuner froid. Charlie
-resterait seul avec moi pour me servir si j'en avais besoin avec
-Margaret la cuisinière.
-
-Quand tout le monde fut parti, sachant que Margaret aimait trop la
-société de ses casseroles pour franchir le seuil de sa cuisine, je
-sonnai mon page et lui dis de m'apporter un citron, de l'eau glacée, du
-sucre, etc. Voyant qu'il avait endossé ses beaux habits pour me servir,
-je lui dis: «Charlie, je suis heureuse de voir que vous soignez votre
-tenue, bien qu'il n'y ait personne à la maison.
-
-_Charlie_ (d'un ton modeste).--Mais vous, Miss, vous êtes ma maîtresse,
-et je tiens à vous prouver toute ma déférence, même si vous êtes seule.
-
-_Moi._--Vraiment, Monsieur! Vous me témoignez un bien grand respect et
-vous semblez à peine oser lever les yeux vers moi, comme si j'étais
-terrible à regarder; mais j'ai quelques doutes à votre endroit. Allez
-donc me chercher, s'il vous plaît, un long paquet ficelé que vous
-trouverez sur la table de la bibliothèque.
-
-Il revient bientôt, me tend l'objet et reste devant moi, attendant que
-je le congédie ou que je lui donne de nouveaux ordres. J'ouvre le paquet
-sous ses yeux et j'en tire une superbe verge que je fais siffler à ses
-oreilles. Il devient très rouge et a l'air un peu interdit: «Savez-vous
-à quoi cela sert, monsieur? lui dis-je.
-
-_Charlie_ (d'un air confus).--Ah! non! je ne sais pas... à moins que ce
-ne soit de cela qu'on se sert pour fouetter les filles dans les écoles?
-
-_Moi._--Et pourquoi pas les garçons, nigaud?
-
-_Charlie._--Ah! Miss Rosa! Vous vous moquez de moi. Pour eux, on se sert
-de cannes et de baguettes, mais... mais...
-
-_Moi._--Allons, parlez... ne restez pas le bec ouvert pour ne rien dire,
-il n'y a que moi qui puisse vous entendre.
-
-_Charlie._--C'est que... c'est que je m'étais figuré que vous aviez
-peut-être l'intention de me fouetter.
-
-_Moi._--Cela indique tout au moins que vous n'avez pas la conscience
-très tranquille. Qu'avez-vous donc fait pour mériter le fouet?
-
-_Charlie_ (très embarrassé).--Oh! ce n'était qu'une idée absurde! Je
-n'ai pas voulu dire que je le méritais.
-
-_Moi._--C'est une réponse adroite, maître Charlie. Maintenant,
-répondez-moi. Suis-je votre seule maîtresse?
-
-Il baissa les yeux à cette question et répondit, en bredouillant un peu:
-«Naturellement, Miss, puisque je ne suis qu'à votre service.»
-
-_Moi._--Vraiment, petit polisson! Eh bien! vous ne vous étiez pas trompé
-tout à l'heure. Cette verge vous est bien destinée. Devinez un peu ce
-que j'ai vu ce matin dans la chambre de Jane?
-
-Du coup, Charlie resta atterré. Il tomba à mes pieds écrasé de honte et
-d'angoisse et se cachant le visage dans ses deux mains, s'écria: «Oh!
-mon Dieu! Qu'ai-je fait! Pourquoi n'ai-je pas réfléchi que je serais
-fatalement découvert? Miss Rosa, soyez compatissante, ne nous dénoncez
-pas! Jamais nous ne recommencerons! Punissez-nous n'importe comment,
-mais que personne n'apprenne ce que nous avons fait!»
-
-_Moi._--C'est abominable! Je ne sais vraiment si je dois avoir pitié de
-vous et vous garder le secret. Savez-vous que vous êtes coupable
-d'inceste et que vous méritez la potence?
-
-_Charlie_ (sanglotant amèrement).--Quoi? Pour cela? Je n'étais allé dans
-sa chambre, hier soir, que pour l'embrasser. Je me suis étendu sans y
-penser, à côté d'elle, et puis... et puis... nos baisers, la chaleur de
-nos corps nous ont excités... si bien que j'ai passé la nuit à côté
-d'elle et que vous m'avez découvert ce matin.
-
-_Moi._--Il vous en cuira à tous les deux! Je vais vous fouetter, de
-façon à vous ôter l'envie de recommencer, mais si jamais je vous y
-reprenais, je vous ferais mettre en prison. Maintenant, monsieur,
-enlevez votre veste et votre culotte, et tournez votre derrière de mon
-côté.
-
-Il avait l'air affreusement humilié en exécutant mes ordres, mais trop
-terrifié pour faire la moindre observation, et me tournant le dos, il
-fut bientôt en chemise, la culotte aux talons.
-
-_Moi._--Agenouillez-vous sur cette chaise, tournez votre figure vers le
-dossier, retroussez votre chemise sous vos bras pour bien présenter
-votre cul nu à la verge et si vous ne vous comportez pas courageusement
-comme un homme, j'envoie chercher un constable pour vous conduire en
-prison.
-
-_Charlie_ (d'une voix brisée).--Oh! miss! je ne pousserai pas un cri, ou
-du moins j'essaierai. Fouettez-moi aussi fort que vous voudrez, mais ne
-me dénoncez pas!
-
-_Moi._--C'est bon, monsieur! je n'ai pas l'intention de vous épargner,
-car votre abominable action ne mérite aucun ménagement.
-Recommencerez-vous, infâme garnement, à commettre des incestes avec
-votre soeur? Je ne pourrai jamais frapper assez fort pour manifester mon
-dégoût.
-
-J'avais commencé par lui appliquer deux coups solides en diagonale sur
-ses fesses musclées. Aussitôt un coloris intense s'était manifesté à la
-surface de la peau blanche. Je laissai s'écouler une demi-minute après
-ce prélude pour le tenir dans l'angoisse, puis, de nouveau, je lui
-appliquai la verge de toute la vigueur de mon bras, et cette fois à une
-allure précipitée; la chair ne tarda pas à se couvrir de longues raies
-rouges entrecroisées, soulevant la peau et l'égratignant de place en
-place. Je me plaçais, tantôt à sa droite, tantôt à sa gauche, et
-observais à tour de rôle ses fesses et sa figure sur laquelle la sueur
-perlait; il serrait les lèvres pour ne pas crier; ses yeux brillaient
-étrangement. S'il était ému, je ne l'étais guère moins que lui.
-
-Chaque coup me faisait passer un frisson de la tête aux pieds; l'aspect
-de ses fesses, qui commençaient à se perler de petites gouttes de sang,
-m'excitait si bien que, loin de se fatiguer, plus mon bras frappait,
-plus il frappait fort.
-
-Malgré son énergie, le pauvre Charlie fut enfin obligé d'exhaler sa
-souffrance: «Oh! Oh! Ahhh!» cria-t-il. «Je ne peux plus m'empêcher de
-crier! Ah! Comme ça fait souffrir! Oh! Mon Dieu, je jure de ne plus
-recommencer! Ah! la chair me brûle!»
-
-Je le tins sous la verge pendant environ vingt minutes, il serrait les
-fesses, les tordait, se tortillait, se démenait sous les morsures de la
-verge comme pour trouver un soulagement, mais ne bougeait pas de place.
-De temps en temps, j'étais obligée de m'arrêter pour reprendre haleine
-et cela lui donnait quelque répit, mais bien vite ses cris étouffés, ses
-grognements de souffrance me ranimaient et je reprenais la danse. L'idée
-que je fouettais un grand garçon m'émotionnait beaucoup, plus que si
-c'eût été une fille. Par un phénomène bizarre, je jouissais des
-souffrances que je lui infligeais et, en même temps, j'étais toute
-pénétrée d'un voluptueux penchant pour lui. A la fin, épuisée par tout
-le mouvement que je m'étais donné, je tombai sur un sofa et fermai les
-yeux. En les rouvrant quelques instants après, je vis Charlie à mes
-pieds, embrassant ma main qui n'avait pas encore lâché la verge.
-
-«Oh! miss Rosa, me dit-il, comme vous m'avez arrangé! Et pourtant, je
-suis sûr maintenant de faire quelque chose de mal pour que vous me
-fouettiez de nouveau. Ça fait souffrir et c'est exquis! Je ne peux pas
-dire ce que j'ai ressenti, c'est comme de la souffrance qui fait du
-bien!»
-
-_Moi_ (d'une voix alanguie).--Oh! Charlie! quel vilain vous faites. Je
-vous défends d'embrasser ma main. Contentez-vous d'embrasser mon pied
-pour demander votre pardon.
-
-_Charlie_ (transporté).--Ah! miss Rosa! que vous êtes bonne! Comment
-vous remercier? Vous me permettez d'embrasser votre délicieux petit
-pied!
-
-Saisissant un de mes pieds, il y pressa ardemment ses lèvres. Son baiser
-fut comme une étincelle sur une traînée de poudre, et je crus le sentir
-dans mes parties les plus intimes. Je m'enfonçai dans le sofa, lui
-abandonnant mes jambes, car déjà ses lèvres étaient passées de mon pied
-à mon mollet, je sentis bientôt sa main effrontée se glisser sous le
-pantalon, contre la chair de mes cuisses et, plus elle approchait de ma
-grotte ombragée, moins j'avais le désir de lui résister; une soif
-inextinguible de volupté me tenaillait. Enfin, dans un effort je pus
-balbutier; «Oh! Charlie! Que faites-vous là! C'est très indiscret!
-Laissez mes jambes tranquilles! Ah! il faut que je vous avoue quelque
-chose! C'est moi qui vous ai fouetté, mais c'est vous mon vainqueur! En
-vérité, j'ai peur de vous!»
-
-Son visage écarlate était tout près du mien, je me cachai tant bien que
-mal la figure dans les mains, au même moment, un de mes pieds toucha la
-chose qui dessinait sous sa chemise une grosse protubérance: «Ah!
-Qu'avez-vous donc devant vous, Charlie?» m'écriai-je.
-
---Chère miss, répondit-il, c'est ce que Jane appelle le «bonhomme». Cela
-procure un plaisir indescriptible!
-
-_Moi._--Ah! Charlie. Puis-je avoir entière confiance en vous? Ma vie,
-mon honneur sont entre vos mains. Ne trahissez pas, pour ma honte, le
-secret que ma nature ardente ne peut plus vous dissimuler! Ah! méchant
-garnement! C'est la vue de votre manège avec votre soeur qui m'a mise
-hors de moi. J'ai voulu passer ma fièvre sur votre derrière, mais,
-hélas, cette tâche a trop excité mes instincts sensuels!
-
-Il me fut impossible de continuer!
-
-Aussi bien, le cher garçon couvrait de baisers mes seins et ma figure,
-ses mains curieuses prenaient lentement possession de mes charmes les
-plus secrets; malgré moi, les miennes faisaient de même sur lui et je
-lui rendais avec usure ses brûlants baisers. Nos lèvres étaient trop
-occupées pour que nous pussions parler. Bref, l'audace du jeune homme
-triompha de mes dernières résistances et nous nageâmes dans un océan de
-volupté. Naturellement, j'éprouvai une légère souffrance quand
-l'envahisseur déchira ma membrane sous sa fougueuse poussée, mais elle
-disparut bien vite sous l'impression d'exquise volupté que j'éprouvai
-ensuite.
-
-Il renouvela plusieurs fois ses prouesses, ce qui finit par le fatiguer;
-j'eus alors, de nouveau, recours à la verge pour le remettre en état de
-me satisfaire; puis, lorsque je craignis de l'épuiser en exigeant de lui
-plus que la nature ne lui permettait, j'obtins qu'il me fouettât
-lui-même pour prolonger mes voluptueuses sensations. Après les douceurs
-du baisage, la fessée est délicieuse si elle est adroitement appliquée!
-Mon jeune amant voulait encore me faire jouir, mais je m'y refusai, lui
-promettant que je le laisserais venir le soir même dans ma chambre et
-qu'il m'aurait à lui toute la nuit. D'ici là il aurait le temps de
-reprendre les forces nécessaires...
-
-Cette liaison avec mon page dura trois ou quatre années pendant
-lesquelles j'épuisai la coupe de toutes les voluptés; puis je fus
-obligée de me séparer de lui en raison de son apparence trop virile et
-pour ne pas éveiller la médisance. Un peu plus tard, sur mes conseils,
-et avec mon aide, il se maria, entra dans les affaires où il fit son
-chemin. Tant qu'il vécut, nous goûtâmes secrètement, de temps à autre,
-les douceurs d'une passion toujours vivace.
-
-Vous avez fréquemment voulu savoir pourquoi je ne me suis pas mariée.
-Deux choses m'en ont empêchée. La première, mon amour de l'indépendance
-et ma répulsion à être soumise à quelqu'un, quelque amour que j'eusse pu
-avoir pour lui. Peut-être aurais-je néanmoins passé outre à cette
-disposition de mon caractère, mais la seconde raison était péremptoire.
-Je ne pouvais donner un second pucelage, et comme je ne voulais pas
-aller à l'autel sans cet article indispensable aux filles qui s'enrôlent
-sous la bannière de l'hyménée, je me décidai à me passer définitivement
-de mari!
-
-Le pauvre Charlie mourut dans toute la force de l'âge, à trente-cinq
-ans, et, avant de mourir, il me remit un paquet de lettres ayant trait à
-ses aventures amoureuses. En les lisant, je vis qu'il ne m'avait pas été
-très fidèle, même quand il était encore à mon service. Mais, paix à sa
-mémoire! Je n'ai jamais, malgré cela, regretté de m'être donnée à lui.
-
-Peut-être mettrai-je un jour sous vos yeux le récit de ses aventures, en
-attendant je termine avec cette lettre la relation de mes expériences
-personnelles.
-
-Croyez-moi,
-
-Votre affectionnée,
-
-Rosa BELINDA COOTE.
-
-*** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE ***
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- The Project Gutenberg eBook of Mémoires de Miss Coote.
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-<div style='text-align:center; font-size:1.2em; font-weight:bold'>The Project Gutenberg eBook of Mémoires de Miss Coote, by Rosa Belinda Coote</div>
-
-<div style='display:block; margin:1em 0'>
-This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and
-most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions
-whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms
-of the Project Gutenberg License included with this eBook or online
-at <a href="https://www.gutenberg.org">www.gutenberg.org</a>. If you
-are not located in the United States, you will have to check the laws of the
-country where you are located before using this eBook.
-</div>
-
-<table style='min-width:0; padding:0; margin-left:0; border-collapse:collapse'>
- <tr><td>Title:</td><td>Mémoires de Miss Coote</td></tr>
- <tr><td></td><td>Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même</td></tr>
-</table>
-
-<div style='display:block; margin-top:1em; margin-bottom:1em; margin-left:2em; text-indent:-2em'>Author: Rosa Belinda Coote</div>
-
-<div style='display:block; margin:1em 0'>Release Date: March 15, 2021 [eBook #64830]</div>
-
-<div style='display:block; margin:1em 0'>Language: French</div>
-
-<div style='display:block; margin:1em 0'>Character set encoding: UTF-8</div>
-
-<div style='display:block; margin-left:2em; text-indent:-2em'>Produced by: Gaëlle Vutron (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr)</div>
-
-<div style='margin-top:2em; margin-bottom:4em'>*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE ***</div>
-<p class="r b sans-serif i">Collection Cressida</p>
-
-<h1>Mémoires de Miss Coote</h1>
-
-<p class="c"><span class="large">EXPLOITS</span><br />
-<b class="large">d'une Fouetteuse britannique</b><br />
-racontés par elle-même</p>
-
-<p class="c">Traduits pour la première fois
-de l'anglais en français</p>
-
-<p class="c gap"><span class="sc">Bibliothèque des deux Hémisphères</span><br />
-PARIS</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE I</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère Amie,</p>
-
-<p>Il y a longtemps, je le sais, que je vous ai
-promis de vous expliquer l'origine de ma prédilection
-pour la fessée, cette passion qui est,
-selon moi, une des plus délicieuses et des plus
-voluptueuses de la vie privée, spécialement
-pour une vieille fille de respectabilité aussi apparente
-que votre honorable amie. Les engagements
-doivent être exécutés et les promesses
-tenues, sans quoi, je ne pourrais guère espérer
-vous faire tâter à nouveau de ma jolie petite
-verge. Décrire, ou, plutôt, confesser mon voluptueux
-travers est pour moi une tâche très
-déplaisante et je me sens aussi honteuse en
-relatant ces choses par écrit que je le fus la
-première fois que la gouvernante de mon
-grand-père mit à nu mon petit postérieur empourpré
-pour le cingler sans pitié. Je me résigne
-toutefois à commencer, à l'idée que
-c'est pour votre satisfaction que je vais travailler,
-et parce que, mon sujet m'échauffant,
-je réussirai, sans trop de peine, je l'espère,
-à vous décrire quelques-uns des lascifs épisodes
-de ma jeunesse.</p>
-
-<p>Mon grand-père, comme vous le savez,
-d'ailleurs, était le général Sir Eyre Coote,
-qui se rendit célèbre dans les Indes. C'était un
-flagellant endurci et il n'était jamais plus heureux
-que quand une bonne occasion de se servir
-du martinet s'offrait à lui. Je ne puis parler,
-bien entendu, de tout ce qui dut, sans nul
-doute, précéder mes constatations personnelles.</p>
-
-<p>Le premier souvenir que j'aie de lui remonte
-à l'époque où il dut se retirer de la vie publique
-à la suite d'un scandale auquel il fut
-mêlé et qui le fit tomber en disgrâce. Mes parents
-moururent tous deux alors que j'entrais
-dans ma treizième année, et le vieux général,
-qui n'avait d'autre famille, les remplaça auprès
-de moi, et, à sa mort, me légua toute sa
-fortune, environ soixante-quinze mille francs
-de rente.</p>
-
-<p>Il résidait dans une jolie maison de campagne
-distante d'environ vingt milles de Londres.
-C'est là que je passai les premiers mois
-de ma vie d'orpheline en compagnie de sa
-gouvernante, Mme Mansell et des deux servantes
-Jane et Jemima. Le vieux général était
-alors en Hollande, recherchant, comme je
-l'appris plus tard, toutes les éditions originales
-ayant trait aux pratiques de Cornelius
-Hadrien, ce père confesseur qui flagellait les
-religieuses en punition de leurs péchés.</p>
-
-<p>Nous étions au milieu de l'été lorsqu'il revint,
-et, tout aussitôt, on me restreignit considérablement
-les libertés dont je jouissais. Défense
-de cueillir les fleurs ou les fruits du jardin,
-tous les jours une leçon sous la direction
-du vieil autocrate lui-même. Ces leçons, assez
-simples au début, devinrent bien vite beaucoup
-plus difficiles, et, maintenant que bien des
-années ont passé là-dessus, il est évident pour
-moi qu'il employait la tactique du loup envers
-l'agneau pour me mettre en défaut et posséder
-un grief apparent contre moi.</p>
-
-<p>Ce qui me fit plaisir, à cette époque, ce fut
-sa répugnance à me voir porter plus longtemps
-des vêtements sombres. Il prétendit qu'un
-deuil de plusieurs mois était un témoignage
-de respect suffisant à la mémoire de mes parents
-et que je devais être habillée dorénavant
-comme une jeune fille du rang que je devais
-occuper.</p>
-
-<p>Bien que nous n'eussions guère de visiteurs,
-à part quelques vieux compagnons d'armes
-du général, je fus pourvue à profusion de
-luxueuses toilettes, d'élégantes chaussures, de
-jolies pantoufles ; mes pantalons et toute ma
-lingerie étaient ornés de dentelles. J'avais de
-superbes jarretières, une paire entre autres
-avec des boucles d'or et mon grand-père insistait
-pour me les mettre lui-même ; il ne prenait
-pas garde à la rougeur qui m'empourprait
-lorsqu'il feignait d'arranger en même
-temps mon pantalon et ma chemise, et ne se
-gênait pas pour dire que je ferais un joli morceau
-le jour où on me déshabillerait pour me
-corriger.</p>
-
-<p>Peu à peu, mes leçons devinrent si difficiles
-que je n'y compris plus rien. Un jour, mon
-grand-père me dit : «&nbsp;Rosa, Rosa, pourquoi
-ne vous efforcez-vous pas de mieux faire? Je
-voudrais pourtant bien ne pas être obligé de
-vous punir!&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Mais, grand-père, répondis-je, comment
-voulez-vous que j'apprenne chaque jour une
-aussi longue leçon de cet horrible français! Je
-suis sûre que personne n'en serait capable.</p>
-
-<p>&mdash; Tenez votre langue, petite impertinente,
-je suis, je crois, meilleur juge qu'une gamine
-comme vous.</p>
-
-<p>&mdash; Mais bon papa, vous savez bien que je
-vous aime et que je fais de mon mieux.</p>
-
-<p>&mdash; Eh bien! prouvez-moi votre affection en
-vous montrant plus diligente, ou vos fesses
-feront connaissance avec une jolie petite verge
-que je garde à leur intention, répondit-il sévèrement.</p>
-
-<p>Une autre semaine s'écoula, au cours de laquelle
-je constatai plusieurs fois qu'il jetait
-sur moi des regards ardents, lorsque je paraissais
-au dîner en robe de soirée (nous dînions
-toujours en toilette) et il me conseilla de
-porter à mon corsage un petit bouquet de
-fleurs assorties à ma carnation.</p>
-
-<p>Mais la tempête approchait, je ne devais
-plus longtemps échapper au péril qui me menaçait.
-Il me trouva de nouveau en faute et
-me donna ce qu'il appelait avec gravité un
-dernier avertissement. Mes yeux se remplirent
-de larmes, je tremblai en regardant le froncement
-sévère de sa vieille figure, et je compris
-que toute observation de ma part serait inutile.</p>
-
-<p>La perspective de la punition me troubla si
-bien que je ne pus suivre mes leçons qu'avec
-la plus grande difficulté, et, le surlendemain,
-j'y renonçai complètement.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! oh! fit alors le vieux général, puisqu'il
-en est ainsi, ma petite Rosa, il faut en
-arriver à une bonne punition!</p>
-
-<p>Sonnant alors Mme Mansell, il lui ordonna
-de préparer la chambre de punition et d'avertir
-les servantes de venir lorsqu'il les appellerait.
-«&nbsp;Je suis, ajouta-t-il, peiné de le dire,
-Mlle Rosa est si paresseuse et devient de jour
-en jour si inattentive à ses leçons, qu'elle doit
-être sévèrement réprimée dans son propre intérêt.&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Et vous, méchante fille, me dit-il lorsque
-la gouvernante se fut retirée, allez dans votre
-chambre et réfléchissez aux conséquences de
-votre paresse.</p>
-
-<p>Rouge d'indignation, de confusion et de
-honte, je courus à ma chambre où je m'enfermai
-au verrou, bien décidée à leur laisser enfoncer
-la porte avant de me soumettre à cette
-humiliation publique, devant les deux servantes.
-Je me jetai sur le lit et donnai libre
-cours à mes larmes, pendant deux heures au
-moins, croyant, de minute en minute, le moment
-fatal arrivé. Pourtant, comme personne
-ne venait me déranger, je conclus que mon
-grand-père avait simplement voulu m'effrayer
-et, sur cette idée, je tombai dans un sommeil
-réparateur. Je ne me réveillai qu'en entendant
-à travers la porte la voix de Jane qui me criait :
-«&nbsp;Mademoiselle Rosa! Mademoiselle Rosa!
-vous allez être en retard pour le dîner!&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Je ne veux pas dîner, Jane, si je dois
-être punie ; allez-vous-en, laissez-moi, balbutiai-je
-à travers la serrure.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! mademoiselle Rosa, le général est
-resté au jardin tout l'après-midi, il a l'air de
-très bonne humeur, peut-être a-t-il tout oublié,
-ne le mettez pas en colère en n'étant pas
-prête pour le dîner, vite, laissez-moi entrer.</p>
-
-<p>Alors, je tirai le verrou et me laissai habiller
-par elle.</p>
-
-<p>&mdash; Allons, mademoiselle Rosa, souriez,
-n'ayez pas l'air triste, descendez comme si de
-rien n'était et tout sera probablement oublié,
-spécialement si, pour faire plaisir à votre
-grand-père, vous mettez à votre corsage ce joli
-petit bouquet, car vous ne l'avez jamais fait
-depuis le jour où il a dit que cela ferait ressortir
-votre teint.</p>
-
-<p>Ainsi encouragée, j'affrontai mon grand-père
-et mangeai d'assez bon appétit, ne supposant
-guère que l'heure fatale allait bientôt
-sonner!</p>
-
-<p>Le dîner se passa fort agréablement ; en prévision
-sans doute du drame qui allait se passer,
-mon grand-père prit coup sur coup plusieurs
-verres de bordeaux ; au milieu du dessert,
-comme il semblait m'examiner avec encore
-plus d'attention que d'habitude, il remarqua
-soudain le petit bouquet de roses
-blanches et s'écria : «&nbsp;Très bien, Rosa, je vois
-que vous avez suivi mon conseil et que vous
-portez un bouquet, cela vous avantage beaucoup,
-mais ce n'est rien en comparaison de
-l'effet que va produire ma verge sur votre méchant
-derrière, qui va bientôt ressembler à ces
-jolies pêches roses qui sont devant nous. Allons!
-le moment est venu.&nbsp;» Et, sur ces mots,
-il tira la sonnette.</p>
-
-<p>Je crus que le sol allait s'effondrer sous moi ;
-je bondis vers la porte, mais ce ne fut que
-pour tomber entre les bras vigoureux de Jemima.</p>
-
-<p>&mdash; Allons, en route, Jemima, avec cette péronnelle
-que vous tenez si bien, et vous, madame
-Mansell et Jane, suivez-nous, dit-il à celles-ci,
-qui étaient arrivées au coup de sonnette.</p>
-
-<p>Toute résistance était inutile ; je me trouvai
-bientôt dans une chambre privée où je n'avais
-jamais pénétré ; elle ne contenait que très peu
-de meubles, à part le tapis et un confortable
-fauteuil, mais, au mur, pendaient plusieurs
-poignées de verges et dans un angle, se trouvait
-un instrument de la forme d'un marche-pied,
-couvert de serge rouge et pourvu de six
-anneaux, deux en haut et en bas, et deux au
-milieu.</p>
-
-<p>&mdash; Attachez-la au cheval et préparez-la pour
-l'opération, dit le général, en s'installant dans
-le fauteuil pour contempler le spectacle à son
-aise.</p>
-
-<p>&mdash; Allons, Rosa, tenez-vous tranquille, et
-n'irritez pas davantage votre grand-père, dit
-Mme Mansell, en m'enlevant ma ceinture ; défaites
-votre robe pendant que les bonnes vont
-disposer le cheval au milieu de la pièce.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! non! non! je ne veux pas être fouettée!
-oh! monsieur! oh! grand-père! ayez pitié
-de moi! m'écriai-je en me jetant aux genoux
-du vieillard.</p>
-
-<p>&mdash; Allons! allons! pas tant de grimaces,
-Rosa, c'est pour votre bien. Madame Mansell,
-faites votre devoir et qu'on en finisse bien vite
-avec cette pénible corvée. Elle ne serait pas
-de ma race si elle ne montrait pas son courage
-au moment décisif.</p>
-
-<p>Les trois femmes essayèrent de me relever,
-mais je ruai, les égratignai et les mordis, et,
-pendant quelques instants, réussis à les tenir
-en échec, mais je fus vite à bout de forces, et
-Jemima, que j'avais gratifiée d'une morsure à
-la main, prit sa revanche en me portant sur
-la terrible machine. En un clin d'&oelig;il, mes
-mains et mes pieds furent fixés aux anneaux,
-supérieurs et inférieurs, et, comme le cheval
-allait en s'élargissant vers le bas, mes jambes
-se trouvèrent maintenues, largement écartées,
-par les chevilles.</p>
-
-<p>Je pus entendre Sir Eyre s'esclaffant joyeusement :
-«&nbsp;Parbleu! c'est une gaillarde, et il
-nous faudra la mater, elle est bien de sa famille.
-Bravo! Rosie! Et maintenant, préparez-la
-vivement.</p>
-
-<p>Je m'abandonnai à un sombre désespoir,
-tandis que mes vêtements déchirés et mes jupons
-étaient retroussés et épinglés à mes épaules ;
-mais lorsqu'elles commencèrent à dénouer
-mon pantalon, ma rage éclata de nouveau.
-Tournant la tête, je vis le vieillard dont la
-face rayonnait de satisfaction, brandissant
-dans la main droite une poignée de verges
-fraîchement coupées. Mon sang bouillait et
-mes fesses frémissaient par anticipation, surtout
-quand Jemima rabattant mon pantalon au
-dessous de mes genoux, m'eut administré une
-petite tape sur le derrière comme pour me
-donner un avant-goût de ce qui m'attendait.
-Alors, je hurlai littéralement : «&nbsp;Il faut que
-vous soyez une vieille sale bête pour leur permettre
-de me traiter ainsi!&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Une vieille sale bête! ah! vraiment!
-s'écria-t-il, bondissant de fureur ; nous allons
-voir cela, mademoiselle, peut-être serez-vous
-heureuse de faire des excuses avant longtemps.</p>
-
-<p>Je le vis s'avancer vers moi.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! grâce! grâce! monsieur! criai-je
-alors ; je ne le pensais pas, elles m'ont fait
-tant de mal que je ne savais plus ce que je
-disais.</p>
-
-<p>&mdash; C'est un cas très grave, répondit-il, en
-s'adressant sans doute aux autres. Elle est
-paresseuse, vicieuse, violente, et elle ose
-m'insulter, moi, son seul protecteur naturel,
-au lieu de me témoigner le respect qu'elle me
-doit. Il n'y a pas à hésiter, le seul remède,
-quelque pénible qu'il puisse être pour nous de
-l'appliquer, c'est d'extirper à jamais ces mauvais
-germes, et si nous faiblissons dans notre
-tâche, c'est une enfant perdue. Jusqu'à présent,
-elle n'a pour ainsi dire jamais été dressée.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! grand-père, punissez-moi, mais pas
-ainsi, je sens que je ne pourrai pas l'endurer,
-c'est si terrible, si cruel! sanglotais-je éperdument.</p>
-
-<p>&mdash; Mon enfant, vos larmes de crocodile
-n'ont aucun effet sur moi, prenez-en votre
-parti. Si nous vous pardonnions aujourd'hui,
-vous ne feriez qu'en rire et deviendriez pire
-que jamais. A votre place, Jane, assez de
-temps perdu comme ça! Et ce disant, il brandit
-la verge qui siffla dans l'air. Je suppose
-que c'était en matière de préambule, car je ne
-fus pas touchée ; en réalité, il m'avait jusqu'alors
-traitée comme le chat qui sait que la souris
-avec laquelle il joue ne peut lui échapper.</p>
-
-<p>Je pus voir, dans les yeux de Jane, des larmes
-de compassion ; Jemima souriait malicieusement ;
-Mme Mansell paraissait très
-grave, mais je n'eus guère le temps de me
-livrer à mes observations ; un coup piquant,
-mais pas trop brutal, me cingla bien en travers
-des deux fesses, puis un second, puis un
-troisième, se succédant assez lentement pour
-que je puisse espérer que le châtiment ne serait
-peut-être pas aussi terrible que je l'avais
-craint ; aussi, serrant les dents, réprimant mes
-plaintes, je résolus de dissimuler de mon
-mieux mes impressions. Ces réflexions, et bien
-d'autres encore, je les fis avant que le sixième
-coup m'eût cinglé les fesses ; mon derrière me
-picotait sur toute la surface, à chaque coup
-le sang me bouillonnait dans les veines et je
-devais avoir la figure aussi rouge que l'envers
-de ma personne.</p>
-
-<p>&mdash; Eh bien, paresseuse, cria le général, commencez-vous
-à goûter les fruits de votre conduite,
-dites? M'appellerez-vous encore vieille
-bête? Et il scanda chaque question d'une cinglade
-plus violente.</p>
-
-<p>Je puisai dans ma résolution l'énergie nécessaire
-pour ne pas crier, ce qui sembla l'irriter
-davantage.</p>
-
-<p>&mdash; Aussi boudeuse qu'obstinée, sacrebleu!
-continua-t-il, mais nous vous guérirons de
-cela! Ne supposez pas, mademoiselle, qu'une
-gamine comme vous aura le dernier avec moi ;
-tenez! tenez! tenez! A chaque mot, il me
-fouettait de plus en plus fort, et au dernier, il
-me frappa si furieusement que ma peau me
-sembla devoir éclater ; je sentis qu'un autre
-coup semblable allait faire jaillir le sang, heureusement
-il s'interrompit comme s'il eût été
-hors d'haleine, mais simplement, je le compris
-plus tard, pour prolonger le plaisir exquis
-qu'il savourait.</p>
-
-<p>Pensant que tout était fini, je les suppliai
-de me laisser aller ; j'eus la douleur de voir
-que je me trompais.</p>
-
-<p>&mdash; Pas encore, pas encore, mauvaise gamine,
-vous n'avez pas eu la moitié de ce qui
-vous est dû pour vos égratignures, vos morsures
-et vos impertinences! s'écria Sir Eyre.</p>
-
-<p>De nouveau, la verge abhorrée siffla dans
-l'air et vint s'abattre sur ma chair endolorie,
-meurtrissant à la fois mes fesses et mes cuisses.
-Bien qu'il semblât désireux d'éviter le sang,
-je ne devais pas en être quitte à si bon compte ;
-il entrait simplement dans le plan qu'il avait
-médité de ne pas épuiser trop vite sa pauvre
-victime.</p>
-
-<p>&mdash; Mordez, égratignez, révoltez-vous contre
-mes ordres, allez, mademoiselle, vous saurez
-maintenant ce que cela vous vaudra. Vous ne
-méritez aucune pitié. Passe encore pour la
-paresse, mais pour une conduite aussi indigne,
-jamais! Je crois ma foi que, si vous aviez
-pu, vous auriez tué n'importe qui dans votre
-fureur. Mordez, égratignez, révoltez-vous, allons&hellip;
-mais mordez donc? Et tout en me morigénant,
-le vieillard s'acharnait de plus en
-plus sur mes fesses, si bien que des gouttelettes
-de sang commencèrent à se montrer sur
-mes rotondités meurtries.</p>
-
-<p>Chaque coup me faisait un mal affreux, et
-je me serais évanouie, si ses remontrances ne
-m'avaient soutenue comme un cordial, et,
-d'autre part, en même temps que la souffrance,
-j'éprouvai une chaleur des plus agréables et
-une sorte d'excitation impossible à définir,
-mais que vous avez sans doute, ma chère amie,
-éprouvée vous-même quand je vous ai tenue
-sous ma discipline.</p>
-
-<p>Mais malgré toute ma résolution, je ne pus
-refréner plus longtemps mes soupirs et mes
-plaintes ; je crus bientôt que j'allais succomber
-sous cette torture, en dépit de l'exquise
-sensation qui s'y mêlait. Néanmoins, malgré
-mes «&nbsp;oh!&nbsp;» mes «&nbsp;ah!&nbsp;» mes cris perçants, je
-ne demandai pas grâce de nouveau ; des idées
-de vengeance me soutinrent, et je me représentai
-combien il me serait doux de les fouetter
-à mon tour jusqu'au sang, de leur lacérer
-la chair, spécialement au général et à Jemima
-et même à la pauvre Jane toute larmoyante.</p>
-
-<p>Sir Eyre, qui semblait oublier son âge, se
-démenait avec frénésie.</p>
-
-<p>&mdash; Par l'enfer! allez-vous demander pardon!
-N'allez-vous pas nous faire des excuses,
-petite entêtée! sifflait-il entre ses dents. C'est
-la plus tenace et la plus obstinée de toute la
-famille. Sacredieu! elle est bien de sa race.
-Mais il ne sera pas dit, madame Mansell, que
-cette petite drogue aura raison de moi. Tenez!
-tenez! tenez! cria-t-il en frappant encore plus
-fort, et, à la fin, la verge dont il ne restait
-plus que le tronçon, s'échappa de sa main,
-tandis qu'il s'affaissait hors d'haleine dans
-son fauteuil.</p>
-
-<p>&mdash; Madame Mansell, articula-t-il, donnez-lui
-une demi-douzaine de bonnes cinglées avec
-une verge neuve pour la finir et lui apprendre
-que, si elle peut épuiser un vieil homme comme
-moi, il reste dans la maison assez de bras
-solides pour mettre à la raison son impudent
-postérieur.</p>
-
-<p>Obéissant à cet ordre, la gouvernante prit
-en main une verge fraîche et m'en donna délibérément
-sur les fesses en comptant d'une
-voix claire : Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
-Quoique rudement appliqués, ses coups ne
-me meurtrirent pas aussi cruellement que ceux
-de Sir Eyre. «&nbsp;Là! me dit-elle, lorsqu'elle
-eut terminé, j'aurais pu frapper plus fort, mais
-j'ai eu pitié de vous, pour la première fois.&nbsp;»</p>
-
-<p>Affreusement meurtrie, presque inanimée, il
-fallut que l'on me portât dans ma chambre.
-J'étais victorieuse, mais quelle victoire! Tout
-écorchée, toute saignante, j'avais en outre la
-certitude que le vieux général recommencerait
-à la première occasion favorable.</p>
-
-<p>La pauvre Jane riait et pleurait à la fois au
-spectacle de mes fesses lacérées, qu'elle lavait
-tendrement avec de l'arnica et de l'eau fraîche ;
-elle semblait si accoutumée à ce travail que
-quand nous fûmes sur le point de nous coucher &mdash; je
-l'avais décidée à rester auprès de
-moi &mdash; je lui demandai si elle n'avait pas déjà
-souvent soigné des postérieurs fouettés.</p>
-
-<p>&mdash; Oui, mademoiselle Rosa, répliqua-t-elle,
-mais vous me garderez le secret et aurez l'air
-de ne rien savoir. J'ai été fouettée moi-même
-et bien fort, quoique pas aussi cruellement
-que vous. Au bout d'une ou deux fois, on aime
-assez cela, surtout si l'on n'est pas trop durement
-cinglée. La prochaine fois, il faudra demander
-grâce de toutes vos forces, cela fait
-plaisir au général et apaise sa colère. Il était
-si épuisé de vous avoir fouettée que Mme Mansell
-voulait envoyer chercher le médecin, mais
-Jemima lui ayant dit qu'une bonne fessée lui
-vaudrait mieux et lui ferait descendre le sang
-de la tête, elles l'ont fustigé de bonne façon
-si bien qu'il est tout à fait revenu à lui, et a
-ordonné qu'on le laisse tranquille.</p>
-
-<p>Ainsi se termina ma première leçon ; dans
-mes lettres suivantes, vous saurez ce qui m'arriva
-avec Jane, comment je continuai la lutte
-avec le général, mes aventures au pensionnat
-Flaybum et mes propres exploits depuis le
-jour où je devins ma maîtresse.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE II</h2>
-
-
-<p>Le lendemain matin, Jane et moi reprîmes
-notre conversation et en voici à peu près les
-termes :</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Alors, Jane, vous avez été fouettée?
-Et pour quel motif?</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; La première fois, ce fut pour avoir
-été vue marchant à côté d'un jeune homme en
-revenant de l'église. Le général prétendit que
-je n'étais pas du tout pieuse et que ma dévotion
-n'était qu'un prétexte à me promener avec
-des jeunes gens et qu'il fallait me guérir de
-cela sous peine de perdition.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Eh bien! N'avez-vous éprouvé aucune
-idée de vengeance après avoir été fouettée
-pour ce motif?</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Oh! si! Mais j'oubliai tout après
-avoir eu la joie de voir Jemima bien fessée à
-son tour. Elle en eut son compte, je vous le
-garantis ; mais elle est solide et dure comme
-du cuir!</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Peut-être pourrais-je oublier de
-même si j'avais le plaisir de vous voir toutes
-solidement fouettées, et j'ai grande envie de
-commencer par vous, Jane, dès que je ne serai
-plus aussi meurtrie.</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Mais puisque vous haïssez Jemima,
-je le sais, n'auriez-vous pas plus de plaisir
-à la voir juchée sur le cheval? Peut-être
-pourrions-nous, en nous entendant bien, la
-faire tomber dans un piège?</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Voyez-vous la bonne pièce? Pensez-vous
-que je vous tienne quitte jusqu'à
-temps que je me sois vengée des autres? Attendez
-que je me sente suffisamment bien et
-vous verrez si je ne règle pas votre compte en
-premier! Je ne manquerai pas d'occasions
-puisque vous devez coucher toutes les nuits
-dans ma chambre. Je n'ai pas oublié que vous
-m'avez persuadée de m'habiller pour le dîner
-alors que vous saviez parfaitement ce qui
-m'attendait.</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Mlle Rosa, je ne pouvais pas faire
-autrement ; Mme Mansell m'avait envoyée
-pour vous habiller. Le vieux général avait remis
-la chose après le dîner, car il aime voir
-les pénitentes en grande toilette. Lorsqu'il corrige
-l'une de nous, il faut qu'elle soit habillée
-de son mieux, et si pendant la correction
-un vêtement se trouve abîmé, Mme Mansell
-nous le remplace ; si bien qu'une bonne fessée
-ne nous cause pas grand dommage. Jemima
-a même fait plusieurs fois exprès d'abîmer ses
-affaires. Il est vrai que si on les lui a payées,
-le général s'est bien remboursé sur ses fesses.</p>
-
-<p>Je fus encore bien endolorie durant plusieurs
-jours pendant lesquels je confectionnai une
-jolie verge que je dissimulai pour en faire tâter
-à Jane quand elle s'y attendrait le moins. Elle
-ne savait pas, d'ailleurs, si j'étais allée dans
-le jardin ou hors de la maison. Comme elle
-était naturellement plus âgée et beaucoup plus
-forte que moi, il me fallait la maîtriser par
-quelque stratagème. Je lui laissai croire que
-j'avais complètement oublié mes griefs, mais
-un soir, comme nous étions déshabillées pour
-nous mettre au lit, je lui dis : «&nbsp;Jane, est-ce
-que Mme Mansell ou Jemima vous ont déjà
-fouettée sans que Grand-Père le sache?</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Oh! oui! mademoiselle, plus d'une
-fois, et elles m'ont même rudement étrillée.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Comment ont-elles fait?</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Parbleu, j'étais attachée par les
-mains aux montants du lit.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Oh! montrez-moi cela, et laissez-moi
-vous attacher pour que je me rende
-compte.</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Volontiers, si cela peut vous faire
-plaisir, mademoiselle.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Avec quoi pourrai-je bien vous
-attacher, vous êtes forte comme Samson?</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Une paire de mouchoirs fera très
-bien l'affaire et voici des serviettes pour me
-ficeler les jambes.</p>
-
-<p>Selon ses indications, je lui eus vite ficelé
-les poignets aux deux pommeaux du pied du
-lit, puis je fixai ses jambes largement écartées
-aux pieds de la table.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! sapristi, fit alors Jane, vous avez
-rudement serré! Pourquoi diable m'attacher
-de la sorte, je ne pourrai plus m'en aller si
-vous ne me délivrez pas vous-même.</p>
-
-<p>&mdash; Restez, ne bougez pas! criai-je, je veux
-vous voir tout à fait en tenue, à présent que
-vous voilà bien attachée, &mdash; et rapidement je
-retroussai sa chemise de nuit bien au-dessus
-de sa taille, de façon à exposer son postérieur
-joufflu et son ventre joliment ombragé à mes
-regards surpris.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! comme vous êtes belle, Jane, dis-je
-en l'embrassant, vous savez que je vous aime
-bien, seulement votre gros cucul a mérité d'être
-puni. C'est un devoir pénible pour moi,
-mais vous allez voir que ce n'est pas pour rire,
-mademoiselle, regardez quelle bonne grosse
-verge je vous destine, fis-je en lui montrant
-l'instrument.</p>
-
-<p>&mdash; Grâce! Grâce! Mlle Rosa, s'écria-t-elle,
-vous ne voudrez pas me faire de mal, j'ai toujours
-été si bonne pour vous!</p>
-
-<p>&mdash; Ce n'est pas par plaisir, Jane, c'est par
-devoir. Vous étiez avec les autres contre moi,
-vous êtes la première que j'attrape, tant pis
-pour vous. Je ne pourrai peut-être pas me venger
-des autres d'ici longtemps.</p>
-
-<p>La vue de ses fesses rebondies me transportait
-du désir d'exercer mon habileté sur elle
-et de contempler ce spectacle que j'avais offert
-moi-même. Saisissant nerveusement la verge,
-sans plus tarder, je commençai l'attaque par
-quelques coups cinglants qui changèrent en
-rouge foncé la teinte rose des deux globes.</p>
-
-<p>&mdash; Ah! Ah! C'est une honte! Vous êtes aussi
-méchante que le vieux général, petite sournoise!
-Vous m'avez tendu un piège!</p>
-
-<p>&mdash; Vous n'en avez pas l'air bien fâchée, mademoiselle,
-lui criai-je, mais je vais faire en
-sorte de vous rabattre le caquet ; d'ailleurs,
-je commence à croire que vous êtes la pire du
-quatuor et que votre prétendue compassion
-n'était que pure hypocrisie. Mais, c'est mon
-tour à présent. Bien entendu, vous étiez trop
-forte pour moi, si je n'avais pas agi de ruse
-avec vous! Que dites-vous de cela, mademoiselle
-Jane? Et tout en parlant, Vzz, Vzz, Vzz,
-je cinglais de la verge son gros postérieur qui
-prit bientôt un aspect fort curieux.</p>
-
-<p>&mdash; Petite scélérate! Petite vipère! criait Jane.
-Votre grand-père saura tout cela.</p>
-
-<p>&mdash; C'est votre intention, mademoiselle la
-rapporteuse. Eh bien! alors je vais vous faire
-payer cela d'avance, répliquai-je. La vue de sa
-croupe ne faisait qu'accentuer mon excitation,
-et ce fut avec un frisson de plaisir que j'aperçus
-de petites gouttes de sang. Elle se démenait
-et se tortillait avec des cris et des soupirs
-étouffés, mais chaque fois qu'elle prononçait
-quelques mots il semblait que c'était dans le
-dessein de m'irriter davantage. Ma surexcitation
-croissait en intensité ; ce sauvage exercice
-me causait un immense plaisir, et dans
-ma fureur irréfléchie, je mis réellement ses
-fesses en piteux état. A la fin, essoufflée, épuisée,
-je dus laisser tomber la verge et ma frénésie
-se changea en compassion lorsque je vis
-qu'elle paraissait inanimée, inerte, la tête renversée,
-les yeux fermés, les doigts crispés.</p>
-
-<p>L'embrassant tendrement : «&nbsp;Jane, Jane!&nbsp;»,
-lui criai-je d'une voix émue, je vous aime et
-vous pardonne, et maintenant, je veux être
-aussi bonne pour vous que vous l'avez été
-pour moi après ma punition.</p>
-
-<p>Ses mains et ses pieds furent bientôt déliés ;
-alors, à mon vif étonnement, elle jeta ses deux
-bras autour de mon cou, et, m'embrassant passionnément,
-elle me dit, les yeux brillants :
-«&nbsp;Et moi aussi, je vous pardonne, mademoiselle
-Rosa, car vous ne vous imaginez pas quel
-plaisir vous m'avez procuré, les derniers instants,
-surtout, ont été exquis.</p>
-
-<p>Sur le moment, tout cela était pour moi une
-énigme que je ne compris que plus tard. Elle
-ne se préoccupa guère de son postérieur marbré.
-«&nbsp;Ce qui a été terrible pour vous, mademoiselle
-Rosa, me dit-elle, n'a rien été pour
-moi, je suis plus âgée et plus endurcie que
-vous, en outre, c'est toujours la première fois
-qui est la plus pénible. Sir Eyre a été réellement
-barbare de vous écorcher comme il l'a
-fait, mais c'est votre obstination qui l'y a conduit.
-Vous verrez que vous aimerez bientôt cela
-ainsi que moi.&nbsp;»</p>
-
-<p>Nous continuâmes à bavarder ainsi pendant
-que je baignais et pansais les parties meurtries,
-et finalement nous nous endormîmes
-après qu'il eut été convenu entre nous qu'elle
-me donnerait, dans un jour ou deux, une agréable
-leçon.</p>
-
-<p>Quelques jours se passèrent tranquillement ;
-mon châtiment avait été trop sévère pour que
-je risquasse à la légère un nouveau conflit avec
-le général. Cependant j'attendais avec impatience
-l'occasion de me venger de toute la bande,
-excepté de Jane qui était devenue mon
-amie de c&oelig;ur. Nous examinions, sans succès,
-d'ailleurs, toutes sortes de plans pour faire
-mettre soit l'une soit l'autre dans un mauvais
-cas. Le vieux général me conseillait souvent
-de prendre garde à moi, car il ne manquerait
-pas la première occasion de me faire danser
-sans musique.</p>
-
-<p>Un jour, cependant, étant dans le jardin
-avec la gouvernante, je lui fis remarquer que
-le général était réellement bizarre de laisser
-les brugnons tomber et se perdre plutôt que de
-nous les laisser manger.</p>
-
-<p>&mdash; Ma chérie, dit Mme Mansell, si vous en
-prenez deux ou trois, il ne le remarquera pas,
-en tous cas, ne dites pas que je vous l'ai conseillé,
-c'est, en effet, absurde de les laisser
-pourrir.</p>
-
-<p>&mdash; Mais, mademoiselle Mansell, répliquai-je,
-ce serait un vol?</p>
-
-<p>&mdash; Ce n'est pas un vol de prendre ce qui
-aurait été perdu, répondit-elle, vous n'avez pas
-la notion exacte de l'honnêteté, d'ailleurs
-n'êtes-vous pas un peu la maîtresse de la maison.</p>
-
-<p>&mdash; Vous me faites l'effet du serpent et moi
-d'Ève ; c'est vrai qu'ils ont l'air délicieux ;
-vous ne me trahirez pas, au moins? lui dis-je
-avec candeur. Sur ce je cueillis un des fruits
-et Mme Mansell le partagea avec moi, ce qui
-me mit tout à fait à l'aise.</p>
-
-<p>Le lendemain, juste avant le dîner, nous entendîmes
-la voix du général nous appelant
-tous brusquement dans sa chambre. «&nbsp;Comment
-se fait-il, Mme Mansell, dit-il, l'air furibond,
-que je ne puisse laisser mes clés dans la serrure
-de cette étagère sans que quelqu'un goûte
-à mon rhum? Comme je soupçonnais depuis
-longtemps qu'il y avait dans mon entourage un
-dégustateur trop rusé, j'ai usé de ruse à mon
-tour. Voyant que le rhum semblait à son goût,
-la dernière fois que le flacon a été rempli, j'ai
-fait une petite raie avec mon diamant pour
-marquer la hauteur du liquide dans la bouteille,
-et depuis, je me suis contenté de boire du brandy.
-Eh bien! regardez! En trois ou quatre
-jours, il n'en a pas filé moins d'une demi-pinte.
-Venez ici, Rosa&hellip; et vous Mme Mansell&hellip;
-à votre tour, Jemima!&nbsp;» et ce disant, il
-sentit notre haleine à tour de rôle.</p>
-
-<p>&mdash; Femme, dit-il à celle-ci comme elle se
-troublait et hésitait à se soumettre à cette
-épreuve, je n'aurais pas cru que vous étiez une
-sournoise et une voleuse ; si vous avez réellement
-besoin d'un peu d'alcool, Mme Mansell,
-j'en suis certain, vous eût permis d'en prendre.
-Comme vous êtes ici depuis plusieurs années
-et que nous n'aimons pas le changement, on
-ne vous mettra pas à la porte, mais on vous
-guérira demain de l'envie de voler ; vous auriez
-dû être fouettée sur le champ, mais comme
-j'ai un ami à dîner ce soir, cela vous fera
-du bien d'attendre et de réfléchir à ce que
-vous allez recevoir. Filez, maintenant, et que
-le dîner soit servi correctement, ou je vous réserve
-quelque chose à la mode hindoue dont
-vous me direz des nouvelles.</p>
-
-<p>Nôtre visiteur était notre plus proche voisin,
-ancien colonel et grand chasseur de renards,
-et pourtant mes idées étaient si surexcitées
-par la perspective du châtiment de Jemima
-que la soirée me parut fort agréable.</p>
-
-<p>Le lendemain, grand-père passa toute la
-journée à inspecter le jardin et j'eus le pressentiment
-qu'il remarquerait la disparition des
-brugnons. Ayant été si méfiant pour le rhum,
-il pourrait l'être de même pour les fruits.</p>
-
-<p>Mes craintes n'étaient que trop fondées,
-m'ayant aperçue avec Mme Mansell cueillant
-un gros bouquet pour mettre à la coupable, il
-s'écria : «&nbsp;Mme Mansell pendant que vous y
-êtes, faites donc un second bouquet, quelqu'un
-a rendu visite aux brugnons. Ne sauriez-vous
-pas qui, Rosa?&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Oh! grand-père, vous savez bien qu'on
-m'a formellement défendu de toucher aux
-fruits, dis-je, l'air aussi innocent que possible.</p>
-
-<p>&mdash; Et vous, madame Mansell, savez-vous
-quelque chose à ce sujet? Rosa me répond à
-côté de la question, reprit-il en me regardant
-sévèrement.</p>
-
-<p>J'étais très embarrassée, et, pour comble,
-Mme Mansell, affectant une profonde répugnance
-à dire un mensonge confessa toute la
-vérité.</p>
-
-<p>&mdash; Ma parole, j'ai affaire à une jolie bande,
-car Jane ne vaut pas mieux que les autres. Madame
-Mansell, votre conduite m'étonne et
-vous serez assez punie en considérant quelle
-gravité j'attache à ce cas, et quant à Rosa, une
-telle duplicité, chez une enfant si jeune, me
-fait frémir ; mais occupons-nous d'abord de
-Jemima, et nous verrons ensuite ce qu'il y aura
-lieu de faire.</p>
-
-<p>Dans l'état d'incertitude où j'étais, je courus
-vers Jane pour lui confier mes angoisses ;
-c'était, selon elle, une heureuse circonstance
-que Jemima passât la première, car le vieillard
-serait fatigué, et, sans doute, me tiendrait
-quitte à bon compte, surtout si je criais et implorais
-grâce.</p>
-
-<p>Ainsi réconfortée, je m'arrangeai pour dîner
-copieusement et pris un verre de vin en
-plus (j'étais supposée n'en prendre qu'un)
-puis, je me rendis à la salle des corrections, à
-peu près rassurée, d'autant plus que j'étais
-fort désireuse de voir Jemima bien fouettée.</p>
-
-<p>Quand je jetai les yeux sur elle, elle faisait
-une révérence au général, assis dans son fauteuil,
-verge en main. Son apparence me frappa
-d'admiration. Sa taille était au-dessus de
-la moyenne, elle avait de beaux cheveux châtains,
-un teint éclatant, de grands yeux bleus
-très vifs, elle portait une robe de soie bleus
-échancrée très bas, qui révélait les trésors de sa
-poitrine bombée, son gros bouquet était fixé
-de côté, elle avait des souliers de satin rose à
-hauts talons avec des boucles d'argent ; son
-corsage était à manches courtes, mais des gants
-de chevreau de couleur fauve montant au-dessus
-du coude dissimulaient la rudesse de sa
-peau et la rougeur de ses mains.</p>
-
-<p>&mdash; Préparez-la immédiatement, dit le général,
-elle sait trop bien ce qui l'amène ici pour
-qu'il soit utile de le lui dire. Tenez, Rosa,
-passez-moi cette grosse poignée de verges, la
-petite ne serait qu'un joujou pour son gros
-cul, Ha! Ha! celle-ci fera bien l'affaire! ajouta-t-il
-en la faisant siffler dans l'air.</p>
-
-<p>Jane et la gouvernante l'avaient déjà dépouillée
-de la robe bleue, et étaient en train de lui
-enlever le jupon blanc bordé de dentelle ; le
-bouquet, tombé sur le parquet, la victime se
-trouva en chemise et pantalon, et je pus admirer
-sa poitrine bien prise, son cou harmonieux
-et surtout ses jambes pleines et rondes dans
-leurs bas de soie rouge, retenus par d'élégantes
-jarretières (le général était très exigeant
-sur la toilette de ses pénitentes).</p>
-
-<p>J'aidai à l'attacher et à dénouer son pantalon
-que Jane rabattit complètement, tandis que
-Mme Mansell retroussait et épinglait sa chemise,
-étalant dans leur magnifique plénitude
-ses fesses glorieusement charnues, dont la peau
-blanche resplendissait sous la clarté des flambeaux.</p>
-
-<p>Je lui donnai quelques bonnes tapes pour
-lui montrer que je n'avais pas oublié celles
-qu'elle m'avait données, puis je m'écartai
-pour laisser la place à Sir Eyre.</p>
-
-<p>J'étais si absorbée par ce fascinant spectacle
-que j'en oubliai totalement ce qui m'attendait
-moi-même.</p>
-
-<p>Flac! La grosse verge s'abattit avec une
-violence qui l'eût fait bondir si elle n'eût été
-attachée. Elle poussa un «&nbsp;Ahhh!&nbsp;» étouffé et
-un large sillon rouge apparut sur la chair. A
-chaque coup qui suivit, sa figure s'empourpra
-davantage et elle sembla suffoquer, tout en s'efforçant
-de ne pas hurler, mais la verge était si
-cinglante et le général frappait si fort qu'en
-moins d'une douzaine de coups, les fesses blanches
-furent tachées de sang et la verge volait
-dans toutes les directions. «&nbsp;Ah! Ah! Oh!&nbsp;»
-hurla-t-elle enfin. «&nbsp;Assez! pitié, monsieur, je
-n'en puis plus, c'est trop, je vous le jure!&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Abominable voleuse, je vais vous fesser
-jusqu'à ce que mort s'ensuive ; si je ne vous
-guéris pas aujourd'hui à tout jamais, c'est une
-bonne domestique que je perdrai, riposta Sir
-Eyre en la fouaillant de plus belle.</p>
-
-<p>Mon sang bouillait sous l'excitation voluptueuse,
-à laquelle j'étais en proie, et jeune
-comme je l'étais, barbare comme je savais être
-la correction, je n'éprouvais pas la moindre pitié
-pour la victime. C'est un sentiment que,
-seuls, peuvent comprendre les fervents adorateurs
-de la verge.</p>
-
-<p>&mdash; Vous aimez le rhum, je crois mademoiselle,
-faisait le général, mais c'est le payer un
-peu cher, n'est-ce pas, n'est-ce pas&hellip; n'est-ce
-pas?&hellip;</p>
-
-<p>Le pauvre vieux, hors d'haleine, ayant été
-obligé de s'asseoir, Mme Mansell, devançant
-son désir, prit une verge neuve et, sans laisser
-souffler la victime, se mit à la fouetter à
-son tour.</p>
-
-<p>&mdash; Elle n'a pas volé sa punition, monsieur,
-car je ne lui refuse jamais rien pourvu qu'elle
-se conduise bien, dit-elle, prenant son air le
-plus pincé. Dans son ardeur à fouetter, sa coiffure
-s'étant dérangée et sa physionomie s'animant,
-elle me fit l'effet de la déesse de la vengeance.
-«&nbsp;Recommencerez-vous&hellip; dites&hellip; répondez&hellip;
-ingrate&hellip; voleuse&hellip;&nbsp;» criait-elle,
-ponctuant chaque mot d'un furieux coup de
-verge.</p>
-
-<p>La pauvre Jemima sanglotait et implorait
-grâce d'une voix brisée, tandis que des gouttes
-de sang coulaient le long de ses cuisses, mais
-la gouvernante semblait sourde et Sir Eyre paraissait
-en extase. Quelque résistante que fût la
-victime, cela ne pouvait plus, néanmoins, durer
-bien longtemps. Terrassée par l'acuité de
-ses souffrances, Jemima s'évanouit et il nous
-fallut lui asperger la figure d'eau fraîche pour
-la ranimer. On la couvrit d'un manteau et on
-la conduisit dans sa chambre où on la laissa
-seule.</p>
-
-<p>&mdash; A votre tour, Rosa, me dit alors le général
-tenant en mains une verge fraîche et souple ;
-embrassez la verge et apprêtez-vous.</p>
-
-<p>Sachant à peine ce que je faisais, je m'inclinai
-et donnai le baiser ordonné. En un rien de
-temps, Mme Mansell et Jane m'eurent préparée,
-car je demeurais passive, et dès que je fus
-exposée en plein, les membres bien écartés, le
-général reprit son rôle.</p>
-
-<p>&mdash; Vous avez pu voir, me dit-il, par l'exemple
-de Jemima, comme je suis sévère à l'occasion,
-peut-être n'avez-vous pas compris la gravité
-de la réponse que vous m'avez faite aujourd'hui,
-aussi, suis-je enclin à être indulgent
-pour cette fois ; mais, souvenez-vous, pour l'avenir,
-si vous vous en tirez à bon compte aujourd'hui,
-qu'un mensonge est préférable à une
-réponse évasive. Je crois que la dernière fessée
-a produit son effet, car vous vous comportez ce
-soir tout autrement. Ainsi, souvenez-vous&hellip;
-souvenez-vous&hellip; Souvenez-vous&hellip;</p>
-
-<p>Il me cinglait le derrière à chaque mot. J'implorais
-grâce, promettant d'être sincère à l'avenir.
-Après une vingtaine de coups qui me mirent
-les fesses en feu : «&nbsp;Je vous tiens quitte
-pour aujourd'hui, fit-il en m'octroyant une dernière
-cinglade, mais si violente que, cette fois,
-le sang se montra sur mes fesses déjà empourprées.</p>
-
-<p>Je termine ici ma seconde lettre.</p>
-
-<p>Croyez-moi votre amie dévouée.</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE III</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère Nelly,</p>
-
-<p>Je vous ai dit, dans ma dernière lettre, comment
-je me tirai sans grand dommage de l'affaire
-des brugnons ; mais je n'avais reculé que
-pour mieux sauter, et le général s'était évidemment
-promis de m'accommoder de bonne façon
-à la première occasion favorable.</p>
-
-<p>Chose bizarre, ma première punition, pourtant
-corsée, et la terrible fessée que j'avais vu
-administrer à Jemima ne n'avaient produit
-d'autre effet que de me rendre, si possible,
-plus audacieuse. J'aurais voulu me venger de
-Sir Eyre et de Mme Mansell, mais aucun de
-mes plans de vengeance ne me donnait satisfaction.
-Si j'avais pu arriver à mes fins, peu
-m'eût importé ce qui en serait résulté pour
-moi.</p>
-
-<p>Jane ne pouvant me suggérer aucune idée,
-je résolus d'agir seule, tout en affectant d'y
-renoncer ; mais diverses mésaventures arrivèrent
-dès lors à tous les hôtes de la maison, y
-compris moi-même. Le général entra en fureur,
-lorsqu'un beau jour il trouva plusieurs de ses
-livres de flagellation abîmés ou déchirés, mais
-il ne put fixer ses soupçons sur personne, bien
-qu'il suspectât fort Jemima d'être, par vengeance,
-l'auteur de ce délit. Peu de temps
-après, Mme Mansell se piqua les pieds à des
-orties cachées dans ses draps. Sir Eyre et elle
-étaient surtout les victimes ; mais le méfait
-suivant fit déborder le vase. Quelques jours
-plus tard, en se mettant au lit, le général fut
-soudain cruellement piqué et égratigné par des
-branches de ronces habilement dissimulées
-dans son lit. Comme il avait l'habitude de rabattre
-complètement le drap de dessus avant
-d'entrer au lit, puis de le ramener sur lui après
-s'être allongé, les épines avaient été placées
-entre le matelas et le drap du dessous de sorte
-qu'il ne pût les voir ; mais il les sentit bien vite.
-Le dos écorché, il fit un bond violent, se retourna
-à quatre pattes, et bondit de nouveau,
-affreusement piqué aux genoux et aux mains.
-Bref, lorsqu'il put s'échapper du lit il avait été
-écorché un peu partout, quelques épines étaient
-restées piquées dans ses chairs et je pus voir,
-le lendemain, des taches de sang sur ses draps.</p>
-
-<p>Il fallut que Mme Mansell sautât de son lit
-en toute hâte, pour soigner le pauvre bonhomme.
-Cela lui prit une bonne heure, au bout de
-laquelle, elle se recoucha avec délices pensant
-rattraper le sommeil perdu. A peine était-elle
-remise au lit qu'elle poussa des «&nbsp;Aïe! Aïe!
-Hola!&nbsp;» de souffrance, et s'écria : «&nbsp;Ah! c'est
-trop fort! les coquins sont venus dans ma
-chambre pendant mon absence!&nbsp;» Jemima,
-Jane et moi étant accourues à ses cris, nous la
-trouvâmes affreusement écorchée, surtout aux
-genoux, nous réprimâmes un sourire de satisfaction ;
-Jemima surtout avait l'air radieuse.</p>
-
-<p><i>Mme Mansell.</i> &mdash; Vous n'avez pas honte de
-me traiter ainsi ; c'est une de vous trois et je
-soupçonne fortement Jemima.</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Je n'ai pu m'empêcher de sourire
-en vous entendant crier, madame, mais je
-croyais que vous n'aviez pas grand'chose.</p>
-
-<p><i>Mme Mansell.</i> &mdash; Effrontée, coquine, je le
-dirai au général.</p>
-
-<p>Jemima, Jane et moi protestâmes de notre
-innocence, mais en vain ; il devait évidemment
-en cuire à l'une de nous, peut-être à toutes les
-trois.</p>
-
-<p>La gouvernante et le général se ressentirent
-plus d'une semaine de cette alerte, plusieurs
-épines leur étant restées dans les chairs, une
-entre autres dans le genou de Mme Mansell.
-Sir Eyre dut attendre en conséquence dix
-jours avant de mettre l'affaire sur le tapis.</p>
-
-<p>L'heure fatale sonna enfin ; nous comparûmes
-toutes dans la salle de punition devant le
-général, trônant dans son fauteuil ; ce fut comme
-d'habitude après le dîner, et nous étions
-en tenue de soir.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Vous n'ignorez pas pourquoi je
-vous ai fait venir ensemble. Un outrage comme
-celui que nous avons subi, Mme Mansell et
-moi, ne peut rester impuni ; donc, si aucune
-de vous trois n'avoue en être l'auteur, je suis
-décidé à vous punir toutes les trois et sévèrement
-pour que la coupable n'échappe pas à
-son sort. Allons Rosa, est-ce vous? Si ce n'est
-vous, c'est une des deux autres.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Moi grand-père! Vous savez bien
-du reste, qu'on m'a fait à moi-même toutes sortes
-de farces.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Et vous, Jemima. Est-ce vous?</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Oh! mon Dieu! monsieur! Mais
-je n'ai même jamais touché de ronces de ma
-vie!</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Jane, êtes-vous coupable ou
-non, ou soupçonnez-vous quelqu'un?</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Oh! non! monsieur, je vous l'affirme.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Donc il y a parmi vous une fieffée
-menteuse. Rosa, comme vous êtes la plus
-jeune, je vous punirai en premier, peut-être en
-attendant, déciderez-vous la coupable, si ce
-n'est vous, à se dénoncer.</p>
-
-<p>Puis, se tournant vers Mme Mansell : «&nbsp;Préparez-la,
-dit-il, elle n'a pas reçu la fessée telle
-qu'elle la méritait, l'autre jour. Mais aujourd'hui,
-elles auront toutes les trois leur compte,
-quand je devrais y passer toute la nuit. Jane
-et Jemima aidez Mme Mansell.&nbsp;»</p>
-
-<p>Mes idées étaient moins tournées vers ce que
-j'allais recevoir que vers le tableau qu'allaient
-m'offrir les autres et dont je me réjouissais par
-anticipation, j'escomptais les sensations que
-j'avais déjà éprouvées quand Jemima avait été
-si sévèrement punie. Elles m'eurent bientôt enlevé
-ma robe de soie bleue et elles m'attachaient
-sur le cheval, quand le général les
-arrêta, pris d'une autre idée.</p>
-
-<p>&mdash; Halte! Halte! cria-t-il. Jemima va la mettre
-sur son dos.</p>
-
-<p>Je fus alors relâchée, et, mes jupons ayant été
-bien retroussés par dessus mes épaules, je fus
-hissée à califourchon sur le large dos de Jemima ;
-mes bras entourant son cou furent solidement
-ficelés par les poignets et mes jambes attachées
-de même sous la taille ; j'étais ainsi
-splendidement exposée et ma posture faisait
-tendre ma peau. Comme Mme Mansell allait
-ouvrir mon pantalon, Sir Eyre s'écria : «&nbsp;Non!
-Non! Je vais me servir de ce fouet&hellip; Jemima,
-trottez tout autour de la chambre pour que je
-sois à bonne distance.&nbsp;»</p>
-
-<p>Ces mots furent accompagnés d'un claquement
-sec du fouet, dont la lanière s'abattit sur
-ma croupe.</p>
-
-<p>&mdash; Eh bien, mademoiselle! allez-vous nous
-avouer quelque chose? Je suis sûr que vous
-êtes bien au courant de ce qui s'est passé. Clac!
-Clac! Clac! Clac! le fouet me cinglait en même
-temps les fesses, et Jemima ravie trottait
-allègrement tandis que chaque coup causait à
-mon pauvre derrière une affreuse cuisson.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! Oh! Ah! Grand-père! criai-je, c'est
-indigne de me punir quand vous savez que je
-suis innocente. Oh! Oh! Ohhhr! Sourd à mes
-cris, il me fouaillait sans pitié. Je sentais ma
-peau se boursouffler, mais la mince étoffe l'empêchait
-de s'écorcher.</p>
-
-<p>A un moment, il interrompit la course en
-disant : «&nbsp;Mme Mansell, regardons un peu
-son impudent derrière pour voir ce que mon
-fouet y a marqué.&nbsp;»</p>
-
-<p>Mme Mansell écarta soigneusement la fente
-de mon pantalon et s'écria : «&nbsp;Regardez, monsieur,
-comme vous l'avez bien cinglée! Quelles
-belles zébrures et comme son cul est rouge!&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Peuh! Cela n'est pas mal, en
-effet, mais je suis resté à moitié chemin ; Mme
-Mansell voulez-vous le mettre au point avec la
-verge?</p>
-
-<p>Je pouvais dès lors être sûre d'avoir une bonne
-mesure. Le général alluma un cigare et
-s'installa confortablement dans son fauteuil
-pour jouir du spectacle. Mme Mansell choisit
-une belle verge faite de brins longs et flexibles,
-et laissant mon pantalon largement ouvert,
-ordonna à Jemima de se poser devant elle.</p>
-
-<p>Brandissant la verge, la gouvernante s'écria :
-«&nbsp;Je suis sûre que cette demoiselle est
-dans le secret, mais elle est si entêtée que nous
-ne tirerons sans doute rien d'elle. Néanmoins,
-Monsieur, je vais faire de mon mieux. Allons,
-Mlle Rosa, dites-nous la vérité si vous voulez
-préserver votre cul ; êtes-vous toujours aussi
-sûre de votre propre innocence? Et elle me cingla
-méthodiquement et vigoureusement les fesses
-en tous sens ; les coups s'abattirent dans
-ma chair avec un son mat et mon derrière déjà
-brûlant des coups de fouet de tout à l'heure
-fut bientôt en proie à une intolérable cuisson.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! Oh! C'est une injustice! hurlai-je
-pour me soulager le plus possible. Oh! Ah!
-Même si je savais quelque chose je ne le dirai
-pas! On ne doit pas trahir un secret. Oh! Pitié!
-Pitié!</p>
-
-<p>En parlant ainsi, j'avais un double but, d'abord,
-d'être traitée avec une indulgence relative
-en leur faisant croire qu'une des deux autres
-était la coupable, ensuite, faire dériver
-leur fureur sur celles-ci et corser, en même
-temps que leur punition, le plaisir que je m'en
-promettais.</p>
-
-<p><i>Mme Mansell.</i> &mdash; Ha! Ha! C'est curieux
-comme la verge vous a amendée, ma chère
-mademoiselle Rosa ; vous n'êtes plus, à beaucoup
-près, aussi obstinée qu'avant. Mais puisque
-vous ne voulez rien nous raconter, vous
-serez fouettée comme complice, j'en suis bien
-fâchée pour vous. Du reste, cela ne vous fait
-pas tant de mal que vous voudriez le faire
-croire.&nbsp;» Et vzz! vzz! vzz! la verge s'abattait
-sans répit sur mon postérieur qui commençait
-à saigner.</p>
-
-<p>&mdash; Arrêtez, Mme Mansell! cria enfin le général,
-ce doit être cette drôlesse de Jemima.
-Rosa est assez punie. Au tour de Jane, maintenant ;
-si elle sait quelque chose il faudra bien
-qu'elle nous le dise, et alors nous aurons nos
-coudées franches avec Jemima. N'importe comment,
-Mme Mansell, nous saurons la vérité!</p>
-
-<p>On me repose à terre et le général ordonne
-à Jane de prendre la place que je viens de
-quitter. Mes vêtements retombent et, frémissante
-d'une émotion anticipée, remerciant Sir
-Eyre de son indulgence, je m'occupe fébrilement
-pour ma part à disposer le postérieur de
-Jane pour l'exécution. J'épingle sa chemise à
-ses épaules, j'expose à nu son postérieur joufflu,
-ses cuisses et ses mollets, ceux-ci gainés
-de soie rose, maintenus par d'élégantes jarretières
-à boucles d'argent, et rehaussés par des
-pantoufles grenat.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Comment, Jane, avez-vous l'impudence
-de vous présenter devant moi sans
-pantalon? C'est une indécence inouïe! Autant
-m'offrir tout de suite de me faire voir votre
-derrière ; tenez, effrontée, voilà pour la peine!
-Il lui donna alors un coup si formidable que la
-verge sillonna la chair jusqu'à la fente ombragée.
-Autre chose est de faire voir son derrière
-lorsque l'on reçoit le fouet que de l'étaler cyniquement
-comme vous le faites. Et il continue à
-manifester sa feinte indignation par de solides
-coups de verges.</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Ah! Ah! Ahhhr! Pitié! Monsieur!
-Pitié! Mme Mansell ne nous a pas donné le
-temps de nous habiller, et dans ma précipitation,
-je n'ai pu trouver mon pantalon. Elle
-m'appelait immédiatement et je n'ai pas voulu
-la faire attendre. J'ai cru que l'obéissance était
-plus urgente que la décence. Oh! Oh! Oh!
-Monsieur! Grâce! Pas si fort! Quelle cruauté.
-Je suis bien innocente!</p>
-
-<p>Sous le stimulant des cinglades furieuses
-qu'il lui applique sans répit de bas en haut et
-qui amènent le sang à la peau, elle se démène
-et bondit si fort que Jemima a grand peine à la
-maintenir à califourchon.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; C'est bon! C'est bon! Je suis
-assez disposé à vous pardonner pour le pantalon,
-car j'aime que l'on fasse passer le devoir
-avant tout, mais en ce qui concerne les épines
-qu'on a fourrées dans nos lits, vous devez savoir
-quelque chose et c'est votre devoir de nous
-le confesser.</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Oh! Oh! Hola! Ah!!! Je ne sais
-rien! Je ne puis rien vous dire sinon que
-je suis innocente ; mais je ne peux pas en accuser
-une autre! Hola! Oh! Vous allez me tuer,
-Monsieur! J'en ai pour des semaines à rester
-au lit si vous me lacérez de cette façon!</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Des fesses en compote se rétablissent
-bien plus vite que cela, Jane, ne vous
-inquiétez pas! Mais vous allez être fessée encore
-plus fort si vous n'avouez pas que c'est
-Jemima la coupable. Est-ce Jemima? Parlerez-vous?
-Est-ce Jemima? Est-ce Jemima?</p>
-
-<p>Il hurle ces questions d'une voix de tonnerre
-et sa verge s'abat sans répit et avec fureur sur
-le derrière de la malheureuse. Le sang suinte et
-coule sur la chair à vif. Elle semble sur le point
-de s'évanouir, toutefois je crois distinguer sur
-son visage les indices habituels de la jouissance ;
-puis cessant de se débattre et de bondir,
-elle se laisse aller, inerte, comme si sa chair
-était devenue insensible aux coups ; ses hurlements
-cessent et comme dans un râle elle balbutie :
-Oui! Oui! Oh oui!</p>
-
-<p>Sir Eyre pousse un éclat de rire de triomphe
-à l'idée de connaître enfin la vraie coupable.
-«&nbsp;Ah! Ah! Elle a enfin avoué! Oui, oui,&nbsp;» crie-t-il,
-«&nbsp;descendez-la maintenant, la pauvre fille,
-cela a été dur pour la décider à parler, mais
-j'ai tout de même réussi.&nbsp;» Et il jette au loin
-le tronçon de verge qui lui restait en mains.
-Tandis que la pauvre Jane descend de sa
-monture dans un état pitoyable, Jemima marmotte
-entre ses dents quelque chose comme
-«&nbsp;damnée menteuse!&nbsp;» J'aide Mme Mansell à
-la ligoter sur le cheval, et, lui ayant retroussé
-ses jupes, j'écarte l'ouverture de son pantalon
-de façon à exposer dans toute leur ampleur les
-beautés laiteuses de son magnifique derrière.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Écartez, écartez le plus que vous
-pourrez, Rosa. La gredine! Laisser les autres
-souffrir pour son propre crime! Elle prenait, je
-crois, plaisir à participer à leur correction!</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Ce sont des mensonges, Sir Eyre,
-je ne suis nullement coupable et elles m'ont
-tout mis sur le dos pour se repaître au spectacle
-de ma punition. Oh! Oh! Quelle abominable
-maison! Réglez-moi mes gages, je veux m'en
-aller de suite!</p>
-
-<p><i>Sir Eyre</i> ricanant. &mdash; Vous allez les avoir,
-vos gages, ou du moins, ce que vous avez mérité
-hypocrite, scélérate!</p>
-
-<p><i>Jemima</i> (pourpre de honte et de fureur). &mdash; Je
-ne suis pas aussi hypocrite qu'une autre
-que je connais bien! Vous me couperez en morceaux
-avant de me faire avouer ce que je n'ai
-pas fait.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Ne perdons pas notre temps
-avec cette tête de mulet. Essayons plutôt l'effet
-d'une bonne verge.</p>
-
-<p>Joignant l'action à la parole, le général lui
-gratifie les fesses de quelques coups sévèrement
-appliqués qui changent en rose les lys de son
-énorme postérieur.</p>
-
-<p>&mdash; Regardez comme son cul rougit pour
-elle, s'esclaffe le général, en attendant qu'il
-pleure des larmes de sang. Et il accentue la rigueur
-de ses coups, qui tracent dans la chair
-de larges boursouflures.</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Oh! Oh! Sir Eyre comment
-pouvez-vous croire une menteuse comme Jane.
-Quelle raclée je lui flanquerai, quand je serai
-délivrée, à cette fieffée gredine, pour lui apprendre
-à m'accuser.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; C'est vous la gredine! Vous lui
-donnerez des claques? Dites? Vous en avez
-l'intention? Répondez, grosse bourrique! La
-verge est trop bénigne pour vous! Je m'en vais
-essayer autre chose de meilleur, mais, avant,
-vous allez demander pardon à Jane! Vous avez
-beau être grosse et forte, nous vous maîtriserons
-quand même! Qu'est-ce que vous dites
-de cela? Je crois que vous ne sentez rien, Jemima,
-je le suppose ou vous seriez moins arrogante!
-Je voudrais avoir une poignée de ronces
-sous la main pour vous déchirer les fesses!
-Peut-être les sentiriez-vous mieux que la verge!</p>
-
-<p>Et pendant ce discours, la verge continuait
-impitoyablement son travail.</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Oh! Non! Pas cela! Je ne suis
-pas coupable et n'aurais pas voulu faire pareille
-chose à mon plus grand ennemi! Oh
-monsieur! Monsieur! Pitié! Vous m'assassinez!
-Vous me torturez! Voyez! le sang ruisselle
-le long de mes cuisses!</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; On ne tue pas si aisément une
-graine de votre espèce. Pourquoi vous obstinez-vous
-à ne pas avouer, coquine!</p>
-
-<p>Et se tournant vers Mme Mansell : «&nbsp;Ne
-trouvez-vous pas&nbsp;», lui dit-il, «&nbsp;qu'elle a trop
-de choses sur elle ; je ne suis pas enclin à la
-cruauté, mais ceci est un cas qui mérite plus
-de sévérité que d'habitude?</p>
-
-<p><i>Mme Mansell.</i> &mdash; Si nous la réduisions à sa
-chemise et à son pantalon, vous pourriez ainsi
-lui appliquer l'extrême pénalité?</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Parfaitement. Et cela me permettra
-de respirer un peu. Elle m'a mis à bout
-de force!</p>
-
-<p>Nous dépouillons alors Jemima de sa jupe et
-de ses jupons, nous défaisons son corset, mettant
-en liberté les globes bien fermes de sa
-splendide poitrine, puis elle est ligotée de nouveau
-et reste avec les poignets ficelés bien au-dessus
-de sa tête. Elle a des gants de chevreau
-fauve qui font ressortir la nudité de ses bras.
-Elle n'a pour dissimuler ses formes opulentes
-que sa chemise et son pantalon, mais, avant de
-recommencer la danse, le Général donne
-l'ordre de lui retirer tout-à-fait celui-ci et
-d'épingler la chemise à ses épaules. Puis, se
-tournant vers moi, il me dit :</p>
-
-<p>&mdash; Rosa, ma chérie, si vous avez été punie,
-c'est de la faute à cette méchante fille : je ne
-conseille à personne de se charger lui-même de
-sa vengeance, mais comme Mme Mansell n'est
-pas très bien et que j'ai encore besoin d'un peu
-de repos, j'espère que vous voudrez bien prendre
-ce fouet ; vous savez comment l'on s'en
-sert, ne ménagez aucune parcelle de son cul et
-de ses cuisses.</p>
-
-<p>Et il me tendit une jolie cravache de dame,
-qui se terminait en une lanière de cuir tressé.</p>
-
-<p>Aucune proposition ne pouvait m'être plus
-agréable, bien que je n'aurais pas osé me proposer
-moi-même. Je jetai un coup d'&oelig;il triomphal
-à la pauvre Jane qui se remettait peu à
-peu de sa terrible correction et commençait à
-s'intéresser à ce qui se passait autour d'elle. Je
-pris la cravache et me mis en bonne posture
-pour commencer. Ma victime présentait un magnifique
-tableau : cambrées, ses fesses puissantes,
-boursouflées, meurtries, teintées de sang
-formaient un curieux contraste avec son ventre
-d'un blanc neigeux, couvert à l'endroit du
-mont de Vénus d'une forêt bouclée du plus joli
-blond vénitien, ses cuisses très écartées, permettant
-de voir le mignon trou de son derrière
-et un peu au-dessous le bord vermeil des lèvres
-de son conin. Un peu plus loin s'étalaient ses
-cuisses robustes aussi blanches que son ventre.
-Elle portait également de bas de soie rouge,
-de jolies jarretières et des pantoufles assorties
-à ses gants. Mon sang bouillait à la vue de
-ces jolies choses et j'avais hâte de lacérer à
-mon tour cette chair déjà meurtrie et tachée de
-sang.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Eh bien, Rosa, qu'attendez-vous
-pour commencer? Vous n'avez pas à ménager
-une pareille entêtée. Allez, et essayez de
-lui faire demander pardon à Jane.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; J'ai peur, Grand-Père, que la cravache
-ne lui déchire la peau! Allons, Jemima,
-je commence. Est-ce que cela vous fait très
-mal? Et je ponctuai ma question d'un léger
-coup entre les cuisses où la pointe de la cravache
-marqua son passage de rouge.</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Oh! Oh! Miss Rosa, ayez compassion
-de moi! Je n'ai jamais été malveillante
-pour vous ; je vous ai portée bien doucement
-sur mon dos quand vous avez été fouettée.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Oui! Et cela vous a joliment amusée,
-gredine! Vous saviez quelle fessée l'on
-m'appliquait et vous étiez ravie de me servir
-de monture.</p>
-
-<p>Je lui appliquai trois ou quatre coups qui imprimèrent
-sur ses reins une belle marque
-rouge : Tenez! Tenez! Tenez! Demandez-moi
-pardon, et à Jane aussi, pour vos menaces?
-La souffletterez-vous? Dites, dites, dites?
-Chaque mot était accompagné d'un coup de
-cravache et jamais deux fois de suite au même
-endroit.</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Ah! Ahrr! Grâce! Pitié! J'ai été
-bien peinée pour vous, miss Rosa! Oh! Oh!
-vous êtes aussi cruelle que Sir Eyre. Vous me
-déchiquetez avec cette cravache, sanglote-t-elle,
-la figure cramoisie de souffrance, de rage
-et d'obstination.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Allons, Jemima, ce que vous avez
-de mieux à faire, c'est de nous demander pardon
-et de confesser votre crime, vous savez
-que vous êtes coupable, coupable, coupable,
-entêtée que vous êtes.</p>
-
-<p>A coups multipliés, la cravache meurtrit les
-fesses en tous sens, tirant le sang qui coule sur
-les cuisses et sur les bas. La victime se démène
-et hurle de souffrance à chaque coup, mais
-refuse d'avouer sa faute et de demander pardon.
-La vue de ses tortures semble décupler
-ma vigueur et ma surexcitation ; je me délecte
-de la vue du sang et je me sens en proie à une
-étrange mais douce émotion. Épuisée, je laisse
-échapper la cravache, et m'affale sur un siège,
-en proie à une sorte d'abandon léthargique,
-tout en ne perdant rien de ce qui se passe autour
-de moi.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Vraiment, Rosa, je vous croyais
-plus énergique que cela. Pauvre petite, votre
-châtiment a été trop dur pour vous. Je vais en
-finir avec la coupable ; si elle ne veut pas
-avouer, je l'exécuterai, voilà tout.</p>
-
-<p>Et il va chercher une autre cravache plus
-forte que celle dont je m'étais servie et avec
-trois lanières de cuir à l'extrémité : «&nbsp;Allez-vous
-enfin avouer? Dites! Misérable créature!
-hurle-t-il, le sang me bout quand je songe à
-la façon dont j'ai corrigé deux innocentes!&nbsp;»</p>
-
-<p>Cette fois, c'est sur les cuisses et les mollets
-qu'il frappe, lacérant les bas de soie et sillonnant
-les chairs de marques profondes. La victime
-ne peut se débattre, car ses chevilles sont
-attachées, mais la souffrance lui arrache des
-sanglots nerveux et des cris suraigus. Le Général
-semble fou de fureur, car il s'attaque maintenant
-aux épaules indemnes jusqu'alors et
-teinte la cravache du sang qu'il en fait couler.</p>
-
-<p><i>Sir Eyre.</i> &mdash; Ah! Je vais la tuer! C'est plus
-fort que moi! Elle me rendra fou! Et l'instrument
-s'enroulant autour de ses côtes vient atteindre
-jusqu'aux globes de sa superbe poitrine
-et en arrache des gouttes de sang qui
-tachent son ventre blanc.</p>
-
-<p><i>Jemima.</i> &mdash; Oh! Pitié! Laissez-moi mourir!
-Ne torturez pas plus longtemps une pauvre
-fille innocente.</p>
-
-<p>Elle ne peut en dire plus long et les mots
-ne sortent plus de ses lèvres. Mme Mansell
-s'interpose alors en disant : «&nbsp;Assez comme
-cela, davantage pourrait être dangereux.&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Sir Eyre</i> suffoquant. &mdash; Vous avez raison
-de me retenir, je l'aurais tuée.</p>
-
-<p>La pauvre victime est retirée du cheval dans
-un état pitoyable ; elle ne peut pas se tenir debout ;
-son sang a coulé jusqu'à ses pantoufles ;
-on la ranime tant bien que mal en lui faisant
-prendre un cordial et on la ramène à sa chambre
-où elle dut garder le lit pendant plusieurs
-jours.</p>
-
-<p>J'avais eu la revanche que j'étais si anxieuse
-de prendre. Mais le grand vengeur, à mon
-profond chagrin, enleva bientôt de ce monde
-mon pauvre grand-père et je demeurai tout à
-fait orpheline. Comme j'étais encore bien
-jeune, mes gardiens, conformément au testament
-de mon grand-père, me placèrent à l'Académie
-de Miss Flaybum pour achever mon
-éducation ; le vieux foyer fut abandonné et ses
-hôtes dispersés.</p>
-
-<p>Je vous enverrai, dans une prochaine lettre,
-quelques-uns de mes souvenirs de classe et je
-reste, ma chère Nelly,</p>
-
-<p class="c">Votre affectionnée,</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE IV</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère Nelly,</p>
-
-<p>Je vous ai promis, dans ma dernière lettre,
-de vous relater quelques-unes de mes expériences
-scolaires et je viens tenir ma promesse.</p>
-
-<p>La pension où je fus mise était située à Edmonton.
-C'était une maison spacieuse qui
-avait été la propriété d'un gentilhomme et était
-enclavée dans ses terres. Ce que nous appelions
-les jardins privés, près de la maison était entouré
-de hautes murailles pour empêcher toute
-possibilité d'évasion.</p>
-
-<p>Derrière ces jardins, et limités par un fossé,
-étaient plusieurs pâturages où l'on mettait les
-vaches de Miss Flaybum et les chevaux, les
-jours où ils ne travaillaient pas, c'est-à-dire
-toute la semaine, car nous ne prenions guère
-les voitures que le dimanche pour nous rendre
-le matin et l'après-midi à l'église du village,
-distante d'environ un mille et demi. Il nous
-était interdit d'y aller à pied, même par le plus
-beau soleil. Nous n'occupions pas moins de
-trois voitures, car la pension comptait à peu
-près trois douzaines d'élèves et nous formions
-une vraie procession quand nous franchissions
-le portail de l'église ; il y avait généralement
-une certaine affluence pour nous voir arriver
-et partir. Les plus grandes d'entre nous assuraient
-que c'était pour voir nos jambes lorsque
-nous descendions de voiture. Nous ne portions
-que des bas de soie et de très élégantes bottines
-pour bien faire valoir nos mollets et, par
-les temps de pluie, quand nous étions obligées
-de nous retrousser un peu plus, je perçus plus
-d'une fois un murmure d'admiration parmi
-nos spectateurs. Chose qui nous surprenait,
-ceux-ci étaient surtout des messieurs âgés évidemment
-désireux de tenir leurs fils hors de la
-vue de nos charmes, selon le désir, sans doute,
-de Miss Flaybum.</p>
-
-<p>Il nous était strictement défendu de nous
-promener sur les routes du village, mais les
-jours de congés ou de fêtes, ou à certaines occasions,
-lorsque le temps était beau, nos gouvernantes
-nous escortaient dans les pâturages
-ou dans un petit bois de trois ou quatre acres,
-enfermé dans la propriété, Là, à l'abri de tous
-regards, nous nous amusions à toutes sortes
-de jeux.</p>
-
-<p>L'école était très <span lang="en" xml:lang="en">select</span>. On n'y admettait
-que les filles de l'aristocratie, d'officiers des armées
-de terre ou de mer. Miss Flaybum était
-une vieille fille entre deux âges et un martinet
-réputé. Avant mon entrée dans ce pensionnat,
-je m'étais imaginé que les m&oelig;urs étaient très
-rigides dans les établissements de ce genre ;
-mais je vis bientôt que ce n'était vrai qu'en
-façade, et qu'à l'intérieur, il s'y passait des
-choses peu rassurantes pour la future moralité
-des élèves. S'il en était de même dans les
-autres écoles aristocratiques, je m'explique la
-décadence de la vertu dans le grand monde à
-l'époque de ma jeunesse.</p>
-
-<p>La première nuit que je passai dans cette
-maison (nous couchions par groupe de six
-dans une belle et large pièce), il n'y avait pas
-une heure que j'étais au lit avec ma compagne
-que notre dortoir fut envahi par une douzaine
-d'élèves qui me tirèrent du lit sous prétexte de
-me familiariser avec l'établissement.</p>
-
-<p>Elles me jetèrent en travers d'un des lits,
-me bâillonnèrent avec un mouchoir pour
-m'empêcher de crier, et chacune m'administra
-à tour de rôle trois claques sur les fesses
-nues ; quelques-unes me cinglèrent si bien qu'il
-me sembla que j'avais reçu la verge.</p>
-
-<p>Laura Sandon, ma compagne de lit, jeune
-fille de seize ans, très douce et très jolie, me
-consola et m'assura que toutes les élèves subissaient
-la même épreuve en entrant. Je lui demandai
-si la verge était en usage dans l'établissement.</p>
-
-<p>&mdash; Ah! je vous crois, répliqua-t-elle, vous
-êtes mignonne comme un amour et je serais
-bien fâchée de vous la voir donner. Elle m'embrassa
-et me caressa le derrière qui me cuisait
-quelque peu : «&nbsp;Comme il est chaud, tirez les
-draps pour le rafraîchir&nbsp;», ajouta-t-elle.</p>
-
-<p>&mdash; Voyons-le ce pauvre cucul, dit miss Louise
-Van Tromp, une plantureuse allemande. Si
-nous jouions au fouet, avant que Mlle Fosse
-(l'institutrice française), vienne se coucher.</p>
-
-<p>&mdash; Oui, venez, Rosa, ma chérie, vous aimerez
-bien cela et cela vous fera oublier votre
-petite fessée ; levez-vous, Cécile et Clara, on va
-s'amuser, fit Laura en s'adressant à l'honorable
-miss Cécile Deben et à lady Clara Wawering,
-qui avec l'institutrice française, complétaient
-les six occupantes de notre dortoir.
-«&nbsp;Vous savez, mademoiselle ne dira rien si
-elle nous surprend&nbsp;».</p>
-
-<p>Nous fûmes bientôt debout, nos chemises
-de nuit volèrent en l'air, et je pus examiner
-mes compagnes dans la plus absolue nudité.
-Laura était mince, gracieuse, avec de grands
-yeux bleus, indices d'un tempérament aimant.
-Cécile, qui paraissait avoir quinze ans, était
-une petite bonne femme dodue aux cheveux
-châtain et aux yeux bleus. Lady Clara avait
-dix-huit ans ; elle était brune, d'une taille au-dessus
-de la moyenne, bien proportionnée,
-avec de grands yeux languissants, tandis que
-Louise Van Tromp était une belle allemande
-de dix-sept ans, aux yeux gris et aux formes
-opulentes.</p>
-
-<p>C'était un ravissant ensemble, car toutes
-étaient jolies et aucune ne manifestait la moindre
-honte, étant évidemment bien accoutumées
-à ce jeu ; elles m'avaient entourée, pelotaient
-mon derrière et l'embrassaient. Cécile me dit :
-«&nbsp;Rosa, je suis bien contente que vous n'ayez
-pas encore de poils à votre petit bijou ; c'est
-bien plus gentil. Laura, vous avez maintenant
-une belle fourrure&nbsp;», ajouta-t-elle en fourrageant
-avec ses doigts la petite toison de miss
-Sandon.</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Petite effrontée, ne me chatouillez
-pas ainsi ; vous serez assez fière quand vous
-en aurez autant.</p>
-
-<p><i>Lady Clara.</i> &mdash; Cécile, ma chérie, vous
-n'avez qu'à frotter votre ventre au mien un peu
-plus souvent que vous ne le faites ; c'est ainsi
-que Laura a fait pousser ses poils.</p>
-
-<p><i>Louise.</i> &mdash; Rosa, si vous voulez, c'est sur
-le mien que vous frotterez votre ventre. Clara
-est trop amoureuse de Cécile ; c'est moi qui
-veut faire pousser votre poil. En disant cela,
-elle embrassait et caressait ma petite fente de
-la façon la plus exquise.</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Écoutez-moi cette grosse gourmande,
-on dirait à l'entendre qu'aucune de
-nous ne s'est amusée avec elle. C'est à moi que
-vous appartenez, Rosa.</p>
-
-<p>Nous commençâmes alors le jeu des claques
-qui n'était qu'une variété du jeu de «&nbsp;chat perché&nbsp;»
-si en faveur chez les enfants. Notre dortoir
-était très large : les trois lits, les tables,
-les toilettes, les chaises, etc., rangés contre le
-mur laissaient un grand espace libre au milieu.</p>
-
-<p>«&nbsp;C'est moi qui commence&nbsp;», fit lady Clara
-en se plaçant au milieu de la pièce.</p>
-
-<p>Chaque demoiselle s'installa alors, touchant
-d'une main un lit ou tout autre meuble et
-comme Clara tournait le dos, tantôt d'un côté,
-tantôt de l'autre, celles qui étaient placées favorablement
-s'approchaient avec précaution d'elle
-et lui donnaient une bonne claque sur les fesses,
-s'empressant aussitôt de regagner leurs postes.
-A ce jeu, le derrière de Clara prit bien vite une
-jolie teinte rose. Si elle réussissait à rendre la
-claque à celle qui lui avait donnée avant que
-celle-ci eût remis la main sur son meuble, c'est
-cette dernière qui prenait à son tour la place
-de la fouettée.</p>
-
-<p>Nous nous en donnâmes à c&oelig;ur joie, le bruit
-des claques dominait nos joyeuses exclamations ;
-on s'élançait, on s'échappait ; on glissait
-quelquefois, et, alors, pour varier le divertissement,
-la maladroite recevait de toutes les
-joueuses une fessée générale, jusqu'à ce qu'elle
-se fût relevée. On pourra s'étonner que de tels
-jeux ne fussent pas interdits par la maîtresse,
-mais il était de règle de laisser les élèves s'amuser
-comme elles l'entendaient dans leur dortoir.
-Au plus fort de nos ébats, la porte s'ouvrit
-soudain et Mlle Fosse entra en s'écriant :
-«&nbsp;Ah! les polissonnes, je vous y prends, hors
-du lit, la lampe allumée, en train de vous fouetter
-réciproquement et nues comme des vers encore!
-Miss Flaybum tolère cela, je n'ai rien à
-dire, mais vous méritez une bonne fessée ;
-voyons, mademoiselle Coote, que diriez-vous
-d'une correction avec ceci? Et elle me montra
-une jolie petite verge faite de longues et fines
-brindilles, réunies par un ruban bleu. «&nbsp;Cela
-vous cinglera sans doute plus qu'une fessée
-à la main?</p>
-
-<p>&mdash; Ah mademoiselle, j'en ai tâté d'autres
-que celle-ci, trois fois plus fortes, au moins ;
-mon pauvre grand-père était un rude fouetteur,
-répliquai-je.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Je croyais que les filles
-n'étaient fouettées qu'à l'école ; vous me raconterez
-cela tout au long, n'est-ce pas, miss Rosa.</p>
-
-<p>&mdash; Bien volontiers, répondis-je, je ne crois
-pas qu'aucune de vous ait été témoin de pareilles
-corrections, répondis-je.</p>
-
-<p>Pendant que nous parlions, la belle française
-s'était rapidement déshabillée ; elle était
-très brune, avait des cheveux d'ébène, le front
-assez bas, de grands yeux étincelants, magnifiquement
-ombragés d'épais sourcils ; sa physionomie
-avait une expression délicieuse ; elle
-délaça son corset, exposant dans sa plénitude
-sa poitrine de neige, ses deux globes fermes
-avec leur petite pointe brune. Quoique très
-blanche, sa peau contrastait avec notre carnation
-rose.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Où est ma robe de chambre?
-Voyons, Van Tromp, vous avez dû la cacher.</p>
-
-<p><i>Louise.</i> &mdash; Oh! je vous en prie, déshabillez-vous
-et jouez avec nous. Vous n'aurez pas tout
-de suite votre robe de chambre.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Si vous me faites jouer
-avec vous, tant pis pour vos fesses.</p>
-
-<p>Nous l'entourâmes toutes, et bien qu'elle
-nous opposât un semblant de résistance, elle
-fut bientôt dépouillée de tous ses vêtements.
-Nous lui tirâmes même ses bottines et ses bas.
-Elle était admirablement faite ; âgée d'environ
-vingt-six ans, potelée à souhait, elle possédait
-une merveilleuse chevelure qui, flottant maintenant
-en liberté, tombait en une épaisse cascade
-plus bas que le dos, lui couvrant complètement
-le derrière, si bien qu'elle eût pu s'asseoir
-dessus. Et quant à celle qui ornait son
-ventre, il est impossible de l'appeler autrement
-qu'une «&nbsp;forêt noire&nbsp;». Ce noir buisson frisé
-s'étendait sur tout son monticule, jusqu'au
-nombril et pendait de plusieurs pouces entre
-ses cuisses.</p>
-
-<p>&mdash; Eh bien, mademoiselle Rosa, s'écria-t-elle,
-en s'asseyant sur le bord de son lit, avez-vous
-jamais vu une dame plus poilue que moi?
-Vous savez, mon trésor, c'est le signe d'une
-nature passionnée.</p>
-
-<p>Elle m'avait attirée sur elle, et, m'étreignant
-par les fesses, m'embrassait en plaquant ma
-nudité contre la sienne. «&nbsp;J'adore caresser les
-petits oiseaux sans plumes comme vous ; vous
-coucherez quelquefois avec moi ; Van Tromp
-sera heureuse de m'échanger pour Laura&nbsp;»,
-ajouta-t-elle.</p>
-
-<p>&mdash; Nous ne pouvons tolérer cela, crièrent
-deux ou trois des autres, en nous étreignant et
-en nous embrassant. Allons, mademoiselle, prenez
-votre verge et mettez-vous au milieu.</p>
-
-<p>&mdash; Très bien, dit l'aimable française, mais il
-en cuira à celle que j'attraperai.</p>
-
-<p>Nous recommençâmes alors notre jeu et,
-toutes les fois qu'elle réussissait une prise, elle
-nous cinglait vertement, dessinant sur nos derrières
-de longues marques rouges. Sous nos
-claques multiples, son propre derrière devait
-joliment lui cuire, mais le jeu semblait tant lui
-plaire et l'exciter qu'elle s'écria soudain : «&nbsp;Oh!
-je veux avoir la verge, maintenant, qui va être
-la maîtresse d'école?</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Ce sera Rosa! Elle vous chapitrera
-comme si vous étiez coupable et nous donnera
-une idée d'une punition dans les règles. Voulez-vous
-Rosa? Cela nous amusera tant! Essayez
-et obligez mademoiselle à vous demander
-pardon de toutes les libertés qu'elle a prises
-sur vous. Faites, vous serez bien gentille!!</p>
-
-<p>&mdash; Oui! Oui! Ce sera très drôle! s'écrièrent
-les autres, spécialement lady Clara qui s'était
-déjà assise sur le lit avec Cécile comme partenaire.</p>
-
-<p><i>Louise.</i> &mdash; Mademoiselle veut Rosa pour
-compagne de lit, cette nuit ; pour la punir, elle
-va tâter de la verge. Ne l'épargnez pas, Rosa,
-elle a la peau dure ; venez, Laura, nous passerons
-la nuit ensemble.</p>
-
-<p>Ainsi sollicitée, je pris la verge et la fit siffler
-dans l'air en m'écriant : «&nbsp;Je sais m'en servir
-de la bonne façon, spécialement sur les imprudents
-postérieurs qui osent me mettre au
-défi ; allons, mademoiselle, présentez vos fesses
-sur le bord du lit, écartez bien les cuisses&hellip;
-laissez vos pieds à terre&hellip; mais je ferai mieux
-de vous faire tenir par deux de ces demoiselles ;
-venez, Laura et Louise, prenez-lui chacune un
-bras et maintenez-la le nez sur le lit&hellip; là&hellip;
-comme ça, c'est parfait, tenez-la ferme, et
-surtout, ne la laissez pas se relever avant
-qu'elle ait été bien servie.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Mademoiselle Fosse, vous êtes une
-personne très dévergondée ; vous vous êtes conduite
-vis-à-vis de moi de façon cynique ; voulez-vous
-me demander pardon et me promettre de
-ne plus recommencer? Tenez! Que dites-vous
-de ceci&hellip; et de cela? Et je lui appliquai deux
-bons coups au bas du dos.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Oh! Non! Je ne demanderai
-pas pardon. J'aime bien trop les petits
-conins sans barbe comme le vôtre.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Qu'osez-vous dire? Je vous apprendrai
-à être plus respectueuse envers votre maîtresse
-d'école! Comme cela, est-ce assez fort?
-Et cette fois-ci? Deux coups vertement appliqués
-en pleines fesses marquèrent leur trace en
-rouge et lui arrachèrent une exclamation de
-souffrance.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Ah! Ah! Ah! trop fort!
-Oh! Oh! Vous n'y allez pas de main morte,
-petit démon! Loin de m'arrêter, je frappai de
-plus belle, si bien qu'elle gigota et se débattit
-sous les touches sanglantes qui marquèrent sa
-chair en tous sens.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Petit démon! Ah vraiment. Eh
-bien! je crois que vous allez me demander
-aussi pardon pour cela! Malhonnête! Comment
-osez-vous traiter ainsi votre gouvernante? Mais
-je vous rabattrai le caquet, quitte à vous mettre
-le derrière en charpie. Tenez! Tenez! Tenez!
-Cette fois, ce fut sur la partie sensible des
-cuisses que je dirigeai mes coups. «&nbsp;Serez-vous
-encore malhonnête&hellip; dites&hellip; m'insulterez-vous
-encore? Hein? Hein? Vous savez&hellip; si&hellip; si&hellip;
-si je vous cingle&hellip; trop fort&hellip; vous&hellip; vous pouvez
-me le dire&hellip; Ah! Ah! je vois par les contorsions
-de votre gros cul que cela n'est pas
-de votre goût.</p>
-
-<p>Tout le temps que je parlais, la verge faisait
-son office et je la maniais avec discernement,
-cinglant à chaque fois un endroit différent à
-coups, tantôt espacés, tantôt précipités. A la
-fin son postérieur était devenu tout rouge et
-marbré de boursouflures. Elle faisait des efforts
-désespérés pour se dégager, mais lady Clara et
-Cécile vinrent à la rescousse pour la maintenir ;
-la vue du postérieur rouge et à vif les excitait
-prodigieusement et elles me criaient :
-«&nbsp;Bravo! Bravo! Rosa, elle ne pensait pas que
-vous lui en donneriez de cette façon ; comme
-c'est amusant de la voir gigoter et se débattre,
-de l'entendre crier, d'aider à la maintenir&nbsp;»,
-etc., etc.</p>
-
-<p>Enfin, la victime surprise se décida à implorer
-pardon et à supplier, les larmes dans les
-yeux, qu'on la lâchât.</p>
-
-<p>Ce fut la fin de ce nocturne divertissement.
-Nous reprîmes toutes nos chemises de nuit et
-nous glissâmes dans nos lits, moi en compagnie
-de Mademoiselle.</p>
-
-<p>&mdash; Ah! ma chérie, murmura-t-elle, une fois
-la lampe éteinte, quand je me trouvai blottie
-peau à peau contre elle, vous avez rudement
-réchauffé mon pauvre cul ; avez-vous réellement
-vu pire que cela, Rosa?</p>
-
-<p>&mdash; Oh bien, bien pire! Mademoiselle, j'ai
-vu le sang ruisseler des fesses à vif.</p>
-
-<p>Tout en parlant, je lui rendais ses caresses,
-ma main errait dans son buisson touffu, pendant
-qu'elle chatouillait ma petite fente : «&nbsp;Là,
-là, bégaya-t-elle, secouez, pincez ce petit morceau
-de chair&nbsp;», tandis que ma main errait
-entre les lèvres du réduit moussu, «&nbsp;chatouillez-moi
-comme je vous chatouille&nbsp;». Ses attouchements
-me causaient une sensation que je
-n'avais jamais éprouvée jusque-là, excepté,
-peut-être, à la fin de ma dernière fessée.</p>
-
-<p>Ce petit tripotage se prolongea pendant plusieurs
-minutes et je montrai bien vite une véritable
-adresse dans ces lascifs amusements, enhardie
-par ses manières et excitée par mon désir
-d'explorer avec mes doigts l'intérieur de ce
-paradis frisotté. Pendant ce temps, elle chatouillait
-et frottait le portail de ma fente de la
-façon la plus exquise ; puis soudain, elle
-m'étreignit contre elle (nos chemises étaient
-retroussées et nous étions pour ainsi dire nues)
-et elle m'embrassa sur les lèvres avec une
-ardeur si voluptueuse qu'un frisson d'extase
-me secoua des pieds à la tête ; ses doigts frottèrent
-si savamment l'intérieur de ma petite
-grotte que je sentis soudain quelque chose
-s'échapper de ma fente, mouillant ses doigts et
-mes parties secrètes. Me pressant de plus en
-plus fort, soupirant et se trémoussant elle
-s'écriait : «&nbsp;Oh! Oh! Oh! Rosa! allez toujours!
-frottez, frottez! puis, soudain, elle s'allongea
-toute, se raidit, et je sentis ma main inondée
-d'un liquide chaud épais et visqueux.</p>
-
-<p>Après quelques moments de repos elle revint
-à elle et me dit : «&nbsp;Écoutez, écoutez! Les autres
-sont en train de faire comme nous ; entendez-vous
-leurs soupirs? Oh! n'est-ce pas exquis,
-ma petite Rosa?</p>
-
-<p>&mdash; Oui! Oui! murmurai-je d'une voix hésitante,
-car il me semblait que nous avions commis
-un acte répréhensible. Oh mademoiselle,
-est-ce vrai, elles font comme nous? Vous êtes
-bien gentille de jouer ainsi avec moi.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Bien sûr! Elles font comme
-nous. C'est le seul plaisir qu'on puisse avoir
-dans une école. Ah! si vous étiez avec lady
-Clara ou Van Tromp, vous verriez comme elles
-déchargent quand elles jouissent!</p>
-
-<p>&mdash; Qu'est-ce que c'est, murmurai-je? Est-ce
-ce que j'ai senti de mouillé sur mes doigts
-quand vous vous êtes raidie?</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Mais oui! Et vous aussi
-vous êtes mouillée, petite polissonne. Est-ce
-que la verge ne vous a pas drôlement émoustillée?</p>
-
-<p><i>Rosa</i> (à voix très basse). &mdash; Même quand
-j'ai été fouettée à en faire couler le sang sur
-mes cuisses, je devenais à la fin insensible à
-la souffrance et éprouvais une sensation
-chaude, délicieuse, qui faisait disparaître
-toutes les autres.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Rosa, vous êtes un amour!
-Voudriez-vous éprouver de nouveau la même
-chose? Je connais un autre moyen et vous n'aurez
-qu'à répéter sur moi ce que je ferai sur
-vous ; voulez-vous?</p>
-
-<p>J'accédai volontiers aux désirs de la voluptueuse
-française qui, renversant nos positions,
-s'allongea sur le dos et me fit coucher tête-bêche
-sur elle. Nous retroussâmes nos chemises
-sous nos aisselles pour mieux jouir du contact
-de notre nudité et ma figure se trouva enfouie
-dans la forêt poilue qui ornait le ventre de ma
-partenaire. Mademoiselle, la figure serrée entre
-mes cuisses, chatouillait ma petite fente avec
-quelque chose de doux et de chaud que je reconnus
-bientôt pour être sa langue. Elle la promenait
-gentiment tout du long, et, à l'intérieur,
-aussi loin qu'elle pouvait atteindre ; en même
-temps un de ses doigts s'était glissé dans le
-trou de mon derrière et y exécutait un va et
-vient délicieux.</p>
-
-<p>Pour ne pas rester inactive, j'imitai tous ses
-mouvements, et plongeant ma figure entre ses
-cuisses, travaillai de la langue et des doigts
-dans ses plus secrets parages. Elle se tortilla
-et remua des fesses surtout lorsque je fus parvenue
-à introduire un doigt dans le petit trou
-et que je le fis entrer et sortir comme elle le
-faisait elle-même.</p>
-
-<p>J'appréciais grandement le charme de ce jeu
-lascif si nouveau pour moi. Je glissais ma
-langue et mes doigts dans le réduit si luxurieusement
-ombragé ; je caressais, pelotais sa fente
-et ses fesses. De son côté, elle n'était nullement
-paresseuse à user avec moi de réciprocité et
-les savantes man&oelig;uvres de sa langue dans mon
-conin portèrent ma surexcitation au paroxysme.
-Je me démenai peu à peu de la façon
-la plus lubrique, j'écrasai ma fente sur ses
-lèvres et, bientôt, dans une sensation impossible
-à décrire, je sentis un jet traverser mes
-parties secrètes et j'inondai sa bouche de ma
-juvénile décharge à l'instant précis où elle récompensait
-mes soins de la même façon.</p>
-
-<p>Quelques minutes après, nous nous disposions
-à dormir, non sans nous être promis de
-bientôt recommencer.</p>
-
-<p>Tel fut mon début dans ma vie de pension ; je
-ne vous ennuierai pas à vous décrire maintes et
-maintes scènes semblables qui se déroulèrent
-par la suite ; je vous dirai simplement qu'il en
-était de même à peu près chaque nuit ; nous
-changions fréquemment de partenaires et c'est
-de là que j'ai pris le goût d'avoir des compagnes
-de lit, surtout quand elles ont été au
-préalable bien stimulées par une bonne fessée.</p>
-
-<p>Miss Flaybum usait envers nous de la plus
-stricte sévérité et fréquemment il nous fallait
-passer sous la verge qu'elle maniait avec une
-remarquable virtuosité. Pour ce faire, nous
-étions, en général, juchées à califourchon sur
-le dos d'une vigoureuse servante enchantée de
-jouer son rôle.</p>
-
-<p>Avant de fermer cette lettre, je veux vous
-donner un échantillon de la façon dont nous
-étions châtiées à mon époque.</p>
-
-<p>Je ne puis me rappeler exactement pourquoi
-je subis la fessée en cette circonstance, mais ce
-dut être pour une réponse impertinente à Miss
-Herbert, l'institutrice anglaise, vieille fille de
-trente ans, revêche, qui ne tolérait jamais le
-moindre manque de respect.</p>
-
-<p>Miss Flaybum prit place sur une sorte de
-plateforme sur laquelle elle trônait d'habitude
-quand elle était dans la salle d'études.</p>
-
-<p><i>Miss Herbert.</i> &mdash; Madame, Miss Coote,
-que voici, a été inconvenante avec moi et m'a
-traité de vieille bougon.</p>
-
-<p><i>Miss Flaybum.</i> &mdash; C'est d'une rare inconvenance,
-Miss Rosa Belinda Coote (elle donnait
-toujours aux pénitentes leur nom tout entier),
-je vais vous corriger avec la verge ; appelez
-Maria pour la mettre en tenue.</p>
-
-<p>La vigoureuse Maria arrive aussitôt et me
-conduit dans une sorte de petit vestiaire consacré
-à la déesse de la flagellation, si tant est
-que cette divinité existe ; là, elle me dépouille
-de tous mes vêtements, sauf ma chemise et
-mon pantalon, et me fait revêtir un costume de
-pénitence consistant en une cornette blanche
-et une longue tunique semblable à une chemise
-de nuit, serrée au cou et à la taille par
-une coulisse.</p>
-
-<p>Puis on me ramène devant Miss Flaybum ;
-je rougis profondément en me voyant le point
-de mire de mes camarades en ce dégradant
-costume.</p>
-
-<p>Maria dépose à mes pieds une poignée de
-verges réunies par un joli ruban ; il me faut
-la ramasser, l'embrasser avec respect et demander
-à ma maîtresse de m'en fouetter vigoureusement.
-Ceci était terriblement mortifiant,
-surtout la première fois, et malgré la
-familiarité qui régnait entre nous, dans le
-dortoir.</p>
-
-<p>Miss Flaybum, se levant avec une grande
-dignité, fait un geste de la main et Miss Herbert,
-assistée par l'institutrice allemande
-<span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur, me fait grimper sur le large dos
-de Maria et épingle le vêtement au-dessus de
-ma taille ; puis, avec un plaisir évident, elle
-écarte largement la fente de mon pantalon, de
-façon à bien étaler mes fesses nues ; plus compatissante,
-la jeune allemande me jette un
-regard de sympathie.</p>
-
-<p><i>Miss Flaybum.</i> &mdash; Je vais vous administrer
-une douzaine de coups et puis vous demanderez
-pardon à Miss Herbert.</p>
-
-<p>Méthodiquement comptés, les coups s'abattent
-alors vigoureusement appliqués, et la
-verge s'enfonce dans mes globes élastiques
-avec un son mat. Mes fesses qui ressentent
-vivement la morsure de l'instrument, sont
-bien vite rouges et congestionnées. La vue de
-mon postérieur qui se tortille doit être un
-exemple édifiant pour mes compagnes dont
-ce peut être le tour d'un moment à l'autre.
-Bien que je me démène et pousse les hauts
-cris en témoignage de ma souffrance, ce que
-je ressens n'est qu'une caresse auprès de ce
-que j'avais souffert entre les mains de Sir
-Eyre ou de Mme Mansell. La partie la plus
-désagréable de la punition était la dégradante
-cérémonie qui la précédait et le ridicule costume
-qu'il fallait endosser.</p>
-
-<p>La douzaine bien et dûment reçue, j'eus
-d'abord à demander pardon à Miss Herbert,
-puis à embrasser de nouveau la verge et à remercier
-Miss Flaybum de ce qu'elle appelait
-son indulgente correction. On me permit
-alors de me retirer et de reprendre mes
-vêtements. Je pourrais vous décrire maintes
-scènes analogues, mais dans ma prochaine
-lettre, je vous raconterai, avec mes adieux à
-la vie de pension, la vengeance que nous
-exerçâmes sur Miss Flaybum et la gouvernante
-anglaise.</p>
-
-<p>Je reste, chère Nelly, votre affectionnée</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE V</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère Nelly,</p>
-
-<p>Je demeurai presque quatre ans chez Miss
-Flaybum, avant que mon éducation fût considérée
-comme achevée, et, comme vous pouvez
-le supposer, j'attendais avec impatience
-l'époque où je serais affranchie de la férule de
-Miss Herbert et de sa patronne. Lady Clara,
-Laura et Van Tromp étaient parties. Cécile
-était devenue mon amie de c&oelig;ur et j'aimais
-si tendrement Mlle Fosse qu'il était convenu
-avec mes tuteurs qu'elle viendrait vivre avec
-moi comme dame de compagnie, car on devait
-me faire une rente suffisante pour me monter
-une installation personnelle. Outre Cécile et
-moi, il y avait à l'école neuf ou dix grandes
-jeunes filles qui devaient également partir à
-l'époque de Noël. La perspective de perdre
-un tiers de ses élèves à la fois, contrariait
-beaucoup Miss Flaybum ; aussi donnait-elle
-plus libre cours que jamais à ses instincts tyranniques,
-en nous fouettant pour les plus
-innocentes peccadilles et en prenant un plaisir
-particulier à mettre les plus grandes à califourchon
-sur le dos d'une servante, la plupart
-du temps par séries de trois ou quatre à
-la fois. Aussi, notre rancune s'accumulait-elle
-et nourrissions-nous des idées de vengeance.</p>
-
-<hr />
-
-
-<p>J'étais, par ailleurs, devenue en quelque
-sorte le chef des élèves, et avec mes camarades,
-nous faisions souvent ce que nous appelions
-des sacrifices à la verge, surtout aux dépens
-des plus jeunes élèves que nous entraînions
-dans notre dortoir. Elles n'osaient se
-plaindre à Miss Flaybum, de crainte de représailles
-de notre part.</p>
-
-<p>Les derniers jours approchaient, et je devais
-prendre congé du vieil établissement
-dans moins d'une semaine, mais je ne voulais
-pas le faire sans avoir tiré vengeance de
-mes griefs. J'eus à ce sujet plusieurs entretiens
-avec Mademoiselle et Cécile ; après mûres
-réflexions, nous engageâmes toutes les demoiselles
-qui devaient quitter à se joindre à
-nous ; en outre, nous mîmes au courant de
-notre projet une douzaine des autres qui nous
-promirent d'être neutres et de jouer le rôle de
-spectatrices terrifiées. Dans son heureuse
-prudence, Miss Flaybum faisait coucher toutes
-les servantes, excepté Maria, à l'autre
-extrémité de la maison ; une grosse porte, barrée
-de fer, solidement verrouillée, les eût, à
-toute éventualité, empêchées d'arriver jusqu'à
-nous.</p>
-
-<p>Miss Flaybum avait l'habitude de donner
-une soirée d'adieu aux élèves qui s'en allaient,
-la veille de leur départ. Nous résolûmes de
-corrompre Maria, pour l'induire à trahir sa
-patronne et à favoriser nos projets. Notre plan
-était de nous emparer de Miss Flaybum, Miss
-Herbert et <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur, et de bien les fesser,
-surtout les deux premières. Nous n'eûmes aucune
-difficulté du côté de Maria, qui venait
-précisément de toucher ses gages. Je lui promis
-un bon dédommagement et une place
-dans ma propre maison ; elle accepta avec plaisir,
-étant, disait-elle, excédée des accès de colère
-de nos institutrices. Elle consentit aussi
-à nous fournir les objets nécessaires, verges,
-cordes, et spécialement trois costumes de punition
-pour en affubler nos victimes.</p>
-
-<p>La soirée mémorable arriva ; les conjurées
-avaient convenu entre elles d'irriter Miss
-Flaybum en abusant de son champagne, dont
-on faisait, en pareille occasion, grand étalage,
-mais qui était parcimonieusement versé. Maria
-faisait le service, assistée de deux autres
-bonnes, et, à souper, grâce à elle, la plupart
-de nous prirent environ trois coupes du vin
-pétillant, au lieu d'une comme à l'habitude.
-Au second verre, Miss Flaybum écarquilla
-déjà des yeux étonnés, mais quand elle nous
-vit abuser une troisième fois de ses libéralités,
-elle entra en fureur : «&nbsp;Miss Coote, Miss Deben!
-s'écria-t-elle en bondissant de sa chaise,
-que signifie cela! Comment osez-vous exciter
-ces jeunes filles à l'intempérance ; la moitié
-de mes élèves va être en ribote! Maria, enlevez
-immédiatement ces bouteilles, vous devez
-avoir perdu la tête!&nbsp;»</p>
-
-<p>Maria, qui avait prévu l'orage, avait réussi,
-l'instant d'avant, à renvoyer les deux autres
-bonnes et avait verrouillé la porte conduisant
-aux chambres des domestiques, non sans les
-avoir pourvues d'une bonne provision de rafraîchissements
-pour endormir leur attention.</p>
-
-<p>Voyant que le champ était libre, je me levai,
-verre en main, et, après m'être inclinée
-avec une déférence affectée devant Miss Flaybum,
-je m'écriai : «&nbsp;Attendez un instant, Maria,
-nous n'avons pas encore fini avec le champagne.
-Miss Flaybum, Miss Herbert et vous,
-Mesdemoiselles, fis-je en m'adressant aux autres
-convives, nous allons, plusieurs d'entre
-nous, quitter demain cet heureux établissement
-pour n'y jamais revenir, et, au nom de
-celles-ci, je vous demande de vous joindre à
-nous en buvant à la santé de notre aimée et
-vénérée maîtresse d'école.</p>
-
-<p>Miss Flaybum, qui avait repris son siège,
-écoutait, résignée en apparence, mais à son
-agitation, on voyait qu'elle se contenait avec
-peine.</p>
-
-<p>Les demoiselles applaudirent bruyamment
-à mes paroles ; les coupes furent remplies jusqu'aux
-bords.</p>
-
-<p>Puis, grimpant sur ma chaise et posant un
-pied sur la table, je m'écriai : «&nbsp;Nous devons
-porter la santé d'une si gracieuse et illustre
-personne à la mode écossaise, un pied sur la
-table, puis jeter nos verres par dessus nos
-épaules, après les avoir vidés jusqu'à la dernière
-goutte. A la santé de Miss Andrey Clémentine
-Flaybum!!! Hip! Hip! Hurrah!
-Hurrah! Hurrah!</p>
-
-<p>Mes alliées suivirent mon exemple et portèrent
-le toast dans toutes les règles, et même
-d'une façon un peu masculine.</p>
-
-<p>&mdash; Mon Dieu! Mon Dieu! gémit Miss Flaybum
-en entendant les verres se briser sur le
-parquet ; elles sont toutes ivres! Que vais-je
-devenir, Miss Herbert! Où ont-elles pu prendre
-ces manières de taverne?</p>
-
-<p>&mdash; Quelle insulte! m'écriai-je. Sommes-nous
-donc ivres? Cécile, Mademoiselle Fosse, tolérerez-vous
-que l'on nous traite comme des
-ivrognesses?&nbsp;» Nous entourâmes toutes Miss
-Flaybum et les deux maîtresses d'anglais et
-d'allemand, les deux premières congestionnées
-de fureur, <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur tremblante de
-peur.</p>
-
-<p>&mdash; Il n'y a pas à plaisanter, continuai-je,
-nous avons toutes été insultées. Miss Andrey
-Clémentine Flaybum, c'est à votre tour,
-maintenant ; vous allez être bien châtiée de
-votre insolence et vous nous ferez les plus
-plates excuses pour avoir osé insulter des
-filles de la plus haute aristocratie, et vous,
-Miss Dido Herbert, vous serez corrigée aussi,
-parce que vous avez approuvé votre patronne.
-Nous commencerons par <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur, mais
-je ne serai pas trop sévère pour elle, car elle
-n'a pas mauvais c&oelig;ur. Maria, faites votre devoir,
-de suite ; déshabillez-les et passez-leur
-les costumes de pénitence devant toute l'assemblée.</p>
-
-<p>Tremblante ct pâle de fureur, mais en
-même temps très inquiète, Miss Flaybum essaie
-de faire bonne contenance : «&nbsp;Maria!
-s'écrie-t-elle, débarrassez-moi la salle de ces
-effrontées gamines, ma parole, le vin les a
-grisées!&nbsp;»</p>
-
-<p>Mais, sourde à son appel, Maria a d'abord
-déshabillé <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur ; la pauvre créature
-défaillante de honte et de terreur n'offre pas
-de résistance, mais Miss Herbert s'indigne et
-se débat vigoureusement, tandis que Miss
-Flaybum est maintenue sur sa chaise par une
-demi-douzaine des plus vigoureuses élèves.</p>
-
-<p>&mdash; Ce n'est pas la peine d'équiper cette
-vieille chipie! m'écriai-je alors ; étendez-la sur
-la table et retroussez-lui les jupes.</p>
-
-<p>En un clin d'&oelig;il, on débarrasse la moitié
-de la table du souper en plaçant tout ce qu'il
-y a dessus à l'extrémité opposée. La victime
-se débat inutilement. Avec l'aide de Cécile et
-de Mlle Fosse, Maria l'entraîne résolument
-vers la table sur laquelle six bras vigoureux
-la hissent et l'allongent. Après lui avoir retroussé
-et solidement épinglé les jupes au-dessus
-de la taille, Mademoiselle s'asseoit sur
-ses épaules pour l'immobiliser, tandis que
-deux autres lui saisissent les bras. Écartant la
-fente de son pantalon, Cécile expose un derrière
-plutôt maigre, en disant : «&nbsp;Il n'est pas
-très rebondi, ma chère Rosa, mais cela ne
-vous empêchera pas de bien la fesser.&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Arrachez-lui sa culotte, ordonnai-je, je
-veux qu'elle soit tout à fait cul nu pour lui
-payer mes dettes d'un seul coup.</p>
-
-<p>L'ordre est promptement exécuté, en dépit
-des imprécations de la victime, qui proteste
-contre une telle indécence. Suffoquant d'indignation,
-elle roulait des yeux hagards à la pensée
-du mortifiant traitement qu'on lui ménage.</p>
-
-<p>Lui appliquant alors une légère cinglade
-sur les fesses : «&nbsp;Je n'ai pas l'intention de
-vous faire grand mal, lui dis-je, mais de vous
-faire comprendre que vous vous êtes comportée
-avec nous comme une vieille sauvage!&nbsp;»</p>
-
-<p>Malgré ces paroles rassurantes, je la frappai
-peu à peu de plus en plus fort, si bien que
-les fesses changèrent vite de couleur : «&nbsp;Allons!
-continuai-je, demandez-nous pardon et
-promettez de vous montrer à l'avenir plus indulgente
-pour vos élèves.&nbsp;» Ces derniers mots
-sont accompagnés d'une terrible cinglade qui
-soulève la chair et amène le sang à fleur de
-peau.</p>
-
-<p>&mdash; C'est abominable, ce que vous faites,
-Miss Coote! s'écrie la patiente, jamais je ne
-vous ai punie aussi brutalement.</p>
-
-<p>&mdash; En vérité, Miss Dido, je vous trouve
-bien impudente de me parler avec un tel sans
-façon. Tenez! tenez! je vais vous apprendre à
-réfléchir avant de parler ; et, sous les vigoureuses
-cinglades, de petites gouttes de sang
-suintent sur la chair marbrée.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! pitié! hurle Miss Herbert. Je n'ai
-pas voulu vous offenser! Oh! ahhh! grâce!
-grâce! vous me martyrisez!</p>
-
-<p>&mdash; Ah! j'en étais bien sûre que je vous materais,
-Miss Herbert ; que pensez-vous de ma
-façon de donner la verge? Si je frappais encore
-un peu plus fort? Qu'en pensez-vous?
-Et, sans attendre son avis, je cingle sans interruption,
-écorchant les pauvres fesses, arrachant
-à la victime des cris de suppliciée :
-«&nbsp;Hurlez tout à votre aise, je suis ravie de
-vous entendre, cela prouve que vous appréciez
-ma façon de faire. Allez-vous nous demander
-pardon, maintenant?</p>
-
-<p>&mdash; Oh! oui! oui! pardon! oh! je vous en
-conjure! arrêtez! grâce! Je ne serai plus jamais
-sévère avec mes élèves! oh! par pitié!
-je sens que je m'évanouis! Mon sang coule,
-oh! miss Coote! quelle barbarie!</p>
-
-<p>&mdash; Croyez-vous maintenant que nous étions
-ivres? Ne pensez-vous pas plutôt qu'il était
-inconvenant et grossier de nous outrager de
-la sorte, au moment même où nous buvions
-à votre santé? Répondez un peu, Miss Dido!</p>
-
-<p>&mdash; Oh! ah! ah! mon Dieu! Quel martyre!
-Je ne savais pas ce que je disais! Excusez-moi!
-Faites-moi grâce! Pitié! répond la malheureuse
-en se tortillant comme une anguille
-sous les interminables morsures de l'instrument.</p>
-
-<p>&mdash; Vous allez me remercier, et me promettre
-de vous retirer tranquillement dans votre
-chambre. Et que cette leçon vous soit profitable :
-vous n'avez pas reçu la moitié de ce
-que vous méritiez. Tenez, voici ma signature,
-lui dis-je alors, en lui octroyant deux derniers
-coups entre les cuisses. Allons, mettez-vous
-à genoux, embrassez la verge et remerciez-moi.</p>
-
-<p>Sous ce dernier assaut, elle hurle lamentablement :
-«&nbsp;Oh! c'est horrible! je me sens
-mourir, je meurs!&nbsp;»</p>
-
-<p>On la relâche alors, mais il lui faut se
-mettre à genoux, embrasser la verge, remercier
-humblement, et faire les plus plates
-excuses. L'assistance se repaît de son humiliation
-et de ses larmes, avec une joie non
-dissimulée, et, lorsqu'elle quitte la salle, dévorant
-sa honte, les jeunes filles lui font les
-cornes et l'accablent de leurs quolibets.</p>
-
-<p>&mdash; Maintenant, Miss Andrey Clémentine
-Flaybum, à votre tour! déclamai-je alors, et
-si vous vous avisez de résister, je vous préviens
-que vous serez fouettée dix fois plus fort
-que Miss Herbert.</p>
-
-<p>Suffoquée par la scène précédente, la directrice
-demande grâce et supplie qu'on ne la
-dégrade pas ainsi devant toute l'école, mais
-nous nous montrons inflexibles, mes compagnes
-et moi.</p>
-
-<p>Maria dépouille progressivement sa maîtresse,
-qui est un joli spécimen de maturité
-féminine ; elle a de beaux yeux bleus, une
-abondante chevelure blonde et paraît approcher
-de la quarantaine. Au fur et à mesure
-que tombent ses vêtements, on aperçoit ses
-blanches épaules et ses seins palpitants d'émotion ;
-des larmes d'humiliation coulent sur ses
-joues. Elle est bientôt en chemise et en pantalon ;
-celui-ci colle de façon affriolante sur les
-masses charnues qu'il recouvre ; il est orné
-de volants de dentelles ; de jolis mollets en
-émergent, bien dessinés par des bas de soie
-couleur chair ; des souliers à hauts talons, à
-boucles d'argent complètent le costume. Hélas!
-quel changement d'aspect, lorsque l'on
-passe sur le tout l'uniforme de pénitence et la
-cornette!</p>
-
-<p>&mdash; Allons, fais-je alors, elle ne résiste pas,
-et elle fait bien. Laissons-la ainsi pour qu'elle
-assiste à la punition de <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur ; c'est
-vous, chère Cécile, qui allez la fouetter avec
-une verge neuve, pendant que je me reposerai.</p>
-
-<p>La joyeuse Cécile, fraîche et potelée, était
-très amusante à considérer, faisant siffler la
-verge aux oreilles de la pauvre <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span>. Celle-ci
-est hissée sur le dos de Maria, on lui rabat
-sa culotte, on lui retrousse ses jupes et on
-expose sans le moindre voile son beau fessier
-bien rebondi.</p>
-
-<p>&mdash; <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Augusta Bildaur, lui dit Cécile,
-vous allez recevoir douze belles cinglades,
-vous embrasserez la verge, vous me remercierez
-de mon indulgence et vous en serez
-quitte ainsi.</p>
-
-<p>Elle compte alors les coups un par un,
-frappant d'un bras vigoureux ; la surface des
-fesses devient rose, puis rouge et la peau se
-couvre de longs sillons.</p>
-
-<p>La victime endure courageusement son châtiment ;
-elle pince les lèvres pour ne pas crier ;
-quand sa chair a frémi sous le douzième coup,
-elle remercie chaleureusement et embrasse
-avec ardeur l'instrument de la fessée. Elle n'a
-pas l'air autrement humiliée, elle n'a
-pas versé une larme, ses yeux brillent d'un
-éclat sensuel, et elle demande à voix basse
-qu'on lui permette d'assister à la fessée qui attend
-Miss Flaybum.</p>
-
-<p>&mdash; Quel dommage, dis-je alors, que nous
-n'ayons pas de chevalet pour la ficeler ; tant
-pis, nous nous servirons de la table. Disposez
-Miss Flaybum comme vous avez fait pour
-Miss Herbert.</p>
-
-<p>La victime se rend compte que toute résistance
-serait inutile et ne servirait qu'à aggraver
-sa situation. On la débarrasse de son pantalon
-et l'on étale aux yeux émerveillés des
-demoiselles un magnifique postérieur plantureusement
-rebondi, et un ventre blanc, avec
-un mont de Vénus pourvu d'une large toison
-frisée ; la pointe d'un mignon clitoris émerge
-du sommet de la fente. Elles l'étendent sur la
-table, bras et jambes écartés, immobilisés par
-quelques conjurées et je m'asseois, comme
-tout à l'heure sur son dos, pour l'empêcher de
-bouger.</p>
-
-<p>&mdash; Ah! le joli tableau! m'exclamai-je alors ;
-c'est un vrai plaisir de dompter une aussi
-jolie personne. Miss Andrey Clémentine Flaybum,
-vous êtes coupable d'insolence envers
-moi et envers toutes ces jeunes personnes ;
-vous allez commencer par rétracter l'accusation
-d'ivrognerie que vous avez portée à notre
-égard, et d'ailleurs, je me charge de vous convaincre
-bien vite que nous possédons tout
-notre sang-froid.</p>
-
-<p>Commençant à la fouetter lentement, je lui
-dis? «&nbsp;Est-ce que je fouette comme une ivrognesse?
-Est-ce que ma main manque de vigueur,
-ou n'est-ce pas plutôt vous qui aviez
-perdu votre bon sens en parlant ainsi. Est-ce
-que je me sers de l'argot de taverne? J'espère
-que je ne fais pas trop de mal à vos bonnes
-grosses fesses, elles commencent à prendre
-couleur, mais peut-être rougissent-elles seulement
-de nos inconvenances?</p>
-
-<p>Comme je m'échauffe progressivement à
-mon travail, le gros derrière se soulève à chaque
-coup et les demoiselles ont grand peine à
-maîtriser les jambes et les bras de la victime,
-sur la figure de laquelle on peut lire la plus
-profonde indignation. Elle semble résolue à
-ne pas crier, tandis que je m'évertue, par des
-cinglades adroitement dirigées, à lui faire manifester
-sa souffrance.</p>
-
-<p>&mdash; Ah! ah! fais-je, en ricanant, elle s'obstine,
-elle ne veut pas répondre, elle veut que
-je frappe plus fort. Maria, apportez-moi une
-autre verge, car celle-ci ne va plus durer longtemps.
-Je commence à croire que Miss Andrey
-Clémentine Flaybum est réellement ivre elle-même,
-sans quoi elle ferait des excuses, aussi
-je veux la rappeler à la sobriété. Que dites-vous
-de cela et de cela, et de cela?</p>
-
-<p>Et, à chaque mot, je la cingle entre les deux
-grosses joues de son fessier, et, placée comme
-je suis sur elle, je meurtris les lèvres rebondies
-de sa fente, qui font une saillie très visible
-en haut de ses cuisses, Aussi, ne tarde-t-elle
-pas à pousser des cris de souffrance :
-«&nbsp;Ah ah! oh! c'est de la barbarie! Abominables
-créatures, comment osez-vous me traiter
-ainsi?&nbsp;»</p>
-
-<p>J'éclate de rire à cette apostrophe et je continue :
-«&nbsp;Bravo! son ébriété disparaît ; encore
-quelques bons coups de verge et l'effet du
-champagne disparaîtra ; ce sont toujours les
-ivrognes qui accusent les autres d'être ivres.
-Je scande chaque phrase de si vigoureux coups
-de verges que de petites traînées de sang apparaissent
-à la surface de ses fesses, coulent
-le long de ses cuisses et viennent perler sur
-la toison de sa fente. Loin d'éveiller notre
-compassion pour la victime, le tableau de sa
-souffrance nous procure de si voluptueuses
-sensations que j'aperçois les plus âgées d'entre
-nous étendues sur le sol cuisses ouvertes
-et se faisant jouir dans les positions les plus
-inconvenantes.</p>
-
-<p>La pauvre femme hurle piteusement : «&nbsp;Pitié!
-pitié! oh! oh! grâce! Miss Coote! c'est
-trop affreux! oh! oh! je m'évanouis, je me
-meurs!&nbsp;»</p>
-
-<p>Mais, en proie à une crise de férocité, je
-m'écrie pour toute réponse : «&nbsp;Non! non! pas
-de danger que vous mouriez ; un gros cul
-comme le vôtre peut en supporter bien davantage,
-vous êtes bien trop obstinée pour que je
-vous tienne quitte à si bon marché ; la verge
-vous empêchera de vous évanouir. Pourquoi?
-pourquoi? pourquoi? ne vous excusez-vous
-pas? Et de vigoureux coups de revers viennent
-meurtrir la surface délicate de l'entrecuisses ;
-la pauvre maîtresse d'école suffoque
-et rugit de souffrance ; mais son orgueil
-la soutient et elle ne se décide pas à faire ce
-que j'exige d'elle.</p>
-
-<p>Fatiguée par ce violent exercice, j'ordonne,
-comme intermède, d'apporter du champagne,
-et je m'écrie : «&nbsp;Mesdemoiselles, cette pauvre
-femme est si courageuse qu'il faut que nous
-buvions à sa santé. Une demi-douzaine de
-mes compagnes prennent alors chacune une
-bouteille, et, à mon signal, tous les bouchons
-sautent, dirigés vers le postérieur à vif qui
-leur sert de cible. Ce divertissement est salué
-par un éclat de rire général et on porte la
-santé de la «&nbsp;brave bonne femme&nbsp;», plus mortifiée
-que jamais de cet outrage inattendu.</p>
-
-<p>Ragaillardie alors, je jette le tronçon de
-verge dont je me suis servi ; j'en prends une
-autre et je la brandis en criant : «&nbsp;A la bonne
-heure, voilà ce qui s'appelle une verge ; maintenant,
-Miss Andrey Clémentine Flaybum,
-voulez-vous nous demander pardon et reconnaître
-que c'est vous qui étiez ivre, ou je vous
-hache le cul? Ah! ah! voilà un gros mot que
-vous ne nous auriez jamais permis de prononcer.
-Peut-être ne pensiez-vous pas que
-vous-même, vous aviez un cul quand vous
-vous amusiez à nous fesser et à nous humilier?</p>
-
-<p>Cette allocution est accompagnée, bien entendu,
-d'une grêle de coups, et, tandis que la
-verge lourde et souple trace de rouges sillons
-sur les fesses déjà en pitoyable état, la victime
-hurle à fendre l'âme. A bout de forces,
-se croyant sur le point de mourir, terrassée
-par la souffrance, elle oublie l'indignité de sa
-situation, son énergique résolution de ne pas
-s'abaisser devant ses élèves, et elle demande
-enfin grâce.</p>
-
-<p>&mdash; Pitié! sanglote-t-elle, ah! ah! grâce!
-Miss Coote! Épargnez-moi! J'implore votre
-miséricorde! Il a fallu que je sois ivre moi-même!
-Pardonnez-moi et je ne dirai jamais
-un mot de ce qui s'est passé, je vous le jure!
-mais épargnez ma vie!&nbsp;» Les larmes interrompirent
-ses supplications.</p>
-
-<p>&mdash; Et vous pardonnerez à tout le monde, et
-vous nous remercierez de vous avoir rappelée
-à la sobriété. Fi! fi donc! Miss Flaybum.
-Vous être mise en pareil état!&nbsp;» Un violent
-coup sur sa fente ponctue ces dernières paroles
-et l'empêche de s'évanouir.</p>
-
-<p>&mdash; Oui! oui! ahh! rugit-elle, je suis désolée
-de m'être oubliée à ce point! Et je vous remercie
-de m'avoir corrigée avec cette fermeté.
-Pitié, maintenant, pitié! Laissez-moi me mettre
-à genoux et embrasser la verge.</p>
-
-<p>L'air terriblement piteux, elle s'agenouille
-alors devant moi, ayant peine à se tenir, elle
-embrasse la poignée de verges toute rouge de
-son sang.</p>
-
-<p>Sur sa figure baignée de larmes se lisent
-toutes les affres de l'humiliation, de l'orgueil
-abattu, des sévices qu'elle a endurés ; sa
-figure est presque aussi rouge que ses fesses,
-car, pour comble d'abjection, il lui a fallu se
-mettre à genoux avec tous ses vêtements encore
-retroussés.</p>
-
-<p>Quant à moi, je ne sais quelle insatiable fureur
-me possédait, je me rendais à peine
-compte de ce que je faisais. Il me semblait
-que ma victime s'en tirait encore à trop bon
-compte. Je lui criai dans la figure : «&nbsp;Allons!
-Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous savez
-maintenant ce que c'est qu'une bonne fessée.
-Voyons donc de près comme je l'ai arrangé,
-votre gros cul. Tournez-le un peu devant
-ma figure&hellip; là&hellip; très bien. Ma parole, il
-n'est pas en trop mauvais état! Dans huit
-jours, il n'y paraîtra plus. Il saigne un peu et
-voilà tout! tenez! tenez! Et, passant mes
-mains sur ses fesses à vif, je les lui promenai
-ensuite sur la figure, en guise d'ultime outrage,
-et juste au moment où elle commençait
-à se ranimer un peu. On lui permit alors de
-se retirer dans sa chambre.</p>
-
-<p>Quant à nous, réellement grises de champagne
-et d'excitation, nous courûmes dans les
-chambres les unes des autres, et toute la nuit
-se passa dans les plus lascives jouissances et
-les plus obscènes divertissements. Jamais je
-n'oublierai cette dernière nuit passée à l'école.
-Nous ne dormîmes pas une minute et l'arrivée
-du jour mit seule un terme à nos lubriques
-ébats.</p>
-
-<p>Miss Flaybum fut invisible le lendemain,
-et la seule allusion qu'elle fit jamais à cette
-mémorable scène de justice distributive fut
-une somme élevée pour bris de verrerie sur la
-note de nos frais de pension.</p>
-
-<p>Ici se termine la première partie de mes
-aventures. A mon retour de voyage, je vous
-raconterai la seconde.</p>
-
-<p class="c">Votre amie affectionnée,</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE VI</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère Nelly,</p>
-
-<p>Au cours de mon dernier voyage en Italie
-et en Allemagne, je me suis amusée à noter
-pour mes prochaines lettres, tous les incidents
-qui me revenaient à la mémoire, comme susceptibles
-de vous intéresser, et maintenant
-que me voici encore une fois de retour, je
-m'amuserai pendant les longues et tristes soirées,
-à vous écrire une autre série de lettres.
-Et je commence de suite.</p>
-
-<p>Quand je quittai l'école, mes tuteurs me
-confièrent aux soins de Mlle Fosse, et nous
-fûmes bientôt installées dans une de mes maisons,
-située dans la banlieue ouest de Londres.
-Demeuraient avec nous deux, Jane, l'ancienne
-servante de mon grand-père, qui nous servait
-de femme de chambre, une cuisinière appelée
-Margaret et deux bonnes, Mary et Polly ; un
-jeune frère de Jane appelé Charlie, remplissait
-l'office de groom.</p>
-
-<p>Mes tuteurs jugèrent que jusqu'à ma majorité,
-je pouvais me dispenser de cocher et de
-valet de pied, n'ayant qu'à louer, pour faire
-mes visites, mes emplettes ou aller au théâtre,
-une voiture chaque fois que j'en aurais besoin.
-On m'accorda mille livres par an, dont
-je déduisis libéralement deux cents livres pour
-Mlle Fosse, et jamais je ne lui diminuai cette
-allocation élevée, car elle fut toujours pour
-moi une charmante compagne, se mettant en
-quatre pour favoriser mes amusements et me
-préserver des dangers possibles.</p>
-
-<p>Ma chambre à coucher et celle de Mademoiselle
-communiquaient ensemble, de sorte que
-nous pouvions, la nuit comme le jour, jouir
-de notre tête à tête si cela nous faisait plaisir.
-La cuisinière et Mary occupaient une chambre
-en haut de la maison, le page avait un petit
-cabinet sur le même palier que nos chambres.
-Jane et Polly, que nous appelions ainsi pour
-les distinguer de l'autre Mary, occupaient
-une chambre également au même étage, où se
-trouvaient d'autres pièces libres pour nos invitées
-éventuelles. Il y avait en haut des salles
-inoccupées, dont une très spacieuse. Après
-m'être consultée avec Mademoiselle, je décidai
-de l'organiser en salle de punition, car
-j'avais résolu de maintenir sous une discipline
-sévère tout mon personnel. On y fixa des poulies
-au plafond, on la meubla d'échelles, de
-blocs, de crochets, d'un poste à fouetter, et
-aussi d'une sorte de pilori, permettant de fixer
-la pénitente en exposant seulement ses jambes
-et ses fesses et en l'empêchant de voir par
-qui elle était fouettée.</p>
-
-<p>Mademoiselle et moi, prenions grand plaisir
-à nos «&nbsp;soirées lubriques&nbsp;», comme elle
-avait baptisé nos séances de flagellation. De
-temps à autre, pour les corser, nous faisions
-venir Jane et nous la fessions dans nos chambres,
-ou bien elle aidait l'une de nous à fouetter
-l'autre, car je m'étais tout à fait adonnée
-aux plaisirs du fouet, et j'éprouvais, de son
-application, un bonheur tout spécial. Néanmoins,
-ces petites débauches n'avaient pas la
-même saveur que lorsque la victime ignore
-l'emploi de la verge et en tâte pour la première
-fois. Aussi, désirions-nous ardemment
-trouver quelque coupable remplissant ces conditions
-et que nous puissions sacrifier à notre
-ardent désir.</p>
-
-<p>Notre jardinier, M. White était un homme
-de confiance qui avait dépassé la quarantaine.
-Sa femme était une fort accorte gaillarde d'environ
-trente ans. Ils avaient deux jolies petites
-filles de neuf et dix ans. Ils logeaient
-dans un cottage situé à l'extrémité de notre
-jardin, qui était très vaste.</p>
-
-<p>Mme White aimait un peu trop la toilette,
-et les gages de son mari n'étant pas suffisants
-pour lui permettre de se passer ses fantaisies,
-elle trouva tout naturel de se procurer l'argent
-nécessaire en vendant pour son propre
-compte, à des voisins, moins bien pourvus que
-nous, les fruits et les légumes dont ils pouvaient
-avoir besoin, et qui, pensait-elle, eussent
-été perdus sans cela. Son mari n'y vit
-pas grand mal, car, ainsi qu'il nous le dit
-plus tard, Miss Coote était très bonne et très
-généreuse et ne se préoccupait jamais de ce
-qu'ils prenaient pour eux-mêmes.</p>
-
-<p>Les deux fillettes, Minnie et Lucy étaient
-chargées par leurs parents de porter ces fruits
-et ces légumes à la porte du fond du jardin.
-Mais, un beau jour, de grand matin, Jane les
-aperçut et vint tout aussitôt me faire son rapport.</p>
-
-<p>J'avais, depuis longtemps, un désir irrésistible
-de fesser les deux mignonnes, mais ne
-pouvais le faire sans motif ; aussi, la découverte
-de Jane me causa-t-elle la plus vive satisfaction.</p>
-
-<p>Le lendemain matin, en compagnie de mademoiselle,
-je fus, par une allée extérieure,
-me poster à la sortie du jardin et nous nous
-plaçâmes de façon à voir tout ce qui se passerait.
-Nous fûmes bientôt dédommagées de
-notre dérangement, en voyant les petites filles
-apporter plusieurs paniers de fruits dans la
-maisonnette de leur mère.</p>
-
-<p>Ayant bien et dûment constaté le délit, je
-retournai à la maison et fis porter au jardinier
-l'ordre de comparaître devant moi avec
-sa femme et ses filles.</p>
-
-<p>En compagnie de Mademoiselle, je les reçus
-dans le salon. White et sa femme tenant
-chacun une fillette par la main, s'enquirent
-respectueusement du motif pour lequel je les
-faisais venir.</p>
-
-<p>&mdash; Ne vous en doutez-vous pas un peu, malgré
-votre air innocent? leur dis-je, pourquoi
-donc vos enfants vont-ils tous les matins
-cueillir des paniers de fruits dans le jardin?</p>
-
-<p>White rougit très fort et répondit d'un air
-embarrassé : «&nbsp;Elles en apportent quelques-uns
-pour notre dessert, miss.</p>
-
-<p>&mdash; Allons, vous ne faites qu'aggraver le vol
-par le mensonge ; est-ce avec vos gages que
-votre femme se paye tous les colifichets qu'elle
-achète? ripostai-je d'un ton sévère.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! Sally! fit-il à sa femme, réponds, je
-ne comprends pas ce que Mademoiselle veut
-dire.</p>
-
-<p>Rouge de honte, Mme White fondit en
-larmes : «&nbsp;Oh! fit-elle, c'est ma faute! William
-n'a jamais su que je vendais vos fruits,
-et les pauvres petites sont innocentes. Ah! je
-vous en prie, pardonnez-moi, Miss Coote!</p>
-
-<p>&mdash; Vous me croyez donc bien naïve? répondis-je
-durement, votre mari n'ignore rien de
-vos agissements, et quant à vos fillettes, vous
-les dressez au vol.</p>
-
-<p>A ces mots, White, sa femme et les deux
-petites tombèrent à genoux, me suppliant de
-leur pardonner et m'affirmant qu'ils n'avaient
-rien vendu.</p>
-
-<p>&mdash; Allons donc! répartis-je, vous valez encore
-moins que je ne le pensais, car je sais,
-moi, qu'il y a déjà longtemps que dure ce
-manège. Et maintenant, choisissez : ou que
-je vous punisse sévèrement, moi-même, ou
-que je vous dénonce à la justice, auquel cas
-votre affaire est claire.</p>
-
-<p>Tout en demandant grâce, White et sa
-femme me disent qu'ils préfèrent être punis
-par moi comme je le jugerai convenable, mais
-me supplient d'épargner les fillettes qui n'ont
-fait que ce qu'ils leur ordonnaient.</p>
-
-<p>&mdash; Vous prenez le parti le plus sage, leur
-dis-je alors, car, si je puis avoir quelque indulgence,
-la justice n'en aurait pas pour des
-gueux comme vous. Vous, White, comme
-vous êtes un homme, je ne sais comment vous
-punir, aussi je vous tiens quitte, et j'espère
-que vous serez honnête dans l'avenir. Mais
-votre femme et vos filles seront fouettées
-comme elles le méritent. Qu'elles m'attendent
-dans ce salon, ce soir, à sept heures, et qu'elles
-mettent leurs vêtements des dimanches ;
-c'est compris? Je les guérirai à tout jamais de
-l'envie de voler ou je ne m'appelle pas Rosa
-Coote.</p>
-
-<p>Le pauvre White et sa femme se retirent,
-l'oreille bien basse. Lorsqu'ils sont partis,
-nous nous félicitons joyeusement, Mademoiselle
-et moi, d'avoir pu nous procurer de pareilles
-victimes.</p>
-
-<p>Le soir même, je suis, à l'heure fixée, dans
-la salle de punitions, attendant l'arrivée des
-coupables. Elles font leur entrée, l'air piteux,
-quoique coquettement habillées à la dernière
-mode villageoise, un bouquet à leur ceinture.</p>
-
-<p>Pour la clarté du récit, je me désignerai par
-mon nom, comme les autres acteurs de cette
-scène piquante, et ainsi que je l'ai déjà fait
-dans mes lettres précédentes.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Je suis heureuse pour vous,
-madame White, que vous m'ayez laissé le
-soin de vous punir, car j'espère qu'après cela
-vous apprécierez les avantages de l'honnêteté.
-Mademoiselle Fosse, aidez Jane, je vous prie,
-à préparer Minnie pour la verge. Attendez!
-attachez d'abord Mme White à l'échelle, sans
-quoi ses sentiments maternels la pousseraient
-à intervenir. Vous préparerez également
-Lucy. Si elles ne portent pas de pantalons, il
-faut en trouver un pour chacune.</p>
-
-<p><i>Mme White</i>, les larmes aux yeux. &mdash; Oh!
-Miss Coote, ma bonne demoiselle! Ne soyez
-pas trop sévère pour ces pauvres petites.
-J'aime mieux être trois fois plus maltraitée
-moi-même.</p>
-
-<p>Elle est bientôt fixée par les poignets à
-l'échelle, mais sans que l'on ait touché à ses
-vêtements. Mes deux aides déshabillent alors
-Minnie et Lucy et exposent à nos regards
-leurs formes rondelettes. Mademoiselle prend
-Lucy, je me charge de la plus jeune, Minnie.
-Les pauvres petites sont pourpres de honte,
-surtout quand nous les étendons le derrière
-en l'air sur nos genoux ; elles n'ont évidemment
-pas l'habitude d'être examinées ainsi.</p>
-
-<p><i>Miss Coote</i>, à Minnie. &mdash; Comme vous rougissez,
-ma petite! Est-ce de peur ou de honte?
-Ah! dame! vous allez être bien fessée! Quel
-joli petit cul! Est-ce que votre maman le
-fouette souvent?</p>
-
-<p>Je lui donne quelques bonnes claques qui
-amènent le rouge sur les blanches rondeurs,
-et font gigoter de façon comique la pauvre
-petite, qui n'apprécie nullement ce préambule :
-«&nbsp;Oh! oh! assez, je vous en prie, vous
-me faites trop mal, Miss Coote! Je ne puis
-pas endurer cela! crie-t-elle, en commençant
-à pleurer.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Ainsi, petites polissonnes,
-vous alliez vendre le fruit pour votre mère?
-Répondez, Lucy.</p>
-
-<p><i>Lucy.</i> &mdash; C'est papa qui nous le donnait
-pour le porter chez nous.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; La vieille histoire d'Adam
-et Ève ; l'un a tenté l'autre. Alors, c'est votre
-papa le coupable? Votre mère, tout à fait innocente,
-hein?</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Je crois qu'il ne me sera pas
-difficile de faire raconter à Minnie une autre
-histoire, Mademoiselle Fosse, ce sont de petites
-menteuses aussi bien que de petites voleuses.
-Essayez ma méthode, Mademoiselle.</p>
-
-<p>De la main ouverte, j'applique une forte
-claque, bientôt suivie de plusieurs autres, sur
-les fesses de Minnie, qui braille et gigote
-éperdument. Mademoiselle traite Lucy de la
-même manière et bientôt, les fesses claquées
-sont roses comme des pêches. Les deux fillettes
-pleurent et crient à qui mieux mieux, rejetant
-les torts d'abord sur leur père, puis sur
-leur mère, lorsqu'elles voient qu'il ne sert à
-rien de mentir.</p>
-
-<p>Je dis alors à Jane de nous apporter à chacune
-une verge légère. Puis, je lui ordonne
-d'attacher au poteau de punition les deux petites
-victimes et de leur passer un pantalon
-pour abriter leurs petites fesses rouges.</p>
-
-<p>Jane exécute l'ordre et les attache côte à
-côte par les poignets, les bras tendus au dessus
-de leur tête, la pointe de leurs pieds atteignant
-juste le parquet. Elle étale ensuite deux
-petits pantalons de très fine batiste, presque
-aussi transparente que de la mousseline, de
-sorte que la chair rose est visible au travers.
-Ces pantalons avaient été choisis par elle, un
-peu trop petits ; ils plaquent sur les formes
-d'autant mieux que les juvéniles postérieurs
-sont très développés pour leur âge. La fente
-laisse, par derrière, un espace vide de six pouces
-de large qui démasque un exquis morceau
-de chair rouge des deux côtés de la raie des
-fesses. Comme préliminaires des plaisirs que
-la fessée va me procurer, je me délecte du
-manège de Jane qui, pour les préparer à la
-séance, dispose la chemise dans le pantalon,
-leur fait lever les jambes l'une après l'autre,
-leur fait prendre des postures variées, et
-prend consciencieusement son temps pour
-faire durer le plus possible cette délicieuse
-opération.</p>
-
-<p>Je dis alors à Mademoiselle de m'aider à
-leur donner le fouet tandis que je leur ferai la
-morale.</p>
-
-<p>La mère est si terrifiée de voir ses deux filles
-attachées pour la fessée, qu'elle veut se
-jeter à genoux, bien que ses poignets fixés au-dessus
-de sa tête le lui interdisent, «&nbsp;Oh! oh!
-Miss Coote! Pitié pour mes pauvres petites!!
-crie-t-elle alors. Et dire que c'est moi qui leur
-vaut cela!&nbsp;» Et la malheureuse essaye de
-joindre les deux mains comme elle a voulu se
-jeter à genoux.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Faites-nous grâce de vos
-pleurnicheries, vilaine femme! Nous ne faisons
-que commencer. Qu'est-ce que vous dites
-de ça, Minnie, et vous, Lucy? Recommencerez-vous
-à me voler mon fruit, petites coquines?
-Réchauffez-leur bien les fesses, Mademoiselle,
-chassez-moi l'instinct du vol de leur
-derrière.</p>
-
-<p>Les verges accomplissent leur piquante besogne
-et cinglent les jolies rondeurs, dessinant
-sur la peau de fines marques rouges. Les
-victimes poussent des cris aigus ; leurs faces
-sont pourpres ; les larmes ruissellent sur leurs
-joues ; elles supplient qu'on leur pardonne,
-promettant de ne plus jamais recommencer,
-etc, etc.</p>
-
-<p>Mon amie et moi, nous sommes dans le ravissement.
-La scène nous électrise, le sang
-bout dans nos veines ; nos instincts sensuels
-s'exaspèrent ; les cris de douleur sont pour
-nos oreilles une musique délicieuse ; nous cinglons
-sans ménagement les pauvres petits
-culs jusqu'à ce que le sang perle sur les chairs
-boursouflées. La vue de la pauvre mère
-éplorée est un autre régal pour nous, car,
-bien qu'elle ne soit encore que spectatrice, elle
-tressaille à chaque coup de verge comme si
-elle le recevait elle-même ; elle crie et sanglote
-à fendre l'âme.</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Voyez un peu cette grosse
-sotte! Tenez, madame White, c'est maintenant
-que vous allez pouvoir pleurer!</p>
-
-<p>Ce qui reste des minces pantalons est déchiré
-et arraché, et nous nous ruons de nouveau
-à coups de verges sur les petites victimes
-pantelantes et nous ne nous serions pas
-arrêtées, si Jane ne nous avait fait remarquer
-que Minnie était évanouie et que Lucy ne valait
-guère mieux.</p>
-
-<p>Où les détache, on leur bassine les fesses
-et la figure avec de l'eau fraîche, on leur fait
-respirer des sels et on les ranime. Puis on
-leur fait boire, ainsi qu'à leur mère, du champagne
-additionné d'un énergique cordial.</p>
-
-<p>Mme White, qui a été aussi délivrée, berce
-ses filles sur ses genoux ; elle les couvre de caresses
-et de baisers, se lamente et pleure nerveusement
-à la vue de leurs petits culs écorchés :
-«&nbsp;Pauvres trésors! crie-t-elle, Ah! Miss
-Coote! comme vous avez été barbare avec ces
-pauvres innocentes!</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Je vous conseille de les appeler
-innocentes, quand c'est vous-même qui
-leur avez appris à voler! Attendez un peu, ça
-va bientôt être votre tour de vous confesser.</p>
-
-<p><i>Mme White</i>, d'une voix tremblante. &mdash; Excusez-moi,
-je ne sais pas ce que je dis, mon
-c&oelig;ur de mère saigne de voir leurs pauvres
-derrières.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Lâchez-les! Mary va les
-panser et elle reviendra nous aider à ranimer
-leur maman qui m'a l'air terriblement déprimée.</p>
-
-<p>Un éclat de rire accompagne cette ironique
-remarque. Jane revient bientôt et se met en
-devoir de disposer Mme White pour la correction
-qui l'attend.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Écartelez-la bien sur l'échelle ;
-c'est la plus coupable de la bande, elle
-a entraîné son mari et elle a obligé ses enfants
-à participer au vol.</p>
-
-<p><i>Mme White.</i> &mdash; Mais je ne pensais pas que
-vous vouliez garder le trop plein du jardin, il
-aurait été perdu!</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Alors pourquoi votre mari
-ne m'a-t-il pas demandé ce qu'il fallait en
-faire? N'avez-vous pas employé cet argent à
-vous acheter des rubans et des parures?</p>
-
-<p>La pauvre femme, très honteuse, pousse de
-gros soupirs et n'essaie pas de se défendre.
-Jane et Mademoiselle lui enlèvent sa belle
-robe bleue et découvrent une jolie paire d'épaules
-bien blanches, contrastant avec la rougeur
-que la scène précédente a semée sur sa
-figure et sur son cou. C'est une jolie femme
-aux cheveux brun fauve, aux yeux noirs ; elle
-a des bras bien ronds et des mains fraîches qui
-dénotent qu'elle ne se livre pas à la maison à
-des travaux trop pénibles. Ses vêtements ne
-sont pas luxueux, mais très propres et coquettement
-ornés de dentelles à bon marché. On
-la dépouille de tout et elle reste comme ses
-filles, sans culotte. Elle rougit jusqu'aux
-oreilles en voyant ses charmes abondants exposés
-tout nus à nos regards. Son mont de
-Vénus, très proéminent, est ombragé d'une
-large toison bouclée de la teinte de ses cheveux.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; En vérité, Madame White,
-comment osez-vous venir vous faire fouetter
-sans avoir rien pour cacher votre modestie.
-C'est tout à fait inconvenant, vous blessez
-notre pudeur. Comment allons-nous faire?</p>
-
-<p><i>Mademoiselle.</i> &mdash; Je me doutais de la chose.
-Je me suis amusée, avant le dîner, à lui confectionner
-un véritable tablier de feuilles de
-figuier. Voyez comme cela fera bien sur elle
-et fera ressortir la teinte de sa chair.</p>
-
-<p>La pauvre femme pleure d'humiliation à
-nos remarques railleuses et à nos plaisanteries
-sur les deux jolis gigots qu'elle possède et la
-manière dont nous allons les faire cuire. On
-lui ajuste adroitement le tablier autour des
-reins et on m'apporte une superbe verge de
-longs brins fraîchement coupés, élégamment
-ornementés de rubans de couleur. On la fait
-mettre à genoux pour embrasser l'instrument
-et, répétant les mots que Jane lui souffle à
-l'oreille, elle balbutie : «&nbsp;Ma chère&hellip; Miss
-Coote&hellip; Oh! ff&hellip; fouettez-moi&hellip; je vous en
-prie&hellip; bien&hellip; bien fort&hellip; car j'ai été très&hellip;
-indélicate&hellip; oui&hellip; oh! pardon! pardon! ne
-soyez pas trop sévère!</p>
-
-<p>Ces derniers mots, nullement dictés par
-Jane, lui échappent malgré elle. Terrorisée
-d'avance, les larmes ruissellent sur ses joues
-lorsqu'on la relève pour l'étendre sur l'échelle
-très inclinée ; les bras et les jambes sont écartés
-autant qu'il est possible, on la ficelle étroitement,
-si bien qu'elle peut à peine remuer
-les jambes ou tortiller les fesses.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Vous n'avez qu'à moitié
-avoué votre culpabilité, mais votre cul, bien
-échauffé, réveillera vos souvenirs.</p>
-
-<p>La verge siffle dans l'air autour de la victime
-qui frémit dans l'appréhension du coup.</p>
-
-<p>Soudain, vzz! vzz! vzz! Trois fois l'instrument
-s'abat sur le gros derrière où il marque
-son passage par des raies rouges entrecroisées,
-les feuilles vertes volent dans toutes les
-directions. Rudement touchée, la victime manifeste
-sa souffrance par des cris aigus : «&nbsp;Hola!
-ah! oh! ça fait trop mal! je n'en peux
-plus! Épargnez-moi!&nbsp;» Les muscles de son
-dos et de ses reins montrent par leur tension la
-sensation de souffrance qu'aggrave encore sa
-position écartelée.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Quoi! vous criez déjà? où
-donc est votre courage? Vos filles sont moins
-douillettes que vous! Au fait, criez si vous
-voulez, cela vous empêchera peut-être de sentir
-mes coups. Je ne fais que commencer et ne
-suis pas encore bien en train. Allons! Je continue!</p>
-
-<p>Vzz! vzz! vzz! la verge reprend son office
-et s'abat lentement et méthodiquement, pendant
-deux longues minutes.</p>
-
-<p><i>La victime.</i> &mdash; Ah! de pareilles souffrances
-sont-elles possibles! Si vous devez continuer,
-j'aime mieux mourir de suite.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Taisez-vous, grosse éhontée!
-Volerez-vous encore? Élèverez-vous vos
-enfants dans l'honnêteté, maintenant? Que
-dites-vous de cette distribution de coups de
-verges? Je suis sûre que cela vous réchauffera
-les fesses!</p>
-
-<p>Les coups se succèdent, les brindilles se brisent
-au contact des fesses, non sans dégâts
-pour celles-ci. Mme White hurle sa souffrance
-aux échos de la salle : «&nbsp;Ahh! atroce! atroce!
-Ce sont des fers rouges que vous m'enfoncez
-dans la chair! oui! j'avoue! je l'ai mérité!
-assez! assez! pitié! jamais je ne recommencerai.&nbsp;»</p>
-
-<p>Impassible, la fouetteuse poursuit son &oelig;uvre ;
-le sang coule de la chair tuméfiée ; la
-large surface des reins, des fesses, des cuisses,
-des hanches, pas le plus petit coin n'est resté
-indemne. S'enroulant autour des hanches, les
-brindilles atteignent le ventre, arrachant des
-poils à la sombre toison. Elles visitent l'intérieur
-des cuisses, et au sommet de celles-ci,
-la fente mystérieuse n'est pas davantage épargnée,
-et sur ses lèvres rebondies, pointent de
-fines gouttes de sang!</p>
-
-<p>Des feuilles de figuier déchiquetées et éparpillées,
-il ne reste que les fils qui les assemblaient,
-et qui pendent maintenant sur ses
-fesses et ses cuisses se collant à la peau à vif.
-On dirait l'armature d'un feu d'artifice tiré.</p>
-
-<p>Calme au début, Miss Coote semble avoir
-perdu toute mesure. Elle est en proie à une
-véritable frénésie et frappe à tort et à travers
-avec une énergie furibonde. Elle sermonne la
-victime, lui enjoint d'envoyer régulièrement
-ses filles à l'église le dimanche, d'observer le
-septième commandement : «&nbsp;Tu ne déroberas
-pas le bien de ton prochain!&nbsp;»</p>
-
-<p>Comme on le pense, Mme White n'entend
-pas la moitié de ces objurgations. Elle n'a
-plus la force de crier. Elle balbutie : «&nbsp;Oh!
-mon Dieu! Je m'évanouis! Que je meure pardonnée!
-Tu ne voleras pas! Tu ne voleras
-pas! Mon Dieu! Comme je suis punie! Enfin
-elle s'évanouit et la verge la mutile encore,
-alors qu'elle ne peut plus sentir les coups!</p>
-
-<p>Jane et Mademoiselle ont suivi la scène
-d'un bout à l'autre avec un plaisir indescriptible.</p>
-
-<p>La malheureuse est débarrassée de ses liens.
-Les traces profondes des cordes à ses poignets
-et à ses chevilles sont un cruel témoignage des
-tortures que sa position distendue a dû lui
-causer. Quant à son derrière, à ses reins et
-à ses cuisses, ce n'est plus qu'un vaste champ
-de chair à vif, de cloques, de sillons rouges et
-bleus ; les gouttes de sang ornent d'étoiles
-rouges la toison qui garnit le bas du ventre
-et celle qui encadre le réduit d'amour.</p>
-
-<p>Jane, Mary et Polly épongent la pauvre
-femme et la soulagent de leur mieux. On la
-ranime par des aspersions d'eau froide ; puis,
-lorsqu'elle peut se tenir debout, on lui fait
-boire plusieurs verres de champagne et on la
-reconduit chez elle.</p>
-
-<p>Le jour suivant, me promenant dans le jardin
-avec ma chère Mademoiselle, nous demandâmes
-à White si sa femme s'était longtemps
-ressentie de la fessée. Peu habitué à
-manier les périphrases et sans s'inquiéter de
-savoir s'il ne choquait pas nos chastes oreilles,
-voici ce qu'il nous répondit :</p>
-
-<p>&mdash; Le diable m'emporte, Mademoiselle, si
-j'avais jamais eu pareille nuit auparavant!
-J'étais au lit et dormais quand elle est rentrée
-avec les enfants. Mais elle était si échauffée
-qu'elle les a laissées se coucher elles-mêmes et
-a grimpé sur moi comme vous voyez quelquefois
-la vache faire au taureau quand elle en a
-besoin. Elle ne s'est pas inquiétée si j'étais
-fatigué d'avoir pioché toute la journée. La
-nuit entière, il a fallu que je lui fasse la bonne
-chose. Je ne sais pas pourquoi elle était en
-chaleur comme ça, car d'habitude, nous réservons
-cela pour les jours de repos comme
-le dimanche. Elle prétendait que ça n'avait
-jamais été aussi bon! Et c'est vrai qu'elle ne
-m'avait pas encore fait jouir comme ça. Seulement,
-je veux être pendu si après avoir été
-arrosée comme elle l'a été, elle ne me donne
-pas deux jumeaux et peut-être bien trois ou
-quatre!</p>
-
-<p>Je termine ma lettre sur ce pittoresque récit
-et vous prie de me croire</p>
-
-<p>Votre bien affectionnée,</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE VII</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère amie,</p>
-
-<p>Dans ma dernière lettre je vous ai fait le
-récit d'un petit larcin et du résultat qu'il eut.
-Dans celle-ci, je vous parlerai d'une jolie demoiselle,
-voleuse de sa nature et non par occasion.
-C'est un cas de kleptomanie, comme
-l'on dit aujourd'hui. Rien d'étonnant, lorsqu'on
-qualifie d'un terme si extravagant ce
-qui n'est, bel et bien, qu'un vol, que les gens
-timorés aient presque réussi à abolir cette bonne
-vieille coutume de la verge.</p>
-
-<p>Miss Selina Richards était une cousine de
-Laura Sandon, mon ancienne condisciple et
-première camarade de lit, chez miss Flaybum.</p>
-
-<p>Or, me trouvant en visite chez Laura, j'avais
-à cette époque dix-huit ans, elle me signala
-ce cas en me disant que sa cousine était
-une voleuse si incorrigible que sa famille redoutait
-réellement de la laisser sortir de la
-maison de crainte qu'elle ne commît quelques
-méfaits ; ses parents étaient obligés de l'enfermer
-dans sa chambre quand ils avaient des
-visiteurs, car la jeune voleuse se serait emparé
-des bibelots et spécialement des bijoux
-sur lesquels elle aurait pu faire main-basse, et
-vous supposez, Rosa, quel terrible scandale
-c'eût été pour sa famille, si on avait eu motif
-de l'accuser d'une chose semblable.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Ils ne l'ont donc jamais punie
-comme il fallait pour la guérir de cette abominable
-manie?</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Ils l'enferment dans sa chambre
-et quelquefois la mettent toute une semaine
-au pain sec, mais toutes ces punitions ne font
-pas plus d'effet que les réprimandes.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Ont-ils jamais essayé une bonne
-fessée?</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Je ne crois pas que cela soit jamais
-venu à l'idée de ses parents, ils sont
-d'une sensibilité stupide.</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Ma chère Laura, je n'hésite pas
-à vous avouer que je serais ravie de fouetter
-cette petite voleuse. Depuis que j'ai quitté
-l'école, j'ai toujours à l'esprit notre grande
-séance d'adieu et je me rappelle avec ravissement
-le délicieux spectacle des postérieurs
-rouges, zébrés, l'humiliation et l'indignation
-des victimes et, par dessus tout, leur détresse
-en se voyant ainsi traitées en public. Nous
-avons quelques fois entre nous des séances de
-fouet comme à l'école et, il y a peu de temps,
-j'ai administré une terrible fessée à la femme
-de notre jardinier et à ses deux fillettes pour
-avoir volé mon fruit, ce qui a été une cure radicale,
-car elles sont maintenant de la plus
-stricte probité. Vous devez bientôt venir me
-voir, ne pourriez-vous suggérer à votre oncle
-et à votre tante de vous confier Selina en leur
-disant que vous me mettrez au courant de son
-déplorable défaut? Ou mieux encore, vous
-pourriez leur dire que vous m'en avez déjà
-parlé et que je propose d'essayer de guérir
-la demoiselle si toutefois ils veulent me donner
-carte blanche pour m'y prendre comme
-bon me semblera? Ce sera un vrai régal pour
-vous, car nous mettrons à une rude épreuve la
-pudeur de la demoiselle en la déshabillant et en
-l'exposant. Le spectacle de ses jolies formes
-nous sera rendu encore plus agréable par la
-honte que nous lui ferons éprouver. Les véritables
-fervents de la verge épient les impressions
-de leurs victimes sur leur figure et s'en
-délectent, et font tout ce qu'ils peuvent pour
-aviver cette sensation d'humiliation, de même
-qu'ils prolongent la torture par leur adresse
-à manier la verge et à placer la victime dans
-la position la plus pénible pour être fessée.</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Mais vous êtes devenu une ogresse
-de cruauté, Rosa!</p>
-
-<p><i>Rosa</i> (en l'embrassant). &mdash; Vous le deviendrez
-aussi, quand vous aurez un peu plus
-d'expérience. Vous êtes de beaucoup mon aînée,
-mais à cet égard, vous êtes plus jeune que
-moi. Par un judicieux emploi de la verge, un
-club de dames pourrait jouir des plus sensuelles
-voluptés sans le secours des hommes.
-J'ai l'intention d'épouser la verge (d'ailleurs
-je suis déjà fiancée avec elle) et ainsi je garderai
-ma fortune et mon indépendance.</p>
-
-<p><i>Laura.</i> &mdash; Quel dragon de vertu! Dois-je
-réellement comprendre que vous satisfaites votre
-sensualité en vous passant des hommes?</p>
-
-<p><i>Rosa.</i> &mdash; Venez et vous verrez ; je n'ai que
-cela à vous dire, ma gracieuse incrédule. Arrangez-vous
-simplement pour emmener la jolie
-voleuse avec vous et vous n'aurez pas lieu
-de regretter votre visite.</p>
-
-<p>Laura réussit de tout point auprès des parents
-de Selina. Ceux-ci pensèrent que la visite
-pourrait être réellement profitable à leur
-fille et donnèrent volontiers toutes licences
-quant aux punitions à lui infliger pour le cas
-où elle commettrait la moindre indélicatesse.</p>
-
-<p>Quand elles arrivèrent à notre maison, on
-donna à Selina une petite chambre pour elle
-seule, tandis que Laura demanda et obtint
-d'être ma compagne de lit. Rien ne fut changé
-de place ni enfermé ; j'étais parfaitement sûre
-de l'honnêteté de tout mon entourage et savais
-que si miss Selina volait quelque chose
-elle ne pouvait que cacher son butin sans
-avoir l'occasion de s'en servir. Nous étions
-donc sûres de rien perdre en fin de compte.</p>
-
-<p>Miss Richards avait reçu une éducation très
-soignée ; d'une façon générale c'était une jeune
-personne très intéressante d'allure modeste
-et réservée.</p>
-
-<p>Plusieurs jours se passèrent fort agréablement
-et il semblait que les doigts de notre
-jeune invitée eussent perdu leur fâcheuse habitude ;
-je commençai à craindre que notre victime
-ne nous échappât ; mais sa réserve n'était
-que l'effet d'une timidité qui devait disparaître
-à mesure qu'elle se familiariserait davantage
-avec nous.</p>
-
-<p>Quelques objets disparurent, des bijoux spécialement,
-d'abord une bague avec un petit
-brillant, puis une broche avec une opale entourée
-de perles, des épingles, des gants et
-autres menus objets, mais il nous fut impossible
-de la surprendre mettant le pied dans
-ma chambre, malgré une surveillance minutieuse
-du matin au soir. Aussi Laura et moi
-songeâmes-nous à monter la garde pendant la
-nuit. Nous avions l'habitude de ne quitter la
-chambre de Selina que lorsqu'elle était endormie,
-avant de nous retirer dans la nôtre.</p>
-
-<p>Dès la nuit suivante, nous mîmes notre projet
-à exécution et environ deux heures après
-nous être couchées, à un moment où on devait
-nous supposer profondément endormies,
-les charnières de la porte grincèrent nous indiquant
-que quelqu'un s'approchait en silence.</p>
-
-<p>Nous n'entendîmes pas marcher, mais nous
-distinguâmes dans l'entrebâillement de la porte,
-la demoiselle avançant la tête pour s'assurer
-si le terrain était libre.</p>
-
-<p>Nous ne bougions pas et nos têtes étaient
-invisibles dans l'ombre des rideaux du lit, tandis
-qu'un rayon de lune éclairait partiellement
-le reste de la chambre. Aussi silencieuse
-qu'un Peau-Rouge, la jeune voleuse rampait
-littéralement à quatre pattes vers la table de
-toilette ; arrivée là, sans se redresser, elle promena
-la main sur le meuble pour happer ce
-qui pouvait s'y trouver. Nous ne la distinguions
-pas, puisque nous étions couchées,
-mais nous entendions distinctement le bruit
-des objets glissant sur le meuble.</p>
-
-<p>Alors, nous jetâmes nos couvertures en l'air
-en criant : «&nbsp;Cette fois nous vous tenons voleuse!
-Je courus vers la porte pour lui couper
-la retraite, tandis que Laura arrêtait gravement
-notre prisonnière comme un véritable
-<span lang="en" xml:lang="en">policeman</span>.</p>
-
-<p>Fermant la porte à clef, nous fîmes immédiatement
-pencher Selina sur notre lit, ses
-pieds restant à terre et lui retroussant sa chemise
-de nuit nous lui administrâmes une magistrale
-fessée qui lui fit pousser les hauts cris.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! Oh! Miss Coote, je vous en prie,
-pardonnez-moi. Laissez-moi partir, je ne recommencerai
-plus. Oh! Oh! Ahhh! Je vous
-le jure!&nbsp;» criait-elle en se débattant et en tortillant
-les fesses sous nos vigoureuses claquades.
-La pale clarté de la lune nous permit de
-voir combien rouge était celle que nous étions
-en train de fouetter. Enfin, nous la tachâmes
-en lui annonçant pour le lendemain une enquête
-en règle, et l'avertîmes qu'elle aurait à
-nous rendre tout ce qu'elle avait volé, sinon
-qu'il lui en cuirait.</p>
-
-<p>Je donnai ordre de l'enfermer dans sa
-chambre toute la matinée, et Jane servit de
-geôlier. Après le dîner, vers six heures, elle
-fit comparaître la prisonnière devant moi dans
-la salle de punition.</p>
-
-<p>Pour rendre la séance plus impressionnante,
-toute la maison était présente, excepté Charlie,
-le groom, car je ne jugeai pas décent d'avoir
-un témoin masculin. Et l'audience commença :</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Selina Richards vous êtes
-devant moi comme une voleuse prise en flagrant
-délit. Avez-vous rendu tout votre butin,
-petite vicieuse?</p>
-
-<p><i>Selina</i> (la figure écarlate et les yeux baissés). &mdash; Oh!
-Oui! Oui! Je le jure! Demandez
-à Jane, elle a cherché et elle n'a rien trouvé
-autre chose que ce que j'ai restitué. Ah!
-Miss Coote, je ne sais comment j'ai pu faire
-cela. J'ai honte de moi-même et suis consternée
-de ma conduite. Oh! que faire, mon Dieu!
-(Elle éclate en sanglots).</p>
-
-<p><i>Jane.</i> &mdash; Mademoiselle, rien ne manque,
-excepté votre bague que je n'ai pu trouver
-nulle part.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Allons, coquine! Je sais ce
-que vous valez ; n'essayez pas de m'apitoyer
-Par vos simagrées et vos pleurnicheries. Qu'avez-vous
-fait de ma bague? Dites?</p>
-
-<p><i>Selina</i> (suppliante et qui paraît sincèrement
-repentante et consternée). &mdash; Oh! Je ne l'ai
-jamais vue, je vous je certifie, Miss Coote, je
-ne l'ai pas prise. Vous pouvez me croire ; je
-suis déjà assez humiliée de ma culpabilité. J'ai
-pris la bague, mais je l'ai rendue à Jane avec
-tout le reste.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Je n'en crois rien et vous allez
-recevoir la verge jusqu'à ce que vous confessiez
-la vérité. Allons, déshabillez cette petite
-voleuse, secouez et fouillez tous ses vêtements
-à mesure qu'on les enlève, défaites sa
-coiffure, peut-être a-t-elle caché la bague dans
-ses cheveux?</p>
-
-<p>Malgré sa confusion, un sourire de satisfaction
-éclaira son visage ce qui, sur le moment,
-m'étonna quelque peu.</p>
-
-<p>On procéda au déshabillage et je pus remarquer
-que sa satisfaction s'accentuait à mesure
-qu'on la dépouillait. «&nbsp;Vous voyez bien
-que vous ne trouvez rien&nbsp;», articula-t-elle, ce
-qui me convainquit qu'elle avait très adroitement
-caché la bague, mais je me creusais en
-vain la tête pour deviner la cachette, car Jane
-m'affirma que la chambre avait été feuillée
-de fond en comble, y compris l'intérieur
-de la literie.</p>
-
-<p>Quand on eut déroulé toutes les boucles de
-sa chevelure, je lui fis enlever son pantalon, et
-elle resta en chemise, toute confuse d'être ainsi
-exposée ; ses joues naturellement colorées
-avaient tourné au rouge cerise. Elle considérait
-évidemment les recherches comme terminées,
-aussi protesta-t-elle lorsque je donnai
-l'ordre d'enlever le dernier voile.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! Oh! je vous en prie, épargnez-moi
-cette honte, il ne peut rien y avoir dans ma
-chemise.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Mais autre part, il peut y
-avoir quelque chose.</p>
-
-<p>Sa physionomie prit soudain un air de détresse
-qui me convainquit que je n'étais plus
-loin du but ; ses cuisses étaient serrées l'une
-contre l'autre et elle cachait de ses deux mains
-son monticule encore imberbe.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Donnez-moi une verge, Jane,
-je vais la faire danser.</p>
-
-<p>Prenant l'instrument en main, j'en cinglai
-les doigts de Selina. «&nbsp;Enlevez vos mains, mademoiselle
-et sautez un peu!&nbsp;» Un second
-coup s'abattit sur les fesses nues ; la cuisson fit
-hurler la jeune fille, dont les cuisses demeurèrent
-néanmoins serrées. De bas en haut, je
-lui appliquai un troisième coup encore plus
-sévère : «&nbsp;Ouvrirez-vous enfin vos cuisses,
-mademoiselle, et danserez-vous?&nbsp;» Cette fois,
-l'effet fut prompt. Poussant un cri terrible, la
-victime se jeta sur le tapis ; mais il lui fut impossible
-d'empêcher la chute de la bague qui
-roula sur le parquet.</p>
-
-<p>Décrire la confusion, la consternation de la
-malheureuse serait impossible. Maintenant
-que sa culpabilité était si complètement établie,
-elle était devenue pourpre, et essayait de
-cacher sa figure dans ses mains ; ses fesses et
-l'intérieur de ses cuisses portaient les marques
-rouges que le dernier coup de verge y avait
-laissées.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Regardez-moi cette petite
-voleuse. Elle pense se cacher en cachant sa
-figure, et elle n'a pas plus honte d'étaler ses
-parties secrètes que de s'en servir pour cacher
-ma bague. Voilà une ruse bien dégoûtante!
-Jane remettez-lui sa chemise et son pantalon,
-si elle manque de décence j'en aurai pour elle,
-et je tiens à ce que la fessée se passe décemment
-et dans les règles.</p>
-
-<p>Jane et Polly la relevèrent et lui passèrent
-chemise et pantalon. Elle demeura alors devant
-moi, toujours pleurant de honte et de
-souffrance. Jamais je n'avais vu victime plus
-délicieuse à contempler. Elle avait la carnation
-mate des brunes, sa chevelure presque
-noire tombait plus bas que son dos jusqu'à ses
-genoux, ses globes mignons et bien ronds
-pointaient impudemment leurs minuscules
-boutons au-dessus de sa petite chemise qui,
-par en bas lui couvrait à peine les cuisses.
-Elle était, tout autour, coquettement ornée de
-dentelles comme pour attirer l'attention sur ses
-cuisses galbées et sur ses mollets, ceux-ci mis
-en relief par des bas de soie bleue, de jolies
-jarretières et d'élégantes bottines.</p>
-
-<p>Jane lui glissa quelques mots à l'oreille et
-elle s'agenouilla humblement devant moi, me
-disant d'une voix entrecoupée de sanglots :</p>
-
-<p>&mdash; Oh! comment puis-je oser vous parler,
-chère mademoiselle Coote! Je&hellip; Je&hellip; suis si
-honteuse&hellip; de moi&hellip; Me&hellip; Me pardonnerez-vous
-jamais! Oh! que dois-je faire! Voulez-vous
-me&hellip; me punir&hellip; comme je le mérite&hellip;
-et me guérir&hellip; de&hellip; cet affreux penchant? Je
-vous assure, Miss Coote, c'est plus fort que
-moi! mes doigts&hellip; mes doigts&hellip; saisissent les
-objets, même&hellip; quand je sais&hellip; que je n'en
-ai pas besoin.</p>
-
-<p>Puis elle embrassa la verge et éclata en
-sanglots nerveux.</p>
-
-<p>Selon mes instructions, la victime est allongée
-sur l'échelle que je préfère d'habitude au
-poteau ; m'étant munie d'une verge très souple,
-faite de légers brins de baleine, qui devaient
-cingler terriblement sans causer de sérieux
-dommages, je me levai et me dirigeai vers
-l'échelle pour commencer, mais auparavant, je
-fis un peu desserrer ses liens et fis placer sous
-son ventre un gros traversin de divan, puis
-on resserra ses liens de façon à ce que son derrière
-fut bien en saillie. Le pantalon fut épinglé
-et fixé sous ses aisselles. La pauvre Selina
-ne savait que trop ce qui l'attendait. Ses larmes
-s'étaient arrêtées, mais elle m'implorait
-piteusement, me suppliait de la pardonner,
-d'attendre, de la mettre à l'épreuve, pour voir
-si elle volerait encore quelque chose.</p>
-
-<p><i>Miss Coote</i>, riant. &mdash; Ma foi! Vous faites
-une jolie poltronne! J'aurai cru qu'une voleuse
-aussi intrépide montrerait plus d'énergie,
-car je vous ai jusqu'ici à peine touchée. Vous
-ne serez pas cinglée plus que vous ne pouvez
-l'endurer. Si je ne vous guérissais pas tout de
-suite de ce vice, vous recommenceriez à la
-prochaine occasion.</p>
-
-<p><i>Selina.</i> &mdash; Mes bras et des jambes sont trop
-écartés et mon pauvre derrière me cuit des
-trois cinglées que vous lui avez administrées.
-Oh! Grâce! Pitié! Chère miss Coote.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Je ne m'attarderai pas à écouter
-de pareils enfantillages. Vous êtes aussi
-menteuse que voleuse ; miss Selina, le ferez-vous
-encore&hellip; dites&hellip; dites?</p>
-
-<p>Trois coups bien cinglants s'abattent sur la
-chair exposée ; la baleine siffle dans l'air où
-la fouetteuse la brandit avant de fouetter pour
-mieux faire vibrer les coups.</p>
-
-<p><i>Selina.</i> &mdash; Ah! Ah! Ahhh! Je n'en puis
-plus&hellip; Vous me lacérez avec des lanières de
-fer rouge! Oh! Oh! Jamais plus je ne recommencerai!</p>
-
-<p>Ses fesses sont sillonnées de petites lignes
-rouges et la terrible souffrance qu'elle éprouve
-est encore accrue par la tension de ses chevilles
-et de ses poignets, car elle ne peut s'empêcher
-de sursauter à chaque coup.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Vous n'avez pas l'air d'apprécier
-cela, Selina ; mais c'est vraiment pour
-votre bien. Que diriez-vous si l'on vous cinglait
-réellement avec un fer rouge? Vous
-chanteriez une bien autre chanson. Mais je
-perds mon temps : tenez&hellip; tenez&hellip; tenez&hellip;
-tenez&hellip; Vous n'avez encore reçu que six
-coups, pourquoi hurlez-vous comme une petite
-nigaude?</p>
-
-<p><i>Selina</i> (poussant un cri aigu et prolongé). &mdash; Ahhh&hellip;
-Ahhh&hellip; Vous me tuez&hellip; je sens que
-je meurs. (Son derrière rougit de plus en
-plus).</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Vous recevrez une douzaine
-de coups de la verge de baleine.</p>
-
-<p>Et elle compte tranquillement en frappant
-jusqu'à douze. Alors, elle s'arrête un moment
-comme si c'était la fin ; fa victime reprend contenance
-et pousse un soupir de soulagement.
-Mais à ce moment miss Coote lui applique une
-nouvelle cinglade en s'écriant : «&nbsp;Ah! Ah!
-Ah! vous supposiez que c'était fini, n'est-ce
-pas, ma petite, mais il s'agissait d'une douzaine
-de boulanger, je donne toujours treize
-pour douze, de crainte d'en oublier un et
-j'aime à donner le dernier juste quand on croit
-que c'est fini.</p>
-
-<p><i>Selina.</i> &mdash; Je sais que je l'ai bien mérité,
-mais c'est si pénible. Laissez-moi, à présent,
-je vous en supplie, pardonnez-moi, vous pourrez
-maintenant avoir confiance en moi. En disant
-ces paroles, elle frémit encore des effets
-du dernier coup.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Vous laisser! Pas si vite que
-cela, mademoiselle! Dans quelques minutes
-vos fesses ne souffriront plus et alors, vous ne
-ferez plus que rire de l'incident. C'est au tour
-maintenant, de la vraie verge. Examinez-moi
-celle-ci ; c'est du vrai bouleau qui pousse dans
-mes propres bois ; il trempe depuis deux jours
-à votre intention dans de l'eau salée pour être
-tout prêt et bien piquant le moment venu. Il
-vous rappellera votre crime sous des couleurs
-plus vives et vous laissera des marques qui
-vous rafraîchiront la mémoire pendant bien
-des jours.</p>
-
-<p><i>Selina.</i> &mdash; Je vous en prie, donnez-moi à
-boire si je dois encore tant souffrir, ma langue
-est desséchée ; miss Coote, vous êtes vraiment
-trop cruelle ; je ne suis pas assez âgée pour endurer
-une pareille souffrance.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Soyez tranquille, vous aurez
-un verre de champagne ; mais ne parlez pas
-de votre jeune âge, il ne fait qu'aggraver votre
-culpabilité, car vous avez déployé une abominable
-précocité, un dévergondage inimaginable
-chez une fille jeune comme vous l'êtes.</p>
-
-<p>On lui donne la boisson réconfortante et la
-verge entre de nouveau en danse.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Ah ma gaillarde, les
-marques de vos fesses ne s'effaceront pas de
-sitôt, et je veux bien parier que tant qu'elles
-subsisteront vous n'aurez pas l'idée de voler.
-Allons! Encore deux douzaines, ensuite, nous
-vous soignerons les fesses et vous mettrons au
-lit : Un&hellip; deux&hellip; trois&hellip; quatre. La sévérité
-des coups s'accentue progressivement et bientôt
-le sang suinte des sillons rouges qui
-marbrent la chair.</p>
-
-<p><i>Selina.</i> &mdash; Mère! Mère&hellip; Ah! Ahhh! Je
-meurs! Ah tuez-moi bien vite si vous ne devez
-pas avoir de pitié. Elle se débat dans une telle
-agonie que ses muscles se contractent et
-montrent par leur relief l'intensité de la souffrance.</p>
-
-<p><i>Miss Coote</i> (ricanant, de plus en plus excitée). &mdash; C'est
-cela, appelez votre mère, elle
-viendra bien vite à votre secours. Ah! Ah!
-elle ne supposait guère de quelle façon je
-vous guérirais quand votre papa m'a laissée
-carte blanche pour vous punir à mon gré&hellip;
-Cinq&hellip; six&hellip; sept&hellip;</p>
-
-<p>Elle continue à compter en fouettant la pauvre
-fille sur les fesses et les cuisses, traçant à
-chaque coup de nouveaux sillons dans la chair
-gonflée. Les spectateurs sont vivement émotionnés
-et semblent jouir de la vue du sang de
-Selina perlant en fines gouttelettes qui roulent
-jusque sur ses bas et même sur le parquet.</p>
-
-<p>La victime n'est pas assez vigoureuse pour
-supporter longtemps ce traitement. Sa tête se
-penche, ses cris et ses gémissements deviennent
-de plus en plus faibles, enfin, elle
-tombe en défaillance et la verge s'arrête après
-le vingt-deuxième coup.</p>
-
-<p>Miss Coote, hors d'haleine de s'être ainsi
-démenée, se laisse tomber sur un sofa près de
-son amie Laura qu'elle étreint amoureusement
-en lui décrivant les sensations aiguës qu'elle
-a éprouvées durant l'opération ; les joues empourprées
-de Laura, ses grands yeux bleus,
-brillant d'un feu étrange, montrent qu'elle
-partage ces sensations. Mlle Fosse et les servantes
-étendent Selina sur le parquet et lui
-aspergent la figure avec de l'eau, tandis que
-l'une d'elles l'évente activement. Elles épongent
-avec de l'eau salée son postérieur lacéré,
-sous cette cuisante lotion elle revient un peu à
-elle. «&nbsp;Où suis-je?&nbsp;» balbutie-t-elle d'une voix
-étouffée. «&nbsp;Oh! je me souviens! Miss Coote
-m'a haché le derrière! Oh! Oh! Ah! Il me
-brûle affreusement.&nbsp;»</p>
-
-<p>On lui ingurgite alors quelques cuillerées
-de cordial qui la raniment tout à fait, mais
-pour mieux sentir les souffrances qu'elle endure.</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Et maintenant, pour en finir,
-Mary, allez dans la cuisine chercher le pot que
-vous savez et le sac de plumes.</p>
-
-<p><i>Selina</i> (affolée). &mdash; Oh! N'est-ce donc pas
-fini? Quelles tortures me réservez-vous donc
-encore?</p>
-
-<p><i>Miss Coote.</i> &mdash; Voici, nous ne vous ferons
-pas languir, ceci va panser vos plaies et empêcher
-les mouches de s'y mettre par la chaleur
-que nous avons.</p>
-
-<p>Et tandis que Selina est maintenue debout,
-Mademoiselle ayant trempé un pinceau dans le
-pot de goudron liquide que lui tend Mary, en
-badigeonne l'infortunée victime sur le postérieur
-entier, sur le bas du ventre, à l'intérieur
-des cuisses et même dans la raie des fesses
-sans s'inquiéter de la barbarie de ce procédé.
-Selina pousse des hurlements de honte et de
-souffrance et s'écrie : «&nbsp;Ah! Cela est pire que
-tout le reste, vous m'écorchez, la peau s'arrache!&nbsp;»
-Et elle se tortille comme un serpent
-qu'on écrase.</p>
-
-<p><i>Miss Coote</i> (ricanant). &mdash; Au contraire, ma
-petite amie, c'est un vrai pansement que je
-vous applique. Et quand nous vous aurons enduite
-de bonnes plumes bien chaudes, je suis
-sûre que vous n'aurez jamais éprouvé tant de
-bien-être de toute votre vie.</p>
-
-<p>La cérémonie était aussi excitante qu'amusante.
-Mais comment décrire la confusion de
-la pauvre fille, lorsqu'elle se vit roulée sur
-une couche de duvet qui s'attacha au goudron
-dont elle était enduite. «&nbsp;Ah! Ah! hurla-t-elle,
-cela ne finira donc pas!&nbsp;»</p>
-
-<p>On en resta pourtant là ; néanmoins, elle
-n'était pas au bout de ses peines. Chaque jour,
-pendant près de trois semaines, elle fut obligée
-de se trousser et d'exposer à nos regards
-son postérieur emplumé et subir notre inspection
-et nos remarques railleuses. J'ai à peine
-besoin de dire que, de ce jour, elle fut radicalement
-guérie de sa kleptomanie.</p>
-
-<p>Ne pensez-vous pas, ma chère Nelly, qu'on
-devrait bien essayer ma méthode avec les kleptomanes
-de notre temps.</p>
-
-<p>Votre bien affectionnée,</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE VIII</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère Amie,</p>
-
-<p>Il n'entre pas dans mes vues de vous raconter
-par le menu tous les petits incidents qu'occasionna
-la rigueur de ma discipline domestique
-et qui mirent maintes et maintes fois la
-verge en mouvement ; je veux seulement, pour
-votre amusement, vous relater ceux dont j'ai
-gardé particulièrement le souvenir.</p>
-
-<p>La cure de Selina Richards me valut une
-réputation spéciale dans un cercle étendu de
-relations et d'amies. Je refusai toutefois de me
-charger de guérir d'autres mauvais sujets. Par
-contre, je m'occupai de fonder un club de
-dames exclusivement réservé aux adeptes de
-la fessée disciplinaire. Les réunions avaient
-lieu dans ma maison, où mes servantes ayant
-juré le secret agissaient comme membres en
-surnombre sans être toutefois sur un pied
-d'égalité avec les dames du Club.</p>
-
-<p>Le règlement imposant la plus absolue discrétion
-à tous les membres, les postulantes ne
-pouvaient avoir la moindre idée de ce qui les
-attendait lors de leur initiation aux mystères
-du «&nbsp;Rodney Club&nbsp;», comme nous l'avions
-baptisé. Notre but était de faire de nos séances
-de réception une occasion de nous délecter à
-voir l'effroyable humiliation des initiées en se
-sentant troussées, dépouillées, et exhibées pour
-la fessée devant les membres du Club.</p>
-
-<p>Mes anciennes camarades d'école, Laura
-Sandon, Louise Van Tromp, Miss Cécile Deben,
-Lady Clara Wawering et trois autres
-dames, outre Mlle Fosse et moi comme présidente
-et intendante, furent les premières adhérentes.
-Deux d'entre elles étaient mariées, mais
-nous convînmes qu'on ne les désignerait que
-par leur nom de jeunes filles.</p>
-
-<p>Lady Clara fut la première à solliciter l'admission
-d'une novice ; une de ses s&oelig;urs cadettes,
-qui, disait-elle, avait un peu trop de
-propension pour les jeunes gens, comme elle
-s'était, à diverses reprises, comportée de façon
-très inconvenante, il serait fort piquant de la
-sermonner et de la fouetter.</p>
-
-<p>On fixa un soir pour son admission et personne
-ne manqua pour cette première séance
-de réception.</p>
-
-<p>Notre grande salle de punition était tendue
-tout autour de jolies tapisseries, ornée de nombreuses
-glaces, brillamment illuminée et décorée
-de plantes et de fleurs.</p>
-
-<p>Les dames du Club portaient toutes le même
-costume, c'est-à-dire un corset de soie bleue
-avec lacets rouges, un court jupon de tulle
-blanc ne descendant pas plus bas que le genou,
-de façon à montrer les jambes gantées de
-bas de soie et que faisaient encore mieux valoir
-de hautes bottines parisiennes. Tout le
-monde était ainsi court vêtu, les autres vêtements
-ayant été enlevés pour permettre toute
-liberté dans les mouvements et aussi pour dégager
-le cou et les seins des dames. Toutes
-jeunes, belles et ardentes étaient empourprées
-d'excitation anticipée ; leur poitrine marmoréenne
-se soulevait d'émotion et un joli bouquet
-de roses coquettement niché entre les
-deux globes d'amour rehaussait encore la
-blancheur lactée de leur peau.</p>
-
-<p>Comme présidente, j'étais assise dans un
-fauteuil, assistée de chaque côté par quatre
-dames. Jane et Mary se tenaient debout derrière
-moi.</p>
-
-<p>On frappe à la porte. Lady Clara va ouvrir,
-et introduit sa s&oelig;ur, Lady Lucrétia Wawering,
-âgée d'environ seize ans, brune, bien
-proportionnée, de taille un peu au-dessus de la
-moyenne ; elle a de grands yeux pensifs de
-gazelle. Elle tient en main un joli bouquet et
-est vêtue tout de blanc.</p>
-
-<p>Elle s'avance avec assez d'assurance vers
-mon siège et me fait une profonde révérence.
-Lady Clara dit alors : «&nbsp;Permettez-moi, Madame
-la Présidente, et vous, Mesdames, de
-vous présenter ma s&oelig;ur, Lady Lucrétia, qui
-désire devenir notre collègue.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Lady Lucrétia, soyez la
-bienvenue dans notre confrérie. Etes-vous décidée
-à nous jurer le secret et à être initiée aux
-mystères de la verge?</p>
-
-<p><i>Lady Lucrétia.</i> &mdash; Oui, et à me soumettre
-à tous vos rites et règlements.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Alors, déshabillez-vous
-pour revêtir notre tenue et vous répondrez sincèrement
-aux questions que je vais vous poser.</p>
-
-<p>Jane et Mary aident la novice à se déshabiller ;
-elle rougit légèrement lorsque après que
-sa robe a été enlevée, on se dispose à faire de
-même pour le jupon. Elle se tourne alors vers
-moi et me dit : «&nbsp;On ne met sûrement pas les
-postulantes toutes nues, je suppose que je dois
-seulement changer de costume?&nbsp;»</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Si, parce que vous aurez
-à tâter de la verge avant de revêtir notre uniforme.</p>
-
-<p><i>Lucrétia</i> (devenant pourpre). &mdash; Oh! je ne
-m'attendais sûrement pas à cela! C'est d'une
-telle indécence!</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Dépêchons-nous! De
-telles remarques sont tout à fait déplacées!
-S&oelig;ur Lucrétia, vous avez déjà transgressé les
-règles en discutant mes ordres souverains et
-il en cuira à vos fesses.</p>
-
-<p><i>Lucrétia</i> (en proie à une grande confusion et
-la voix toute troublée). &mdash; Je vous en prie,
-laissez-moi m'excuser, je ne supposais pas que
-les membres fussent exposés aux châtiments et
-je pensais qu'elles s'amusaient à fouetter les
-enfants indigents que les écoles leur envoyaient
-pour être corrigés.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Vous vous excuserez sous
-la verge. Nous avons bien autre chose à faire
-ici qu'à fouetter les derrières des enfants indigents ;
-bien qu'il soit du devoir de tous les
-membres d'appliquer la discipline à la maison
-où dans tout autre endroit où ils exercent leur
-autorité.</p>
-
-<p>Lucrétia se tait ; mais le pourpre de sa figure
-et les frémissements nerveux des coins de sa
-bouche attestent qu'elle redoute l'approche de
-la verge. Elle baisse les yeux d'un air contrit.
-Lorsqu'elle n'a plus que son pantalon, sa chemise,
-ses bas et ses bottines, elle est conduite
-vers l'échelle. La présidente et les dames l'accompagnent
-et l'entourent.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Placez l'échelle presque
-verticale ; ficelez ses poignets tout en haut et
-qu'elle ne touche le sol que par la pointe des
-pieds. Si elle ose gravir sans permission le
-premier barreau de l'échelle, ses fesses apprendront
-ce qu'il en coûte.</p>
-
-<p>Les larmes aux yeux, la victime, tremblante
-de honte et d'angoisse, crie en vain que la position
-ordonnée doit être trop pénible et demande
-grâce. Puis, lorsqu'elle sent sa chemise
-roulée sous ses aisselles et son pantalon rabattu
-en dessous de ses genoux, elle s'écrie :
-«&nbsp;Pitié! chère miss Coote, laissez-moi ; il n'est
-pas possible que l'on soit aussi sévère envers
-une novice!&nbsp;»</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Je vous conseille de vous
-plaindre en vérité. Nous allons vous initier aux
-délicieux mystères de notre société, dont vous
-serez bientôt une des adeptes les plus enthousiastes.</p>
-
-<p>Elle prend alors des mains de Jane une belle
-verge nouée avec des rubans bleu et or et elle
-en cingle légèrement le derrière nu de la victime
-en lui disant : «&nbsp;Maintenant, priez-moi de
-vous fouetter convenablement et demandez
-pardon de votre ridicule résistance.&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Lucrétia</i> (sérieusement effrayée et d'une
-voix tremblante). &mdash; Oh! Est-ce bien vrai?
-Est-il possible que je doive être cruellement
-fouettée?</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Tenez! En voilà la
-preuve, entêtée que vous êtes. C'est trop perdre
-de temps! Tenez! Tenez! Tenez!</p>
-
-<p>Chaque mot est accompagné de bons
-coups de verge dont les traces s'entrecroisent
-sur la surface des fesses, semant des roses à
-la place des lys. Et miss Coote continue :
-«&nbsp;Dans une minute ou deux, vous jugerez sans
-doute qu'il vaut mieux vous soumettre sans
-simagrées et demander pardon.&nbsp;»</p>
-
-<p><i>La victime.</i> &mdash; Ah! Ah! Oh la! Hola! c'est
-affreux! Oui! Oui! Je regrette ce que j'ai dit,
-mais la verge me cingle si fort qu'on ne mesure
-pas ses paroles. Oh! je vous en prie, pardonnez-moi&hellip;
-punissez-moi comme je l'ai mérité,
-Ah! Ah! Ah! miséricorde.</p>
-
-<p>En prononçant ses mots sans suite, elle se
-démène et se tortille sous les piquantes cinglades
-qui ont déjà marbré de pitoyable façon
-sa peau sensible et délicate.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Très bien! Voilà comme
-il faut parler! Mais maintenant que vous allez
-être une des nôtres, il faut nous dire si vous
-avez un amoureux.</p>
-
-<p>Un coup plus cinglant que les précédents
-ponctue cette question. La victime rugit :
-«&nbsp;Ah! Ahhh! Oh! C'est horrible. On dirait
-une lame brûlante qui me déchire la peau. En
-vérité, je n'ai pas d'amoureux&hellip; s'il est interdit
-d'en avoir.&nbsp;»</p>
-
-<p>Mais, comme elle pose instinctivement les
-pieds sur le premier barreau de l'échelle pour
-soulager la tension pénible de ses poignets,
-elle reçoit en travers des mollets une furieuse
-cinglade qui la fait hurler de plus belle.</p>
-
-<p>&mdash; Comment osez-vous, Mademoiselle, bouger
-sans permission, lui crie la présidente en
-lui administrant une volée de coups de verges
-sur les jambes et sur les fesses, la faisant danser
-sous cette avalanche comme un canard sur
-une plaque brûlante. «&nbsp;Là! Je pense que vous
-allez maintenant rester en place! Revenons à
-ma question&nbsp;», continue miss Coote, «&nbsp;si vous
-n'avez pas d'amoureux pour le moment, vous
-en avez eu avant?&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Oh! Oh! Mon pauvre derrière!
-Oh! Oui&hellip; Ah! Ah! j'en ai eu un&hellip;
-mais Oh! Oh! je l'ai quitté il y a six mois!
-Ah! Pitié! Ne me fouettez plus si vous voulez
-que je puisse vous répondre!</p>
-
-<p><i>La Présidente</i> (sans cesser d'appliquer la
-verge). &mdash; Encore cette chanson, s&oelig;ur Lucrétia.
-Vos jolies fesses rouges apprécient sans
-doute cette petite régalade, sans quoi vous ne
-me provoqueriez pas par vos ridicules observations.
-Que dites-vous de cela? Et de cela?
-N'est-ce pas que cela cingle comme il faut?
-Racontez-nous quelque chose sur cet amoureux,
-s'il vous plaît!</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Mes poignets sont ankylosés et
-mon derrière&hellip; Oh! mon derrière me cuit, me
-brûle&hellip; Non! Arrêtez&hellip; Vous voulez savoir&hellip;
-sur mon amoureux&hellip; eh bien&hellip; je l'ai quitté
-parce qu'il avait été inconvenant avec moi.&nbsp;»</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Dites-vous vrai, s&oelig;ur Lucrétia,
-c'est un point capital pour vous. Nous
-appelons la verge le sceptre de la vérité, car il
-n'y a rien de tel pour faire confesser la vérité.
-Que vous a donc fait votre amoureux? Criez
-tant que vous voudrez, si cela vous soulage,
-cela nous amusera de vous entendre.</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Ah oui! Je crie malgré moi.
-Vous m'avez si cruellement fouettée! Et bien,
-il a voulu prendre des libertés avec moi et a eu
-l'audace de fourrer la main sous mes jupons.
-Voilà tout! Ah! Assez! Pitié! Vous ne me
-laissez même pas le temps de respirer!</p>
-
-<p>&mdash; Etes-vous certaine que cela est bien vrai,
-fait alors la présidente en se reposant un peu.</p>
-
-<p>Lucrétia, croyant être enfin au bout de son
-épreuve, répond bien vite : «&nbsp;Tout à fait vrai,
-chère miss Coote, voilà ce qu'il a osé me
-faire!&nbsp;» Elle éprouve alors dans certaines régions
-intimes une sorte de chaleur voluptueuse
-et, sous cette impression, ferme les yeux, tandis
-qu'un sourire de sensualité décèle la voluptueuse
-émotion qu'elle éprouve.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Que signifie ce sourire
-langoureux, s&oelig;ur Lucrétia. Il me semble que
-vos fesses frissonnent d'émotion. Ma question
-sur votre amoureux vous a-t-elle rappelé de
-plaisants souvenirs? Allons, dites-nous toute
-la vérité. Vous nous en avez sûrement caché
-la moitié.</p>
-
-<p>Et elle accompagne ces derniers mots d'une
-soudaine volée de coups de verges qui, cette
-fois amènent le sang à la surface de la chair.</p>
-
-<p><i>La victime.</i> &mdash; Ah! Ahhh! C'est trop de
-barbarie! Juste quand je pensais être au bout
-de mes épreuves et que j'éprouvais une chaleur
-exquise à mon derrière. Non vraiment, je ne
-pensais plus à mon amant!</p>
-
-<p>En disant ces derniers mots, elle baisse les
-yeux et rougit comme une pivoine.</p>
-
-<p><i>La Présidente</i> (sévèrement). &mdash; Ainsi vous
-persistez dans vos mensonges? Sachez que
-nous sommes au courant de ce qui s'est passé
-entre le jeune Aubrey et vous. Allons, la vérité
-et vivement, sinon je découpe des lanières
-dans la chair de vos fesses. N'essayez pas de
-nous tromper. Nous connaissons les effets de
-la verge et les douces sensations qu'elle procure.</p>
-
-<p>Tout en parlant, la présidente fait siffler la
-verge sur les malheureuses fesses où elles dessinent
-de longs sillons entrecroisés. S'excitant
-à sa besogne, la fouetteuse semble éprouver à
-chaque coup qu'elle applique, une sensation
-exquise. Les cris et les supplications de Lucrétia
-sont une délicieuse musique pour elle et
-pour les spectatrices qui ne dissimulent pas
-leur voluptueuse émotion. La victime hurle de
-souffrance, elle se tortille et contorsionne ses
-fesses et tout son corps, sans souci de la décence
-sous la furieuse correction dont on la
-gratifie.</p>
-
-<p>Les assistantes ont, tout d'abord, observé
-la scène avec la plus stricte attention, mais,
-peu à peu, leur sang circulant plus fort dans
-leurs veines amène à leurs joues une rougeur
-intense, et, bientôt, sous une commune impulsion,
-les huit dames, Jane et Mary comprises,
-prennent chacune une longue verge faite de
-brins souples fraîchement cueillis et forment
-un cercle autour de la présidente qui continue
-à flageller la victime sur son échelle. Chacune
-relève ses jupes sous son bras et s'expose entièrement
-nue depuis la taille jusqu'aux genoux ;
-c'est un délicieux bouquet de blanches
-fesses rebondies, de cuisses nerveuses, de mollets
-cambrés rehaussés de bas de soie, de jolies
-jarretières, d'élégants souliers à boucles ou de
-hautes bottines ; les ventres impudemment
-étalés s'ornementent de toisons aux nuances
-variées, brun, roux, châtain ou blond. Et sans
-tarder, la danse commence. Sur les fesses
-blanches et fraîches les verges mettent bientôt
-une teinte rose, chacune s'évertue de son mieux
-à rendre au postérieur placé devant elle les
-cinglades que le sien reçoit. Des éclats de rire,
-des cris perçants, des exclamations éveillent
-les échos de la salle, les bras se lèvent et
-s'abaissent avec ardeur! Cette scène lascive se
-prolonge pendant trois ou quatre minutes. A
-ce moment, sous la verge de la présidente, la
-victime tombe en défaillance ; ses cris sont devenus
-des sanglots, puis ils s'atténuent peu à
-peu ; elle s'évanouit ; sa tête se renverse en
-arrière et son derrière n'offre plus qu'une surface
-à vif d'où le sang suinte et ruisselle sur
-la chair blanche des cuisses.</p>
-
-<p>La présidente jette alors sa verge hors de
-service. «&nbsp;Allons, mesdames, dit-elle, cessez
-vos ébats, et aidez-moi à la ranimer. Elle reviendra
-bien vite à elle. Vos jolis culs sont
-ravissants à voir. Je veux faire partie du prochain
-cercle que l'on formera.</p>
-
-<p>La victime est détachée de l'échelle. Sous
-l'action de l'eau fraîche, de sels médicinaux,
-et d'un large éventail, elle se ranime peu à peu.
-Ses yeux s'entr'ouvrent et elle regarde autour
-d'elle d'un air égaré : «&nbsp;Où suis-je, balbutie-t-elle
-à voix basse, quel joli rêve!&nbsp;» Puis,
-comme on lui a fait prendre un vigoureux cordial,
-elle s'écrie : «&nbsp;Ah oui! Je m'en souviens!
-Oh mon pauvre derrière, comme il me fait
-mal! Elle frotte alors ses fesses de ses deux
-mains et voyant qu'elles sont toutes couvertes
-de sang, elle sanglote nerveusement : «&nbsp;Quel
-monstre que cette miss Coote! Comme elle a
-l'air de se délecter de mes tortures! Ah! si
-jamais je tiens son derrière sous ma verge,
-elle s'en souviendra.&nbsp;»</p>
-
-<p>Un bruyant éclat de rire accueille cette menace
-et nous nous délectons toutes de la honte
-et de la confusion de la pauvre Lucrétia.</p>
-
-<p>&mdash; Allons, s&oelig;ur Lucrétia, lui dis-je alors
-du courage! Il ne vous reste plus à faire que ce
-que nous appelons l'ascension de l'échelle. Un
-jour ou l'autre, vous pourrez prendre sans
-doute votre revanche. En attendant, vous allez
-voir si Louise Van Tromp est aussi sévère que
-moi, et vous apprécierez sans doute sa façon
-de manier la verge sur vos fesses écorchées.
-Tenez, Jane, je crois qu'elle est à point pour
-la seconde partie de la punition.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! vous pouvez vous fier à moi pour la
-faire danser comme il faut, dit alors Louise
-Van Tromp ; elle n'est pas à la moitié de sa
-confession. En disant cela, elle brandit et fait
-souffler une belle verge neuve aux oreilles de
-la victime qui manifeste une véritable terreur.</p>
-
-<p>Tandis que les larmes ruissellent sur ses
-joues, elle s'écrie d'une voix coupée de sanglots :
-«&nbsp;Non! non! assez! C'est horrible!
-N'aurez-vous pas pitié de moi? Voyez comme
-mon derrière est déjà lacéré ; je ne veux plus
-que vous y touchiez! Non! vous ne me remettrez
-plus sur cette affreuse échelle.&nbsp;» Et comme
-Jane essaie de l'entraîner vers l'instrument,
-elle se débat et veut fuir du côté opposé.</p>
-
-<p>Voyant cela, Louise lui applique en travers
-des épaules un formidable coup de verge :
-«&nbsp;Qu'est-ce qui vous prend? voulez-vous vous
-laisser faire et vous dépêcher, ou gare à vos
-épaules?&nbsp;» lui crie-t-elle en examinant d'un
-&oelig;il satisfait les longues marques rouges que
-la verge a tracées sur les blanches épaules de
-la victime.</p>
-
-<p>&mdash; Aïe! aïe! oui! oui! j'obéis, gémit-elle en
-tendant à Jane ses deux poignets qui sont vivement
-ligotés.</p>
-
-<p>&mdash; Très bien, fait Louise, et maintenant,
-montez les barreaux de l'échelle, mais un par
-un seulement, au fur et à mesure que j'appellerai
-son numéro, en commençant par le bas,
-et faites attention de ne pas en monter deux à
-la fois, ou il faudrait tout recommencer. Allons,
-nous y sommes&hellip; Un! Ce mot est accompagné
-d'un coup furibond sur les fesses
-de la pauvre fille.</p>
-
-<p>&mdash; Ahhh! hurle-t-elle en sentant la verge
-s'enfoncer dans la chair à vif ; elle a soin,
-néanmoins, de ne gravir qu'un échelon.</p>
-
-<p>Louise décrit en l'air des moulinets avec la
-verge, en disant : «&nbsp;Pas mal, en vérité, attention,
-attention.&nbsp;» Et quand elle a ainsi tenu
-Lucrétia dans l'angoisse, elle compte «&nbsp;deux&nbsp;»
-et «&nbsp;trois&nbsp;», ponctuant chaque coup d'un nouveau
-coup de l'instrument, en laissant entre
-eux un intervalle suffisant pour que la victime
-en éprouve le torturant effet.</p>
-
-<p>A chaque assaut, Lucrétia répond par un
-cri perçant et articule douloureusement : «&nbsp;Ah!
-c'est atroce! La peau de mon derrière se fend,
-je sens que je suis toute déchirée.&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; J'en suis charmée, riposte vivement
-Louise, en regardant triomphalement les assistantes.
-«&nbsp;Allons, continuons&hellip; et, après
-avoir décrit de nouveaux moulinets, la verge
-retombe violemment sur les chairs. «&nbsp;Quatre!
-cinq!&nbsp;» Chaque coup arrache du sang de la
-peau meurtrie. Les spectatrices contemplent
-la scène avec avidité.</p>
-
-<p>Le pied de Lucrétia a glissé sur un échelon,
-mais elle se reprend vivement avant que
-Louise ait pu noter son erreur. «&nbsp;Encore
-deux!&nbsp;» soupire-t-elle, calculant les échelons
-qui restent à gravir.</p>
-
-<p>&mdash; Les cuisses droites, de façon à bien exposer
-votre cul, lui dit Louise, en tapotant de
-la verge le minet que cette position presque
-horizontale met en saillie. Puis, «&nbsp;six!
-sept!&nbsp;» Ces deux derniers coups sont appliqués
-encore plus fort, mais la victime n'a pas
-bronché, et d'unanimes bravos saluent son
-énergie. Jane profite de sa position pour attacher
-les chevilles de la patiente qui se trouve
-fixée dans la position la plus favorable pour
-une nouvelle flagellation.</p>
-
-<p>&mdash; Merci, Jane, vous avez une excellente
-idée, fait Louise. Eh bien, s&oelig;ur Lucrétia, il
-faut nous raconter tout ce qui s'est passé entre
-vous et le jeune Aubrey. Miss Coote ne vous
-en a pas fait confesser la moitié.</p>
-
-<p>Et elle caresse les fesses tendues de petits
-coups de verges. Écorchée comme est Lucrétia,
-ces légers coups lui sont néanmoins pénibles,
-car une grimace de souffrance crispe
-ses traits.</p>
-
-<p>&mdash; Oh! oh! je vous en supplie! fait-elle, ne
-recommencez pas! Je vous ai dit qu'il avait
-pris des libertés avec moi. Que puis-je vous
-dire de plus? Oh! oh! ne me touchez pas, le
-moindre contact de la verge me fait un mal
-affreux.</p>
-
-<p>&mdash; Alors, petite obstinée, répond Louise,
-pourquoi persistez-vous à ne pas dire toute la
-vérité? Ne l'avez-vous pas encouragé?</p>
-
-<p>Cette question est accompagnée de petites
-cinglades qui, bien que bénignes, en comparaison
-des précédentes, n'en font pas moins
-tortiller le malheureux derrière à vif dans sa
-fatigante position.</p>
-
-<p>Abreuvée de honte et de confusion, la figure
-empourprée à l'idée que tant d'yeux sont braqués
-sur elle, Lucrétia implore lamentablement :
-«&nbsp;Épargnez-moi, pitié! fait-elle. Puisque
-vous savez tout, n'insistez pas! Rendez-vous
-compte de mes souffrances! Songez
-combien est pénible une semblable confession!
-Ahh!! Faut-il que vous soyez barbares
-pour vous repaître ainsi de ma honte et de
-mes tortures.&nbsp;»</p>
-
-<p>&mdash; Bah! bah! fait Louise, ce n'est pas si
-terrible que cela. Il faut bien souffrir quelque
-chose pour être des nôtres. Vous assisterez
-vous-même à une scène semblable quand nous
-recevrons une nouvelle novice. Mais vous me
-faites perdre mon temps. Allons! Avouez!
-avouez! avouez! Et trois nouveaux coups font
-gigoter le malheureux postérieur.</p>
-
-<p>&mdash; Aïe! ah! ah!! Je vais encore m'évanouir!
-Il me semble qu'on me cingle la chair avec
-des fers rouges! fait Lucrétia d'une voix déchirante.
-Ah! je vous ai dit qu'il m'a séduite,
-et&hellip; et&hellip; je l'avoue, je n'ai pas résisté comme
-j'aurais pu. J'avais envie de goûter les douceurs
-de l'amour, et tout à l'heure, la verge
-de votre présidente m'a rappelé ces exquises
-sensations. Quand je me suis évanouie, j'ai
-cru, dans mon rêve, me retrouver dans les bras
-de mon amant.</p>
-
-<p>&mdash; A la bonne heure fait Louise, en gratifiant
-encore Lucrétia de quelques coups de
-verges. Nous touchons à la vérité. Mais vous
-prévariquez encore et essayez d'atténuer votre
-culpabilité. Voyons, est-ce lui qui vous a violentée
-ou vous qui l'avez débauché?</p>
-
-<p>&mdash; Arrêtez, arrêtez! laissez-moi parler! fait
-la néophyte. Je l'ai aperçu endormi, étendu
-dans un coin écarté de notre jardin. Il dormait
-si fort que je n'ai pas pu l'éveiller, mais
-je me suis rendu compte ensuite qu'il feignait
-seulement de dormir. Remarquant une forte
-saillie dans sa culotte, je la touchai du doigt,
-me demandant ce que c'était. La chose se mit
-alors à grossir et à se soulever et elle devint,
-sous l'étoffe, raide comme un bâton ; mon
-sang bouillait ; je ne sais pas bien comment
-cela a pu se faire, mais au moment où il ouvrit
-les yeux, me regardant en riant, j'avais
-dans la main son gros engin tout raide. Il se
-dressa, s'élança sur moi et, profitant de mon
-trouble, il triompha de moi sans difficultés.
-Mais pareille chose arrive tôt ou tard à toutes
-les filles amoureuses. A présent que je vous ai
-tout dit, ayez pitié de moi, et délivrez-moi!</p>
-
-<p>On dénoue alors ses liens, on lui prodigue
-les plus affectueux baisers et on la proclame
-membre du Lady Rodney's Club.</p>
-
-<p>Toute meurtrie, la pauvre fille se lamente
-sur son postérieur à vif : «&nbsp;Oh! oh! fait-elle
-piteusement, je vais être des semaines avant
-de pouvoir m'asseoir sans souffrance. Oh!
-vous pouvez m'embrasser, après m'avoir traitée
-avec une pareille barbarie! Si seulement je
-pouvais vous amener Aubrey et lui donner
-une bonne cinglée, il ne l'aurait pas volée!&nbsp;»</p>
-
-<p>Nous éclatâmes de rire à cette sortie, et lui
-déclarâmes que nos règles s'opposaient à l'admission
-de membres mâles dans notre club.</p>
-
-<p>Vous verrez, dans ma prochaine lettre à
-quel subterfuge Lucrétia eut recours pour arriver
-à ses fins.</p>
-
-<p>Je suis, chère Nelly, votre affectionnée</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE IX</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère amie,</p>
-
-<p>Les novices ne montraient pas beaucoup
-d'empressement à poser leur candidature au
-Lady Rodney's Club. Pourtant, trois semaines
-après la séance décrite dans me dernière lettre,
-Lucrétia vint me voir, très affairée, pour
-m'annoncer que Maria Aubrey, la s&oelig;ur de
-son amant, désirait se joindre à nous ; elle me
-demanda de fixer le jour de son admission.</p>
-
-<p>Comme la postulante n'était pas de mince
-importance, qu'elle appartenait à une très
-aristocratique famille, je ne fis pas d'objections ;
-j'exprimai ma satisfaction de cette recrue
-pour notre confrérie, et fixai à huitaine le
-jour de son admission.</p>
-
-<p>Quand je fis part de la chose à Lady Clara,
-lui demandant si elle connaissait la jeune personne,
-elle me répondit que non, car celle-ci
-avait été pendant plusieurs années dans une
-pension en Allemagne et venait seulement de
-rentrer dans sa famille.</p>
-
-<p>Je ne vis pas Lucrétia jusqu'au jour fixé ;
-elle arriva exactement à sept heures avec sa
-protégée ; celle-ci était un peu plus grande
-qu'elle, assez mince ; elle avait de beaux yeux
-bleus ; pour la circonstance, elle était habillée
-tout de blanc. C'était, dans l'ensemble, une
-jolie fille, à l'aspect tranquille, si ce n'est
-l'expression singulièrement mobile de ses
-yeux qui regardaient partout et semblaient
-s'intéresser à tout.</p>
-
-<p>Nous étions toutes présentes. J'occupais,
-comme d'habitude, mon siège de présidente,
-entourée des autres dames. Lady Lucrétia,
-présentant aussitôt la novice, la prit par la
-main, la conduisit devant moi, et, après que
-toutes deux se furent inclinées, elle dit : «&nbsp;Permettez-moi,
-chère Miss Coote, et vous, mesdames,
-de vous présenter Miss Maria Aubrey,
-une de mes bonnes amies, qui désire faire
-partie de notre société.&nbsp;»</p>
-
-<p>J'ouvris la séance et voici comment se passa
-la cérémonie :</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Miss Maria Aubrey, consentez-vous
-à vous soumettre à nos formalités
-d'initiation et jurez-vous de vous conformer
-au règlement institué par l'unanimité de nos
-membres.</p>
-
-<p><i>Maria.</i> &mdash; Oui, je désire vivement être admise.
-On reçoit tellement la verge en Allemagne
-que je suis devenue fanatique de son emploi.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Nous enregistrons votre
-adhésion et maintenant, il faut vous déshabiller
-et prendre l'uniforme de rigueur que nous
-vous avons préparé.</p>
-
-<p>La novice rougit et semble ne plus savoir
-que dire. Lucrétia paraît jouir énormément de
-son embarras. Elle murmure quelque chose à
-l'oreille de Clara qui le transmet à Mlle Fosse,
-qui m'en fait part : Notre novice n'est pas
-Maria Aubrey, mais bien son frère Frank,
-l'amant de Lucrétia, à qui elle a conseillé de
-se faire passer pour sa s&oelig;ur, mais sans lui
-dire ce qui allait arriver, de sorte que celui-ci
-était stupéfait d'avoir à se déshabiller devant
-nous.</p>
-
-<p>J'avoue que je fus furieuse en apprenant
-cette invention de Lucrétia, mais sur le conseil
-que me glissa à voix basse Mlle Fosse, je continuai
-comme si de rien n'était. Venez, s&oelig;ur
-Maria, lui fis-je, commencez à vous déshabiller.
-Jane et Mary, assistez mademoiselle.</p>
-
-<p><i>Maria.</i> &mdash; Oh! non! non! je ne veux pas
-que l'on me déshabille, j'ignorais que cela fût
-obligatoire ; donnez-moi les vêtements si vous
-voulez, je me retirerai dans une autre pièce
-pour les mettre, mais pas devant vous, je ne
-veux pas.</p>
-
-<p>Et, rougissant de plus en plus, elle repousse
-les deux servantes qui s'avançaient vers elle.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Vous violez déjà le règlement!
-Déshabillez-vous de suite, ou vous
-allez recevoir la verge sans miséricorde, et
-nous verrons si vous l'aimez tant que cela.</p>
-
-<p><i>Maria.</i> &mdash; Ah! excusez-moi! mais&hellip; mais&hellip;
-vous comprendrez facilement que je n'ose pas
-me déshabiller devant tant de monde.</p>
-
-<p>Je prends alors une formidable verge, formée
-d'une bonne poignée de brins longs et
-souples, solidement réunis par d'élégants rubans
-bleus et rouges. Je fais un signe. Jane et
-Mary, assistées par quatre ou cinq dames foncent
-sur la victime, la poussent vers l'échelle,
-et, en dépit de ses secousses désespérées, lui
-lient chevilles et poignets avec des cordes qui
-sont fixées à l'échelle. Miss Maria se trouve
-ainsi complètement à notre merci, avant même
-qu'elle se soit rendu compte de ce qui lui arrive.</p>
-
-<p><i>La Présidente</i>, s'avançant, verge en main
-vers la victime : «&nbsp;Ah! ah! vous êtes, je le
-vois, une obstinée! Allons, mesdames, dépouillez-la
-de suite de son costume, enlevez-lui
-ses jupons ; plus vite nous commencerons
-à l'initier, mieux cela vaudra.&nbsp;»</p>
-
-<p>Tout le monde se met à l'ouvrage. Écarlate
-de honte, la victime crie : «&nbsp;Ah! oh! je vous
-en prie, ne me déshabillez pas! J'ai été trompé!
-Je ne suis pas du tout une demoiselle! ne
-me mettez pas nu!&nbsp;» Et des larmes de mortification
-coulent le long de ses joues.</p>
-
-<p><i>La Présidente</i>, d'un ton impératif : «&nbsp;Arrêtez!
-qu'est-ce que vous êtes, alors? un homme
-ou une hermaphrodite?&nbsp;»</p>
-
-<p>Un éclat de rire général accueille cette question.
-Voyant que l'interpellé reste muet de
-confusion, tout le monde s'écarte. «&nbsp;Allez,
-Miss Coote, allez! donnez à cet impudent gaillard
-un avant-goût de votre verge. Il faut qu'il
-avoue tout et jure de garder le secret ou on le
-fouettera jusqu'à ce que mort s'ensuive.</p>
-
-<p><i>Le Prisonnier.</i> &mdash; Mon Dieu! dans quel guêpier
-suis-je tombé! Ces monstres de femmes
-vont m'assassiner! Ah! lâchez-moi et je
-jure de ne jamais rien raconter!</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Nous avons le temps de
-causer de cela. Ne croyez pas vous tirer à si
-bon compte de votre impudent complot avec
-Lady Lucrétia! Chacun de vous va être bien
-fouetté sous les yeux de l'autre. Vous ne serez
-point choqués de voir réciproquement vos
-fesses ; nous savons que ce n'est pas la première
-fois que vous vous les montrerez. Jane,
-préparez s&oelig;ur Lucrétia pour la punition. Il
-verra ainsi ce qui l'attend lui-même.</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Ah! non! j'ai voulu seulement
-lui faire une petite plaisanterie. Vous savez
-que j'avais très envie de le fouetter et je n'avais
-pas d'autre moyen de m'y prendre!</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; C'est possible, Miss! Nous
-aurons égard à cela, et peut-être vous permettra-t-on
-de donner vous-même le coup de
-grâce à ses fesses. En attendant, Jane, mettez
-le derrière de miss Lucrétia dans le pilori à
-traverses.</p>
-
-<p>Abandonnant le jeune homme étroitement
-ligoté à l'échelle, les dames se saisissent de
-son amante qui juge toute résistance inutile.
-Quelques instants après, Frank a le plaisir
-de contempler son derrière rose et joufflu et
-ses cuisses nerveuses émergeant des deux traverses
-de bois dans lesquelles elle est fixée de
-telle sorte que seule la partie inférieure de sa
-personne est visible.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Mademoiselle Fosse,
-veuillez administrer à notre collègue le châtiment
-qu'elle a mérité pour l'offense grave
-faite au club en y introduisant un homme.</p>
-
-<p><i>Mlle Fosse</i> (armée d'une forte verge fraîchement
-cueillie). &mdash; Je ne crois pas que cette impudente
-pécore ait été assez fessée lors de son
-admission, sans quoi l'endolorissement de son
-derrière lui aurait donné à réfléchir.</p>
-
-<p>Alors, vzz! vzz! vzz! vzz! quatre coups lentement
-et énergiquement appliqués ponctuent
-ces paroles, et Mlle Fosse poursuit : «&nbsp;Comment
-trouvez-vous cela? Mon bras est-il
-plus ou moins vigoureux que celui de Miss
-Coote?&nbsp;»</p>
-
-<p>Comme les coups continuent à lui marbrer
-les fesses avec une vigueur et une précision
-remarquables, Lucrétia saute sur une jambe
-et sur l'autre et pousse des cris perçants :
-«&nbsp;Oh! oh! arrêtez! je demande pardon! dit-elle,
-je croyais réellement qu'un jeune homme
-serait une précieuse recrue pour le club. Oh!
-ah! pas si fort! vous m'écorchez vive! c'est
-atroce!</p>
-
-<p>Ces plaintes n'ont rien d'excessif, car de
-longues marques rouges sillonnent les fesses
-meurtries.</p>
-
-<p><i>Mlle Fosse.</i> &mdash; Il faut que je me dépêche,
-car cela prendra un certain temps pour punir
-maître Frank. Je pense qu'il se délecte du tableau
-de votre châtiment. Est-ce que c'est
-aussi bon que la dernière fois? Vous nous ferez
-savoir quand vous ressentirez ces sensations
-voluptueuses que vous avez éprouvées
-ce jour-là.</p>
-
-<p>Tout en parlant, elle cingle sans trêve Lucrétia
-sur toute la surface des fesses étalées ;
-elle fait pénétrer la pointe des verges en dedans
-des cuisses écartées et sur le minet à
-découvert. Et pendant ce temps, Frank dévore
-des yeux le postérieur de sa maîtresse ;
-chaque coup qui vient marbrer les fesses semble
-se communiquer à lui et le fait frissonner,
-il n'a jamais éprouvé pareille sensation ; c'est
-un délicieux régal pour sa sensualité.</p>
-
-<p>Mlle Fosse continue à s'en donner à c&oelig;ur
-joie et applique si fort la verge que le sang
-commence bientôt à pointer sur les fesses et
-les cuisses de Lucrétia. La pauvre fille se
-plaint douloureusement et pousse des cris nerveux :
-«&nbsp;Oh! oh! je m'évanouis! je succombe!&nbsp;»
-etc. Ses cuisses et ses fesses se contorsionnent
-en même temps de la plus bizarre
-façon.</p>
-
-<p>Alors la Présidente intervient, verge en
-mains et dit : «&nbsp;Je suppose que maître Frank
-a hâte de goûter à son tour aux délices de la
-verge. Épinglez-lui sa chemise aussi décemment
-que possible, je désire seulement découvrir
-son derrière et je ne tiens pas à ce que
-le devant soit exposé à notre vue.&nbsp;»</p>
-
-<p>Frank était si absorbé à contempler l'intéressant
-tableau de Lucrétia fouettée qu'il ne
-s'aperçut pas qu'on épinglait sa chemise à ses
-épaules. Un formidable coup de verge sur les
-fesses le rappela soudain au sentiment de sa
-propre situation. Il sursauta et se mordit les
-lèvres. Les larmes lui montèrent aux yeux et
-son visage devint brusquement écarlate. Vigoureusement
-maniée, la verge retomba successivement
-dix fois ; les coups résonnèrent
-sur sa chair, mais aucun cri ne trahit sa souffrance
-et la rougeur de sa figure témoigna
-seulement de l'intense humiliation qu'il
-éprouvait.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Je vous ferai bien demander
-pardon, monsieur. Oserez-vous nous insulter
-encore en vous glissant parmi nous déguisé
-en femme?</p>
-
-<p>Un formidable coup, qui amène le sang aux
-fesses accompagne cette question.</p>
-
-<p>Frank, qui aurait honte de crier devant
-cette assistance féminine, s'efforce de supporter
-courageusement l'épreuve ; il serre les fesses
-et se mord les lèvres jusqu'au sang.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Vous êtes têtu! tant
-mieux! Cela n'en sera que plus drôle pour
-nous, mon garçon. Voulez-vous demander
-pardon et jurer de ne jamais raconter cette
-équipée à personne?</p>
-
-<p>La verge s'abat en même temps à toute volée,
-lacérant la chair.</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Ah! ah! au secours! c'est horrible!!
-Ah! mesdames, ne m'assassinez pas!
-Ahh!</p>
-
-<p><i>La Présidente</i>, sans lui laisser un instant
-de répit et frappant d'un bras inlassable :
-Reviendrez-vous encore, mauvais garnement?
-Allez-vous nous jurer le secret?</p>
-
-<p>Les cris de Frank, les sanglots de Lucrétia,
-la vue de ces deux paires de fesses piteusement
-accommodées, excitent les assistantes
-au-delà de toute expression. Chacune s'empare
-d'une verge, et la Présidente et Mademoiselle
-s'étant retirées, elles apaisent à tour
-de rôle leur excitation sur le fessier des deux
-victimes.</p>
-
-<p>Elles s'aperçoivent bientôt que Lucrétia défaille
-et paraît insensible à la souffrance, en
-proie à une sorte de stupeur léthargique. Elles
-la délivrent de ses liens, la réconfortent et la
-raniment peu à peu.</p>
-
-<p>Quant à Frank, qui, depuis plusieurs minutes,
-a imploré son pardon et demande à
-grands cris de prêter le serment exigé, on reçoit
-bien son serment, mais les conjurées éclatent
-d'un rire sardonique quand il demande
-piteusement qu'on le délivre et qu'on lui permette
-de s'en aller : «&nbsp;Ha!! ha!&nbsp;» lui fait-on
-de toutes parts! Il pensait en être déjà quitte!
-Il devrait pourtant être content de passer par
-les mains de Lucrétia, aussitôt qu'elle sera
-remise!</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Tout ce qui arrive est de sa faute.
-Je ne serais jamais venu, si elle ne m'avait
-assuré d'une chaleureuse réception.</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Précisément! Vous ne
-pouvez pas dire que vous n'en avez pas eu
-une! Mais elle sera encore plus chaude avant
-que vous ne vous en alliez!</p>
-
-<p>Après avoir avalé un cordial énergique, Lucrétia,
-les yeux brillants, déclare qu'elle est
-prête à exécuter ce qu'on attend d'elle. On
-lui tend une belle verge et elle se met en position
-pour fouetter son amant, selon la méthode
-de Louise Van Tromp. Elle fait siffler
-la verge au-dessus de la tête de Frank et lui
-crie d'un air indigné : «&nbsp;Alors, vous osez insinuer
-que c'est moi qui vous ai engagé à venir
-ici?&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Oh! Lucrétia! Aurez-vous le
-c&oelig;ur de prolonger mes tortures, maintenant
-que j'ai juré tout ce qu'on a voulu?</p>
-
-<p>Lucrétia baisse son bras levé, et la verge
-s'abat avec force sur le derrière de Frank qui
-se tortille de façon comique. «&nbsp;Vous maintenez
-cette insinuation! crie-t-elle, alors, tenez!
-tenez! tenez!&nbsp;»</p>
-
-<p>Les coups se succèdent avec une violence
-croissante. Lucrétia s'excite à frapper ; il
-semble que le sang bouillonne dans ses veines :
-«&nbsp;Direz-vous aussi, continue-t-elle, que
-ce n'est pas vous qui m'avez séduite? Toutes
-ces dames sont fixées sur votre infâme conduite
-envers moi!</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Oh! oh! Cela ne finira donc pas!
-Ah! que je sois pendu si j'avoue cela!
-Voyons, vous savez pourtant bien que c'est
-vous qui avez pris dans votre main mon&hellip;
-ma&hellip;</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Ne nommez pas cet objet répugnant!
-Et surveillez votre langue de vipère ;
-si vous m'échauffez la bile, tant pis
-pour vous!</p>
-
-<p>La verge va des épaules aux fesses que
-Lucrétia examine après chaque coup pour
-voir les nouveaux ravages qu'elle a causés.</p>
-
-<p>Le pauvre Frank, qui a perdu sa perruque
-en se démenant trop fort, a l'air un peu plus
-viril, c'est un très joli garçon, bien membré,
-mais son derrière n'est naturellement pas
-aussi rebondi que celui d'une femme de sa
-corpulence.</p>
-
-<p>Excitée, échauffée par la flagellation qu'elle
-a eu elle-même à subir, Lucrétia frappe comme
-une furie : «&nbsp;Voyez! voyez! crie-t-elle,
-cette horrible chose que je ne veux pas nommer
-est toute raide et fait une énorme bosse
-sous sa chemise, devant son ventre ; c'est impossible
-de cacher cette saleté.</p>
-
-<p>Au lieu de la cacher, il semble que Lucrétia
-cherche à la faire voir, car, en frappant sans
-merci, elle s'arrange pour déranger la chemise
-et la retrousser si bien que l'assistance
-aperçoit à tout instant le formidable engin
-long de six à sept pouces, qui se dresse au bas
-du ventre, émergeant d'une touffe de poils
-noirs et bouclés. Saisi d'une sorte de frénésie
-érotique, le jeune homme roule des yeux
-blancs, et, à chaque coup, tortille les fesses et
-pousse le ventre en avant ; évidemment la
-honte et la souffrance s'effacent sous l'acuité
-de ses sensations voluptueuses. La fouetteuse
-n'est pas moins troublée que lui. La vue des
-fesses écorchées se trémoussant de façon lubrique,
-accroît son ardeur : «&nbsp;Ah! crie-t-elle,
-non seulement il essaie de me rendre plus inconvenante
-que lui, mais voyez de quelle façon
-cynique il s'expose à nous!&nbsp;»</p>
-
-<p>Pour mieux ponctuer sa remarque, elle cingle
-d'un coup vif le membre indécemment
-dressé et elle recommence à plusieurs reprises
-sans lui faire perdre de sa rigidité ; mais sous
-cette cinglade affreusement piquante, le malheureux
-Frank rugit : «&nbsp;Oh! mon Dieu! mon
-membre va éclater, c'est effroyable et cela me
-procure une délicieuse sensation. Ah! ahh!
-ahh!! c'est trop!&nbsp;» Et il reste les yeux levés
-au ciel, les lèvres tremblantes, saisi d'on ne
-sait quelle troublante émotion.</p>
-
-<p>Lucrétia a suspendu quelques instants la
-correction ; mais soudain, elle rappelle son
-amant à la question par deux ou trois terribles
-cinglées sur ses fesses à vif : «&nbsp;Ne vous
-endormez pas, monsieur et causons, s'il vous
-plaît! Je pense que vous allez retirer vos honteuses
-insinuations contre moi! Avez-vous,
-oui ou non, profité de mon trouble quand je
-vous ai vu étalant votre membre dans le jardin?
-Mais répondez donc! Une demi-douzaine
-de coups de verge suit cette question ; le sang
-commence à couler des fesses sur les cuisses
-du malheureux.</p>
-
-<p>Revenu à lui, celui-ci, tout confus de savoir
-que l'assistance a vu son membre viril en
-pleine érection, se tord sous les coups et répond
-d'une voix entrecoupée de larmes : «&nbsp;Ah!
-démon! abominable créature! Elle m'a prodigué
-les plus voluptueuses caresses, elle m'a
-juré un éternel amour et aujourd'hui, elle se
-délecte à me martyriser. Ah! Miss Coote!!
-mesdames! délivrez-moi de ses griffes! Ayez
-pitié de moi!</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Pas encore! Infâme suborneur!
-retirez vos honteuses allégations sur mon
-compte, ou je vous enlève la peau du derrière!</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Comme c'est mal à vous, Lucrétia,
-de me forcer à dire un mensonge! Oh!
-mon Dieu! quoi faire? Ah! que se passe-t-il
-en moi?</p>
-
-<p>Sous l'averse de cinglades dont sa maîtresse
-lui lacérait le postérieur, le jeune homme retrouvait
-évidemment le trouble lascif qu'il
-avait déjà éprouvé.</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Vos cris sont délicieux! Je
-m'en délecte d'autant plus que nous nous adorons
-l'un et l'autre. Allez-vous&hellip; allez-vous&hellip;
-allez-vous&hellip; avouer que&hellip; vous avez&hellip; menti?
-ah! vous me faites passer auprès de ces dames
-pour un monstre d'indécence! Etes-vous
-donc sourd? Attendez, je vais vous faire entendre.</p>
-
-<p>Et la verge se dirige juste dans la raie des
-fesses atteignant les parties les plus sensibles
-et les plus délicates.</p>
-
-<p><i>Frank</i> semble sur le point de s'évanouir sous
-cette nouvelle torture et s'écrie : «&nbsp;Oh! oh!
-mon Dieu! tuez-moi tout de suite, je souffre
-trop!&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Lucrétia.</i> &mdash; Tant pis pour vous. Pourquoi
-vous obstinez-vous à me refuser la satisfaction
-que vous me devez? Pourquoi prétendez-vous
-que je veux vous imposer un mensonge,
-vilain gredin? Je vous ferai mourir sous la
-verge si vous ne rétractez pas vos infâmes calomnies.</p>
-
-<p>Et la verge marche toujours, s'abattant dans
-les recoins les plus délicats.</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Ah! atroce! que faut-il donc que
-je dise? ah! oui! toutes ces histoires sur notre
-compte sont fausses. Nous n'avons jamais
-rien fait d'inconvenant ni l'un ni l'autre.</p>
-
-<p>Le malheureux a proféré ces paroles sans
-savoir ce qu'il dit et dans le seul but de mettre
-un terme à son supplice. Mais Lucrétia n'est
-pas satisfaite et manifeste son mécontentement
-par un coup formidable, qui arrache aux
-fesses de nouvelles gouttes de sang. «&nbsp;Que
-nous chantez-vous là, monsieur? s'écrie-t-elle.
-Qui vous demande d'aller d'un extrême à l'autre?
-Avouez simplement que vous avez abusé
-de mon trouble et de ma frayeur. Vous ne savez
-donc plus ce que vous dites? Ma parole,
-je ne comprends pas qu'après vous avoir si
-bien attiré le sang aux fesses, il vous monte
-encore à la tête!</p>
-
-<p><i>Frank.</i> &mdash; Ah! oui! ah! oui! je me souviens,
-maintenant! J'ai fourré mes mains sous
-vos vêtements alors que vous étiez toute tremblante
-et que vous ne pouviez me résister!
-Voilà la vérité! Laissez-moi, maintenant!
-Vous n'avez pas à craindre que j'aille dévoiler
-moi-même comme j'ai été maltraité et mortifié?</p>
-
-<p>Ces derniers mots sont dits d'une voix mourante.
-Lucrétia jette alors sa verge, qui n'est
-plus qu'un tronçon ; des larmes de compassion
-perlent dans le coin de ses grands yeux
-voluptueux et elle s'écrie : «&nbsp;Mon pauvre
-chéri, pourquoi avez-vous été aussi obstiné?&nbsp;»</p>
-
-<p><i>La Présidente.</i> &mdash; Qu'on le détache, qu'il
-s'agenouille devant moi et nous demande pardon
-du scandale qu'il a causé en s'introduisant
-parmi nous, car je vois, mesdames, à
-l'agitation de vos poitrines, quelle pénible
-émotion ce spectacle vous a occasionnée.</p>
-
-<p>Mis en liberté, Frank se prosterne humblement,
-il déplore d'avoir voulu s'immiscer
-dans nos entretiens intimes et jure de nouveau,
-de garder le secret. Mais il demande,
-les larmes aux yeux, que sa terrible initiation
-lui serve au moins à quelque chose et qu'on
-lui permette de faire désormais partie de notre
-confrérie.</p>
-
-<p>L'assemblée se montra favorable à sa requête
-et je découvris bientôt que Lady Clara
-était à la tête d'un mouvement ayant pour but
-l'introduction de messieurs parmi nous.</p>
-
-<p>Je me hâtai de lever la séance et je ne sus
-jamais combien de temps le postérieur de maître
-Frank mit pour revenir à son état normal.
-Mais le lendemain, sur le conseil de Mlle
-Fosse, je signifiai à toutes mes collègues la
-dissolution du Club, car il m'était impossible
-d'autoriser dans ma propre maison des séances
-de flagellation qui, par l'adjonction de
-l'élément masculin eussent vite dégénéré en
-orgies.</p>
-
-<p>Ma prochaine et dernière lettre vous entretiendra
-de faits qui me sont plus strictement
-personnels.</p>
-
-<p>Votre affectionnée,</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-<div class="chapter"></div>
-
-<h2 class="nobreak">LETTRE X</h2>
-
-
-<p class="ind">Ma chère amie,</p>
-
-<p>J'ai trouvé dans les papiers de grand-père
-une lettre qui lui avait été écrite par une
-dame. Je l'ai jugée assez curieuse pour vous
-en donner connaissance.</p>
-
-
-<p class="ind">Cher Monsieur,</p>
-
-<p>Nous vivons à une époque si dissolue que si
-les jeunes filles ne sont pas maintenues sous
-une stricte discipline et punies lorsqu'elles le
-méritent, nous ne verrons bientôt plus les femmes
-de la ville que paradant dans les rues et
-les endroits de plaisir, et Dieu sait s'il y en
-a déjà assez dans ce cas.</p>
-
-<p>Quand on a usé sans succès des moyens persuasifs,
-les corrections, exemptes de cruauté,
-mais aussi d'indulgence, s'imposent. Aucune,
-selon moi, n'est plus appropriée que la fessée.</p>
-
-<p>Les médecins recommandent de donner la
-verge aux enfants pour des fautes qui proviennent
-d'un tempérament lourd et indolent, car
-rien n'est plus propre à activer la circulation
-du sang qu'une bonne application en pleines
-fesses d'une verge fraîche et souple.</p>
-
-<p>A cette opinion, j'ajouterai la mienne. Je
-prétends que la verge produit d'aussi excellents
-effets sur les tempéraments brusques et
-nerveux. Chez ces sortes d'enfants, l'idée de
-honte et d'humiliation (si on les fouette devant
-d'autres), ajoute énormément à l'impression
-causée par les cinglades sur leurs fesses
-nues, et leur laisse un souvenir d'autant plus
-durable que leur intelligence est plus éveillée.</p>
-
-<p>Les parents qui emploient la verge avec discernement
-sont infiniment plus respectés et
-vénérés par leurs enfants que les parents trop
-indulgents.</p>
-
-<p>La verge qui ne brise pas les os et ne fait
-que froisser un peu la chair ne cause qu'un
-dommage insignifiant en comparaison des
-méfaits qu'elle peut empêcher.</p>
-
-<p>Je sais qu'on l'emploie assez couramment
-dans les classes aisées ; mais dans celles où
-elle serait le plus nécessaire, les enfants sont
-abandonnés à leurs instincts dépravés, et,
-faute des châtiments nécessaires, deviennent
-trop souvent la honte de leurs parents&hellip;</p>
-
-<p>N'est-il pas préférable de fouetter une fille
-quand elle est encore jeune (car les mauvaises
-habitudes se contractent généralement vers
-l'âge de douze à quinze ans) que de la voir,
-quand elle est plus âgée, enfermée dans une
-maison de correction pour des délits qu'une
-bonne fessée à coups de verges l'aurait empêchée
-de commettre?</p>
-
-<p>Certains enfants sont si obstinés, et d'une
-nature si perverse que le fouet seul peut les
-amender.</p>
-
-<p>Je connais une jeune veuve de la bonne
-société qui a trois nièces et deux neveux à sa
-charge ; tous ont plus de douze ans, excepté sa
-propre fille, qui n'en a que sept.</p>
-
-<p>Une des filles est assez sage, mais les deux
-autres, aussi bien que les deux garçons, sont
-turbulentes. Mon amie est à cheval sur la discipline
-et réprime par la verge tous les écarts
-de conduite. Bien que jeune encore (elle n'a
-que vingt-quatre ans), elle dresse les enfants
-comme la plus expérimentée des maîtresses
-d'école pourrait le faire.</p>
-
-<p>L'autre jour, la seconde fille, qui a environ
-quatorze ans, dit à son frère qu'elle pourrait
-lui montrer comment se faisaient les enfants.
-Et de fait, elle l'instruisit si bien que le gamin,
-qui n'a que treize ans, usa, quelques
-jours après, de privautés fort inconvenantes
-vis-à-vis d'une très jolie jeune fille de quinze
-ans, qui sert de soubrette à mon amie.</p>
-
-<p>Cette fille se plaignit à sa maîtresse, qui, jugeant
-sa nièce aussi coupable, si ce n'est plus,
-que son neveu, envoya immédiatement acheter
-un balai de bouleau neuf, car elle avait
-décidé de les fouetter de belle façon.</p>
-
-<p>Elle choisit dans le balai les brins les plus
-verts et les plus forts, et se confectionna deux
-belles verges. Commençant par sa nièce, elle
-lui épingla la chemise aux épaules et lui attacha
-les mains par devant pour l'empêcher de
-s'en protéger le postérieur. Elle lui donna
-alors de la verge sur les fesses aussi fort
-qu'elle put, et sans interruption jusqu'à ce
-que la fatigue de son bras l'empêchât de continuer.</p>
-
-<p>S'étant reposée quelques minutes, elle s'empara
-alors du gamin, lui rabattit la culotte aux
-talons, et, avec la seconde verge, elle le fouetta
-à cul nu pendant dix minutes avec une telle
-vigueur que le jeune effronté se trémoussa et
-rua comme un poulain pendant dix minutes et
-ne cessa de hurler pendant toute la correction.</p>
-
-<p>Selon moi, cette dame a agi très sagement ;
-une semblable correction a certainement été
-profitable à ces enfants, car il vaut mieux ne
-pas fouetter du tout un enfant que le fouetter
-avec indulgence.</p>
-
-<p>Rendant la semaine dernière, visite à une
-de mes amies, grande couturière établie dans
-la cité, je la trouvai en proie à une violente
-fureur.</p>
-
-<p>M'informant de la cause, elle me raconta
-qu'une de ses apprenties lui avait volé une
-grande louche en argent, et que, soupçonnant
-tout d'abord sa bonne, elle avait été sur le
-point de la faire arrêter, lorsqu'elle avait reçu
-une lettre d'un honnête juif qui avait mis les
-choses au point. L'apprentie était allée proposer
-la louche au brocanteur qui la lui avait
-achetée, mais, supposant qu'elle avait dû la
-voler, il l'avait fait suivre et, ayant su où elle
-entrait, offrait de rendre l'objet.</p>
-
-<p>&mdash; Que dites-vous d'une pareille gredinerie?
-me fit-elle. Je ne corrige d'habitude mes apprenties
-qu'avec la verge, mais je viens
-d'acheter pour celle-ci un fouet de charretier
-et je vais lui en donner jusqu'à ce qu'elle n'ait
-plus vestige de peau sur le cul!</p>
-
-<p>&mdash; Je vous en prie, ne vous servez pas de
-cet instrument meurtrier, lui répliquai-je vivement,
-cela pourrait vous attirer de graves
-ennuis. On se souvient encore du cas de Mme
-Browning, qui, par cruauté, et pour s'amuser,
-fit mourir son apprentie sous le fouet.</p>
-
-<p>Ce ne fut qu'avec les plus grandes difficultés
-que je réussis à lui faire remplacer le fouet
-par une bonne verge, et il me fallut longtemps
-insister sur la barbarie de la correction infligée
-avec un aussi terrible instrument pour
-vaincre son obstination.</p>
-
-<p>Je suis obligée d'avouer que j'ai vu de mes
-yeux, dans certaines familles où les parents
-sont d'un tempérament violent et irritable à
-l'excès, le père et la mère corriger leurs enfants
-avec la première chose, fouet ou corde,
-qui leur tombait sous la main.</p>
-
-<p>Pour être efficace, les châtiments domestiques
-devraient toujours être infligés avec
-sang-froid ; toute marque de colère devrait
-être évitée comme susceptible d'émousser le
-respect dû à leurs parents par les délinquants.</p>
-
-<p>Pour en revenir à mon histoire, une charrette
-pleine de balais de bouleau venant à passer
-en ce moment dans la rue, elle envoya une
-servante en acheter deux. Ces balais sortant
-de chez le fabricant étaient fabriqués avec des
-branches encore vertes.</p>
-
-<p>Nous grimpâmes toutes deux l'escalier du
-bâtiment d'arrière conduisant aux mansardes,
-où la fille avait été enfermée. Elle me parut
-âgée de quinze ans ; elle était excessivement
-jolie et avait une peau blanche et fine.</p>
-
-<p>Sur le désir de mon amie, je la dépouillai
-de tous ses vêtements sauf sa chemise et on la
-fit asseoir à même le plancher ; les deux balais
-furent jetés à terre devant elle et on lui ordonna
-de choisir elle-même les plus belles
-branches et d'en façonner une verge ; sa maîtresse
-guidait son choix en lui désignant les
-brins convenant le mieux pour fouetter son
-derrière de voleuse, etc. Déjà profondément
-humiliée par cette corvée, la présence d'une
-étrangère ajoutait encore à l'intense mortification
-de la jeune fille.</p>
-
-<p>Quand la verge fut confectionnée, nous attachâmes
-la voleuse au pied du lit ; on lui retroussa
-sa chemise, et sa patronne se mit à lui
-appliquer de toutes ses forces la verge sur le
-derrière et sur les cuisses.</p>
-
-<p>&mdash; Ah! coquine! s'écriait-elle, tout en la
-fouettant, irez-vous encore me voler? Dites!
-dites! dites! dites! je vais vous inculquer
-l'honnêteté à coups de verges sur le derrière.</p>
-
-<p>&mdash; Oh mon Dieu! ô saints du ciel! oh! maîtresse!
-maîtresse! criait la fille en se trémoussant
-et en se démenant sous les piquantes atteintes
-de l'instrument. Ah! pardonnez-moi,
-je jure de ne plus rien voler jusqu'à la fin de
-mes jours. Oh! oui! je le jure!</p>
-
-<p>Mais la maîtresse écumante de rage, continua
-à la fouetter sans merci jusqu'à ce que la
-verge brisée et éparpillée ne fût plus qu'un
-informe tronçon et que son bras fatigué lui
-refusât tout service.</p>
-
-<p>Elle appela alors la servante et lui ordonna
-de laver les écorchures des fesses avec de
-l'eau salée.</p>
-
-<p>Elle a l'intention de la fouetter de la même
-façon quatre samedis de suite. Je crois qu'elle
-a parfaitement raison d'agir ainsi, car cette
-correction répétée, fera, à coup sûr, réfléchir
-la jeune fille et la guérira à tout jamais de
-l'envie de voler.</p>
-
-<p>En la quittant, sa patronne lui ordonna de
-s'amuser à faire pendant la semaine, avec le
-restant des balais les quatre autres verges nécessaires
-aux quatre fessées promises.</p>
-
-<p>J'ai moi-même trois filles. L'aînée, qui a
-quatorze ans, avait un penchant au mensonge,
-mais je l'en ai guérie par de solides fessées.
-J'ai, de la même façon, corrigé la seconde de
-quelques vilaines habitudes. Quant à la troisième,
-qui n'a que douze ans, elle est non seulement
-paresseuse et obstinée, mais très espiègle.
-Jusqu'à ce jour, je n'ai pas encore entrepris
-de la réformer, mais je suis résolue à
-lui faire dorénavant goûter de la verge sur les
-fesses nues et tous les jours si c'est nécessaire
-jusqu'à ce qu'elle s'amende.</p>
-
-<p>Croyez-moi, cher Sir Eyre, votre dévouée,</p>
-
-<p class="sign">Mary <span class="sc">Wilsox</span>.</p>
-
-
-<p class="gap">Je reviens, maintenant à l'histoire annoncée
-à la fin de ma dernière lettre. Il vous souvient,
-qu'en vous donnant le détail de ma domesticité,
-j'avais mentionné mon groom Charlie,
-le frère de Jane ma servante préférée.</p>
-
-<p>C'était un joli garçon de seize ans, le favori
-de toute la maison ; il était aussi imberbe
-qu'une fille, avait une voix caressante et était
-d'une amabilité remarquable. Bref, il était si
-séduisant qu'il avait produit sur moi une impression
-profonde que je n'avais, cela va sans
-dire, laissé deviner à personne, surtout à lui.</p>
-
-<p>Dans ma seconde lettre, je vous ai dit combien
-j'affectionnais Jane. Bien souvent, et surtout
-quand je m'éveillais de très bonne heure
-par une belle matinée d'été, je me levais, et,
-en chemise de nuit, me glissais inaperçue
-dans la chambre de Jane pour calmer mon agitation
-entre les bras de celle-ci.</p>
-
-<p>Mais un matin que je m'étais levée encore
-plus tôt que de coutume, en approchant de la
-porte qui était entr'ouverte, j'entendis un soupir
-étouffé. J'observai prudemment à l'intérieur,
-et, à ma profonde stupéfaction, je vis
-maître Charlie nu comme un ver, sauf sa chemise
-retroussée sous ses aisselles, étendu sur
-Jane également nue ; leurs lèvres étaient confondues,
-et, dans l'ardeur du rut, les jambes
-de ma soubrette étaient croisées sur le dos de
-son frère.</p>
-
-<p>Mon premier mouvement fut de me retirer
-silencieusement comme j'étais venue, mais ce
-lubrique tableau me cloua au sol et je demeurai
-témoin volontaire du lascif engagement. Le
-membre viril du bel adolescent était presque
-aussi fort que celui de M. Aubrey mentionné
-dans ma dernière lettre ; il était raide comme
-un bâton et je ne pouvais en détacher mes
-yeux. Je le regardais se pousser dans le vagin,
-en sortir un peu et s'y plonger avec une fougue
-toujours croissante ; sa s&oelig;ur l'encourageait
-et l'excitait en soulevant voluptueusement
-la croupe à chacune des poussées. La
-porte était presque au pied du lit et comme
-ils ne se doutaient guère de ma présence, je
-n'eus qu'à m'agenouiller pour observer la
-scène d'un bout à l'autre, sans être aperçue
-d'eux.</p>
-
-<p>Je tremblais littéralement d'émotion. C'était
-la première fois que j'assistais à pareil spectacle,
-et le fait que les deux amants étaient frère
-et s&oelig;ur me le rendait plus piquant encore.
-Ah! comme ils semblaient s'adorer et jouir
-l'un de l'autre! Leurs corps étaient comme
-soudés. Les lèvres du vagin de Jane semblaient
-littéralement sucer l'engin fraternel,
-elles le happaient, et, lorsqu'il se retirait, elles
-faisaient saillie en dehors comme pour l'empêcher
-de s'échapper. Trop vite à mon gré, la
-conclusion arriva, et tous deux se pâmèrent en
-une réciproque émission, au moment même
-où mon propre minet, trop surexcité, mouillait
-abondamment mes cuisses de sa virginale
-émission.</p>
-
-<p>Pourpre, la tête en feu, en proie à une indescriptible
-émotion, je me retirai silencieusement,
-sans avoir été aperçue, bien résolue à
-punir maître Charlie de ses amusements incestueux
-avec sa s&oelig;ur, et si possible, de l'accaparer
-pour ma jouissance personnelle.</p>
-
-<p>La tentation fut irrésistible ; plus je voulais
-lutter contre cette obsession et la bannir de
-mes pensées, plus mon agitation augmentait ;
-je ne pouvais classer de ma mémoire le voluptueux
-tableau ; je brûlais de le reproduire pour
-mon propre compte et ce désir me tenaillait
-trop pour que ma vertu fût la plus forte.</p>
-
-<p>C'était un dimanche matin, Mlle Fosse allait
-à Moorfields voir son confesseur et devait
-assister à une conférence l'après-midi. Aussi,
-dès que j'eus pris mon premier déjeuner, je
-dis à Jane et aux deux autres servantes qu'elles
-pourraient disposer de leur journée jusqu'à
-sept heures du soir, après m'avoir préparé
-un second déjeuner froid. Charlie resterait
-seul avec moi pour me servir si j'en avais
-besoin avec Margaret la cuisinière.</p>
-
-<p>Quand tout le monde fut parti, sachant que
-Margaret aimait trop la société de ses casseroles
-pour franchir le seuil de sa cuisine, je
-sonnai mon page et lui dis de m'apporter un
-citron, de l'eau glacée, du sucre, etc. Voyant
-qu'il avait endossé ses beaux habits pour me
-servir, je lui dis : «&nbsp;Charlie, je suis heureuse
-de voir que vous soignez votre tenue, bien
-qu'il n'y ait personne à la maison.</p>
-
-<p><i>Charlie</i> (d'un ton modeste). &mdash; Mais
-vous, Miss, vous êtes ma maîtresse, et je tiens
-à vous prouver toute ma déférence, même si
-vous êtes seule.</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Vraiment, Monsieur! Vous me témoignez
-un bien grand respect et vous semblez
-à peine oser lever les yeux vers moi, comme si
-j'étais terrible à regarder ; mais j'ai quelques
-doutes à votre endroit. Allez donc me
-chercher, s'il vous plaît, un long paquet ficelé
-que vous trouverez sur la table de la bibliothèque.</p>
-
-<p>Il revient bientôt, me tend l'objet et reste
-devant moi, attendant que je le congédie ou
-que je lui donne de nouveaux ordres. J'ouvre
-le paquet sous ses yeux et j'en tire une superbe
-verge que je fais siffler à ses oreilles. Il devient
-très rouge et a l'air un peu interdit :
-«&nbsp;Savez-vous à quoi cela sert, monsieur? lui
-dis-je.</p>
-
-<p><i>Charlie</i> (d'un air confus). &mdash; Ah! non! je
-ne sais pas&hellip; à moins que ce ne soit de cela
-qu'on se sert pour fouetter les filles dans les
-écoles?</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Et pourquoi pas les garçons,
-nigaud?</p>
-
-<p><i>Charlie.</i> &mdash; Ah! Miss Rosa! Vous vous moquez
-de moi. Pour eux, on se sert de cannes
-et de baguettes, mais&hellip; mais&hellip;</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Allons, parlez&hellip; ne restez pas le
-bec ouvert pour ne rien dire, il n'y a que moi
-qui puisse vous entendre.</p>
-
-<p><i>Charlie.</i> &mdash; C'est que&hellip; c'est que je m'étais
-figuré que vous aviez peut-être l'intention de
-me fouetter.</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Cela indique tout au moins que
-vous n'avez pas la conscience très tranquille.
-Qu'avez-vous donc fait pour mériter le fouet?</p>
-
-<p><i>Charlie</i> (très embarrassé). &mdash; Oh! ce n'était
-qu'une idée absurde! Je n'ai pas voulu dire
-que je le méritais.</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; C'est une réponse adroite, maître
-Charlie. Maintenant, répondez-moi. Suis-je
-votre seule maîtresse?</p>
-
-<p>Il baissa les yeux à cette question et répondit,
-en bredouillant un peu : «&nbsp;Naturellement,
-Miss, puisque je ne suis qu'à votre service.&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Vraiment, petit polisson! Eh bien!
-vous ne vous étiez pas trompé tout à l'heure.
-Cette verge vous est bien destinée. Devinez
-un peu ce que j'ai vu ce matin dans la chambre
-de Jane?</p>
-
-<p>Du coup, Charlie resta atterré. Il tomba à
-mes pieds écrasé de honte et d'angoisse et se
-cachant le visage dans ses deux mains,
-s'écria : «&nbsp;Oh! mon Dieu! Qu'ai-je fait! Pourquoi
-n'ai-je pas réfléchi que je serais fatalement
-découvert? Miss Rosa, soyez compatissante,
-ne nous dénoncez pas! Jamais nous ne
-recommencerons! Punissez-nous n'importe
-comment, mais que personne n'apprenne ce
-que nous avons fait!&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; C'est abominable! Je ne sais vraiment
-si je dois avoir pitié de vous et vous garder
-le secret. Savez-vous que vous êtes coupable
-d'inceste et que vous méritez la potence?</p>
-
-<p><i>Charlie</i> (sanglotant amèrement). &mdash; Quoi?
-Pour cela? Je n'étais allé dans sa chambre,
-hier soir, que pour l'embrasser. Je me suis
-étendu sans y penser, à côté d'elle, et puis&hellip;
-et puis&hellip; nos baisers, la chaleur de nos
-corps nous ont excités&hellip; si bien que j'ai passé
-la nuit à côté d'elle et que vous m'avez découvert
-ce matin.</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Il vous en cuira à tous les deux! Je
-vais vous fouetter, de façon à vous ôter l'envie
-de recommencer, mais si jamais je vous
-y reprenais, je vous ferais mettre en prison.
-Maintenant, monsieur, enlevez votre veste et
-votre culotte, et tournez votre derrière de mon
-côté.</p>
-
-<p>Il avait l'air affreusement humilié en exécutant
-mes ordres, mais trop terrifié pour faire
-la moindre observation, et me tournant le dos,
-il fut bientôt en chemise, la culotte aux talons.</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Agenouillez-vous sur cette chaise,
-tournez votre figure vers le dossier, retroussez
-votre chemise sous vos bras pour bien présenter
-votre cul nu à la verge et si vous ne vous
-comportez pas courageusement comme un
-homme, j'envoie chercher un constable pour
-vous conduire en prison.</p>
-
-<p><i>Charlie</i> (d'une voix brisée). &mdash; Oh! miss!
-je ne pousserai pas un cri, ou du moins j'essaierai.
-Fouettez-moi aussi fort que vous voudrez,
-mais ne me dénoncez pas!</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; C'est bon, monsieur! je n'ai pas
-l'intention de vous épargner, car votre abominable
-action ne mérite aucun ménagement.
-Recommencerez-vous, infâme garnement, à
-commettre des incestes avec votre s&oelig;ur? Je
-ne pourrai jamais frapper assez fort pour manifester
-mon dégoût.</p>
-
-<p>J'avais commencé par lui appliquer deux
-coups solides en diagonale sur ses fesses musclées.
-Aussitôt un coloris intense s'était manifesté
-à la surface de la peau blanche. Je laissai
-s'écouler une demi-minute après ce prélude
-pour le tenir dans l'angoisse, puis, de nouveau,
-je lui appliquai la verge de toute la vigueur
-de mon bras, et cette fois à une allure
-précipitée ; la chair ne tarda pas à se couvrir
-de longues raies rouges entrecroisées, soulevant
-la peau et l'égratignant de place en place.
-Je me plaçais, tantôt à sa droite, tantôt à sa
-gauche, et observais à tour de rôle ses fesses
-et sa figure sur laquelle la sueur perlait ; il
-serrait les lèvres pour ne pas crier ; ses yeux
-brillaient étrangement. S'il était ému, je ne
-l'étais guère moins que lui.</p>
-
-<p>Chaque coup me faisait passer un frisson de
-la tête aux pieds ; l'aspect de ses fesses, qui
-commençaient à se perler de petites gouttes de
-sang, m'excitait si bien que, loin de se fatiguer,
-plus mon bras frappait, plus il frappait
-fort.</p>
-
-<p>Malgré son énergie, le pauvre Charlie fut
-enfin obligé d'exhaler sa souffrance : «&nbsp;Oh!
-Oh! Ahhh!&nbsp;» cria-t-il. «&nbsp;Je ne peux plus m'empêcher
-de crier! Ah! Comme ça fait souffrir!
-Oh! Mon Dieu, je jure de ne plus recommencer!
-Ah! la chair me brûle!&nbsp;»</p>
-
-<p>Je le tins sous la verge pendant environ
-vingt minutes, il serrait les fesses, les tordait,
-se tortillait, se démenait sous les morsures de
-la verge comme pour trouver un soulagement,
-mais ne bougeait pas de place. De temps en
-temps, j'étais obligée de m'arrêter pour reprendre
-haleine et cela lui donnait quelque répit,
-mais bien vite ses cris étouffés, ses grognements
-de souffrance me ranimaient et je
-reprenais la danse. L'idée que je fouettais un
-grand garçon m'émotionnait beaucoup, plus
-que si c'eût été une fille. Par un phénomène
-bizarre, je jouissais des souffrances que je lui
-infligeais et, en même temps, j'étais toute pénétrée
-d'un voluptueux penchant pour lui. A
-la fin, épuisée par tout le mouvement que je
-m'étais donné, je tombai sur un sofa et fermai
-les yeux. En les rouvrant quelques instants
-après, je vis Charlie à mes pieds, embrassant
-ma main qui n'avait pas encore lâché
-la verge.</p>
-
-<p>«&nbsp;Oh! miss Rosa, me dit-il, comme vous
-m'avez arrangé! Et pourtant, je suis sûr
-maintenant de faire quelque chose de mal pour
-que vous me fouettiez de nouveau. Ça fait souffrir
-et c'est exquis! Je ne peux pas dire ce
-que j'ai ressenti, c'est comme de la souffrance
-qui fait du bien!&nbsp;»</p>
-
-<p><i>Moi</i> (d'une voix alanguie). &mdash; Oh! Charlie!
-quel vilain vous faites. Je vous défends d'embrasser
-ma main. Contentez-vous d'embrasser
-mon pied pour demander votre pardon.</p>
-
-<p><i>Charlie</i> (transporté). &mdash; Ah! miss Rosa! que
-vous êtes bonne! Comment vous remercier?
-Vous me permettez d'embrasser votre délicieux
-petit pied!</p>
-
-<p>Saisissant un de mes pieds, il y pressa ardemment
-ses lèvres. Son baiser fut comme une
-étincelle sur une traînée de poudre, et je crus
-le sentir dans mes parties les plus intimes. Je
-m'enfonçai dans le sofa, lui abandonnant mes
-jambes, car déjà ses lèvres étaient passées de
-mon pied à mon mollet, je sentis bientôt sa
-main effrontée se glisser sous le pantalon,
-contre la chair de mes cuisses et, plus elle
-approchait de ma grotte ombragée, moins j'avais
-le désir de lui résister ; une soif inextinguible
-de volupté me tenaillait. Enfin, dans
-un effort je pus balbutier ; «&nbsp;Oh! Charlie!
-Que faites-vous là! C'est très indiscret! Laissez
-mes jambes tranquilles! Ah! il faut que
-je vous avoue quelque chose! C'est moi qui
-vous ai fouetté, mais c'est vous mon vainqueur!
-En vérité, j'ai peur de vous!&nbsp;»</p>
-
-<p>Son visage écarlate était tout près du mien,
-je me cachai tant bien que mal la figure dans
-les mains, au même moment, un de mes pieds
-toucha la chose qui dessinait sous sa chemise
-une grosse protubérance : «&nbsp;Ah! Qu'avez-vous
-donc devant vous, Charlie?&nbsp;» m'écriai-je.</p>
-
-<p>&mdash; Chère miss, répondit-il, c'est ce que Jane
-appelle le «&nbsp;bonhomme&nbsp;». Cela procure un
-plaisir indescriptible!</p>
-
-<p><i>Moi.</i> &mdash; Ah! Charlie. Puis-je avoir entière
-confiance en vous? Ma vie, mon honneur sont
-entre vos mains. Ne trahissez pas, pour ma
-honte, le secret que ma nature ardente ne peut
-plus vous dissimuler! Ah! méchant garnement!
-C'est la vue de votre manège avec votre
-s&oelig;ur qui m'a mise hors de moi. J'ai voulu
-passer ma fièvre sur votre derrière, mais, hélas,
-cette tâche a trop excité mes instincts sensuels!</p>
-
-<p>Il me fut impossible de continuer!</p>
-
-<p>Aussi bien, le cher garçon couvrait de baisers
-mes seins et ma figure, ses mains curieuses
-prenaient lentement possession de mes
-charmes les plus secrets ; malgré moi, les
-miennes faisaient de même sur lui et je lui
-rendais avec usure ses brûlants baisers. Nos
-lèvres étaient trop occupées pour que nous
-pussions parler. Bref, l'audace du jeune homme
-triompha de mes dernières résistances et
-nous nageâmes dans un océan de volupté. Naturellement,
-j'éprouvai une légère souffrance
-quand l'envahisseur déchira ma membrane
-sous sa fougueuse poussée, mais elle disparut
-bien vite sous l'impression d'exquise volupté
-que j'éprouvai ensuite.</p>
-
-<p>Il renouvela plusieurs fois ses prouesses, ce
-qui finit par le fatiguer ; j'eus alors, de nouveau,
-recours à la verge pour le remettre en
-état de me satisfaire ; puis, lorsque je
-craignis de l'épuiser en exigeant de lui
-plus que la nature ne lui permettait,
-j'obtins qu'il me fouettât lui-même pour
-prolonger mes voluptueuses sensations.
-Après les douceurs du baisage, la fessée
-est délicieuse si elle est adroitement appliquée!
-Mon jeune amant voulait encore me
-faire jouir, mais je m'y refusai, lui promettant
-que je le laisserais venir le soir même dans ma
-chambre et qu'il m'aurait à lui toute la nuit.
-D'ici là il aurait le temps de reprendre les
-forces nécessaires&hellip;</p>
-
-<p>Cette liaison avec mon page dura trois ou
-quatre années pendant lesquelles j'épuisai la
-coupe de toutes les voluptés ; puis je fus
-obligée de me séparer de lui en raison de son
-apparence trop virile et pour ne pas éveiller
-la médisance. Un peu plus tard, sur mes conseils,
-et avec mon aide, il se maria, entra dans
-les affaires où il fit son chemin. Tant qu'il
-vécut, nous goûtâmes secrètement, de temps
-à autre, les douceurs d'une passion toujours
-vivace.</p>
-
-<p>Vous avez fréquemment voulu savoir pourquoi
-je ne me suis pas mariée. Deux choses
-m'en ont empêchée. La première, mon amour
-de l'indépendance et ma répulsion à être soumise
-à quelqu'un, quelque amour que j'eusse
-pu avoir pour lui. Peut-être aurais-je néanmoins
-passé outre à cette disposition de mon
-caractère, mais la seconde raison était péremptoire.
-Je ne pouvais donner un second pucelage,
-et comme je ne voulais pas aller à l'autel
-sans cet article indispensable aux filles qui
-s'enrôlent sous la bannière de l'hyménée, je
-me décidai à me passer définitivement de mari!</p>
-
-<p>Le pauvre Charlie mourut dans toute la force
-de l'âge, à trente-cinq ans, et, avant de
-mourir, il me remit un paquet de lettres ayant
-trait à ses aventures amoureuses. En les lisant,
-je vis qu'il ne m'avait pas été très fidèle,
-même quand il était encore à mon service.
-Mais, paix à sa mémoire! Je n'ai jamais, malgré
-cela, regretté de m'être donnée à lui.</p>
-
-<p>Peut-être mettrai-je un jour sous vos yeux le
-récit de ses aventures, en attendant je termine
-avec cette lettre la relation de mes expériences
-personnelles.</p>
-
-<p>Croyez-moi,</p>
-
-<p class="c">Votre affectionnée,</p>
-
-<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p>
-
-
-<div style='display:block; margin-top:4em'>*** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE ***</div>
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-Section 2. Information about the Mission of Project Gutenberg&#8482;
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-Section 3. Information about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
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-</div>
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-Section 4. Information about Donations to the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
-</div>
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-
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-Section 5. General Information About Project Gutenberg&#8482; electronic works
-</div>
-
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-
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-
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