diff options
| -rw-r--r-- | .gitattributes | 4 | ||||
| -rw-r--r-- | LICENSE.txt | 11 | ||||
| -rw-r--r-- | README.md | 2 | ||||
| -rw-r--r-- | old/64830-0.txt | 4678 | ||||
| -rw-r--r-- | old/64830-0.zip | bin | 93261 -> 0 bytes | |||
| -rw-r--r-- | old/64830-h.zip | bin | 183587 -> 0 bytes | |||
| -rw-r--r-- | old/64830-h/64830-h.htm | 6517 | ||||
| -rw-r--r-- | old/64830-h/images/cover.jpg | bin | 85981 -> 0 bytes |
8 files changed, 17 insertions, 11195 deletions
diff --git a/.gitattributes b/.gitattributes new file mode 100644 index 0000000..d7b82bc --- /dev/null +++ b/.gitattributes @@ -0,0 +1,4 @@ +*.txt text eol=lf +*.htm text eol=lf +*.html text eol=lf +*.md text eol=lf diff --git a/LICENSE.txt b/LICENSE.txt new file mode 100644 index 0000000..6312041 --- /dev/null +++ b/LICENSE.txt @@ -0,0 +1,11 @@ +This eBook, including all associated images, markup, improvements, +metadata, and any other content or labor, has been confirmed to be +in the PUBLIC DOMAIN IN THE UNITED STATES. + +Procedures for determining public domain status are described in +the "Copyright How-To" at https://www.gutenberg.org. + +No investigation has been made concerning possible copyrights in +jurisdictions other than the United States. Anyone seeking to utilize +this eBook outside of the United States should confirm copyright +status under the laws that apply to them. diff --git a/README.md b/README.md new file mode 100644 index 0000000..66ab0b2 --- /dev/null +++ b/README.md @@ -0,0 +1,2 @@ +Project Gutenberg (https://www.gutenberg.org) public repository for +eBook #64830 (https://www.gutenberg.org/ebooks/64830) diff --git a/old/64830-0.txt b/old/64830-0.txt deleted file mode 100644 index 8db49fe..0000000 --- a/old/64830-0.txt +++ /dev/null @@ -1,4678 +0,0 @@ -The Project Gutenberg eBook of Mémoires de Miss Coote, by Rosa Belinda -Coote - -This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and -most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions -whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms -of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at -www.gutenberg.org. If you are not located in the United States, you -will have to check the laws of the country where you are located before -using this eBook. - -Title: Mémoires de Miss Coote - Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même - -Author: Rosa Belinda Coote - -Release Date: March 15, 2021 [eBook #64830] - -Language: French - -Character set encoding: UTF-8 - -Produced by: Gaëlle Vutron (This file was produced from images generously - made available by the Bibliothèque nationale de France - (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr) - -*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE *** - - - - - Collection Cressida - - Mémoires - de Miss Coote - - EXPLOITS - d'une Fouetteuse britannique - racontés par elle-même - - Traduits pour la première fois - de l'anglais en français - - BIBLIOTHÈQUE DES DEUX HÉMISPHÈRES - PARIS - - - - -LETTRE I - - -Ma chère Amie, - -Il y a longtemps, je le sais, que je vous ai promis de vous expliquer -l'origine de ma prédilection pour la fessée, cette passion qui est, -selon moi, une des plus délicieuses et des plus voluptueuses de la vie -privée, spécialement pour une vieille fille de respectabilité aussi -apparente que votre honorable amie. Les engagements doivent être -exécutés et les promesses tenues, sans quoi, je ne pourrais guère -espérer vous faire tâter à nouveau de ma jolie petite verge. Décrire, -ou, plutôt, confesser mon voluptueux travers est pour moi une tâche très -déplaisante et je me sens aussi honteuse en relatant ces choses par -écrit que je le fus la première fois que la gouvernante de mon -grand-père mit à nu mon petit postérieur empourpré pour le cingler sans -pitié. Je me résigne toutefois à commencer, à l'idée que c'est pour -votre satisfaction que je vais travailler, et parce que, mon sujet -m'échauffant, je réussirai, sans trop de peine, je l'espère, à vous -décrire quelques-uns des lascifs épisodes de ma jeunesse. - -Mon grand-père, comme vous le savez, d'ailleurs, était le général Sir -Eyre Coote, qui se rendit célèbre dans les Indes. C'était un flagellant -endurci et il n'était jamais plus heureux que quand une bonne occasion -de se servir du martinet s'offrait à lui. Je ne puis parler, bien -entendu, de tout ce qui dut, sans nul doute, précéder mes constatations -personnelles. - -Le premier souvenir que j'aie de lui remonte à l'époque où il dut se -retirer de la vie publique à la suite d'un scandale auquel il fut mêlé -et qui le fit tomber en disgrâce. Mes parents moururent tous deux alors -que j'entrais dans ma treizième année, et le vieux général, qui n'avait -d'autre famille, les remplaça auprès de moi, et, à sa mort, me légua -toute sa fortune, environ soixante-quinze mille francs de rente. - -Il résidait dans une jolie maison de campagne distante d'environ vingt -milles de Londres. C'est là que je passai les premiers mois de ma vie -d'orpheline en compagnie de sa gouvernante, Mme Mansell et des deux -servantes Jane et Jemima. Le vieux général était alors en Hollande, -recherchant, comme je l'appris plus tard, toutes les éditions originales -ayant trait aux pratiques de Cornelius Hadrien, ce père confesseur qui -flagellait les religieuses en punition de leurs péchés. - -Nous étions au milieu de l'été lorsqu'il revint, et, tout aussitôt, on -me restreignit considérablement les libertés dont je jouissais. Défense -de cueillir les fleurs ou les fruits du jardin, tous les jours une leçon -sous la direction du vieil autocrate lui-même. Ces leçons, assez simples -au début, devinrent bien vite beaucoup plus difficiles, et, maintenant -que bien des années ont passé là-dessus, il est évident pour moi qu'il -employait la tactique du loup envers l'agneau pour me mettre en défaut -et posséder un grief apparent contre moi. - -Ce qui me fit plaisir, à cette époque, ce fut sa répugnance à me voir -porter plus longtemps des vêtements sombres. Il prétendit qu'un deuil de -plusieurs mois était un témoignage de respect suffisant à la mémoire de -mes parents et que je devais être habillée dorénavant comme une jeune -fille du rang que je devais occuper. - -Bien que nous n'eussions guère de visiteurs, à part quelques vieux -compagnons d'armes du général, je fus pourvue à profusion de luxueuses -toilettes, d'élégantes chaussures, de jolies pantoufles; mes pantalons -et toute ma lingerie étaient ornés de dentelles. J'avais de superbes -jarretières, une paire entre autres avec des boucles d'or et mon -grand-père insistait pour me les mettre lui-même; il ne prenait pas -garde à la rougeur qui m'empourprait lorsqu'il feignait d'arranger en -même temps mon pantalon et ma chemise, et ne se gênait pas pour dire que -je ferais un joli morceau le jour où on me déshabillerait pour me -corriger. - -Peu à peu, mes leçons devinrent si difficiles que je n'y compris plus -rien. Un jour, mon grand-père me dit: «Rosa, Rosa, pourquoi ne vous -efforcez-vous pas de mieux faire? Je voudrais pourtant bien ne pas être -obligé de vous punir!» - ---Mais, grand-père, répondis-je, comment voulez-vous que j'apprenne -chaque jour une aussi longue leçon de cet horrible français! Je suis -sûre que personne n'en serait capable. - ---Tenez votre langue, petite impertinente, je suis, je crois, meilleur -juge qu'une gamine comme vous. - ---Mais bon papa, vous savez bien que je vous aime et que je fais de mon -mieux. - ---Eh bien! prouvez-moi votre affection en vous montrant plus diligente, -ou vos fesses feront connaissance avec une jolie petite verge que je -garde à leur intention, répondit-il sévèrement. - -Une autre semaine s'écoula, au cours de laquelle je constatai plusieurs -fois qu'il jetait sur moi des regards ardents, lorsque je paraissais au -dîner en robe de soirée (nous dînions toujours en toilette) et il me -conseilla de porter à mon corsage un petit bouquet de fleurs assorties à -ma carnation. - -Mais la tempête approchait, je ne devais plus longtemps échapper au -péril qui me menaçait. Il me trouva de nouveau en faute et me donna ce -qu'il appelait avec gravité un dernier avertissement. Mes yeux se -remplirent de larmes, je tremblai en regardant le froncement sévère de -sa vieille figure, et je compris que toute observation de ma part serait -inutile. - -La perspective de la punition me troubla si bien que je ne pus suivre -mes leçons qu'avec la plus grande difficulté, et, le surlendemain, j'y -renonçai complètement. - ---Oh! oh! fit alors le vieux général, puisqu'il en est ainsi, ma petite -Rosa, il faut en arriver à une bonne punition! - -Sonnant alors Mme Mansell, il lui ordonna de préparer la chambre de -punition et d'avertir les servantes de venir lorsqu'il les appellerait. -«Je suis, ajouta-t-il, peiné de le dire, Mlle Rosa est si paresseuse et -devient de jour en jour si inattentive à ses leçons, qu'elle doit être -sévèrement réprimée dans son propre intérêt.» - ---Et vous, méchante fille, me dit-il lorsque la gouvernante se fut -retirée, allez dans votre chambre et réfléchissez aux conséquences de -votre paresse. - -Rouge d'indignation, de confusion et de honte, je courus à ma chambre où -je m'enfermai au verrou, bien décidée à leur laisser enfoncer la porte -avant de me soumettre à cette humiliation publique, devant les deux -servantes. Je me jetai sur le lit et donnai libre cours à mes larmes, -pendant deux heures au moins, croyant, de minute en minute, le moment -fatal arrivé. Pourtant, comme personne ne venait me déranger, je conclus -que mon grand-père avait simplement voulu m'effrayer et, sur cette idée, -je tombai dans un sommeil réparateur. Je ne me réveillai qu'en entendant -à travers la porte la voix de Jane qui me criait: «Mademoiselle Rosa! -Mademoiselle Rosa! vous allez être en retard pour le dîner!» - ---Je ne veux pas dîner, Jane, si je dois être punie; allez-vous-en, -laissez-moi, balbutiai-je à travers la serrure. - ---Oh! mademoiselle Rosa, le général est resté au jardin tout -l'après-midi, il a l'air de très bonne humeur, peut-être a-t-il tout -oublié, ne le mettez pas en colère en n'étant pas prête pour le dîner, -vite, laissez-moi entrer. - -Alors, je tirai le verrou et me laissai habiller par elle. - ---Allons, mademoiselle Rosa, souriez, n'ayez pas l'air triste, descendez -comme si de rien n'était et tout sera probablement oublié, spécialement -si, pour faire plaisir à votre grand-père, vous mettez à votre corsage -ce joli petit bouquet, car vous ne l'avez jamais fait depuis le jour où -il a dit que cela ferait ressortir votre teint. - -Ainsi encouragée, j'affrontai mon grand-père et mangeai d'assez bon -appétit, ne supposant guère que l'heure fatale allait bientôt sonner! - -Le dîner se passa fort agréablement; en prévision sans doute du drame -qui allait se passer, mon grand-père prit coup sur coup plusieurs verres -de bordeaux; au milieu du dessert, comme il semblait m'examiner avec -encore plus d'attention que d'habitude, il remarqua soudain le petit -bouquet de roses blanches et s'écria: «Très bien, Rosa, je vois que vous -avez suivi mon conseil et que vous portez un bouquet, cela vous avantage -beaucoup, mais ce n'est rien en comparaison de l'effet que va produire -ma verge sur votre méchant derrière, qui va bientôt ressembler à ces -jolies pêches roses qui sont devant nous. Allons! le moment est venu.» -Et, sur ces mots, il tira la sonnette. - -Je crus que le sol allait s'effondrer sous moi; je bondis vers la porte, -mais ce ne fut que pour tomber entre les bras vigoureux de Jemima. - ---Allons, en route, Jemima, avec cette péronnelle que vous tenez si -bien, et vous, madame Mansell et Jane, suivez-nous, dit-il à celles-ci, -qui étaient arrivées au coup de sonnette. - -Toute résistance était inutile; je me trouvai bientôt dans une chambre -privée où je n'avais jamais pénétré; elle ne contenait que très peu de -meubles, à part le tapis et un confortable fauteuil, mais, au mur, -pendaient plusieurs poignées de verges et dans un angle, se trouvait un -instrument de la forme d'un marche-pied, couvert de serge rouge et -pourvu de six anneaux, deux en haut et en bas, et deux au milieu. - ---Attachez-la au cheval et préparez-la pour l'opération, dit le général, -en s'installant dans le fauteuil pour contempler le spectacle à son -aise. - ---Allons, Rosa, tenez-vous tranquille, et n'irritez pas davantage votre -grand-père, dit Mme Mansell, en m'enlevant ma ceinture; défaites votre -robe pendant que les bonnes vont disposer le cheval au milieu de la -pièce. - ---Oh! non! non! je ne veux pas être fouettée! oh! monsieur! oh! -grand-père! ayez pitié de moi! m'écriai-je en me jetant aux genoux du -vieillard. - ---Allons! allons! pas tant de grimaces, Rosa, c'est pour votre bien. -Madame Mansell, faites votre devoir et qu'on en finisse bien vite avec -cette pénible corvée. Elle ne serait pas de ma race si elle ne montrait -pas son courage au moment décisif. - -Les trois femmes essayèrent de me relever, mais je ruai, les égratignai -et les mordis, et, pendant quelques instants, réussis à les tenir en -échec, mais je fus vite à bout de forces, et Jemima, que j'avais -gratifiée d'une morsure à la main, prit sa revanche en me portant sur la -terrible machine. En un clin d'oeil, mes mains et mes pieds furent fixés -aux anneaux, supérieurs et inférieurs, et, comme le cheval allait en -s'élargissant vers le bas, mes jambes se trouvèrent maintenues, -largement écartées, par les chevilles. - -Je pus entendre Sir Eyre s'esclaffant joyeusement: «Parbleu! c'est une -gaillarde, et il nous faudra la mater, elle est bien de sa famille. -Bravo! Rosie! Et maintenant, préparez-la vivement. - -Je m'abandonnai à un sombre désespoir, tandis que mes vêtements déchirés -et mes jupons étaient retroussés et épinglés à mes épaules; mais -lorsqu'elles commencèrent à dénouer mon pantalon, ma rage éclata de -nouveau. Tournant la tête, je vis le vieillard dont la face rayonnait de -satisfaction, brandissant dans la main droite une poignée de verges -fraîchement coupées. Mon sang bouillait et mes fesses frémissaient par -anticipation, surtout quand Jemima rabattant mon pantalon au dessous de -mes genoux, m'eut administré une petite tape sur le derrière comme pour -me donner un avant-goût de ce qui m'attendait. Alors, je hurlai -littéralement: «Il faut que vous soyez une vieille sale bête pour leur -permettre de me traiter ainsi!» - ---Une vieille sale bête! ah! vraiment! s'écria-t-il, bondissant de -fureur; nous allons voir cela, mademoiselle, peut-être serez-vous -heureuse de faire des excuses avant longtemps. - -Je le vis s'avancer vers moi. - ---Oh! grâce! grâce! monsieur! criai-je alors; je ne le pensais pas, -elles m'ont fait tant de mal que je ne savais plus ce que je disais. - ---C'est un cas très grave, répondit-il, en s'adressant sans doute aux -autres. Elle est paresseuse, vicieuse, violente, et elle ose m'insulter, -moi, son seul protecteur naturel, au lieu de me témoigner le respect -qu'elle me doit. Il n'y a pas à hésiter, le seul remède, quelque pénible -qu'il puisse être pour nous de l'appliquer, c'est d'extirper à jamais -ces mauvais germes, et si nous faiblissons dans notre tâche, c'est une -enfant perdue. Jusqu'à présent, elle n'a pour ainsi dire jamais été -dressée. - ---Oh! grand-père, punissez-moi, mais pas ainsi, je sens que je ne -pourrai pas l'endurer, c'est si terrible, si cruel! sanglotais-je -éperdument. - ---Mon enfant, vos larmes de crocodile n'ont aucun effet sur moi, -prenez-en votre parti. Si nous vous pardonnions aujourd'hui, vous ne -feriez qu'en rire et deviendriez pire que jamais. A votre place, Jane, -assez de temps perdu comme ça! Et ce disant, il brandit la verge qui -siffla dans l'air. Je suppose que c'était en matière de préambule, car -je ne fus pas touchée; en réalité, il m'avait jusqu'alors traitée comme -le chat qui sait que la souris avec laquelle il joue ne peut lui -échapper. - -Je pus voir, dans les yeux de Jane, des larmes de compassion; Jemima -souriait malicieusement; Mme Mansell paraissait très grave, mais je -n'eus guère le temps de me livrer à mes observations; un coup piquant, -mais pas trop brutal, me cingla bien en travers des deux fesses, puis un -second, puis un troisième, se succédant assez lentement pour que je -puisse espérer que le châtiment ne serait peut-être pas aussi terrible -que je l'avais craint; aussi, serrant les dents, réprimant mes plaintes, -je résolus de dissimuler de mon mieux mes impressions. Ces réflexions, -et bien d'autres encore, je les fis avant que le sixième coup m'eût -cinglé les fesses; mon derrière me picotait sur toute la surface, à -chaque coup le sang me bouillonnait dans les veines et je devais avoir -la figure aussi rouge que l'envers de ma personne. - ---Eh bien, paresseuse, cria le général, commencez-vous à goûter les -fruits de votre conduite, dites? M'appellerez-vous encore vieille bête? -Et il scanda chaque question d'une cinglade plus violente. - -Je puisai dans ma résolution l'énergie nécessaire pour ne pas crier, ce -qui sembla l'irriter davantage. - ---Aussi boudeuse qu'obstinée, sacrebleu! continua-t-il, mais nous vous -guérirons de cela! Ne supposez pas, mademoiselle, qu'une gamine comme -vous aura le dernier avec moi; tenez! tenez! tenez! A chaque mot, il me -fouettait de plus en plus fort, et au dernier, il me frappa si -furieusement que ma peau me sembla devoir éclater; je sentis qu'un autre -coup semblable allait faire jaillir le sang, heureusement il -s'interrompit comme s'il eût été hors d'haleine, mais simplement, je le -compris plus tard, pour prolonger le plaisir exquis qu'il savourait. - -Pensant que tout était fini, je les suppliai de me laisser aller; j'eus -la douleur de voir que je me trompais. - ---Pas encore, pas encore, mauvaise gamine, vous n'avez pas eu la moitié -de ce qui vous est dû pour vos égratignures, vos morsures et vos -impertinences! s'écria Sir Eyre. - -De nouveau, la verge abhorrée siffla dans l'air et vint s'abattre sur ma -chair endolorie, meurtrissant à la fois mes fesses et mes cuisses. Bien -qu'il semblât désireux d'éviter le sang, je ne devais pas en être quitte -à si bon compte; il entrait simplement dans le plan qu'il avait médité -de ne pas épuiser trop vite sa pauvre victime. - ---Mordez, égratignez, révoltez-vous contre mes ordres, allez, -mademoiselle, vous saurez maintenant ce que cela vous vaudra. Vous ne -méritez aucune pitié. Passe encore pour la paresse, mais pour une -conduite aussi indigne, jamais! Je crois ma foi que, si vous aviez pu, -vous auriez tué n'importe qui dans votre fureur. Mordez, égratignez, -révoltez-vous, allons... mais mordez donc? Et tout en me morigénant, le -vieillard s'acharnait de plus en plus sur mes fesses, si bien que des -gouttelettes de sang commencèrent à se montrer sur mes rotondités -meurtries. - -Chaque coup me faisait un mal affreux, et je me serais évanouie, si ses -remontrances ne m'avaient soutenue comme un cordial, et, d'autre part, -en même temps que la souffrance, j'éprouvai une chaleur des plus -agréables et une sorte d'excitation impossible à définir, mais que vous -avez sans doute, ma chère amie, éprouvée vous-même quand je vous ai -tenue sous ma discipline. - -Mais malgré toute ma résolution, je ne pus refréner plus longtemps mes -soupirs et mes plaintes; je crus bientôt que j'allais succomber sous -cette torture, en dépit de l'exquise sensation qui s'y mêlait. -Néanmoins, malgré mes «oh!» mes «ah!» mes cris perçants, je ne demandai -pas grâce de nouveau; des idées de vengeance me soutinrent, et je me -représentai combien il me serait doux de les fouetter à mon tour -jusqu'au sang, de leur lacérer la chair, spécialement au général et à -Jemima et même à la pauvre Jane toute larmoyante. - -Sir Eyre, qui semblait oublier son âge, se démenait avec frénésie. - ---Par l'enfer! allez-vous demander pardon! N'allez-vous pas nous faire -des excuses, petite entêtée! sifflait-il entre ses dents. C'est la plus -tenace et la plus obstinée de toute la famille. Sacredieu! elle est bien -de sa race. Mais il ne sera pas dit, madame Mansell, que cette petite -drogue aura raison de moi. Tenez! tenez! tenez! cria-t-il en frappant -encore plus fort, et, à la fin, la verge dont il ne restait plus que le -tronçon, s'échappa de sa main, tandis qu'il s'affaissait hors d'haleine -dans son fauteuil. - ---Madame Mansell, articula-t-il, donnez-lui une demi-douzaine de bonnes -cinglées avec une verge neuve pour la finir et lui apprendre que, si -elle peut épuiser un vieil homme comme moi, il reste dans la maison -assez de bras solides pour mettre à la raison son impudent postérieur. - -Obéissant à cet ordre, la gouvernante prit en main une verge fraîche et -m'en donna délibérément sur les fesses en comptant d'une voix claire: -Un, deux, trois, quatre, cinq, six. Quoique rudement appliqués, ses -coups ne me meurtrirent pas aussi cruellement que ceux de Sir Eyre. «Là! -me dit-elle, lorsqu'elle eut terminé, j'aurais pu frapper plus fort, -mais j'ai eu pitié de vous, pour la première fois.» - -Affreusement meurtrie, presque inanimée, il fallut que l'on me portât -dans ma chambre. J'étais victorieuse, mais quelle victoire! Tout -écorchée, toute saignante, j'avais en outre la certitude que le vieux -général recommencerait à la première occasion favorable. - -La pauvre Jane riait et pleurait à la fois au spectacle de mes fesses -lacérées, qu'elle lavait tendrement avec de l'arnica et de l'eau -fraîche; elle semblait si accoutumée à ce travail que quand nous fûmes -sur le point de nous coucher--je l'avais décidée à rester auprès de -moi--je lui demandai si elle n'avait pas déjà souvent soigné des -postérieurs fouettés. - ---Oui, mademoiselle Rosa, répliqua-t-elle, mais vous me garderez le -secret et aurez l'air de ne rien savoir. J'ai été fouettée moi-même et -bien fort, quoique pas aussi cruellement que vous. Au bout d'une ou deux -fois, on aime assez cela, surtout si l'on n'est pas trop durement -cinglée. La prochaine fois, il faudra demander grâce de toutes vos -forces, cela fait plaisir au général et apaise sa colère. Il était si -épuisé de vous avoir fouettée que Mme Mansell voulait envoyer chercher -le médecin, mais Jemima lui ayant dit qu'une bonne fessée lui vaudrait -mieux et lui ferait descendre le sang de la tête, elles l'ont fustigé de -bonne façon si bien qu'il est tout à fait revenu à lui, et a ordonné -qu'on le laisse tranquille. - -Ainsi se termina ma première leçon; dans mes lettres suivantes, vous -saurez ce qui m'arriva avec Jane, comment je continuai la lutte avec le -général, mes aventures au pensionnat Flaybum et mes propres exploits -depuis le jour où je devins ma maîtresse. - - - - -LETTRE II - - -Le lendemain matin, Jane et moi reprîmes notre conversation et en voici -à peu près les termes: - -_Rosa._--Alors, Jane, vous avez été fouettée? Et pour quel motif? - -_Jane._--La première fois, ce fut pour avoir été vue marchant à côté -d'un jeune homme en revenant de l'église. Le général prétendit que je -n'étais pas du tout pieuse et que ma dévotion n'était qu'un prétexte à -me promener avec des jeunes gens et qu'il fallait me guérir de cela sous -peine de perdition. - -_Rosa._--Eh bien! N'avez-vous éprouvé aucune idée de vengeance après -avoir été fouettée pour ce motif? - -_Jane._--Oh! si! Mais j'oubliai tout après avoir eu la joie de voir -Jemima bien fessée à son tour. Elle en eut son compte, je vous le -garantis; mais elle est solide et dure comme du cuir! - -_Rosa._--Peut-être pourrais-je oublier de même si j'avais le plaisir de -vous voir toutes solidement fouettées, et j'ai grande envie de commencer -par vous, Jane, dès que je ne serai plus aussi meurtrie. - -_Jane._--Mais puisque vous haïssez Jemima, je le sais, n'auriez-vous pas -plus de plaisir à la voir juchée sur le cheval? Peut-être -pourrions-nous, en nous entendant bien, la faire tomber dans un piège? - -_Rosa._--Voyez-vous la bonne pièce? Pensez-vous que je vous tienne -quitte jusqu'à temps que je me sois vengée des autres? Attendez que je -me sente suffisamment bien et vous verrez si je ne règle pas votre -compte en premier! Je ne manquerai pas d'occasions puisque vous devez -coucher toutes les nuits dans ma chambre. Je n'ai pas oublié que vous -m'avez persuadée de m'habiller pour le dîner alors que vous saviez -parfaitement ce qui m'attendait. - -_Jane._--Mlle Rosa, je ne pouvais pas faire autrement; Mme Mansell -m'avait envoyée pour vous habiller. Le vieux général avait remis la -chose après le dîner, car il aime voir les pénitentes en grande -toilette. Lorsqu'il corrige l'une de nous, il faut qu'elle soit habillée -de son mieux, et si pendant la correction un vêtement se trouve abîmé, -Mme Mansell nous le remplace; si bien qu'une bonne fessée ne nous cause -pas grand dommage. Jemima a même fait plusieurs fois exprès d'abîmer ses -affaires. Il est vrai que si on les lui a payées, le général s'est bien -remboursé sur ses fesses. - -Je fus encore bien endolorie durant plusieurs jours pendant lesquels je -confectionnai une jolie verge que je dissimulai pour en faire tâter à -Jane quand elle s'y attendrait le moins. Elle ne savait pas, d'ailleurs, -si j'étais allée dans le jardin ou hors de la maison. Comme elle était -naturellement plus âgée et beaucoup plus forte que moi, il me fallait la -maîtriser par quelque stratagème. Je lui laissai croire que j'avais -complètement oublié mes griefs, mais un soir, comme nous étions -déshabillées pour nous mettre au lit, je lui dis: «Jane, est-ce que Mme -Mansell ou Jemima vous ont déjà fouettée sans que Grand-Père le sache? - -_Jane._--Oh! oui! mademoiselle, plus d'une fois, et elles m'ont même -rudement étrillée. - -_Rosa._--Comment ont-elles fait? - -_Jane._--Parbleu, j'étais attachée par les mains aux montants du lit. - -_Rosa._--Oh! montrez-moi cela, et laissez-moi vous attacher pour que je -me rende compte. - -_Jane._--Volontiers, si cela peut vous faire plaisir, mademoiselle. - -_Rosa._--Avec quoi pourrai-je bien vous attacher, vous êtes forte comme -Samson? - -_Jane._--Une paire de mouchoirs fera très bien l'affaire et voici des -serviettes pour me ficeler les jambes. - -Selon ses indications, je lui eus vite ficelé les poignets aux deux -pommeaux du pied du lit, puis je fixai ses jambes largement écartées aux -pieds de la table. - ---Oh! sapristi, fit alors Jane, vous avez rudement serré! Pourquoi -diable m'attacher de la sorte, je ne pourrai plus m'en aller si vous ne -me délivrez pas vous-même. - ---Restez, ne bougez pas! criai-je, je veux vous voir tout à fait en -tenue, à présent que vous voilà bien attachée,--et rapidement je -retroussai sa chemise de nuit bien au-dessus de sa taille, de façon à -exposer son postérieur joufflu et son ventre joliment ombragé à mes -regards surpris. - ---Oh! comme vous êtes belle, Jane, dis-je en l'embrassant, vous savez -que je vous aime bien, seulement votre gros cucul a mérité d'être puni. -C'est un devoir pénible pour moi, mais vous allez voir que ce n'est pas -pour rire, mademoiselle, regardez quelle bonne grosse verge je vous -destine, fis-je en lui montrant l'instrument. - ---Grâce! Grâce! Mlle Rosa, s'écria-t-elle, vous ne voudrez pas me faire -de mal, j'ai toujours été si bonne pour vous! - ---Ce n'est pas par plaisir, Jane, c'est par devoir. Vous étiez avec les -autres contre moi, vous êtes la première que j'attrape, tant pis pour -vous. Je ne pourrai peut-être pas me venger des autres d'ici longtemps. - -La vue de ses fesses rebondies me transportait du désir d'exercer mon -habileté sur elle et de contempler ce spectacle que j'avais offert -moi-même. Saisissant nerveusement la verge, sans plus tarder, je -commençai l'attaque par quelques coups cinglants qui changèrent en rouge -foncé la teinte rose des deux globes. - ---Ah! Ah! C'est une honte! Vous êtes aussi méchante que le vieux -général, petite sournoise! Vous m'avez tendu un piège! - ---Vous n'en avez pas l'air bien fâchée, mademoiselle, lui criai-je, mais -je vais faire en sorte de vous rabattre le caquet; d'ailleurs, je -commence à croire que vous êtes la pire du quatuor et que votre -prétendue compassion n'était que pure hypocrisie. Mais, c'est mon tour à -présent. Bien entendu, vous étiez trop forte pour moi, si je n'avais pas -agi de ruse avec vous! Que dites-vous de cela, mademoiselle Jane? Et -tout en parlant, Vzz, Vzz, Vzz, je cinglais de la verge son gros -postérieur qui prit bientôt un aspect fort curieux. - ---Petite scélérate! Petite vipère! criait Jane. Votre grand-père saura -tout cela. - ---C'est votre intention, mademoiselle la rapporteuse. Eh bien! alors je -vais vous faire payer cela d'avance, répliquai-je. La vue de sa croupe -ne faisait qu'accentuer mon excitation, et ce fut avec un frisson de -plaisir que j'aperçus de petites gouttes de sang. Elle se démenait et se -tortillait avec des cris et des soupirs étouffés, mais chaque fois -qu'elle prononçait quelques mots il semblait que c'était dans le dessein -de m'irriter davantage. Ma surexcitation croissait en intensité; ce -sauvage exercice me causait un immense plaisir, et dans ma fureur -irréfléchie, je mis réellement ses fesses en piteux état. A la fin, -essoufflée, épuisée, je dus laisser tomber la verge et ma frénésie se -changea en compassion lorsque je vis qu'elle paraissait inanimée, -inerte, la tête renversée, les yeux fermés, les doigts crispés. - -L'embrassant tendrement: «Jane, Jane!», lui criai-je d'une voix émue, je -vous aime et vous pardonne, et maintenant, je veux être aussi bonne pour -vous que vous l'avez été pour moi après ma punition. - -Ses mains et ses pieds furent bientôt déliés; alors, à mon vif -étonnement, elle jeta ses deux bras autour de mon cou, et, m'embrassant -passionnément, elle me dit, les yeux brillants: «Et moi aussi, je vous -pardonne, mademoiselle Rosa, car vous ne vous imaginez pas quel plaisir -vous m'avez procuré, les derniers instants, surtout, ont été exquis. - -Sur le moment, tout cela était pour moi une énigme que je ne compris que -plus tard. Elle ne se préoccupa guère de son postérieur marbré. «Ce qui -a été terrible pour vous, mademoiselle Rosa, me dit-elle, n'a rien été -pour moi, je suis plus âgée et plus endurcie que vous, en outre, c'est -toujours la première fois qui est la plus pénible. Sir Eyre a été -réellement barbare de vous écorcher comme il l'a fait, mais c'est votre -obstination qui l'y a conduit. Vous verrez que vous aimerez bientôt cela -ainsi que moi.» - -Nous continuâmes à bavarder ainsi pendant que je baignais et pansais les -parties meurtries, et finalement nous nous endormîmes après qu'il eut -été convenu entre nous qu'elle me donnerait, dans un jour ou deux, une -agréable leçon. - -Quelques jours se passèrent tranquillement; mon châtiment avait été trop -sévère pour que je risquasse à la légère un nouveau conflit avec le -général. Cependant j'attendais avec impatience l'occasion de me venger -de toute la bande, excepté de Jane qui était devenue mon amie de coeur. -Nous examinions, sans succès, d'ailleurs, toutes sortes de plans pour -faire mettre soit l'une soit l'autre dans un mauvais cas. Le vieux -général me conseillait souvent de prendre garde à moi, car il ne -manquerait pas la première occasion de me faire danser sans musique. - -Un jour, cependant, étant dans le jardin avec la gouvernante, je lui fis -remarquer que le général était réellement bizarre de laisser les -brugnons tomber et se perdre plutôt que de nous les laisser manger. - ---Ma chérie, dit Mme Mansell, si vous en prenez deux ou trois, il ne le -remarquera pas, en tous cas, ne dites pas que je vous l'ai conseillé, -c'est, en effet, absurde de les laisser pourrir. - ---Mais, mademoiselle Mansell, répliquai-je, ce serait un vol? - ---Ce n'est pas un vol de prendre ce qui aurait été perdu, répondit-elle, -vous n'avez pas la notion exacte de l'honnêteté, d'ailleurs n'êtes-vous -pas un peu la maîtresse de la maison. - ---Vous me faites l'effet du serpent et moi d'Ève; c'est vrai qu'ils ont -l'air délicieux; vous ne me trahirez pas, au moins? lui dis-je avec -candeur. Sur ce je cueillis un des fruits et Mme Mansell le partagea -avec moi, ce qui me mit tout à fait à l'aise. - -Le lendemain, juste avant le dîner, nous entendîmes la voix du général -nous appelant tous brusquement dans sa chambre. «Comment se fait-il, Mme -Mansell, dit-il, l'air furibond, que je ne puisse laisser mes clés dans -la serrure de cette étagère sans que quelqu'un goûte à mon rhum? Comme -je soupçonnais depuis longtemps qu'il y avait dans mon entourage un -dégustateur trop rusé, j'ai usé de ruse à mon tour. Voyant que le rhum -semblait à son goût, la dernière fois que le flacon a été rempli, j'ai -fait une petite raie avec mon diamant pour marquer la hauteur du liquide -dans la bouteille, et depuis, je me suis contenté de boire du brandy. Eh -bien! regardez! En trois ou quatre jours, il n'en a pas filé moins d'une -demi-pinte. Venez ici, Rosa... et vous Mme Mansell... à votre tour, -Jemima!» et ce disant, il sentit notre haleine à tour de rôle. - ---Femme, dit-il à celle-ci comme elle se troublait et hésitait à se -soumettre à cette épreuve, je n'aurais pas cru que vous étiez une -sournoise et une voleuse; si vous avez réellement besoin d'un peu -d'alcool, Mme Mansell, j'en suis certain, vous eût permis d'en prendre. -Comme vous êtes ici depuis plusieurs années et que nous n'aimons pas le -changement, on ne vous mettra pas à la porte, mais on vous guérira -demain de l'envie de voler; vous auriez dû être fouettée sur le champ, -mais comme j'ai un ami à dîner ce soir, cela vous fera du bien -d'attendre et de réfléchir à ce que vous allez recevoir. Filez, -maintenant, et que le dîner soit servi correctement, ou je vous réserve -quelque chose à la mode hindoue dont vous me direz des nouvelles. - -Nôtre visiteur était notre plus proche voisin, ancien colonel et grand -chasseur de renards, et pourtant mes idées étaient si surexcitées par la -perspective du châtiment de Jemima que la soirée me parut fort agréable. - -Le lendemain, grand-père passa toute la journée à inspecter le jardin et -j'eus le pressentiment qu'il remarquerait la disparition des brugnons. -Ayant été si méfiant pour le rhum, il pourrait l'être de même pour les -fruits. - -Mes craintes n'étaient que trop fondées, m'ayant aperçue avec Mme -Mansell cueillant un gros bouquet pour mettre à la coupable, il s'écria: -«Mme Mansell pendant que vous y êtes, faites donc un second bouquet, -quelqu'un a rendu visite aux brugnons. Ne sauriez-vous pas qui, Rosa?» - ---Oh! grand-père, vous savez bien qu'on m'a formellement défendu de -toucher aux fruits, dis-je, l'air aussi innocent que possible. - ---Et vous, madame Mansell, savez-vous quelque chose à ce sujet? Rosa me -répond à côté de la question, reprit-il en me regardant sévèrement. - -J'étais très embarrassée, et, pour comble, Mme Mansell, affectant une -profonde répugnance à dire un mensonge confessa toute la vérité. - ---Ma parole, j'ai affaire à une jolie bande, car Jane ne vaut pas mieux -que les autres. Madame Mansell, votre conduite m'étonne et vous serez -assez punie en considérant quelle gravité j'attache à ce cas, et quant à -Rosa, une telle duplicité, chez une enfant si jeune, me fait frémir; -mais occupons-nous d'abord de Jemima, et nous verrons ensuite ce qu'il y -aura lieu de faire. - -Dans l'état d'incertitude où j'étais, je courus vers Jane pour lui -confier mes angoisses; c'était, selon elle, une heureuse circonstance -que Jemima passât la première, car le vieillard serait fatigué, et, sans -doute, me tiendrait quitte à bon compte, surtout si je criais et -implorais grâce. - -Ainsi réconfortée, je m'arrangeai pour dîner copieusement et pris un -verre de vin en plus (j'étais supposée n'en prendre qu'un) puis, je me -rendis à la salle des corrections, à peu près rassurée, d'autant plus -que j'étais fort désireuse de voir Jemima bien fouettée. - -Quand je jetai les yeux sur elle, elle faisait une révérence au général, -assis dans son fauteuil, verge en main. Son apparence me frappa -d'admiration. Sa taille était au-dessus de la moyenne, elle avait de -beaux cheveux châtains, un teint éclatant, de grands yeux bleus très -vifs, elle portait une robe de soie bleus échancrée très bas, qui -révélait les trésors de sa poitrine bombée, son gros bouquet était fixé -de côté, elle avait des souliers de satin rose à hauts talons avec des -boucles d'argent; son corsage était à manches courtes, mais des gants de -chevreau de couleur fauve montant au-dessus du coude dissimulaient la -rudesse de sa peau et la rougeur de ses mains. - ---Préparez-la immédiatement, dit le général, elle sait trop bien ce qui -l'amène ici pour qu'il soit utile de le lui dire. Tenez, Rosa, -passez-moi cette grosse poignée de verges, la petite ne serait qu'un -joujou pour son gros cul, Ha! Ha! celle-ci fera bien l'affaire! -ajouta-t-il en la faisant siffler dans l'air. - -Jane et la gouvernante l'avaient déjà dépouillée de la robe bleue, et -étaient en train de lui enlever le jupon blanc bordé de dentelle; le -bouquet, tombé sur le parquet, la victime se trouva en chemise et -pantalon, et je pus admirer sa poitrine bien prise, son cou harmonieux -et surtout ses jambes pleines et rondes dans leurs bas de soie rouge, -retenus par d'élégantes jarretières (le général était très exigeant sur -la toilette de ses pénitentes). - -J'aidai à l'attacher et à dénouer son pantalon que Jane rabattit -complètement, tandis que Mme Mansell retroussait et épinglait sa -chemise, étalant dans leur magnifique plénitude ses fesses glorieusement -charnues, dont la peau blanche resplendissait sous la clarté des -flambeaux. - -Je lui donnai quelques bonnes tapes pour lui montrer que je n'avais pas -oublié celles qu'elle m'avait données, puis je m'écartai pour laisser la -place à Sir Eyre. - -J'étais si absorbée par ce fascinant spectacle que j'en oubliai -totalement ce qui m'attendait moi-même. - -Flac! La grosse verge s'abattit avec une violence qui l'eût fait bondir -si elle n'eût été attachée. Elle poussa un «Ahhh!» étouffé et un large -sillon rouge apparut sur la chair. A chaque coup qui suivit, sa figure -s'empourpra davantage et elle sembla suffoquer, tout en s'efforçant de -ne pas hurler, mais la verge était si cinglante et le général frappait -si fort qu'en moins d'une douzaine de coups, les fesses blanches furent -tachées de sang et la verge volait dans toutes les directions. «Ah! Ah! -Oh!» hurla-t-elle enfin. «Assez! pitié, monsieur, je n'en puis plus, -c'est trop, je vous le jure!» - ---Abominable voleuse, je vais vous fesser jusqu'à ce que mort s'ensuive; -si je ne vous guéris pas aujourd'hui à tout jamais, c'est une bonne -domestique que je perdrai, riposta Sir Eyre en la fouaillant de plus -belle. - -Mon sang bouillait sous l'excitation voluptueuse, à laquelle j'étais en -proie, et jeune comme je l'étais, barbare comme je savais être la -correction, je n'éprouvais pas la moindre pitié pour la victime. C'est -un sentiment que, seuls, peuvent comprendre les fervents adorateurs de -la verge. - ---Vous aimez le rhum, je crois mademoiselle, faisait le général, mais -c'est le payer un peu cher, n'est-ce pas, n'est-ce pas... n'est-ce -pas?... - -Le pauvre vieux, hors d'haleine, ayant été obligé de s'asseoir, Mme -Mansell, devançant son désir, prit une verge neuve et, sans laisser -souffler la victime, se mit à la fouetter à son tour. - ---Elle n'a pas volé sa punition, monsieur, car je ne lui refuse jamais -rien pourvu qu'elle se conduise bien, dit-elle, prenant son air le plus -pincé. Dans son ardeur à fouetter, sa coiffure s'étant dérangée et sa -physionomie s'animant, elle me fit l'effet de la déesse de la vengeance. -«Recommencerez-vous... dites... répondez... ingrate... voleuse...» -criait-elle, ponctuant chaque mot d'un furieux coup de verge. - -La pauvre Jemima sanglotait et implorait grâce d'une voix brisée, tandis -que des gouttes de sang coulaient le long de ses cuisses, mais la -gouvernante semblait sourde et Sir Eyre paraissait en extase. Quelque -résistante que fût la victime, cela ne pouvait plus, néanmoins, durer -bien longtemps. Terrassée par l'acuité de ses souffrances, Jemima -s'évanouit et il nous fallut lui asperger la figure d'eau fraîche pour -la ranimer. On la couvrit d'un manteau et on la conduisit dans sa -chambre où on la laissa seule. - ---A votre tour, Rosa, me dit alors le général tenant en mains une verge -fraîche et souple; embrassez la verge et apprêtez-vous. - -Sachant à peine ce que je faisais, je m'inclinai et donnai le baiser -ordonné. En un rien de temps, Mme Mansell et Jane m'eurent préparée, car -je demeurais passive, et dès que je fus exposée en plein, les membres -bien écartés, le général reprit son rôle. - ---Vous avez pu voir, me dit-il, par l'exemple de Jemima, comme je suis -sévère à l'occasion, peut-être n'avez-vous pas compris la gravité de la -réponse que vous m'avez faite aujourd'hui, aussi, suis-je enclin à être -indulgent pour cette fois; mais, souvenez-vous, pour l'avenir, si vous -vous en tirez à bon compte aujourd'hui, qu'un mensonge est préférable à -une réponse évasive. Je crois que la dernière fessée a produit son -effet, car vous vous comportez ce soir tout autrement. Ainsi, -souvenez-vous... souvenez-vous... Souvenez-vous... - -Il me cinglait le derrière à chaque mot. J'implorais grâce, promettant -d'être sincère à l'avenir. Après une vingtaine de coups qui me mirent -les fesses en feu: «Je vous tiens quitte pour aujourd'hui, fit-il en -m'octroyant une dernière cinglade, mais si violente que, cette fois, le -sang se montra sur mes fesses déjà empourprées. - -Je termine ici ma seconde lettre. - -Croyez-moi votre amie dévouée. - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE III - - -Ma chère Nelly, - -Je vous ai dit, dans ma dernière lettre, comment je me tirai sans grand -dommage de l'affaire des brugnons; mais je n'avais reculé que pour mieux -sauter, et le général s'était évidemment promis de m'accommoder de bonne -façon à la première occasion favorable. - -Chose bizarre, ma première punition, pourtant corsée, et la terrible -fessée que j'avais vu administrer à Jemima ne n'avaient produit d'autre -effet que de me rendre, si possible, plus audacieuse. J'aurais voulu me -venger de Sir Eyre et de Mme Mansell, mais aucun de mes plans de -vengeance ne me donnait satisfaction. Si j'avais pu arriver à mes fins, -peu m'eût importé ce qui en serait résulté pour moi. - -Jane ne pouvant me suggérer aucune idée, je résolus d'agir seule, tout -en affectant d'y renoncer; mais diverses mésaventures arrivèrent dès -lors à tous les hôtes de la maison, y compris moi-même. Le général entra -en fureur, lorsqu'un beau jour il trouva plusieurs de ses livres de -flagellation abîmés ou déchirés, mais il ne put fixer ses soupçons sur -personne, bien qu'il suspectât fort Jemima d'être, par vengeance, -l'auteur de ce délit. Peu de temps après, Mme Mansell se piqua les pieds -à des orties cachées dans ses draps. Sir Eyre et elle étaient surtout -les victimes; mais le méfait suivant fit déborder le vase. Quelques -jours plus tard, en se mettant au lit, le général fut soudain -cruellement piqué et égratigné par des branches de ronces habilement -dissimulées dans son lit. Comme il avait l'habitude de rabattre -complètement le drap de dessus avant d'entrer au lit, puis de le ramener -sur lui après s'être allongé, les épines avaient été placées entre le -matelas et le drap du dessous de sorte qu'il ne pût les voir; mais il -les sentit bien vite. Le dos écorché, il fit un bond violent, se -retourna à quatre pattes, et bondit de nouveau, affreusement piqué aux -genoux et aux mains. Bref, lorsqu'il put s'échapper du lit il avait été -écorché un peu partout, quelques épines étaient restées piquées dans ses -chairs et je pus voir, le lendemain, des taches de sang sur ses draps. - -Il fallut que Mme Mansell sautât de son lit en toute hâte, pour soigner -le pauvre bonhomme. Cela lui prit une bonne heure, au bout de laquelle, -elle se recoucha avec délices pensant rattraper le sommeil perdu. A -peine était-elle remise au lit qu'elle poussa des «Aïe! Aïe! Hola!» de -souffrance, et s'écria: «Ah! c'est trop fort! les coquins sont venus -dans ma chambre pendant mon absence!» Jemima, Jane et moi étant -accourues à ses cris, nous la trouvâmes affreusement écorchée, surtout -aux genoux, nous réprimâmes un sourire de satisfaction; Jemima surtout -avait l'air radieuse. - -_Mme Mansell._--Vous n'avez pas honte de me traiter ainsi; c'est une de -vous trois et je soupçonne fortement Jemima. - -_Jemima._--Je n'ai pu m'empêcher de sourire en vous entendant crier, -madame, mais je croyais que vous n'aviez pas grand'chose. - -_Mme Mansell._--Effrontée, coquine, je le dirai au général. - -Jemima, Jane et moi protestâmes de notre innocence, mais en vain; il -devait évidemment en cuire à l'une de nous, peut-être à toutes les -trois. - -La gouvernante et le général se ressentirent plus d'une semaine de cette -alerte, plusieurs épines leur étant restées dans les chairs, une entre -autres dans le genou de Mme Mansell. Sir Eyre dut attendre en -conséquence dix jours avant de mettre l'affaire sur le tapis. - -L'heure fatale sonna enfin; nous comparûmes toutes dans la salle de -punition devant le général, trônant dans son fauteuil; ce fut comme -d'habitude après le dîner, et nous étions en tenue de soir. - -_Sir Eyre._--Vous n'ignorez pas pourquoi je vous ai fait venir ensemble. -Un outrage comme celui que nous avons subi, Mme Mansell et moi, ne peut -rester impuni; donc, si aucune de vous trois n'avoue en être l'auteur, -je suis décidé à vous punir toutes les trois et sévèrement pour que la -coupable n'échappe pas à son sort. Allons Rosa, est-ce vous? Si ce n'est -vous, c'est une des deux autres. - -_Rosa._--Moi grand-père! Vous savez bien du reste, qu'on m'a fait à -moi-même toutes sortes de farces. - -_Sir Eyre._--Et vous, Jemima. Est-ce vous? - -_Jemima._--Oh! mon Dieu! monsieur! Mais je n'ai même jamais touché de -ronces de ma vie! - -_Sir Eyre._--Jane, êtes-vous coupable ou non, ou soupçonnez-vous -quelqu'un? - -_Jane._--Oh! non! monsieur, je vous l'affirme. - -_Sir Eyre._--Donc il y a parmi vous une fieffée menteuse. Rosa, comme -vous êtes la plus jeune, je vous punirai en premier, peut-être en -attendant, déciderez-vous la coupable, si ce n'est vous, à se dénoncer. - -Puis, se tournant vers Mme Mansell: «Préparez-la, dit-il, elle n'a pas -reçu la fessée telle qu'elle la méritait, l'autre jour. Mais -aujourd'hui, elles auront toutes les trois leur compte, quand je devrais -y passer toute la nuit. Jane et Jemima aidez Mme Mansell.» - -Mes idées étaient moins tournées vers ce que j'allais recevoir que vers -le tableau qu'allaient m'offrir les autres et dont je me réjouissais par -anticipation, j'escomptais les sensations que j'avais déjà éprouvées -quand Jemima avait été si sévèrement punie. Elles m'eurent bientôt -enlevé ma robe de soie bleue et elles m'attachaient sur le cheval, quand -le général les arrêta, pris d'une autre idée. - ---Halte! Halte! cria-t-il. Jemima va la mettre sur son dos. - -Je fus alors relâchée, et, mes jupons ayant été bien retroussés par -dessus mes épaules, je fus hissée à califourchon sur le large dos de -Jemima; mes bras entourant son cou furent solidement ficelés par les -poignets et mes jambes attachées de même sous la taille; j'étais ainsi -splendidement exposée et ma posture faisait tendre ma peau. Comme Mme -Mansell allait ouvrir mon pantalon, Sir Eyre s'écria: «Non! Non! Je vais -me servir de ce fouet... Jemima, trottez tout autour de la chambre pour -que je sois à bonne distance.» - -Ces mots furent accompagnés d'un claquement sec du fouet, dont la -lanière s'abattit sur ma croupe. - ---Eh bien, mademoiselle! allez-vous nous avouer quelque chose? Je suis -sûr que vous êtes bien au courant de ce qui s'est passé. Clac! Clac! -Clac! Clac! le fouet me cinglait en même temps les fesses, et Jemima -ravie trottait allègrement tandis que chaque coup causait à mon pauvre -derrière une affreuse cuisson. - ---Oh! Oh! Ah! Grand-père! criai-je, c'est indigne de me punir quand vous -savez que je suis innocente. Oh! Oh! Ohhhr! Sourd à mes cris, il me -fouaillait sans pitié. Je sentais ma peau se boursouffler, mais la mince -étoffe l'empêchait de s'écorcher. - -A un moment, il interrompit la course en disant: «Mme Mansell, regardons -un peu son impudent derrière pour voir ce que mon fouet y a marqué.» - -Mme Mansell écarta soigneusement la fente de mon pantalon et s'écria: -«Regardez, monsieur, comme vous l'avez bien cinglée! Quelles belles -zébrures et comme son cul est rouge!» - -_Sir Eyre._--Peuh! Cela n'est pas mal, en effet, mais je suis resté à -moitié chemin; Mme Mansell voulez-vous le mettre au point avec la verge? - -Je pouvais dès lors être sûre d'avoir une bonne mesure. Le général -alluma un cigare et s'installa confortablement dans son fauteuil pour -jouir du spectacle. Mme Mansell choisit une belle verge faite de brins -longs et flexibles, et laissant mon pantalon largement ouvert, ordonna à -Jemima de se poser devant elle. - -Brandissant la verge, la gouvernante s'écria: «Je suis sûre que cette -demoiselle est dans le secret, mais elle est si entêtée que nous ne -tirerons sans doute rien d'elle. Néanmoins, Monsieur, je vais faire de -mon mieux. Allons, Mlle Rosa, dites-nous la vérité si vous voulez -préserver votre cul; êtes-vous toujours aussi sûre de votre propre -innocence? Et elle me cingla méthodiquement et vigoureusement les fesses -en tous sens; les coups s'abattirent dans ma chair avec un son mat et -mon derrière déjà brûlant des coups de fouet de tout à l'heure fut -bientôt en proie à une intolérable cuisson. - ---Oh! Oh! C'est une injustice! hurlai-je pour me soulager le plus -possible. Oh! Ah! Même si je savais quelque chose je ne le dirai pas! On -ne doit pas trahir un secret. Oh! Pitié! Pitié! - -En parlant ainsi, j'avais un double but, d'abord, d'être traitée avec -une indulgence relative en leur faisant croire qu'une des deux autres -était la coupable, ensuite, faire dériver leur fureur sur celles-ci et -corser, en même temps que leur punition, le plaisir que je m'en -promettais. - -_Mme Mansell._--Ha! Ha! C'est curieux comme la verge vous a amendée, ma -chère mademoiselle Rosa; vous n'êtes plus, à beaucoup près, aussi -obstinée qu'avant. Mais puisque vous ne voulez rien nous raconter, vous -serez fouettée comme complice, j'en suis bien fâchée pour vous. Du -reste, cela ne vous fait pas tant de mal que vous voudriez le faire -croire.» Et vzz! vzz! vzz! la verge s'abattait sans répit sur mon -postérieur qui commençait à saigner. - ---Arrêtez, Mme Mansell! cria enfin le général, ce doit être cette -drôlesse de Jemima. Rosa est assez punie. Au tour de Jane, maintenant; -si elle sait quelque chose il faudra bien qu'elle nous le dise, et alors -nous aurons nos coudées franches avec Jemima. N'importe comment, Mme -Mansell, nous saurons la vérité! - -On me repose à terre et le général ordonne à Jane de prendre la place -que je viens de quitter. Mes vêtements retombent et, frémissante d'une -émotion anticipée, remerciant Sir Eyre de son indulgence, je m'occupe -fébrilement pour ma part à disposer le postérieur de Jane pour -l'exécution. J'épingle sa chemise à ses épaules, j'expose à nu son -postérieur joufflu, ses cuisses et ses mollets, ceux-ci gainés de soie -rose, maintenus par d'élégantes jarretières à boucles d'argent, et -rehaussés par des pantoufles grenat. - -_Sir Eyre._--Comment, Jane, avez-vous l'impudence de vous présenter -devant moi sans pantalon? C'est une indécence inouïe! Autant m'offrir -tout de suite de me faire voir votre derrière; tenez, effrontée, voilà -pour la peine! Il lui donna alors un coup si formidable que la verge -sillonna la chair jusqu'à la fente ombragée. Autre chose est de faire -voir son derrière lorsque l'on reçoit le fouet que de l'étaler -cyniquement comme vous le faites. Et il continue à manifester sa feinte -indignation par de solides coups de verges. - -_Jane._--Ah! Ah! Ahhhr! Pitié! Monsieur! Pitié! Mme Mansell ne nous a -pas donné le temps de nous habiller, et dans ma précipitation, je n'ai -pu trouver mon pantalon. Elle m'appelait immédiatement et je n'ai pas -voulu la faire attendre. J'ai cru que l'obéissance était plus urgente -que la décence. Oh! Oh! Oh! Monsieur! Grâce! Pas si fort! Quelle -cruauté. Je suis bien innocente! - -Sous le stimulant des cinglades furieuses qu'il lui applique sans répit -de bas en haut et qui amènent le sang à la peau, elle se démène et -bondit si fort que Jemima a grand peine à la maintenir à califourchon. - -_Sir Eyre._--C'est bon! C'est bon! Je suis assez disposé à vous -pardonner pour le pantalon, car j'aime que l'on fasse passer le devoir -avant tout, mais en ce qui concerne les épines qu'on a fourrées dans nos -lits, vous devez savoir quelque chose et c'est votre devoir de nous le -confesser. - -_Jane._--Oh! Oh! Hola! Ah!!! Je ne sais rien! Je ne puis rien vous dire -sinon que je suis innocente; mais je ne peux pas en accuser une autre! -Hola! Oh! Vous allez me tuer, Monsieur! J'en ai pour des semaines à -rester au lit si vous me lacérez de cette façon! - -_Sir Eyre._--Des fesses en compote se rétablissent bien plus vite que -cela, Jane, ne vous inquiétez pas! Mais vous allez être fessée encore -plus fort si vous n'avouez pas que c'est Jemima la coupable. Est-ce -Jemima? Parlerez-vous? Est-ce Jemima? Est-ce Jemima? - -Il hurle ces questions d'une voix de tonnerre et sa verge s'abat sans -répit et avec fureur sur le derrière de la malheureuse. Le sang suinte -et coule sur la chair à vif. Elle semble sur le point de s'évanouir, -toutefois je crois distinguer sur son visage les indices habituels de la -jouissance; puis cessant de se débattre et de bondir, elle se laisse -aller, inerte, comme si sa chair était devenue insensible aux coups; ses -hurlements cessent et comme dans un râle elle balbutie: Oui! Oui! Oh -oui! - -Sir Eyre pousse un éclat de rire de triomphe à l'idée de connaître enfin -la vraie coupable. «Ah! Ah! Elle a enfin avoué! Oui, oui,» crie-t-il, -«descendez-la maintenant, la pauvre fille, cela a été dur pour la -décider à parler, mais j'ai tout de même réussi.» Et il jette au loin le -tronçon de verge qui lui restait en mains. Tandis que la pauvre Jane -descend de sa monture dans un état pitoyable, Jemima marmotte entre ses -dents quelque chose comme «damnée menteuse!» J'aide Mme Mansell à la -ligoter sur le cheval, et, lui ayant retroussé ses jupes, j'écarte -l'ouverture de son pantalon de façon à exposer dans toute leur ampleur -les beautés laiteuses de son magnifique derrière. - -_Sir Eyre._--Écartez, écartez le plus que vous pourrez, Rosa. La -gredine! Laisser les autres souffrir pour son propre crime! Elle -prenait, je crois, plaisir à participer à leur correction! - -_Jemima._--Ce sont des mensonges, Sir Eyre, je ne suis nullement -coupable et elles m'ont tout mis sur le dos pour se repaître au -spectacle de ma punition. Oh! Oh! Quelle abominable maison! Réglez-moi -mes gages, je veux m'en aller de suite! - -_Sir Eyre_ ricanant.--Vous allez les avoir, vos gages, ou du moins, ce -que vous avez mérité hypocrite, scélérate! - -_Jemima_ (pourpre de honte et de fureur).--Je ne suis pas aussi -hypocrite qu'une autre que je connais bien! Vous me couperez en morceaux -avant de me faire avouer ce que je n'ai pas fait. - -_Sir Eyre._--Ne perdons pas notre temps avec cette tête de mulet. -Essayons plutôt l'effet d'une bonne verge. - -Joignant l'action à la parole, le général lui gratifie les fesses de -quelques coups sévèrement appliqués qui changent en rose les lys de son -énorme postérieur. - ---Regardez comme son cul rougit pour elle, s'esclaffe le général, en -attendant qu'il pleure des larmes de sang. Et il accentue la rigueur de -ses coups, qui tracent dans la chair de larges boursouflures. - -_Jemima._--Oh! Oh! Sir Eyre comment pouvez-vous croire une menteuse -comme Jane. Quelle raclée je lui flanquerai, quand je serai délivrée, à -cette fieffée gredine, pour lui apprendre à m'accuser. - -_Sir Eyre._--C'est vous la gredine! Vous lui donnerez des claques? -Dites? Vous en avez l'intention? Répondez, grosse bourrique! La verge -est trop bénigne pour vous! Je m'en vais essayer autre chose de -meilleur, mais, avant, vous allez demander pardon à Jane! Vous avez beau -être grosse et forte, nous vous maîtriserons quand même! Qu'est-ce que -vous dites de cela? Je crois que vous ne sentez rien, Jemima, je le -suppose ou vous seriez moins arrogante! Je voudrais avoir une poignée de -ronces sous la main pour vous déchirer les fesses! Peut-être les -sentiriez-vous mieux que la verge! - -Et pendant ce discours, la verge continuait impitoyablement son travail. - -_Jemima._--Oh! Non! Pas cela! Je ne suis pas coupable et n'aurais pas -voulu faire pareille chose à mon plus grand ennemi! Oh monsieur! -Monsieur! Pitié! Vous m'assassinez! Vous me torturez! Voyez! le sang -ruisselle le long de mes cuisses! - -_Sir Eyre._--On ne tue pas si aisément une graine de votre espèce. -Pourquoi vous obstinez-vous à ne pas avouer, coquine! - -Et se tournant vers Mme Mansell: «Ne trouvez-vous pas», lui dit-il, -«qu'elle a trop de choses sur elle; je ne suis pas enclin à la cruauté, -mais ceci est un cas qui mérite plus de sévérité que d'habitude? - -_Mme Mansell._--Si nous la réduisions à sa chemise et à son pantalon, -vous pourriez ainsi lui appliquer l'extrême pénalité? - -_Sir Eyre._--Parfaitement. Et cela me permettra de respirer un peu. Elle -m'a mis à bout de force! - -Nous dépouillons alors Jemima de sa jupe et de ses jupons, nous -défaisons son corset, mettant en liberté les globes bien fermes de sa -splendide poitrine, puis elle est ligotée de nouveau et reste avec les -poignets ficelés bien au-dessus de sa tête. Elle a des gants de chevreau -fauve qui font ressortir la nudité de ses bras. Elle n'a pour dissimuler -ses formes opulentes que sa chemise et son pantalon, mais, avant de -recommencer la danse, le Général donne l'ordre de lui retirer -tout-à-fait celui-ci et d'épingler la chemise à ses épaules. Puis, se -tournant vers moi, il me dit: - ---Rosa, ma chérie, si vous avez été punie, c'est de la faute à cette -méchante fille: je ne conseille à personne de se charger lui-même de sa -vengeance, mais comme Mme Mansell n'est pas très bien et que j'ai encore -besoin d'un peu de repos, j'espère que vous voudrez bien prendre ce -fouet; vous savez comment l'on s'en sert, ne ménagez aucune parcelle de -son cul et de ses cuisses. - -Et il me tendit une jolie cravache de dame, qui se terminait en une -lanière de cuir tressé. - -Aucune proposition ne pouvait m'être plus agréable, bien que je n'aurais -pas osé me proposer moi-même. Je jetai un coup d'oeil triomphal à la -pauvre Jane qui se remettait peu à peu de sa terrible correction et -commençait à s'intéresser à ce qui se passait autour d'elle. Je pris la -cravache et me mis en bonne posture pour commencer. Ma victime -présentait un magnifique tableau: cambrées, ses fesses puissantes, -boursouflées, meurtries, teintées de sang formaient un curieux contraste -avec son ventre d'un blanc neigeux, couvert à l'endroit du mont de Vénus -d'une forêt bouclée du plus joli blond vénitien, ses cuisses très -écartées, permettant de voir le mignon trou de son derrière et un peu -au-dessous le bord vermeil des lèvres de son conin. Un peu plus loin -s'étalaient ses cuisses robustes aussi blanches que son ventre. Elle -portait également de bas de soie rouge, de jolies jarretières et des -pantoufles assorties à ses gants. Mon sang bouillait à la vue de ces -jolies choses et j'avais hâte de lacérer à mon tour cette chair déjà -meurtrie et tachée de sang. - -_Sir Eyre._--Eh bien, Rosa, qu'attendez-vous pour commencer? Vous n'avez -pas à ménager une pareille entêtée. Allez, et essayez de lui faire -demander pardon à Jane. - -_Rosa._--J'ai peur, Grand-Père, que la cravache ne lui déchire la peau! -Allons, Jemima, je commence. Est-ce que cela vous fait très mal? Et je -ponctuai ma question d'un léger coup entre les cuisses où la pointe de -la cravache marqua son passage de rouge. - -_Jemima._--Oh! Oh! Miss Rosa, ayez compassion de moi! Je n'ai jamais été -malveillante pour vous; je vous ai portée bien doucement sur mon dos -quand vous avez été fouettée. - -_Rosa._--Oui! Et cela vous a joliment amusée, gredine! Vous saviez -quelle fessée l'on m'appliquait et vous étiez ravie de me servir de -monture. - -Je lui appliquai trois ou quatre coups qui imprimèrent sur ses reins une -belle marque rouge: Tenez! Tenez! Tenez! Demandez-moi pardon, et à Jane -aussi, pour vos menaces? La souffletterez-vous? Dites, dites, dites? -Chaque mot était accompagné d'un coup de cravache et jamais deux fois de -suite au même endroit. - -_Jemima._--Ah! Ahrr! Grâce! Pitié! J'ai été bien peinée pour vous, miss -Rosa! Oh! Oh! vous êtes aussi cruelle que Sir Eyre. Vous me déchiquetez -avec cette cravache, sanglote-t-elle, la figure cramoisie de souffrance, -de rage et d'obstination. - -_Rosa._--Allons, Jemima, ce que vous avez de mieux à faire, c'est de -nous demander pardon et de confesser votre crime, vous savez que vous -êtes coupable, coupable, coupable, entêtée que vous êtes. - -A coups multipliés, la cravache meurtrit les fesses en tous sens, tirant -le sang qui coule sur les cuisses et sur les bas. La victime se démène -et hurle de souffrance à chaque coup, mais refuse d'avouer sa faute et -de demander pardon. La vue de ses tortures semble décupler ma vigueur et -ma surexcitation; je me délecte de la vue du sang et je me sens en proie -à une étrange mais douce émotion. Épuisée, je laisse échapper la -cravache, et m'affale sur un siège, en proie à une sorte d'abandon -léthargique, tout en ne perdant rien de ce qui se passe autour de moi. - -_Sir Eyre._--Vraiment, Rosa, je vous croyais plus énergique que cela. -Pauvre petite, votre châtiment a été trop dur pour vous. Je vais en -finir avec la coupable; si elle ne veut pas avouer, je l'exécuterai, -voilà tout. - -Et il va chercher une autre cravache plus forte que celle dont je -m'étais servie et avec trois lanières de cuir à l'extrémité: «Allez-vous -enfin avouer? Dites! Misérable créature! hurle-t-il, le sang me bout -quand je songe à la façon dont j'ai corrigé deux innocentes!» - -Cette fois, c'est sur les cuisses et les mollets qu'il frappe, lacérant -les bas de soie et sillonnant les chairs de marques profondes. La -victime ne peut se débattre, car ses chevilles sont attachées, mais la -souffrance lui arrache des sanglots nerveux et des cris suraigus. Le -Général semble fou de fureur, car il s'attaque maintenant aux épaules -indemnes jusqu'alors et teinte la cravache du sang qu'il en fait couler. - -_Sir Eyre._--Ah! Je vais la tuer! C'est plus fort que moi! Elle me -rendra fou! Et l'instrument s'enroulant autour de ses côtes vient -atteindre jusqu'aux globes de sa superbe poitrine et en arrache des -gouttes de sang qui tachent son ventre blanc. - -_Jemima._--Oh! Pitié! Laissez-moi mourir! Ne torturez pas plus longtemps -une pauvre fille innocente. - -Elle ne peut en dire plus long et les mots ne sortent plus de ses -lèvres. Mme Mansell s'interpose alors en disant: «Assez comme cela, -davantage pourrait être dangereux.» - -_Sir Eyre_ suffoquant.--Vous avez raison de me retenir, je l'aurais -tuée. - -La pauvre victime est retirée du cheval dans un état pitoyable; elle ne -peut pas se tenir debout; son sang a coulé jusqu'à ses pantoufles; on la -ranime tant bien que mal en lui faisant prendre un cordial et on la -ramène à sa chambre où elle dut garder le lit pendant plusieurs jours. - -J'avais eu la revanche que j'étais si anxieuse de prendre. Mais le grand -vengeur, à mon profond chagrin, enleva bientôt de ce monde mon pauvre -grand-père et je demeurai tout à fait orpheline. Comme j'étais encore -bien jeune, mes gardiens, conformément au testament de mon grand-père, -me placèrent à l'Académie de Miss Flaybum pour achever mon éducation; le -vieux foyer fut abandonné et ses hôtes dispersés. - -Je vous enverrai, dans une prochaine lettre, quelques-uns de mes -souvenirs de classe et je reste, ma chère Nelly, - -Votre affectionnée, - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE IV - - -Ma chère Nelly, - -Je vous ai promis, dans ma dernière lettre, de vous relater -quelques-unes de mes expériences scolaires et je viens tenir ma -promesse. - -La pension où je fus mise était située à Edmonton. C'était une maison -spacieuse qui avait été la propriété d'un gentilhomme et était enclavée -dans ses terres. Ce que nous appelions les jardins privés, près de la -maison était entouré de hautes murailles pour empêcher toute possibilité -d'évasion. - -Derrière ces jardins, et limités par un fossé, étaient plusieurs -pâturages où l'on mettait les vaches de Miss Flaybum et les chevaux, les -jours où ils ne travaillaient pas, c'est-à-dire toute la semaine, car -nous ne prenions guère les voitures que le dimanche pour nous rendre le -matin et l'après-midi à l'église du village, distante d'environ un mille -et demi. Il nous était interdit d'y aller à pied, même par le plus beau -soleil. Nous n'occupions pas moins de trois voitures, car la pension -comptait à peu près trois douzaines d'élèves et nous formions une vraie -procession quand nous franchissions le portail de l'église; il y avait -généralement une certaine affluence pour nous voir arriver et partir. -Les plus grandes d'entre nous assuraient que c'était pour voir nos -jambes lorsque nous descendions de voiture. Nous ne portions que des bas -de soie et de très élégantes bottines pour bien faire valoir nos mollets -et, par les temps de pluie, quand nous étions obligées de nous -retrousser un peu plus, je perçus plus d'une fois un murmure -d'admiration parmi nos spectateurs. Chose qui nous surprenait, ceux-ci -étaient surtout des messieurs âgés évidemment désireux de tenir leurs -fils hors de la vue de nos charmes, selon le désir, sans doute, de Miss -Flaybum. - -Il nous était strictement défendu de nous promener sur les routes du -village, mais les jours de congés ou de fêtes, ou à certaines occasions, -lorsque le temps était beau, nos gouvernantes nous escortaient dans les -pâturages ou dans un petit bois de trois ou quatre acres, enfermé dans -la propriété, Là, à l'abri de tous regards, nous nous amusions à toutes -sortes de jeux. - -L'école était très select. On n'y admettait que les filles de -l'aristocratie, d'officiers des armées de terre ou de mer. Miss Flaybum -était une vieille fille entre deux âges et un martinet réputé. Avant mon -entrée dans ce pensionnat, je m'étais imaginé que les moeurs étaient -très rigides dans les établissements de ce genre; mais je vis bientôt -que ce n'était vrai qu'en façade, et qu'à l'intérieur, il s'y passait -des choses peu rassurantes pour la future moralité des élèves. S'il en -était de même dans les autres écoles aristocratiques, je m'explique la -décadence de la vertu dans le grand monde à l'époque de ma jeunesse. - -La première nuit que je passai dans cette maison (nous couchions par -groupe de six dans une belle et large pièce), il n'y avait pas une heure -que j'étais au lit avec ma compagne que notre dortoir fut envahi par une -douzaine d'élèves qui me tirèrent du lit sous prétexte de me -familiariser avec l'établissement. - -Elles me jetèrent en travers d'un des lits, me bâillonnèrent avec un -mouchoir pour m'empêcher de crier, et chacune m'administra à tour de -rôle trois claques sur les fesses nues; quelques-unes me cinglèrent si -bien qu'il me sembla que j'avais reçu la verge. - -Laura Sandon, ma compagne de lit, jeune fille de seize ans, très douce -et très jolie, me consola et m'assura que toutes les élèves subissaient -la même épreuve en entrant. Je lui demandai si la verge était en usage -dans l'établissement. - ---Ah! je vous crois, répliqua-t-elle, vous êtes mignonne comme un amour -et je serais bien fâchée de vous la voir donner. Elle m'embrassa et me -caressa le derrière qui me cuisait quelque peu: «Comme il est chaud, -tirez les draps pour le rafraîchir», ajouta-t-elle. - ---Voyons-le ce pauvre cucul, dit miss Louise Van Tromp, une plantureuse -allemande. Si nous jouions au fouet, avant que Mlle Fosse -(l'institutrice française), vienne se coucher. - ---Oui, venez, Rosa, ma chérie, vous aimerez bien cela et cela vous fera -oublier votre petite fessée; levez-vous, Cécile et Clara, on va -s'amuser, fit Laura en s'adressant à l'honorable miss Cécile Deben et à -lady Clara Wawering, qui avec l'institutrice française, complétaient les -six occupantes de notre dortoir. «Vous savez, mademoiselle ne dira rien -si elle nous surprend». - -Nous fûmes bientôt debout, nos chemises de nuit volèrent en l'air, et je -pus examiner mes compagnes dans la plus absolue nudité. Laura était -mince, gracieuse, avec de grands yeux bleus, indices d'un tempérament -aimant. Cécile, qui paraissait avoir quinze ans, était une petite bonne -femme dodue aux cheveux châtain et aux yeux bleus. Lady Clara avait -dix-huit ans; elle était brune, d'une taille au-dessus de la moyenne, -bien proportionnée, avec de grands yeux languissants, tandis que Louise -Van Tromp était une belle allemande de dix-sept ans, aux yeux gris et -aux formes opulentes. - -C'était un ravissant ensemble, car toutes étaient jolies et aucune ne -manifestait la moindre honte, étant évidemment bien accoutumées à ce -jeu; elles m'avaient entourée, pelotaient mon derrière et -l'embrassaient. Cécile me dit: «Rosa, je suis bien contente que vous -n'ayez pas encore de poils à votre petit bijou; c'est bien plus gentil. -Laura, vous avez maintenant une belle fourrure», ajouta-t-elle en -fourrageant avec ses doigts la petite toison de miss Sandon. - -_Laura._--Petite effrontée, ne me chatouillez pas ainsi; vous serez -assez fière quand vous en aurez autant. - -_Lady Clara._--Cécile, ma chérie, vous n'avez qu'à frotter votre ventre -au mien un peu plus souvent que vous ne le faites; c'est ainsi que Laura -a fait pousser ses poils. - -_Louise._--Rosa, si vous voulez, c'est sur le mien que vous frotterez -votre ventre. Clara est trop amoureuse de Cécile; c'est moi qui veut -faire pousser votre poil. En disant cela, elle embrassait et caressait -ma petite fente de la façon la plus exquise. - -_Laura._--Écoutez-moi cette grosse gourmande, on dirait à l'entendre -qu'aucune de nous ne s'est amusée avec elle. C'est à moi que vous -appartenez, Rosa. - -Nous commençâmes alors le jeu des claques qui n'était qu'une variété du -jeu de «chat perché» si en faveur chez les enfants. Notre dortoir était -très large: les trois lits, les tables, les toilettes, les chaises, -etc., rangés contre le mur laissaient un grand espace libre au milieu. - -«C'est moi qui commence», fit lady Clara en se plaçant au milieu de la -pièce. - -Chaque demoiselle s'installa alors, touchant d'une main un lit ou tout -autre meuble et comme Clara tournait le dos, tantôt d'un côté, tantôt de -l'autre, celles qui étaient placées favorablement s'approchaient avec -précaution d'elle et lui donnaient une bonne claque sur les fesses, -s'empressant aussitôt de regagner leurs postes. A ce jeu, le derrière de -Clara prit bien vite une jolie teinte rose. Si elle réussissait à rendre -la claque à celle qui lui avait donnée avant que celle-ci eût remis la -main sur son meuble, c'est cette dernière qui prenait à son tour la -place de la fouettée. - -Nous nous en donnâmes à coeur joie, le bruit des claques dominait nos -joyeuses exclamations; on s'élançait, on s'échappait; on glissait -quelquefois, et, alors, pour varier le divertissement, la maladroite -recevait de toutes les joueuses une fessée générale, jusqu'à ce qu'elle -se fût relevée. On pourra s'étonner que de tels jeux ne fussent pas -interdits par la maîtresse, mais il était de règle de laisser les élèves -s'amuser comme elles l'entendaient dans leur dortoir. Au plus fort de -nos ébats, la porte s'ouvrit soudain et Mlle Fosse entra en s'écriant: -«Ah! les polissonnes, je vous y prends, hors du lit, la lampe allumée, -en train de vous fouetter réciproquement et nues comme des vers encore! -Miss Flaybum tolère cela, je n'ai rien à dire, mais vous méritez une -bonne fessée; voyons, mademoiselle Coote, que diriez-vous d'une -correction avec ceci? Et elle me montra une jolie petite verge faite de -longues et fines brindilles, réunies par un ruban bleu. «Cela vous -cinglera sans doute plus qu'une fessée à la main? - ---Ah mademoiselle, j'en ai tâté d'autres que celle-ci, trois fois plus -fortes, au moins; mon pauvre grand-père était un rude fouetteur, -répliquai-je. - -_Mademoiselle._--Je croyais que les filles n'étaient fouettées qu'à -l'école; vous me raconterez cela tout au long, n'est-ce pas, miss Rosa. - ---Bien volontiers, répondis-je, je ne crois pas qu'aucune de vous ait -été témoin de pareilles corrections, répondis-je. - -Pendant que nous parlions, la belle française s'était rapidement -déshabillée; elle était très brune, avait des cheveux d'ébène, le front -assez bas, de grands yeux étincelants, magnifiquement ombragés d'épais -sourcils; sa physionomie avait une expression délicieuse; elle délaça -son corset, exposant dans sa plénitude sa poitrine de neige, ses deux -globes fermes avec leur petite pointe brune. Quoique très blanche, sa -peau contrastait avec notre carnation rose. - -_Mademoiselle._--Où est ma robe de chambre? Voyons, Van Tromp, vous avez -dû la cacher. - -_Louise._--Oh! je vous en prie, déshabillez-vous et jouez avec nous. -Vous n'aurez pas tout de suite votre robe de chambre. - -_Mademoiselle._--Si vous me faites jouer avec vous, tant pis pour vos -fesses. - -Nous l'entourâmes toutes, et bien qu'elle nous opposât un semblant de -résistance, elle fut bientôt dépouillée de tous ses vêtements. Nous lui -tirâmes même ses bottines et ses bas. Elle était admirablement faite; -âgée d'environ vingt-six ans, potelée à souhait, elle possédait une -merveilleuse chevelure qui, flottant maintenant en liberté, tombait en -une épaisse cascade plus bas que le dos, lui couvrant complètement le -derrière, si bien qu'elle eût pu s'asseoir dessus. Et quant à celle qui -ornait son ventre, il est impossible de l'appeler autrement qu'une -«forêt noire». Ce noir buisson frisé s'étendait sur tout son monticule, -jusqu'au nombril et pendait de plusieurs pouces entre ses cuisses. - ---Eh bien, mademoiselle Rosa, s'écria-t-elle, en s'asseyant sur le bord -de son lit, avez-vous jamais vu une dame plus poilue que moi? Vous -savez, mon trésor, c'est le signe d'une nature passionnée. - -Elle m'avait attirée sur elle, et, m'étreignant par les fesses, -m'embrassait en plaquant ma nudité contre la sienne. «J'adore caresser -les petits oiseaux sans plumes comme vous; vous coucherez quelquefois -avec moi; Van Tromp sera heureuse de m'échanger pour Laura», -ajouta-t-elle. - ---Nous ne pouvons tolérer cela, crièrent deux ou trois des autres, en -nous étreignant et en nous embrassant. Allons, mademoiselle, prenez -votre verge et mettez-vous au milieu. - ---Très bien, dit l'aimable française, mais il en cuira à celle que -j'attraperai. - -Nous recommençâmes alors notre jeu et, toutes les fois qu'elle -réussissait une prise, elle nous cinglait vertement, dessinant sur nos -derrières de longues marques rouges. Sous nos claques multiples, son -propre derrière devait joliment lui cuire, mais le jeu semblait tant lui -plaire et l'exciter qu'elle s'écria soudain: «Oh! je veux avoir la -verge, maintenant, qui va être la maîtresse d'école? - -_Laura._--Ce sera Rosa! Elle vous chapitrera comme si vous étiez -coupable et nous donnera une idée d'une punition dans les règles. -Voulez-vous Rosa? Cela nous amusera tant! Essayez et obligez -mademoiselle à vous demander pardon de toutes les libertés qu'elle a -prises sur vous. Faites, vous serez bien gentille!! - ---Oui! Oui! Ce sera très drôle! s'écrièrent les autres, spécialement -lady Clara qui s'était déjà assise sur le lit avec Cécile comme -partenaire. - -_Louise._--Mademoiselle veut Rosa pour compagne de lit, cette nuit; pour -la punir, elle va tâter de la verge. Ne l'épargnez pas, Rosa, elle a la -peau dure; venez, Laura, nous passerons la nuit ensemble. - -Ainsi sollicitée, je pris la verge et la fit siffler dans l'air en -m'écriant: «Je sais m'en servir de la bonne façon, spécialement sur les -imprudents postérieurs qui osent me mettre au défi; allons, -mademoiselle, présentez vos fesses sur le bord du lit, écartez bien les -cuisses... laissez vos pieds à terre... mais je ferai mieux de vous -faire tenir par deux de ces demoiselles; venez, Laura et Louise, -prenez-lui chacune un bras et maintenez-la le nez sur le lit... là... -comme ça, c'est parfait, tenez-la ferme, et surtout, ne la laissez pas -se relever avant qu'elle ait été bien servie. - -_Rosa._--Mademoiselle Fosse, vous êtes une personne très dévergondée; -vous vous êtes conduite vis-à-vis de moi de façon cynique; voulez-vous -me demander pardon et me promettre de ne plus recommencer? Tenez! Que -dites-vous de ceci... et de cela? Et je lui appliquai deux bons coups au -bas du dos. - -_Mademoiselle._--Oh! Non! Je ne demanderai pas pardon. J'aime bien trop -les petits conins sans barbe comme le vôtre. - -_Rosa._--Qu'osez-vous dire? Je vous apprendrai à être plus respectueuse -envers votre maîtresse d'école! Comme cela, est-ce assez fort? Et cette -fois-ci? Deux coups vertement appliqués en pleines fesses marquèrent -leur trace en rouge et lui arrachèrent une exclamation de souffrance. - -_Mademoiselle._--Ah! Ah! Ah! trop fort! Oh! Oh! Vous n'y allez pas de -main morte, petit démon! Loin de m'arrêter, je frappai de plus belle, si -bien qu'elle gigota et se débattit sous les touches sanglantes qui -marquèrent sa chair en tous sens. - -_Rosa._--Petit démon! Ah vraiment. Eh bien! je crois que vous allez me -demander aussi pardon pour cela! Malhonnête! Comment osez-vous traiter -ainsi votre gouvernante? Mais je vous rabattrai le caquet, quitte à vous -mettre le derrière en charpie. Tenez! Tenez! Tenez! Cette fois, ce fut -sur la partie sensible des cuisses que je dirigeai mes coups. -«Serez-vous encore malhonnête... dites... m'insulterez-vous encore? -Hein? Hein? Vous savez... si... si... si je vous cingle... trop fort... -vous... vous pouvez me le dire... Ah! Ah! je vois par les contorsions de -votre gros cul que cela n'est pas de votre goût. - -Tout le temps que je parlais, la verge faisait son office et je la -maniais avec discernement, cinglant à chaque fois un endroit différent à -coups, tantôt espacés, tantôt précipités. A la fin son postérieur était -devenu tout rouge et marbré de boursouflures. Elle faisait des efforts -désespérés pour se dégager, mais lady Clara et Cécile vinrent à la -rescousse pour la maintenir; la vue du postérieur rouge et à vif les -excitait prodigieusement et elles me criaient: «Bravo! Bravo! Rosa, elle -ne pensait pas que vous lui en donneriez de cette façon; comme c'est -amusant de la voir gigoter et se débattre, de l'entendre crier, d'aider -à la maintenir», etc., etc. - -Enfin, la victime surprise se décida à implorer pardon et à supplier, -les larmes dans les yeux, qu'on la lâchât. - -Ce fut la fin de ce nocturne divertissement. Nous reprîmes toutes nos -chemises de nuit et nous glissâmes dans nos lits, moi en compagnie de -Mademoiselle. - ---Ah! ma chérie, murmura-t-elle, une fois la lampe éteinte, quand je me -trouvai blottie peau à peau contre elle, vous avez rudement réchauffé -mon pauvre cul; avez-vous réellement vu pire que cela, Rosa? - ---Oh bien, bien pire! Mademoiselle, j'ai vu le sang ruisseler des fesses -à vif. - -Tout en parlant, je lui rendais ses caresses, ma main errait dans son -buisson touffu, pendant qu'elle chatouillait ma petite fente: «Là, là, -bégaya-t-elle, secouez, pincez ce petit morceau de chair», tandis que ma -main errait entre les lèvres du réduit moussu, «chatouillez-moi comme je -vous chatouille». Ses attouchements me causaient une sensation que je -n'avais jamais éprouvée jusque-là, excepté, peut-être, à la fin de ma -dernière fessée. - -Ce petit tripotage se prolongea pendant plusieurs minutes et je montrai -bien vite une véritable adresse dans ces lascifs amusements, enhardie -par ses manières et excitée par mon désir d'explorer avec mes doigts -l'intérieur de ce paradis frisotté. Pendant ce temps, elle chatouillait -et frottait le portail de ma fente de la façon la plus exquise; puis -soudain, elle m'étreignit contre elle (nos chemises étaient retroussées -et nous étions pour ainsi dire nues) et elle m'embrassa sur les lèvres -avec une ardeur si voluptueuse qu'un frisson d'extase me secoua des -pieds à la tête; ses doigts frottèrent si savamment l'intérieur de ma -petite grotte que je sentis soudain quelque chose s'échapper de ma -fente, mouillant ses doigts et mes parties secrètes. Me pressant de plus -en plus fort, soupirant et se trémoussant elle s'écriait: «Oh! Oh! Oh! -Rosa! allez toujours! frottez, frottez! puis, soudain, elle s'allongea -toute, se raidit, et je sentis ma main inondée d'un liquide chaud épais -et visqueux. - -Après quelques moments de repos elle revint à elle et me dit: «Écoutez, -écoutez! Les autres sont en train de faire comme nous; entendez-vous -leurs soupirs? Oh! n'est-ce pas exquis, ma petite Rosa? - ---Oui! Oui! murmurai-je d'une voix hésitante, car il me semblait que -nous avions commis un acte répréhensible. Oh mademoiselle, est-ce vrai, -elles font comme nous? Vous êtes bien gentille de jouer ainsi avec moi. - -_Mademoiselle._--Bien sûr! Elles font comme nous. C'est le seul plaisir -qu'on puisse avoir dans une école. Ah! si vous étiez avec lady Clara ou -Van Tromp, vous verriez comme elles déchargent quand elles jouissent! - ---Qu'est-ce que c'est, murmurai-je? Est-ce ce que j'ai senti de mouillé -sur mes doigts quand vous vous êtes raidie? - -_Mademoiselle._--Mais oui! Et vous aussi vous êtes mouillée, petite -polissonne. Est-ce que la verge ne vous a pas drôlement émoustillée? - -_Rosa_ (à voix très basse).--Même quand j'ai été fouettée à en faire -couler le sang sur mes cuisses, je devenais à la fin insensible à la -souffrance et éprouvais une sensation chaude, délicieuse, qui faisait -disparaître toutes les autres. - -_Mademoiselle._--Rosa, vous êtes un amour! Voudriez-vous éprouver de -nouveau la même chose? Je connais un autre moyen et vous n'aurez qu'à -répéter sur moi ce que je ferai sur vous; voulez-vous? - -J'accédai volontiers aux désirs de la voluptueuse française qui, -renversant nos positions, s'allongea sur le dos et me fit coucher -tête-bêche sur elle. Nous retroussâmes nos chemises sous nos aisselles -pour mieux jouir du contact de notre nudité et ma figure se trouva -enfouie dans la forêt poilue qui ornait le ventre de ma partenaire. -Mademoiselle, la figure serrée entre mes cuisses, chatouillait ma petite -fente avec quelque chose de doux et de chaud que je reconnus bientôt -pour être sa langue. Elle la promenait gentiment tout du long, et, à -l'intérieur, aussi loin qu'elle pouvait atteindre; en même temps un de -ses doigts s'était glissé dans le trou de mon derrière et y exécutait un -va et vient délicieux. - -Pour ne pas rester inactive, j'imitai tous ses mouvements, et plongeant -ma figure entre ses cuisses, travaillai de la langue et des doigts dans -ses plus secrets parages. Elle se tortilla et remua des fesses surtout -lorsque je fus parvenue à introduire un doigt dans le petit trou et que -je le fis entrer et sortir comme elle le faisait elle-même. - -J'appréciais grandement le charme de ce jeu lascif si nouveau pour moi. -Je glissais ma langue et mes doigts dans le réduit si luxurieusement -ombragé; je caressais, pelotais sa fente et ses fesses. De son côté, -elle n'était nullement paresseuse à user avec moi de réciprocité et les -savantes manoeuvres de sa langue dans mon conin portèrent ma -surexcitation au paroxysme. Je me démenai peu à peu de la façon la plus -lubrique, j'écrasai ma fente sur ses lèvres et, bientôt, dans une -sensation impossible à décrire, je sentis un jet traverser mes parties -secrètes et j'inondai sa bouche de ma juvénile décharge à l'instant -précis où elle récompensait mes soins de la même façon. - -Quelques minutes après, nous nous disposions à dormir, non sans nous -être promis de bientôt recommencer. - -Tel fut mon début dans ma vie de pension; je ne vous ennuierai pas à -vous décrire maintes et maintes scènes semblables qui se déroulèrent par -la suite; je vous dirai simplement qu'il en était de même à peu près -chaque nuit; nous changions fréquemment de partenaires et c'est de là -que j'ai pris le goût d'avoir des compagnes de lit, surtout quand elles -ont été au préalable bien stimulées par une bonne fessée. - -Miss Flaybum usait envers nous de la plus stricte sévérité et -fréquemment il nous fallait passer sous la verge qu'elle maniait avec -une remarquable virtuosité. Pour ce faire, nous étions, en général, -juchées à califourchon sur le dos d'une vigoureuse servante enchantée de -jouer son rôle. - -Avant de fermer cette lettre, je veux vous donner un échantillon de la -façon dont nous étions châtiées à mon époque. - -Je ne puis me rappeler exactement pourquoi je subis la fessée en cette -circonstance, mais ce dut être pour une réponse impertinente à Miss -Herbert, l'institutrice anglaise, vieille fille de trente ans, revêche, -qui ne tolérait jamais le moindre manque de respect. - -Miss Flaybum prit place sur une sorte de plateforme sur laquelle elle -trônait d'habitude quand elle était dans la salle d'études. - -_Miss Herbert._--Madame, Miss Coote, que voici, a été inconvenante avec -moi et m'a traité de vieille bougon. - -_Miss Flaybum._--C'est d'une rare inconvenance, Miss Rosa Belinda Coote -(elle donnait toujours aux pénitentes leur nom tout entier), je vais -vous corriger avec la verge; appelez Maria pour la mettre en tenue. - -La vigoureuse Maria arrive aussitôt et me conduit dans une sorte de -petit vestiaire consacré à la déesse de la flagellation, si tant est que -cette divinité existe; là, elle me dépouille de tous mes vêtements, sauf -ma chemise et mon pantalon, et me fait revêtir un costume de pénitence -consistant en une cornette blanche et une longue tunique semblable à une -chemise de nuit, serrée au cou et à la taille par une coulisse. - -Puis on me ramène devant Miss Flaybum; je rougis profondément en me -voyant le point de mire de mes camarades en ce dégradant costume. - -Maria dépose à mes pieds une poignée de verges réunies par un joli -ruban; il me faut la ramasser, l'embrasser avec respect et demander à ma -maîtresse de m'en fouetter vigoureusement. Ceci était terriblement -mortifiant, surtout la première fois, et malgré la familiarité qui -régnait entre nous, dans le dortoir. - -Miss Flaybum, se levant avec une grande dignité, fait un geste de la -main et Miss Herbert, assistée par l'institutrice allemande Frau -Bildaur, me fait grimper sur le large dos de Maria et épingle le -vêtement au-dessus de ma taille; puis, avec un plaisir évident, elle -écarte largement la fente de mon pantalon, de façon à bien étaler mes -fesses nues; plus compatissante, la jeune allemande me jette un regard -de sympathie. - -_Miss Flaybum._--Je vais vous administrer une douzaine de coups et puis -vous demanderez pardon à Miss Herbert. - -Méthodiquement comptés, les coups s'abattent alors vigoureusement -appliqués, et la verge s'enfonce dans mes globes élastiques avec un son -mat. Mes fesses qui ressentent vivement la morsure de l'instrument, sont -bien vite rouges et congestionnées. La vue de mon postérieur qui se -tortille doit être un exemple édifiant pour mes compagnes dont ce peut -être le tour d'un moment à l'autre. Bien que je me démène et pousse les -hauts cris en témoignage de ma souffrance, ce que je ressens n'est -qu'une caresse auprès de ce que j'avais souffert entre les mains de Sir -Eyre ou de Mme Mansell. La partie la plus désagréable de la punition -était la dégradante cérémonie qui la précédait et le ridicule costume -qu'il fallait endosser. - -La douzaine bien et dûment reçue, j'eus d'abord à demander pardon à Miss -Herbert, puis à embrasser de nouveau la verge et à remercier Miss -Flaybum de ce qu'elle appelait son indulgente correction. On me permit -alors de me retirer et de reprendre mes vêtements. Je pourrais vous -décrire maintes scènes analogues, mais dans ma prochaine lettre, je vous -raconterai, avec mes adieux à la vie de pension, la vengeance que nous -exerçâmes sur Miss Flaybum et la gouvernante anglaise. - -Je reste, chère Nelly, votre affectionnée - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE V - - -Ma chère Nelly, - -Je demeurai presque quatre ans chez Miss Flaybum, avant que mon -éducation fût considérée comme achevée, et, comme vous pouvez le -supposer, j'attendais avec impatience l'époque où je serais affranchie -de la férule de Miss Herbert et de sa patronne. Lady Clara, Laura et Van -Tromp étaient parties. Cécile était devenue mon amie de coeur et -j'aimais si tendrement Mlle Fosse qu'il était convenu avec mes tuteurs -qu'elle viendrait vivre avec moi comme dame de compagnie, car on devait -me faire une rente suffisante pour me monter une installation -personnelle. Outre Cécile et moi, il y avait à l'école neuf ou dix -grandes jeunes filles qui devaient également partir à l'époque de Noël. -La perspective de perdre un tiers de ses élèves à la fois, contrariait -beaucoup Miss Flaybum; aussi donnait-elle plus libre cours que jamais à -ses instincts tyranniques, en nous fouettant pour les plus innocentes -peccadilles et en prenant un plaisir particulier à mettre les plus -grandes à califourchon sur le dos d'une servante, la plupart du temps -par séries de trois ou quatre à la fois. Aussi, notre rancune -s'accumulait-elle et nourrissions-nous des idées de vengeance. - - * * * * * - -J'étais, par ailleurs, devenue en quelque sorte le chef des élèves, et -avec mes camarades, nous faisions souvent ce que nous appelions des -sacrifices à la verge, surtout aux dépens des plus jeunes élèves que -nous entraînions dans notre dortoir. Elles n'osaient se plaindre à Miss -Flaybum, de crainte de représailles de notre part. - -Les derniers jours approchaient, et je devais prendre congé du vieil -établissement dans moins d'une semaine, mais je ne voulais pas le faire -sans avoir tiré vengeance de mes griefs. J'eus à ce sujet plusieurs -entretiens avec Mademoiselle et Cécile; après mûres réflexions, nous -engageâmes toutes les demoiselles qui devaient quitter à se joindre à -nous; en outre, nous mîmes au courant de notre projet une douzaine des -autres qui nous promirent d'être neutres et de jouer le rôle de -spectatrices terrifiées. Dans son heureuse prudence, Miss Flaybum -faisait coucher toutes les servantes, excepté Maria, à l'autre extrémité -de la maison; une grosse porte, barrée de fer, solidement verrouillée, -les eût, à toute éventualité, empêchées d'arriver jusqu'à nous. - -Miss Flaybum avait l'habitude de donner une soirée d'adieu aux élèves -qui s'en allaient, la veille de leur départ. Nous résolûmes de corrompre -Maria, pour l'induire à trahir sa patronne et à favoriser nos projets. -Notre plan était de nous emparer de Miss Flaybum, Miss Herbert et Frau -Bildaur, et de bien les fesser, surtout les deux premières. Nous n'eûmes -aucune difficulté du côté de Maria, qui venait précisément de toucher -ses gages. Je lui promis un bon dédommagement et une place dans ma -propre maison; elle accepta avec plaisir, étant, disait-elle, excédée -des accès de colère de nos institutrices. Elle consentit aussi à nous -fournir les objets nécessaires, verges, cordes, et spécialement trois -costumes de punition pour en affubler nos victimes. - -La soirée mémorable arriva; les conjurées avaient convenu entre elles -d'irriter Miss Flaybum en abusant de son champagne, dont on faisait, en -pareille occasion, grand étalage, mais qui était parcimonieusement -versé. Maria faisait le service, assistée de deux autres bonnes, et, à -souper, grâce à elle, la plupart de nous prirent environ trois coupes du -vin pétillant, au lieu d'une comme à l'habitude. Au second verre, Miss -Flaybum écarquilla déjà des yeux étonnés, mais quand elle nous vit -abuser une troisième fois de ses libéralités, elle entra en fureur: -«Miss Coote, Miss Deben! s'écria-t-elle en bondissant de sa chaise, que -signifie cela! Comment osez-vous exciter ces jeunes filles à -l'intempérance; la moitié de mes élèves va être en ribote! Maria, -enlevez immédiatement ces bouteilles, vous devez avoir perdu la tête!» - -Maria, qui avait prévu l'orage, avait réussi, l'instant d'avant, à -renvoyer les deux autres bonnes et avait verrouillé la porte conduisant -aux chambres des domestiques, non sans les avoir pourvues d'une bonne -provision de rafraîchissements pour endormir leur attention. - -Voyant que le champ était libre, je me levai, verre en main, et, après -m'être inclinée avec une déférence affectée devant Miss Flaybum, je -m'écriai: «Attendez un instant, Maria, nous n'avons pas encore fini avec -le champagne. Miss Flaybum, Miss Herbert et vous, Mesdemoiselles, fis-je -en m'adressant aux autres convives, nous allons, plusieurs d'entre nous, -quitter demain cet heureux établissement pour n'y jamais revenir, et, au -nom de celles-ci, je vous demande de vous joindre à nous en buvant à la -santé de notre aimée et vénérée maîtresse d'école. - -Miss Flaybum, qui avait repris son siège, écoutait, résignée en -apparence, mais à son agitation, on voyait qu'elle se contenait avec -peine. - -Les demoiselles applaudirent bruyamment à mes paroles; les coupes furent -remplies jusqu'aux bords. - -Puis, grimpant sur ma chaise et posant un pied sur la table, je -m'écriai: «Nous devons porter la santé d'une si gracieuse et illustre -personne à la mode écossaise, un pied sur la table, puis jeter nos -verres par dessus nos épaules, après les avoir vidés jusqu'à la dernière -goutte. A la santé de Miss Andrey Clémentine Flaybum!!! Hip! Hip! -Hurrah! Hurrah! Hurrah! - -Mes alliées suivirent mon exemple et portèrent le toast dans toutes les -règles, et même d'une façon un peu masculine. - ---Mon Dieu! Mon Dieu! gémit Miss Flaybum en entendant les verres se -briser sur le parquet; elles sont toutes ivres! Que vais-je devenir, -Miss Herbert! Où ont-elles pu prendre ces manières de taverne? - ---Quelle insulte! m'écriai-je. Sommes-nous donc ivres? Cécile, -Mademoiselle Fosse, tolérerez-vous que l'on nous traite comme des -ivrognesses?» Nous entourâmes toutes Miss Flaybum et les deux maîtresses -d'anglais et d'allemand, les deux premières congestionnées de fureur, -Frau Bildaur tremblante de peur. - ---Il n'y a pas à plaisanter, continuai-je, nous avons toutes été -insultées. Miss Andrey Clémentine Flaybum, c'est à votre tour, -maintenant; vous allez être bien châtiée de votre insolence et vous nous -ferez les plus plates excuses pour avoir osé insulter des filles de la -plus haute aristocratie, et vous, Miss Dido Herbert, vous serez corrigée -aussi, parce que vous avez approuvé votre patronne. Nous commencerons -par Frau Bildaur, mais je ne serai pas trop sévère pour elle, car elle -n'a pas mauvais coeur. Maria, faites votre devoir, de suite; -déshabillez-les et passez-leur les costumes de pénitence devant toute -l'assemblée. - -Tremblante ct pâle de fureur, mais en même temps très inquiète, Miss -Flaybum essaie de faire bonne contenance: «Maria! s'écrie-t-elle, -débarrassez-moi la salle de ces effrontées gamines, ma parole, le vin -les a grisées!» - -Mais, sourde à son appel, Maria a d'abord déshabillé Frau Bildaur; la -pauvre créature défaillante de honte et de terreur n'offre pas de -résistance, mais Miss Herbert s'indigne et se débat vigoureusement, -tandis que Miss Flaybum est maintenue sur sa chaise par une -demi-douzaine des plus vigoureuses élèves. - ---Ce n'est pas la peine d'équiper cette vieille chipie! m'écriai-je -alors; étendez-la sur la table et retroussez-lui les jupes. - -En un clin d'oeil, on débarrasse la moitié de la table du souper en -plaçant tout ce qu'il y a dessus à l'extrémité opposée. La victime se -débat inutilement. Avec l'aide de Cécile et de Mlle Fosse, Maria -l'entraîne résolument vers la table sur laquelle six bras vigoureux la -hissent et l'allongent. Après lui avoir retroussé et solidement épinglé -les jupes au-dessus de la taille, Mademoiselle s'asseoit sur ses épaules -pour l'immobiliser, tandis que deux autres lui saisissent les bras. -Écartant la fente de son pantalon, Cécile expose un derrière plutôt -maigre, en disant: «Il n'est pas très rebondi, ma chère Rosa, mais cela -ne vous empêchera pas de bien la fesser.» - ---Arrachez-lui sa culotte, ordonnai-je, je veux qu'elle soit tout à fait -cul nu pour lui payer mes dettes d'un seul coup. - -L'ordre est promptement exécuté, en dépit des imprécations de la -victime, qui proteste contre une telle indécence. Suffoquant -d'indignation, elle roulait des yeux hagards à la pensée du mortifiant -traitement qu'on lui ménage. - -Lui appliquant alors une légère cinglade sur les fesses: «Je n'ai pas -l'intention de vous faire grand mal, lui dis-je, mais de vous faire -comprendre que vous vous êtes comportée avec nous comme une vieille -sauvage!» - -Malgré ces paroles rassurantes, je la frappai peu à peu de plus en plus -fort, si bien que les fesses changèrent vite de couleur: «Allons! -continuai-je, demandez-nous pardon et promettez de vous montrer à -l'avenir plus indulgente pour vos élèves.» Ces derniers mots sont -accompagnés d'une terrible cinglade qui soulève la chair et amène le -sang à fleur de peau. - ---C'est abominable, ce que vous faites, Miss Coote! s'écrie la patiente, -jamais je ne vous ai punie aussi brutalement. - ---En vérité, Miss Dido, je vous trouve bien impudente de me parler avec -un tel sans façon. Tenez! tenez! je vais vous apprendre à réfléchir -avant de parler; et, sous les vigoureuses cinglades, de petites gouttes -de sang suintent sur la chair marbrée. - ---Oh! pitié! hurle Miss Herbert. Je n'ai pas voulu vous offenser! Oh! -ahhh! grâce! grâce! vous me martyrisez! - ---Ah! j'en étais bien sûre que je vous materais, Miss Herbert; que -pensez-vous de ma façon de donner la verge? Si je frappais encore un peu -plus fort? Qu'en pensez-vous? Et, sans attendre son avis, je cingle sans -interruption, écorchant les pauvres fesses, arrachant à la victime des -cris de suppliciée: «Hurlez tout à votre aise, je suis ravie de vous -entendre, cela prouve que vous appréciez ma façon de faire. Allez-vous -nous demander pardon, maintenant? - ---Oh! oui! oui! pardon! oh! je vous en conjure! arrêtez! grâce! Je ne -serai plus jamais sévère avec mes élèves! oh! par pitié! je sens que je -m'évanouis! Mon sang coule, oh! miss Coote! quelle barbarie! - ---Croyez-vous maintenant que nous étions ivres? Ne pensez-vous pas -plutôt qu'il était inconvenant et grossier de nous outrager de la sorte, -au moment même où nous buvions à votre santé? Répondez un peu, Miss -Dido! - ---Oh! ah! ah! mon Dieu! Quel martyre! Je ne savais pas ce que je disais! -Excusez-moi! Faites-moi grâce! Pitié! répond la malheureuse en se -tortillant comme une anguille sous les interminables morsures de -l'instrument. - ---Vous allez me remercier, et me promettre de vous retirer -tranquillement dans votre chambre. Et que cette leçon vous soit -profitable: vous n'avez pas reçu la moitié de ce que vous méritiez. -Tenez, voici ma signature, lui dis-je alors, en lui octroyant deux -derniers coups entre les cuisses. Allons, mettez-vous à genoux, -embrassez la verge et remerciez-moi. - -Sous ce dernier assaut, elle hurle lamentablement: «Oh! c'est horrible! -je me sens mourir, je meurs!» - -On la relâche alors, mais il lui faut se mettre à genoux, embrasser la -verge, remercier humblement, et faire les plus plates excuses. -L'assistance se repaît de son humiliation et de ses larmes, avec une -joie non dissimulée, et, lorsqu'elle quitte la salle, dévorant sa honte, -les jeunes filles lui font les cornes et l'accablent de leurs quolibets. - ---Maintenant, Miss Andrey Clémentine Flaybum, à votre tour! déclamai-je -alors, et si vous vous avisez de résister, je vous préviens que vous -serez fouettée dix fois plus fort que Miss Herbert. - -Suffoquée par la scène précédente, la directrice demande grâce et -supplie qu'on ne la dégrade pas ainsi devant toute l'école, mais nous -nous montrons inflexibles, mes compagnes et moi. - -Maria dépouille progressivement sa maîtresse, qui est un joli spécimen -de maturité féminine; elle a de beaux yeux bleus, une abondante -chevelure blonde et paraît approcher de la quarantaine. Au fur et à -mesure que tombent ses vêtements, on aperçoit ses blanches épaules et -ses seins palpitants d'émotion; des larmes d'humiliation coulent sur ses -joues. Elle est bientôt en chemise et en pantalon; celui-ci colle de -façon affriolante sur les masses charnues qu'il recouvre; il est orné de -volants de dentelles; de jolis mollets en émergent, bien dessinés par -des bas de soie couleur chair; des souliers à hauts talons, à boucles -d'argent complètent le costume. Hélas! quel changement d'aspect, lorsque -l'on passe sur le tout l'uniforme de pénitence et la cornette! - ---Allons, fais-je alors, elle ne résiste pas, et elle fait bien. -Laissons-la ainsi pour qu'elle assiste à la punition de Frau Bildaur; -c'est vous, chère Cécile, qui allez la fouetter avec une verge neuve, -pendant que je me reposerai. - -La joyeuse Cécile, fraîche et potelée, était très amusante à considérer, -faisant siffler la verge aux oreilles de la pauvre Frau. Celle-ci est -hissée sur le dos de Maria, on lui rabat sa culotte, on lui retrousse -ses jupes et on expose sans le moindre voile son beau fessier bien -rebondi. - ---Frau Augusta Bildaur, lui dit Cécile, vous allez recevoir douze belles -cinglades, vous embrasserez la verge, vous me remercierez de mon -indulgence et vous en serez quitte ainsi. - -Elle compte alors les coups un par un, frappant d'un bras vigoureux; la -surface des fesses devient rose, puis rouge et la peau se couvre de -longs sillons. - -La victime endure courageusement son châtiment; elle pince les lèvres -pour ne pas crier; quand sa chair a frémi sous le douzième coup, elle -remercie chaleureusement et embrasse avec ardeur l'instrument de la -fessée. Elle n'a pas l'air autrement humiliée, elle n'a pas versé une -larme, ses yeux brillent d'un éclat sensuel, et elle demande à voix -basse qu'on lui permette d'assister à la fessée qui attend Miss Flaybum. - ---Quel dommage, dis-je alors, que nous n'ayons pas de chevalet pour la -ficeler; tant pis, nous nous servirons de la table. Disposez Miss -Flaybum comme vous avez fait pour Miss Herbert. - -La victime se rend compte que toute résistance serait inutile et ne -servirait qu'à aggraver sa situation. On la débarrasse de son pantalon -et l'on étale aux yeux émerveillés des demoiselles un magnifique -postérieur plantureusement rebondi, et un ventre blanc, avec un mont de -Vénus pourvu d'une large toison frisée; la pointe d'un mignon clitoris -émerge du sommet de la fente. Elles l'étendent sur la table, bras et -jambes écartés, immobilisés par quelques conjurées et je m'asseois, -comme tout à l'heure sur son dos, pour l'empêcher de bouger. - ---Ah! le joli tableau! m'exclamai-je alors; c'est un vrai plaisir de -dompter une aussi jolie personne. Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous -êtes coupable d'insolence envers moi et envers toutes ces jeunes -personnes; vous allez commencer par rétracter l'accusation d'ivrognerie -que vous avez portée à notre égard, et d'ailleurs, je me charge de vous -convaincre bien vite que nous possédons tout notre sang-froid. - -Commençant à la fouetter lentement, je lui dis? «Est-ce que je fouette -comme une ivrognesse? Est-ce que ma main manque de vigueur, ou n'est-ce -pas plutôt vous qui aviez perdu votre bon sens en parlant ainsi. Est-ce -que je me sers de l'argot de taverne? J'espère que je ne fais pas trop -de mal à vos bonnes grosses fesses, elles commencent à prendre couleur, -mais peut-être rougissent-elles seulement de nos inconvenances? - -Comme je m'échauffe progressivement à mon travail, le gros derrière se -soulève à chaque coup et les demoiselles ont grand peine à maîtriser les -jambes et les bras de la victime, sur la figure de laquelle on peut lire -la plus profonde indignation. Elle semble résolue à ne pas crier, tandis -que je m'évertue, par des cinglades adroitement dirigées, à lui faire -manifester sa souffrance. - ---Ah! ah! fais-je, en ricanant, elle s'obstine, elle ne veut pas -répondre, elle veut que je frappe plus fort. Maria, apportez-moi une -autre verge, car celle-ci ne va plus durer longtemps. Je commence à -croire que Miss Andrey Clémentine Flaybum est réellement ivre elle-même, -sans quoi elle ferait des excuses, aussi je veux la rappeler à la -sobriété. Que dites-vous de cela et de cela, et de cela? - -Et, à chaque mot, je la cingle entre les deux grosses joues de son -fessier, et, placée comme je suis sur elle, je meurtris les lèvres -rebondies de sa fente, qui font une saillie très visible en haut de ses -cuisses, Aussi, ne tarde-t-elle pas à pousser des cris de souffrance: -«Ah ah! oh! c'est de la barbarie! Abominables créatures, comment -osez-vous me traiter ainsi?» - -J'éclate de rire à cette apostrophe et je continue: «Bravo! son ébriété -disparaît; encore quelques bons coups de verge et l'effet du champagne -disparaîtra; ce sont toujours les ivrognes qui accusent les autres -d'être ivres. Je scande chaque phrase de si vigoureux coups de verges -que de petites traînées de sang apparaissent à la surface de ses fesses, -coulent le long de ses cuisses et viennent perler sur la toison de sa -fente. Loin d'éveiller notre compassion pour la victime, le tableau de -sa souffrance nous procure de si voluptueuses sensations que j'aperçois -les plus âgées d'entre nous étendues sur le sol cuisses ouvertes et se -faisant jouir dans les positions les plus inconvenantes. - -La pauvre femme hurle piteusement: «Pitié! pitié! oh! oh! grâce! Miss -Coote! c'est trop affreux! oh! oh! je m'évanouis, je me meurs!» - -Mais, en proie à une crise de férocité, je m'écrie pour toute réponse: -«Non! non! pas de danger que vous mouriez; un gros cul comme le vôtre -peut en supporter bien davantage, vous êtes bien trop obstinée pour que -je vous tienne quitte à si bon marché; la verge vous empêchera de vous -évanouir. Pourquoi? pourquoi? pourquoi? ne vous excusez-vous pas? Et de -vigoureux coups de revers viennent meurtrir la surface délicate de -l'entrecuisses; la pauvre maîtresse d'école suffoque et rugit de -souffrance; mais son orgueil la soutient et elle ne se décide pas à -faire ce que j'exige d'elle. - -Fatiguée par ce violent exercice, j'ordonne, comme intermède, d'apporter -du champagne, et je m'écrie: «Mesdemoiselles, cette pauvre femme est si -courageuse qu'il faut que nous buvions à sa santé. Une demi-douzaine de -mes compagnes prennent alors chacune une bouteille, et, à mon signal, -tous les bouchons sautent, dirigés vers le postérieur à vif qui leur -sert de cible. Ce divertissement est salué par un éclat de rire général -et on porte la santé de la «brave bonne femme», plus mortifiée que -jamais de cet outrage inattendu. - -Ragaillardie alors, je jette le tronçon de verge dont je me suis servi; -j'en prends une autre et je la brandis en criant: «A la bonne heure, -voilà ce qui s'appelle une verge; maintenant, Miss Andrey Clémentine -Flaybum, voulez-vous nous demander pardon et reconnaître que c'est vous -qui étiez ivre, ou je vous hache le cul? Ah! ah! voilà un gros mot que -vous ne nous auriez jamais permis de prononcer. Peut-être ne -pensiez-vous pas que vous-même, vous aviez un cul quand vous vous -amusiez à nous fesser et à nous humilier? - -Cette allocution est accompagnée, bien entendu, d'une grêle de coups, -et, tandis que la verge lourde et souple trace de rouges sillons sur les -fesses déjà en pitoyable état, la victime hurle à fendre l'âme. A bout -de forces, se croyant sur le point de mourir, terrassée par la -souffrance, elle oublie l'indignité de sa situation, son énergique -résolution de ne pas s'abaisser devant ses élèves, et elle demande enfin -grâce. - ---Pitié! sanglote-t-elle, ah! ah! grâce! Miss Coote! Épargnez-moi! -J'implore votre miséricorde! Il a fallu que je sois ivre moi-même! -Pardonnez-moi et je ne dirai jamais un mot de ce qui s'est passé, je -vous le jure! mais épargnez ma vie!» Les larmes interrompirent ses -supplications. - ---Et vous pardonnerez à tout le monde, et vous nous remercierez de vous -avoir rappelée à la sobriété. Fi! fi donc! Miss Flaybum. Vous être mise -en pareil état!» Un violent coup sur sa fente ponctue ces dernières -paroles et l'empêche de s'évanouir. - ---Oui! oui! ahh! rugit-elle, je suis désolée de m'être oubliée à ce -point! Et je vous remercie de m'avoir corrigée avec cette fermeté. -Pitié, maintenant, pitié! Laissez-moi me mettre à genoux et embrasser la -verge. - -L'air terriblement piteux, elle s'agenouille alors devant moi, ayant -peine à se tenir, elle embrasse la poignée de verges toute rouge de son -sang. - -Sur sa figure baignée de larmes se lisent toutes les affres de -l'humiliation, de l'orgueil abattu, des sévices qu'elle a endurés; sa -figure est presque aussi rouge que ses fesses, car, pour comble -d'abjection, il lui a fallu se mettre à genoux avec tous ses vêtements -encore retroussés. - -Quant à moi, je ne sais quelle insatiable fureur me possédait, je me -rendais à peine compte de ce que je faisais. Il me semblait que ma -victime s'en tirait encore à trop bon compte. Je lui criai dans la -figure: «Allons! Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous savez maintenant -ce que c'est qu'une bonne fessée. Voyons donc de près comme je l'ai -arrangé, votre gros cul. Tournez-le un peu devant ma figure... là... -très bien. Ma parole, il n'est pas en trop mauvais état! Dans huit -jours, il n'y paraîtra plus. Il saigne un peu et voilà tout! tenez! -tenez! Et, passant mes mains sur ses fesses à vif, je les lui promenai -ensuite sur la figure, en guise d'ultime outrage, et juste au moment où -elle commençait à se ranimer un peu. On lui permit alors de se retirer -dans sa chambre. - -Quant à nous, réellement grises de champagne et d'excitation, nous -courûmes dans les chambres les unes des autres, et toute la nuit se -passa dans les plus lascives jouissances et les plus obscènes -divertissements. Jamais je n'oublierai cette dernière nuit passée à -l'école. Nous ne dormîmes pas une minute et l'arrivée du jour mit seule -un terme à nos lubriques ébats. - -Miss Flaybum fut invisible le lendemain, et la seule allusion qu'elle -fit jamais à cette mémorable scène de justice distributive fut une somme -élevée pour bris de verrerie sur la note de nos frais de pension. - -Ici se termine la première partie de mes aventures. A mon retour de -voyage, je vous raconterai la seconde. - -Votre amie affectionnée, - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE VI - - -Ma chère Nelly, - -Au cours de mon dernier voyage en Italie et en Allemagne, je me suis -amusée à noter pour mes prochaines lettres, tous les incidents qui me -revenaient à la mémoire, comme susceptibles de vous intéresser, et -maintenant que me voici encore une fois de retour, je m'amuserai pendant -les longues et tristes soirées, à vous écrire une autre série de -lettres. Et je commence de suite. - -Quand je quittai l'école, mes tuteurs me confièrent aux soins de Mlle -Fosse, et nous fûmes bientôt installées dans une de mes maisons, située -dans la banlieue ouest de Londres. Demeuraient avec nous deux, Jane, -l'ancienne servante de mon grand-père, qui nous servait de femme de -chambre, une cuisinière appelée Margaret et deux bonnes, Mary et Polly; -un jeune frère de Jane appelé Charlie, remplissait l'office de groom. - -Mes tuteurs jugèrent que jusqu'à ma majorité, je pouvais me dispenser de -cocher et de valet de pied, n'ayant qu'à louer, pour faire mes visites, -mes emplettes ou aller au théâtre, une voiture chaque fois que j'en -aurais besoin. On m'accorda mille livres par an, dont je déduisis -libéralement deux cents livres pour Mlle Fosse, et jamais je ne lui -diminuai cette allocation élevée, car elle fut toujours pour moi une -charmante compagne, se mettant en quatre pour favoriser mes amusements -et me préserver des dangers possibles. - -Ma chambre à coucher et celle de Mademoiselle communiquaient ensemble, -de sorte que nous pouvions, la nuit comme le jour, jouir de notre tête à -tête si cela nous faisait plaisir. La cuisinière et Mary occupaient une -chambre en haut de la maison, le page avait un petit cabinet sur le même -palier que nos chambres. Jane et Polly, que nous appelions ainsi pour -les distinguer de l'autre Mary, occupaient une chambre également au même -étage, où se trouvaient d'autres pièces libres pour nos invitées -éventuelles. Il y avait en haut des salles inoccupées, dont une très -spacieuse. Après m'être consultée avec Mademoiselle, je décidai de -l'organiser en salle de punition, car j'avais résolu de maintenir sous -une discipline sévère tout mon personnel. On y fixa des poulies au -plafond, on la meubla d'échelles, de blocs, de crochets, d'un poste à -fouetter, et aussi d'une sorte de pilori, permettant de fixer la -pénitente en exposant seulement ses jambes et ses fesses et en -l'empêchant de voir par qui elle était fouettée. - -Mademoiselle et moi, prenions grand plaisir à nos «soirées lubriques», -comme elle avait baptisé nos séances de flagellation. De temps à autre, -pour les corser, nous faisions venir Jane et nous la fessions dans nos -chambres, ou bien elle aidait l'une de nous à fouetter l'autre, car je -m'étais tout à fait adonnée aux plaisirs du fouet, et j'éprouvais, de -son application, un bonheur tout spécial. Néanmoins, ces petites -débauches n'avaient pas la même saveur que lorsque la victime ignore -l'emploi de la verge et en tâte pour la première fois. Aussi, -désirions-nous ardemment trouver quelque coupable remplissant ces -conditions et que nous puissions sacrifier à notre ardent désir. - -Notre jardinier, M. White était un homme de confiance qui avait dépassé -la quarantaine. Sa femme était une fort accorte gaillarde d'environ -trente ans. Ils avaient deux jolies petites filles de neuf et dix ans. -Ils logeaient dans un cottage situé à l'extrémité de notre jardin, qui -était très vaste. - -Mme White aimait un peu trop la toilette, et les gages de son mari -n'étant pas suffisants pour lui permettre de se passer ses fantaisies, -elle trouva tout naturel de se procurer l'argent nécessaire en vendant -pour son propre compte, à des voisins, moins bien pourvus que nous, les -fruits et les légumes dont ils pouvaient avoir besoin, et qui, -pensait-elle, eussent été perdus sans cela. Son mari n'y vit pas grand -mal, car, ainsi qu'il nous le dit plus tard, Miss Coote était très bonne -et très généreuse et ne se préoccupait jamais de ce qu'ils prenaient -pour eux-mêmes. - -Les deux fillettes, Minnie et Lucy étaient chargées par leurs parents de -porter ces fruits et ces légumes à la porte du fond du jardin. Mais, un -beau jour, de grand matin, Jane les aperçut et vint tout aussitôt me -faire son rapport. - -J'avais, depuis longtemps, un désir irrésistible de fesser les deux -mignonnes, mais ne pouvais le faire sans motif; aussi, la découverte de -Jane me causa-t-elle la plus vive satisfaction. - -Le lendemain matin, en compagnie de mademoiselle, je fus, par une allée -extérieure, me poster à la sortie du jardin et nous nous plaçâmes de -façon à voir tout ce qui se passerait. Nous fûmes bientôt dédommagées de -notre dérangement, en voyant les petites filles apporter plusieurs -paniers de fruits dans la maisonnette de leur mère. - -Ayant bien et dûment constaté le délit, je retournai à la maison et fis -porter au jardinier l'ordre de comparaître devant moi avec sa femme et -ses filles. - -En compagnie de Mademoiselle, je les reçus dans le salon. White et sa -femme tenant chacun une fillette par la main, s'enquirent -respectueusement du motif pour lequel je les faisais venir. - ---Ne vous en doutez-vous pas un peu, malgré votre air innocent? leur -dis-je, pourquoi donc vos enfants vont-ils tous les matins cueillir des -paniers de fruits dans le jardin? - -White rougit très fort et répondit d'un air embarrassé: «Elles en -apportent quelques-uns pour notre dessert, miss. - ---Allons, vous ne faites qu'aggraver le vol par le mensonge; est-ce avec -vos gages que votre femme se paye tous les colifichets qu'elle achète? -ripostai-je d'un ton sévère. - ---Oh! Sally! fit-il à sa femme, réponds, je ne comprends pas ce que -Mademoiselle veut dire. - -Rouge de honte, Mme White fondit en larmes: «Oh! fit-elle, c'est ma -faute! William n'a jamais su que je vendais vos fruits, et les pauvres -petites sont innocentes. Ah! je vous en prie, pardonnez-moi, Miss Coote! - ---Vous me croyez donc bien naïve? répondis-je durement, votre mari -n'ignore rien de vos agissements, et quant à vos fillettes, vous les -dressez au vol. - -A ces mots, White, sa femme et les deux petites tombèrent à genoux, me -suppliant de leur pardonner et m'affirmant qu'ils n'avaient rien vendu. - ---Allons donc! répartis-je, vous valez encore moins que je ne le -pensais, car je sais, moi, qu'il y a déjà longtemps que dure ce manège. -Et maintenant, choisissez: ou que je vous punisse sévèrement, moi-même, -ou que je vous dénonce à la justice, auquel cas votre affaire est -claire. - -Tout en demandant grâce, White et sa femme me disent qu'ils préfèrent -être punis par moi comme je le jugerai convenable, mais me supplient -d'épargner les fillettes qui n'ont fait que ce qu'ils leur ordonnaient. - ---Vous prenez le parti le plus sage, leur dis-je alors, car, si je puis -avoir quelque indulgence, la justice n'en aurait pas pour des gueux -comme vous. Vous, White, comme vous êtes un homme, je ne sais comment -vous punir, aussi je vous tiens quitte, et j'espère que vous serez -honnête dans l'avenir. Mais votre femme et vos filles seront fouettées -comme elles le méritent. Qu'elles m'attendent dans ce salon, ce soir, à -sept heures, et qu'elles mettent leurs vêtements des dimanches; c'est -compris? Je les guérirai à tout jamais de l'envie de voler ou je ne -m'appelle pas Rosa Coote. - -Le pauvre White et sa femme se retirent, l'oreille bien basse. -Lorsqu'ils sont partis, nous nous félicitons joyeusement, Mademoiselle -et moi, d'avoir pu nous procurer de pareilles victimes. - -Le soir même, je suis, à l'heure fixée, dans la salle de punitions, -attendant l'arrivée des coupables. Elles font leur entrée, l'air piteux, -quoique coquettement habillées à la dernière mode villageoise, un -bouquet à leur ceinture. - -Pour la clarté du récit, je me désignerai par mon nom, comme les autres -acteurs de cette scène piquante, et ainsi que je l'ai déjà fait dans mes -lettres précédentes. - -_Miss Coote._--Je suis heureuse pour vous, madame White, que vous m'ayez -laissé le soin de vous punir, car j'espère qu'après cela vous -apprécierez les avantages de l'honnêteté. Mademoiselle Fosse, aidez -Jane, je vous prie, à préparer Minnie pour la verge. Attendez! attachez -d'abord Mme White à l'échelle, sans quoi ses sentiments maternels la -pousseraient à intervenir. Vous préparerez également Lucy. Si elles ne -portent pas de pantalons, il faut en trouver un pour chacune. - -_Mme White_, les larmes aux yeux.--Oh! Miss Coote, ma bonne demoiselle! -Ne soyez pas trop sévère pour ces pauvres petites. J'aime mieux être -trois fois plus maltraitée moi-même. - -Elle est bientôt fixée par les poignets à l'échelle, mais sans que l'on -ait touché à ses vêtements. Mes deux aides déshabillent alors Minnie et -Lucy et exposent à nos regards leurs formes rondelettes. Mademoiselle -prend Lucy, je me charge de la plus jeune, Minnie. Les pauvres petites -sont pourpres de honte, surtout quand nous les étendons le derrière en -l'air sur nos genoux; elles n'ont évidemment pas l'habitude d'être -examinées ainsi. - -_Miss Coote_, à Minnie.--Comme vous rougissez, ma petite! Est-ce de peur -ou de honte? Ah! dame! vous allez être bien fessée! Quel joli petit cul! -Est-ce que votre maman le fouette souvent? - -Je lui donne quelques bonnes claques qui amènent le rouge sur les -blanches rondeurs, et font gigoter de façon comique la pauvre petite, -qui n'apprécie nullement ce préambule: «Oh! oh! assez, je vous en prie, -vous me faites trop mal, Miss Coote! Je ne puis pas endurer cela! -crie-t-elle, en commençant à pleurer. - -_Mademoiselle._--Ainsi, petites polissonnes, vous alliez vendre le fruit -pour votre mère? Répondez, Lucy. - -_Lucy._--C'est papa qui nous le donnait pour le porter chez nous. - -_Mademoiselle._--La vieille histoire d'Adam et Ève; l'un a tenté -l'autre. Alors, c'est votre papa le coupable? Votre mère, tout à fait -innocente, hein? - -_Miss Coote._--Je crois qu'il ne me sera pas difficile de faire raconter -à Minnie une autre histoire, Mademoiselle Fosse, ce sont de petites -menteuses aussi bien que de petites voleuses. Essayez ma méthode, -Mademoiselle. - -De la main ouverte, j'applique une forte claque, bientôt suivie de -plusieurs autres, sur les fesses de Minnie, qui braille et gigote -éperdument. Mademoiselle traite Lucy de la même manière et bientôt, les -fesses claquées sont roses comme des pêches. Les deux fillettes pleurent -et crient à qui mieux mieux, rejetant les torts d'abord sur leur père, -puis sur leur mère, lorsqu'elles voient qu'il ne sert à rien de mentir. - -Je dis alors à Jane de nous apporter à chacune une verge légère. Puis, -je lui ordonne d'attacher au poteau de punition les deux petites -victimes et de leur passer un pantalon pour abriter leurs petites fesses -rouges. - -Jane exécute l'ordre et les attache côte à côte par les poignets, les -bras tendus au dessus de leur tête, la pointe de leurs pieds atteignant -juste le parquet. Elle étale ensuite deux petits pantalons de très fine -batiste, presque aussi transparente que de la mousseline, de sorte que -la chair rose est visible au travers. Ces pantalons avaient été choisis -par elle, un peu trop petits; ils plaquent sur les formes d'autant mieux -que les juvéniles postérieurs sont très développés pour leur âge. La -fente laisse, par derrière, un espace vide de six pouces de large qui -démasque un exquis morceau de chair rouge des deux côtés de la raie des -fesses. Comme préliminaires des plaisirs que la fessée va me procurer, -je me délecte du manège de Jane qui, pour les préparer à la séance, -dispose la chemise dans le pantalon, leur fait lever les jambes l'une -après l'autre, leur fait prendre des postures variées, et prend -consciencieusement son temps pour faire durer le plus possible cette -délicieuse opération. - -Je dis alors à Mademoiselle de m'aider à leur donner le fouet tandis que -je leur ferai la morale. - -La mère est si terrifiée de voir ses deux filles attachées pour la -fessée, qu'elle veut se jeter à genoux, bien que ses poignets fixés -au-dessus de sa tête le lui interdisent, «Oh! oh! Miss Coote! Pitié pour -mes pauvres petites!! crie-t-elle alors. Et dire que c'est moi qui leur -vaut cela!» Et la malheureuse essaye de joindre les deux mains comme -elle a voulu se jeter à genoux. - -_Miss Coote._--Faites-nous grâce de vos pleurnicheries, vilaine femme! -Nous ne faisons que commencer. Qu'est-ce que vous dites de ça, Minnie, -et vous, Lucy? Recommencerez-vous à me voler mon fruit, petites -coquines? Réchauffez-leur bien les fesses, Mademoiselle, chassez-moi -l'instinct du vol de leur derrière. - -Les verges accomplissent leur piquante besogne et cinglent les jolies -rondeurs, dessinant sur la peau de fines marques rouges. Les victimes -poussent des cris aigus; leurs faces sont pourpres; les larmes -ruissellent sur leurs joues; elles supplient qu'on leur pardonne, -promettant de ne plus jamais recommencer, etc, etc. - -Mon amie et moi, nous sommes dans le ravissement. La scène nous -électrise, le sang bout dans nos veines; nos instincts sensuels -s'exaspèrent; les cris de douleur sont pour nos oreilles une musique -délicieuse; nous cinglons sans ménagement les pauvres petits culs -jusqu'à ce que le sang perle sur les chairs boursouflées. La vue de la -pauvre mère éplorée est un autre régal pour nous, car, bien qu'elle ne -soit encore que spectatrice, elle tressaille à chaque coup de verge -comme si elle le recevait elle-même; elle crie et sanglote à fendre -l'âme. - -_Mademoiselle._--Voyez un peu cette grosse sotte! Tenez, madame White, -c'est maintenant que vous allez pouvoir pleurer! - -Ce qui reste des minces pantalons est déchiré et arraché, et nous nous -ruons de nouveau à coups de verges sur les petites victimes pantelantes -et nous ne nous serions pas arrêtées, si Jane ne nous avait fait -remarquer que Minnie était évanouie et que Lucy ne valait guère mieux. - -Où les détache, on leur bassine les fesses et la figure avec de l'eau -fraîche, on leur fait respirer des sels et on les ranime. Puis on leur -fait boire, ainsi qu'à leur mère, du champagne additionné d'un énergique -cordial. - -Mme White, qui a été aussi délivrée, berce ses filles sur ses genoux; -elle les couvre de caresses et de baisers, se lamente et pleure -nerveusement à la vue de leurs petits culs écorchés: «Pauvres trésors! -crie-t-elle, Ah! Miss Coote! comme vous avez été barbare avec ces -pauvres innocentes! - -_Miss Coote._--Je vous conseille de les appeler innocentes, quand c'est -vous-même qui leur avez appris à voler! Attendez un peu, ça va bientôt -être votre tour de vous confesser. - -_Mme White_, d'une voix tremblante.--Excusez-moi, je ne sais pas ce que -je dis, mon coeur de mère saigne de voir leurs pauvres derrières. - -_Miss Coote._--Lâchez-les! Mary va les panser et elle reviendra nous -aider à ranimer leur maman qui m'a l'air terriblement déprimée. - -Un éclat de rire accompagne cette ironique remarque. Jane revient -bientôt et se met en devoir de disposer Mme White pour la correction qui -l'attend. - -_Miss Coote._--Écartelez-la bien sur l'échelle; c'est la plus coupable -de la bande, elle a entraîné son mari et elle a obligé ses enfants à -participer au vol. - -_Mme White._--Mais je ne pensais pas que vous vouliez garder le trop -plein du jardin, il aurait été perdu! - -_Miss Coote._--Alors pourquoi votre mari ne m'a-t-il pas demandé ce -qu'il fallait en faire? N'avez-vous pas employé cet argent à vous -acheter des rubans et des parures? - -La pauvre femme, très honteuse, pousse de gros soupirs et n'essaie pas -de se défendre. Jane et Mademoiselle lui enlèvent sa belle robe bleue et -découvrent une jolie paire d'épaules bien blanches, contrastant avec la -rougeur que la scène précédente a semée sur sa figure et sur son cou. -C'est une jolie femme aux cheveux brun fauve, aux yeux noirs; elle a des -bras bien ronds et des mains fraîches qui dénotent qu'elle ne se livre -pas à la maison à des travaux trop pénibles. Ses vêtements ne sont pas -luxueux, mais très propres et coquettement ornés de dentelles à bon -marché. On la dépouille de tout et elle reste comme ses filles, sans -culotte. Elle rougit jusqu'aux oreilles en voyant ses charmes abondants -exposés tout nus à nos regards. Son mont de Vénus, très proéminent, est -ombragé d'une large toison bouclée de la teinte de ses cheveux. - -_Miss Coote._--En vérité, Madame White, comment osez-vous venir vous -faire fouetter sans avoir rien pour cacher votre modestie. C'est tout à -fait inconvenant, vous blessez notre pudeur. Comment allons-nous faire? - -_Mademoiselle._--Je me doutais de la chose. Je me suis amusée, avant le -dîner, à lui confectionner un véritable tablier de feuilles de figuier. -Voyez comme cela fera bien sur elle et fera ressortir la teinte de sa -chair. - -La pauvre femme pleure d'humiliation à nos remarques railleuses et à nos -plaisanteries sur les deux jolis gigots qu'elle possède et la manière -dont nous allons les faire cuire. On lui ajuste adroitement le tablier -autour des reins et on m'apporte une superbe verge de longs brins -fraîchement coupés, élégamment ornementés de rubans de couleur. On la -fait mettre à genoux pour embrasser l'instrument et, répétant les mots -que Jane lui souffle à l'oreille, elle balbutie: «Ma chère... Miss -Coote... Oh! ff... fouettez-moi... je vous en prie... bien... bien -fort... car j'ai été très... indélicate... oui... oh! pardon! pardon! ne -soyez pas trop sévère! - -Ces derniers mots, nullement dictés par Jane, lui échappent malgré elle. -Terrorisée d'avance, les larmes ruissellent sur ses joues lorsqu'on la -relève pour l'étendre sur l'échelle très inclinée; les bras et les -jambes sont écartés autant qu'il est possible, on la ficelle -étroitement, si bien qu'elle peut à peine remuer les jambes ou tortiller -les fesses. - -_Miss Coote._--Vous n'avez qu'à moitié avoué votre culpabilité, mais -votre cul, bien échauffé, réveillera vos souvenirs. - -La verge siffle dans l'air autour de la victime qui frémit dans -l'appréhension du coup. - -Soudain, vzz! vzz! vzz! Trois fois l'instrument s'abat sur le gros -derrière où il marque son passage par des raies rouges entrecroisées, -les feuilles vertes volent dans toutes les directions. Rudement touchée, -la victime manifeste sa souffrance par des cris aigus: «Hola! ah! oh! ça -fait trop mal! je n'en peux plus! Épargnez-moi!» Les muscles de son dos -et de ses reins montrent par leur tension la sensation de souffrance -qu'aggrave encore sa position écartelée. - -_Miss Coote._--Quoi! vous criez déjà? où donc est votre courage? Vos -filles sont moins douillettes que vous! Au fait, criez si vous voulez, -cela vous empêchera peut-être de sentir mes coups. Je ne fais que -commencer et ne suis pas encore bien en train. Allons! Je continue! - -Vzz! vzz! vzz! la verge reprend son office et s'abat lentement et -méthodiquement, pendant deux longues minutes. - -_La victime._--Ah! de pareilles souffrances sont-elles possibles! Si -vous devez continuer, j'aime mieux mourir de suite. - -_Miss Coote._--Taisez-vous, grosse éhontée! Volerez-vous encore? -Élèverez-vous vos enfants dans l'honnêteté, maintenant? Que dites-vous -de cette distribution de coups de verges? Je suis sûre que cela vous -réchauffera les fesses! - -Les coups se succèdent, les brindilles se brisent au contact des fesses, -non sans dégâts pour celles-ci. Mme White hurle sa souffrance aux échos -de la salle: «Ahh! atroce! atroce! Ce sont des fers rouges que vous -m'enfoncez dans la chair! oui! j'avoue! je l'ai mérité! assez! assez! -pitié! jamais je ne recommencerai.» - -Impassible, la fouetteuse poursuit son oeuvre; le sang coule de la chair -tuméfiée; la large surface des reins, des fesses, des cuisses, des -hanches, pas le plus petit coin n'est resté indemne. S'enroulant autour -des hanches, les brindilles atteignent le ventre, arrachant des poils à -la sombre toison. Elles visitent l'intérieur des cuisses, et au sommet -de celles-ci, la fente mystérieuse n'est pas davantage épargnée, et sur -ses lèvres rebondies, pointent de fines gouttes de sang! - -Des feuilles de figuier déchiquetées et éparpillées, il ne reste que les -fils qui les assemblaient, et qui pendent maintenant sur ses fesses et -ses cuisses se collant à la peau à vif. On dirait l'armature d'un feu -d'artifice tiré. - -Calme au début, Miss Coote semble avoir perdu toute mesure. Elle est en -proie à une véritable frénésie et frappe à tort et à travers avec une -énergie furibonde. Elle sermonne la victime, lui enjoint d'envoyer -régulièrement ses filles à l'église le dimanche, d'observer le septième -commandement: «Tu ne déroberas pas le bien de ton prochain!» - -Comme on le pense, Mme White n'entend pas la moitié de ces objurgations. -Elle n'a plus la force de crier. Elle balbutie: «Oh! mon Dieu! Je -m'évanouis! Que je meure pardonnée! Tu ne voleras pas! Tu ne voleras -pas! Mon Dieu! Comme je suis punie! Enfin elle s'évanouit et la verge la -mutile encore, alors qu'elle ne peut plus sentir les coups! - -Jane et Mademoiselle ont suivi la scène d'un bout à l'autre avec un -plaisir indescriptible. - -La malheureuse est débarrassée de ses liens. Les traces profondes des -cordes à ses poignets et à ses chevilles sont un cruel témoignage des -tortures que sa position distendue a dû lui causer. Quant à son -derrière, à ses reins et à ses cuisses, ce n'est plus qu'un vaste champ -de chair à vif, de cloques, de sillons rouges et bleus; les gouttes de -sang ornent d'étoiles rouges la toison qui garnit le bas du ventre et -celle qui encadre le réduit d'amour. - -Jane, Mary et Polly épongent la pauvre femme et la soulagent de leur -mieux. On la ranime par des aspersions d'eau froide; puis, lorsqu'elle -peut se tenir debout, on lui fait boire plusieurs verres de champagne et -on la reconduit chez elle. - -Le jour suivant, me promenant dans le jardin avec ma chère Mademoiselle, -nous demandâmes à White si sa femme s'était longtemps ressentie de la -fessée. Peu habitué à manier les périphrases et sans s'inquiéter de -savoir s'il ne choquait pas nos chastes oreilles, voici ce qu'il nous -répondit: - ---Le diable m'emporte, Mademoiselle, si j'avais jamais eu pareille nuit -auparavant! J'étais au lit et dormais quand elle est rentrée avec les -enfants. Mais elle était si échauffée qu'elle les a laissées se coucher -elles-mêmes et a grimpé sur moi comme vous voyez quelquefois la vache -faire au taureau quand elle en a besoin. Elle ne s'est pas inquiétée si -j'étais fatigué d'avoir pioché toute la journée. La nuit entière, il a -fallu que je lui fasse la bonne chose. Je ne sais pas pourquoi elle -était en chaleur comme ça, car d'habitude, nous réservons cela pour les -jours de repos comme le dimanche. Elle prétendait que ça n'avait jamais -été aussi bon! Et c'est vrai qu'elle ne m'avait pas encore fait jouir -comme ça. Seulement, je veux être pendu si après avoir été arrosée comme -elle l'a été, elle ne me donne pas deux jumeaux et peut-être bien trois -ou quatre! - -Je termine ma lettre sur ce pittoresque récit et vous prie de me croire - -Votre bien affectionnée, - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE VII - - -Ma chère amie, - -Dans ma dernière lettre je vous ai fait le récit d'un petit larcin et du -résultat qu'il eut. Dans celle-ci, je vous parlerai d'une jolie -demoiselle, voleuse de sa nature et non par occasion. C'est un cas de -kleptomanie, comme l'on dit aujourd'hui. Rien d'étonnant, lorsqu'on -qualifie d'un terme si extravagant ce qui n'est, bel et bien, qu'un vol, -que les gens timorés aient presque réussi à abolir cette bonne vieille -coutume de la verge. - -Miss Selina Richards était une cousine de Laura Sandon, mon ancienne -condisciple et première camarade de lit, chez miss Flaybum. - -Or, me trouvant en visite chez Laura, j'avais à cette époque dix-huit -ans, elle me signala ce cas en me disant que sa cousine était une -voleuse si incorrigible que sa famille redoutait réellement de la -laisser sortir de la maison de crainte qu'elle ne commît quelques -méfaits; ses parents étaient obligés de l'enfermer dans sa chambre quand -ils avaient des visiteurs, car la jeune voleuse se serait emparé des -bibelots et spécialement des bijoux sur lesquels elle aurait pu faire -main-basse, et vous supposez, Rosa, quel terrible scandale c'eût été -pour sa famille, si on avait eu motif de l'accuser d'une chose -semblable. - -_Rosa._--Ils ne l'ont donc jamais punie comme il fallait pour la guérir -de cette abominable manie? - -_Laura._--Ils l'enferment dans sa chambre et quelquefois la mettent -toute une semaine au pain sec, mais toutes ces punitions ne font pas -plus d'effet que les réprimandes. - -_Rosa._--Ont-ils jamais essayé une bonne fessée? - -_Laura._--Je ne crois pas que cela soit jamais venu à l'idée de ses -parents, ils sont d'une sensibilité stupide. - -_Rosa._--Ma chère Laura, je n'hésite pas à vous avouer que je serais -ravie de fouetter cette petite voleuse. Depuis que j'ai quitté l'école, -j'ai toujours à l'esprit notre grande séance d'adieu et je me rappelle -avec ravissement le délicieux spectacle des postérieurs rouges, zébrés, -l'humiliation et l'indignation des victimes et, par dessus tout, leur -détresse en se voyant ainsi traitées en public. Nous avons quelques fois -entre nous des séances de fouet comme à l'école et, il y a peu de temps, -j'ai administré une terrible fessée à la femme de notre jardinier et à -ses deux fillettes pour avoir volé mon fruit, ce qui a été une cure -radicale, car elles sont maintenant de la plus stricte probité. Vous -devez bientôt venir me voir, ne pourriez-vous suggérer à votre oncle et -à votre tante de vous confier Selina en leur disant que vous me mettrez -au courant de son déplorable défaut? Ou mieux encore, vous pourriez leur -dire que vous m'en avez déjà parlé et que je propose d'essayer de guérir -la demoiselle si toutefois ils veulent me donner carte blanche pour m'y -prendre comme bon me semblera? Ce sera un vrai régal pour vous, car nous -mettrons à une rude épreuve la pudeur de la demoiselle en la -déshabillant et en l'exposant. Le spectacle de ses jolies formes nous -sera rendu encore plus agréable par la honte que nous lui ferons -éprouver. Les véritables fervents de la verge épient les impressions de -leurs victimes sur leur figure et s'en délectent, et font tout ce qu'ils -peuvent pour aviver cette sensation d'humiliation, de même qu'ils -prolongent la torture par leur adresse à manier la verge et à placer la -victime dans la position la plus pénible pour être fessée. - -_Laura._--Mais vous êtes devenu une ogresse de cruauté, Rosa! - -_Rosa_ (en l'embrassant).--Vous le deviendrez aussi, quand vous aurez un -peu plus d'expérience. Vous êtes de beaucoup mon aînée, mais à cet -égard, vous êtes plus jeune que moi. Par un judicieux emploi de la -verge, un club de dames pourrait jouir des plus sensuelles voluptés sans -le secours des hommes. J'ai l'intention d'épouser la verge (d'ailleurs -je suis déjà fiancée avec elle) et ainsi je garderai ma fortune et mon -indépendance. - -_Laura._--Quel dragon de vertu! Dois-je réellement comprendre que vous -satisfaites votre sensualité en vous passant des hommes? - -_Rosa._--Venez et vous verrez; je n'ai que cela à vous dire, ma -gracieuse incrédule. Arrangez-vous simplement pour emmener la jolie -voleuse avec vous et vous n'aurez pas lieu de regretter votre visite. - -Laura réussit de tout point auprès des parents de Selina. Ceux-ci -pensèrent que la visite pourrait être réellement profitable à leur fille -et donnèrent volontiers toutes licences quant aux punitions à lui -infliger pour le cas où elle commettrait la moindre indélicatesse. - -Quand elles arrivèrent à notre maison, on donna à Selina une petite -chambre pour elle seule, tandis que Laura demanda et obtint d'être ma -compagne de lit. Rien ne fut changé de place ni enfermé; j'étais -parfaitement sûre de l'honnêteté de tout mon entourage et savais que si -miss Selina volait quelque chose elle ne pouvait que cacher son butin -sans avoir l'occasion de s'en servir. Nous étions donc sûres de rien -perdre en fin de compte. - -Miss Richards avait reçu une éducation très soignée; d'une façon -générale c'était une jeune personne très intéressante d'allure modeste -et réservée. - -Plusieurs jours se passèrent fort agréablement et il semblait que les -doigts de notre jeune invitée eussent perdu leur fâcheuse habitude; je -commençai à craindre que notre victime ne nous échappât; mais sa réserve -n'était que l'effet d'une timidité qui devait disparaître à mesure -qu'elle se familiariserait davantage avec nous. - -Quelques objets disparurent, des bijoux spécialement, d'abord une bague -avec un petit brillant, puis une broche avec une opale entourée de -perles, des épingles, des gants et autres menus objets, mais il nous fut -impossible de la surprendre mettant le pied dans ma chambre, malgré une -surveillance minutieuse du matin au soir. Aussi Laura et moi -songeâmes-nous à monter la garde pendant la nuit. Nous avions l'habitude -de ne quitter la chambre de Selina que lorsqu'elle était endormie, avant -de nous retirer dans la nôtre. - -Dès la nuit suivante, nous mîmes notre projet à exécution et environ -deux heures après nous être couchées, à un moment où on devait nous -supposer profondément endormies, les charnières de la porte grincèrent -nous indiquant que quelqu'un s'approchait en silence. - -Nous n'entendîmes pas marcher, mais nous distinguâmes dans -l'entrebâillement de la porte, la demoiselle avançant la tête pour -s'assurer si le terrain était libre. - -Nous ne bougions pas et nos têtes étaient invisibles dans l'ombre des -rideaux du lit, tandis qu'un rayon de lune éclairait partiellement le -reste de la chambre. Aussi silencieuse qu'un Peau-Rouge, la jeune -voleuse rampait littéralement à quatre pattes vers la table de toilette; -arrivée là, sans se redresser, elle promena la main sur le meuble pour -happer ce qui pouvait s'y trouver. Nous ne la distinguions pas, puisque -nous étions couchées, mais nous entendions distinctement le bruit des -objets glissant sur le meuble. - -Alors, nous jetâmes nos couvertures en l'air en criant: «Cette fois nous -vous tenons voleuse! Je courus vers la porte pour lui couper la -retraite, tandis que Laura arrêtait gravement notre prisonnière comme un -véritable policeman. - -Fermant la porte à clef, nous fîmes immédiatement pencher Selina sur -notre lit, ses pieds restant à terre et lui retroussant sa chemise de -nuit nous lui administrâmes une magistrale fessée qui lui fit pousser -les hauts cris. - ---Oh! Oh! Miss Coote, je vous en prie, pardonnez-moi. Laissez-moi -partir, je ne recommencerai plus. Oh! Oh! Ahhh! Je vous le jure!» -criait-elle en se débattant et en tortillant les fesses sous nos -vigoureuses claquades. La pale clarté de la lune nous permit de voir -combien rouge était celle que nous étions en train de fouetter. Enfin, -nous la tachâmes en lui annonçant pour le lendemain une enquête en -règle, et l'avertîmes qu'elle aurait à nous rendre tout ce qu'elle avait -volé, sinon qu'il lui en cuirait. - -Je donnai ordre de l'enfermer dans sa chambre toute la matinée, et Jane -servit de geôlier. Après le dîner, vers six heures, elle fit comparaître -la prisonnière devant moi dans la salle de punition. - -Pour rendre la séance plus impressionnante, toute la maison était -présente, excepté Charlie, le groom, car je ne jugeai pas décent d'avoir -un témoin masculin. Et l'audience commença: - -_Miss Coote._--Selina Richards vous êtes devant moi comme une voleuse -prise en flagrant délit. Avez-vous rendu tout votre butin, petite -vicieuse? - -_Selina_ (la figure écarlate et les yeux baissés).--Oh! Oui! Oui! Je le -jure! Demandez à Jane, elle a cherché et elle n'a rien trouvé autre -chose que ce que j'ai restitué. Ah! Miss Coote, je ne sais comment j'ai -pu faire cela. J'ai honte de moi-même et suis consternée de ma conduite. -Oh! que faire, mon Dieu! (Elle éclate en sanglots). - -_Jane._--Mademoiselle, rien ne manque, excepté votre bague que je n'ai -pu trouver nulle part. - -_Miss Coote._--Allons, coquine! Je sais ce que vous valez; n'essayez pas -de m'apitoyer Par vos simagrées et vos pleurnicheries. Qu'avez-vous fait -de ma bague? Dites? - -_Selina_ (suppliante et qui paraît sincèrement repentante et -consternée).--Oh! Je ne l'ai jamais vue, je vous je certifie, Miss -Coote, je ne l'ai pas prise. Vous pouvez me croire; je suis déjà assez -humiliée de ma culpabilité. J'ai pris la bague, mais je l'ai rendue à -Jane avec tout le reste. - -_Miss Coote._--Je n'en crois rien et vous allez recevoir la verge -jusqu'à ce que vous confessiez la vérité. Allons, déshabillez cette -petite voleuse, secouez et fouillez tous ses vêtements à mesure qu'on -les enlève, défaites sa coiffure, peut-être a-t-elle caché la bague dans -ses cheveux? - -Malgré sa confusion, un sourire de satisfaction éclaira son visage ce -qui, sur le moment, m'étonna quelque peu. - -On procéda au déshabillage et je pus remarquer que sa satisfaction -s'accentuait à mesure qu'on la dépouillait. «Vous voyez bien que vous ne -trouvez rien», articula-t-elle, ce qui me convainquit qu'elle avait très -adroitement caché la bague, mais je me creusais en vain la tête pour -deviner la cachette, car Jane m'affirma que la chambre avait été -feuillée de fond en comble, y compris l'intérieur de la literie. - -Quand on eut déroulé toutes les boucles de sa chevelure, je lui fis -enlever son pantalon, et elle resta en chemise, toute confuse d'être -ainsi exposée; ses joues naturellement colorées avaient tourné au rouge -cerise. Elle considérait évidemment les recherches comme terminées, -aussi protesta-t-elle lorsque je donnai l'ordre d'enlever le dernier -voile. - ---Oh! Oh! je vous en prie, épargnez-moi cette honte, il ne peut rien y -avoir dans ma chemise. - -_Miss Coote._--Mais autre part, il peut y avoir quelque chose. - -Sa physionomie prit soudain un air de détresse qui me convainquit que je -n'étais plus loin du but; ses cuisses étaient serrées l'une contre -l'autre et elle cachait de ses deux mains son monticule encore imberbe. - -_Miss Coote._--Donnez-moi une verge, Jane, je vais la faire danser. - -Prenant l'instrument en main, j'en cinglai les doigts de Selina. -«Enlevez vos mains, mademoiselle et sautez un peu!» Un second coup -s'abattit sur les fesses nues; la cuisson fit hurler la jeune fille, -dont les cuisses demeurèrent néanmoins serrées. De bas en haut, je lui -appliquai un troisième coup encore plus sévère: «Ouvrirez-vous enfin vos -cuisses, mademoiselle, et danserez-vous?» Cette fois, l'effet fut -prompt. Poussant un cri terrible, la victime se jeta sur le tapis; mais -il lui fut impossible d'empêcher la chute de la bague qui roula sur le -parquet. - -Décrire la confusion, la consternation de la malheureuse serait -impossible. Maintenant que sa culpabilité était si complètement établie, -elle était devenue pourpre, et essayait de cacher sa figure dans ses -mains; ses fesses et l'intérieur de ses cuisses portaient les marques -rouges que le dernier coup de verge y avait laissées. - -_Miss Coote._--Regardez-moi cette petite voleuse. Elle pense se cacher -en cachant sa figure, et elle n'a pas plus honte d'étaler ses parties -secrètes que de s'en servir pour cacher ma bague. Voilà une ruse bien -dégoûtante! Jane remettez-lui sa chemise et son pantalon, si elle manque -de décence j'en aurai pour elle, et je tiens à ce que la fessée se passe -décemment et dans les règles. - -Jane et Polly la relevèrent et lui passèrent chemise et pantalon. Elle -demeura alors devant moi, toujours pleurant de honte et de souffrance. -Jamais je n'avais vu victime plus délicieuse à contempler. Elle avait la -carnation mate des brunes, sa chevelure presque noire tombait plus bas -que son dos jusqu'à ses genoux, ses globes mignons et bien ronds -pointaient impudemment leurs minuscules boutons au-dessus de sa petite -chemise qui, par en bas lui couvrait à peine les cuisses. Elle était, -tout autour, coquettement ornée de dentelles comme pour attirer -l'attention sur ses cuisses galbées et sur ses mollets, ceux-ci mis en -relief par des bas de soie bleue, de jolies jarretières et d'élégantes -bottines. - -Jane lui glissa quelques mots à l'oreille et elle s'agenouilla -humblement devant moi, me disant d'une voix entrecoupée de sanglots: - ---Oh! comment puis-je oser vous parler, chère mademoiselle Coote! Je... -Je... suis si honteuse... de moi... Me... Me pardonnerez-vous jamais! -Oh! que dois-je faire! Voulez-vous me... me punir... comme je le -mérite... et me guérir... de... cet affreux penchant? Je vous assure, -Miss Coote, c'est plus fort que moi! mes doigts... mes doigts... -saisissent les objets, même... quand je sais... que je n'en ai pas -besoin. - -Puis elle embrassa la verge et éclata en sanglots nerveux. - -Selon mes instructions, la victime est allongée sur l'échelle que je -préfère d'habitude au poteau; m'étant munie d'une verge très souple, -faite de légers brins de baleine, qui devaient cingler terriblement sans -causer de sérieux dommages, je me levai et me dirigeai vers l'échelle -pour commencer, mais auparavant, je fis un peu desserrer ses liens et -fis placer sous son ventre un gros traversin de divan, puis on resserra -ses liens de façon à ce que son derrière fut bien en saillie. Le -pantalon fut épinglé et fixé sous ses aisselles. La pauvre Selina ne -savait que trop ce qui l'attendait. Ses larmes s'étaient arrêtées, mais -elle m'implorait piteusement, me suppliait de la pardonner, d'attendre, -de la mettre à l'épreuve, pour voir si elle volerait encore quelque -chose. - -_Miss Coote_, riant.--Ma foi! Vous faites une jolie poltronne! J'aurai -cru qu'une voleuse aussi intrépide montrerait plus d'énergie, car je -vous ai jusqu'ici à peine touchée. Vous ne serez pas cinglée plus que -vous ne pouvez l'endurer. Si je ne vous guérissais pas tout de suite de -ce vice, vous recommenceriez à la prochaine occasion. - -_Selina._--Mes bras et des jambes sont trop écartés et mon pauvre -derrière me cuit des trois cinglées que vous lui avez administrées. Oh! -Grâce! Pitié! Chère miss Coote. - -_Miss Coote._--Je ne m'attarderai pas à écouter de pareils -enfantillages. Vous êtes aussi menteuse que voleuse; miss Selina, le -ferez-vous encore... dites... dites? - -Trois coups bien cinglants s'abattent sur la chair exposée; la baleine -siffle dans l'air où la fouetteuse la brandit avant de fouetter pour -mieux faire vibrer les coups. - -_Selina._--Ah! Ah! Ahhh! Je n'en puis plus... Vous me lacérez avec des -lanières de fer rouge! Oh! Oh! Jamais plus je ne recommencerai! - -Ses fesses sont sillonnées de petites lignes rouges et la terrible -souffrance qu'elle éprouve est encore accrue par la tension de ses -chevilles et de ses poignets, car elle ne peut s'empêcher de sursauter à -chaque coup. - -_Miss Coote._--Vous n'avez pas l'air d'apprécier cela, Selina; mais -c'est vraiment pour votre bien. Que diriez-vous si l'on vous cinglait -réellement avec un fer rouge? Vous chanteriez une bien autre chanson. -Mais je perds mon temps: tenez... tenez... tenez... tenez... Vous n'avez -encore reçu que six coups, pourquoi hurlez-vous comme une petite -nigaude? - -_Selina_ (poussant un cri aigu et prolongé).--Ahhh... Ahhh... Vous me -tuez... je sens que je meurs. (Son derrière rougit de plus en plus). - -_Miss Coote._--Vous recevrez une douzaine de coups de la verge de -baleine. - -Et elle compte tranquillement en frappant jusqu'à douze. Alors, elle -s'arrête un moment comme si c'était la fin; fa victime reprend -contenance et pousse un soupir de soulagement. Mais à ce moment miss -Coote lui applique une nouvelle cinglade en s'écriant: «Ah! Ah! Ah! vous -supposiez que c'était fini, n'est-ce pas, ma petite, mais il s'agissait -d'une douzaine de boulanger, je donne toujours treize pour douze, de -crainte d'en oublier un et j'aime à donner le dernier juste quand on -croit que c'est fini. - -_Selina._--Je sais que je l'ai bien mérité, mais c'est si pénible. -Laissez-moi, à présent, je vous en supplie, pardonnez-moi, vous pourrez -maintenant avoir confiance en moi. En disant ces paroles, elle frémit -encore des effets du dernier coup. - -_Miss Coote._--Vous laisser! Pas si vite que cela, mademoiselle! Dans -quelques minutes vos fesses ne souffriront plus et alors, vous ne ferez -plus que rire de l'incident. C'est au tour maintenant, de la vraie -verge. Examinez-moi celle-ci; c'est du vrai bouleau qui pousse dans mes -propres bois; il trempe depuis deux jours à votre intention dans de -l'eau salée pour être tout prêt et bien piquant le moment venu. Il vous -rappellera votre crime sous des couleurs plus vives et vous laissera des -marques qui vous rafraîchiront la mémoire pendant bien des jours. - -_Selina._--Je vous en prie, donnez-moi à boire si je dois encore tant -souffrir, ma langue est desséchée; miss Coote, vous êtes vraiment trop -cruelle; je ne suis pas assez âgée pour endurer une pareille souffrance. - -_Miss Coote._--Soyez tranquille, vous aurez un verre de champagne; mais -ne parlez pas de votre jeune âge, il ne fait qu'aggraver votre -culpabilité, car vous avez déployé une abominable précocité, un -dévergondage inimaginable chez une fille jeune comme vous l'êtes. - -On lui donne la boisson réconfortante et la verge entre de nouveau en -danse. - -_Miss Coote._--Ah ma gaillarde, les marques de vos fesses ne -s'effaceront pas de sitôt, et je veux bien parier que tant qu'elles -subsisteront vous n'aurez pas l'idée de voler. Allons! Encore deux -douzaines, ensuite, nous vous soignerons les fesses et vous mettrons au -lit: Un... deux... trois... quatre. La sévérité des coups s'accentue -progressivement et bientôt le sang suinte des sillons rouges qui -marbrent la chair. - -_Selina._--Mère! Mère... Ah! Ahhh! Je meurs! Ah tuez-moi bien vite si -vous ne devez pas avoir de pitié. Elle se débat dans une telle agonie -que ses muscles se contractent et montrent par leur relief l'intensité -de la souffrance. - -_Miss Coote_ (ricanant, de plus en plus excitée).--C'est cela, appelez -votre mère, elle viendra bien vite à votre secours. Ah! Ah! elle ne -supposait guère de quelle façon je vous guérirais quand votre papa m'a -laissée carte blanche pour vous punir à mon gré... Cinq... six... -sept... - -Elle continue à compter en fouettant la pauvre fille sur les fesses et -les cuisses, traçant à chaque coup de nouveaux sillons dans la chair -gonflée. Les spectateurs sont vivement émotionnés et semblent jouir de -la vue du sang de Selina perlant en fines gouttelettes qui roulent -jusque sur ses bas et même sur le parquet. - -La victime n'est pas assez vigoureuse pour supporter longtemps ce -traitement. Sa tête se penche, ses cris et ses gémissements deviennent -de plus en plus faibles, enfin, elle tombe en défaillance et la verge -s'arrête après le vingt-deuxième coup. - -Miss Coote, hors d'haleine de s'être ainsi démenée, se laisse tomber sur -un sofa près de son amie Laura qu'elle étreint amoureusement en lui -décrivant les sensations aiguës qu'elle a éprouvées durant l'opération; -les joues empourprées de Laura, ses grands yeux bleus, brillant d'un feu -étrange, montrent qu'elle partage ces sensations. Mlle Fosse et les -servantes étendent Selina sur le parquet et lui aspergent la figure avec -de l'eau, tandis que l'une d'elles l'évente activement. Elles épongent -avec de l'eau salée son postérieur lacéré, sous cette cuisante lotion -elle revient un peu à elle. «Où suis-je?» balbutie-t-elle d'une voix -étouffée. «Oh! je me souviens! Miss Coote m'a haché le derrière! Oh! Oh! -Ah! Il me brûle affreusement.» - -On lui ingurgite alors quelques cuillerées de cordial qui la raniment -tout à fait, mais pour mieux sentir les souffrances qu'elle endure. - -_Miss Coote._--Et maintenant, pour en finir, Mary, allez dans la cuisine -chercher le pot que vous savez et le sac de plumes. - -_Selina_ (affolée).--Oh! N'est-ce donc pas fini? Quelles tortures me -réservez-vous donc encore? - -_Miss Coote._--Voici, nous ne vous ferons pas languir, ceci va panser -vos plaies et empêcher les mouches de s'y mettre par la chaleur que nous -avons. - -Et tandis que Selina est maintenue debout, Mademoiselle ayant trempé un -pinceau dans le pot de goudron liquide que lui tend Mary, en badigeonne -l'infortunée victime sur le postérieur entier, sur le bas du ventre, à -l'intérieur des cuisses et même dans la raie des fesses sans s'inquiéter -de la barbarie de ce procédé. Selina pousse des hurlements de honte et -de souffrance et s'écrie: «Ah! Cela est pire que tout le reste, vous -m'écorchez, la peau s'arrache!» Et elle se tortille comme un serpent -qu'on écrase. - -_Miss Coote_ (ricanant).--Au contraire, ma petite amie, c'est un vrai -pansement que je vous applique. Et quand nous vous aurons enduite de -bonnes plumes bien chaudes, je suis sûre que vous n'aurez jamais éprouvé -tant de bien-être de toute votre vie. - -La cérémonie était aussi excitante qu'amusante. Mais comment décrire la -confusion de la pauvre fille, lorsqu'elle se vit roulée sur une couche -de duvet qui s'attacha au goudron dont elle était enduite. «Ah! Ah! -hurla-t-elle, cela ne finira donc pas!» - -On en resta pourtant là; néanmoins, elle n'était pas au bout de ses -peines. Chaque jour, pendant près de trois semaines, elle fut obligée de -se trousser et d'exposer à nos regards son postérieur emplumé et subir -notre inspection et nos remarques railleuses. J'ai à peine besoin de -dire que, de ce jour, elle fut radicalement guérie de sa kleptomanie. - -Ne pensez-vous pas, ma chère Nelly, qu'on devrait bien essayer ma -méthode avec les kleptomanes de notre temps. - -Votre bien affectionnée, - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE VIII - - -Ma chère Amie, - -Il n'entre pas dans mes vues de vous raconter par le menu tous les -petits incidents qu'occasionna la rigueur de ma discipline domestique et -qui mirent maintes et maintes fois la verge en mouvement; je veux -seulement, pour votre amusement, vous relater ceux dont j'ai gardé -particulièrement le souvenir. - -La cure de Selina Richards me valut une réputation spéciale dans un -cercle étendu de relations et d'amies. Je refusai toutefois de me -charger de guérir d'autres mauvais sujets. Par contre, je m'occupai de -fonder un club de dames exclusivement réservé aux adeptes de la fessée -disciplinaire. Les réunions avaient lieu dans ma maison, où mes -servantes ayant juré le secret agissaient comme membres en surnombre -sans être toutefois sur un pied d'égalité avec les dames du Club. - -Le règlement imposant la plus absolue discrétion à tous les membres, les -postulantes ne pouvaient avoir la moindre idée de ce qui les attendait -lors de leur initiation aux mystères du «Rodney Club», comme nous -l'avions baptisé. Notre but était de faire de nos séances de réception -une occasion de nous délecter à voir l'effroyable humiliation des -initiées en se sentant troussées, dépouillées, et exhibées pour la -fessée devant les membres du Club. - -Mes anciennes camarades d'école, Laura Sandon, Louise Van Tromp, Miss -Cécile Deben, Lady Clara Wawering et trois autres dames, outre Mlle -Fosse et moi comme présidente et intendante, furent les premières -adhérentes. Deux d'entre elles étaient mariées, mais nous convînmes -qu'on ne les désignerait que par leur nom de jeunes filles. - -Lady Clara fut la première à solliciter l'admission d'une novice; une de -ses soeurs cadettes, qui, disait-elle, avait un peu trop de propension -pour les jeunes gens, comme elle s'était, à diverses reprises, comportée -de façon très inconvenante, il serait fort piquant de la sermonner et de -la fouetter. - -On fixa un soir pour son admission et personne ne manqua pour cette -première séance de réception. - -Notre grande salle de punition était tendue tout autour de jolies -tapisseries, ornée de nombreuses glaces, brillamment illuminée et -décorée de plantes et de fleurs. - -Les dames du Club portaient toutes le même costume, c'est-à-dire un -corset de soie bleue avec lacets rouges, un court jupon de tulle blanc -ne descendant pas plus bas que le genou, de façon à montrer les jambes -gantées de bas de soie et que faisaient encore mieux valoir de hautes -bottines parisiennes. Tout le monde était ainsi court vêtu, les autres -vêtements ayant été enlevés pour permettre toute liberté dans les -mouvements et aussi pour dégager le cou et les seins des dames. Toutes -jeunes, belles et ardentes étaient empourprées d'excitation anticipée; -leur poitrine marmoréenne se soulevait d'émotion et un joli bouquet de -roses coquettement niché entre les deux globes d'amour rehaussait encore -la blancheur lactée de leur peau. - -Comme présidente, j'étais assise dans un fauteuil, assistée de chaque -côté par quatre dames. Jane et Mary se tenaient debout derrière moi. - -On frappe à la porte. Lady Clara va ouvrir, et introduit sa soeur, Lady -Lucrétia Wawering, âgée d'environ seize ans, brune, bien proportionnée, -de taille un peu au-dessus de la moyenne; elle a de grands yeux pensifs -de gazelle. Elle tient en main un joli bouquet et est vêtue tout de -blanc. - -Elle s'avance avec assez d'assurance vers mon siège et me fait une -profonde révérence. Lady Clara dit alors: «Permettez-moi, Madame la -Présidente, et vous, Mesdames, de vous présenter ma soeur, Lady -Lucrétia, qui désire devenir notre collègue. - -_La Présidente._--Lady Lucrétia, soyez la bienvenue dans notre -confrérie. Etes-vous décidée à nous jurer le secret et à être initiée -aux mystères de la verge? - -_Lady Lucrétia._--Oui, et à me soumettre à tous vos rites et règlements. - -_La Présidente._--Alors, déshabillez-vous pour revêtir notre tenue et -vous répondrez sincèrement aux questions que je vais vous poser. - -Jane et Mary aident la novice à se déshabiller; elle rougit légèrement -lorsque après que sa robe a été enlevée, on se dispose à faire de même -pour le jupon. Elle se tourne alors vers moi et me dit: «On ne met -sûrement pas les postulantes toutes nues, je suppose que je dois -seulement changer de costume?» - -_La Présidente._--Si, parce que vous aurez à tâter de la verge avant de -revêtir notre uniforme. - -_Lucrétia_ (devenant pourpre).--Oh! je ne m'attendais sûrement pas à -cela! C'est d'une telle indécence! - -_La Présidente._--Dépêchons-nous! De telles remarques sont tout à fait -déplacées! Soeur Lucrétia, vous avez déjà transgressé les règles en -discutant mes ordres souverains et il en cuira à vos fesses. - -_Lucrétia_ (en proie à une grande confusion et la voix toute -troublée).--Je vous en prie, laissez-moi m'excuser, je ne supposais pas -que les membres fussent exposés aux châtiments et je pensais qu'elles -s'amusaient à fouetter les enfants indigents que les écoles leur -envoyaient pour être corrigés. - -_La Présidente._--Vous vous excuserez sous la verge. Nous avons bien -autre chose à faire ici qu'à fouetter les derrières des enfants -indigents; bien qu'il soit du devoir de tous les membres d'appliquer la -discipline à la maison où dans tout autre endroit où ils exercent leur -autorité. - -Lucrétia se tait; mais le pourpre de sa figure et les frémissements -nerveux des coins de sa bouche attestent qu'elle redoute l'approche de -la verge. Elle baisse les yeux d'un air contrit. Lorsqu'elle n'a plus -que son pantalon, sa chemise, ses bas et ses bottines, elle est conduite -vers l'échelle. La présidente et les dames l'accompagnent et -l'entourent. - -_La Présidente._--Placez l'échelle presque verticale; ficelez ses -poignets tout en haut et qu'elle ne touche le sol que par la pointe des -pieds. Si elle ose gravir sans permission le premier barreau de -l'échelle, ses fesses apprendront ce qu'il en coûte. - -Les larmes aux yeux, la victime, tremblante de honte et d'angoisse, crie -en vain que la position ordonnée doit être trop pénible et demande -grâce. Puis, lorsqu'elle sent sa chemise roulée sous ses aisselles et -son pantalon rabattu en dessous de ses genoux, elle s'écrie: «Pitié! -chère miss Coote, laissez-moi; il n'est pas possible que l'on soit aussi -sévère envers une novice!» - -_La Présidente._--Je vous conseille de vous plaindre en vérité. Nous -allons vous initier aux délicieux mystères de notre société, dont vous -serez bientôt une des adeptes les plus enthousiastes. - -Elle prend alors des mains de Jane une belle verge nouée avec des rubans -bleu et or et elle en cingle légèrement le derrière nu de la victime en -lui disant: «Maintenant, priez-moi de vous fouetter convenablement et -demandez pardon de votre ridicule résistance.» - -_Lucrétia_ (sérieusement effrayée et d'une voix tremblante).--Oh! Est-ce -bien vrai? Est-il possible que je doive être cruellement fouettée? - -_La Présidente._--Tenez! En voilà la preuve, entêtée que vous êtes. -C'est trop perdre de temps! Tenez! Tenez! Tenez! - -Chaque mot est accompagné de bons coups de verge dont les traces -s'entrecroisent sur la surface des fesses, semant des roses à la place -des lys. Et miss Coote continue: «Dans une minute ou deux, vous jugerez -sans doute qu'il vaut mieux vous soumettre sans simagrées et demander -pardon.» - -_La victime._--Ah! Ah! Oh la! Hola! c'est affreux! Oui! Oui! Je regrette -ce que j'ai dit, mais la verge me cingle si fort qu'on ne mesure pas ses -paroles. Oh! je vous en prie, pardonnez-moi... punissez-moi comme je -l'ai mérité, Ah! Ah! Ah! miséricorde. - -En prononçant ses mots sans suite, elle se démène et se tortille sous -les piquantes cinglades qui ont déjà marbré de pitoyable façon sa peau -sensible et délicate. - -_La Présidente._--Très bien! Voilà comme il faut parler! Mais maintenant -que vous allez être une des nôtres, il faut nous dire si vous avez un -amoureux. - -Un coup plus cinglant que les précédents ponctue cette question. La -victime rugit: «Ah! Ahhh! Oh! C'est horrible. On dirait une lame -brûlante qui me déchire la peau. En vérité, je n'ai pas d'amoureux... -s'il est interdit d'en avoir.» - -Mais, comme elle pose instinctivement les pieds sur le premier barreau -de l'échelle pour soulager la tension pénible de ses poignets, elle -reçoit en travers des mollets une furieuse cinglade qui la fait hurler -de plus belle. - ---Comment osez-vous, Mademoiselle, bouger sans permission, lui crie la -présidente en lui administrant une volée de coups de verges sur les -jambes et sur les fesses, la faisant danser sous cette avalanche comme -un canard sur une plaque brûlante. «Là! Je pense que vous allez -maintenant rester en place! Revenons à ma question», continue miss -Coote, «si vous n'avez pas d'amoureux pour le moment, vous en avez eu -avant?» - -_Lucrétia._--Oh! Oh! Mon pauvre derrière! Oh! Oui... Ah! Ah! j'en ai eu -un... mais Oh! Oh! je l'ai quitté il y a six mois! Ah! Pitié! Ne me -fouettez plus si vous voulez que je puisse vous répondre! - -_La Présidente_ (sans cesser d'appliquer la verge).--Encore cette -chanson, soeur Lucrétia. Vos jolies fesses rouges apprécient sans doute -cette petite régalade, sans quoi vous ne me provoqueriez pas par vos -ridicules observations. Que dites-vous de cela? Et de cela? N'est-ce pas -que cela cingle comme il faut? Racontez-nous quelque chose sur cet -amoureux, s'il vous plaît! - -_Lucrétia._--Mes poignets sont ankylosés et mon derrière... Oh! mon -derrière me cuit, me brûle... Non! Arrêtez... Vous voulez savoir... sur -mon amoureux... eh bien... je l'ai quitté parce qu'il avait été -inconvenant avec moi.» - -_La Présidente._--Dites-vous vrai, soeur Lucrétia, c'est un point -capital pour vous. Nous appelons la verge le sceptre de la vérité, car -il n'y a rien de tel pour faire confesser la vérité. Que vous a donc -fait votre amoureux? Criez tant que vous voudrez, si cela vous soulage, -cela nous amusera de vous entendre. - -_Lucrétia._--Ah oui! Je crie malgré moi. Vous m'avez si cruellement -fouettée! Et bien, il a voulu prendre des libertés avec moi et a eu -l'audace de fourrer la main sous mes jupons. Voilà tout! Ah! Assez! -Pitié! Vous ne me laissez même pas le temps de respirer! - ---Etes-vous certaine que cela est bien vrai, fait alors la présidente en -se reposant un peu. - -Lucrétia, croyant être enfin au bout de son épreuve, répond bien vite: -«Tout à fait vrai, chère miss Coote, voilà ce qu'il a osé me faire!» -Elle éprouve alors dans certaines régions intimes une sorte de chaleur -voluptueuse et, sous cette impression, ferme les yeux, tandis qu'un -sourire de sensualité décèle la voluptueuse émotion qu'elle éprouve. - -_La Présidente._--Que signifie ce sourire langoureux, soeur Lucrétia. Il -me semble que vos fesses frissonnent d'émotion. Ma question sur votre -amoureux vous a-t-elle rappelé de plaisants souvenirs? Allons, -dites-nous toute la vérité. Vous nous en avez sûrement caché la moitié. - -Et elle accompagne ces derniers mots d'une soudaine volée de coups de -verges qui, cette fois amènent le sang à la surface de la chair. - -_La victime._--Ah! Ahhh! C'est trop de barbarie! Juste quand je pensais -être au bout de mes épreuves et que j'éprouvais une chaleur exquise à -mon derrière. Non vraiment, je ne pensais plus à mon amant! - -En disant ces derniers mots, elle baisse les yeux et rougit comme une -pivoine. - -_La Présidente_ (sévèrement).--Ainsi vous persistez dans vos mensonges? -Sachez que nous sommes au courant de ce qui s'est passé entre le jeune -Aubrey et vous. Allons, la vérité et vivement, sinon je découpe des -lanières dans la chair de vos fesses. N'essayez pas de nous tromper. -Nous connaissons les effets de la verge et les douces sensations qu'elle -procure. - -Tout en parlant, la présidente fait siffler la verge sur les -malheureuses fesses où elles dessinent de longs sillons entrecroisés. -S'excitant à sa besogne, la fouetteuse semble éprouver à chaque coup -qu'elle applique, une sensation exquise. Les cris et les supplications -de Lucrétia sont une délicieuse musique pour elle et pour les -spectatrices qui ne dissimulent pas leur voluptueuse émotion. La victime -hurle de souffrance, elle se tortille et contorsionne ses fesses et tout -son corps, sans souci de la décence sous la furieuse correction dont on -la gratifie. - -Les assistantes ont, tout d'abord, observé la scène avec la plus stricte -attention, mais, peu à peu, leur sang circulant plus fort dans leurs -veines amène à leurs joues une rougeur intense, et, bientôt, sous une -commune impulsion, les huit dames, Jane et Mary comprises, prennent -chacune une longue verge faite de brins souples fraîchement cueillis et -forment un cercle autour de la présidente qui continue à flageller la -victime sur son échelle. Chacune relève ses jupes sous son bras et -s'expose entièrement nue depuis la taille jusqu'aux genoux; c'est un -délicieux bouquet de blanches fesses rebondies, de cuisses nerveuses, de -mollets cambrés rehaussés de bas de soie, de jolies jarretières, -d'élégants souliers à boucles ou de hautes bottines; les ventres -impudemment étalés s'ornementent de toisons aux nuances variées, brun, -roux, châtain ou blond. Et sans tarder, la danse commence. Sur les -fesses blanches et fraîches les verges mettent bientôt une teinte rose, -chacune s'évertue de son mieux à rendre au postérieur placé devant elle -les cinglades que le sien reçoit. Des éclats de rire, des cris perçants, -des exclamations éveillent les échos de la salle, les bras se lèvent et -s'abaissent avec ardeur! Cette scène lascive se prolonge pendant trois -ou quatre minutes. A ce moment, sous la verge de la présidente, la -victime tombe en défaillance; ses cris sont devenus des sanglots, puis -ils s'atténuent peu à peu; elle s'évanouit; sa tête se renverse en -arrière et son derrière n'offre plus qu'une surface à vif d'où le sang -suinte et ruisselle sur la chair blanche des cuisses. - -La présidente jette alors sa verge hors de service. «Allons, mesdames, -dit-elle, cessez vos ébats, et aidez-moi à la ranimer. Elle reviendra -bien vite à elle. Vos jolis culs sont ravissants à voir. Je veux faire -partie du prochain cercle que l'on formera. - -La victime est détachée de l'échelle. Sous l'action de l'eau fraîche, de -sels médicinaux, et d'un large éventail, elle se ranime peu à peu. Ses -yeux s'entr'ouvrent et elle regarde autour d'elle d'un air égaré: «Où -suis-je, balbutie-t-elle à voix basse, quel joli rêve!» Puis, comme on -lui a fait prendre un vigoureux cordial, elle s'écrie: «Ah oui! Je m'en -souviens! Oh mon pauvre derrière, comme il me fait mal! Elle frotte -alors ses fesses de ses deux mains et voyant qu'elles sont toutes -couvertes de sang, elle sanglote nerveusement: «Quel monstre que cette -miss Coote! Comme elle a l'air de se délecter de mes tortures! Ah! si -jamais je tiens son derrière sous ma verge, elle s'en souviendra.» - -Un bruyant éclat de rire accueille cette menace et nous nous délectons -toutes de la honte et de la confusion de la pauvre Lucrétia. - ---Allons, soeur Lucrétia, lui dis-je alors du courage! Il ne vous reste -plus à faire que ce que nous appelons l'ascension de l'échelle. Un jour -ou l'autre, vous pourrez prendre sans doute votre revanche. En -attendant, vous allez voir si Louise Van Tromp est aussi sévère que moi, -et vous apprécierez sans doute sa façon de manier la verge sur vos -fesses écorchées. Tenez, Jane, je crois qu'elle est à point pour la -seconde partie de la punition. - ---Oh! vous pouvez vous fier à moi pour la faire danser comme il faut, -dit alors Louise Van Tromp; elle n'est pas à la moitié de sa confession. -En disant cela, elle brandit et fait souffler une belle verge neuve aux -oreilles de la victime qui manifeste une véritable terreur. - -Tandis que les larmes ruissellent sur ses joues, elle s'écrie d'une voix -coupée de sanglots: «Non! non! assez! C'est horrible! N'aurez-vous pas -pitié de moi? Voyez comme mon derrière est déjà lacéré; je ne veux plus -que vous y touchiez! Non! vous ne me remettrez plus sur cette affreuse -échelle.» Et comme Jane essaie de l'entraîner vers l'instrument, elle se -débat et veut fuir du côté opposé. - -Voyant cela, Louise lui applique en travers des épaules un formidable -coup de verge: «Qu'est-ce qui vous prend? voulez-vous vous laisser faire -et vous dépêcher, ou gare à vos épaules?» lui crie-t-elle en examinant -d'un oeil satisfait les longues marques rouges que la verge a tracées -sur les blanches épaules de la victime. - ---Aïe! aïe! oui! oui! j'obéis, gémit-elle en tendant à Jane ses deux -poignets qui sont vivement ligotés. - ---Très bien, fait Louise, et maintenant, montez les barreaux de -l'échelle, mais un par un seulement, au fur et à mesure que j'appellerai -son numéro, en commençant par le bas, et faites attention de ne pas en -monter deux à la fois, ou il faudrait tout recommencer. Allons, nous y -sommes... Un! Ce mot est accompagné d'un coup furibond sur les fesses de -la pauvre fille. - ---Ahhh! hurle-t-elle en sentant la verge s'enfoncer dans la chair à vif; -elle a soin, néanmoins, de ne gravir qu'un échelon. - -Louise décrit en l'air des moulinets avec la verge, en disant: «Pas mal, -en vérité, attention, attention.» Et quand elle a ainsi tenu Lucrétia -dans l'angoisse, elle compte «deux» et «trois», ponctuant chaque coup -d'un nouveau coup de l'instrument, en laissant entre eux un intervalle -suffisant pour que la victime en éprouve le torturant effet. - -A chaque assaut, Lucrétia répond par un cri perçant et articule -douloureusement: «Ah! c'est atroce! La peau de mon derrière se fend, je -sens que je suis toute déchirée.» - ---J'en suis charmée, riposte vivement Louise, en regardant -triomphalement les assistantes. «Allons, continuons... et, après avoir -décrit de nouveaux moulinets, la verge retombe violemment sur les -chairs. «Quatre! cinq!» Chaque coup arrache du sang de la peau meurtrie. -Les spectatrices contemplent la scène avec avidité. - -Le pied de Lucrétia a glissé sur un échelon, mais elle se reprend -vivement avant que Louise ait pu noter son erreur. «Encore deux!» -soupire-t-elle, calculant les échelons qui restent à gravir. - ---Les cuisses droites, de façon à bien exposer votre cul, lui dit -Louise, en tapotant de la verge le minet que cette position presque -horizontale met en saillie. Puis, «six! sept!» Ces deux derniers coups -sont appliqués encore plus fort, mais la victime n'a pas bronché, et -d'unanimes bravos saluent son énergie. Jane profite de sa position pour -attacher les chevilles de la patiente qui se trouve fixée dans la -position la plus favorable pour une nouvelle flagellation. - ---Merci, Jane, vous avez une excellente idée, fait Louise. Eh bien, -soeur Lucrétia, il faut nous raconter tout ce qui s'est passé entre vous -et le jeune Aubrey. Miss Coote ne vous en a pas fait confesser la -moitié. - -Et elle caresse les fesses tendues de petits coups de verges. Écorchée -comme est Lucrétia, ces légers coups lui sont néanmoins pénibles, car -une grimace de souffrance crispe ses traits. - ---Oh! oh! je vous en supplie! fait-elle, ne recommencez pas! Je vous ai -dit qu'il avait pris des libertés avec moi. Que puis-je vous dire de -plus? Oh! oh! ne me touchez pas, le moindre contact de la verge me fait -un mal affreux. - ---Alors, petite obstinée, répond Louise, pourquoi persistez-vous à ne -pas dire toute la vérité? Ne l'avez-vous pas encouragé? - -Cette question est accompagnée de petites cinglades qui, bien que -bénignes, en comparaison des précédentes, n'en font pas moins tortiller -le malheureux derrière à vif dans sa fatigante position. - -Abreuvée de honte et de confusion, la figure empourprée à l'idée que -tant d'yeux sont braqués sur elle, Lucrétia implore lamentablement: -«Épargnez-moi, pitié! fait-elle. Puisque vous savez tout, n'insistez -pas! Rendez-vous compte de mes souffrances! Songez combien est pénible -une semblable confession! Ahh!! Faut-il que vous soyez barbares pour -vous repaître ainsi de ma honte et de mes tortures.» - ---Bah! bah! fait Louise, ce n'est pas si terrible que cela. Il faut bien -souffrir quelque chose pour être des nôtres. Vous assisterez vous-même à -une scène semblable quand nous recevrons une nouvelle novice. Mais vous -me faites perdre mon temps. Allons! Avouez! avouez! avouez! Et trois -nouveaux coups font gigoter le malheureux postérieur. - ---Aïe! ah! ah!! Je vais encore m'évanouir! Il me semble qu'on me cingle -la chair avec des fers rouges! fait Lucrétia d'une voix déchirante. Ah! -je vous ai dit qu'il m'a séduite, et... et... je l'avoue, je n'ai pas -résisté comme j'aurais pu. J'avais envie de goûter les douceurs de -l'amour, et tout à l'heure, la verge de votre présidente m'a rappelé ces -exquises sensations. Quand je me suis évanouie, j'ai cru, dans mon rêve, -me retrouver dans les bras de mon amant. - ---A la bonne heure fait Louise, en gratifiant encore Lucrétia de -quelques coups de verges. Nous touchons à la vérité. Mais vous -prévariquez encore et essayez d'atténuer votre culpabilité. Voyons, -est-ce lui qui vous a violentée ou vous qui l'avez débauché? - ---Arrêtez, arrêtez! laissez-moi parler! fait la néophyte. Je l'ai aperçu -endormi, étendu dans un coin écarté de notre jardin. Il dormait si fort -que je n'ai pas pu l'éveiller, mais je me suis rendu compte ensuite -qu'il feignait seulement de dormir. Remarquant une forte saillie dans sa -culotte, je la touchai du doigt, me demandant ce que c'était. La chose -se mit alors à grossir et à se soulever et elle devint, sous l'étoffe, -raide comme un bâton; mon sang bouillait; je ne sais pas bien comment -cela a pu se faire, mais au moment où il ouvrit les yeux, me regardant -en riant, j'avais dans la main son gros engin tout raide. Il se dressa, -s'élança sur moi et, profitant de mon trouble, il triompha de moi sans -difficultés. Mais pareille chose arrive tôt ou tard à toutes les filles -amoureuses. A présent que je vous ai tout dit, ayez pitié de moi, et -délivrez-moi! - -On dénoue alors ses liens, on lui prodigue les plus affectueux baisers -et on la proclame membre du Lady Rodney's Club. - -Toute meurtrie, la pauvre fille se lamente sur son postérieur à vif: -«Oh! oh! fait-elle piteusement, je vais être des semaines avant de -pouvoir m'asseoir sans souffrance. Oh! vous pouvez m'embrasser, après -m'avoir traitée avec une pareille barbarie! Si seulement je pouvais vous -amener Aubrey et lui donner une bonne cinglée, il ne l'aurait pas -volée!» - -Nous éclatâmes de rire à cette sortie, et lui déclarâmes que nos règles -s'opposaient à l'admission de membres mâles dans notre club. - -Vous verrez, dans ma prochaine lettre à quel subterfuge Lucrétia eut -recours pour arriver à ses fins. - -Je suis, chère Nelly, votre affectionnée - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE IX - - -Ma chère amie, - -Les novices ne montraient pas beaucoup d'empressement à poser leur -candidature au Lady Rodney's Club. Pourtant, trois semaines après la -séance décrite dans me dernière lettre, Lucrétia vint me voir, très -affairée, pour m'annoncer que Maria Aubrey, la soeur de son amant, -désirait se joindre à nous; elle me demanda de fixer le jour de son -admission. - -Comme la postulante n'était pas de mince importance, qu'elle appartenait -à une très aristocratique famille, je ne fis pas d'objections; -j'exprimai ma satisfaction de cette recrue pour notre confrérie, et -fixai à huitaine le jour de son admission. - -Quand je fis part de la chose à Lady Clara, lui demandant si elle -connaissait la jeune personne, elle me répondit que non, car celle-ci -avait été pendant plusieurs années dans une pension en Allemagne et -venait seulement de rentrer dans sa famille. - -Je ne vis pas Lucrétia jusqu'au jour fixé; elle arriva exactement à sept -heures avec sa protégée; celle-ci était un peu plus grande qu'elle, -assez mince; elle avait de beaux yeux bleus; pour la circonstance, elle -était habillée tout de blanc. C'était, dans l'ensemble, une jolie fille, -à l'aspect tranquille, si ce n'est l'expression singulièrement mobile de -ses yeux qui regardaient partout et semblaient s'intéresser à tout. - -Nous étions toutes présentes. J'occupais, comme d'habitude, mon siège de -présidente, entourée des autres dames. Lady Lucrétia, présentant -aussitôt la novice, la prit par la main, la conduisit devant moi, et, -après que toutes deux se furent inclinées, elle dit: «Permettez-moi, -chère Miss Coote, et vous, mesdames, de vous présenter Miss Maria -Aubrey, une de mes bonnes amies, qui désire faire partie de notre -société.» - -J'ouvris la séance et voici comment se passa la cérémonie: - -_La Présidente._--Miss Maria Aubrey, consentez-vous à vous soumettre à -nos formalités d'initiation et jurez-vous de vous conformer au règlement -institué par l'unanimité de nos membres. - -_Maria._--Oui, je désire vivement être admise. On reçoit tellement la -verge en Allemagne que je suis devenue fanatique de son emploi. - -_La Présidente._--Nous enregistrons votre adhésion et maintenant, il -faut vous déshabiller et prendre l'uniforme de rigueur que nous vous -avons préparé. - -La novice rougit et semble ne plus savoir que dire. Lucrétia paraît -jouir énormément de son embarras. Elle murmure quelque chose à l'oreille -de Clara qui le transmet à Mlle Fosse, qui m'en fait part: Notre novice -n'est pas Maria Aubrey, mais bien son frère Frank, l'amant de Lucrétia, -à qui elle a conseillé de se faire passer pour sa soeur, mais sans lui -dire ce qui allait arriver, de sorte que celui-ci était stupéfait -d'avoir à se déshabiller devant nous. - -J'avoue que je fus furieuse en apprenant cette invention de Lucrétia, -mais sur le conseil que me glissa à voix basse Mlle Fosse, je continuai -comme si de rien n'était. Venez, soeur Maria, lui fis-je, commencez à -vous déshabiller. Jane et Mary, assistez mademoiselle. - -_Maria._--Oh! non! non! je ne veux pas que l'on me déshabille, -j'ignorais que cela fût obligatoire; donnez-moi les vêtements si vous -voulez, je me retirerai dans une autre pièce pour les mettre, mais pas -devant vous, je ne veux pas. - -Et, rougissant de plus en plus, elle repousse les deux servantes qui -s'avançaient vers elle. - -_La Présidente._--Vous violez déjà le règlement! Déshabillez-vous de -suite, ou vous allez recevoir la verge sans miséricorde, et nous verrons -si vous l'aimez tant que cela. - -_Maria._--Ah! excusez-moi! mais... mais... vous comprendrez facilement -que je n'ose pas me déshabiller devant tant de monde. - -Je prends alors une formidable verge, formée d'une bonne poignée de -brins longs et souples, solidement réunis par d'élégants rubans bleus et -rouges. Je fais un signe. Jane et Mary, assistées par quatre ou cinq -dames foncent sur la victime, la poussent vers l'échelle, et, en dépit -de ses secousses désespérées, lui lient chevilles et poignets avec des -cordes qui sont fixées à l'échelle. Miss Maria se trouve ainsi -complètement à notre merci, avant même qu'elle se soit rendu compte de -ce qui lui arrive. - -_La Présidente_, s'avançant, verge en main vers la victime: «Ah! ah! -vous êtes, je le vois, une obstinée! Allons, mesdames, dépouillez-la de -suite de son costume, enlevez-lui ses jupons; plus vite nous -commencerons à l'initier, mieux cela vaudra.» - -Tout le monde se met à l'ouvrage. Écarlate de honte, la victime crie: -«Ah! oh! je vous en prie, ne me déshabillez pas! J'ai été trompé! Je ne -suis pas du tout une demoiselle! ne me mettez pas nu!» Et des larmes de -mortification coulent le long de ses joues. - -_La Présidente_, d'un ton impératif: «Arrêtez! qu'est-ce que vous êtes, -alors? un homme ou une hermaphrodite?» - -Un éclat de rire général accueille cette question. Voyant que -l'interpellé reste muet de confusion, tout le monde s'écarte. «Allez, -Miss Coote, allez! donnez à cet impudent gaillard un avant-goût de votre -verge. Il faut qu'il avoue tout et jure de garder le secret ou on le -fouettera jusqu'à ce que mort s'ensuive. - -_Le Prisonnier._--Mon Dieu! dans quel guêpier suis-je tombé! Ces -monstres de femmes vont m'assassiner! Ah! lâchez-moi et je jure de ne -jamais rien raconter! - -_La Présidente._--Nous avons le temps de causer de cela. Ne croyez pas -vous tirer à si bon compte de votre impudent complot avec Lady Lucrétia! -Chacun de vous va être bien fouetté sous les yeux de l'autre. Vous ne -serez point choqués de voir réciproquement vos fesses; nous savons que -ce n'est pas la première fois que vous vous les montrerez. Jane, -préparez soeur Lucrétia pour la punition. Il verra ainsi ce qui l'attend -lui-même. - -_Lucrétia._--Ah! non! j'ai voulu seulement lui faire une petite -plaisanterie. Vous savez que j'avais très envie de le fouetter et je -n'avais pas d'autre moyen de m'y prendre! - -_La Présidente._--C'est possible, Miss! Nous aurons égard à cela, et -peut-être vous permettra-t-on de donner vous-même le coup de grâce à ses -fesses. En attendant, Jane, mettez le derrière de miss Lucrétia dans le -pilori à traverses. - -Abandonnant le jeune homme étroitement ligoté à l'échelle, les dames se -saisissent de son amante qui juge toute résistance inutile. Quelques -instants après, Frank a le plaisir de contempler son derrière rose et -joufflu et ses cuisses nerveuses émergeant des deux traverses de bois -dans lesquelles elle est fixée de telle sorte que seule la partie -inférieure de sa personne est visible. - -_La Présidente._--Mademoiselle Fosse, veuillez administrer à notre -collègue le châtiment qu'elle a mérité pour l'offense grave faite au -club en y introduisant un homme. - -_Mlle Fosse_ (armée d'une forte verge fraîchement cueillie).--Je ne -crois pas que cette impudente pécore ait été assez fessée lors de son -admission, sans quoi l'endolorissement de son derrière lui aurait donné -à réfléchir. - -Alors, vzz! vzz! vzz! vzz! quatre coups lentement et énergiquement -appliqués ponctuent ces paroles, et Mlle Fosse poursuit: «Comment -trouvez-vous cela? Mon bras est-il plus ou moins vigoureux que celui de -Miss Coote?» - -Comme les coups continuent à lui marbrer les fesses avec une vigueur et -une précision remarquables, Lucrétia saute sur une jambe et sur l'autre -et pousse des cris perçants: «Oh! oh! arrêtez! je demande pardon! -dit-elle, je croyais réellement qu'un jeune homme serait une précieuse -recrue pour le club. Oh! ah! pas si fort! vous m'écorchez vive! c'est -atroce! - -Ces plaintes n'ont rien d'excessif, car de longues marques rouges -sillonnent les fesses meurtries. - -_Mlle Fosse._--Il faut que je me dépêche, car cela prendra un certain -temps pour punir maître Frank. Je pense qu'il se délecte du tableau de -votre châtiment. Est-ce que c'est aussi bon que la dernière fois? Vous -nous ferez savoir quand vous ressentirez ces sensations voluptueuses que -vous avez éprouvées ce jour-là. - -Tout en parlant, elle cingle sans trêve Lucrétia sur toute la surface -des fesses étalées; elle fait pénétrer la pointe des verges en dedans -des cuisses écartées et sur le minet à découvert. Et pendant ce temps, -Frank dévore des yeux le postérieur de sa maîtresse; chaque coup qui -vient marbrer les fesses semble se communiquer à lui et le fait -frissonner, il n'a jamais éprouvé pareille sensation; c'est un délicieux -régal pour sa sensualité. - -Mlle Fosse continue à s'en donner à coeur joie et applique si fort la -verge que le sang commence bientôt à pointer sur les fesses et les -cuisses de Lucrétia. La pauvre fille se plaint douloureusement et pousse -des cris nerveux: «Oh! oh! je m'évanouis! je succombe!» etc. Ses cuisses -et ses fesses se contorsionnent en même temps de la plus bizarre façon. - -Alors la Présidente intervient, verge en mains et dit: «Je suppose que -maître Frank a hâte de goûter à son tour aux délices de la verge. -Épinglez-lui sa chemise aussi décemment que possible, je désire -seulement découvrir son derrière et je ne tiens pas à ce que le devant -soit exposé à notre vue.» - -Frank était si absorbé à contempler l'intéressant tableau de Lucrétia -fouettée qu'il ne s'aperçut pas qu'on épinglait sa chemise à ses -épaules. Un formidable coup de verge sur les fesses le rappela soudain -au sentiment de sa propre situation. Il sursauta et se mordit les -lèvres. Les larmes lui montèrent aux yeux et son visage devint -brusquement écarlate. Vigoureusement maniée, la verge retomba -successivement dix fois; les coups résonnèrent sur sa chair, mais aucun -cri ne trahit sa souffrance et la rougeur de sa figure témoigna -seulement de l'intense humiliation qu'il éprouvait. - -_La Présidente._--Je vous ferai bien demander pardon, monsieur. -Oserez-vous nous insulter encore en vous glissant parmi nous déguisé en -femme? - -Un formidable coup, qui amène le sang aux fesses accompagne cette -question. - -Frank, qui aurait honte de crier devant cette assistance féminine, -s'efforce de supporter courageusement l'épreuve; il serre les fesses et -se mord les lèvres jusqu'au sang. - -_La Présidente._--Vous êtes têtu! tant mieux! Cela n'en sera que plus -drôle pour nous, mon garçon. Voulez-vous demander pardon et jurer de ne -jamais raconter cette équipée à personne? - -La verge s'abat en même temps à toute volée, lacérant la chair. - -_Frank._--Ah! ah! au secours! c'est horrible!! Ah! mesdames, ne -m'assassinez pas! Ahh! - -_La Présidente_, sans lui laisser un instant de répit et frappant d'un -bras inlassable: Reviendrez-vous encore, mauvais garnement? Allez-vous -nous jurer le secret? - -Les cris de Frank, les sanglots de Lucrétia, la vue de ces deux paires -de fesses piteusement accommodées, excitent les assistantes au-delà de -toute expression. Chacune s'empare d'une verge, et la Présidente et -Mademoiselle s'étant retirées, elles apaisent à tour de rôle leur -excitation sur le fessier des deux victimes. - -Elles s'aperçoivent bientôt que Lucrétia défaille et paraît insensible à -la souffrance, en proie à une sorte de stupeur léthargique. Elles la -délivrent de ses liens, la réconfortent et la raniment peu à peu. - -Quant à Frank, qui, depuis plusieurs minutes, a imploré son pardon et -demande à grands cris de prêter le serment exigé, on reçoit bien son -serment, mais les conjurées éclatent d'un rire sardonique quand il -demande piteusement qu'on le délivre et qu'on lui permette de s'en -aller: «Ha!! ha!» lui fait-on de toutes parts! Il pensait en être déjà -quitte! Il devrait pourtant être content de passer par les mains de -Lucrétia, aussitôt qu'elle sera remise! - -_Frank._--Tout ce qui arrive est de sa faute. Je ne serais jamais venu, -si elle ne m'avait assuré d'une chaleureuse réception. - -_La Présidente._--Précisément! Vous ne pouvez pas dire que vous n'en -avez pas eu une! Mais elle sera encore plus chaude avant que vous ne -vous en alliez! - -Après avoir avalé un cordial énergique, Lucrétia, les yeux brillants, -déclare qu'elle est prête à exécuter ce qu'on attend d'elle. On lui tend -une belle verge et elle se met en position pour fouetter son amant, -selon la méthode de Louise Van Tromp. Elle fait siffler la verge -au-dessus de la tête de Frank et lui crie d'un air indigné: «Alors, vous -osez insinuer que c'est moi qui vous ai engagé à venir ici?» - -_Frank._--Oh! Lucrétia! Aurez-vous le coeur de prolonger mes tortures, -maintenant que j'ai juré tout ce qu'on a voulu? - -Lucrétia baisse son bras levé, et la verge s'abat avec force sur le -derrière de Frank qui se tortille de façon comique. «Vous maintenez -cette insinuation! crie-t-elle, alors, tenez! tenez! tenez!» - -Les coups se succèdent avec une violence croissante. Lucrétia s'excite à -frapper; il semble que le sang bouillonne dans ses veines: «Direz-vous -aussi, continue-t-elle, que ce n'est pas vous qui m'avez séduite? Toutes -ces dames sont fixées sur votre infâme conduite envers moi! - -_Frank._--Oh! oh! Cela ne finira donc pas! Ah! que je sois pendu si -j'avoue cela! Voyons, vous savez pourtant bien que c'est vous qui avez -pris dans votre main mon... ma... - -_Lucrétia._--Ne nommez pas cet objet répugnant! Et surveillez votre -langue de vipère; si vous m'échauffez la bile, tant pis pour vous! - -La verge va des épaules aux fesses que Lucrétia examine après chaque -coup pour voir les nouveaux ravages qu'elle a causés. - -Le pauvre Frank, qui a perdu sa perruque en se démenant trop fort, a -l'air un peu plus viril, c'est un très joli garçon, bien membré, mais -son derrière n'est naturellement pas aussi rebondi que celui d'une femme -de sa corpulence. - -Excitée, échauffée par la flagellation qu'elle a eu elle-même à subir, -Lucrétia frappe comme une furie: «Voyez! voyez! crie-t-elle, cette -horrible chose que je ne veux pas nommer est toute raide et fait une -énorme bosse sous sa chemise, devant son ventre; c'est impossible de -cacher cette saleté. - -Au lieu de la cacher, il semble que Lucrétia cherche à la faire voir, -car, en frappant sans merci, elle s'arrange pour déranger la chemise et -la retrousser si bien que l'assistance aperçoit à tout instant le -formidable engin long de six à sept pouces, qui se dresse au bas du -ventre, émergeant d'une touffe de poils noirs et bouclés. Saisi d'une -sorte de frénésie érotique, le jeune homme roule des yeux blancs, et, à -chaque coup, tortille les fesses et pousse le ventre en avant; -évidemment la honte et la souffrance s'effacent sous l'acuité de ses -sensations voluptueuses. La fouetteuse n'est pas moins troublée que lui. -La vue des fesses écorchées se trémoussant de façon lubrique, accroît -son ardeur: «Ah! crie-t-elle, non seulement il essaie de me rendre plus -inconvenante que lui, mais voyez de quelle façon cynique il s'expose à -nous!» - -Pour mieux ponctuer sa remarque, elle cingle d'un coup vif le membre -indécemment dressé et elle recommence à plusieurs reprises sans lui -faire perdre de sa rigidité; mais sous cette cinglade affreusement -piquante, le malheureux Frank rugit: «Oh! mon Dieu! mon membre va -éclater, c'est effroyable et cela me procure une délicieuse sensation. -Ah! ahh! ahh!! c'est trop!» Et il reste les yeux levés au ciel, les -lèvres tremblantes, saisi d'on ne sait quelle troublante émotion. - -Lucrétia a suspendu quelques instants la correction; mais soudain, elle -rappelle son amant à la question par deux ou trois terribles cinglées -sur ses fesses à vif: «Ne vous endormez pas, monsieur et causons, s'il -vous plaît! Je pense que vous allez retirer vos honteuses insinuations -contre moi! Avez-vous, oui ou non, profité de mon trouble quand je vous -ai vu étalant votre membre dans le jardin? Mais répondez donc! Une -demi-douzaine de coups de verge suit cette question; le sang commence à -couler des fesses sur les cuisses du malheureux. - -Revenu à lui, celui-ci, tout confus de savoir que l'assistance a vu son -membre viril en pleine érection, se tord sous les coups et répond d'une -voix entrecoupée de larmes: «Ah! démon! abominable créature! Elle m'a -prodigué les plus voluptueuses caresses, elle m'a juré un éternel amour -et aujourd'hui, elle se délecte à me martyriser. Ah! Miss Coote!! -mesdames! délivrez-moi de ses griffes! Ayez pitié de moi! - -_Lucrétia._--Pas encore! Infâme suborneur! retirez vos honteuses -allégations sur mon compte, ou je vous enlève la peau du derrière! - -_Frank._--Comme c'est mal à vous, Lucrétia, de me forcer à dire un -mensonge! Oh! mon Dieu! quoi faire? Ah! que se passe-t-il en moi? - -Sous l'averse de cinglades dont sa maîtresse lui lacérait le postérieur, -le jeune homme retrouvait évidemment le trouble lascif qu'il avait déjà -éprouvé. - -_Lucrétia._--Vos cris sont délicieux! Je m'en délecte d'autant plus que -nous nous adorons l'un et l'autre. Allez-vous... allez-vous... -allez-vous... avouer que... vous avez... menti? ah! vous me faites -passer auprès de ces dames pour un monstre d'indécence! Etes-vous donc -sourd? Attendez, je vais vous faire entendre. - -Et la verge se dirige juste dans la raie des fesses atteignant les -parties les plus sensibles et les plus délicates. - -_Frank_ semble sur le point de s'évanouir sous cette nouvelle torture et -s'écrie: «Oh! oh! mon Dieu! tuez-moi tout de suite, je souffre trop!» - -_Lucrétia._--Tant pis pour vous. Pourquoi vous obstinez-vous à me -refuser la satisfaction que vous me devez? Pourquoi prétendez-vous que -je veux vous imposer un mensonge, vilain gredin? Je vous ferai mourir -sous la verge si vous ne rétractez pas vos infâmes calomnies. - -Et la verge marche toujours, s'abattant dans les recoins les plus -délicats. - -_Frank._--Ah! atroce! que faut-il donc que je dise? ah! oui! toutes ces -histoires sur notre compte sont fausses. Nous n'avons jamais rien fait -d'inconvenant ni l'un ni l'autre. - -Le malheureux a proféré ces paroles sans savoir ce qu'il dit et dans le -seul but de mettre un terme à son supplice. Mais Lucrétia n'est pas -satisfaite et manifeste son mécontentement par un coup formidable, qui -arrache aux fesses de nouvelles gouttes de sang. «Que nous chantez-vous -là, monsieur? s'écrie-t-elle. Qui vous demande d'aller d'un extrême à -l'autre? Avouez simplement que vous avez abusé de mon trouble et de ma -frayeur. Vous ne savez donc plus ce que vous dites? Ma parole, je ne -comprends pas qu'après vous avoir si bien attiré le sang aux fesses, il -vous monte encore à la tête! - -_Frank._--Ah! oui! ah! oui! je me souviens, maintenant! J'ai fourré mes -mains sous vos vêtements alors que vous étiez toute tremblante et que -vous ne pouviez me résister! Voilà la vérité! Laissez-moi, maintenant! -Vous n'avez pas à craindre que j'aille dévoiler moi-même comme j'ai été -maltraité et mortifié? - -Ces derniers mots sont dits d'une voix mourante. Lucrétia jette alors sa -verge, qui n'est plus qu'un tronçon; des larmes de compassion perlent -dans le coin de ses grands yeux voluptueux et elle s'écrie: «Mon pauvre -chéri, pourquoi avez-vous été aussi obstiné?» - -_La Présidente._--Qu'on le détache, qu'il s'agenouille devant moi et -nous demande pardon du scandale qu'il a causé en s'introduisant parmi -nous, car je vois, mesdames, à l'agitation de vos poitrines, quelle -pénible émotion ce spectacle vous a occasionnée. - -Mis en liberté, Frank se prosterne humblement, il déplore d'avoir voulu -s'immiscer dans nos entretiens intimes et jure de nouveau, de garder le -secret. Mais il demande, les larmes aux yeux, que sa terrible initiation -lui serve au moins à quelque chose et qu'on lui permette de faire -désormais partie de notre confrérie. - -L'assemblée se montra favorable à sa requête et je découvris bientôt que -Lady Clara était à la tête d'un mouvement ayant pour but l'introduction -de messieurs parmi nous. - -Je me hâtai de lever la séance et je ne sus jamais combien de temps le -postérieur de maître Frank mit pour revenir à son état normal. Mais le -lendemain, sur le conseil de Mlle Fosse, je signifiai à toutes mes -collègues la dissolution du Club, car il m'était impossible d'autoriser -dans ma propre maison des séances de flagellation qui, par l'adjonction -de l'élément masculin eussent vite dégénéré en orgies. - -Ma prochaine et dernière lettre vous entretiendra de faits qui me sont -plus strictement personnels. - -Votre affectionnée, - -Rosa BELINDA COOTE. - - - - -LETTRE X - - -Ma chère amie, - -J'ai trouvé dans les papiers de grand-père une lettre qui lui avait été -écrite par une dame. Je l'ai jugée assez curieuse pour vous en donner -connaissance. - - -Cher Monsieur, - -Nous vivons à une époque si dissolue que si les jeunes filles ne sont -pas maintenues sous une stricte discipline et punies lorsqu'elles le -méritent, nous ne verrons bientôt plus les femmes de la ville que -paradant dans les rues et les endroits de plaisir, et Dieu sait s'il y -en a déjà assez dans ce cas. - -Quand on a usé sans succès des moyens persuasifs, les corrections, -exemptes de cruauté, mais aussi d'indulgence, s'imposent. Aucune, selon -moi, n'est plus appropriée que la fessée. - -Les médecins recommandent de donner la verge aux enfants pour des fautes -qui proviennent d'un tempérament lourd et indolent, car rien n'est plus -propre à activer la circulation du sang qu'une bonne application en -pleines fesses d'une verge fraîche et souple. - -A cette opinion, j'ajouterai la mienne. Je prétends que la verge produit -d'aussi excellents effets sur les tempéraments brusques et nerveux. Chez -ces sortes d'enfants, l'idée de honte et d'humiliation (si on les -fouette devant d'autres), ajoute énormément à l'impression causée par -les cinglades sur leurs fesses nues, et leur laisse un souvenir d'autant -plus durable que leur intelligence est plus éveillée. - -Les parents qui emploient la verge avec discernement sont infiniment -plus respectés et vénérés par leurs enfants que les parents trop -indulgents. - -La verge qui ne brise pas les os et ne fait que froisser un peu la chair -ne cause qu'un dommage insignifiant en comparaison des méfaits qu'elle -peut empêcher. - -Je sais qu'on l'emploie assez couramment dans les classes aisées; mais -dans celles où elle serait le plus nécessaire, les enfants sont -abandonnés à leurs instincts dépravés, et, faute des châtiments -nécessaires, deviennent trop souvent la honte de leurs parents... - -N'est-il pas préférable de fouetter une fille quand elle est encore -jeune (car les mauvaises habitudes se contractent généralement vers -l'âge de douze à quinze ans) que de la voir, quand elle est plus âgée, -enfermée dans une maison de correction pour des délits qu'une bonne -fessée à coups de verges l'aurait empêchée de commettre? - -Certains enfants sont si obstinés, et d'une nature si perverse que le -fouet seul peut les amender. - -Je connais une jeune veuve de la bonne société qui a trois nièces et -deux neveux à sa charge; tous ont plus de douze ans, excepté sa propre -fille, qui n'en a que sept. - -Une des filles est assez sage, mais les deux autres, aussi bien que les -deux garçons, sont turbulentes. Mon amie est à cheval sur la discipline -et réprime par la verge tous les écarts de conduite. Bien que jeune -encore (elle n'a que vingt-quatre ans), elle dresse les enfants comme la -plus expérimentée des maîtresses d'école pourrait le faire. - -L'autre jour, la seconde fille, qui a environ quatorze ans, dit à son -frère qu'elle pourrait lui montrer comment se faisaient les enfants. Et -de fait, elle l'instruisit si bien que le gamin, qui n'a que treize ans, -usa, quelques jours après, de privautés fort inconvenantes vis-à-vis -d'une très jolie jeune fille de quinze ans, qui sert de soubrette à mon -amie. - -Cette fille se plaignit à sa maîtresse, qui, jugeant sa nièce aussi -coupable, si ce n'est plus, que son neveu, envoya immédiatement acheter -un balai de bouleau neuf, car elle avait décidé de les fouetter de belle -façon. - -Elle choisit dans le balai les brins les plus verts et les plus forts, -et se confectionna deux belles verges. Commençant par sa nièce, elle lui -épingla la chemise aux épaules et lui attacha les mains par devant pour -l'empêcher de s'en protéger le postérieur. Elle lui donna alors de la -verge sur les fesses aussi fort qu'elle put, et sans interruption -jusqu'à ce que la fatigue de son bras l'empêchât de continuer. - -S'étant reposée quelques minutes, elle s'empara alors du gamin, lui -rabattit la culotte aux talons, et, avec la seconde verge, elle le -fouetta à cul nu pendant dix minutes avec une telle vigueur que le jeune -effronté se trémoussa et rua comme un poulain pendant dix minutes et ne -cessa de hurler pendant toute la correction. - -Selon moi, cette dame a agi très sagement; une semblable correction a -certainement été profitable à ces enfants, car il vaut mieux ne pas -fouetter du tout un enfant que le fouetter avec indulgence. - -Rendant la semaine dernière, visite à une de mes amies, grande -couturière établie dans la cité, je la trouvai en proie à une violente -fureur. - -M'informant de la cause, elle me raconta qu'une de ses apprenties lui -avait volé une grande louche en argent, et que, soupçonnant tout d'abord -sa bonne, elle avait été sur le point de la faire arrêter, lorsqu'elle -avait reçu une lettre d'un honnête juif qui avait mis les choses au -point. L'apprentie était allée proposer la louche au brocanteur qui la -lui avait achetée, mais, supposant qu'elle avait dû la voler, il l'avait -fait suivre et, ayant su où elle entrait, offrait de rendre l'objet. - ---Que dites-vous d'une pareille gredinerie? me fit-elle. Je ne corrige -d'habitude mes apprenties qu'avec la verge, mais je viens d'acheter pour -celle-ci un fouet de charretier et je vais lui en donner jusqu'à ce -qu'elle n'ait plus vestige de peau sur le cul! - ---Je vous en prie, ne vous servez pas de cet instrument meurtrier, lui -répliquai-je vivement, cela pourrait vous attirer de graves ennuis. On -se souvient encore du cas de Mme Browning, qui, par cruauté, et pour -s'amuser, fit mourir son apprentie sous le fouet. - -Ce ne fut qu'avec les plus grandes difficultés que je réussis à lui -faire remplacer le fouet par une bonne verge, et il me fallut longtemps -insister sur la barbarie de la correction infligée avec un aussi -terrible instrument pour vaincre son obstination. - -Je suis obligée d'avouer que j'ai vu de mes yeux, dans certaines -familles où les parents sont d'un tempérament violent et irritable à -l'excès, le père et la mère corriger leurs enfants avec la première -chose, fouet ou corde, qui leur tombait sous la main. - -Pour être efficace, les châtiments domestiques devraient toujours être -infligés avec sang-froid; toute marque de colère devrait être évitée -comme susceptible d'émousser le respect dû à leurs parents par les -délinquants. - -Pour en revenir à mon histoire, une charrette pleine de balais de -bouleau venant à passer en ce moment dans la rue, elle envoya une -servante en acheter deux. Ces balais sortant de chez le fabricant -étaient fabriqués avec des branches encore vertes. - -Nous grimpâmes toutes deux l'escalier du bâtiment d'arrière conduisant -aux mansardes, où la fille avait été enfermée. Elle me parut âgée de -quinze ans; elle était excessivement jolie et avait une peau blanche et -fine. - -Sur le désir de mon amie, je la dépouillai de tous ses vêtements sauf sa -chemise et on la fit asseoir à même le plancher; les deux balais furent -jetés à terre devant elle et on lui ordonna de choisir elle-même les -plus belles branches et d'en façonner une verge; sa maîtresse guidait -son choix en lui désignant les brins convenant le mieux pour fouetter -son derrière de voleuse, etc. Déjà profondément humiliée par cette -corvée, la présence d'une étrangère ajoutait encore à l'intense -mortification de la jeune fille. - -Quand la verge fut confectionnée, nous attachâmes la voleuse au pied du -lit; on lui retroussa sa chemise, et sa patronne se mit à lui appliquer -de toutes ses forces la verge sur le derrière et sur les cuisses. - ---Ah! coquine! s'écriait-elle, tout en la fouettant, irez-vous encore me -voler? Dites! dites! dites! dites! je vais vous inculquer l'honnêteté à -coups de verges sur le derrière. - ---Oh mon Dieu! ô saints du ciel! oh! maîtresse! maîtresse! criait la -fille en se trémoussant et en se démenant sous les piquantes atteintes -de l'instrument. Ah! pardonnez-moi, je jure de ne plus rien voler -jusqu'à la fin de mes jours. Oh! oui! je le jure! - -Mais la maîtresse écumante de rage, continua à la fouetter sans merci -jusqu'à ce que la verge brisée et éparpillée ne fût plus qu'un informe -tronçon et que son bras fatigué lui refusât tout service. - -Elle appela alors la servante et lui ordonna de laver les écorchures des -fesses avec de l'eau salée. - -Elle a l'intention de la fouetter de la même façon quatre samedis de -suite. Je crois qu'elle a parfaitement raison d'agir ainsi, car cette -correction répétée, fera, à coup sûr, réfléchir la jeune fille et la -guérira à tout jamais de l'envie de voler. - -En la quittant, sa patronne lui ordonna de s'amuser à faire pendant la -semaine, avec le restant des balais les quatre autres verges nécessaires -aux quatre fessées promises. - -J'ai moi-même trois filles. L'aînée, qui a quatorze ans, avait un -penchant au mensonge, mais je l'en ai guérie par de solides fessées. -J'ai, de la même façon, corrigé la seconde de quelques vilaines -habitudes. Quant à la troisième, qui n'a que douze ans, elle est non -seulement paresseuse et obstinée, mais très espiègle. Jusqu'à ce jour, -je n'ai pas encore entrepris de la réformer, mais je suis résolue à lui -faire dorénavant goûter de la verge sur les fesses nues et tous les -jours si c'est nécessaire jusqu'à ce qu'elle s'amende. - -Croyez-moi, cher Sir Eyre, votre dévouée, - -Mary WILSOX. - - -Je reviens, maintenant à l'histoire annoncée à la fin de ma dernière -lettre. Il vous souvient, qu'en vous donnant le détail de ma -domesticité, j'avais mentionné mon groom Charlie, le frère de Jane ma -servante préférée. - -C'était un joli garçon de seize ans, le favori de toute la maison; il -était aussi imberbe qu'une fille, avait une voix caressante et était -d'une amabilité remarquable. Bref, il était si séduisant qu'il avait -produit sur moi une impression profonde que je n'avais, cela va sans -dire, laissé deviner à personne, surtout à lui. - -Dans ma seconde lettre, je vous ai dit combien j'affectionnais Jane. -Bien souvent, et surtout quand je m'éveillais de très bonne heure par -une belle matinée d'été, je me levais, et, en chemise de nuit, me -glissais inaperçue dans la chambre de Jane pour calmer mon agitation -entre les bras de celle-ci. - -Mais un matin que je m'étais levée encore plus tôt que de coutume, en -approchant de la porte qui était entr'ouverte, j'entendis un soupir -étouffé. J'observai prudemment à l'intérieur, et, à ma profonde -stupéfaction, je vis maître Charlie nu comme un ver, sauf sa chemise -retroussée sous ses aisselles, étendu sur Jane également nue; leurs -lèvres étaient confondues, et, dans l'ardeur du rut, les jambes de ma -soubrette étaient croisées sur le dos de son frère. - -Mon premier mouvement fut de me retirer silencieusement comme j'étais -venue, mais ce lubrique tableau me cloua au sol et je demeurai témoin -volontaire du lascif engagement. Le membre viril du bel adolescent était -presque aussi fort que celui de M. Aubrey mentionné dans ma dernière -lettre; il était raide comme un bâton et je ne pouvais en détacher mes -yeux. Je le regardais se pousser dans le vagin, en sortir un peu et s'y -plonger avec une fougue toujours croissante; sa soeur l'encourageait et -l'excitait en soulevant voluptueusement la croupe à chacune des -poussées. La porte était presque au pied du lit et comme ils ne se -doutaient guère de ma présence, je n'eus qu'à m'agenouiller pour -observer la scène d'un bout à l'autre, sans être aperçue d'eux. - -Je tremblais littéralement d'émotion. C'était la première fois que -j'assistais à pareil spectacle, et le fait que les deux amants étaient -frère et soeur me le rendait plus piquant encore. Ah! comme ils -semblaient s'adorer et jouir l'un de l'autre! Leurs corps étaient comme -soudés. Les lèvres du vagin de Jane semblaient littéralement sucer -l'engin fraternel, elles le happaient, et, lorsqu'il se retirait, elles -faisaient saillie en dehors comme pour l'empêcher de s'échapper. Trop -vite à mon gré, la conclusion arriva, et tous deux se pâmèrent en une -réciproque émission, au moment même où mon propre minet, trop surexcité, -mouillait abondamment mes cuisses de sa virginale émission. - -Pourpre, la tête en feu, en proie à une indescriptible émotion, je me -retirai silencieusement, sans avoir été aperçue, bien résolue à punir -maître Charlie de ses amusements incestueux avec sa soeur, et si -possible, de l'accaparer pour ma jouissance personnelle. - -La tentation fut irrésistible; plus je voulais lutter contre cette -obsession et la bannir de mes pensées, plus mon agitation augmentait; je -ne pouvais classer de ma mémoire le voluptueux tableau; je brûlais de le -reproduire pour mon propre compte et ce désir me tenaillait trop pour -que ma vertu fût la plus forte. - -C'était un dimanche matin, Mlle Fosse allait à Moorfields voir son -confesseur et devait assister à une conférence l'après-midi. Aussi, dès -que j'eus pris mon premier déjeuner, je dis à Jane et aux deux autres -servantes qu'elles pourraient disposer de leur journée jusqu'à sept -heures du soir, après m'avoir préparé un second déjeuner froid. Charlie -resterait seul avec moi pour me servir si j'en avais besoin avec -Margaret la cuisinière. - -Quand tout le monde fut parti, sachant que Margaret aimait trop la -société de ses casseroles pour franchir le seuil de sa cuisine, je -sonnai mon page et lui dis de m'apporter un citron, de l'eau glacée, du -sucre, etc. Voyant qu'il avait endossé ses beaux habits pour me servir, -je lui dis: «Charlie, je suis heureuse de voir que vous soignez votre -tenue, bien qu'il n'y ait personne à la maison. - -_Charlie_ (d'un ton modeste).--Mais vous, Miss, vous êtes ma maîtresse, -et je tiens à vous prouver toute ma déférence, même si vous êtes seule. - -_Moi._--Vraiment, Monsieur! Vous me témoignez un bien grand respect et -vous semblez à peine oser lever les yeux vers moi, comme si j'étais -terrible à regarder; mais j'ai quelques doutes à votre endroit. Allez -donc me chercher, s'il vous plaît, un long paquet ficelé que vous -trouverez sur la table de la bibliothèque. - -Il revient bientôt, me tend l'objet et reste devant moi, attendant que -je le congédie ou que je lui donne de nouveaux ordres. J'ouvre le paquet -sous ses yeux et j'en tire une superbe verge que je fais siffler à ses -oreilles. Il devient très rouge et a l'air un peu interdit: «Savez-vous -à quoi cela sert, monsieur? lui dis-je. - -_Charlie_ (d'un air confus).--Ah! non! je ne sais pas... à moins que ce -ne soit de cela qu'on se sert pour fouetter les filles dans les écoles? - -_Moi._--Et pourquoi pas les garçons, nigaud? - -_Charlie._--Ah! Miss Rosa! Vous vous moquez de moi. Pour eux, on se sert -de cannes et de baguettes, mais... mais... - -_Moi._--Allons, parlez... ne restez pas le bec ouvert pour ne rien dire, -il n'y a que moi qui puisse vous entendre. - -_Charlie._--C'est que... c'est que je m'étais figuré que vous aviez -peut-être l'intention de me fouetter. - -_Moi._--Cela indique tout au moins que vous n'avez pas la conscience -très tranquille. Qu'avez-vous donc fait pour mériter le fouet? - -_Charlie_ (très embarrassé).--Oh! ce n'était qu'une idée absurde! Je -n'ai pas voulu dire que je le méritais. - -_Moi._--C'est une réponse adroite, maître Charlie. Maintenant, -répondez-moi. Suis-je votre seule maîtresse? - -Il baissa les yeux à cette question et répondit, en bredouillant un peu: -«Naturellement, Miss, puisque je ne suis qu'à votre service.» - -_Moi._--Vraiment, petit polisson! Eh bien! vous ne vous étiez pas trompé -tout à l'heure. Cette verge vous est bien destinée. Devinez un peu ce -que j'ai vu ce matin dans la chambre de Jane? - -Du coup, Charlie resta atterré. Il tomba à mes pieds écrasé de honte et -d'angoisse et se cachant le visage dans ses deux mains, s'écria: «Oh! -mon Dieu! Qu'ai-je fait! Pourquoi n'ai-je pas réfléchi que je serais -fatalement découvert? Miss Rosa, soyez compatissante, ne nous dénoncez -pas! Jamais nous ne recommencerons! Punissez-nous n'importe comment, -mais que personne n'apprenne ce que nous avons fait!» - -_Moi._--C'est abominable! Je ne sais vraiment si je dois avoir pitié de -vous et vous garder le secret. Savez-vous que vous êtes coupable -d'inceste et que vous méritez la potence? - -_Charlie_ (sanglotant amèrement).--Quoi? Pour cela? Je n'étais allé dans -sa chambre, hier soir, que pour l'embrasser. Je me suis étendu sans y -penser, à côté d'elle, et puis... et puis... nos baisers, la chaleur de -nos corps nous ont excités... si bien que j'ai passé la nuit à côté -d'elle et que vous m'avez découvert ce matin. - -_Moi._--Il vous en cuira à tous les deux! Je vais vous fouetter, de -façon à vous ôter l'envie de recommencer, mais si jamais je vous y -reprenais, je vous ferais mettre en prison. Maintenant, monsieur, -enlevez votre veste et votre culotte, et tournez votre derrière de mon -côté. - -Il avait l'air affreusement humilié en exécutant mes ordres, mais trop -terrifié pour faire la moindre observation, et me tournant le dos, il -fut bientôt en chemise, la culotte aux talons. - -_Moi._--Agenouillez-vous sur cette chaise, tournez votre figure vers le -dossier, retroussez votre chemise sous vos bras pour bien présenter -votre cul nu à la verge et si vous ne vous comportez pas courageusement -comme un homme, j'envoie chercher un constable pour vous conduire en -prison. - -_Charlie_ (d'une voix brisée).--Oh! miss! je ne pousserai pas un cri, ou -du moins j'essaierai. Fouettez-moi aussi fort que vous voudrez, mais ne -me dénoncez pas! - -_Moi._--C'est bon, monsieur! je n'ai pas l'intention de vous épargner, -car votre abominable action ne mérite aucun ménagement. -Recommencerez-vous, infâme garnement, à commettre des incestes avec -votre soeur? Je ne pourrai jamais frapper assez fort pour manifester mon -dégoût. - -J'avais commencé par lui appliquer deux coups solides en diagonale sur -ses fesses musclées. Aussitôt un coloris intense s'était manifesté à la -surface de la peau blanche. Je laissai s'écouler une demi-minute après -ce prélude pour le tenir dans l'angoisse, puis, de nouveau, je lui -appliquai la verge de toute la vigueur de mon bras, et cette fois à une -allure précipitée; la chair ne tarda pas à se couvrir de longues raies -rouges entrecroisées, soulevant la peau et l'égratignant de place en -place. Je me plaçais, tantôt à sa droite, tantôt à sa gauche, et -observais à tour de rôle ses fesses et sa figure sur laquelle la sueur -perlait; il serrait les lèvres pour ne pas crier; ses yeux brillaient -étrangement. S'il était ému, je ne l'étais guère moins que lui. - -Chaque coup me faisait passer un frisson de la tête aux pieds; l'aspect -de ses fesses, qui commençaient à se perler de petites gouttes de sang, -m'excitait si bien que, loin de se fatiguer, plus mon bras frappait, -plus il frappait fort. - -Malgré son énergie, le pauvre Charlie fut enfin obligé d'exhaler sa -souffrance: «Oh! Oh! Ahhh!» cria-t-il. «Je ne peux plus m'empêcher de -crier! Ah! Comme ça fait souffrir! Oh! Mon Dieu, je jure de ne plus -recommencer! Ah! la chair me brûle!» - -Je le tins sous la verge pendant environ vingt minutes, il serrait les -fesses, les tordait, se tortillait, se démenait sous les morsures de la -verge comme pour trouver un soulagement, mais ne bougeait pas de place. -De temps en temps, j'étais obligée de m'arrêter pour reprendre haleine -et cela lui donnait quelque répit, mais bien vite ses cris étouffés, ses -grognements de souffrance me ranimaient et je reprenais la danse. L'idée -que je fouettais un grand garçon m'émotionnait beaucoup, plus que si -c'eût été une fille. Par un phénomène bizarre, je jouissais des -souffrances que je lui infligeais et, en même temps, j'étais toute -pénétrée d'un voluptueux penchant pour lui. A la fin, épuisée par tout -le mouvement que je m'étais donné, je tombai sur un sofa et fermai les -yeux. En les rouvrant quelques instants après, je vis Charlie à mes -pieds, embrassant ma main qui n'avait pas encore lâché la verge. - -«Oh! miss Rosa, me dit-il, comme vous m'avez arrangé! Et pourtant, je -suis sûr maintenant de faire quelque chose de mal pour que vous me -fouettiez de nouveau. Ça fait souffrir et c'est exquis! Je ne peux pas -dire ce que j'ai ressenti, c'est comme de la souffrance qui fait du -bien!» - -_Moi_ (d'une voix alanguie).--Oh! Charlie! quel vilain vous faites. Je -vous défends d'embrasser ma main. Contentez-vous d'embrasser mon pied -pour demander votre pardon. - -_Charlie_ (transporté).--Ah! miss Rosa! que vous êtes bonne! Comment -vous remercier? Vous me permettez d'embrasser votre délicieux petit -pied! - -Saisissant un de mes pieds, il y pressa ardemment ses lèvres. Son baiser -fut comme une étincelle sur une traînée de poudre, et je crus le sentir -dans mes parties les plus intimes. Je m'enfonçai dans le sofa, lui -abandonnant mes jambes, car déjà ses lèvres étaient passées de mon pied -à mon mollet, je sentis bientôt sa main effrontée se glisser sous le -pantalon, contre la chair de mes cuisses et, plus elle approchait de ma -grotte ombragée, moins j'avais le désir de lui résister; une soif -inextinguible de volupté me tenaillait. Enfin, dans un effort je pus -balbutier; «Oh! Charlie! Que faites-vous là! C'est très indiscret! -Laissez mes jambes tranquilles! Ah! il faut que je vous avoue quelque -chose! C'est moi qui vous ai fouetté, mais c'est vous mon vainqueur! En -vérité, j'ai peur de vous!» - -Son visage écarlate était tout près du mien, je me cachai tant bien que -mal la figure dans les mains, au même moment, un de mes pieds toucha la -chose qui dessinait sous sa chemise une grosse protubérance: «Ah! -Qu'avez-vous donc devant vous, Charlie?» m'écriai-je. - ---Chère miss, répondit-il, c'est ce que Jane appelle le «bonhomme». Cela -procure un plaisir indescriptible! - -_Moi._--Ah! Charlie. Puis-je avoir entière confiance en vous? Ma vie, -mon honneur sont entre vos mains. Ne trahissez pas, pour ma honte, le -secret que ma nature ardente ne peut plus vous dissimuler! Ah! méchant -garnement! C'est la vue de votre manège avec votre soeur qui m'a mise -hors de moi. J'ai voulu passer ma fièvre sur votre derrière, mais, -hélas, cette tâche a trop excité mes instincts sensuels! - -Il me fut impossible de continuer! - -Aussi bien, le cher garçon couvrait de baisers mes seins et ma figure, -ses mains curieuses prenaient lentement possession de mes charmes les -plus secrets; malgré moi, les miennes faisaient de même sur lui et je -lui rendais avec usure ses brûlants baisers. Nos lèvres étaient trop -occupées pour que nous pussions parler. Bref, l'audace du jeune homme -triompha de mes dernières résistances et nous nageâmes dans un océan de -volupté. Naturellement, j'éprouvai une légère souffrance quand -l'envahisseur déchira ma membrane sous sa fougueuse poussée, mais elle -disparut bien vite sous l'impression d'exquise volupté que j'éprouvai -ensuite. - -Il renouvela plusieurs fois ses prouesses, ce qui finit par le fatiguer; -j'eus alors, de nouveau, recours à la verge pour le remettre en état de -me satisfaire; puis, lorsque je craignis de l'épuiser en exigeant de lui -plus que la nature ne lui permettait, j'obtins qu'il me fouettât -lui-même pour prolonger mes voluptueuses sensations. Après les douceurs -du baisage, la fessée est délicieuse si elle est adroitement appliquée! -Mon jeune amant voulait encore me faire jouir, mais je m'y refusai, lui -promettant que je le laisserais venir le soir même dans ma chambre et -qu'il m'aurait à lui toute la nuit. D'ici là il aurait le temps de -reprendre les forces nécessaires... - -Cette liaison avec mon page dura trois ou quatre années pendant -lesquelles j'épuisai la coupe de toutes les voluptés; puis je fus -obligée de me séparer de lui en raison de son apparence trop virile et -pour ne pas éveiller la médisance. Un peu plus tard, sur mes conseils, -et avec mon aide, il se maria, entra dans les affaires où il fit son -chemin. Tant qu'il vécut, nous goûtâmes secrètement, de temps à autre, -les douceurs d'une passion toujours vivace. - -Vous avez fréquemment voulu savoir pourquoi je ne me suis pas mariée. -Deux choses m'en ont empêchée. La première, mon amour de l'indépendance -et ma répulsion à être soumise à quelqu'un, quelque amour que j'eusse pu -avoir pour lui. Peut-être aurais-je néanmoins passé outre à cette -disposition de mon caractère, mais la seconde raison était péremptoire. -Je ne pouvais donner un second pucelage, et comme je ne voulais pas -aller à l'autel sans cet article indispensable aux filles qui s'enrôlent -sous la bannière de l'hyménée, je me décidai à me passer définitivement -de mari! - -Le pauvre Charlie mourut dans toute la force de l'âge, à trente-cinq -ans, et, avant de mourir, il me remit un paquet de lettres ayant trait à -ses aventures amoureuses. En les lisant, je vis qu'il ne m'avait pas été -très fidèle, même quand il était encore à mon service. Mais, paix à sa -mémoire! Je n'ai jamais, malgré cela, regretté de m'être donnée à lui. - -Peut-être mettrai-je un jour sous vos yeux le récit de ses aventures, en -attendant je termine avec cette lettre la relation de mes expériences -personnelles. - -Croyez-moi, - -Votre affectionnée, - -Rosa BELINDA COOTE. - -*** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE *** - -Updated editions will replace the previous one--the old editions will -be renamed. - -Creating the works from print editions not protected by U.S. copyright -law means that no one owns a United States copyright in these works, -so the Foundation (and you!) can copy and distribute it in the -United States without permission and without paying copyright -royalties. Special rules, set forth in the General Terms of Use part -of this license, apply to copying and distributing Project -Gutenberg-tm electronic works to protect the PROJECT GUTENBERG-tm -concept and trademark. Project Gutenberg is a registered trademark, -and may not be used if you charge for an eBook, except by following -the terms of the trademark license, including paying royalties for use -of the Project Gutenberg trademark. If you do not charge anything for -copies of this eBook, complying with the trademark license is very -easy. You may use this eBook for nearly any purpose such as creation -of derivative works, reports, performances and research. Project -Gutenberg eBooks may be modified and printed and given away--you may -do practically ANYTHING in the United States with eBooks not protected -by U.S. copyright law. Redistribution is subject to the trademark -license, especially commercial redistribution. - -START: FULL LICENSE - -THE FULL PROJECT GUTENBERG LICENSE -PLEASE READ THIS BEFORE YOU DISTRIBUTE OR USE THIS WORK - -To protect the Project Gutenberg-tm mission of promoting the free -distribution of electronic works, by using or distributing this work -(or any other work associated in any way with the phrase "Project -Gutenberg"), you agree to comply with all the terms of the Full -Project Gutenberg-tm License available with this file or online at -www.gutenberg.org/license. - -Section 1. General Terms of Use and Redistributing Project -Gutenberg-tm electronic works - -1.A. By reading or using any part of this Project Gutenberg-tm -electronic work, you indicate that you have read, understand, agree to -and accept all the terms of this license and intellectual property -(trademark/copyright) agreement. If you do not agree to abide by all -the terms of this agreement, you must cease using and return or -destroy all copies of Project Gutenberg-tm electronic works in your -possession. If you paid a fee for obtaining a copy of or access to a -Project Gutenberg-tm electronic work and you do not agree to be bound -by the terms of this agreement, you may obtain a refund from the -person or entity to whom you paid the fee as set forth in paragraph -1.E.8. - -1.B. "Project Gutenberg" is a registered trademark. It may only be -used on or associated in any way with an electronic work by people who -agree to be bound by the terms of this agreement. There are a few -things that you can do with most Project Gutenberg-tm electronic works -even without complying with the full terms of this agreement. See -paragraph 1.C below. There are a lot of things you can do with Project -Gutenberg-tm electronic works if you follow the terms of this -agreement and help preserve free future access to Project Gutenberg-tm -electronic works. See paragraph 1.E below. - -1.C. The Project Gutenberg Literary Archive Foundation ("the -Foundation" or PGLAF), owns a compilation copyright in the collection -of Project Gutenberg-tm electronic works. Nearly all the individual -works in the collection are in the public domain in the United -States. If an individual work is unprotected by copyright law in the -United States and you are located in the United States, we do not -claim a right to prevent you from copying, distributing, performing, -displaying or creating derivative works based on the work as long as -all references to Project Gutenberg are removed. Of course, we hope -that you will support the Project Gutenberg-tm mission of promoting -free access to electronic works by freely sharing Project Gutenberg-tm -works in compliance with the terms of this agreement for keeping the -Project Gutenberg-tm name associated with the work. You can easily -comply with the terms of this agreement by keeping this work in the -same format with its attached full Project Gutenberg-tm License when -you share it without charge with others. - -1.D. The copyright laws of the place where you are located also govern -what you can do with this work. Copyright laws in most countries are -in a constant state of change. If you are outside the United States, -check the laws of your country in addition to the terms of this -agreement before downloading, copying, displaying, performing, -distributing or creating derivative works based on this work or any -other Project Gutenberg-tm work. The Foundation makes no -representations concerning the copyright status of any work in any -country other than the United States. - -1.E. Unless you have removed all references to Project Gutenberg: - -1.E.1. The following sentence, with active links to, or other -immediate access to, the full Project Gutenberg-tm License must appear -prominently whenever any copy of a Project Gutenberg-tm work (any work -on which the phrase "Project Gutenberg" appears, or with which the -phrase "Project Gutenberg" is associated) is accessed, displayed, -performed, viewed, copied or distributed: - - This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and - most other parts of the world at no cost and with almost no - restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it - under the terms of the Project Gutenberg License included with this - eBook or online at www.gutenberg.org. If you are not located in the - United States, you will have to check the laws of the country where - you are located before using this eBook. - -1.E.2. If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is -derived from texts not protected by U.S. copyright law (does not -contain a notice indicating that it is posted with permission of the -copyright holder), the work can be copied and distributed to anyone in -the United States without paying any fees or charges. If you are -redistributing or providing access to a work with the phrase "Project -Gutenberg" associated with or appearing on the work, you must comply -either with the requirements of paragraphs 1.E.1 through 1.E.7 or -obtain permission for the use of the work and the Project Gutenberg-tm -trademark as set forth in paragraphs 1.E.8 or 1.E.9. - -1.E.3. If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is posted -with the permission of the copyright holder, your use and distribution -must comply with both paragraphs 1.E.1 through 1.E.7 and any -additional terms imposed by the copyright holder. Additional terms -will be linked to the Project Gutenberg-tm License for all works -posted with the permission of the copyright holder found at the -beginning of this work. - -1.E.4. Do not unlink or detach or remove the full Project Gutenberg-tm -License terms from this work, or any files containing a part of this -work or any other work associated with Project Gutenberg-tm. - -1.E.5. Do not copy, display, perform, distribute or redistribute this -electronic work, or any part of this electronic work, without -prominently displaying the sentence set forth in paragraph 1.E.1 with -active links or immediate access to the full terms of the Project -Gutenberg-tm License. - -1.E.6. You may convert to and distribute this work in any binary, -compressed, marked up, nonproprietary or proprietary form, including -any word processing or hypertext form. However, if you provide access -to or distribute copies of a Project Gutenberg-tm work in a format -other than "Plain Vanilla ASCII" or other format used in the official -version posted on the official Project Gutenberg-tm website -(www.gutenberg.org), you must, at no additional cost, fee or expense -to the user, provide a copy, a means of exporting a copy, or a means -of obtaining a copy upon request, of the work in its original "Plain -Vanilla ASCII" or other form. Any alternate format must include the -full Project Gutenberg-tm License as specified in paragraph 1.E.1. - -1.E.7. Do not charge a fee for access to, viewing, displaying, -performing, copying or distributing any Project Gutenberg-tm works -unless you comply with paragraph 1.E.8 or 1.E.9. - -1.E.8. You may charge a reasonable fee for copies of or providing -access to or distributing Project Gutenberg-tm electronic works -provided that: - -* You pay a royalty fee of 20% of the gross profits you derive from - the use of Project Gutenberg-tm works calculated using the method - you already use to calculate your applicable taxes. The fee is owed - to the owner of the Project Gutenberg-tm trademark, but he has - agreed to donate royalties under this paragraph to the Project - Gutenberg Literary Archive Foundation. Royalty payments must be paid - within 60 days following each date on which you prepare (or are - legally required to prepare) your periodic tax returns. Royalty - payments should be clearly marked as such and sent to the Project - Gutenberg Literary Archive Foundation at the address specified in - Section 4, "Information about donations to the Project Gutenberg - Literary Archive Foundation." - -* You provide a full refund of any money paid by a user who notifies - you in writing (or by e-mail) within 30 days of receipt that s/he - does not agree to the terms of the full Project Gutenberg-tm - License. You must require such a user to return or destroy all - copies of the works possessed in a physical medium and discontinue - all use of and all access to other copies of Project Gutenberg-tm - works. - -* You provide, in accordance with paragraph 1.F.3, a full refund of - any money paid for a work or a replacement copy, if a defect in the - electronic work is discovered and reported to you within 90 days of - receipt of the work. - -* You comply with all other terms of this agreement for free - distribution of Project Gutenberg-tm works. - -1.E.9. If you wish to charge a fee or distribute a Project -Gutenberg-tm electronic work or group of works on different terms than -are set forth in this agreement, you must obtain permission in writing -from the Project Gutenberg Literary Archive Foundation, the manager of -the Project Gutenberg-tm trademark. Contact the Foundation as set -forth in Section 3 below. - -1.F. - -1.F.1. Project Gutenberg volunteers and employees expend considerable -effort to identify, do copyright research on, transcribe and proofread -works not protected by U.S. copyright law in creating the Project -Gutenberg-tm collection. Despite these efforts, Project Gutenberg-tm -electronic works, and the medium on which they may be stored, may -contain "Defects," such as, but not limited to, incomplete, inaccurate -or corrupt data, transcription errors, a copyright or other -intellectual property infringement, a defective or damaged disk or -other medium, a computer virus, or computer codes that damage or -cannot be read by your equipment. - -1.F.2. LIMITED WARRANTY, DISCLAIMER OF DAMAGES - Except for the "Right -of Replacement or Refund" described in paragraph 1.F.3, the Project -Gutenberg Literary Archive Foundation, the owner of the Project -Gutenberg-tm trademark, and any other party distributing a Project -Gutenberg-tm electronic work under this agreement, disclaim all -liability to you for damages, costs and expenses, including legal -fees. YOU AGREE THAT YOU HAVE NO REMEDIES FOR NEGLIGENCE, STRICT -LIABILITY, BREACH OF WARRANTY OR BREACH OF CONTRACT EXCEPT THOSE -PROVIDED IN PARAGRAPH 1.F.3. YOU AGREE THAT THE FOUNDATION, THE -TRADEMARK OWNER, AND ANY DISTRIBUTOR UNDER THIS AGREEMENT WILL NOT BE -LIABLE TO YOU FOR ACTUAL, DIRECT, INDIRECT, CONSEQUENTIAL, PUNITIVE OR -INCIDENTAL DAMAGES EVEN IF YOU GIVE NOTICE OF THE POSSIBILITY OF SUCH -DAMAGE. - -1.F.3. LIMITED RIGHT OF REPLACEMENT OR REFUND - If you discover a -defect in this electronic work within 90 days of receiving it, you can -receive a refund of the money (if any) you paid for it by sending a -written explanation to the person you received the work from. If you -received the work on a physical medium, you must return the medium -with your written explanation. The person or entity that provided you -with the defective work may elect to provide a replacement copy in -lieu of a refund. If you received the work electronically, the person -or entity providing it to you may choose to give you a second -opportunity to receive the work electronically in lieu of a refund. If -the second copy is also defective, you may demand a refund in writing -without further opportunities to fix the problem. - -1.F.4. Except for the limited right of replacement or refund set forth -in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS', WITH NO -OTHER WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT -LIMITED TO WARRANTIES OF MERCHANTABILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE. - -1.F.5. Some states do not allow disclaimers of certain implied -warranties or the exclusion or limitation of certain types of -damages. If any disclaimer or limitation set forth in this agreement -violates the law of the state applicable to this agreement, the -agreement shall be interpreted to make the maximum disclaimer or -limitation permitted by the applicable state law. The invalidity or -unenforceability of any provision of this agreement shall not void the -remaining provisions. - -1.F.6. INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the -trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone -providing copies of Project Gutenberg-tm electronic works in -accordance with this agreement, and any volunteers associated with the -production, promotion and distribution of Project Gutenberg-tm -electronic works, harmless from all liability, costs and expenses, -including legal fees, that arise directly or indirectly from any of -the following which you do or cause to occur: (a) distribution of this -or any Project Gutenberg-tm work, (b) alteration, modification, or -additions or deletions to any Project Gutenberg-tm work, and (c) any -Defect you cause. - -Section 2. Information about the Mission of Project Gutenberg-tm - -Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of -electronic works in formats readable by the widest variety of -computers including obsolete, old, middle-aged and new computers. It -exists because of the efforts of hundreds of volunteers and donations -from people in all walks of life. - -Volunteers and financial support to provide volunteers with the -assistance they need are critical to reaching Project Gutenberg-tm's -goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will -remain freely available for generations to come. In 2001, the Project -Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure -and permanent future for Project Gutenberg-tm and future -generations. To learn more about the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation and how your efforts and donations can help, see -Sections 3 and 4 and the Foundation information page at -www.gutenberg.org - -Section 3. Information about the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation - -The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non-profit -501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the -state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal -Revenue Service. The Foundation's EIN or federal tax identification -number is 64-6221541. Contributions to the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation are tax deductible to the full extent permitted by -U.S. federal laws and your state's laws. - -The Foundation's business office is located at 809 North 1500 West, -Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887. Email contact links and up -to date contact information can be found at the Foundation's website -and official page at www.gutenberg.org/contact - -Section 4. Information about Donations to the Project Gutenberg -Literary Archive Foundation - -Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without -widespread public support and donations to carry out its mission of -increasing the number of public domain and licensed works that can be -freely distributed in machine-readable form accessible by the widest -array of equipment including outdated equipment. Many small donations -($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt -status with the IRS. - -The Foundation is committed to complying with the laws regulating -charities and charitable donations in all 50 states of the United -States. Compliance requirements are not uniform and it takes a -considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up -with these requirements. We do not solicit donations in locations -where we have not received written confirmation of compliance. To SEND -DONATIONS or determine the status of compliance for any particular -state visit www.gutenberg.org/donate - -While we cannot and do not solicit contributions from states where we -have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition -against accepting unsolicited donations from donors in such states who -approach us with offers to donate. - -International donations are gratefully accepted, but we cannot make -any statements concerning tax treatment of donations received from -outside the United States. U.S. laws alone swamp our small staff. - -Please check the Project Gutenberg web pages for current donation -methods and addresses. Donations are accepted in a number of other -ways including checks, online payments and credit card donations. To -donate, please visit: www.gutenberg.org/donate - -Section 5. General Information About Project Gutenberg-tm electronic works - -Professor Michael S. Hart was the originator of the Project -Gutenberg-tm concept of a library of electronic works that could be -freely shared with anyone. For forty years, he produced and -distributed Project Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of -volunteer support. - -Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed -editions, all of which are confirmed as not protected by copyright in -the U.S. unless a copyright notice is included. Thus, we do not -necessarily keep eBooks in compliance with any particular paper -edition. - -Most people start at our website which has the main PG search -facility: www.gutenberg.org - -This website includes information about Project Gutenberg-tm, -including how to make donations to the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to -subscribe to our email newsletter to hear about new eBooks. diff --git a/old/64830-0.zip b/old/64830-0.zip Binary files differdeleted file mode 100644 index d458d04..0000000 --- a/old/64830-0.zip +++ /dev/null diff --git a/old/64830-h.zip b/old/64830-h.zip Binary files differdeleted file mode 100644 index f071a0c..0000000 --- a/old/64830-h.zip +++ /dev/null diff --git a/old/64830-h/64830-h.htm b/old/64830-h/64830-h.htm deleted file mode 100644 index 4fa067e..0000000 --- a/old/64830-h/64830-h.htm +++ /dev/null @@ -1,6517 +0,0 @@ -<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" - "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd"> - -<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" lang="fr" xml:lang="fr"> -<head> -<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html;charset=utf-8" /> -<title> - The Project Gutenberg eBook of Mémoires de Miss Coote. -</title> -<link rel="coverpage" href="images/cover.jpg" /> -<style type="text/css"> - -p { text-align: justify; line-height: 1.2em; text-indent: 1.5em; - margin: .3em 0;} - -h1 { text-align: center; line-height: 1.5em; margin: 1em 0; } -h2 { text-align: center; line-height: 1.5em; margin: 4em 0 2em 0; } - -div.c, p.c { text-align: center; line-height: 1.5em; text-indent: 0; - margin: 1em 0; } - -.large { font-size: 130%; } -.sans-serif { font-family: sans-serif; } -.b { font-weight: bold; } -.i { font-style: italic; } -.sc { font-variant: small-caps; } - -i sup { padding-left: .25em; } - -p.r { margin: 1em 10%; text-align: right; } -p.ind { margin: 1em 0 1em 10%; } -p.sign { margin: 1em 5% 1em 20%; text-align: right; } -.gap { padding-top: 2.5em; } - -hr { width: 20%; margin: 1em 40%; } - -sup { font-size: smaller; vertical-align: 20%; } - -a { text-decoration: none; } - -img { max-width: 100%; } - -@media screen { - body { max-width: 40em; width: 80%; margin: 0 auto; } -} - -@media handheld { - .chapter { page-break-before: always; } - .nobreak { page-break-before: avoid; } -} - - -</style> -</head> -<body> - -<div style='text-align:center; font-size:1.2em; font-weight:bold'>The Project Gutenberg eBook of Mémoires de Miss Coote, by Rosa Belinda Coote</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and -most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions -whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms -of the Project Gutenberg License included with this eBook or online -at <a href="https://www.gutenberg.org">www.gutenberg.org</a>. If you -are not located in the United States, you will have to check the laws of the -country where you are located before using this eBook. -</div> - -<table style='min-width:0; padding:0; margin-left:0; border-collapse:collapse'> - <tr><td>Title:</td><td>Mémoires de Miss Coote</td></tr> - <tr><td></td><td>Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même</td></tr> -</table> - -<div style='display:block; margin-top:1em; margin-bottom:1em; margin-left:2em; text-indent:-2em'>Author: Rosa Belinda Coote</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'>Release Date: March 15, 2021 [eBook #64830]</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'>Language: French</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'>Character set encoding: UTF-8</div> - -<div style='display:block; margin-left:2em; text-indent:-2em'>Produced by: Gaëlle Vutron (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr)</div> - -<div style='margin-top:2em; margin-bottom:4em'>*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE ***</div> -<p class="r b sans-serif i">Collection Cressida</p> - -<h1>Mémoires de Miss Coote</h1> - -<p class="c"><span class="large">EXPLOITS</span><br /> -<b class="large">d'une Fouetteuse britannique</b><br /> -racontés par elle-même</p> - -<p class="c">Traduits pour la première fois -de l'anglais en français</p> - -<p class="c gap"><span class="sc">Bibliothèque des deux Hémisphères</span><br /> -PARIS</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE I</h2> - - -<p class="ind">Ma chère Amie,</p> - -<p>Il y a longtemps, je le sais, que je vous ai -promis de vous expliquer l'origine de ma prédilection -pour la fessée, cette passion qui est, -selon moi, une des plus délicieuses et des plus -voluptueuses de la vie privée, spécialement -pour une vieille fille de respectabilité aussi apparente -que votre honorable amie. Les engagements -doivent être exécutés et les promesses -tenues, sans quoi, je ne pourrais guère espérer -vous faire tâter à nouveau de ma jolie petite -verge. Décrire, ou, plutôt, confesser mon voluptueux -travers est pour moi une tâche très -déplaisante et je me sens aussi honteuse en -relatant ces choses par écrit que je le fus la -première fois que la gouvernante de mon -grand-père mit à nu mon petit postérieur empourpré -pour le cingler sans pitié. Je me résigne -toutefois à commencer, à l'idée que -c'est pour votre satisfaction que je vais travailler, -et parce que, mon sujet m'échauffant, -je réussirai, sans trop de peine, je l'espère, -à vous décrire quelques-uns des lascifs épisodes -de ma jeunesse.</p> - -<p>Mon grand-père, comme vous le savez, -d'ailleurs, était le général Sir Eyre Coote, -qui se rendit célèbre dans les Indes. C'était un -flagellant endurci et il n'était jamais plus heureux -que quand une bonne occasion de se servir -du martinet s'offrait à lui. Je ne puis parler, -bien entendu, de tout ce qui dut, sans nul -doute, précéder mes constatations personnelles.</p> - -<p>Le premier souvenir que j'aie de lui remonte -à l'époque où il dut se retirer de la vie publique -à la suite d'un scandale auquel il fut -mêlé et qui le fit tomber en disgrâce. Mes parents -moururent tous deux alors que j'entrais -dans ma treizième année, et le vieux général, -qui n'avait d'autre famille, les remplaça auprès -de moi, et, à sa mort, me légua toute sa -fortune, environ soixante-quinze mille francs -de rente.</p> - -<p>Il résidait dans une jolie maison de campagne -distante d'environ vingt milles de Londres. -C'est là que je passai les premiers mois -de ma vie d'orpheline en compagnie de sa -gouvernante, Mme Mansell et des deux servantes -Jane et Jemima. Le vieux général était -alors en Hollande, recherchant, comme je -l'appris plus tard, toutes les éditions originales -ayant trait aux pratiques de Cornelius -Hadrien, ce père confesseur qui flagellait les -religieuses en punition de leurs péchés.</p> - -<p>Nous étions au milieu de l'été lorsqu'il revint, -et, tout aussitôt, on me restreignit considérablement -les libertés dont je jouissais. Défense -de cueillir les fleurs ou les fruits du jardin, -tous les jours une leçon sous la direction -du vieil autocrate lui-même. Ces leçons, assez -simples au début, devinrent bien vite beaucoup -plus difficiles, et, maintenant que bien des -années ont passé là-dessus, il est évident pour -moi qu'il employait la tactique du loup envers -l'agneau pour me mettre en défaut et posséder -un grief apparent contre moi.</p> - -<p>Ce qui me fit plaisir, à cette époque, ce fut -sa répugnance à me voir porter plus longtemps -des vêtements sombres. Il prétendit qu'un -deuil de plusieurs mois était un témoignage -de respect suffisant à la mémoire de mes parents -et que je devais être habillée dorénavant -comme une jeune fille du rang que je devais -occuper.</p> - -<p>Bien que nous n'eussions guère de visiteurs, -à part quelques vieux compagnons d'armes -du général, je fus pourvue à profusion de -luxueuses toilettes, d'élégantes chaussures, de -jolies pantoufles ; mes pantalons et toute ma -lingerie étaient ornés de dentelles. J'avais de -superbes jarretières, une paire entre autres -avec des boucles d'or et mon grand-père insistait -pour me les mettre lui-même ; il ne prenait -pas garde à la rougeur qui m'empourprait -lorsqu'il feignait d'arranger en même -temps mon pantalon et ma chemise, et ne se -gênait pas pour dire que je ferais un joli morceau -le jour où on me déshabillerait pour me -corriger.</p> - -<p>Peu à peu, mes leçons devinrent si difficiles -que je n'y compris plus rien. Un jour, mon -grand-père me dit : « Rosa, Rosa, pourquoi -ne vous efforcez-vous pas de mieux faire? Je -voudrais pourtant bien ne pas être obligé de -vous punir! »</p> - -<p>— Mais, grand-père, répondis-je, comment -voulez-vous que j'apprenne chaque jour une -aussi longue leçon de cet horrible français! Je -suis sûre que personne n'en serait capable.</p> - -<p>— Tenez votre langue, petite impertinente, -je suis, je crois, meilleur juge qu'une gamine -comme vous.</p> - -<p>— Mais bon papa, vous savez bien que je -vous aime et que je fais de mon mieux.</p> - -<p>— Eh bien! prouvez-moi votre affection en -vous montrant plus diligente, ou vos fesses -feront connaissance avec une jolie petite verge -que je garde à leur intention, répondit-il sévèrement.</p> - -<p>Une autre semaine s'écoula, au cours de laquelle -je constatai plusieurs fois qu'il jetait -sur moi des regards ardents, lorsque je paraissais -au dîner en robe de soirée (nous dînions -toujours en toilette) et il me conseilla de -porter à mon corsage un petit bouquet de -fleurs assorties à ma carnation.</p> - -<p>Mais la tempête approchait, je ne devais -plus longtemps échapper au péril qui me menaçait. -Il me trouva de nouveau en faute et -me donna ce qu'il appelait avec gravité un -dernier avertissement. Mes yeux se remplirent -de larmes, je tremblai en regardant le froncement -sévère de sa vieille figure, et je compris -que toute observation de ma part serait inutile.</p> - -<p>La perspective de la punition me troubla si -bien que je ne pus suivre mes leçons qu'avec -la plus grande difficulté, et, le surlendemain, -j'y renonçai complètement.</p> - -<p>— Oh! oh! fit alors le vieux général, puisqu'il -en est ainsi, ma petite Rosa, il faut en -arriver à une bonne punition!</p> - -<p>Sonnant alors Mme Mansell, il lui ordonna -de préparer la chambre de punition et d'avertir -les servantes de venir lorsqu'il les appellerait. -« Je suis, ajouta-t-il, peiné de le dire, -Mlle Rosa est si paresseuse et devient de jour -en jour si inattentive à ses leçons, qu'elle doit -être sévèrement réprimée dans son propre intérêt. »</p> - -<p>— Et vous, méchante fille, me dit-il lorsque -la gouvernante se fut retirée, allez dans votre -chambre et réfléchissez aux conséquences de -votre paresse.</p> - -<p>Rouge d'indignation, de confusion et de -honte, je courus à ma chambre où je m'enfermai -au verrou, bien décidée à leur laisser enfoncer -la porte avant de me soumettre à cette -humiliation publique, devant les deux servantes. -Je me jetai sur le lit et donnai libre -cours à mes larmes, pendant deux heures au -moins, croyant, de minute en minute, le moment -fatal arrivé. Pourtant, comme personne -ne venait me déranger, je conclus que mon -grand-père avait simplement voulu m'effrayer -et, sur cette idée, je tombai dans un sommeil -réparateur. Je ne me réveillai qu'en entendant -à travers la porte la voix de Jane qui me criait : -« Mademoiselle Rosa! Mademoiselle Rosa! -vous allez être en retard pour le dîner! »</p> - -<p>— Je ne veux pas dîner, Jane, si je dois -être punie ; allez-vous-en, laissez-moi, balbutiai-je -à travers la serrure.</p> - -<p>— Oh! mademoiselle Rosa, le général est -resté au jardin tout l'après-midi, il a l'air de -très bonne humeur, peut-être a-t-il tout oublié, -ne le mettez pas en colère en n'étant pas -prête pour le dîner, vite, laissez-moi entrer.</p> - -<p>Alors, je tirai le verrou et me laissai habiller -par elle.</p> - -<p>— Allons, mademoiselle Rosa, souriez, -n'ayez pas l'air triste, descendez comme si de -rien n'était et tout sera probablement oublié, -spécialement si, pour faire plaisir à votre -grand-père, vous mettez à votre corsage ce joli -petit bouquet, car vous ne l'avez jamais fait -depuis le jour où il a dit que cela ferait ressortir -votre teint.</p> - -<p>Ainsi encouragée, j'affrontai mon grand-père -et mangeai d'assez bon appétit, ne supposant -guère que l'heure fatale allait bientôt -sonner!</p> - -<p>Le dîner se passa fort agréablement ; en prévision -sans doute du drame qui allait se passer, -mon grand-père prit coup sur coup plusieurs -verres de bordeaux ; au milieu du dessert, -comme il semblait m'examiner avec encore -plus d'attention que d'habitude, il remarqua -soudain le petit bouquet de roses -blanches et s'écria : « Très bien, Rosa, je vois -que vous avez suivi mon conseil et que vous -portez un bouquet, cela vous avantage beaucoup, -mais ce n'est rien en comparaison de -l'effet que va produire ma verge sur votre méchant -derrière, qui va bientôt ressembler à ces -jolies pêches roses qui sont devant nous. Allons! -le moment est venu. » Et, sur ces mots, -il tira la sonnette.</p> - -<p>Je crus que le sol allait s'effondrer sous moi ; -je bondis vers la porte, mais ce ne fut que -pour tomber entre les bras vigoureux de Jemima.</p> - -<p>— Allons, en route, Jemima, avec cette péronnelle -que vous tenez si bien, et vous, madame -Mansell et Jane, suivez-nous, dit-il à celles-ci, -qui étaient arrivées au coup de sonnette.</p> - -<p>Toute résistance était inutile ; je me trouvai -bientôt dans une chambre privée où je n'avais -jamais pénétré ; elle ne contenait que très peu -de meubles, à part le tapis et un confortable -fauteuil, mais, au mur, pendaient plusieurs -poignées de verges et dans un angle, se trouvait -un instrument de la forme d'un marche-pied, -couvert de serge rouge et pourvu de six -anneaux, deux en haut et en bas, et deux au -milieu.</p> - -<p>— Attachez-la au cheval et préparez-la pour -l'opération, dit le général, en s'installant dans -le fauteuil pour contempler le spectacle à son -aise.</p> - -<p>— Allons, Rosa, tenez-vous tranquille, et -n'irritez pas davantage votre grand-père, dit -Mme Mansell, en m'enlevant ma ceinture ; défaites -votre robe pendant que les bonnes vont -disposer le cheval au milieu de la pièce.</p> - -<p>— Oh! non! non! je ne veux pas être fouettée! -oh! monsieur! oh! grand-père! ayez pitié -de moi! m'écriai-je en me jetant aux genoux -du vieillard.</p> - -<p>— Allons! allons! pas tant de grimaces, -Rosa, c'est pour votre bien. Madame Mansell, -faites votre devoir et qu'on en finisse bien vite -avec cette pénible corvée. Elle ne serait pas -de ma race si elle ne montrait pas son courage -au moment décisif.</p> - -<p>Les trois femmes essayèrent de me relever, -mais je ruai, les égratignai et les mordis, et, -pendant quelques instants, réussis à les tenir -en échec, mais je fus vite à bout de forces, et -Jemima, que j'avais gratifiée d'une morsure à -la main, prit sa revanche en me portant sur -la terrible machine. En un clin d'œil, mes -mains et mes pieds furent fixés aux anneaux, -supérieurs et inférieurs, et, comme le cheval -allait en s'élargissant vers le bas, mes jambes -se trouvèrent maintenues, largement écartées, -par les chevilles.</p> - -<p>Je pus entendre Sir Eyre s'esclaffant joyeusement : -« Parbleu! c'est une gaillarde, et il -nous faudra la mater, elle est bien de sa famille. -Bravo! Rosie! Et maintenant, préparez-la -vivement.</p> - -<p>Je m'abandonnai à un sombre désespoir, -tandis que mes vêtements déchirés et mes jupons -étaient retroussés et épinglés à mes épaules ; -mais lorsqu'elles commencèrent à dénouer -mon pantalon, ma rage éclata de nouveau. -Tournant la tête, je vis le vieillard dont la -face rayonnait de satisfaction, brandissant -dans la main droite une poignée de verges -fraîchement coupées. Mon sang bouillait et -mes fesses frémissaient par anticipation, surtout -quand Jemima rabattant mon pantalon au -dessous de mes genoux, m'eut administré une -petite tape sur le derrière comme pour me -donner un avant-goût de ce qui m'attendait. -Alors, je hurlai littéralement : « Il faut que -vous soyez une vieille sale bête pour leur permettre -de me traiter ainsi! »</p> - -<p>— Une vieille sale bête! ah! vraiment! -s'écria-t-il, bondissant de fureur ; nous allons -voir cela, mademoiselle, peut-être serez-vous -heureuse de faire des excuses avant longtemps.</p> - -<p>Je le vis s'avancer vers moi.</p> - -<p>— Oh! grâce! grâce! monsieur! criai-je -alors ; je ne le pensais pas, elles m'ont fait -tant de mal que je ne savais plus ce que je -disais.</p> - -<p>— C'est un cas très grave, répondit-il, en -s'adressant sans doute aux autres. Elle est -paresseuse, vicieuse, violente, et elle ose -m'insulter, moi, son seul protecteur naturel, -au lieu de me témoigner le respect qu'elle me -doit. Il n'y a pas à hésiter, le seul remède, -quelque pénible qu'il puisse être pour nous de -l'appliquer, c'est d'extirper à jamais ces mauvais -germes, et si nous faiblissons dans notre -tâche, c'est une enfant perdue. Jusqu'à présent, -elle n'a pour ainsi dire jamais été dressée.</p> - -<p>— Oh! grand-père, punissez-moi, mais pas -ainsi, je sens que je ne pourrai pas l'endurer, -c'est si terrible, si cruel! sanglotais-je éperdument.</p> - -<p>— Mon enfant, vos larmes de crocodile -n'ont aucun effet sur moi, prenez-en votre -parti. Si nous vous pardonnions aujourd'hui, -vous ne feriez qu'en rire et deviendriez pire -que jamais. A votre place, Jane, assez de -temps perdu comme ça! Et ce disant, il brandit -la verge qui siffla dans l'air. Je suppose -que c'était en matière de préambule, car je ne -fus pas touchée ; en réalité, il m'avait jusqu'alors -traitée comme le chat qui sait que la souris -avec laquelle il joue ne peut lui échapper.</p> - -<p>Je pus voir, dans les yeux de Jane, des larmes -de compassion ; Jemima souriait malicieusement ; -Mme Mansell paraissait très -grave, mais je n'eus guère le temps de me -livrer à mes observations ; un coup piquant, -mais pas trop brutal, me cingla bien en travers -des deux fesses, puis un second, puis un -troisième, se succédant assez lentement pour -que je puisse espérer que le châtiment ne serait -peut-être pas aussi terrible que je l'avais -craint ; aussi, serrant les dents, réprimant mes -plaintes, je résolus de dissimuler de mon -mieux mes impressions. Ces réflexions, et bien -d'autres encore, je les fis avant que le sixième -coup m'eût cinglé les fesses ; mon derrière me -picotait sur toute la surface, à chaque coup -le sang me bouillonnait dans les veines et je -devais avoir la figure aussi rouge que l'envers -de ma personne.</p> - -<p>— Eh bien, paresseuse, cria le général, commencez-vous -à goûter les fruits de votre conduite, -dites? M'appellerez-vous encore vieille -bête? Et il scanda chaque question d'une cinglade -plus violente.</p> - -<p>Je puisai dans ma résolution l'énergie nécessaire -pour ne pas crier, ce qui sembla l'irriter -davantage.</p> - -<p>— Aussi boudeuse qu'obstinée, sacrebleu! -continua-t-il, mais nous vous guérirons de -cela! Ne supposez pas, mademoiselle, qu'une -gamine comme vous aura le dernier avec moi ; -tenez! tenez! tenez! A chaque mot, il me -fouettait de plus en plus fort, et au dernier, il -me frappa si furieusement que ma peau me -sembla devoir éclater ; je sentis qu'un autre -coup semblable allait faire jaillir le sang, heureusement -il s'interrompit comme s'il eût été -hors d'haleine, mais simplement, je le compris -plus tard, pour prolonger le plaisir exquis -qu'il savourait.</p> - -<p>Pensant que tout était fini, je les suppliai -de me laisser aller ; j'eus la douleur de voir -que je me trompais.</p> - -<p>— Pas encore, pas encore, mauvaise gamine, -vous n'avez pas eu la moitié de ce qui -vous est dû pour vos égratignures, vos morsures -et vos impertinences! s'écria Sir Eyre.</p> - -<p>De nouveau, la verge abhorrée siffla dans -l'air et vint s'abattre sur ma chair endolorie, -meurtrissant à la fois mes fesses et mes cuisses. -Bien qu'il semblât désireux d'éviter le sang, -je ne devais pas en être quitte à si bon compte ; -il entrait simplement dans le plan qu'il avait -médité de ne pas épuiser trop vite sa pauvre -victime.</p> - -<p>— Mordez, égratignez, révoltez-vous contre -mes ordres, allez, mademoiselle, vous saurez -maintenant ce que cela vous vaudra. Vous ne -méritez aucune pitié. Passe encore pour la -paresse, mais pour une conduite aussi indigne, -jamais! Je crois ma foi que, si vous aviez -pu, vous auriez tué n'importe qui dans votre -fureur. Mordez, égratignez, révoltez-vous, allons… -mais mordez donc? Et tout en me morigénant, -le vieillard s'acharnait de plus en -plus sur mes fesses, si bien que des gouttelettes -de sang commencèrent à se montrer sur -mes rotondités meurtries.</p> - -<p>Chaque coup me faisait un mal affreux, et -je me serais évanouie, si ses remontrances ne -m'avaient soutenue comme un cordial, et, -d'autre part, en même temps que la souffrance, -j'éprouvai une chaleur des plus agréables et -une sorte d'excitation impossible à définir, -mais que vous avez sans doute, ma chère amie, -éprouvée vous-même quand je vous ai tenue -sous ma discipline.</p> - -<p>Mais malgré toute ma résolution, je ne pus -refréner plus longtemps mes soupirs et mes -plaintes ; je crus bientôt que j'allais succomber -sous cette torture, en dépit de l'exquise -sensation qui s'y mêlait. Néanmoins, malgré -mes « oh! » mes « ah! » mes cris perçants, je -ne demandai pas grâce de nouveau ; des idées -de vengeance me soutinrent, et je me représentai -combien il me serait doux de les fouetter -à mon tour jusqu'au sang, de leur lacérer -la chair, spécialement au général et à Jemima -et même à la pauvre Jane toute larmoyante.</p> - -<p>Sir Eyre, qui semblait oublier son âge, se -démenait avec frénésie.</p> - -<p>— Par l'enfer! allez-vous demander pardon! -N'allez-vous pas nous faire des excuses, -petite entêtée! sifflait-il entre ses dents. C'est -la plus tenace et la plus obstinée de toute la -famille. Sacredieu! elle est bien de sa race. -Mais il ne sera pas dit, madame Mansell, que -cette petite drogue aura raison de moi. Tenez! -tenez! tenez! cria-t-il en frappant encore plus -fort, et, à la fin, la verge dont il ne restait -plus que le tronçon, s'échappa de sa main, -tandis qu'il s'affaissait hors d'haleine dans -son fauteuil.</p> - -<p>— Madame Mansell, articula-t-il, donnez-lui -une demi-douzaine de bonnes cinglées avec -une verge neuve pour la finir et lui apprendre -que, si elle peut épuiser un vieil homme comme -moi, il reste dans la maison assez de bras -solides pour mettre à la raison son impudent -postérieur.</p> - -<p>Obéissant à cet ordre, la gouvernante prit -en main une verge fraîche et m'en donna délibérément -sur les fesses en comptant d'une -voix claire : Un, deux, trois, quatre, cinq, six. -Quoique rudement appliqués, ses coups ne -me meurtrirent pas aussi cruellement que ceux -de Sir Eyre. « Là! me dit-elle, lorsqu'elle -eut terminé, j'aurais pu frapper plus fort, mais -j'ai eu pitié de vous, pour la première fois. »</p> - -<p>Affreusement meurtrie, presque inanimée, il -fallut que l'on me portât dans ma chambre. -J'étais victorieuse, mais quelle victoire! Tout -écorchée, toute saignante, j'avais en outre la -certitude que le vieux général recommencerait -à la première occasion favorable.</p> - -<p>La pauvre Jane riait et pleurait à la fois au -spectacle de mes fesses lacérées, qu'elle lavait -tendrement avec de l'arnica et de l'eau fraîche ; -elle semblait si accoutumée à ce travail que -quand nous fûmes sur le point de nous coucher — je -l'avais décidée à rester auprès de -moi — je lui demandai si elle n'avait pas déjà -souvent soigné des postérieurs fouettés.</p> - -<p>— Oui, mademoiselle Rosa, répliqua-t-elle, -mais vous me garderez le secret et aurez l'air -de ne rien savoir. J'ai été fouettée moi-même -et bien fort, quoique pas aussi cruellement -que vous. Au bout d'une ou deux fois, on aime -assez cela, surtout si l'on n'est pas trop durement -cinglée. La prochaine fois, il faudra demander -grâce de toutes vos forces, cela fait -plaisir au général et apaise sa colère. Il était -si épuisé de vous avoir fouettée que Mme Mansell -voulait envoyer chercher le médecin, mais -Jemima lui ayant dit qu'une bonne fessée lui -vaudrait mieux et lui ferait descendre le sang -de la tête, elles l'ont fustigé de bonne façon -si bien qu'il est tout à fait revenu à lui, et a -ordonné qu'on le laisse tranquille.</p> - -<p>Ainsi se termina ma première leçon ; dans -mes lettres suivantes, vous saurez ce qui m'arriva -avec Jane, comment je continuai la lutte -avec le général, mes aventures au pensionnat -Flaybum et mes propres exploits depuis le -jour où je devins ma maîtresse.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE II</h2> - - -<p>Le lendemain matin, Jane et moi reprîmes -notre conversation et en voici à peu près les -termes :</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Alors, Jane, vous avez été fouettée? -Et pour quel motif?</p> - -<p><i>Jane.</i> — La première fois, ce fut pour avoir -été vue marchant à côté d'un jeune homme en -revenant de l'église. Le général prétendit que -je n'étais pas du tout pieuse et que ma dévotion -n'était qu'un prétexte à me promener avec -des jeunes gens et qu'il fallait me guérir de -cela sous peine de perdition.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Eh bien! N'avez-vous éprouvé aucune -idée de vengeance après avoir été fouettée -pour ce motif?</p> - -<p><i>Jane.</i> — Oh! si! Mais j'oubliai tout après -avoir eu la joie de voir Jemima bien fessée à -son tour. Elle en eut son compte, je vous le -garantis ; mais elle est solide et dure comme -du cuir!</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Peut-être pourrais-je oublier de -même si j'avais le plaisir de vous voir toutes -solidement fouettées, et j'ai grande envie de -commencer par vous, Jane, dès que je ne serai -plus aussi meurtrie.</p> - -<p><i>Jane.</i> — Mais puisque vous haïssez Jemima, -je le sais, n'auriez-vous pas plus de plaisir -à la voir juchée sur le cheval? Peut-être -pourrions-nous, en nous entendant bien, la -faire tomber dans un piège?</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Voyez-vous la bonne pièce? Pensez-vous -que je vous tienne quitte jusqu'à -temps que je me sois vengée des autres? Attendez -que je me sente suffisamment bien et -vous verrez si je ne règle pas votre compte en -premier! Je ne manquerai pas d'occasions -puisque vous devez coucher toutes les nuits -dans ma chambre. Je n'ai pas oublié que vous -m'avez persuadée de m'habiller pour le dîner -alors que vous saviez parfaitement ce qui -m'attendait.</p> - -<p><i>Jane.</i> — Mlle Rosa, je ne pouvais pas faire -autrement ; Mme Mansell m'avait envoyée -pour vous habiller. Le vieux général avait remis -la chose après le dîner, car il aime voir -les pénitentes en grande toilette. Lorsqu'il corrige -l'une de nous, il faut qu'elle soit habillée -de son mieux, et si pendant la correction -un vêtement se trouve abîmé, Mme Mansell -nous le remplace ; si bien qu'une bonne fessée -ne nous cause pas grand dommage. Jemima -a même fait plusieurs fois exprès d'abîmer ses -affaires. Il est vrai que si on les lui a payées, -le général s'est bien remboursé sur ses fesses.</p> - -<p>Je fus encore bien endolorie durant plusieurs -jours pendant lesquels je confectionnai une -jolie verge que je dissimulai pour en faire tâter -à Jane quand elle s'y attendrait le moins. Elle -ne savait pas, d'ailleurs, si j'étais allée dans -le jardin ou hors de la maison. Comme elle -était naturellement plus âgée et beaucoup plus -forte que moi, il me fallait la maîtriser par -quelque stratagème. Je lui laissai croire que -j'avais complètement oublié mes griefs, mais -un soir, comme nous étions déshabillées pour -nous mettre au lit, je lui dis : « Jane, est-ce -que Mme Mansell ou Jemima vous ont déjà -fouettée sans que Grand-Père le sache?</p> - -<p><i>Jane.</i> — Oh! oui! mademoiselle, plus d'une -fois, et elles m'ont même rudement étrillée.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Comment ont-elles fait?</p> - -<p><i>Jane.</i> — Parbleu, j'étais attachée par les -mains aux montants du lit.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Oh! montrez-moi cela, et laissez-moi -vous attacher pour que je me rende -compte.</p> - -<p><i>Jane.</i> — Volontiers, si cela peut vous faire -plaisir, mademoiselle.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Avec quoi pourrai-je bien vous -attacher, vous êtes forte comme Samson?</p> - -<p><i>Jane.</i> — Une paire de mouchoirs fera très -bien l'affaire et voici des serviettes pour me -ficeler les jambes.</p> - -<p>Selon ses indications, je lui eus vite ficelé -les poignets aux deux pommeaux du pied du -lit, puis je fixai ses jambes largement écartées -aux pieds de la table.</p> - -<p>— Oh! sapristi, fit alors Jane, vous avez -rudement serré! Pourquoi diable m'attacher -de la sorte, je ne pourrai plus m'en aller si -vous ne me délivrez pas vous-même.</p> - -<p>— Restez, ne bougez pas! criai-je, je veux -vous voir tout à fait en tenue, à présent que -vous voilà bien attachée, — et rapidement je -retroussai sa chemise de nuit bien au-dessus -de sa taille, de façon à exposer son postérieur -joufflu et son ventre joliment ombragé à mes -regards surpris.</p> - -<p>— Oh! comme vous êtes belle, Jane, dis-je -en l'embrassant, vous savez que je vous aime -bien, seulement votre gros cucul a mérité d'être -puni. C'est un devoir pénible pour moi, -mais vous allez voir que ce n'est pas pour rire, -mademoiselle, regardez quelle bonne grosse -verge je vous destine, fis-je en lui montrant -l'instrument.</p> - -<p>— Grâce! Grâce! Mlle Rosa, s'écria-t-elle, -vous ne voudrez pas me faire de mal, j'ai toujours -été si bonne pour vous!</p> - -<p>— Ce n'est pas par plaisir, Jane, c'est par -devoir. Vous étiez avec les autres contre moi, -vous êtes la première que j'attrape, tant pis -pour vous. Je ne pourrai peut-être pas me venger -des autres d'ici longtemps.</p> - -<p>La vue de ses fesses rebondies me transportait -du désir d'exercer mon habileté sur elle -et de contempler ce spectacle que j'avais offert -moi-même. Saisissant nerveusement la verge, -sans plus tarder, je commençai l'attaque par -quelques coups cinglants qui changèrent en -rouge foncé la teinte rose des deux globes.</p> - -<p>— Ah! Ah! C'est une honte! Vous êtes aussi -méchante que le vieux général, petite sournoise! -Vous m'avez tendu un piège!</p> - -<p>— Vous n'en avez pas l'air bien fâchée, mademoiselle, -lui criai-je, mais je vais faire en -sorte de vous rabattre le caquet ; d'ailleurs, -je commence à croire que vous êtes la pire du -quatuor et que votre prétendue compassion -n'était que pure hypocrisie. Mais, c'est mon -tour à présent. Bien entendu, vous étiez trop -forte pour moi, si je n'avais pas agi de ruse -avec vous! Que dites-vous de cela, mademoiselle -Jane? Et tout en parlant, Vzz, Vzz, Vzz, -je cinglais de la verge son gros postérieur qui -prit bientôt un aspect fort curieux.</p> - -<p>— Petite scélérate! Petite vipère! criait Jane. -Votre grand-père saura tout cela.</p> - -<p>— C'est votre intention, mademoiselle la -rapporteuse. Eh bien! alors je vais vous faire -payer cela d'avance, répliquai-je. La vue de sa -croupe ne faisait qu'accentuer mon excitation, -et ce fut avec un frisson de plaisir que j'aperçus -de petites gouttes de sang. Elle se démenait -et se tortillait avec des cris et des soupirs -étouffés, mais chaque fois qu'elle prononçait -quelques mots il semblait que c'était dans le -dessein de m'irriter davantage. Ma surexcitation -croissait en intensité ; ce sauvage exercice -me causait un immense plaisir, et dans -ma fureur irréfléchie, je mis réellement ses -fesses en piteux état. A la fin, essoufflée, épuisée, -je dus laisser tomber la verge et ma frénésie -se changea en compassion lorsque je vis -qu'elle paraissait inanimée, inerte, la tête renversée, -les yeux fermés, les doigts crispés.</p> - -<p>L'embrassant tendrement : « Jane, Jane! », -lui criai-je d'une voix émue, je vous aime et -vous pardonne, et maintenant, je veux être -aussi bonne pour vous que vous l'avez été -pour moi après ma punition.</p> - -<p>Ses mains et ses pieds furent bientôt déliés ; -alors, à mon vif étonnement, elle jeta ses deux -bras autour de mon cou, et, m'embrassant passionnément, -elle me dit, les yeux brillants : -« Et moi aussi, je vous pardonne, mademoiselle -Rosa, car vous ne vous imaginez pas quel -plaisir vous m'avez procuré, les derniers instants, -surtout, ont été exquis.</p> - -<p>Sur le moment, tout cela était pour moi une -énigme que je ne compris que plus tard. Elle -ne se préoccupa guère de son postérieur marbré. -« Ce qui a été terrible pour vous, mademoiselle -Rosa, me dit-elle, n'a rien été pour -moi, je suis plus âgée et plus endurcie que -vous, en outre, c'est toujours la première fois -qui est la plus pénible. Sir Eyre a été réellement -barbare de vous écorcher comme il l'a -fait, mais c'est votre obstination qui l'y a conduit. -Vous verrez que vous aimerez bientôt cela -ainsi que moi. »</p> - -<p>Nous continuâmes à bavarder ainsi pendant -que je baignais et pansais les parties meurtries, -et finalement nous nous endormîmes -après qu'il eut été convenu entre nous qu'elle -me donnerait, dans un jour ou deux, une agréable -leçon.</p> - -<p>Quelques jours se passèrent tranquillement ; -mon châtiment avait été trop sévère pour que -je risquasse à la légère un nouveau conflit avec -le général. Cependant j'attendais avec impatience -l'occasion de me venger de toute la bande, -excepté de Jane qui était devenue mon -amie de cœur. Nous examinions, sans succès, -d'ailleurs, toutes sortes de plans pour faire -mettre soit l'une soit l'autre dans un mauvais -cas. Le vieux général me conseillait souvent -de prendre garde à moi, car il ne manquerait -pas la première occasion de me faire danser -sans musique.</p> - -<p>Un jour, cependant, étant dans le jardin -avec la gouvernante, je lui fis remarquer que -le général était réellement bizarre de laisser -les brugnons tomber et se perdre plutôt que de -nous les laisser manger.</p> - -<p>— Ma chérie, dit Mme Mansell, si vous en -prenez deux ou trois, il ne le remarquera pas, -en tous cas, ne dites pas que je vous l'ai conseillé, -c'est, en effet, absurde de les laisser -pourrir.</p> - -<p>— Mais, mademoiselle Mansell, répliquai-je, -ce serait un vol?</p> - -<p>— Ce n'est pas un vol de prendre ce qui -aurait été perdu, répondit-elle, vous n'avez pas -la notion exacte de l'honnêteté, d'ailleurs -n'êtes-vous pas un peu la maîtresse de la maison.</p> - -<p>— Vous me faites l'effet du serpent et moi -d'Ève ; c'est vrai qu'ils ont l'air délicieux ; -vous ne me trahirez pas, au moins? lui dis-je -avec candeur. Sur ce je cueillis un des fruits -et Mme Mansell le partagea avec moi, ce qui -me mit tout à fait à l'aise.</p> - -<p>Le lendemain, juste avant le dîner, nous entendîmes -la voix du général nous appelant -tous brusquement dans sa chambre. « Comment -se fait-il, Mme Mansell, dit-il, l'air furibond, -que je ne puisse laisser mes clés dans la serrure -de cette étagère sans que quelqu'un goûte -à mon rhum? Comme je soupçonnais depuis -longtemps qu'il y avait dans mon entourage un -dégustateur trop rusé, j'ai usé de ruse à mon -tour. Voyant que le rhum semblait à son goût, -la dernière fois que le flacon a été rempli, j'ai -fait une petite raie avec mon diamant pour -marquer la hauteur du liquide dans la bouteille, -et depuis, je me suis contenté de boire du brandy. -Eh bien! regardez! En trois ou quatre -jours, il n'en a pas filé moins d'une demi-pinte. -Venez ici, Rosa… et vous Mme Mansell… -à votre tour, Jemima! » et ce disant, il -sentit notre haleine à tour de rôle.</p> - -<p>— Femme, dit-il à celle-ci comme elle se -troublait et hésitait à se soumettre à cette -épreuve, je n'aurais pas cru que vous étiez une -sournoise et une voleuse ; si vous avez réellement -besoin d'un peu d'alcool, Mme Mansell, -j'en suis certain, vous eût permis d'en prendre. -Comme vous êtes ici depuis plusieurs années -et que nous n'aimons pas le changement, on -ne vous mettra pas à la porte, mais on vous -guérira demain de l'envie de voler ; vous auriez -dû être fouettée sur le champ, mais comme -j'ai un ami à dîner ce soir, cela vous fera -du bien d'attendre et de réfléchir à ce que -vous allez recevoir. Filez, maintenant, et que -le dîner soit servi correctement, ou je vous réserve -quelque chose à la mode hindoue dont -vous me direz des nouvelles.</p> - -<p>Nôtre visiteur était notre plus proche voisin, -ancien colonel et grand chasseur de renards, -et pourtant mes idées étaient si surexcitées -par la perspective du châtiment de Jemima -que la soirée me parut fort agréable.</p> - -<p>Le lendemain, grand-père passa toute la -journée à inspecter le jardin et j'eus le pressentiment -qu'il remarquerait la disparition des -brugnons. Ayant été si méfiant pour le rhum, -il pourrait l'être de même pour les fruits.</p> - -<p>Mes craintes n'étaient que trop fondées, -m'ayant aperçue avec Mme Mansell cueillant -un gros bouquet pour mettre à la coupable, il -s'écria : « Mme Mansell pendant que vous y -êtes, faites donc un second bouquet, quelqu'un -a rendu visite aux brugnons. Ne sauriez-vous -pas qui, Rosa? »</p> - -<p>— Oh! grand-père, vous savez bien qu'on -m'a formellement défendu de toucher aux -fruits, dis-je, l'air aussi innocent que possible.</p> - -<p>— Et vous, madame Mansell, savez-vous -quelque chose à ce sujet? Rosa me répond à -côté de la question, reprit-il en me regardant -sévèrement.</p> - -<p>J'étais très embarrassée, et, pour comble, -Mme Mansell, affectant une profonde répugnance -à dire un mensonge confessa toute la -vérité.</p> - -<p>— Ma parole, j'ai affaire à une jolie bande, -car Jane ne vaut pas mieux que les autres. Madame -Mansell, votre conduite m'étonne et -vous serez assez punie en considérant quelle -gravité j'attache à ce cas, et quant à Rosa, une -telle duplicité, chez une enfant si jeune, me -fait frémir ; mais occupons-nous d'abord de -Jemima, et nous verrons ensuite ce qu'il y aura -lieu de faire.</p> - -<p>Dans l'état d'incertitude où j'étais, je courus -vers Jane pour lui confier mes angoisses ; -c'était, selon elle, une heureuse circonstance -que Jemima passât la première, car le vieillard -serait fatigué, et, sans doute, me tiendrait -quitte à bon compte, surtout si je criais et implorais -grâce.</p> - -<p>Ainsi réconfortée, je m'arrangeai pour dîner -copieusement et pris un verre de vin en -plus (j'étais supposée n'en prendre qu'un) -puis, je me rendis à la salle des corrections, à -peu près rassurée, d'autant plus que j'étais -fort désireuse de voir Jemima bien fouettée.</p> - -<p>Quand je jetai les yeux sur elle, elle faisait -une révérence au général, assis dans son fauteuil, -verge en main. Son apparence me frappa -d'admiration. Sa taille était au-dessus de -la moyenne, elle avait de beaux cheveux châtains, -un teint éclatant, de grands yeux bleus -très vifs, elle portait une robe de soie bleus -échancrée très bas, qui révélait les trésors de sa -poitrine bombée, son gros bouquet était fixé -de côté, elle avait des souliers de satin rose à -hauts talons avec des boucles d'argent ; son -corsage était à manches courtes, mais des gants -de chevreau de couleur fauve montant au-dessus -du coude dissimulaient la rudesse de sa -peau et la rougeur de ses mains.</p> - -<p>— Préparez-la immédiatement, dit le général, -elle sait trop bien ce qui l'amène ici pour -qu'il soit utile de le lui dire. Tenez, Rosa, -passez-moi cette grosse poignée de verges, la -petite ne serait qu'un joujou pour son gros -cul, Ha! Ha! celle-ci fera bien l'affaire! ajouta-t-il -en la faisant siffler dans l'air.</p> - -<p>Jane et la gouvernante l'avaient déjà dépouillée -de la robe bleue, et étaient en train de lui -enlever le jupon blanc bordé de dentelle ; le -bouquet, tombé sur le parquet, la victime se -trouva en chemise et pantalon, et je pus admirer -sa poitrine bien prise, son cou harmonieux -et surtout ses jambes pleines et rondes dans -leurs bas de soie rouge, retenus par d'élégantes -jarretières (le général était très exigeant -sur la toilette de ses pénitentes).</p> - -<p>J'aidai à l'attacher et à dénouer son pantalon -que Jane rabattit complètement, tandis que -Mme Mansell retroussait et épinglait sa chemise, -étalant dans leur magnifique plénitude -ses fesses glorieusement charnues, dont la peau -blanche resplendissait sous la clarté des flambeaux.</p> - -<p>Je lui donnai quelques bonnes tapes pour -lui montrer que je n'avais pas oublié celles -qu'elle m'avait données, puis je m'écartai -pour laisser la place à Sir Eyre.</p> - -<p>J'étais si absorbée par ce fascinant spectacle -que j'en oubliai totalement ce qui m'attendait -moi-même.</p> - -<p>Flac! La grosse verge s'abattit avec une -violence qui l'eût fait bondir si elle n'eût été -attachée. Elle poussa un « Ahhh! » étouffé et -un large sillon rouge apparut sur la chair. A -chaque coup qui suivit, sa figure s'empourpra -davantage et elle sembla suffoquer, tout en s'efforçant -de ne pas hurler, mais la verge était si -cinglante et le général frappait si fort qu'en -moins d'une douzaine de coups, les fesses blanches -furent tachées de sang et la verge volait -dans toutes les directions. « Ah! Ah! Oh! » -hurla-t-elle enfin. « Assez! pitié, monsieur, je -n'en puis plus, c'est trop, je vous le jure! »</p> - -<p>— Abominable voleuse, je vais vous fesser -jusqu'à ce que mort s'ensuive ; si je ne vous -guéris pas aujourd'hui à tout jamais, c'est une -bonne domestique que je perdrai, riposta Sir -Eyre en la fouaillant de plus belle.</p> - -<p>Mon sang bouillait sous l'excitation voluptueuse, -à laquelle j'étais en proie, et jeune -comme je l'étais, barbare comme je savais être -la correction, je n'éprouvais pas la moindre pitié -pour la victime. C'est un sentiment que, -seuls, peuvent comprendre les fervents adorateurs -de la verge.</p> - -<p>— Vous aimez le rhum, je crois mademoiselle, -faisait le général, mais c'est le payer un -peu cher, n'est-ce pas, n'est-ce pas… n'est-ce -pas?…</p> - -<p>Le pauvre vieux, hors d'haleine, ayant été -obligé de s'asseoir, Mme Mansell, devançant -son désir, prit une verge neuve et, sans laisser -souffler la victime, se mit à la fouetter à -son tour.</p> - -<p>— Elle n'a pas volé sa punition, monsieur, -car je ne lui refuse jamais rien pourvu qu'elle -se conduise bien, dit-elle, prenant son air le -plus pincé. Dans son ardeur à fouetter, sa coiffure -s'étant dérangée et sa physionomie s'animant, -elle me fit l'effet de la déesse de la vengeance. -« Recommencerez-vous… dites… répondez… -ingrate… voleuse… » criait-elle, -ponctuant chaque mot d'un furieux coup de -verge.</p> - -<p>La pauvre Jemima sanglotait et implorait -grâce d'une voix brisée, tandis que des gouttes -de sang coulaient le long de ses cuisses, mais -la gouvernante semblait sourde et Sir Eyre paraissait -en extase. Quelque résistante que fût la -victime, cela ne pouvait plus, néanmoins, durer -bien longtemps. Terrassée par l'acuité de -ses souffrances, Jemima s'évanouit et il nous -fallut lui asperger la figure d'eau fraîche pour -la ranimer. On la couvrit d'un manteau et on -la conduisit dans sa chambre où on la laissa -seule.</p> - -<p>— A votre tour, Rosa, me dit alors le général -tenant en mains une verge fraîche et souple ; -embrassez la verge et apprêtez-vous.</p> - -<p>Sachant à peine ce que je faisais, je m'inclinai -et donnai le baiser ordonné. En un rien de -temps, Mme Mansell et Jane m'eurent préparée, -car je demeurais passive, et dès que je fus -exposée en plein, les membres bien écartés, le -général reprit son rôle.</p> - -<p>— Vous avez pu voir, me dit-il, par l'exemple -de Jemima, comme je suis sévère à l'occasion, -peut-être n'avez-vous pas compris la gravité -de la réponse que vous m'avez faite aujourd'hui, -aussi, suis-je enclin à être indulgent -pour cette fois ; mais, souvenez-vous, pour l'avenir, -si vous vous en tirez à bon compte aujourd'hui, -qu'un mensonge est préférable à une -réponse évasive. Je crois que la dernière fessée -a produit son effet, car vous vous comportez ce -soir tout autrement. Ainsi, souvenez-vous… -souvenez-vous… Souvenez-vous…</p> - -<p>Il me cinglait le derrière à chaque mot. J'implorais -grâce, promettant d'être sincère à l'avenir. -Après une vingtaine de coups qui me mirent -les fesses en feu : « Je vous tiens quitte -pour aujourd'hui, fit-il en m'octroyant une dernière -cinglade, mais si violente que, cette fois, -le sang se montra sur mes fesses déjà empourprées.</p> - -<p>Je termine ici ma seconde lettre.</p> - -<p>Croyez-moi votre amie dévouée.</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE III</h2> - - -<p class="ind">Ma chère Nelly,</p> - -<p>Je vous ai dit, dans ma dernière lettre, comment -je me tirai sans grand dommage de l'affaire -des brugnons ; mais je n'avais reculé que -pour mieux sauter, et le général s'était évidemment -promis de m'accommoder de bonne façon -à la première occasion favorable.</p> - -<p>Chose bizarre, ma première punition, pourtant -corsée, et la terrible fessée que j'avais vu -administrer à Jemima ne n'avaient produit -d'autre effet que de me rendre, si possible, -plus audacieuse. J'aurais voulu me venger de -Sir Eyre et de Mme Mansell, mais aucun de -mes plans de vengeance ne me donnait satisfaction. -Si j'avais pu arriver à mes fins, peu -m'eût importé ce qui en serait résulté pour -moi.</p> - -<p>Jane ne pouvant me suggérer aucune idée, -je résolus d'agir seule, tout en affectant d'y -renoncer ; mais diverses mésaventures arrivèrent -dès lors à tous les hôtes de la maison, y -compris moi-même. Le général entra en fureur, -lorsqu'un beau jour il trouva plusieurs de ses -livres de flagellation abîmés ou déchirés, mais -il ne put fixer ses soupçons sur personne, bien -qu'il suspectât fort Jemima d'être, par vengeance, -l'auteur de ce délit. Peu de temps -après, Mme Mansell se piqua les pieds à des -orties cachées dans ses draps. Sir Eyre et elle -étaient surtout les victimes ; mais le méfait -suivant fit déborder le vase. Quelques jours -plus tard, en se mettant au lit, le général fut -soudain cruellement piqué et égratigné par des -branches de ronces habilement dissimulées -dans son lit. Comme il avait l'habitude de rabattre -complètement le drap de dessus avant -d'entrer au lit, puis de le ramener sur lui après -s'être allongé, les épines avaient été placées -entre le matelas et le drap du dessous de sorte -qu'il ne pût les voir ; mais il les sentit bien vite. -Le dos écorché, il fit un bond violent, se retourna -à quatre pattes, et bondit de nouveau, -affreusement piqué aux genoux et aux mains. -Bref, lorsqu'il put s'échapper du lit il avait été -écorché un peu partout, quelques épines étaient -restées piquées dans ses chairs et je pus voir, -le lendemain, des taches de sang sur ses draps.</p> - -<p>Il fallut que Mme Mansell sautât de son lit -en toute hâte, pour soigner le pauvre bonhomme. -Cela lui prit une bonne heure, au bout de -laquelle, elle se recoucha avec délices pensant -rattraper le sommeil perdu. A peine était-elle -remise au lit qu'elle poussa des « Aïe! Aïe! -Hola! » de souffrance, et s'écria : « Ah! c'est -trop fort! les coquins sont venus dans ma -chambre pendant mon absence! » Jemima, -Jane et moi étant accourues à ses cris, nous la -trouvâmes affreusement écorchée, surtout aux -genoux, nous réprimâmes un sourire de satisfaction ; -Jemima surtout avait l'air radieuse.</p> - -<p><i>Mme Mansell.</i> — Vous n'avez pas honte de -me traiter ainsi ; c'est une de vous trois et je -soupçonne fortement Jemima.</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Je n'ai pu m'empêcher de sourire -en vous entendant crier, madame, mais je -croyais que vous n'aviez pas grand'chose.</p> - -<p><i>Mme Mansell.</i> — Effrontée, coquine, je le -dirai au général.</p> - -<p>Jemima, Jane et moi protestâmes de notre -innocence, mais en vain ; il devait évidemment -en cuire à l'une de nous, peut-être à toutes les -trois.</p> - -<p>La gouvernante et le général se ressentirent -plus d'une semaine de cette alerte, plusieurs -épines leur étant restées dans les chairs, une -entre autres dans le genou de Mme Mansell. -Sir Eyre dut attendre en conséquence dix -jours avant de mettre l'affaire sur le tapis.</p> - -<p>L'heure fatale sonna enfin ; nous comparûmes -toutes dans la salle de punition devant le -général, trônant dans son fauteuil ; ce fut comme -d'habitude après le dîner, et nous étions -en tenue de soir.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Vous n'ignorez pas pourquoi je -vous ai fait venir ensemble. Un outrage comme -celui que nous avons subi, Mme Mansell et -moi, ne peut rester impuni ; donc, si aucune -de vous trois n'avoue en être l'auteur, je suis -décidé à vous punir toutes les trois et sévèrement -pour que la coupable n'échappe pas à -son sort. Allons Rosa, est-ce vous? Si ce n'est -vous, c'est une des deux autres.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Moi grand-père! Vous savez bien -du reste, qu'on m'a fait à moi-même toutes sortes -de farces.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Et vous, Jemima. Est-ce vous?</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Oh! mon Dieu! monsieur! Mais -je n'ai même jamais touché de ronces de ma -vie!</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Jane, êtes-vous coupable ou -non, ou soupçonnez-vous quelqu'un?</p> - -<p><i>Jane.</i> — Oh! non! monsieur, je vous l'affirme.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Donc il y a parmi vous une fieffée -menteuse. Rosa, comme vous êtes la plus -jeune, je vous punirai en premier, peut-être en -attendant, déciderez-vous la coupable, si ce -n'est vous, à se dénoncer.</p> - -<p>Puis, se tournant vers Mme Mansell : « Préparez-la, -dit-il, elle n'a pas reçu la fessée telle -qu'elle la méritait, l'autre jour. Mais aujourd'hui, -elles auront toutes les trois leur compte, -quand je devrais y passer toute la nuit. Jane -et Jemima aidez Mme Mansell. »</p> - -<p>Mes idées étaient moins tournées vers ce que -j'allais recevoir que vers le tableau qu'allaient -m'offrir les autres et dont je me réjouissais par -anticipation, j'escomptais les sensations que -j'avais déjà éprouvées quand Jemima avait été -si sévèrement punie. Elles m'eurent bientôt enlevé -ma robe de soie bleue et elles m'attachaient -sur le cheval, quand le général les -arrêta, pris d'une autre idée.</p> - -<p>— Halte! Halte! cria-t-il. Jemima va la mettre -sur son dos.</p> - -<p>Je fus alors relâchée, et, mes jupons ayant été -bien retroussés par dessus mes épaules, je fus -hissée à califourchon sur le large dos de Jemima ; -mes bras entourant son cou furent solidement -ficelés par les poignets et mes jambes attachées -de même sous la taille ; j'étais ainsi -splendidement exposée et ma posture faisait -tendre ma peau. Comme Mme Mansell allait -ouvrir mon pantalon, Sir Eyre s'écria : « Non! -Non! Je vais me servir de ce fouet… Jemima, -trottez tout autour de la chambre pour que je -sois à bonne distance. »</p> - -<p>Ces mots furent accompagnés d'un claquement -sec du fouet, dont la lanière s'abattit sur -ma croupe.</p> - -<p>— Eh bien, mademoiselle! allez-vous nous -avouer quelque chose? Je suis sûr que vous -êtes bien au courant de ce qui s'est passé. Clac! -Clac! Clac! Clac! le fouet me cinglait en même -temps les fesses, et Jemima ravie trottait -allègrement tandis que chaque coup causait à -mon pauvre derrière une affreuse cuisson.</p> - -<p>— Oh! Oh! Ah! Grand-père! criai-je, c'est -indigne de me punir quand vous savez que je -suis innocente. Oh! Oh! Ohhhr! Sourd à mes -cris, il me fouaillait sans pitié. Je sentais ma -peau se boursouffler, mais la mince étoffe l'empêchait -de s'écorcher.</p> - -<p>A un moment, il interrompit la course en -disant : « Mme Mansell, regardons un peu -son impudent derrière pour voir ce que mon -fouet y a marqué. »</p> - -<p>Mme Mansell écarta soigneusement la fente -de mon pantalon et s'écria : « Regardez, monsieur, -comme vous l'avez bien cinglée! Quelles -belles zébrures et comme son cul est rouge! »</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Peuh! Cela n'est pas mal, en -effet, mais je suis resté à moitié chemin ; Mme -Mansell voulez-vous le mettre au point avec la -verge?</p> - -<p>Je pouvais dès lors être sûre d'avoir une bonne -mesure. Le général alluma un cigare et -s'installa confortablement dans son fauteuil -pour jouir du spectacle. Mme Mansell choisit -une belle verge faite de brins longs et flexibles, -et laissant mon pantalon largement ouvert, -ordonna à Jemima de se poser devant elle.</p> - -<p>Brandissant la verge, la gouvernante s'écria : -« Je suis sûre que cette demoiselle est -dans le secret, mais elle est si entêtée que nous -ne tirerons sans doute rien d'elle. Néanmoins, -Monsieur, je vais faire de mon mieux. Allons, -Mlle Rosa, dites-nous la vérité si vous voulez -préserver votre cul ; êtes-vous toujours aussi -sûre de votre propre innocence? Et elle me cingla -méthodiquement et vigoureusement les fesses -en tous sens ; les coups s'abattirent dans -ma chair avec un son mat et mon derrière déjà -brûlant des coups de fouet de tout à l'heure -fut bientôt en proie à une intolérable cuisson.</p> - -<p>— Oh! Oh! C'est une injustice! hurlai-je -pour me soulager le plus possible. Oh! Ah! -Même si je savais quelque chose je ne le dirai -pas! On ne doit pas trahir un secret. Oh! Pitié! -Pitié!</p> - -<p>En parlant ainsi, j'avais un double but, d'abord, -d'être traitée avec une indulgence relative -en leur faisant croire qu'une des deux autres -était la coupable, ensuite, faire dériver -leur fureur sur celles-ci et corser, en même -temps que leur punition, le plaisir que je m'en -promettais.</p> - -<p><i>Mme Mansell.</i> — Ha! Ha! C'est curieux -comme la verge vous a amendée, ma chère -mademoiselle Rosa ; vous n'êtes plus, à beaucoup -près, aussi obstinée qu'avant. Mais puisque -vous ne voulez rien nous raconter, vous -serez fouettée comme complice, j'en suis bien -fâchée pour vous. Du reste, cela ne vous fait -pas tant de mal que vous voudriez le faire -croire. » Et vzz! vzz! vzz! la verge s'abattait -sans répit sur mon postérieur qui commençait -à saigner.</p> - -<p>— Arrêtez, Mme Mansell! cria enfin le général, -ce doit être cette drôlesse de Jemima. -Rosa est assez punie. Au tour de Jane, maintenant ; -si elle sait quelque chose il faudra bien -qu'elle nous le dise, et alors nous aurons nos -coudées franches avec Jemima. N'importe comment, -Mme Mansell, nous saurons la vérité!</p> - -<p>On me repose à terre et le général ordonne -à Jane de prendre la place que je viens de -quitter. Mes vêtements retombent et, frémissante -d'une émotion anticipée, remerciant Sir -Eyre de son indulgence, je m'occupe fébrilement -pour ma part à disposer le postérieur de -Jane pour l'exécution. J'épingle sa chemise à -ses épaules, j'expose à nu son postérieur joufflu, -ses cuisses et ses mollets, ceux-ci gainés -de soie rose, maintenus par d'élégantes jarretières -à boucles d'argent, et rehaussés par des -pantoufles grenat.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Comment, Jane, avez-vous l'impudence -de vous présenter devant moi sans -pantalon? C'est une indécence inouïe! Autant -m'offrir tout de suite de me faire voir votre -derrière ; tenez, effrontée, voilà pour la peine! -Il lui donna alors un coup si formidable que la -verge sillonna la chair jusqu'à la fente ombragée. -Autre chose est de faire voir son derrière -lorsque l'on reçoit le fouet que de l'étaler cyniquement -comme vous le faites. Et il continue à -manifester sa feinte indignation par de solides -coups de verges.</p> - -<p><i>Jane.</i> — Ah! Ah! Ahhhr! Pitié! Monsieur! -Pitié! Mme Mansell ne nous a pas donné le -temps de nous habiller, et dans ma précipitation, -je n'ai pu trouver mon pantalon. Elle -m'appelait immédiatement et je n'ai pas voulu -la faire attendre. J'ai cru que l'obéissance était -plus urgente que la décence. Oh! Oh! Oh! -Monsieur! Grâce! Pas si fort! Quelle cruauté. -Je suis bien innocente!</p> - -<p>Sous le stimulant des cinglades furieuses -qu'il lui applique sans répit de bas en haut et -qui amènent le sang à la peau, elle se démène -et bondit si fort que Jemima a grand peine à la -maintenir à califourchon.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — C'est bon! C'est bon! Je suis -assez disposé à vous pardonner pour le pantalon, -car j'aime que l'on fasse passer le devoir -avant tout, mais en ce qui concerne les épines -qu'on a fourrées dans nos lits, vous devez savoir -quelque chose et c'est votre devoir de nous -le confesser.</p> - -<p><i>Jane.</i> — Oh! Oh! Hola! Ah!!! Je ne sais -rien! Je ne puis rien vous dire sinon que -je suis innocente ; mais je ne peux pas en accuser -une autre! Hola! Oh! Vous allez me tuer, -Monsieur! J'en ai pour des semaines à rester -au lit si vous me lacérez de cette façon!</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Des fesses en compote se rétablissent -bien plus vite que cela, Jane, ne vous -inquiétez pas! Mais vous allez être fessée encore -plus fort si vous n'avouez pas que c'est -Jemima la coupable. Est-ce Jemima? Parlerez-vous? -Est-ce Jemima? Est-ce Jemima?</p> - -<p>Il hurle ces questions d'une voix de tonnerre -et sa verge s'abat sans répit et avec fureur sur -le derrière de la malheureuse. Le sang suinte et -coule sur la chair à vif. Elle semble sur le point -de s'évanouir, toutefois je crois distinguer sur -son visage les indices habituels de la jouissance ; -puis cessant de se débattre et de bondir, -elle se laisse aller, inerte, comme si sa chair -était devenue insensible aux coups ; ses hurlements -cessent et comme dans un râle elle balbutie : -Oui! Oui! Oh oui!</p> - -<p>Sir Eyre pousse un éclat de rire de triomphe -à l'idée de connaître enfin la vraie coupable. -« Ah! Ah! Elle a enfin avoué! Oui, oui, » crie-t-il, -« descendez-la maintenant, la pauvre fille, -cela a été dur pour la décider à parler, mais -j'ai tout de même réussi. » Et il jette au loin -le tronçon de verge qui lui restait en mains. -Tandis que la pauvre Jane descend de sa -monture dans un état pitoyable, Jemima marmotte -entre ses dents quelque chose comme -« damnée menteuse! » J'aide Mme Mansell à -la ligoter sur le cheval, et, lui ayant retroussé -ses jupes, j'écarte l'ouverture de son pantalon -de façon à exposer dans toute leur ampleur les -beautés laiteuses de son magnifique derrière.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Écartez, écartez le plus que vous -pourrez, Rosa. La gredine! Laisser les autres -souffrir pour son propre crime! Elle prenait, je -crois, plaisir à participer à leur correction!</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Ce sont des mensonges, Sir Eyre, -je ne suis nullement coupable et elles m'ont -tout mis sur le dos pour se repaître au spectacle -de ma punition. Oh! Oh! Quelle abominable -maison! Réglez-moi mes gages, je veux m'en -aller de suite!</p> - -<p><i>Sir Eyre</i> ricanant. — Vous allez les avoir, -vos gages, ou du moins, ce que vous avez mérité -hypocrite, scélérate!</p> - -<p><i>Jemima</i> (pourpre de honte et de fureur). — Je -ne suis pas aussi hypocrite qu'une autre -que je connais bien! Vous me couperez en morceaux -avant de me faire avouer ce que je n'ai -pas fait.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Ne perdons pas notre temps -avec cette tête de mulet. Essayons plutôt l'effet -d'une bonne verge.</p> - -<p>Joignant l'action à la parole, le général lui -gratifie les fesses de quelques coups sévèrement -appliqués qui changent en rose les lys de son -énorme postérieur.</p> - -<p>— Regardez comme son cul rougit pour -elle, s'esclaffe le général, en attendant qu'il -pleure des larmes de sang. Et il accentue la rigueur -de ses coups, qui tracent dans la chair -de larges boursouflures.</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Oh! Oh! Sir Eyre comment -pouvez-vous croire une menteuse comme Jane. -Quelle raclée je lui flanquerai, quand je serai -délivrée, à cette fieffée gredine, pour lui apprendre -à m'accuser.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — C'est vous la gredine! Vous lui -donnerez des claques? Dites? Vous en avez -l'intention? Répondez, grosse bourrique! La -verge est trop bénigne pour vous! Je m'en vais -essayer autre chose de meilleur, mais, avant, -vous allez demander pardon à Jane! Vous avez -beau être grosse et forte, nous vous maîtriserons -quand même! Qu'est-ce que vous dites -de cela? Je crois que vous ne sentez rien, Jemima, -je le suppose ou vous seriez moins arrogante! -Je voudrais avoir une poignée de ronces -sous la main pour vous déchirer les fesses! -Peut-être les sentiriez-vous mieux que la verge!</p> - -<p>Et pendant ce discours, la verge continuait -impitoyablement son travail.</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Oh! Non! Pas cela! Je ne suis -pas coupable et n'aurais pas voulu faire pareille -chose à mon plus grand ennemi! Oh -monsieur! Monsieur! Pitié! Vous m'assassinez! -Vous me torturez! Voyez! le sang ruisselle -le long de mes cuisses!</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — On ne tue pas si aisément une -graine de votre espèce. Pourquoi vous obstinez-vous -à ne pas avouer, coquine!</p> - -<p>Et se tournant vers Mme Mansell : « Ne -trouvez-vous pas », lui dit-il, « qu'elle a trop -de choses sur elle ; je ne suis pas enclin à la -cruauté, mais ceci est un cas qui mérite plus -de sévérité que d'habitude?</p> - -<p><i>Mme Mansell.</i> — Si nous la réduisions à sa -chemise et à son pantalon, vous pourriez ainsi -lui appliquer l'extrême pénalité?</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Parfaitement. Et cela me permettra -de respirer un peu. Elle m'a mis à bout -de force!</p> - -<p>Nous dépouillons alors Jemima de sa jupe et -de ses jupons, nous défaisons son corset, mettant -en liberté les globes bien fermes de sa -splendide poitrine, puis elle est ligotée de nouveau -et reste avec les poignets ficelés bien au-dessus -de sa tête. Elle a des gants de chevreau -fauve qui font ressortir la nudité de ses bras. -Elle n'a pour dissimuler ses formes opulentes -que sa chemise et son pantalon, mais, avant de -recommencer la danse, le Général donne -l'ordre de lui retirer tout-à-fait celui-ci et -d'épingler la chemise à ses épaules. Puis, se -tournant vers moi, il me dit :</p> - -<p>— Rosa, ma chérie, si vous avez été punie, -c'est de la faute à cette méchante fille : je ne -conseille à personne de se charger lui-même de -sa vengeance, mais comme Mme Mansell n'est -pas très bien et que j'ai encore besoin d'un peu -de repos, j'espère que vous voudrez bien prendre -ce fouet ; vous savez comment l'on s'en -sert, ne ménagez aucune parcelle de son cul et -de ses cuisses.</p> - -<p>Et il me tendit une jolie cravache de dame, -qui se terminait en une lanière de cuir tressé.</p> - -<p>Aucune proposition ne pouvait m'être plus -agréable, bien que je n'aurais pas osé me proposer -moi-même. Je jetai un coup d'œil triomphal -à la pauvre Jane qui se remettait peu à -peu de sa terrible correction et commençait à -s'intéresser à ce qui se passait autour d'elle. Je -pris la cravache et me mis en bonne posture -pour commencer. Ma victime présentait un magnifique -tableau : cambrées, ses fesses puissantes, -boursouflées, meurtries, teintées de sang -formaient un curieux contraste avec son ventre -d'un blanc neigeux, couvert à l'endroit du -mont de Vénus d'une forêt bouclée du plus joli -blond vénitien, ses cuisses très écartées, permettant -de voir le mignon trou de son derrière -et un peu au-dessous le bord vermeil des lèvres -de son conin. Un peu plus loin s'étalaient ses -cuisses robustes aussi blanches que son ventre. -Elle portait également de bas de soie rouge, -de jolies jarretières et des pantoufles assorties -à ses gants. Mon sang bouillait à la vue de -ces jolies choses et j'avais hâte de lacérer à -mon tour cette chair déjà meurtrie et tachée de -sang.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Eh bien, Rosa, qu'attendez-vous -pour commencer? Vous n'avez pas à ménager -une pareille entêtée. Allez, et essayez de -lui faire demander pardon à Jane.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — J'ai peur, Grand-Père, que la cravache -ne lui déchire la peau! Allons, Jemima, -je commence. Est-ce que cela vous fait très -mal? Et je ponctuai ma question d'un léger -coup entre les cuisses où la pointe de la cravache -marqua son passage de rouge.</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Oh! Oh! Miss Rosa, ayez compassion -de moi! Je n'ai jamais été malveillante -pour vous ; je vous ai portée bien doucement -sur mon dos quand vous avez été fouettée.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Oui! Et cela vous a joliment amusée, -gredine! Vous saviez quelle fessée l'on -m'appliquait et vous étiez ravie de me servir -de monture.</p> - -<p>Je lui appliquai trois ou quatre coups qui imprimèrent -sur ses reins une belle marque -rouge : Tenez! Tenez! Tenez! Demandez-moi -pardon, et à Jane aussi, pour vos menaces? -La souffletterez-vous? Dites, dites, dites? -Chaque mot était accompagné d'un coup de -cravache et jamais deux fois de suite au même -endroit.</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Ah! Ahrr! Grâce! Pitié! J'ai été -bien peinée pour vous, miss Rosa! Oh! Oh! -vous êtes aussi cruelle que Sir Eyre. Vous me -déchiquetez avec cette cravache, sanglote-t-elle, -la figure cramoisie de souffrance, de rage -et d'obstination.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Allons, Jemima, ce que vous avez -de mieux à faire, c'est de nous demander pardon -et de confesser votre crime, vous savez -que vous êtes coupable, coupable, coupable, -entêtée que vous êtes.</p> - -<p>A coups multipliés, la cravache meurtrit les -fesses en tous sens, tirant le sang qui coule sur -les cuisses et sur les bas. La victime se démène -et hurle de souffrance à chaque coup, mais -refuse d'avouer sa faute et de demander pardon. -La vue de ses tortures semble décupler -ma vigueur et ma surexcitation ; je me délecte -de la vue du sang et je me sens en proie à une -étrange mais douce émotion. Épuisée, je laisse -échapper la cravache, et m'affale sur un siège, -en proie à une sorte d'abandon léthargique, -tout en ne perdant rien de ce qui se passe autour -de moi.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Vraiment, Rosa, je vous croyais -plus énergique que cela. Pauvre petite, votre -châtiment a été trop dur pour vous. Je vais en -finir avec la coupable ; si elle ne veut pas -avouer, je l'exécuterai, voilà tout.</p> - -<p>Et il va chercher une autre cravache plus -forte que celle dont je m'étais servie et avec -trois lanières de cuir à l'extrémité : « Allez-vous -enfin avouer? Dites! Misérable créature! -hurle-t-il, le sang me bout quand je songe à -la façon dont j'ai corrigé deux innocentes! »</p> - -<p>Cette fois, c'est sur les cuisses et les mollets -qu'il frappe, lacérant les bas de soie et sillonnant -les chairs de marques profondes. La victime -ne peut se débattre, car ses chevilles sont -attachées, mais la souffrance lui arrache des -sanglots nerveux et des cris suraigus. Le Général -semble fou de fureur, car il s'attaque maintenant -aux épaules indemnes jusqu'alors et -teinte la cravache du sang qu'il en fait couler.</p> - -<p><i>Sir Eyre.</i> — Ah! Je vais la tuer! C'est plus -fort que moi! Elle me rendra fou! Et l'instrument -s'enroulant autour de ses côtes vient atteindre -jusqu'aux globes de sa superbe poitrine -et en arrache des gouttes de sang qui -tachent son ventre blanc.</p> - -<p><i>Jemima.</i> — Oh! Pitié! Laissez-moi mourir! -Ne torturez pas plus longtemps une pauvre -fille innocente.</p> - -<p>Elle ne peut en dire plus long et les mots -ne sortent plus de ses lèvres. Mme Mansell -s'interpose alors en disant : « Assez comme -cela, davantage pourrait être dangereux. »</p> - -<p><i>Sir Eyre</i> suffoquant. — Vous avez raison -de me retenir, je l'aurais tuée.</p> - -<p>La pauvre victime est retirée du cheval dans -un état pitoyable ; elle ne peut pas se tenir debout ; -son sang a coulé jusqu'à ses pantoufles ; -on la ranime tant bien que mal en lui faisant -prendre un cordial et on la ramène à sa chambre -où elle dut garder le lit pendant plusieurs -jours.</p> - -<p>J'avais eu la revanche que j'étais si anxieuse -de prendre. Mais le grand vengeur, à mon -profond chagrin, enleva bientôt de ce monde -mon pauvre grand-père et je demeurai tout à -fait orpheline. Comme j'étais encore bien -jeune, mes gardiens, conformément au testament -de mon grand-père, me placèrent à l'Académie -de Miss Flaybum pour achever mon -éducation ; le vieux foyer fut abandonné et ses -hôtes dispersés.</p> - -<p>Je vous enverrai, dans une prochaine lettre, -quelques-uns de mes souvenirs de classe et je -reste, ma chère Nelly,</p> - -<p class="c">Votre affectionnée,</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE IV</h2> - - -<p class="ind">Ma chère Nelly,</p> - -<p>Je vous ai promis, dans ma dernière lettre, -de vous relater quelques-unes de mes expériences -scolaires et je viens tenir ma promesse.</p> - -<p>La pension où je fus mise était située à Edmonton. -C'était une maison spacieuse qui -avait été la propriété d'un gentilhomme et était -enclavée dans ses terres. Ce que nous appelions -les jardins privés, près de la maison était entouré -de hautes murailles pour empêcher toute -possibilité d'évasion.</p> - -<p>Derrière ces jardins, et limités par un fossé, -étaient plusieurs pâturages où l'on mettait les -vaches de Miss Flaybum et les chevaux, les -jours où ils ne travaillaient pas, c'est-à-dire -toute la semaine, car nous ne prenions guère -les voitures que le dimanche pour nous rendre -le matin et l'après-midi à l'église du village, -distante d'environ un mille et demi. Il nous -était interdit d'y aller à pied, même par le plus -beau soleil. Nous n'occupions pas moins de -trois voitures, car la pension comptait à peu -près trois douzaines d'élèves et nous formions -une vraie procession quand nous franchissions -le portail de l'église ; il y avait généralement -une certaine affluence pour nous voir arriver -et partir. Les plus grandes d'entre nous assuraient -que c'était pour voir nos jambes lorsque -nous descendions de voiture. Nous ne portions -que des bas de soie et de très élégantes bottines -pour bien faire valoir nos mollets et, par -les temps de pluie, quand nous étions obligées -de nous retrousser un peu plus, je perçus plus -d'une fois un murmure d'admiration parmi -nos spectateurs. Chose qui nous surprenait, -ceux-ci étaient surtout des messieurs âgés évidemment -désireux de tenir leurs fils hors de la -vue de nos charmes, selon le désir, sans doute, -de Miss Flaybum.</p> - -<p>Il nous était strictement défendu de nous -promener sur les routes du village, mais les -jours de congés ou de fêtes, ou à certaines occasions, -lorsque le temps était beau, nos gouvernantes -nous escortaient dans les pâturages -ou dans un petit bois de trois ou quatre acres, -enfermé dans la propriété, Là, à l'abri de tous -regards, nous nous amusions à toutes sortes -de jeux.</p> - -<p>L'école était très <span lang="en" xml:lang="en">select</span>. On n'y admettait -que les filles de l'aristocratie, d'officiers des armées -de terre ou de mer. Miss Flaybum était -une vieille fille entre deux âges et un martinet -réputé. Avant mon entrée dans ce pensionnat, -je m'étais imaginé que les mœurs étaient très -rigides dans les établissements de ce genre ; -mais je vis bientôt que ce n'était vrai qu'en -façade, et qu'à l'intérieur, il s'y passait des -choses peu rassurantes pour la future moralité -des élèves. S'il en était de même dans les -autres écoles aristocratiques, je m'explique la -décadence de la vertu dans le grand monde à -l'époque de ma jeunesse.</p> - -<p>La première nuit que je passai dans cette -maison (nous couchions par groupe de six -dans une belle et large pièce), il n'y avait pas -une heure que j'étais au lit avec ma compagne -que notre dortoir fut envahi par une douzaine -d'élèves qui me tirèrent du lit sous prétexte de -me familiariser avec l'établissement.</p> - -<p>Elles me jetèrent en travers d'un des lits, -me bâillonnèrent avec un mouchoir pour -m'empêcher de crier, et chacune m'administra -à tour de rôle trois claques sur les fesses -nues ; quelques-unes me cinglèrent si bien qu'il -me sembla que j'avais reçu la verge.</p> - -<p>Laura Sandon, ma compagne de lit, jeune -fille de seize ans, très douce et très jolie, me -consola et m'assura que toutes les élèves subissaient -la même épreuve en entrant. Je lui demandai -si la verge était en usage dans l'établissement.</p> - -<p>— Ah! je vous crois, répliqua-t-elle, vous -êtes mignonne comme un amour et je serais -bien fâchée de vous la voir donner. Elle m'embrassa -et me caressa le derrière qui me cuisait -quelque peu : « Comme il est chaud, tirez les -draps pour le rafraîchir », ajouta-t-elle.</p> - -<p>— Voyons-le ce pauvre cucul, dit miss Louise -Van Tromp, une plantureuse allemande. Si -nous jouions au fouet, avant que Mlle Fosse -(l'institutrice française), vienne se coucher.</p> - -<p>— Oui, venez, Rosa, ma chérie, vous aimerez -bien cela et cela vous fera oublier votre -petite fessée ; levez-vous, Cécile et Clara, on va -s'amuser, fit Laura en s'adressant à l'honorable -miss Cécile Deben et à lady Clara Wawering, -qui avec l'institutrice française, complétaient -les six occupantes de notre dortoir. -« Vous savez, mademoiselle ne dira rien si -elle nous surprend ».</p> - -<p>Nous fûmes bientôt debout, nos chemises -de nuit volèrent en l'air, et je pus examiner -mes compagnes dans la plus absolue nudité. -Laura était mince, gracieuse, avec de grands -yeux bleus, indices d'un tempérament aimant. -Cécile, qui paraissait avoir quinze ans, était -une petite bonne femme dodue aux cheveux -châtain et aux yeux bleus. Lady Clara avait -dix-huit ans ; elle était brune, d'une taille au-dessus -de la moyenne, bien proportionnée, -avec de grands yeux languissants, tandis que -Louise Van Tromp était une belle allemande -de dix-sept ans, aux yeux gris et aux formes -opulentes.</p> - -<p>C'était un ravissant ensemble, car toutes -étaient jolies et aucune ne manifestait la moindre -honte, étant évidemment bien accoutumées -à ce jeu ; elles m'avaient entourée, pelotaient -mon derrière et l'embrassaient. Cécile me dit : -« Rosa, je suis bien contente que vous n'ayez -pas encore de poils à votre petit bijou ; c'est -bien plus gentil. Laura, vous avez maintenant -une belle fourrure », ajouta-t-elle en fourrageant -avec ses doigts la petite toison de miss -Sandon.</p> - -<p><i>Laura.</i> — Petite effrontée, ne me chatouillez -pas ainsi ; vous serez assez fière quand vous -en aurez autant.</p> - -<p><i>Lady Clara.</i> — Cécile, ma chérie, vous -n'avez qu'à frotter votre ventre au mien un peu -plus souvent que vous ne le faites ; c'est ainsi -que Laura a fait pousser ses poils.</p> - -<p><i>Louise.</i> — Rosa, si vous voulez, c'est sur -le mien que vous frotterez votre ventre. Clara -est trop amoureuse de Cécile ; c'est moi qui -veut faire pousser votre poil. En disant cela, -elle embrassait et caressait ma petite fente de -la façon la plus exquise.</p> - -<p><i>Laura.</i> — Écoutez-moi cette grosse gourmande, -on dirait à l'entendre qu'aucune de -nous ne s'est amusée avec elle. C'est à moi que -vous appartenez, Rosa.</p> - -<p>Nous commençâmes alors le jeu des claques -qui n'était qu'une variété du jeu de « chat perché » -si en faveur chez les enfants. Notre dortoir -était très large : les trois lits, les tables, -les toilettes, les chaises, etc., rangés contre le -mur laissaient un grand espace libre au milieu.</p> - -<p>« C'est moi qui commence », fit lady Clara -en se plaçant au milieu de la pièce.</p> - -<p>Chaque demoiselle s'installa alors, touchant -d'une main un lit ou tout autre meuble et -comme Clara tournait le dos, tantôt d'un côté, -tantôt de l'autre, celles qui étaient placées favorablement -s'approchaient avec précaution d'elle -et lui donnaient une bonne claque sur les fesses, -s'empressant aussitôt de regagner leurs postes. -A ce jeu, le derrière de Clara prit bien vite une -jolie teinte rose. Si elle réussissait à rendre la -claque à celle qui lui avait donnée avant que -celle-ci eût remis la main sur son meuble, c'est -cette dernière qui prenait à son tour la place -de la fouettée.</p> - -<p>Nous nous en donnâmes à cœur joie, le bruit -des claques dominait nos joyeuses exclamations ; -on s'élançait, on s'échappait ; on glissait -quelquefois, et, alors, pour varier le divertissement, -la maladroite recevait de toutes les -joueuses une fessée générale, jusqu'à ce qu'elle -se fût relevée. On pourra s'étonner que de tels -jeux ne fussent pas interdits par la maîtresse, -mais il était de règle de laisser les élèves s'amuser -comme elles l'entendaient dans leur dortoir. -Au plus fort de nos ébats, la porte s'ouvrit -soudain et Mlle Fosse entra en s'écriant : -« Ah! les polissonnes, je vous y prends, hors -du lit, la lampe allumée, en train de vous fouetter -réciproquement et nues comme des vers encore! -Miss Flaybum tolère cela, je n'ai rien à -dire, mais vous méritez une bonne fessée ; -voyons, mademoiselle Coote, que diriez-vous -d'une correction avec ceci? Et elle me montra -une jolie petite verge faite de longues et fines -brindilles, réunies par un ruban bleu. « Cela -vous cinglera sans doute plus qu'une fessée -à la main?</p> - -<p>— Ah mademoiselle, j'en ai tâté d'autres -que celle-ci, trois fois plus fortes, au moins ; -mon pauvre grand-père était un rude fouetteur, -répliquai-je.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Je croyais que les filles -n'étaient fouettées qu'à l'école ; vous me raconterez -cela tout au long, n'est-ce pas, miss Rosa.</p> - -<p>— Bien volontiers, répondis-je, je ne crois -pas qu'aucune de vous ait été témoin de pareilles -corrections, répondis-je.</p> - -<p>Pendant que nous parlions, la belle française -s'était rapidement déshabillée ; elle était -très brune, avait des cheveux d'ébène, le front -assez bas, de grands yeux étincelants, magnifiquement -ombragés d'épais sourcils ; sa physionomie -avait une expression délicieuse ; elle -délaça son corset, exposant dans sa plénitude -sa poitrine de neige, ses deux globes fermes -avec leur petite pointe brune. Quoique très -blanche, sa peau contrastait avec notre carnation -rose.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Où est ma robe de chambre? -Voyons, Van Tromp, vous avez dû la cacher.</p> - -<p><i>Louise.</i> — Oh! je vous en prie, déshabillez-vous -et jouez avec nous. Vous n'aurez pas tout -de suite votre robe de chambre.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Si vous me faites jouer -avec vous, tant pis pour vos fesses.</p> - -<p>Nous l'entourâmes toutes, et bien qu'elle -nous opposât un semblant de résistance, elle -fut bientôt dépouillée de tous ses vêtements. -Nous lui tirâmes même ses bottines et ses bas. -Elle était admirablement faite ; âgée d'environ -vingt-six ans, potelée à souhait, elle possédait -une merveilleuse chevelure qui, flottant maintenant -en liberté, tombait en une épaisse cascade -plus bas que le dos, lui couvrant complètement -le derrière, si bien qu'elle eût pu s'asseoir -dessus. Et quant à celle qui ornait son -ventre, il est impossible de l'appeler autrement -qu'une « forêt noire ». Ce noir buisson frisé -s'étendait sur tout son monticule, jusqu'au -nombril et pendait de plusieurs pouces entre -ses cuisses.</p> - -<p>— Eh bien, mademoiselle Rosa, s'écria-t-elle, -en s'asseyant sur le bord de son lit, avez-vous -jamais vu une dame plus poilue que moi? -Vous savez, mon trésor, c'est le signe d'une -nature passionnée.</p> - -<p>Elle m'avait attirée sur elle, et, m'étreignant -par les fesses, m'embrassait en plaquant ma -nudité contre la sienne. « J'adore caresser les -petits oiseaux sans plumes comme vous ; vous -coucherez quelquefois avec moi ; Van Tromp -sera heureuse de m'échanger pour Laura », -ajouta-t-elle.</p> - -<p>— Nous ne pouvons tolérer cela, crièrent -deux ou trois des autres, en nous étreignant et -en nous embrassant. Allons, mademoiselle, prenez -votre verge et mettez-vous au milieu.</p> - -<p>— Très bien, dit l'aimable française, mais il -en cuira à celle que j'attraperai.</p> - -<p>Nous recommençâmes alors notre jeu et, -toutes les fois qu'elle réussissait une prise, elle -nous cinglait vertement, dessinant sur nos derrières -de longues marques rouges. Sous nos -claques multiples, son propre derrière devait -joliment lui cuire, mais le jeu semblait tant lui -plaire et l'exciter qu'elle s'écria soudain : « Oh! -je veux avoir la verge, maintenant, qui va être -la maîtresse d'école?</p> - -<p><i>Laura.</i> — Ce sera Rosa! Elle vous chapitrera -comme si vous étiez coupable et nous donnera -une idée d'une punition dans les règles. Voulez-vous -Rosa? Cela nous amusera tant! Essayez -et obligez mademoiselle à vous demander -pardon de toutes les libertés qu'elle a prises -sur vous. Faites, vous serez bien gentille!!</p> - -<p>— Oui! Oui! Ce sera très drôle! s'écrièrent -les autres, spécialement lady Clara qui s'était -déjà assise sur le lit avec Cécile comme partenaire.</p> - -<p><i>Louise.</i> — Mademoiselle veut Rosa pour -compagne de lit, cette nuit ; pour la punir, elle -va tâter de la verge. Ne l'épargnez pas, Rosa, -elle a la peau dure ; venez, Laura, nous passerons -la nuit ensemble.</p> - -<p>Ainsi sollicitée, je pris la verge et la fit siffler -dans l'air en m'écriant : « Je sais m'en servir -de la bonne façon, spécialement sur les imprudents -postérieurs qui osent me mettre au -défi ; allons, mademoiselle, présentez vos fesses -sur le bord du lit, écartez bien les cuisses… -laissez vos pieds à terre… mais je ferai mieux -de vous faire tenir par deux de ces demoiselles ; -venez, Laura et Louise, prenez-lui chacune un -bras et maintenez-la le nez sur le lit… là… -comme ça, c'est parfait, tenez-la ferme, et -surtout, ne la laissez pas se relever avant -qu'elle ait été bien servie.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Mademoiselle Fosse, vous êtes une -personne très dévergondée ; vous vous êtes conduite -vis-à-vis de moi de façon cynique ; voulez-vous -me demander pardon et me promettre de -ne plus recommencer? Tenez! Que dites-vous -de ceci… et de cela? Et je lui appliquai deux -bons coups au bas du dos.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Oh! Non! Je ne demanderai -pas pardon. J'aime bien trop les petits -conins sans barbe comme le vôtre.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Qu'osez-vous dire? Je vous apprendrai -à être plus respectueuse envers votre maîtresse -d'école! Comme cela, est-ce assez fort? -Et cette fois-ci? Deux coups vertement appliqués -en pleines fesses marquèrent leur trace en -rouge et lui arrachèrent une exclamation de -souffrance.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Ah! Ah! Ah! trop fort! -Oh! Oh! Vous n'y allez pas de main morte, -petit démon! Loin de m'arrêter, je frappai de -plus belle, si bien qu'elle gigota et se débattit -sous les touches sanglantes qui marquèrent sa -chair en tous sens.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Petit démon! Ah vraiment. Eh -bien! je crois que vous allez me demander -aussi pardon pour cela! Malhonnête! Comment -osez-vous traiter ainsi votre gouvernante? Mais -je vous rabattrai le caquet, quitte à vous mettre -le derrière en charpie. Tenez! Tenez! Tenez! -Cette fois, ce fut sur la partie sensible des -cuisses que je dirigeai mes coups. « Serez-vous -encore malhonnête… dites… m'insulterez-vous -encore? Hein? Hein? Vous savez… si… si… -si je vous cingle… trop fort… vous… vous pouvez -me le dire… Ah! Ah! je vois par les contorsions -de votre gros cul que cela n'est pas -de votre goût.</p> - -<p>Tout le temps que je parlais, la verge faisait -son office et je la maniais avec discernement, -cinglant à chaque fois un endroit différent à -coups, tantôt espacés, tantôt précipités. A la -fin son postérieur était devenu tout rouge et -marbré de boursouflures. Elle faisait des efforts -désespérés pour se dégager, mais lady Clara et -Cécile vinrent à la rescousse pour la maintenir ; -la vue du postérieur rouge et à vif les excitait -prodigieusement et elles me criaient : -« Bravo! Bravo! Rosa, elle ne pensait pas que -vous lui en donneriez de cette façon ; comme -c'est amusant de la voir gigoter et se débattre, -de l'entendre crier, d'aider à la maintenir », -etc., etc.</p> - -<p>Enfin, la victime surprise se décida à implorer -pardon et à supplier, les larmes dans les -yeux, qu'on la lâchât.</p> - -<p>Ce fut la fin de ce nocturne divertissement. -Nous reprîmes toutes nos chemises de nuit et -nous glissâmes dans nos lits, moi en compagnie -de Mademoiselle.</p> - -<p>— Ah! ma chérie, murmura-t-elle, une fois -la lampe éteinte, quand je me trouvai blottie -peau à peau contre elle, vous avez rudement -réchauffé mon pauvre cul ; avez-vous réellement -vu pire que cela, Rosa?</p> - -<p>— Oh bien, bien pire! Mademoiselle, j'ai -vu le sang ruisseler des fesses à vif.</p> - -<p>Tout en parlant, je lui rendais ses caresses, -ma main errait dans son buisson touffu, pendant -qu'elle chatouillait ma petite fente : « Là, -là, bégaya-t-elle, secouez, pincez ce petit morceau -de chair », tandis que ma main errait -entre les lèvres du réduit moussu, « chatouillez-moi -comme je vous chatouille ». Ses attouchements -me causaient une sensation que je -n'avais jamais éprouvée jusque-là, excepté, -peut-être, à la fin de ma dernière fessée.</p> - -<p>Ce petit tripotage se prolongea pendant plusieurs -minutes et je montrai bien vite une véritable -adresse dans ces lascifs amusements, enhardie -par ses manières et excitée par mon désir -d'explorer avec mes doigts l'intérieur de ce -paradis frisotté. Pendant ce temps, elle chatouillait -et frottait le portail de ma fente de la -façon la plus exquise ; puis soudain, elle -m'étreignit contre elle (nos chemises étaient -retroussées et nous étions pour ainsi dire nues) -et elle m'embrassa sur les lèvres avec une -ardeur si voluptueuse qu'un frisson d'extase -me secoua des pieds à la tête ; ses doigts frottèrent -si savamment l'intérieur de ma petite -grotte que je sentis soudain quelque chose -s'échapper de ma fente, mouillant ses doigts et -mes parties secrètes. Me pressant de plus en -plus fort, soupirant et se trémoussant elle -s'écriait : « Oh! Oh! Oh! Rosa! allez toujours! -frottez, frottez! puis, soudain, elle s'allongea -toute, se raidit, et je sentis ma main inondée -d'un liquide chaud épais et visqueux.</p> - -<p>Après quelques moments de repos elle revint -à elle et me dit : « Écoutez, écoutez! Les autres -sont en train de faire comme nous ; entendez-vous -leurs soupirs? Oh! n'est-ce pas exquis, -ma petite Rosa?</p> - -<p>— Oui! Oui! murmurai-je d'une voix hésitante, -car il me semblait que nous avions commis -un acte répréhensible. Oh mademoiselle, -est-ce vrai, elles font comme nous? Vous êtes -bien gentille de jouer ainsi avec moi.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Bien sûr! Elles font comme -nous. C'est le seul plaisir qu'on puisse avoir -dans une école. Ah! si vous étiez avec lady -Clara ou Van Tromp, vous verriez comme elles -déchargent quand elles jouissent!</p> - -<p>— Qu'est-ce que c'est, murmurai-je? Est-ce -ce que j'ai senti de mouillé sur mes doigts -quand vous vous êtes raidie?</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Mais oui! Et vous aussi -vous êtes mouillée, petite polissonne. Est-ce -que la verge ne vous a pas drôlement émoustillée?</p> - -<p><i>Rosa</i> (à voix très basse). — Même quand -j'ai été fouettée à en faire couler le sang sur -mes cuisses, je devenais à la fin insensible à -la souffrance et éprouvais une sensation -chaude, délicieuse, qui faisait disparaître -toutes les autres.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Rosa, vous êtes un amour! -Voudriez-vous éprouver de nouveau la même -chose? Je connais un autre moyen et vous n'aurez -qu'à répéter sur moi ce que je ferai sur -vous ; voulez-vous?</p> - -<p>J'accédai volontiers aux désirs de la voluptueuse -française qui, renversant nos positions, -s'allongea sur le dos et me fit coucher tête-bêche -sur elle. Nous retroussâmes nos chemises -sous nos aisselles pour mieux jouir du contact -de notre nudité et ma figure se trouva enfouie -dans la forêt poilue qui ornait le ventre de ma -partenaire. Mademoiselle, la figure serrée entre -mes cuisses, chatouillait ma petite fente avec -quelque chose de doux et de chaud que je reconnus -bientôt pour être sa langue. Elle la promenait -gentiment tout du long, et, à l'intérieur, -aussi loin qu'elle pouvait atteindre ; en même -temps un de ses doigts s'était glissé dans le -trou de mon derrière et y exécutait un va et -vient délicieux.</p> - -<p>Pour ne pas rester inactive, j'imitai tous ses -mouvements, et plongeant ma figure entre ses -cuisses, travaillai de la langue et des doigts -dans ses plus secrets parages. Elle se tortilla -et remua des fesses surtout lorsque je fus parvenue -à introduire un doigt dans le petit trou -et que je le fis entrer et sortir comme elle le -faisait elle-même.</p> - -<p>J'appréciais grandement le charme de ce jeu -lascif si nouveau pour moi. Je glissais ma -langue et mes doigts dans le réduit si luxurieusement -ombragé ; je caressais, pelotais sa fente -et ses fesses. De son côté, elle n'était nullement -paresseuse à user avec moi de réciprocité et -les savantes manœuvres de sa langue dans mon -conin portèrent ma surexcitation au paroxysme. -Je me démenai peu à peu de la façon -la plus lubrique, j'écrasai ma fente sur ses -lèvres et, bientôt, dans une sensation impossible -à décrire, je sentis un jet traverser mes -parties secrètes et j'inondai sa bouche de ma -juvénile décharge à l'instant précis où elle récompensait -mes soins de la même façon.</p> - -<p>Quelques minutes après, nous nous disposions -à dormir, non sans nous être promis de -bientôt recommencer.</p> - -<p>Tel fut mon début dans ma vie de pension ; je -ne vous ennuierai pas à vous décrire maintes et -maintes scènes semblables qui se déroulèrent -par la suite ; je vous dirai simplement qu'il en -était de même à peu près chaque nuit ; nous -changions fréquemment de partenaires et c'est -de là que j'ai pris le goût d'avoir des compagnes -de lit, surtout quand elles ont été au -préalable bien stimulées par une bonne fessée.</p> - -<p>Miss Flaybum usait envers nous de la plus -stricte sévérité et fréquemment il nous fallait -passer sous la verge qu'elle maniait avec une -remarquable virtuosité. Pour ce faire, nous -étions, en général, juchées à califourchon sur -le dos d'une vigoureuse servante enchantée de -jouer son rôle.</p> - -<p>Avant de fermer cette lettre, je veux vous -donner un échantillon de la façon dont nous -étions châtiées à mon époque.</p> - -<p>Je ne puis me rappeler exactement pourquoi -je subis la fessée en cette circonstance, mais ce -dut être pour une réponse impertinente à Miss -Herbert, l'institutrice anglaise, vieille fille de -trente ans, revêche, qui ne tolérait jamais le -moindre manque de respect.</p> - -<p>Miss Flaybum prit place sur une sorte de -plateforme sur laquelle elle trônait d'habitude -quand elle était dans la salle d'études.</p> - -<p><i>Miss Herbert.</i> — Madame, Miss Coote, -que voici, a été inconvenante avec moi et m'a -traité de vieille bougon.</p> - -<p><i>Miss Flaybum.</i> — C'est d'une rare inconvenance, -Miss Rosa Belinda Coote (elle donnait -toujours aux pénitentes leur nom tout entier), -je vais vous corriger avec la verge ; appelez -Maria pour la mettre en tenue.</p> - -<p>La vigoureuse Maria arrive aussitôt et me -conduit dans une sorte de petit vestiaire consacré -à la déesse de la flagellation, si tant est -que cette divinité existe ; là, elle me dépouille -de tous mes vêtements, sauf ma chemise et -mon pantalon, et me fait revêtir un costume de -pénitence consistant en une cornette blanche -et une longue tunique semblable à une chemise -de nuit, serrée au cou et à la taille par -une coulisse.</p> - -<p>Puis on me ramène devant Miss Flaybum ; -je rougis profondément en me voyant le point -de mire de mes camarades en ce dégradant -costume.</p> - -<p>Maria dépose à mes pieds une poignée de -verges réunies par un joli ruban ; il me faut -la ramasser, l'embrasser avec respect et demander -à ma maîtresse de m'en fouetter vigoureusement. -Ceci était terriblement mortifiant, -surtout la première fois, et malgré la -familiarité qui régnait entre nous, dans le -dortoir.</p> - -<p>Miss Flaybum, se levant avec une grande -dignité, fait un geste de la main et Miss Herbert, -assistée par l'institutrice allemande -<span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur, me fait grimper sur le large dos -de Maria et épingle le vêtement au-dessus de -ma taille ; puis, avec un plaisir évident, elle -écarte largement la fente de mon pantalon, de -façon à bien étaler mes fesses nues ; plus compatissante, -la jeune allemande me jette un -regard de sympathie.</p> - -<p><i>Miss Flaybum.</i> — Je vais vous administrer -une douzaine de coups et puis vous demanderez -pardon à Miss Herbert.</p> - -<p>Méthodiquement comptés, les coups s'abattent -alors vigoureusement appliqués, et la -verge s'enfonce dans mes globes élastiques -avec un son mat. Mes fesses qui ressentent -vivement la morsure de l'instrument, sont -bien vite rouges et congestionnées. La vue de -mon postérieur qui se tortille doit être un -exemple édifiant pour mes compagnes dont -ce peut être le tour d'un moment à l'autre. -Bien que je me démène et pousse les hauts -cris en témoignage de ma souffrance, ce que -je ressens n'est qu'une caresse auprès de ce -que j'avais souffert entre les mains de Sir -Eyre ou de Mme Mansell. La partie la plus -désagréable de la punition était la dégradante -cérémonie qui la précédait et le ridicule costume -qu'il fallait endosser.</p> - -<p>La douzaine bien et dûment reçue, j'eus -d'abord à demander pardon à Miss Herbert, -puis à embrasser de nouveau la verge et à remercier -Miss Flaybum de ce qu'elle appelait -son indulgente correction. On me permit -alors de me retirer et de reprendre mes -vêtements. Je pourrais vous décrire maintes -scènes analogues, mais dans ma prochaine -lettre, je vous raconterai, avec mes adieux à -la vie de pension, la vengeance que nous -exerçâmes sur Miss Flaybum et la gouvernante -anglaise.</p> - -<p>Je reste, chère Nelly, votre affectionnée</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE V</h2> - - -<p class="ind">Ma chère Nelly,</p> - -<p>Je demeurai presque quatre ans chez Miss -Flaybum, avant que mon éducation fût considérée -comme achevée, et, comme vous pouvez -le supposer, j'attendais avec impatience -l'époque où je serais affranchie de la férule de -Miss Herbert et de sa patronne. Lady Clara, -Laura et Van Tromp étaient parties. Cécile -était devenue mon amie de cœur et j'aimais -si tendrement Mlle Fosse qu'il était convenu -avec mes tuteurs qu'elle viendrait vivre avec -moi comme dame de compagnie, car on devait -me faire une rente suffisante pour me monter -une installation personnelle. Outre Cécile et -moi, il y avait à l'école neuf ou dix grandes -jeunes filles qui devaient également partir à -l'époque de Noël. La perspective de perdre -un tiers de ses élèves à la fois, contrariait -beaucoup Miss Flaybum ; aussi donnait-elle -plus libre cours que jamais à ses instincts tyranniques, -en nous fouettant pour les plus -innocentes peccadilles et en prenant un plaisir -particulier à mettre les plus grandes à califourchon -sur le dos d'une servante, la plupart -du temps par séries de trois ou quatre à -la fois. Aussi, notre rancune s'accumulait-elle -et nourrissions-nous des idées de vengeance.</p> - -<hr /> - - -<p>J'étais, par ailleurs, devenue en quelque -sorte le chef des élèves, et avec mes camarades, -nous faisions souvent ce que nous appelions -des sacrifices à la verge, surtout aux dépens -des plus jeunes élèves que nous entraînions -dans notre dortoir. Elles n'osaient se -plaindre à Miss Flaybum, de crainte de représailles -de notre part.</p> - -<p>Les derniers jours approchaient, et je devais -prendre congé du vieil établissement -dans moins d'une semaine, mais je ne voulais -pas le faire sans avoir tiré vengeance de -mes griefs. J'eus à ce sujet plusieurs entretiens -avec Mademoiselle et Cécile ; après mûres -réflexions, nous engageâmes toutes les demoiselles -qui devaient quitter à se joindre à -nous ; en outre, nous mîmes au courant de -notre projet une douzaine des autres qui nous -promirent d'être neutres et de jouer le rôle de -spectatrices terrifiées. Dans son heureuse -prudence, Miss Flaybum faisait coucher toutes -les servantes, excepté Maria, à l'autre -extrémité de la maison ; une grosse porte, barrée -de fer, solidement verrouillée, les eût, à -toute éventualité, empêchées d'arriver jusqu'à -nous.</p> - -<p>Miss Flaybum avait l'habitude de donner -une soirée d'adieu aux élèves qui s'en allaient, -la veille de leur départ. Nous résolûmes de -corrompre Maria, pour l'induire à trahir sa -patronne et à favoriser nos projets. Notre plan -était de nous emparer de Miss Flaybum, Miss -Herbert et <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur, et de bien les fesser, -surtout les deux premières. Nous n'eûmes aucune -difficulté du côté de Maria, qui venait -précisément de toucher ses gages. Je lui promis -un bon dédommagement et une place -dans ma propre maison ; elle accepta avec plaisir, -étant, disait-elle, excédée des accès de colère -de nos institutrices. Elle consentit aussi -à nous fournir les objets nécessaires, verges, -cordes, et spécialement trois costumes de punition -pour en affubler nos victimes.</p> - -<p>La soirée mémorable arriva ; les conjurées -avaient convenu entre elles d'irriter Miss -Flaybum en abusant de son champagne, dont -on faisait, en pareille occasion, grand étalage, -mais qui était parcimonieusement versé. Maria -faisait le service, assistée de deux autres -bonnes, et, à souper, grâce à elle, la plupart -de nous prirent environ trois coupes du vin -pétillant, au lieu d'une comme à l'habitude. -Au second verre, Miss Flaybum écarquilla -déjà des yeux étonnés, mais quand elle nous -vit abuser une troisième fois de ses libéralités, -elle entra en fureur : « Miss Coote, Miss Deben! -s'écria-t-elle en bondissant de sa chaise, -que signifie cela! Comment osez-vous exciter -ces jeunes filles à l'intempérance ; la moitié -de mes élèves va être en ribote! Maria, enlevez -immédiatement ces bouteilles, vous devez -avoir perdu la tête! »</p> - -<p>Maria, qui avait prévu l'orage, avait réussi, -l'instant d'avant, à renvoyer les deux autres -bonnes et avait verrouillé la porte conduisant -aux chambres des domestiques, non sans les -avoir pourvues d'une bonne provision de rafraîchissements -pour endormir leur attention.</p> - -<p>Voyant que le champ était libre, je me levai, -verre en main, et, après m'être inclinée -avec une déférence affectée devant Miss Flaybum, -je m'écriai : « Attendez un instant, Maria, -nous n'avons pas encore fini avec le champagne. -Miss Flaybum, Miss Herbert et vous, -Mesdemoiselles, fis-je en m'adressant aux autres -convives, nous allons, plusieurs d'entre -nous, quitter demain cet heureux établissement -pour n'y jamais revenir, et, au nom de -celles-ci, je vous demande de vous joindre à -nous en buvant à la santé de notre aimée et -vénérée maîtresse d'école.</p> - -<p>Miss Flaybum, qui avait repris son siège, -écoutait, résignée en apparence, mais à son -agitation, on voyait qu'elle se contenait avec -peine.</p> - -<p>Les demoiselles applaudirent bruyamment -à mes paroles ; les coupes furent remplies jusqu'aux -bords.</p> - -<p>Puis, grimpant sur ma chaise et posant un -pied sur la table, je m'écriai : « Nous devons -porter la santé d'une si gracieuse et illustre -personne à la mode écossaise, un pied sur la -table, puis jeter nos verres par dessus nos -épaules, après les avoir vidés jusqu'à la dernière -goutte. A la santé de Miss Andrey Clémentine -Flaybum!!! Hip! Hip! Hurrah! -Hurrah! Hurrah!</p> - -<p>Mes alliées suivirent mon exemple et portèrent -le toast dans toutes les règles, et même -d'une façon un peu masculine.</p> - -<p>— Mon Dieu! Mon Dieu! gémit Miss Flaybum -en entendant les verres se briser sur le -parquet ; elles sont toutes ivres! Que vais-je -devenir, Miss Herbert! Où ont-elles pu prendre -ces manières de taverne?</p> - -<p>— Quelle insulte! m'écriai-je. Sommes-nous -donc ivres? Cécile, Mademoiselle Fosse, tolérerez-vous -que l'on nous traite comme des -ivrognesses? » Nous entourâmes toutes Miss -Flaybum et les deux maîtresses d'anglais et -d'allemand, les deux premières congestionnées -de fureur, <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur tremblante de -peur.</p> - -<p>— Il n'y a pas à plaisanter, continuai-je, -nous avons toutes été insultées. Miss Andrey -Clémentine Flaybum, c'est à votre tour, -maintenant ; vous allez être bien châtiée de -votre insolence et vous nous ferez les plus -plates excuses pour avoir osé insulter des -filles de la plus haute aristocratie, et vous, -Miss Dido Herbert, vous serez corrigée aussi, -parce que vous avez approuvé votre patronne. -Nous commencerons par <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur, mais -je ne serai pas trop sévère pour elle, car elle -n'a pas mauvais cœur. Maria, faites votre devoir, -de suite ; déshabillez-les et passez-leur -les costumes de pénitence devant toute l'assemblée.</p> - -<p>Tremblante ct pâle de fureur, mais en -même temps très inquiète, Miss Flaybum essaie -de faire bonne contenance : « Maria! -s'écrie-t-elle, débarrassez-moi la salle de ces -effrontées gamines, ma parole, le vin les a -grisées! »</p> - -<p>Mais, sourde à son appel, Maria a d'abord -déshabillé <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur ; la pauvre créature -défaillante de honte et de terreur n'offre pas -de résistance, mais Miss Herbert s'indigne et -se débat vigoureusement, tandis que Miss -Flaybum est maintenue sur sa chaise par une -demi-douzaine des plus vigoureuses élèves.</p> - -<p>— Ce n'est pas la peine d'équiper cette -vieille chipie! m'écriai-je alors ; étendez-la sur -la table et retroussez-lui les jupes.</p> - -<p>En un clin d'œil, on débarrasse la moitié -de la table du souper en plaçant tout ce qu'il -y a dessus à l'extrémité opposée. La victime -se débat inutilement. Avec l'aide de Cécile et -de Mlle Fosse, Maria l'entraîne résolument -vers la table sur laquelle six bras vigoureux -la hissent et l'allongent. Après lui avoir retroussé -et solidement épinglé les jupes au-dessus -de la taille, Mademoiselle s'asseoit sur -ses épaules pour l'immobiliser, tandis que -deux autres lui saisissent les bras. Écartant la -fente de son pantalon, Cécile expose un derrière -plutôt maigre, en disant : « Il n'est pas -très rebondi, ma chère Rosa, mais cela ne -vous empêchera pas de bien la fesser. »</p> - -<p>— Arrachez-lui sa culotte, ordonnai-je, je -veux qu'elle soit tout à fait cul nu pour lui -payer mes dettes d'un seul coup.</p> - -<p>L'ordre est promptement exécuté, en dépit -des imprécations de la victime, qui proteste -contre une telle indécence. Suffoquant d'indignation, -elle roulait des yeux hagards à la pensée -du mortifiant traitement qu'on lui ménage.</p> - -<p>Lui appliquant alors une légère cinglade -sur les fesses : « Je n'ai pas l'intention de -vous faire grand mal, lui dis-je, mais de vous -faire comprendre que vous vous êtes comportée -avec nous comme une vieille sauvage! »</p> - -<p>Malgré ces paroles rassurantes, je la frappai -peu à peu de plus en plus fort, si bien que -les fesses changèrent vite de couleur : « Allons! -continuai-je, demandez-nous pardon et -promettez de vous montrer à l'avenir plus indulgente -pour vos élèves. » Ces derniers mots -sont accompagnés d'une terrible cinglade qui -soulève la chair et amène le sang à fleur de -peau.</p> - -<p>— C'est abominable, ce que vous faites, -Miss Coote! s'écrie la patiente, jamais je ne -vous ai punie aussi brutalement.</p> - -<p>— En vérité, Miss Dido, je vous trouve -bien impudente de me parler avec un tel sans -façon. Tenez! tenez! je vais vous apprendre à -réfléchir avant de parler ; et, sous les vigoureuses -cinglades, de petites gouttes de sang -suintent sur la chair marbrée.</p> - -<p>— Oh! pitié! hurle Miss Herbert. Je n'ai -pas voulu vous offenser! Oh! ahhh! grâce! -grâce! vous me martyrisez!</p> - -<p>— Ah! j'en étais bien sûre que je vous materais, -Miss Herbert ; que pensez-vous de ma -façon de donner la verge? Si je frappais encore -un peu plus fort? Qu'en pensez-vous? -Et, sans attendre son avis, je cingle sans interruption, -écorchant les pauvres fesses, arrachant -à la victime des cris de suppliciée : -« Hurlez tout à votre aise, je suis ravie de -vous entendre, cela prouve que vous appréciez -ma façon de faire. Allez-vous nous demander -pardon, maintenant?</p> - -<p>— Oh! oui! oui! pardon! oh! je vous en -conjure! arrêtez! grâce! Je ne serai plus jamais -sévère avec mes élèves! oh! par pitié! -je sens que je m'évanouis! Mon sang coule, -oh! miss Coote! quelle barbarie!</p> - -<p>— Croyez-vous maintenant que nous étions -ivres? Ne pensez-vous pas plutôt qu'il était -inconvenant et grossier de nous outrager de -la sorte, au moment même où nous buvions -à votre santé? Répondez un peu, Miss Dido!</p> - -<p>— Oh! ah! ah! mon Dieu! Quel martyre! -Je ne savais pas ce que je disais! Excusez-moi! -Faites-moi grâce! Pitié! répond la malheureuse -en se tortillant comme une anguille -sous les interminables morsures de l'instrument.</p> - -<p>— Vous allez me remercier, et me promettre -de vous retirer tranquillement dans votre -chambre. Et que cette leçon vous soit profitable : -vous n'avez pas reçu la moitié de ce -que vous méritiez. Tenez, voici ma signature, -lui dis-je alors, en lui octroyant deux derniers -coups entre les cuisses. Allons, mettez-vous -à genoux, embrassez la verge et remerciez-moi.</p> - -<p>Sous ce dernier assaut, elle hurle lamentablement : -« Oh! c'est horrible! je me sens -mourir, je meurs! »</p> - -<p>On la relâche alors, mais il lui faut se -mettre à genoux, embrasser la verge, remercier -humblement, et faire les plus plates -excuses. L'assistance se repaît de son humiliation -et de ses larmes, avec une joie non -dissimulée, et, lorsqu'elle quitte la salle, dévorant -sa honte, les jeunes filles lui font les -cornes et l'accablent de leurs quolibets.</p> - -<p>— Maintenant, Miss Andrey Clémentine -Flaybum, à votre tour! déclamai-je alors, et -si vous vous avisez de résister, je vous préviens -que vous serez fouettée dix fois plus fort -que Miss Herbert.</p> - -<p>Suffoquée par la scène précédente, la directrice -demande grâce et supplie qu'on ne la -dégrade pas ainsi devant toute l'école, mais -nous nous montrons inflexibles, mes compagnes -et moi.</p> - -<p>Maria dépouille progressivement sa maîtresse, -qui est un joli spécimen de maturité -féminine ; elle a de beaux yeux bleus, une -abondante chevelure blonde et paraît approcher -de la quarantaine. Au fur et à mesure -que tombent ses vêtements, on aperçoit ses -blanches épaules et ses seins palpitants d'émotion ; -des larmes d'humiliation coulent sur ses -joues. Elle est bientôt en chemise et en pantalon ; -celui-ci colle de façon affriolante sur les -masses charnues qu'il recouvre ; il est orné -de volants de dentelles ; de jolis mollets en -émergent, bien dessinés par des bas de soie -couleur chair ; des souliers à hauts talons, à -boucles d'argent complètent le costume. Hélas! -quel changement d'aspect, lorsque l'on -passe sur le tout l'uniforme de pénitence et la -cornette!</p> - -<p>— Allons, fais-je alors, elle ne résiste pas, -et elle fait bien. Laissons-la ainsi pour qu'elle -assiste à la punition de <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Bildaur ; c'est -vous, chère Cécile, qui allez la fouetter avec -une verge neuve, pendant que je me reposerai.</p> - -<p>La joyeuse Cécile, fraîche et potelée, était -très amusante à considérer, faisant siffler la -verge aux oreilles de la pauvre <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span>. Celle-ci -est hissée sur le dos de Maria, on lui rabat -sa culotte, on lui retrousse ses jupes et on -expose sans le moindre voile son beau fessier -bien rebondi.</p> - -<p>— <span lang="de" xml:lang="de">Frau</span> Augusta Bildaur, lui dit Cécile, -vous allez recevoir douze belles cinglades, -vous embrasserez la verge, vous me remercierez -de mon indulgence et vous en serez -quitte ainsi.</p> - -<p>Elle compte alors les coups un par un, -frappant d'un bras vigoureux ; la surface des -fesses devient rose, puis rouge et la peau se -couvre de longs sillons.</p> - -<p>La victime endure courageusement son châtiment ; -elle pince les lèvres pour ne pas crier ; -quand sa chair a frémi sous le douzième coup, -elle remercie chaleureusement et embrasse -avec ardeur l'instrument de la fessée. Elle n'a -pas l'air autrement humiliée, elle n'a -pas versé une larme, ses yeux brillent d'un -éclat sensuel, et elle demande à voix basse -qu'on lui permette d'assister à la fessée qui attend -Miss Flaybum.</p> - -<p>— Quel dommage, dis-je alors, que nous -n'ayons pas de chevalet pour la ficeler ; tant -pis, nous nous servirons de la table. Disposez -Miss Flaybum comme vous avez fait pour -Miss Herbert.</p> - -<p>La victime se rend compte que toute résistance -serait inutile et ne servirait qu'à aggraver -sa situation. On la débarrasse de son pantalon -et l'on étale aux yeux émerveillés des -demoiselles un magnifique postérieur plantureusement -rebondi, et un ventre blanc, avec -un mont de Vénus pourvu d'une large toison -frisée ; la pointe d'un mignon clitoris émerge -du sommet de la fente. Elles l'étendent sur la -table, bras et jambes écartés, immobilisés par -quelques conjurées et je m'asseois, comme -tout à l'heure sur son dos, pour l'empêcher de -bouger.</p> - -<p>— Ah! le joli tableau! m'exclamai-je alors ; -c'est un vrai plaisir de dompter une aussi -jolie personne. Miss Andrey Clémentine Flaybum, -vous êtes coupable d'insolence envers -moi et envers toutes ces jeunes personnes ; -vous allez commencer par rétracter l'accusation -d'ivrognerie que vous avez portée à notre -égard, et d'ailleurs, je me charge de vous convaincre -bien vite que nous possédons tout -notre sang-froid.</p> - -<p>Commençant à la fouetter lentement, je lui -dis? « Est-ce que je fouette comme une ivrognesse? -Est-ce que ma main manque de vigueur, -ou n'est-ce pas plutôt vous qui aviez -perdu votre bon sens en parlant ainsi. Est-ce -que je me sers de l'argot de taverne? J'espère -que je ne fais pas trop de mal à vos bonnes -grosses fesses, elles commencent à prendre -couleur, mais peut-être rougissent-elles seulement -de nos inconvenances?</p> - -<p>Comme je m'échauffe progressivement à -mon travail, le gros derrière se soulève à chaque -coup et les demoiselles ont grand peine à -maîtriser les jambes et les bras de la victime, -sur la figure de laquelle on peut lire la plus -profonde indignation. Elle semble résolue à -ne pas crier, tandis que je m'évertue, par des -cinglades adroitement dirigées, à lui faire manifester -sa souffrance.</p> - -<p>— Ah! ah! fais-je, en ricanant, elle s'obstine, -elle ne veut pas répondre, elle veut que -je frappe plus fort. Maria, apportez-moi une -autre verge, car celle-ci ne va plus durer longtemps. -Je commence à croire que Miss Andrey -Clémentine Flaybum est réellement ivre elle-même, -sans quoi elle ferait des excuses, aussi -je veux la rappeler à la sobriété. Que dites-vous -de cela et de cela, et de cela?</p> - -<p>Et, à chaque mot, je la cingle entre les deux -grosses joues de son fessier, et, placée comme -je suis sur elle, je meurtris les lèvres rebondies -de sa fente, qui font une saillie très visible -en haut de ses cuisses, Aussi, ne tarde-t-elle -pas à pousser des cris de souffrance : -« Ah ah! oh! c'est de la barbarie! Abominables -créatures, comment osez-vous me traiter -ainsi? »</p> - -<p>J'éclate de rire à cette apostrophe et je continue : -« Bravo! son ébriété disparaît ; encore -quelques bons coups de verge et l'effet du -champagne disparaîtra ; ce sont toujours les -ivrognes qui accusent les autres d'être ivres. -Je scande chaque phrase de si vigoureux coups -de verges que de petites traînées de sang apparaissent -à la surface de ses fesses, coulent -le long de ses cuisses et viennent perler sur -la toison de sa fente. Loin d'éveiller notre -compassion pour la victime, le tableau de sa -souffrance nous procure de si voluptueuses -sensations que j'aperçois les plus âgées d'entre -nous étendues sur le sol cuisses ouvertes -et se faisant jouir dans les positions les plus -inconvenantes.</p> - -<p>La pauvre femme hurle piteusement : « Pitié! -pitié! oh! oh! grâce! Miss Coote! c'est -trop affreux! oh! oh! je m'évanouis, je me -meurs! »</p> - -<p>Mais, en proie à une crise de férocité, je -m'écrie pour toute réponse : « Non! non! pas -de danger que vous mouriez ; un gros cul -comme le vôtre peut en supporter bien davantage, -vous êtes bien trop obstinée pour que je -vous tienne quitte à si bon marché ; la verge -vous empêchera de vous évanouir. Pourquoi? -pourquoi? pourquoi? ne vous excusez-vous -pas? Et de vigoureux coups de revers viennent -meurtrir la surface délicate de l'entrecuisses ; -la pauvre maîtresse d'école suffoque -et rugit de souffrance ; mais son orgueil -la soutient et elle ne se décide pas à faire ce -que j'exige d'elle.</p> - -<p>Fatiguée par ce violent exercice, j'ordonne, -comme intermède, d'apporter du champagne, -et je m'écrie : « Mesdemoiselles, cette pauvre -femme est si courageuse qu'il faut que nous -buvions à sa santé. Une demi-douzaine de -mes compagnes prennent alors chacune une -bouteille, et, à mon signal, tous les bouchons -sautent, dirigés vers le postérieur à vif qui -leur sert de cible. Ce divertissement est salué -par un éclat de rire général et on porte la -santé de la « brave bonne femme », plus mortifiée -que jamais de cet outrage inattendu.</p> - -<p>Ragaillardie alors, je jette le tronçon de -verge dont je me suis servi ; j'en prends une -autre et je la brandis en criant : « A la bonne -heure, voilà ce qui s'appelle une verge ; maintenant, -Miss Andrey Clémentine Flaybum, -voulez-vous nous demander pardon et reconnaître -que c'est vous qui étiez ivre, ou je vous -hache le cul? Ah! ah! voilà un gros mot que -vous ne nous auriez jamais permis de prononcer. -Peut-être ne pensiez-vous pas que -vous-même, vous aviez un cul quand vous -vous amusiez à nous fesser et à nous humilier?</p> - -<p>Cette allocution est accompagnée, bien entendu, -d'une grêle de coups, et, tandis que la -verge lourde et souple trace de rouges sillons -sur les fesses déjà en pitoyable état, la victime -hurle à fendre l'âme. A bout de forces, -se croyant sur le point de mourir, terrassée -par la souffrance, elle oublie l'indignité de sa -situation, son énergique résolution de ne pas -s'abaisser devant ses élèves, et elle demande -enfin grâce.</p> - -<p>— Pitié! sanglote-t-elle, ah! ah! grâce! -Miss Coote! Épargnez-moi! J'implore votre -miséricorde! Il a fallu que je sois ivre moi-même! -Pardonnez-moi et je ne dirai jamais -un mot de ce qui s'est passé, je vous le jure! -mais épargnez ma vie! » Les larmes interrompirent -ses supplications.</p> - -<p>— Et vous pardonnerez à tout le monde, et -vous nous remercierez de vous avoir rappelée -à la sobriété. Fi! fi donc! Miss Flaybum. -Vous être mise en pareil état! » Un violent -coup sur sa fente ponctue ces dernières paroles -et l'empêche de s'évanouir.</p> - -<p>— Oui! oui! ahh! rugit-elle, je suis désolée -de m'être oubliée à ce point! Et je vous remercie -de m'avoir corrigée avec cette fermeté. -Pitié, maintenant, pitié! Laissez-moi me mettre -à genoux et embrasser la verge.</p> - -<p>L'air terriblement piteux, elle s'agenouille -alors devant moi, ayant peine à se tenir, elle -embrasse la poignée de verges toute rouge de -son sang.</p> - -<p>Sur sa figure baignée de larmes se lisent -toutes les affres de l'humiliation, de l'orgueil -abattu, des sévices qu'elle a endurés ; sa -figure est presque aussi rouge que ses fesses, -car, pour comble d'abjection, il lui a fallu se -mettre à genoux avec tous ses vêtements encore -retroussés.</p> - -<p>Quant à moi, je ne sais quelle insatiable fureur -me possédait, je me rendais à peine -compte de ce que je faisais. Il me semblait -que ma victime s'en tirait encore à trop bon -compte. Je lui criai dans la figure : « Allons! -Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous savez -maintenant ce que c'est qu'une bonne fessée. -Voyons donc de près comme je l'ai arrangé, -votre gros cul. Tournez-le un peu devant -ma figure… là… très bien. Ma parole, il -n'est pas en trop mauvais état! Dans huit -jours, il n'y paraîtra plus. Il saigne un peu et -voilà tout! tenez! tenez! Et, passant mes -mains sur ses fesses à vif, je les lui promenai -ensuite sur la figure, en guise d'ultime outrage, -et juste au moment où elle commençait -à se ranimer un peu. On lui permit alors de -se retirer dans sa chambre.</p> - -<p>Quant à nous, réellement grises de champagne -et d'excitation, nous courûmes dans les -chambres les unes des autres, et toute la nuit -se passa dans les plus lascives jouissances et -les plus obscènes divertissements. Jamais je -n'oublierai cette dernière nuit passée à l'école. -Nous ne dormîmes pas une minute et l'arrivée -du jour mit seule un terme à nos lubriques -ébats.</p> - -<p>Miss Flaybum fut invisible le lendemain, -et la seule allusion qu'elle fit jamais à cette -mémorable scène de justice distributive fut -une somme élevée pour bris de verrerie sur la -note de nos frais de pension.</p> - -<p>Ici se termine la première partie de mes -aventures. A mon retour de voyage, je vous -raconterai la seconde.</p> - -<p class="c">Votre amie affectionnée,</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE VI</h2> - - -<p class="ind">Ma chère Nelly,</p> - -<p>Au cours de mon dernier voyage en Italie -et en Allemagne, je me suis amusée à noter -pour mes prochaines lettres, tous les incidents -qui me revenaient à la mémoire, comme susceptibles -de vous intéresser, et maintenant -que me voici encore une fois de retour, je -m'amuserai pendant les longues et tristes soirées, -à vous écrire une autre série de lettres. -Et je commence de suite.</p> - -<p>Quand je quittai l'école, mes tuteurs me -confièrent aux soins de Mlle Fosse, et nous -fûmes bientôt installées dans une de mes maisons, -située dans la banlieue ouest de Londres. -Demeuraient avec nous deux, Jane, l'ancienne -servante de mon grand-père, qui nous servait -de femme de chambre, une cuisinière appelée -Margaret et deux bonnes, Mary et Polly ; un -jeune frère de Jane appelé Charlie, remplissait -l'office de groom.</p> - -<p>Mes tuteurs jugèrent que jusqu'à ma majorité, -je pouvais me dispenser de cocher et de -valet de pied, n'ayant qu'à louer, pour faire -mes visites, mes emplettes ou aller au théâtre, -une voiture chaque fois que j'en aurais besoin. -On m'accorda mille livres par an, dont -je déduisis libéralement deux cents livres pour -Mlle Fosse, et jamais je ne lui diminuai cette -allocation élevée, car elle fut toujours pour -moi une charmante compagne, se mettant en -quatre pour favoriser mes amusements et me -préserver des dangers possibles.</p> - -<p>Ma chambre à coucher et celle de Mademoiselle -communiquaient ensemble, de sorte que -nous pouvions, la nuit comme le jour, jouir -de notre tête à tête si cela nous faisait plaisir. -La cuisinière et Mary occupaient une chambre -en haut de la maison, le page avait un petit -cabinet sur le même palier que nos chambres. -Jane et Polly, que nous appelions ainsi pour -les distinguer de l'autre Mary, occupaient -une chambre également au même étage, où se -trouvaient d'autres pièces libres pour nos invitées -éventuelles. Il y avait en haut des salles -inoccupées, dont une très spacieuse. Après -m'être consultée avec Mademoiselle, je décidai -de l'organiser en salle de punition, car -j'avais résolu de maintenir sous une discipline -sévère tout mon personnel. On y fixa des poulies -au plafond, on la meubla d'échelles, de -blocs, de crochets, d'un poste à fouetter, et -aussi d'une sorte de pilori, permettant de fixer -la pénitente en exposant seulement ses jambes -et ses fesses et en l'empêchant de voir par -qui elle était fouettée.</p> - -<p>Mademoiselle et moi, prenions grand plaisir -à nos « soirées lubriques », comme elle -avait baptisé nos séances de flagellation. De -temps à autre, pour les corser, nous faisions -venir Jane et nous la fessions dans nos chambres, -ou bien elle aidait l'une de nous à fouetter -l'autre, car je m'étais tout à fait adonnée -aux plaisirs du fouet, et j'éprouvais, de son -application, un bonheur tout spécial. Néanmoins, -ces petites débauches n'avaient pas la -même saveur que lorsque la victime ignore -l'emploi de la verge et en tâte pour la première -fois. Aussi, désirions-nous ardemment -trouver quelque coupable remplissant ces conditions -et que nous puissions sacrifier à notre -ardent désir.</p> - -<p>Notre jardinier, M. White était un homme -de confiance qui avait dépassé la quarantaine. -Sa femme était une fort accorte gaillarde d'environ -trente ans. Ils avaient deux jolies petites -filles de neuf et dix ans. Ils logeaient -dans un cottage situé à l'extrémité de notre -jardin, qui était très vaste.</p> - -<p>Mme White aimait un peu trop la toilette, -et les gages de son mari n'étant pas suffisants -pour lui permettre de se passer ses fantaisies, -elle trouva tout naturel de se procurer l'argent -nécessaire en vendant pour son propre -compte, à des voisins, moins bien pourvus que -nous, les fruits et les légumes dont ils pouvaient -avoir besoin, et qui, pensait-elle, eussent -été perdus sans cela. Son mari n'y vit -pas grand mal, car, ainsi qu'il nous le dit -plus tard, Miss Coote était très bonne et très -généreuse et ne se préoccupait jamais de ce -qu'ils prenaient pour eux-mêmes.</p> - -<p>Les deux fillettes, Minnie et Lucy étaient -chargées par leurs parents de porter ces fruits -et ces légumes à la porte du fond du jardin. -Mais, un beau jour, de grand matin, Jane les -aperçut et vint tout aussitôt me faire son rapport.</p> - -<p>J'avais, depuis longtemps, un désir irrésistible -de fesser les deux mignonnes, mais ne -pouvais le faire sans motif ; aussi, la découverte -de Jane me causa-t-elle la plus vive satisfaction.</p> - -<p>Le lendemain matin, en compagnie de mademoiselle, -je fus, par une allée extérieure, -me poster à la sortie du jardin et nous nous -plaçâmes de façon à voir tout ce qui se passerait. -Nous fûmes bientôt dédommagées de -notre dérangement, en voyant les petites filles -apporter plusieurs paniers de fruits dans la -maisonnette de leur mère.</p> - -<p>Ayant bien et dûment constaté le délit, je -retournai à la maison et fis porter au jardinier -l'ordre de comparaître devant moi avec -sa femme et ses filles.</p> - -<p>En compagnie de Mademoiselle, je les reçus -dans le salon. White et sa femme tenant -chacun une fillette par la main, s'enquirent -respectueusement du motif pour lequel je les -faisais venir.</p> - -<p>— Ne vous en doutez-vous pas un peu, malgré -votre air innocent? leur dis-je, pourquoi -donc vos enfants vont-ils tous les matins -cueillir des paniers de fruits dans le jardin?</p> - -<p>White rougit très fort et répondit d'un air -embarrassé : « Elles en apportent quelques-uns -pour notre dessert, miss.</p> - -<p>— Allons, vous ne faites qu'aggraver le vol -par le mensonge ; est-ce avec vos gages que -votre femme se paye tous les colifichets qu'elle -achète? ripostai-je d'un ton sévère.</p> - -<p>— Oh! Sally! fit-il à sa femme, réponds, je -ne comprends pas ce que Mademoiselle veut -dire.</p> - -<p>Rouge de honte, Mme White fondit en -larmes : « Oh! fit-elle, c'est ma faute! William -n'a jamais su que je vendais vos fruits, -et les pauvres petites sont innocentes. Ah! je -vous en prie, pardonnez-moi, Miss Coote!</p> - -<p>— Vous me croyez donc bien naïve? répondis-je -durement, votre mari n'ignore rien de -vos agissements, et quant à vos fillettes, vous -les dressez au vol.</p> - -<p>A ces mots, White, sa femme et les deux -petites tombèrent à genoux, me suppliant de -leur pardonner et m'affirmant qu'ils n'avaient -rien vendu.</p> - -<p>— Allons donc! répartis-je, vous valez encore -moins que je ne le pensais, car je sais, -moi, qu'il y a déjà longtemps que dure ce -manège. Et maintenant, choisissez : ou que -je vous punisse sévèrement, moi-même, ou -que je vous dénonce à la justice, auquel cas -votre affaire est claire.</p> - -<p>Tout en demandant grâce, White et sa -femme me disent qu'ils préfèrent être punis -par moi comme je le jugerai convenable, mais -me supplient d'épargner les fillettes qui n'ont -fait que ce qu'ils leur ordonnaient.</p> - -<p>— Vous prenez le parti le plus sage, leur -dis-je alors, car, si je puis avoir quelque indulgence, -la justice n'en aurait pas pour des -gueux comme vous. Vous, White, comme -vous êtes un homme, je ne sais comment vous -punir, aussi je vous tiens quitte, et j'espère -que vous serez honnête dans l'avenir. Mais -votre femme et vos filles seront fouettées -comme elles le méritent. Qu'elles m'attendent -dans ce salon, ce soir, à sept heures, et qu'elles -mettent leurs vêtements des dimanches ; -c'est compris? Je les guérirai à tout jamais de -l'envie de voler ou je ne m'appelle pas Rosa -Coote.</p> - -<p>Le pauvre White et sa femme se retirent, -l'oreille bien basse. Lorsqu'ils sont partis, -nous nous félicitons joyeusement, Mademoiselle -et moi, d'avoir pu nous procurer de pareilles -victimes.</p> - -<p>Le soir même, je suis, à l'heure fixée, dans -la salle de punitions, attendant l'arrivée des -coupables. Elles font leur entrée, l'air piteux, -quoique coquettement habillées à la dernière -mode villageoise, un bouquet à leur ceinture.</p> - -<p>Pour la clarté du récit, je me désignerai par -mon nom, comme les autres acteurs de cette -scène piquante, et ainsi que je l'ai déjà fait -dans mes lettres précédentes.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Je suis heureuse pour vous, -madame White, que vous m'ayez laissé le -soin de vous punir, car j'espère qu'après cela -vous apprécierez les avantages de l'honnêteté. -Mademoiselle Fosse, aidez Jane, je vous prie, -à préparer Minnie pour la verge. Attendez! -attachez d'abord Mme White à l'échelle, sans -quoi ses sentiments maternels la pousseraient -à intervenir. Vous préparerez également -Lucy. Si elles ne portent pas de pantalons, il -faut en trouver un pour chacune.</p> - -<p><i>Mme White</i>, les larmes aux yeux. — Oh! -Miss Coote, ma bonne demoiselle! Ne soyez -pas trop sévère pour ces pauvres petites. -J'aime mieux être trois fois plus maltraitée -moi-même.</p> - -<p>Elle est bientôt fixée par les poignets à -l'échelle, mais sans que l'on ait touché à ses -vêtements. Mes deux aides déshabillent alors -Minnie et Lucy et exposent à nos regards -leurs formes rondelettes. Mademoiselle prend -Lucy, je me charge de la plus jeune, Minnie. -Les pauvres petites sont pourpres de honte, -surtout quand nous les étendons le derrière -en l'air sur nos genoux ; elles n'ont évidemment -pas l'habitude d'être examinées ainsi.</p> - -<p><i>Miss Coote</i>, à Minnie. — Comme vous rougissez, -ma petite! Est-ce de peur ou de honte? -Ah! dame! vous allez être bien fessée! Quel -joli petit cul! Est-ce que votre maman le -fouette souvent?</p> - -<p>Je lui donne quelques bonnes claques qui -amènent le rouge sur les blanches rondeurs, -et font gigoter de façon comique la pauvre -petite, qui n'apprécie nullement ce préambule : -« Oh! oh! assez, je vous en prie, vous -me faites trop mal, Miss Coote! Je ne puis -pas endurer cela! crie-t-elle, en commençant -à pleurer.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Ainsi, petites polissonnes, -vous alliez vendre le fruit pour votre mère? -Répondez, Lucy.</p> - -<p><i>Lucy.</i> — C'est papa qui nous le donnait -pour le porter chez nous.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — La vieille histoire d'Adam -et Ève ; l'un a tenté l'autre. Alors, c'est votre -papa le coupable? Votre mère, tout à fait innocente, -hein?</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Je crois qu'il ne me sera pas -difficile de faire raconter à Minnie une autre -histoire, Mademoiselle Fosse, ce sont de petites -menteuses aussi bien que de petites voleuses. -Essayez ma méthode, Mademoiselle.</p> - -<p>De la main ouverte, j'applique une forte -claque, bientôt suivie de plusieurs autres, sur -les fesses de Minnie, qui braille et gigote -éperdument. Mademoiselle traite Lucy de la -même manière et bientôt, les fesses claquées -sont roses comme des pêches. Les deux fillettes -pleurent et crient à qui mieux mieux, rejetant -les torts d'abord sur leur père, puis sur -leur mère, lorsqu'elles voient qu'il ne sert à -rien de mentir.</p> - -<p>Je dis alors à Jane de nous apporter à chacune -une verge légère. Puis, je lui ordonne -d'attacher au poteau de punition les deux petites -victimes et de leur passer un pantalon -pour abriter leurs petites fesses rouges.</p> - -<p>Jane exécute l'ordre et les attache côte à -côte par les poignets, les bras tendus au dessus -de leur tête, la pointe de leurs pieds atteignant -juste le parquet. Elle étale ensuite deux -petits pantalons de très fine batiste, presque -aussi transparente que de la mousseline, de -sorte que la chair rose est visible au travers. -Ces pantalons avaient été choisis par elle, un -peu trop petits ; ils plaquent sur les formes -d'autant mieux que les juvéniles postérieurs -sont très développés pour leur âge. La fente -laisse, par derrière, un espace vide de six pouces -de large qui démasque un exquis morceau -de chair rouge des deux côtés de la raie des -fesses. Comme préliminaires des plaisirs que -la fessée va me procurer, je me délecte du -manège de Jane qui, pour les préparer à la -séance, dispose la chemise dans le pantalon, -leur fait lever les jambes l'une après l'autre, -leur fait prendre des postures variées, et -prend consciencieusement son temps pour -faire durer le plus possible cette délicieuse -opération.</p> - -<p>Je dis alors à Mademoiselle de m'aider à -leur donner le fouet tandis que je leur ferai la -morale.</p> - -<p>La mère est si terrifiée de voir ses deux filles -attachées pour la fessée, qu'elle veut se -jeter à genoux, bien que ses poignets fixés au-dessus -de sa tête le lui interdisent, « Oh! oh! -Miss Coote! Pitié pour mes pauvres petites!! -crie-t-elle alors. Et dire que c'est moi qui leur -vaut cela! » Et la malheureuse essaye de -joindre les deux mains comme elle a voulu se -jeter à genoux.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Faites-nous grâce de vos -pleurnicheries, vilaine femme! Nous ne faisons -que commencer. Qu'est-ce que vous dites -de ça, Minnie, et vous, Lucy? Recommencerez-vous -à me voler mon fruit, petites coquines? -Réchauffez-leur bien les fesses, Mademoiselle, -chassez-moi l'instinct du vol de leur -derrière.</p> - -<p>Les verges accomplissent leur piquante besogne -et cinglent les jolies rondeurs, dessinant -sur la peau de fines marques rouges. Les -victimes poussent des cris aigus ; leurs faces -sont pourpres ; les larmes ruissellent sur leurs -joues ; elles supplient qu'on leur pardonne, -promettant de ne plus jamais recommencer, -etc, etc.</p> - -<p>Mon amie et moi, nous sommes dans le ravissement. -La scène nous électrise, le sang -bout dans nos veines ; nos instincts sensuels -s'exaspèrent ; les cris de douleur sont pour -nos oreilles une musique délicieuse ; nous cinglons -sans ménagement les pauvres petits -culs jusqu'à ce que le sang perle sur les chairs -boursouflées. La vue de la pauvre mère -éplorée est un autre régal pour nous, car, -bien qu'elle ne soit encore que spectatrice, elle -tressaille à chaque coup de verge comme si -elle le recevait elle-même ; elle crie et sanglote -à fendre l'âme.</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Voyez un peu cette grosse -sotte! Tenez, madame White, c'est maintenant -que vous allez pouvoir pleurer!</p> - -<p>Ce qui reste des minces pantalons est déchiré -et arraché, et nous nous ruons de nouveau -à coups de verges sur les petites victimes -pantelantes et nous ne nous serions pas -arrêtées, si Jane ne nous avait fait remarquer -que Minnie était évanouie et que Lucy ne valait -guère mieux.</p> - -<p>Où les détache, on leur bassine les fesses -et la figure avec de l'eau fraîche, on leur fait -respirer des sels et on les ranime. Puis on -leur fait boire, ainsi qu'à leur mère, du champagne -additionné d'un énergique cordial.</p> - -<p>Mme White, qui a été aussi délivrée, berce -ses filles sur ses genoux ; elle les couvre de caresses -et de baisers, se lamente et pleure nerveusement -à la vue de leurs petits culs écorchés : -« Pauvres trésors! crie-t-elle, Ah! Miss -Coote! comme vous avez été barbare avec ces -pauvres innocentes!</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Je vous conseille de les appeler -innocentes, quand c'est vous-même qui -leur avez appris à voler! Attendez un peu, ça -va bientôt être votre tour de vous confesser.</p> - -<p><i>Mme White</i>, d'une voix tremblante. — Excusez-moi, -je ne sais pas ce que je dis, mon -cœur de mère saigne de voir leurs pauvres -derrières.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Lâchez-les! Mary va les -panser et elle reviendra nous aider à ranimer -leur maman qui m'a l'air terriblement déprimée.</p> - -<p>Un éclat de rire accompagne cette ironique -remarque. Jane revient bientôt et se met en -devoir de disposer Mme White pour la correction -qui l'attend.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Écartelez-la bien sur l'échelle ; -c'est la plus coupable de la bande, elle -a entraîné son mari et elle a obligé ses enfants -à participer au vol.</p> - -<p><i>Mme White.</i> — Mais je ne pensais pas que -vous vouliez garder le trop plein du jardin, il -aurait été perdu!</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Alors pourquoi votre mari -ne m'a-t-il pas demandé ce qu'il fallait en -faire? N'avez-vous pas employé cet argent à -vous acheter des rubans et des parures?</p> - -<p>La pauvre femme, très honteuse, pousse de -gros soupirs et n'essaie pas de se défendre. -Jane et Mademoiselle lui enlèvent sa belle -robe bleue et découvrent une jolie paire d'épaules -bien blanches, contrastant avec la rougeur -que la scène précédente a semée sur sa -figure et sur son cou. C'est une jolie femme -aux cheveux brun fauve, aux yeux noirs ; elle -a des bras bien ronds et des mains fraîches qui -dénotent qu'elle ne se livre pas à la maison à -des travaux trop pénibles. Ses vêtements ne -sont pas luxueux, mais très propres et coquettement -ornés de dentelles à bon marché. On -la dépouille de tout et elle reste comme ses -filles, sans culotte. Elle rougit jusqu'aux -oreilles en voyant ses charmes abondants exposés -tout nus à nos regards. Son mont de -Vénus, très proéminent, est ombragé d'une -large toison bouclée de la teinte de ses cheveux.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — En vérité, Madame White, -comment osez-vous venir vous faire fouetter -sans avoir rien pour cacher votre modestie. -C'est tout à fait inconvenant, vous blessez -notre pudeur. Comment allons-nous faire?</p> - -<p><i>Mademoiselle.</i> — Je me doutais de la chose. -Je me suis amusée, avant le dîner, à lui confectionner -un véritable tablier de feuilles de -figuier. Voyez comme cela fera bien sur elle -et fera ressortir la teinte de sa chair.</p> - -<p>La pauvre femme pleure d'humiliation à -nos remarques railleuses et à nos plaisanteries -sur les deux jolis gigots qu'elle possède et la -manière dont nous allons les faire cuire. On -lui ajuste adroitement le tablier autour des -reins et on m'apporte une superbe verge de -longs brins fraîchement coupés, élégamment -ornementés de rubans de couleur. On la fait -mettre à genoux pour embrasser l'instrument -et, répétant les mots que Jane lui souffle à -l'oreille, elle balbutie : « Ma chère… Miss -Coote… Oh! ff… fouettez-moi… je vous en -prie… bien… bien fort… car j'ai été très… -indélicate… oui… oh! pardon! pardon! ne -soyez pas trop sévère!</p> - -<p>Ces derniers mots, nullement dictés par -Jane, lui échappent malgré elle. Terrorisée -d'avance, les larmes ruissellent sur ses joues -lorsqu'on la relève pour l'étendre sur l'échelle -très inclinée ; les bras et les jambes sont écartés -autant qu'il est possible, on la ficelle étroitement, -si bien qu'elle peut à peine remuer -les jambes ou tortiller les fesses.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Vous n'avez qu'à moitié -avoué votre culpabilité, mais votre cul, bien -échauffé, réveillera vos souvenirs.</p> - -<p>La verge siffle dans l'air autour de la victime -qui frémit dans l'appréhension du coup.</p> - -<p>Soudain, vzz! vzz! vzz! Trois fois l'instrument -s'abat sur le gros derrière où il marque -son passage par des raies rouges entrecroisées, -les feuilles vertes volent dans toutes les -directions. Rudement touchée, la victime manifeste -sa souffrance par des cris aigus : « Hola! -ah! oh! ça fait trop mal! je n'en peux -plus! Épargnez-moi! » Les muscles de son -dos et de ses reins montrent par leur tension la -sensation de souffrance qu'aggrave encore sa -position écartelée.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Quoi! vous criez déjà? où -donc est votre courage? Vos filles sont moins -douillettes que vous! Au fait, criez si vous -voulez, cela vous empêchera peut-être de sentir -mes coups. Je ne fais que commencer et ne -suis pas encore bien en train. Allons! Je continue!</p> - -<p>Vzz! vzz! vzz! la verge reprend son office -et s'abat lentement et méthodiquement, pendant -deux longues minutes.</p> - -<p><i>La victime.</i> — Ah! de pareilles souffrances -sont-elles possibles! Si vous devez continuer, -j'aime mieux mourir de suite.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Taisez-vous, grosse éhontée! -Volerez-vous encore? Élèverez-vous vos -enfants dans l'honnêteté, maintenant? Que -dites-vous de cette distribution de coups de -verges? Je suis sûre que cela vous réchauffera -les fesses!</p> - -<p>Les coups se succèdent, les brindilles se brisent -au contact des fesses, non sans dégâts -pour celles-ci. Mme White hurle sa souffrance -aux échos de la salle : « Ahh! atroce! atroce! -Ce sont des fers rouges que vous m'enfoncez -dans la chair! oui! j'avoue! je l'ai mérité! -assez! assez! pitié! jamais je ne recommencerai. »</p> - -<p>Impassible, la fouetteuse poursuit son œuvre ; -le sang coule de la chair tuméfiée ; la -large surface des reins, des fesses, des cuisses, -des hanches, pas le plus petit coin n'est resté -indemne. S'enroulant autour des hanches, les -brindilles atteignent le ventre, arrachant des -poils à la sombre toison. Elles visitent l'intérieur -des cuisses, et au sommet de celles-ci, -la fente mystérieuse n'est pas davantage épargnée, -et sur ses lèvres rebondies, pointent de -fines gouttes de sang!</p> - -<p>Des feuilles de figuier déchiquetées et éparpillées, -il ne reste que les fils qui les assemblaient, -et qui pendent maintenant sur ses -fesses et ses cuisses se collant à la peau à vif. -On dirait l'armature d'un feu d'artifice tiré.</p> - -<p>Calme au début, Miss Coote semble avoir -perdu toute mesure. Elle est en proie à une -véritable frénésie et frappe à tort et à travers -avec une énergie furibonde. Elle sermonne la -victime, lui enjoint d'envoyer régulièrement -ses filles à l'église le dimanche, d'observer le -septième commandement : « Tu ne déroberas -pas le bien de ton prochain! »</p> - -<p>Comme on le pense, Mme White n'entend -pas la moitié de ces objurgations. Elle n'a -plus la force de crier. Elle balbutie : « Oh! -mon Dieu! Je m'évanouis! Que je meure pardonnée! -Tu ne voleras pas! Tu ne voleras -pas! Mon Dieu! Comme je suis punie! Enfin -elle s'évanouit et la verge la mutile encore, -alors qu'elle ne peut plus sentir les coups!</p> - -<p>Jane et Mademoiselle ont suivi la scène -d'un bout à l'autre avec un plaisir indescriptible.</p> - -<p>La malheureuse est débarrassée de ses liens. -Les traces profondes des cordes à ses poignets -et à ses chevilles sont un cruel témoignage des -tortures que sa position distendue a dû lui -causer. Quant à son derrière, à ses reins et -à ses cuisses, ce n'est plus qu'un vaste champ -de chair à vif, de cloques, de sillons rouges et -bleus ; les gouttes de sang ornent d'étoiles -rouges la toison qui garnit le bas du ventre -et celle qui encadre le réduit d'amour.</p> - -<p>Jane, Mary et Polly épongent la pauvre -femme et la soulagent de leur mieux. On la -ranime par des aspersions d'eau froide ; puis, -lorsqu'elle peut se tenir debout, on lui fait -boire plusieurs verres de champagne et on la -reconduit chez elle.</p> - -<p>Le jour suivant, me promenant dans le jardin -avec ma chère Mademoiselle, nous demandâmes -à White si sa femme s'était longtemps -ressentie de la fessée. Peu habitué à -manier les périphrases et sans s'inquiéter de -savoir s'il ne choquait pas nos chastes oreilles, -voici ce qu'il nous répondit :</p> - -<p>— Le diable m'emporte, Mademoiselle, si -j'avais jamais eu pareille nuit auparavant! -J'étais au lit et dormais quand elle est rentrée -avec les enfants. Mais elle était si échauffée -qu'elle les a laissées se coucher elles-mêmes et -a grimpé sur moi comme vous voyez quelquefois -la vache faire au taureau quand elle en a -besoin. Elle ne s'est pas inquiétée si j'étais -fatigué d'avoir pioché toute la journée. La -nuit entière, il a fallu que je lui fasse la bonne -chose. Je ne sais pas pourquoi elle était en -chaleur comme ça, car d'habitude, nous réservons -cela pour les jours de repos comme -le dimanche. Elle prétendait que ça n'avait -jamais été aussi bon! Et c'est vrai qu'elle ne -m'avait pas encore fait jouir comme ça. Seulement, -je veux être pendu si après avoir été -arrosée comme elle l'a été, elle ne me donne -pas deux jumeaux et peut-être bien trois ou -quatre!</p> - -<p>Je termine ma lettre sur ce pittoresque récit -et vous prie de me croire</p> - -<p>Votre bien affectionnée,</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE VII</h2> - - -<p class="ind">Ma chère amie,</p> - -<p>Dans ma dernière lettre je vous ai fait le -récit d'un petit larcin et du résultat qu'il eut. -Dans celle-ci, je vous parlerai d'une jolie demoiselle, -voleuse de sa nature et non par occasion. -C'est un cas de kleptomanie, comme -l'on dit aujourd'hui. Rien d'étonnant, lorsqu'on -qualifie d'un terme si extravagant ce -qui n'est, bel et bien, qu'un vol, que les gens -timorés aient presque réussi à abolir cette bonne -vieille coutume de la verge.</p> - -<p>Miss Selina Richards était une cousine de -Laura Sandon, mon ancienne condisciple et -première camarade de lit, chez miss Flaybum.</p> - -<p>Or, me trouvant en visite chez Laura, j'avais -à cette époque dix-huit ans, elle me signala -ce cas en me disant que sa cousine était -une voleuse si incorrigible que sa famille redoutait -réellement de la laisser sortir de la -maison de crainte qu'elle ne commît quelques -méfaits ; ses parents étaient obligés de l'enfermer -dans sa chambre quand ils avaient des -visiteurs, car la jeune voleuse se serait emparé -des bibelots et spécialement des bijoux -sur lesquels elle aurait pu faire main-basse, et -vous supposez, Rosa, quel terrible scandale -c'eût été pour sa famille, si on avait eu motif -de l'accuser d'une chose semblable.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Ils ne l'ont donc jamais punie -comme il fallait pour la guérir de cette abominable -manie?</p> - -<p><i>Laura.</i> — Ils l'enferment dans sa chambre -et quelquefois la mettent toute une semaine -au pain sec, mais toutes ces punitions ne font -pas plus d'effet que les réprimandes.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Ont-ils jamais essayé une bonne -fessée?</p> - -<p><i>Laura.</i> — Je ne crois pas que cela soit jamais -venu à l'idée de ses parents, ils sont -d'une sensibilité stupide.</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Ma chère Laura, je n'hésite pas -à vous avouer que je serais ravie de fouetter -cette petite voleuse. Depuis que j'ai quitté -l'école, j'ai toujours à l'esprit notre grande -séance d'adieu et je me rappelle avec ravissement -le délicieux spectacle des postérieurs -rouges, zébrés, l'humiliation et l'indignation -des victimes et, par dessus tout, leur détresse -en se voyant ainsi traitées en public. Nous -avons quelques fois entre nous des séances de -fouet comme à l'école et, il y a peu de temps, -j'ai administré une terrible fessée à la femme -de notre jardinier et à ses deux fillettes pour -avoir volé mon fruit, ce qui a été une cure radicale, -car elles sont maintenant de la plus -stricte probité. Vous devez bientôt venir me -voir, ne pourriez-vous suggérer à votre oncle -et à votre tante de vous confier Selina en leur -disant que vous me mettrez au courant de son -déplorable défaut? Ou mieux encore, vous -pourriez leur dire que vous m'en avez déjà -parlé et que je propose d'essayer de guérir -la demoiselle si toutefois ils veulent me donner -carte blanche pour m'y prendre comme -bon me semblera? Ce sera un vrai régal pour -vous, car nous mettrons à une rude épreuve la -pudeur de la demoiselle en la déshabillant et en -l'exposant. Le spectacle de ses jolies formes -nous sera rendu encore plus agréable par la -honte que nous lui ferons éprouver. Les véritables -fervents de la verge épient les impressions -de leurs victimes sur leur figure et s'en -délectent, et font tout ce qu'ils peuvent pour -aviver cette sensation d'humiliation, de même -qu'ils prolongent la torture par leur adresse -à manier la verge et à placer la victime dans -la position la plus pénible pour être fessée.</p> - -<p><i>Laura.</i> — Mais vous êtes devenu une ogresse -de cruauté, Rosa!</p> - -<p><i>Rosa</i> (en l'embrassant). — Vous le deviendrez -aussi, quand vous aurez un peu plus -d'expérience. Vous êtes de beaucoup mon aînée, -mais à cet égard, vous êtes plus jeune que -moi. Par un judicieux emploi de la verge, un -club de dames pourrait jouir des plus sensuelles -voluptés sans le secours des hommes. -J'ai l'intention d'épouser la verge (d'ailleurs -je suis déjà fiancée avec elle) et ainsi je garderai -ma fortune et mon indépendance.</p> - -<p><i>Laura.</i> — Quel dragon de vertu! Dois-je -réellement comprendre que vous satisfaites votre -sensualité en vous passant des hommes?</p> - -<p><i>Rosa.</i> — Venez et vous verrez ; je n'ai que -cela à vous dire, ma gracieuse incrédule. Arrangez-vous -simplement pour emmener la jolie -voleuse avec vous et vous n'aurez pas lieu -de regretter votre visite.</p> - -<p>Laura réussit de tout point auprès des parents -de Selina. Ceux-ci pensèrent que la visite -pourrait être réellement profitable à leur -fille et donnèrent volontiers toutes licences -quant aux punitions à lui infliger pour le cas -où elle commettrait la moindre indélicatesse.</p> - -<p>Quand elles arrivèrent à notre maison, on -donna à Selina une petite chambre pour elle -seule, tandis que Laura demanda et obtint -d'être ma compagne de lit. Rien ne fut changé -de place ni enfermé ; j'étais parfaitement sûre -de l'honnêteté de tout mon entourage et savais -que si miss Selina volait quelque chose -elle ne pouvait que cacher son butin sans -avoir l'occasion de s'en servir. Nous étions -donc sûres de rien perdre en fin de compte.</p> - -<p>Miss Richards avait reçu une éducation très -soignée ; d'une façon générale c'était une jeune -personne très intéressante d'allure modeste -et réservée.</p> - -<p>Plusieurs jours se passèrent fort agréablement -et il semblait que les doigts de notre -jeune invitée eussent perdu leur fâcheuse habitude ; -je commençai à craindre que notre victime -ne nous échappât ; mais sa réserve n'était -que l'effet d'une timidité qui devait disparaître -à mesure qu'elle se familiariserait davantage -avec nous.</p> - -<p>Quelques objets disparurent, des bijoux spécialement, -d'abord une bague avec un petit -brillant, puis une broche avec une opale entourée -de perles, des épingles, des gants et -autres menus objets, mais il nous fut impossible -de la surprendre mettant le pied dans -ma chambre, malgré une surveillance minutieuse -du matin au soir. Aussi Laura et moi -songeâmes-nous à monter la garde pendant la -nuit. Nous avions l'habitude de ne quitter la -chambre de Selina que lorsqu'elle était endormie, -avant de nous retirer dans la nôtre.</p> - -<p>Dès la nuit suivante, nous mîmes notre projet -à exécution et environ deux heures après -nous être couchées, à un moment où on devait -nous supposer profondément endormies, -les charnières de la porte grincèrent nous indiquant -que quelqu'un s'approchait en silence.</p> - -<p>Nous n'entendîmes pas marcher, mais nous -distinguâmes dans l'entrebâillement de la porte, -la demoiselle avançant la tête pour s'assurer -si le terrain était libre.</p> - -<p>Nous ne bougions pas et nos têtes étaient -invisibles dans l'ombre des rideaux du lit, tandis -qu'un rayon de lune éclairait partiellement -le reste de la chambre. Aussi silencieuse -qu'un Peau-Rouge, la jeune voleuse rampait -littéralement à quatre pattes vers la table de -toilette ; arrivée là, sans se redresser, elle promena -la main sur le meuble pour happer ce -qui pouvait s'y trouver. Nous ne la distinguions -pas, puisque nous étions couchées, -mais nous entendions distinctement le bruit -des objets glissant sur le meuble.</p> - -<p>Alors, nous jetâmes nos couvertures en l'air -en criant : « Cette fois nous vous tenons voleuse! -Je courus vers la porte pour lui couper -la retraite, tandis que Laura arrêtait gravement -notre prisonnière comme un véritable -<span lang="en" xml:lang="en">policeman</span>.</p> - -<p>Fermant la porte à clef, nous fîmes immédiatement -pencher Selina sur notre lit, ses -pieds restant à terre et lui retroussant sa chemise -de nuit nous lui administrâmes une magistrale -fessée qui lui fit pousser les hauts cris.</p> - -<p>— Oh! Oh! Miss Coote, je vous en prie, -pardonnez-moi. Laissez-moi partir, je ne recommencerai -plus. Oh! Oh! Ahhh! Je vous -le jure! » criait-elle en se débattant et en tortillant -les fesses sous nos vigoureuses claquades. -La pale clarté de la lune nous permit de -voir combien rouge était celle que nous étions -en train de fouetter. Enfin, nous la tachâmes -en lui annonçant pour le lendemain une enquête -en règle, et l'avertîmes qu'elle aurait à -nous rendre tout ce qu'elle avait volé, sinon -qu'il lui en cuirait.</p> - -<p>Je donnai ordre de l'enfermer dans sa -chambre toute la matinée, et Jane servit de -geôlier. Après le dîner, vers six heures, elle -fit comparaître la prisonnière devant moi dans -la salle de punition.</p> - -<p>Pour rendre la séance plus impressionnante, -toute la maison était présente, excepté Charlie, -le groom, car je ne jugeai pas décent d'avoir -un témoin masculin. Et l'audience commença :</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Selina Richards vous êtes -devant moi comme une voleuse prise en flagrant -délit. Avez-vous rendu tout votre butin, -petite vicieuse?</p> - -<p><i>Selina</i> (la figure écarlate et les yeux baissés). — Oh! -Oui! Oui! Je le jure! Demandez -à Jane, elle a cherché et elle n'a rien trouvé -autre chose que ce que j'ai restitué. Ah! -Miss Coote, je ne sais comment j'ai pu faire -cela. J'ai honte de moi-même et suis consternée -de ma conduite. Oh! que faire, mon Dieu! -(Elle éclate en sanglots).</p> - -<p><i>Jane.</i> — Mademoiselle, rien ne manque, -excepté votre bague que je n'ai pu trouver -nulle part.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Allons, coquine! Je sais ce -que vous valez ; n'essayez pas de m'apitoyer -Par vos simagrées et vos pleurnicheries. Qu'avez-vous -fait de ma bague? Dites?</p> - -<p><i>Selina</i> (suppliante et qui paraît sincèrement -repentante et consternée). — Oh! Je ne l'ai -jamais vue, je vous je certifie, Miss Coote, je -ne l'ai pas prise. Vous pouvez me croire ; je -suis déjà assez humiliée de ma culpabilité. J'ai -pris la bague, mais je l'ai rendue à Jane avec -tout le reste.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Je n'en crois rien et vous allez -recevoir la verge jusqu'à ce que vous confessiez -la vérité. Allons, déshabillez cette petite -voleuse, secouez et fouillez tous ses vêtements -à mesure qu'on les enlève, défaites sa -coiffure, peut-être a-t-elle caché la bague dans -ses cheveux?</p> - -<p>Malgré sa confusion, un sourire de satisfaction -éclaira son visage ce qui, sur le moment, -m'étonna quelque peu.</p> - -<p>On procéda au déshabillage et je pus remarquer -que sa satisfaction s'accentuait à mesure -qu'on la dépouillait. « Vous voyez bien -que vous ne trouvez rien », articula-t-elle, ce -qui me convainquit qu'elle avait très adroitement -caché la bague, mais je me creusais en -vain la tête pour deviner la cachette, car Jane -m'affirma que la chambre avait été feuillée -de fond en comble, y compris l'intérieur -de la literie.</p> - -<p>Quand on eut déroulé toutes les boucles de -sa chevelure, je lui fis enlever son pantalon, et -elle resta en chemise, toute confuse d'être ainsi -exposée ; ses joues naturellement colorées -avaient tourné au rouge cerise. Elle considérait -évidemment les recherches comme terminées, -aussi protesta-t-elle lorsque je donnai -l'ordre d'enlever le dernier voile.</p> - -<p>— Oh! Oh! je vous en prie, épargnez-moi -cette honte, il ne peut rien y avoir dans ma -chemise.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Mais autre part, il peut y -avoir quelque chose.</p> - -<p>Sa physionomie prit soudain un air de détresse -qui me convainquit que je n'étais plus -loin du but ; ses cuisses étaient serrées l'une -contre l'autre et elle cachait de ses deux mains -son monticule encore imberbe.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Donnez-moi une verge, Jane, -je vais la faire danser.</p> - -<p>Prenant l'instrument en main, j'en cinglai -les doigts de Selina. « Enlevez vos mains, mademoiselle -et sautez un peu! » Un second -coup s'abattit sur les fesses nues ; la cuisson fit -hurler la jeune fille, dont les cuisses demeurèrent -néanmoins serrées. De bas en haut, je -lui appliquai un troisième coup encore plus -sévère : « Ouvrirez-vous enfin vos cuisses, -mademoiselle, et danserez-vous? » Cette fois, -l'effet fut prompt. Poussant un cri terrible, la -victime se jeta sur le tapis ; mais il lui fut impossible -d'empêcher la chute de la bague qui -roula sur le parquet.</p> - -<p>Décrire la confusion, la consternation de la -malheureuse serait impossible. Maintenant -que sa culpabilité était si complètement établie, -elle était devenue pourpre, et essayait de -cacher sa figure dans ses mains ; ses fesses et -l'intérieur de ses cuisses portaient les marques -rouges que le dernier coup de verge y avait -laissées.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Regardez-moi cette petite -voleuse. Elle pense se cacher en cachant sa -figure, et elle n'a pas plus honte d'étaler ses -parties secrètes que de s'en servir pour cacher -ma bague. Voilà une ruse bien dégoûtante! -Jane remettez-lui sa chemise et son pantalon, -si elle manque de décence j'en aurai pour elle, -et je tiens à ce que la fessée se passe décemment -et dans les règles.</p> - -<p>Jane et Polly la relevèrent et lui passèrent -chemise et pantalon. Elle demeura alors devant -moi, toujours pleurant de honte et de -souffrance. Jamais je n'avais vu victime plus -délicieuse à contempler. Elle avait la carnation -mate des brunes, sa chevelure presque -noire tombait plus bas que son dos jusqu'à ses -genoux, ses globes mignons et bien ronds -pointaient impudemment leurs minuscules -boutons au-dessus de sa petite chemise qui, -par en bas lui couvrait à peine les cuisses. -Elle était, tout autour, coquettement ornée de -dentelles comme pour attirer l'attention sur ses -cuisses galbées et sur ses mollets, ceux-ci mis -en relief par des bas de soie bleue, de jolies -jarretières et d'élégantes bottines.</p> - -<p>Jane lui glissa quelques mots à l'oreille et -elle s'agenouilla humblement devant moi, me -disant d'une voix entrecoupée de sanglots :</p> - -<p>— Oh! comment puis-je oser vous parler, -chère mademoiselle Coote! Je… Je… suis si -honteuse… de moi… Me… Me pardonnerez-vous -jamais! Oh! que dois-je faire! Voulez-vous -me… me punir… comme je le mérite… -et me guérir… de… cet affreux penchant? Je -vous assure, Miss Coote, c'est plus fort que -moi! mes doigts… mes doigts… saisissent les -objets, même… quand je sais… que je n'en -ai pas besoin.</p> - -<p>Puis elle embrassa la verge et éclata en -sanglots nerveux.</p> - -<p>Selon mes instructions, la victime est allongée -sur l'échelle que je préfère d'habitude au -poteau ; m'étant munie d'une verge très souple, -faite de légers brins de baleine, qui devaient -cingler terriblement sans causer de sérieux -dommages, je me levai et me dirigeai vers -l'échelle pour commencer, mais auparavant, je -fis un peu desserrer ses liens et fis placer sous -son ventre un gros traversin de divan, puis -on resserra ses liens de façon à ce que son derrière -fut bien en saillie. Le pantalon fut épinglé -et fixé sous ses aisselles. La pauvre Selina -ne savait que trop ce qui l'attendait. Ses larmes -s'étaient arrêtées, mais elle m'implorait -piteusement, me suppliait de la pardonner, -d'attendre, de la mettre à l'épreuve, pour voir -si elle volerait encore quelque chose.</p> - -<p><i>Miss Coote</i>, riant. — Ma foi! Vous faites -une jolie poltronne! J'aurai cru qu'une voleuse -aussi intrépide montrerait plus d'énergie, -car je vous ai jusqu'ici à peine touchée. Vous -ne serez pas cinglée plus que vous ne pouvez -l'endurer. Si je ne vous guérissais pas tout de -suite de ce vice, vous recommenceriez à la -prochaine occasion.</p> - -<p><i>Selina.</i> — Mes bras et des jambes sont trop -écartés et mon pauvre derrière me cuit des -trois cinglées que vous lui avez administrées. -Oh! Grâce! Pitié! Chère miss Coote.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Je ne m'attarderai pas à écouter -de pareils enfantillages. Vous êtes aussi -menteuse que voleuse ; miss Selina, le ferez-vous -encore… dites… dites?</p> - -<p>Trois coups bien cinglants s'abattent sur la -chair exposée ; la baleine siffle dans l'air où -la fouetteuse la brandit avant de fouetter pour -mieux faire vibrer les coups.</p> - -<p><i>Selina.</i> — Ah! Ah! Ahhh! Je n'en puis -plus… Vous me lacérez avec des lanières de -fer rouge! Oh! Oh! Jamais plus je ne recommencerai!</p> - -<p>Ses fesses sont sillonnées de petites lignes -rouges et la terrible souffrance qu'elle éprouve -est encore accrue par la tension de ses chevilles -et de ses poignets, car elle ne peut s'empêcher -de sursauter à chaque coup.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Vous n'avez pas l'air d'apprécier -cela, Selina ; mais c'est vraiment pour -votre bien. Que diriez-vous si l'on vous cinglait -réellement avec un fer rouge? Vous -chanteriez une bien autre chanson. Mais je -perds mon temps : tenez… tenez… tenez… -tenez… Vous n'avez encore reçu que six -coups, pourquoi hurlez-vous comme une petite -nigaude?</p> - -<p><i>Selina</i> (poussant un cri aigu et prolongé). — Ahhh… -Ahhh… Vous me tuez… je sens que -je meurs. (Son derrière rougit de plus en -plus).</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Vous recevrez une douzaine -de coups de la verge de baleine.</p> - -<p>Et elle compte tranquillement en frappant -jusqu'à douze. Alors, elle s'arrête un moment -comme si c'était la fin ; fa victime reprend contenance -et pousse un soupir de soulagement. -Mais à ce moment miss Coote lui applique une -nouvelle cinglade en s'écriant : « Ah! Ah! -Ah! vous supposiez que c'était fini, n'est-ce -pas, ma petite, mais il s'agissait d'une douzaine -de boulanger, je donne toujours treize -pour douze, de crainte d'en oublier un et -j'aime à donner le dernier juste quand on croit -que c'est fini.</p> - -<p><i>Selina.</i> — Je sais que je l'ai bien mérité, -mais c'est si pénible. Laissez-moi, à présent, -je vous en supplie, pardonnez-moi, vous pourrez -maintenant avoir confiance en moi. En disant -ces paroles, elle frémit encore des effets -du dernier coup.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Vous laisser! Pas si vite que -cela, mademoiselle! Dans quelques minutes -vos fesses ne souffriront plus et alors, vous ne -ferez plus que rire de l'incident. C'est au tour -maintenant, de la vraie verge. Examinez-moi -celle-ci ; c'est du vrai bouleau qui pousse dans -mes propres bois ; il trempe depuis deux jours -à votre intention dans de l'eau salée pour être -tout prêt et bien piquant le moment venu. Il -vous rappellera votre crime sous des couleurs -plus vives et vous laissera des marques qui -vous rafraîchiront la mémoire pendant bien -des jours.</p> - -<p><i>Selina.</i> — Je vous en prie, donnez-moi à -boire si je dois encore tant souffrir, ma langue -est desséchée ; miss Coote, vous êtes vraiment -trop cruelle ; je ne suis pas assez âgée pour endurer -une pareille souffrance.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Soyez tranquille, vous aurez -un verre de champagne ; mais ne parlez pas -de votre jeune âge, il ne fait qu'aggraver votre -culpabilité, car vous avez déployé une abominable -précocité, un dévergondage inimaginable -chez une fille jeune comme vous l'êtes.</p> - -<p>On lui donne la boisson réconfortante et la -verge entre de nouveau en danse.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Ah ma gaillarde, les -marques de vos fesses ne s'effaceront pas de -sitôt, et je veux bien parier que tant qu'elles -subsisteront vous n'aurez pas l'idée de voler. -Allons! Encore deux douzaines, ensuite, nous -vous soignerons les fesses et vous mettrons au -lit : Un… deux… trois… quatre. La sévérité -des coups s'accentue progressivement et bientôt -le sang suinte des sillons rouges qui -marbrent la chair.</p> - -<p><i>Selina.</i> — Mère! Mère… Ah! Ahhh! Je -meurs! Ah tuez-moi bien vite si vous ne devez -pas avoir de pitié. Elle se débat dans une telle -agonie que ses muscles se contractent et -montrent par leur relief l'intensité de la souffrance.</p> - -<p><i>Miss Coote</i> (ricanant, de plus en plus excitée). — C'est -cela, appelez votre mère, elle -viendra bien vite à votre secours. Ah! Ah! -elle ne supposait guère de quelle façon je -vous guérirais quand votre papa m'a laissée -carte blanche pour vous punir à mon gré… -Cinq… six… sept…</p> - -<p>Elle continue à compter en fouettant la pauvre -fille sur les fesses et les cuisses, traçant à -chaque coup de nouveaux sillons dans la chair -gonflée. Les spectateurs sont vivement émotionnés -et semblent jouir de la vue du sang de -Selina perlant en fines gouttelettes qui roulent -jusque sur ses bas et même sur le parquet.</p> - -<p>La victime n'est pas assez vigoureuse pour -supporter longtemps ce traitement. Sa tête se -penche, ses cris et ses gémissements deviennent -de plus en plus faibles, enfin, elle -tombe en défaillance et la verge s'arrête après -le vingt-deuxième coup.</p> - -<p>Miss Coote, hors d'haleine de s'être ainsi -démenée, se laisse tomber sur un sofa près de -son amie Laura qu'elle étreint amoureusement -en lui décrivant les sensations aiguës qu'elle -a éprouvées durant l'opération ; les joues empourprées -de Laura, ses grands yeux bleus, -brillant d'un feu étrange, montrent qu'elle -partage ces sensations. Mlle Fosse et les servantes -étendent Selina sur le parquet et lui -aspergent la figure avec de l'eau, tandis que -l'une d'elles l'évente activement. Elles épongent -avec de l'eau salée son postérieur lacéré, -sous cette cuisante lotion elle revient un peu à -elle. « Où suis-je? » balbutie-t-elle d'une voix -étouffée. « Oh! je me souviens! Miss Coote -m'a haché le derrière! Oh! Oh! Ah! Il me -brûle affreusement. »</p> - -<p>On lui ingurgite alors quelques cuillerées -de cordial qui la raniment tout à fait, mais -pour mieux sentir les souffrances qu'elle endure.</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Et maintenant, pour en finir, -Mary, allez dans la cuisine chercher le pot que -vous savez et le sac de plumes.</p> - -<p><i>Selina</i> (affolée). — Oh! N'est-ce donc pas -fini? Quelles tortures me réservez-vous donc -encore?</p> - -<p><i>Miss Coote.</i> — Voici, nous ne vous ferons -pas languir, ceci va panser vos plaies et empêcher -les mouches de s'y mettre par la chaleur -que nous avons.</p> - -<p>Et tandis que Selina est maintenue debout, -Mademoiselle ayant trempé un pinceau dans le -pot de goudron liquide que lui tend Mary, en -badigeonne l'infortunée victime sur le postérieur -entier, sur le bas du ventre, à l'intérieur -des cuisses et même dans la raie des fesses -sans s'inquiéter de la barbarie de ce procédé. -Selina pousse des hurlements de honte et de -souffrance et s'écrie : « Ah! Cela est pire que -tout le reste, vous m'écorchez, la peau s'arrache! » -Et elle se tortille comme un serpent -qu'on écrase.</p> - -<p><i>Miss Coote</i> (ricanant). — Au contraire, ma -petite amie, c'est un vrai pansement que je -vous applique. Et quand nous vous aurons enduite -de bonnes plumes bien chaudes, je suis -sûre que vous n'aurez jamais éprouvé tant de -bien-être de toute votre vie.</p> - -<p>La cérémonie était aussi excitante qu'amusante. -Mais comment décrire la confusion de -la pauvre fille, lorsqu'elle se vit roulée sur -une couche de duvet qui s'attacha au goudron -dont elle était enduite. « Ah! Ah! hurla-t-elle, -cela ne finira donc pas! »</p> - -<p>On en resta pourtant là ; néanmoins, elle -n'était pas au bout de ses peines. Chaque jour, -pendant près de trois semaines, elle fut obligée -de se trousser et d'exposer à nos regards -son postérieur emplumé et subir notre inspection -et nos remarques railleuses. J'ai à peine -besoin de dire que, de ce jour, elle fut radicalement -guérie de sa kleptomanie.</p> - -<p>Ne pensez-vous pas, ma chère Nelly, qu'on -devrait bien essayer ma méthode avec les kleptomanes -de notre temps.</p> - -<p>Votre bien affectionnée,</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE VIII</h2> - - -<p class="ind">Ma chère Amie,</p> - -<p>Il n'entre pas dans mes vues de vous raconter -par le menu tous les petits incidents qu'occasionna -la rigueur de ma discipline domestique -et qui mirent maintes et maintes fois la -verge en mouvement ; je veux seulement, pour -votre amusement, vous relater ceux dont j'ai -gardé particulièrement le souvenir.</p> - -<p>La cure de Selina Richards me valut une -réputation spéciale dans un cercle étendu de -relations et d'amies. Je refusai toutefois de me -charger de guérir d'autres mauvais sujets. Par -contre, je m'occupai de fonder un club de -dames exclusivement réservé aux adeptes de -la fessée disciplinaire. Les réunions avaient -lieu dans ma maison, où mes servantes ayant -juré le secret agissaient comme membres en -surnombre sans être toutefois sur un pied -d'égalité avec les dames du Club.</p> - -<p>Le règlement imposant la plus absolue discrétion -à tous les membres, les postulantes ne -pouvaient avoir la moindre idée de ce qui les -attendait lors de leur initiation aux mystères -du « Rodney Club », comme nous l'avions -baptisé. Notre but était de faire de nos séances -de réception une occasion de nous délecter à -voir l'effroyable humiliation des initiées en se -sentant troussées, dépouillées, et exhibées pour -la fessée devant les membres du Club.</p> - -<p>Mes anciennes camarades d'école, Laura -Sandon, Louise Van Tromp, Miss Cécile Deben, -Lady Clara Wawering et trois autres -dames, outre Mlle Fosse et moi comme présidente -et intendante, furent les premières adhérentes. -Deux d'entre elles étaient mariées, mais -nous convînmes qu'on ne les désignerait que -par leur nom de jeunes filles.</p> - -<p>Lady Clara fut la première à solliciter l'admission -d'une novice ; une de ses sœurs cadettes, -qui, disait-elle, avait un peu trop de -propension pour les jeunes gens, comme elle -s'était, à diverses reprises, comportée de façon -très inconvenante, il serait fort piquant de la -sermonner et de la fouetter.</p> - -<p>On fixa un soir pour son admission et personne -ne manqua pour cette première séance -de réception.</p> - -<p>Notre grande salle de punition était tendue -tout autour de jolies tapisseries, ornée de nombreuses -glaces, brillamment illuminée et décorée -de plantes et de fleurs.</p> - -<p>Les dames du Club portaient toutes le même -costume, c'est-à-dire un corset de soie bleue -avec lacets rouges, un court jupon de tulle -blanc ne descendant pas plus bas que le genou, -de façon à montrer les jambes gantées de -bas de soie et que faisaient encore mieux valoir -de hautes bottines parisiennes. Tout le -monde était ainsi court vêtu, les autres vêtements -ayant été enlevés pour permettre toute -liberté dans les mouvements et aussi pour dégager -le cou et les seins des dames. Toutes -jeunes, belles et ardentes étaient empourprées -d'excitation anticipée ; leur poitrine marmoréenne -se soulevait d'émotion et un joli bouquet -de roses coquettement niché entre les -deux globes d'amour rehaussait encore la -blancheur lactée de leur peau.</p> - -<p>Comme présidente, j'étais assise dans un -fauteuil, assistée de chaque côté par quatre -dames. Jane et Mary se tenaient debout derrière -moi.</p> - -<p>On frappe à la porte. Lady Clara va ouvrir, -et introduit sa sœur, Lady Lucrétia Wawering, -âgée d'environ seize ans, brune, bien -proportionnée, de taille un peu au-dessus de la -moyenne ; elle a de grands yeux pensifs de -gazelle. Elle tient en main un joli bouquet et -est vêtue tout de blanc.</p> - -<p>Elle s'avance avec assez d'assurance vers -mon siège et me fait une profonde révérence. -Lady Clara dit alors : « Permettez-moi, Madame -la Présidente, et vous, Mesdames, de -vous présenter ma sœur, Lady Lucrétia, qui -désire devenir notre collègue.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Lady Lucrétia, soyez la -bienvenue dans notre confrérie. Etes-vous décidée -à nous jurer le secret et à être initiée aux -mystères de la verge?</p> - -<p><i>Lady Lucrétia.</i> — Oui, et à me soumettre -à tous vos rites et règlements.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Alors, déshabillez-vous -pour revêtir notre tenue et vous répondrez sincèrement -aux questions que je vais vous poser.</p> - -<p>Jane et Mary aident la novice à se déshabiller ; -elle rougit légèrement lorsque après que -sa robe a été enlevée, on se dispose à faire de -même pour le jupon. Elle se tourne alors vers -moi et me dit : « On ne met sûrement pas les -postulantes toutes nues, je suppose que je dois -seulement changer de costume? »</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Si, parce que vous aurez -à tâter de la verge avant de revêtir notre uniforme.</p> - -<p><i>Lucrétia</i> (devenant pourpre). — Oh! je ne -m'attendais sûrement pas à cela! C'est d'une -telle indécence!</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Dépêchons-nous! De -telles remarques sont tout à fait déplacées! -Sœur Lucrétia, vous avez déjà transgressé les -règles en discutant mes ordres souverains et -il en cuira à vos fesses.</p> - -<p><i>Lucrétia</i> (en proie à une grande confusion et -la voix toute troublée). — Je vous en prie, -laissez-moi m'excuser, je ne supposais pas que -les membres fussent exposés aux châtiments et -je pensais qu'elles s'amusaient à fouetter les -enfants indigents que les écoles leur envoyaient -pour être corrigés.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Vous vous excuserez sous -la verge. Nous avons bien autre chose à faire -ici qu'à fouetter les derrières des enfants indigents ; -bien qu'il soit du devoir de tous les -membres d'appliquer la discipline à la maison -où dans tout autre endroit où ils exercent leur -autorité.</p> - -<p>Lucrétia se tait ; mais le pourpre de sa figure -et les frémissements nerveux des coins de sa -bouche attestent qu'elle redoute l'approche de -la verge. Elle baisse les yeux d'un air contrit. -Lorsqu'elle n'a plus que son pantalon, sa chemise, -ses bas et ses bottines, elle est conduite -vers l'échelle. La présidente et les dames l'accompagnent -et l'entourent.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Placez l'échelle presque -verticale ; ficelez ses poignets tout en haut et -qu'elle ne touche le sol que par la pointe des -pieds. Si elle ose gravir sans permission le -premier barreau de l'échelle, ses fesses apprendront -ce qu'il en coûte.</p> - -<p>Les larmes aux yeux, la victime, tremblante -de honte et d'angoisse, crie en vain que la position -ordonnée doit être trop pénible et demande -grâce. Puis, lorsqu'elle sent sa chemise -roulée sous ses aisselles et son pantalon rabattu -en dessous de ses genoux, elle s'écrie : -« Pitié! chère miss Coote, laissez-moi ; il n'est -pas possible que l'on soit aussi sévère envers -une novice! »</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Je vous conseille de vous -plaindre en vérité. Nous allons vous initier aux -délicieux mystères de notre société, dont vous -serez bientôt une des adeptes les plus enthousiastes.</p> - -<p>Elle prend alors des mains de Jane une belle -verge nouée avec des rubans bleu et or et elle -en cingle légèrement le derrière nu de la victime -en lui disant : « Maintenant, priez-moi de -vous fouetter convenablement et demandez -pardon de votre ridicule résistance. »</p> - -<p><i>Lucrétia</i> (sérieusement effrayée et d'une -voix tremblante). — Oh! Est-ce bien vrai? -Est-il possible que je doive être cruellement -fouettée?</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Tenez! En voilà la -preuve, entêtée que vous êtes. C'est trop perdre -de temps! Tenez! Tenez! Tenez!</p> - -<p>Chaque mot est accompagné de bons -coups de verge dont les traces s'entrecroisent -sur la surface des fesses, semant des roses à -la place des lys. Et miss Coote continue : -« Dans une minute ou deux, vous jugerez sans -doute qu'il vaut mieux vous soumettre sans -simagrées et demander pardon. »</p> - -<p><i>La victime.</i> — Ah! Ah! Oh la! Hola! c'est -affreux! Oui! Oui! Je regrette ce que j'ai dit, -mais la verge me cingle si fort qu'on ne mesure -pas ses paroles. Oh! je vous en prie, pardonnez-moi… -punissez-moi comme je l'ai mérité, -Ah! Ah! Ah! miséricorde.</p> - -<p>En prononçant ses mots sans suite, elle se -démène et se tortille sous les piquantes cinglades -qui ont déjà marbré de pitoyable façon -sa peau sensible et délicate.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Très bien! Voilà comme -il faut parler! Mais maintenant que vous allez -être une des nôtres, il faut nous dire si vous -avez un amoureux.</p> - -<p>Un coup plus cinglant que les précédents -ponctue cette question. La victime rugit : -« Ah! Ahhh! Oh! C'est horrible. On dirait -une lame brûlante qui me déchire la peau. En -vérité, je n'ai pas d'amoureux… s'il est interdit -d'en avoir. »</p> - -<p>Mais, comme elle pose instinctivement les -pieds sur le premier barreau de l'échelle pour -soulager la tension pénible de ses poignets, -elle reçoit en travers des mollets une furieuse -cinglade qui la fait hurler de plus belle.</p> - -<p>— Comment osez-vous, Mademoiselle, bouger -sans permission, lui crie la présidente en -lui administrant une volée de coups de verges -sur les jambes et sur les fesses, la faisant danser -sous cette avalanche comme un canard sur -une plaque brûlante. « Là! Je pense que vous -allez maintenant rester en place! Revenons à -ma question », continue miss Coote, « si vous -n'avez pas d'amoureux pour le moment, vous -en avez eu avant? »</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Oh! Oh! Mon pauvre derrière! -Oh! Oui… Ah! Ah! j'en ai eu un… -mais Oh! Oh! je l'ai quitté il y a six mois! -Ah! Pitié! Ne me fouettez plus si vous voulez -que je puisse vous répondre!</p> - -<p><i>La Présidente</i> (sans cesser d'appliquer la -verge). — Encore cette chanson, sœur Lucrétia. -Vos jolies fesses rouges apprécient sans -doute cette petite régalade, sans quoi vous ne -me provoqueriez pas par vos ridicules observations. -Que dites-vous de cela? Et de cela? -N'est-ce pas que cela cingle comme il faut? -Racontez-nous quelque chose sur cet amoureux, -s'il vous plaît!</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Mes poignets sont ankylosés et -mon derrière… Oh! mon derrière me cuit, me -brûle… Non! Arrêtez… Vous voulez savoir… -sur mon amoureux… eh bien… je l'ai quitté -parce qu'il avait été inconvenant avec moi. »</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Dites-vous vrai, sœur Lucrétia, -c'est un point capital pour vous. Nous -appelons la verge le sceptre de la vérité, car il -n'y a rien de tel pour faire confesser la vérité. -Que vous a donc fait votre amoureux? Criez -tant que vous voudrez, si cela vous soulage, -cela nous amusera de vous entendre.</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Ah oui! Je crie malgré moi. -Vous m'avez si cruellement fouettée! Et bien, -il a voulu prendre des libertés avec moi et a eu -l'audace de fourrer la main sous mes jupons. -Voilà tout! Ah! Assez! Pitié! Vous ne me -laissez même pas le temps de respirer!</p> - -<p>— Etes-vous certaine que cela est bien vrai, -fait alors la présidente en se reposant un peu.</p> - -<p>Lucrétia, croyant être enfin au bout de son -épreuve, répond bien vite : « Tout à fait vrai, -chère miss Coote, voilà ce qu'il a osé me -faire! » Elle éprouve alors dans certaines régions -intimes une sorte de chaleur voluptueuse -et, sous cette impression, ferme les yeux, tandis -qu'un sourire de sensualité décèle la voluptueuse -émotion qu'elle éprouve.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Que signifie ce sourire -langoureux, sœur Lucrétia. Il me semble que -vos fesses frissonnent d'émotion. Ma question -sur votre amoureux vous a-t-elle rappelé de -plaisants souvenirs? Allons, dites-nous toute -la vérité. Vous nous en avez sûrement caché -la moitié.</p> - -<p>Et elle accompagne ces derniers mots d'une -soudaine volée de coups de verges qui, cette -fois amènent le sang à la surface de la chair.</p> - -<p><i>La victime.</i> — Ah! Ahhh! C'est trop de -barbarie! Juste quand je pensais être au bout -de mes épreuves et que j'éprouvais une chaleur -exquise à mon derrière. Non vraiment, je ne -pensais plus à mon amant!</p> - -<p>En disant ces derniers mots, elle baisse les -yeux et rougit comme une pivoine.</p> - -<p><i>La Présidente</i> (sévèrement). — Ainsi vous -persistez dans vos mensonges? Sachez que -nous sommes au courant de ce qui s'est passé -entre le jeune Aubrey et vous. Allons, la vérité -et vivement, sinon je découpe des lanières -dans la chair de vos fesses. N'essayez pas de -nous tromper. Nous connaissons les effets de -la verge et les douces sensations qu'elle procure.</p> - -<p>Tout en parlant, la présidente fait siffler la -verge sur les malheureuses fesses où elles dessinent -de longs sillons entrecroisés. S'excitant -à sa besogne, la fouetteuse semble éprouver à -chaque coup qu'elle applique, une sensation -exquise. Les cris et les supplications de Lucrétia -sont une délicieuse musique pour elle et -pour les spectatrices qui ne dissimulent pas -leur voluptueuse émotion. La victime hurle de -souffrance, elle se tortille et contorsionne ses -fesses et tout son corps, sans souci de la décence -sous la furieuse correction dont on la -gratifie.</p> - -<p>Les assistantes ont, tout d'abord, observé -la scène avec la plus stricte attention, mais, -peu à peu, leur sang circulant plus fort dans -leurs veines amène à leurs joues une rougeur -intense, et, bientôt, sous une commune impulsion, -les huit dames, Jane et Mary comprises, -prennent chacune une longue verge faite de -brins souples fraîchement cueillis et forment -un cercle autour de la présidente qui continue -à flageller la victime sur son échelle. Chacune -relève ses jupes sous son bras et s'expose entièrement -nue depuis la taille jusqu'aux genoux ; -c'est un délicieux bouquet de blanches -fesses rebondies, de cuisses nerveuses, de mollets -cambrés rehaussés de bas de soie, de jolies -jarretières, d'élégants souliers à boucles ou de -hautes bottines ; les ventres impudemment -étalés s'ornementent de toisons aux nuances -variées, brun, roux, châtain ou blond. Et sans -tarder, la danse commence. Sur les fesses -blanches et fraîches les verges mettent bientôt -une teinte rose, chacune s'évertue de son mieux -à rendre au postérieur placé devant elle les -cinglades que le sien reçoit. Des éclats de rire, -des cris perçants, des exclamations éveillent -les échos de la salle, les bras se lèvent et -s'abaissent avec ardeur! Cette scène lascive se -prolonge pendant trois ou quatre minutes. A -ce moment, sous la verge de la présidente, la -victime tombe en défaillance ; ses cris sont devenus -des sanglots, puis ils s'atténuent peu à -peu ; elle s'évanouit ; sa tête se renverse en -arrière et son derrière n'offre plus qu'une surface -à vif d'où le sang suinte et ruisselle sur -la chair blanche des cuisses.</p> - -<p>La présidente jette alors sa verge hors de -service. « Allons, mesdames, dit-elle, cessez -vos ébats, et aidez-moi à la ranimer. Elle reviendra -bien vite à elle. Vos jolis culs sont -ravissants à voir. Je veux faire partie du prochain -cercle que l'on formera.</p> - -<p>La victime est détachée de l'échelle. Sous -l'action de l'eau fraîche, de sels médicinaux, -et d'un large éventail, elle se ranime peu à peu. -Ses yeux s'entr'ouvrent et elle regarde autour -d'elle d'un air égaré : « Où suis-je, balbutie-t-elle -à voix basse, quel joli rêve! » Puis, -comme on lui a fait prendre un vigoureux cordial, -elle s'écrie : « Ah oui! Je m'en souviens! -Oh mon pauvre derrière, comme il me fait -mal! Elle frotte alors ses fesses de ses deux -mains et voyant qu'elles sont toutes couvertes -de sang, elle sanglote nerveusement : « Quel -monstre que cette miss Coote! Comme elle a -l'air de se délecter de mes tortures! Ah! si -jamais je tiens son derrière sous ma verge, -elle s'en souviendra. »</p> - -<p>Un bruyant éclat de rire accueille cette menace -et nous nous délectons toutes de la honte -et de la confusion de la pauvre Lucrétia.</p> - -<p>— Allons, sœur Lucrétia, lui dis-je alors -du courage! Il ne vous reste plus à faire que ce -que nous appelons l'ascension de l'échelle. Un -jour ou l'autre, vous pourrez prendre sans -doute votre revanche. En attendant, vous allez -voir si Louise Van Tromp est aussi sévère que -moi, et vous apprécierez sans doute sa façon -de manier la verge sur vos fesses écorchées. -Tenez, Jane, je crois qu'elle est à point pour -la seconde partie de la punition.</p> - -<p>— Oh! vous pouvez vous fier à moi pour la -faire danser comme il faut, dit alors Louise -Van Tromp ; elle n'est pas à la moitié de sa -confession. En disant cela, elle brandit et fait -souffler une belle verge neuve aux oreilles de -la victime qui manifeste une véritable terreur.</p> - -<p>Tandis que les larmes ruissellent sur ses -joues, elle s'écrie d'une voix coupée de sanglots : -« Non! non! assez! C'est horrible! -N'aurez-vous pas pitié de moi? Voyez comme -mon derrière est déjà lacéré ; je ne veux plus -que vous y touchiez! Non! vous ne me remettrez -plus sur cette affreuse échelle. » Et comme -Jane essaie de l'entraîner vers l'instrument, -elle se débat et veut fuir du côté opposé.</p> - -<p>Voyant cela, Louise lui applique en travers -des épaules un formidable coup de verge : -« Qu'est-ce qui vous prend? voulez-vous vous -laisser faire et vous dépêcher, ou gare à vos -épaules? » lui crie-t-elle en examinant d'un -œil satisfait les longues marques rouges que -la verge a tracées sur les blanches épaules de -la victime.</p> - -<p>— Aïe! aïe! oui! oui! j'obéis, gémit-elle en -tendant à Jane ses deux poignets qui sont vivement -ligotés.</p> - -<p>— Très bien, fait Louise, et maintenant, -montez les barreaux de l'échelle, mais un par -un seulement, au fur et à mesure que j'appellerai -son numéro, en commençant par le bas, -et faites attention de ne pas en monter deux à -la fois, ou il faudrait tout recommencer. Allons, -nous y sommes… Un! Ce mot est accompagné -d'un coup furibond sur les fesses -de la pauvre fille.</p> - -<p>— Ahhh! hurle-t-elle en sentant la verge -s'enfoncer dans la chair à vif ; elle a soin, -néanmoins, de ne gravir qu'un échelon.</p> - -<p>Louise décrit en l'air des moulinets avec la -verge, en disant : « Pas mal, en vérité, attention, -attention. » Et quand elle a ainsi tenu -Lucrétia dans l'angoisse, elle compte « deux » -et « trois », ponctuant chaque coup d'un nouveau -coup de l'instrument, en laissant entre -eux un intervalle suffisant pour que la victime -en éprouve le torturant effet.</p> - -<p>A chaque assaut, Lucrétia répond par un -cri perçant et articule douloureusement : « Ah! -c'est atroce! La peau de mon derrière se fend, -je sens que je suis toute déchirée. »</p> - -<p>— J'en suis charmée, riposte vivement -Louise, en regardant triomphalement les assistantes. -« Allons, continuons… et, après -avoir décrit de nouveaux moulinets, la verge -retombe violemment sur les chairs. « Quatre! -cinq! » Chaque coup arrache du sang de la -peau meurtrie. Les spectatrices contemplent -la scène avec avidité.</p> - -<p>Le pied de Lucrétia a glissé sur un échelon, -mais elle se reprend vivement avant que -Louise ait pu noter son erreur. « Encore -deux! » soupire-t-elle, calculant les échelons -qui restent à gravir.</p> - -<p>— Les cuisses droites, de façon à bien exposer -votre cul, lui dit Louise, en tapotant de -la verge le minet que cette position presque -horizontale met en saillie. Puis, « six! -sept! » Ces deux derniers coups sont appliqués -encore plus fort, mais la victime n'a pas -bronché, et d'unanimes bravos saluent son -énergie. Jane profite de sa position pour attacher -les chevilles de la patiente qui se trouve -fixée dans la position la plus favorable pour -une nouvelle flagellation.</p> - -<p>— Merci, Jane, vous avez une excellente -idée, fait Louise. Eh bien, sœur Lucrétia, il -faut nous raconter tout ce qui s'est passé entre -vous et le jeune Aubrey. Miss Coote ne vous -en a pas fait confesser la moitié.</p> - -<p>Et elle caresse les fesses tendues de petits -coups de verges. Écorchée comme est Lucrétia, -ces légers coups lui sont néanmoins pénibles, -car une grimace de souffrance crispe -ses traits.</p> - -<p>— Oh! oh! je vous en supplie! fait-elle, ne -recommencez pas! Je vous ai dit qu'il avait -pris des libertés avec moi. Que puis-je vous -dire de plus? Oh! oh! ne me touchez pas, le -moindre contact de la verge me fait un mal -affreux.</p> - -<p>— Alors, petite obstinée, répond Louise, -pourquoi persistez-vous à ne pas dire toute la -vérité? Ne l'avez-vous pas encouragé?</p> - -<p>Cette question est accompagnée de petites -cinglades qui, bien que bénignes, en comparaison -des précédentes, n'en font pas moins -tortiller le malheureux derrière à vif dans sa -fatigante position.</p> - -<p>Abreuvée de honte et de confusion, la figure -empourprée à l'idée que tant d'yeux sont braqués -sur elle, Lucrétia implore lamentablement : -« Épargnez-moi, pitié! fait-elle. Puisque -vous savez tout, n'insistez pas! Rendez-vous -compte de mes souffrances! Songez -combien est pénible une semblable confession! -Ahh!! Faut-il que vous soyez barbares -pour vous repaître ainsi de ma honte et de -mes tortures. »</p> - -<p>— Bah! bah! fait Louise, ce n'est pas si -terrible que cela. Il faut bien souffrir quelque -chose pour être des nôtres. Vous assisterez -vous-même à une scène semblable quand nous -recevrons une nouvelle novice. Mais vous me -faites perdre mon temps. Allons! Avouez! -avouez! avouez! Et trois nouveaux coups font -gigoter le malheureux postérieur.</p> - -<p>— Aïe! ah! ah!! Je vais encore m'évanouir! -Il me semble qu'on me cingle la chair avec -des fers rouges! fait Lucrétia d'une voix déchirante. -Ah! je vous ai dit qu'il m'a séduite, -et… et… je l'avoue, je n'ai pas résisté comme -j'aurais pu. J'avais envie de goûter les douceurs -de l'amour, et tout à l'heure, la verge -de votre présidente m'a rappelé ces exquises -sensations. Quand je me suis évanouie, j'ai -cru, dans mon rêve, me retrouver dans les bras -de mon amant.</p> - -<p>— A la bonne heure fait Louise, en gratifiant -encore Lucrétia de quelques coups de -verges. Nous touchons à la vérité. Mais vous -prévariquez encore et essayez d'atténuer votre -culpabilité. Voyons, est-ce lui qui vous a violentée -ou vous qui l'avez débauché?</p> - -<p>— Arrêtez, arrêtez! laissez-moi parler! fait -la néophyte. Je l'ai aperçu endormi, étendu -dans un coin écarté de notre jardin. Il dormait -si fort que je n'ai pas pu l'éveiller, mais -je me suis rendu compte ensuite qu'il feignait -seulement de dormir. Remarquant une forte -saillie dans sa culotte, je la touchai du doigt, -me demandant ce que c'était. La chose se mit -alors à grossir et à se soulever et elle devint, -sous l'étoffe, raide comme un bâton ; mon -sang bouillait ; je ne sais pas bien comment -cela a pu se faire, mais au moment où il ouvrit -les yeux, me regardant en riant, j'avais -dans la main son gros engin tout raide. Il se -dressa, s'élança sur moi et, profitant de mon -trouble, il triompha de moi sans difficultés. -Mais pareille chose arrive tôt ou tard à toutes -les filles amoureuses. A présent que je vous ai -tout dit, ayez pitié de moi, et délivrez-moi!</p> - -<p>On dénoue alors ses liens, on lui prodigue -les plus affectueux baisers et on la proclame -membre du Lady Rodney's Club.</p> - -<p>Toute meurtrie, la pauvre fille se lamente -sur son postérieur à vif : « Oh! oh! fait-elle -piteusement, je vais être des semaines avant -de pouvoir m'asseoir sans souffrance. Oh! -vous pouvez m'embrasser, après m'avoir traitée -avec une pareille barbarie! Si seulement je -pouvais vous amener Aubrey et lui donner -une bonne cinglée, il ne l'aurait pas volée! »</p> - -<p>Nous éclatâmes de rire à cette sortie, et lui -déclarâmes que nos règles s'opposaient à l'admission -de membres mâles dans notre club.</p> - -<p>Vous verrez, dans ma prochaine lettre à -quel subterfuge Lucrétia eut recours pour arriver -à ses fins.</p> - -<p>Je suis, chère Nelly, votre affectionnée</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE IX</h2> - - -<p class="ind">Ma chère amie,</p> - -<p>Les novices ne montraient pas beaucoup -d'empressement à poser leur candidature au -Lady Rodney's Club. Pourtant, trois semaines -après la séance décrite dans me dernière lettre, -Lucrétia vint me voir, très affairée, pour -m'annoncer que Maria Aubrey, la sœur de -son amant, désirait se joindre à nous ; elle me -demanda de fixer le jour de son admission.</p> - -<p>Comme la postulante n'était pas de mince -importance, qu'elle appartenait à une très -aristocratique famille, je ne fis pas d'objections ; -j'exprimai ma satisfaction de cette recrue -pour notre confrérie, et fixai à huitaine le -jour de son admission.</p> - -<p>Quand je fis part de la chose à Lady Clara, -lui demandant si elle connaissait la jeune personne, -elle me répondit que non, car celle-ci -avait été pendant plusieurs années dans une -pension en Allemagne et venait seulement de -rentrer dans sa famille.</p> - -<p>Je ne vis pas Lucrétia jusqu'au jour fixé ; -elle arriva exactement à sept heures avec sa -protégée ; celle-ci était un peu plus grande -qu'elle, assez mince ; elle avait de beaux yeux -bleus ; pour la circonstance, elle était habillée -tout de blanc. C'était, dans l'ensemble, une -jolie fille, à l'aspect tranquille, si ce n'est -l'expression singulièrement mobile de ses -yeux qui regardaient partout et semblaient -s'intéresser à tout.</p> - -<p>Nous étions toutes présentes. J'occupais, -comme d'habitude, mon siège de présidente, -entourée des autres dames. Lady Lucrétia, -présentant aussitôt la novice, la prit par la -main, la conduisit devant moi, et, après que -toutes deux se furent inclinées, elle dit : « Permettez-moi, -chère Miss Coote, et vous, mesdames, -de vous présenter Miss Maria Aubrey, -une de mes bonnes amies, qui désire faire -partie de notre société. »</p> - -<p>J'ouvris la séance et voici comment se passa -la cérémonie :</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Miss Maria Aubrey, consentez-vous -à vous soumettre à nos formalités -d'initiation et jurez-vous de vous conformer -au règlement institué par l'unanimité de nos -membres.</p> - -<p><i>Maria.</i> — Oui, je désire vivement être admise. -On reçoit tellement la verge en Allemagne -que je suis devenue fanatique de son emploi.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Nous enregistrons votre -adhésion et maintenant, il faut vous déshabiller -et prendre l'uniforme de rigueur que nous -vous avons préparé.</p> - -<p>La novice rougit et semble ne plus savoir -que dire. Lucrétia paraît jouir énormément de -son embarras. Elle murmure quelque chose à -l'oreille de Clara qui le transmet à Mlle Fosse, -qui m'en fait part : Notre novice n'est pas -Maria Aubrey, mais bien son frère Frank, -l'amant de Lucrétia, à qui elle a conseillé de -se faire passer pour sa sœur, mais sans lui -dire ce qui allait arriver, de sorte que celui-ci -était stupéfait d'avoir à se déshabiller devant -nous.</p> - -<p>J'avoue que je fus furieuse en apprenant -cette invention de Lucrétia, mais sur le conseil -que me glissa à voix basse Mlle Fosse, je continuai -comme si de rien n'était. Venez, sœur -Maria, lui fis-je, commencez à vous déshabiller. -Jane et Mary, assistez mademoiselle.</p> - -<p><i>Maria.</i> — Oh! non! non! je ne veux pas -que l'on me déshabille, j'ignorais que cela fût -obligatoire ; donnez-moi les vêtements si vous -voulez, je me retirerai dans une autre pièce -pour les mettre, mais pas devant vous, je ne -veux pas.</p> - -<p>Et, rougissant de plus en plus, elle repousse -les deux servantes qui s'avançaient vers elle.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Vous violez déjà le règlement! -Déshabillez-vous de suite, ou vous -allez recevoir la verge sans miséricorde, et -nous verrons si vous l'aimez tant que cela.</p> - -<p><i>Maria.</i> — Ah! excusez-moi! mais… mais… -vous comprendrez facilement que je n'ose pas -me déshabiller devant tant de monde.</p> - -<p>Je prends alors une formidable verge, formée -d'une bonne poignée de brins longs et -souples, solidement réunis par d'élégants rubans -bleus et rouges. Je fais un signe. Jane et -Mary, assistées par quatre ou cinq dames foncent -sur la victime, la poussent vers l'échelle, -et, en dépit de ses secousses désespérées, lui -lient chevilles et poignets avec des cordes qui -sont fixées à l'échelle. Miss Maria se trouve -ainsi complètement à notre merci, avant même -qu'elle se soit rendu compte de ce qui lui arrive.</p> - -<p><i>La Présidente</i>, s'avançant, verge en main -vers la victime : « Ah! ah! vous êtes, je le -vois, une obstinée! Allons, mesdames, dépouillez-la -de suite de son costume, enlevez-lui -ses jupons ; plus vite nous commencerons -à l'initier, mieux cela vaudra. »</p> - -<p>Tout le monde se met à l'ouvrage. Écarlate -de honte, la victime crie : « Ah! oh! je vous -en prie, ne me déshabillez pas! J'ai été trompé! -Je ne suis pas du tout une demoiselle! ne -me mettez pas nu! » Et des larmes de mortification -coulent le long de ses joues.</p> - -<p><i>La Présidente</i>, d'un ton impératif : « Arrêtez! -qu'est-ce que vous êtes, alors? un homme -ou une hermaphrodite? »</p> - -<p>Un éclat de rire général accueille cette question. -Voyant que l'interpellé reste muet de -confusion, tout le monde s'écarte. « Allez, -Miss Coote, allez! donnez à cet impudent gaillard -un avant-goût de votre verge. Il faut qu'il -avoue tout et jure de garder le secret ou on le -fouettera jusqu'à ce que mort s'ensuive.</p> - -<p><i>Le Prisonnier.</i> — Mon Dieu! dans quel guêpier -suis-je tombé! Ces monstres de femmes -vont m'assassiner! Ah! lâchez-moi et je -jure de ne jamais rien raconter!</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Nous avons le temps de -causer de cela. Ne croyez pas vous tirer à si -bon compte de votre impudent complot avec -Lady Lucrétia! Chacun de vous va être bien -fouetté sous les yeux de l'autre. Vous ne serez -point choqués de voir réciproquement vos -fesses ; nous savons que ce n'est pas la première -fois que vous vous les montrerez. Jane, -préparez sœur Lucrétia pour la punition. Il -verra ainsi ce qui l'attend lui-même.</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Ah! non! j'ai voulu seulement -lui faire une petite plaisanterie. Vous savez -que j'avais très envie de le fouetter et je n'avais -pas d'autre moyen de m'y prendre!</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — C'est possible, Miss! Nous -aurons égard à cela, et peut-être vous permettra-t-on -de donner vous-même le coup de -grâce à ses fesses. En attendant, Jane, mettez -le derrière de miss Lucrétia dans le pilori à -traverses.</p> - -<p>Abandonnant le jeune homme étroitement -ligoté à l'échelle, les dames se saisissent de -son amante qui juge toute résistance inutile. -Quelques instants après, Frank a le plaisir -de contempler son derrière rose et joufflu et -ses cuisses nerveuses émergeant des deux traverses -de bois dans lesquelles elle est fixée de -telle sorte que seule la partie inférieure de sa -personne est visible.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Mademoiselle Fosse, -veuillez administrer à notre collègue le châtiment -qu'elle a mérité pour l'offense grave -faite au club en y introduisant un homme.</p> - -<p><i>Mlle Fosse</i> (armée d'une forte verge fraîchement -cueillie). — Je ne crois pas que cette impudente -pécore ait été assez fessée lors de son -admission, sans quoi l'endolorissement de son -derrière lui aurait donné à réfléchir.</p> - -<p>Alors, vzz! vzz! vzz! vzz! quatre coups lentement -et énergiquement appliqués ponctuent -ces paroles, et Mlle Fosse poursuit : « Comment -trouvez-vous cela? Mon bras est-il -plus ou moins vigoureux que celui de Miss -Coote? »</p> - -<p>Comme les coups continuent à lui marbrer -les fesses avec une vigueur et une précision -remarquables, Lucrétia saute sur une jambe -et sur l'autre et pousse des cris perçants : -« Oh! oh! arrêtez! je demande pardon! dit-elle, -je croyais réellement qu'un jeune homme -serait une précieuse recrue pour le club. Oh! -ah! pas si fort! vous m'écorchez vive! c'est -atroce!</p> - -<p>Ces plaintes n'ont rien d'excessif, car de -longues marques rouges sillonnent les fesses -meurtries.</p> - -<p><i>Mlle Fosse.</i> — Il faut que je me dépêche, -car cela prendra un certain temps pour punir -maître Frank. Je pense qu'il se délecte du tableau -de votre châtiment. Est-ce que c'est -aussi bon que la dernière fois? Vous nous ferez -savoir quand vous ressentirez ces sensations -voluptueuses que vous avez éprouvées -ce jour-là.</p> - -<p>Tout en parlant, elle cingle sans trêve Lucrétia -sur toute la surface des fesses étalées ; -elle fait pénétrer la pointe des verges en dedans -des cuisses écartées et sur le minet à -découvert. Et pendant ce temps, Frank dévore -des yeux le postérieur de sa maîtresse ; -chaque coup qui vient marbrer les fesses semble -se communiquer à lui et le fait frissonner, -il n'a jamais éprouvé pareille sensation ; c'est -un délicieux régal pour sa sensualité.</p> - -<p>Mlle Fosse continue à s'en donner à cœur -joie et applique si fort la verge que le sang -commence bientôt à pointer sur les fesses et -les cuisses de Lucrétia. La pauvre fille se -plaint douloureusement et pousse des cris nerveux : -« Oh! oh! je m'évanouis! je succombe! » -etc. Ses cuisses et ses fesses se contorsionnent -en même temps de la plus bizarre -façon.</p> - -<p>Alors la Présidente intervient, verge en -mains et dit : « Je suppose que maître Frank -a hâte de goûter à son tour aux délices de la -verge. Épinglez-lui sa chemise aussi décemment -que possible, je désire seulement découvrir -son derrière et je ne tiens pas à ce que -le devant soit exposé à notre vue. »</p> - -<p>Frank était si absorbé à contempler l'intéressant -tableau de Lucrétia fouettée qu'il ne -s'aperçut pas qu'on épinglait sa chemise à ses -épaules. Un formidable coup de verge sur les -fesses le rappela soudain au sentiment de sa -propre situation. Il sursauta et se mordit les -lèvres. Les larmes lui montèrent aux yeux et -son visage devint brusquement écarlate. Vigoureusement -maniée, la verge retomba successivement -dix fois ; les coups résonnèrent -sur sa chair, mais aucun cri ne trahit sa souffrance -et la rougeur de sa figure témoigna -seulement de l'intense humiliation qu'il -éprouvait.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Je vous ferai bien demander -pardon, monsieur. Oserez-vous nous insulter -encore en vous glissant parmi nous déguisé -en femme?</p> - -<p>Un formidable coup, qui amène le sang aux -fesses accompagne cette question.</p> - -<p>Frank, qui aurait honte de crier devant -cette assistance féminine, s'efforce de supporter -courageusement l'épreuve ; il serre les fesses -et se mord les lèvres jusqu'au sang.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Vous êtes têtu! tant -mieux! Cela n'en sera que plus drôle pour -nous, mon garçon. Voulez-vous demander -pardon et jurer de ne jamais raconter cette -équipée à personne?</p> - -<p>La verge s'abat en même temps à toute volée, -lacérant la chair.</p> - -<p><i>Frank.</i> — Ah! ah! au secours! c'est horrible!! -Ah! mesdames, ne m'assassinez pas! -Ahh!</p> - -<p><i>La Présidente</i>, sans lui laisser un instant -de répit et frappant d'un bras inlassable : -Reviendrez-vous encore, mauvais garnement? -Allez-vous nous jurer le secret?</p> - -<p>Les cris de Frank, les sanglots de Lucrétia, -la vue de ces deux paires de fesses piteusement -accommodées, excitent les assistantes -au-delà de toute expression. Chacune s'empare -d'une verge, et la Présidente et Mademoiselle -s'étant retirées, elles apaisent à tour -de rôle leur excitation sur le fessier des deux -victimes.</p> - -<p>Elles s'aperçoivent bientôt que Lucrétia défaille -et paraît insensible à la souffrance, en -proie à une sorte de stupeur léthargique. Elles -la délivrent de ses liens, la réconfortent et la -raniment peu à peu.</p> - -<p>Quant à Frank, qui, depuis plusieurs minutes, -a imploré son pardon et demande à -grands cris de prêter le serment exigé, on reçoit -bien son serment, mais les conjurées éclatent -d'un rire sardonique quand il demande -piteusement qu'on le délivre et qu'on lui permette -de s'en aller : « Ha!! ha! » lui fait-on -de toutes parts! Il pensait en être déjà quitte! -Il devrait pourtant être content de passer par -les mains de Lucrétia, aussitôt qu'elle sera -remise!</p> - -<p><i>Frank.</i> — Tout ce qui arrive est de sa faute. -Je ne serais jamais venu, si elle ne m'avait -assuré d'une chaleureuse réception.</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Précisément! Vous ne -pouvez pas dire que vous n'en avez pas eu -une! Mais elle sera encore plus chaude avant -que vous ne vous en alliez!</p> - -<p>Après avoir avalé un cordial énergique, Lucrétia, -les yeux brillants, déclare qu'elle est -prête à exécuter ce qu'on attend d'elle. On -lui tend une belle verge et elle se met en position -pour fouetter son amant, selon la méthode -de Louise Van Tromp. Elle fait siffler -la verge au-dessus de la tête de Frank et lui -crie d'un air indigné : « Alors, vous osez insinuer -que c'est moi qui vous ai engagé à venir -ici? »</p> - -<p><i>Frank.</i> — Oh! Lucrétia! Aurez-vous le -cœur de prolonger mes tortures, maintenant -que j'ai juré tout ce qu'on a voulu?</p> - -<p>Lucrétia baisse son bras levé, et la verge -s'abat avec force sur le derrière de Frank qui -se tortille de façon comique. « Vous maintenez -cette insinuation! crie-t-elle, alors, tenez! -tenez! tenez! »</p> - -<p>Les coups se succèdent avec une violence -croissante. Lucrétia s'excite à frapper ; il -semble que le sang bouillonne dans ses veines : -« Direz-vous aussi, continue-t-elle, que -ce n'est pas vous qui m'avez séduite? Toutes -ces dames sont fixées sur votre infâme conduite -envers moi!</p> - -<p><i>Frank.</i> — Oh! oh! Cela ne finira donc pas! -Ah! que je sois pendu si j'avoue cela! -Voyons, vous savez pourtant bien que c'est -vous qui avez pris dans votre main mon… -ma…</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Ne nommez pas cet objet répugnant! -Et surveillez votre langue de vipère ; -si vous m'échauffez la bile, tant pis -pour vous!</p> - -<p>La verge va des épaules aux fesses que -Lucrétia examine après chaque coup pour -voir les nouveaux ravages qu'elle a causés.</p> - -<p>Le pauvre Frank, qui a perdu sa perruque -en se démenant trop fort, a l'air un peu plus -viril, c'est un très joli garçon, bien membré, -mais son derrière n'est naturellement pas -aussi rebondi que celui d'une femme de sa -corpulence.</p> - -<p>Excitée, échauffée par la flagellation qu'elle -a eu elle-même à subir, Lucrétia frappe comme -une furie : « Voyez! voyez! crie-t-elle, -cette horrible chose que je ne veux pas nommer -est toute raide et fait une énorme bosse -sous sa chemise, devant son ventre ; c'est impossible -de cacher cette saleté.</p> - -<p>Au lieu de la cacher, il semble que Lucrétia -cherche à la faire voir, car, en frappant sans -merci, elle s'arrange pour déranger la chemise -et la retrousser si bien que l'assistance -aperçoit à tout instant le formidable engin -long de six à sept pouces, qui se dresse au bas -du ventre, émergeant d'une touffe de poils -noirs et bouclés. Saisi d'une sorte de frénésie -érotique, le jeune homme roule des yeux -blancs, et, à chaque coup, tortille les fesses et -pousse le ventre en avant ; évidemment la -honte et la souffrance s'effacent sous l'acuité -de ses sensations voluptueuses. La fouetteuse -n'est pas moins troublée que lui. La vue des -fesses écorchées se trémoussant de façon lubrique, -accroît son ardeur : « Ah! crie-t-elle, -non seulement il essaie de me rendre plus inconvenante -que lui, mais voyez de quelle façon -cynique il s'expose à nous! »</p> - -<p>Pour mieux ponctuer sa remarque, elle cingle -d'un coup vif le membre indécemment -dressé et elle recommence à plusieurs reprises -sans lui faire perdre de sa rigidité ; mais sous -cette cinglade affreusement piquante, le malheureux -Frank rugit : « Oh! mon Dieu! mon -membre va éclater, c'est effroyable et cela me -procure une délicieuse sensation. Ah! ahh! -ahh!! c'est trop! » Et il reste les yeux levés -au ciel, les lèvres tremblantes, saisi d'on ne -sait quelle troublante émotion.</p> - -<p>Lucrétia a suspendu quelques instants la -correction ; mais soudain, elle rappelle son -amant à la question par deux ou trois terribles -cinglées sur ses fesses à vif : « Ne vous -endormez pas, monsieur et causons, s'il vous -plaît! Je pense que vous allez retirer vos honteuses -insinuations contre moi! Avez-vous, -oui ou non, profité de mon trouble quand je -vous ai vu étalant votre membre dans le jardin? -Mais répondez donc! Une demi-douzaine -de coups de verge suit cette question ; le sang -commence à couler des fesses sur les cuisses -du malheureux.</p> - -<p>Revenu à lui, celui-ci, tout confus de savoir -que l'assistance a vu son membre viril en -pleine érection, se tord sous les coups et répond -d'une voix entrecoupée de larmes : « Ah! -démon! abominable créature! Elle m'a prodigué -les plus voluptueuses caresses, elle m'a -juré un éternel amour et aujourd'hui, elle se -délecte à me martyriser. Ah! Miss Coote!! -mesdames! délivrez-moi de ses griffes! Ayez -pitié de moi!</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Pas encore! Infâme suborneur! -retirez vos honteuses allégations sur mon -compte, ou je vous enlève la peau du derrière!</p> - -<p><i>Frank.</i> — Comme c'est mal à vous, Lucrétia, -de me forcer à dire un mensonge! Oh! -mon Dieu! quoi faire? Ah! que se passe-t-il -en moi?</p> - -<p>Sous l'averse de cinglades dont sa maîtresse -lui lacérait le postérieur, le jeune homme retrouvait -évidemment le trouble lascif qu'il -avait déjà éprouvé.</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Vos cris sont délicieux! Je -m'en délecte d'autant plus que nous nous adorons -l'un et l'autre. Allez-vous… allez-vous… -allez-vous… avouer que… vous avez… menti? -ah! vous me faites passer auprès de ces dames -pour un monstre d'indécence! Etes-vous -donc sourd? Attendez, je vais vous faire entendre.</p> - -<p>Et la verge se dirige juste dans la raie des -fesses atteignant les parties les plus sensibles -et les plus délicates.</p> - -<p><i>Frank</i> semble sur le point de s'évanouir sous -cette nouvelle torture et s'écrie : « Oh! oh! -mon Dieu! tuez-moi tout de suite, je souffre -trop! »</p> - -<p><i>Lucrétia.</i> — Tant pis pour vous. Pourquoi -vous obstinez-vous à me refuser la satisfaction -que vous me devez? Pourquoi prétendez-vous -que je veux vous imposer un mensonge, -vilain gredin? Je vous ferai mourir sous la -verge si vous ne rétractez pas vos infâmes calomnies.</p> - -<p>Et la verge marche toujours, s'abattant dans -les recoins les plus délicats.</p> - -<p><i>Frank.</i> — Ah! atroce! que faut-il donc que -je dise? ah! oui! toutes ces histoires sur notre -compte sont fausses. Nous n'avons jamais -rien fait d'inconvenant ni l'un ni l'autre.</p> - -<p>Le malheureux a proféré ces paroles sans -savoir ce qu'il dit et dans le seul but de mettre -un terme à son supplice. Mais Lucrétia n'est -pas satisfaite et manifeste son mécontentement -par un coup formidable, qui arrache aux -fesses de nouvelles gouttes de sang. « Que -nous chantez-vous là, monsieur? s'écrie-t-elle. -Qui vous demande d'aller d'un extrême à l'autre? -Avouez simplement que vous avez abusé -de mon trouble et de ma frayeur. Vous ne savez -donc plus ce que vous dites? Ma parole, -je ne comprends pas qu'après vous avoir si -bien attiré le sang aux fesses, il vous monte -encore à la tête!</p> - -<p><i>Frank.</i> — Ah! oui! ah! oui! je me souviens, -maintenant! J'ai fourré mes mains sous -vos vêtements alors que vous étiez toute tremblante -et que vous ne pouviez me résister! -Voilà la vérité! Laissez-moi, maintenant! -Vous n'avez pas à craindre que j'aille dévoiler -moi-même comme j'ai été maltraité et mortifié?</p> - -<p>Ces derniers mots sont dits d'une voix mourante. -Lucrétia jette alors sa verge, qui n'est -plus qu'un tronçon ; des larmes de compassion -perlent dans le coin de ses grands yeux -voluptueux et elle s'écrie : « Mon pauvre -chéri, pourquoi avez-vous été aussi obstiné? »</p> - -<p><i>La Présidente.</i> — Qu'on le détache, qu'il -s'agenouille devant moi et nous demande pardon -du scandale qu'il a causé en s'introduisant -parmi nous, car je vois, mesdames, à -l'agitation de vos poitrines, quelle pénible -émotion ce spectacle vous a occasionnée.</p> - -<p>Mis en liberté, Frank se prosterne humblement, -il déplore d'avoir voulu s'immiscer -dans nos entretiens intimes et jure de nouveau, -de garder le secret. Mais il demande, -les larmes aux yeux, que sa terrible initiation -lui serve au moins à quelque chose et qu'on -lui permette de faire désormais partie de notre -confrérie.</p> - -<p>L'assemblée se montra favorable à sa requête -et je découvris bientôt que Lady Clara -était à la tête d'un mouvement ayant pour but -l'introduction de messieurs parmi nous.</p> - -<p>Je me hâtai de lever la séance et je ne sus -jamais combien de temps le postérieur de maître -Frank mit pour revenir à son état normal. -Mais le lendemain, sur le conseil de Mlle -Fosse, je signifiai à toutes mes collègues la -dissolution du Club, car il m'était impossible -d'autoriser dans ma propre maison des séances -de flagellation qui, par l'adjonction de -l'élément masculin eussent vite dégénéré en -orgies.</p> - -<p>Ma prochaine et dernière lettre vous entretiendra -de faits qui me sont plus strictement -personnels.</p> - -<p>Votre affectionnée,</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - -<div class="chapter"></div> - -<h2 class="nobreak">LETTRE X</h2> - - -<p class="ind">Ma chère amie,</p> - -<p>J'ai trouvé dans les papiers de grand-père -une lettre qui lui avait été écrite par une -dame. Je l'ai jugée assez curieuse pour vous -en donner connaissance.</p> - - -<p class="ind">Cher Monsieur,</p> - -<p>Nous vivons à une époque si dissolue que si -les jeunes filles ne sont pas maintenues sous -une stricte discipline et punies lorsqu'elles le -méritent, nous ne verrons bientôt plus les femmes -de la ville que paradant dans les rues et -les endroits de plaisir, et Dieu sait s'il y en -a déjà assez dans ce cas.</p> - -<p>Quand on a usé sans succès des moyens persuasifs, -les corrections, exemptes de cruauté, -mais aussi d'indulgence, s'imposent. Aucune, -selon moi, n'est plus appropriée que la fessée.</p> - -<p>Les médecins recommandent de donner la -verge aux enfants pour des fautes qui proviennent -d'un tempérament lourd et indolent, car -rien n'est plus propre à activer la circulation -du sang qu'une bonne application en pleines -fesses d'une verge fraîche et souple.</p> - -<p>A cette opinion, j'ajouterai la mienne. Je -prétends que la verge produit d'aussi excellents -effets sur les tempéraments brusques et -nerveux. Chez ces sortes d'enfants, l'idée de -honte et d'humiliation (si on les fouette devant -d'autres), ajoute énormément à l'impression -causée par les cinglades sur leurs fesses -nues, et leur laisse un souvenir d'autant plus -durable que leur intelligence est plus éveillée.</p> - -<p>Les parents qui emploient la verge avec discernement -sont infiniment plus respectés et -vénérés par leurs enfants que les parents trop -indulgents.</p> - -<p>La verge qui ne brise pas les os et ne fait -que froisser un peu la chair ne cause qu'un -dommage insignifiant en comparaison des -méfaits qu'elle peut empêcher.</p> - -<p>Je sais qu'on l'emploie assez couramment -dans les classes aisées ; mais dans celles où -elle serait le plus nécessaire, les enfants sont -abandonnés à leurs instincts dépravés, et, -faute des châtiments nécessaires, deviennent -trop souvent la honte de leurs parents…</p> - -<p>N'est-il pas préférable de fouetter une fille -quand elle est encore jeune (car les mauvaises -habitudes se contractent généralement vers -l'âge de douze à quinze ans) que de la voir, -quand elle est plus âgée, enfermée dans une -maison de correction pour des délits qu'une -bonne fessée à coups de verges l'aurait empêchée -de commettre?</p> - -<p>Certains enfants sont si obstinés, et d'une -nature si perverse que le fouet seul peut les -amender.</p> - -<p>Je connais une jeune veuve de la bonne -société qui a trois nièces et deux neveux à sa -charge ; tous ont plus de douze ans, excepté sa -propre fille, qui n'en a que sept.</p> - -<p>Une des filles est assez sage, mais les deux -autres, aussi bien que les deux garçons, sont -turbulentes. Mon amie est à cheval sur la discipline -et réprime par la verge tous les écarts -de conduite. Bien que jeune encore (elle n'a -que vingt-quatre ans), elle dresse les enfants -comme la plus expérimentée des maîtresses -d'école pourrait le faire.</p> - -<p>L'autre jour, la seconde fille, qui a environ -quatorze ans, dit à son frère qu'elle pourrait -lui montrer comment se faisaient les enfants. -Et de fait, elle l'instruisit si bien que le gamin, -qui n'a que treize ans, usa, quelques -jours après, de privautés fort inconvenantes -vis-à-vis d'une très jolie jeune fille de quinze -ans, qui sert de soubrette à mon amie.</p> - -<p>Cette fille se plaignit à sa maîtresse, qui, jugeant -sa nièce aussi coupable, si ce n'est plus, -que son neveu, envoya immédiatement acheter -un balai de bouleau neuf, car elle avait -décidé de les fouetter de belle façon.</p> - -<p>Elle choisit dans le balai les brins les plus -verts et les plus forts, et se confectionna deux -belles verges. Commençant par sa nièce, elle -lui épingla la chemise aux épaules et lui attacha -les mains par devant pour l'empêcher de -s'en protéger le postérieur. Elle lui donna -alors de la verge sur les fesses aussi fort -qu'elle put, et sans interruption jusqu'à ce -que la fatigue de son bras l'empêchât de continuer.</p> - -<p>S'étant reposée quelques minutes, elle s'empara -alors du gamin, lui rabattit la culotte aux -talons, et, avec la seconde verge, elle le fouetta -à cul nu pendant dix minutes avec une telle -vigueur que le jeune effronté se trémoussa et -rua comme un poulain pendant dix minutes et -ne cessa de hurler pendant toute la correction.</p> - -<p>Selon moi, cette dame a agi très sagement ; -une semblable correction a certainement été -profitable à ces enfants, car il vaut mieux ne -pas fouetter du tout un enfant que le fouetter -avec indulgence.</p> - -<p>Rendant la semaine dernière, visite à une -de mes amies, grande couturière établie dans -la cité, je la trouvai en proie à une violente -fureur.</p> - -<p>M'informant de la cause, elle me raconta -qu'une de ses apprenties lui avait volé une -grande louche en argent, et que, soupçonnant -tout d'abord sa bonne, elle avait été sur le -point de la faire arrêter, lorsqu'elle avait reçu -une lettre d'un honnête juif qui avait mis les -choses au point. L'apprentie était allée proposer -la louche au brocanteur qui la lui avait -achetée, mais, supposant qu'elle avait dû la -voler, il l'avait fait suivre et, ayant su où elle -entrait, offrait de rendre l'objet.</p> - -<p>— Que dites-vous d'une pareille gredinerie? -me fit-elle. Je ne corrige d'habitude mes apprenties -qu'avec la verge, mais je viens -d'acheter pour celle-ci un fouet de charretier -et je vais lui en donner jusqu'à ce qu'elle n'ait -plus vestige de peau sur le cul!</p> - -<p>— Je vous en prie, ne vous servez pas de -cet instrument meurtrier, lui répliquai-je vivement, -cela pourrait vous attirer de graves -ennuis. On se souvient encore du cas de Mme -Browning, qui, par cruauté, et pour s'amuser, -fit mourir son apprentie sous le fouet.</p> - -<p>Ce ne fut qu'avec les plus grandes difficultés -que je réussis à lui faire remplacer le fouet -par une bonne verge, et il me fallut longtemps -insister sur la barbarie de la correction infligée -avec un aussi terrible instrument pour -vaincre son obstination.</p> - -<p>Je suis obligée d'avouer que j'ai vu de mes -yeux, dans certaines familles où les parents -sont d'un tempérament violent et irritable à -l'excès, le père et la mère corriger leurs enfants -avec la première chose, fouet ou corde, -qui leur tombait sous la main.</p> - -<p>Pour être efficace, les châtiments domestiques -devraient toujours être infligés avec -sang-froid ; toute marque de colère devrait -être évitée comme susceptible d'émousser le -respect dû à leurs parents par les délinquants.</p> - -<p>Pour en revenir à mon histoire, une charrette -pleine de balais de bouleau venant à passer -en ce moment dans la rue, elle envoya une -servante en acheter deux. Ces balais sortant -de chez le fabricant étaient fabriqués avec des -branches encore vertes.</p> - -<p>Nous grimpâmes toutes deux l'escalier du -bâtiment d'arrière conduisant aux mansardes, -où la fille avait été enfermée. Elle me parut -âgée de quinze ans ; elle était excessivement -jolie et avait une peau blanche et fine.</p> - -<p>Sur le désir de mon amie, je la dépouillai -de tous ses vêtements sauf sa chemise et on la -fit asseoir à même le plancher ; les deux balais -furent jetés à terre devant elle et on lui ordonna -de choisir elle-même les plus belles -branches et d'en façonner une verge ; sa maîtresse -guidait son choix en lui désignant les -brins convenant le mieux pour fouetter son -derrière de voleuse, etc. Déjà profondément -humiliée par cette corvée, la présence d'une -étrangère ajoutait encore à l'intense mortification -de la jeune fille.</p> - -<p>Quand la verge fut confectionnée, nous attachâmes -la voleuse au pied du lit ; on lui retroussa -sa chemise, et sa patronne se mit à lui -appliquer de toutes ses forces la verge sur le -derrière et sur les cuisses.</p> - -<p>— Ah! coquine! s'écriait-elle, tout en la -fouettant, irez-vous encore me voler? Dites! -dites! dites! dites! je vais vous inculquer -l'honnêteté à coups de verges sur le derrière.</p> - -<p>— Oh mon Dieu! ô saints du ciel! oh! maîtresse! -maîtresse! criait la fille en se trémoussant -et en se démenant sous les piquantes atteintes -de l'instrument. Ah! pardonnez-moi, -je jure de ne plus rien voler jusqu'à la fin de -mes jours. Oh! oui! je le jure!</p> - -<p>Mais la maîtresse écumante de rage, continua -à la fouetter sans merci jusqu'à ce que la -verge brisée et éparpillée ne fût plus qu'un -informe tronçon et que son bras fatigué lui -refusât tout service.</p> - -<p>Elle appela alors la servante et lui ordonna -de laver les écorchures des fesses avec de -l'eau salée.</p> - -<p>Elle a l'intention de la fouetter de la même -façon quatre samedis de suite. Je crois qu'elle -a parfaitement raison d'agir ainsi, car cette -correction répétée, fera, à coup sûr, réfléchir -la jeune fille et la guérira à tout jamais de -l'envie de voler.</p> - -<p>En la quittant, sa patronne lui ordonna de -s'amuser à faire pendant la semaine, avec le -restant des balais les quatre autres verges nécessaires -aux quatre fessées promises.</p> - -<p>J'ai moi-même trois filles. L'aînée, qui a -quatorze ans, avait un penchant au mensonge, -mais je l'en ai guérie par de solides fessées. -J'ai, de la même façon, corrigé la seconde de -quelques vilaines habitudes. Quant à la troisième, -qui n'a que douze ans, elle est non seulement -paresseuse et obstinée, mais très espiègle. -Jusqu'à ce jour, je n'ai pas encore entrepris -de la réformer, mais je suis résolue à -lui faire dorénavant goûter de la verge sur les -fesses nues et tous les jours si c'est nécessaire -jusqu'à ce qu'elle s'amende.</p> - -<p>Croyez-moi, cher Sir Eyre, votre dévouée,</p> - -<p class="sign">Mary <span class="sc">Wilsox</span>.</p> - - -<p class="gap">Je reviens, maintenant à l'histoire annoncée -à la fin de ma dernière lettre. Il vous souvient, -qu'en vous donnant le détail de ma domesticité, -j'avais mentionné mon groom Charlie, -le frère de Jane ma servante préférée.</p> - -<p>C'était un joli garçon de seize ans, le favori -de toute la maison ; il était aussi imberbe -qu'une fille, avait une voix caressante et était -d'une amabilité remarquable. Bref, il était si -séduisant qu'il avait produit sur moi une impression -profonde que je n'avais, cela va sans -dire, laissé deviner à personne, surtout à lui.</p> - -<p>Dans ma seconde lettre, je vous ai dit combien -j'affectionnais Jane. Bien souvent, et surtout -quand je m'éveillais de très bonne heure -par une belle matinée d'été, je me levais, et, -en chemise de nuit, me glissais inaperçue -dans la chambre de Jane pour calmer mon agitation -entre les bras de celle-ci.</p> - -<p>Mais un matin que je m'étais levée encore -plus tôt que de coutume, en approchant de la -porte qui était entr'ouverte, j'entendis un soupir -étouffé. J'observai prudemment à l'intérieur, -et, à ma profonde stupéfaction, je vis -maître Charlie nu comme un ver, sauf sa chemise -retroussée sous ses aisselles, étendu sur -Jane également nue ; leurs lèvres étaient confondues, -et, dans l'ardeur du rut, les jambes -de ma soubrette étaient croisées sur le dos de -son frère.</p> - -<p>Mon premier mouvement fut de me retirer -silencieusement comme j'étais venue, mais ce -lubrique tableau me cloua au sol et je demeurai -témoin volontaire du lascif engagement. Le -membre viril du bel adolescent était presque -aussi fort que celui de M. Aubrey mentionné -dans ma dernière lettre ; il était raide comme -un bâton et je ne pouvais en détacher mes -yeux. Je le regardais se pousser dans le vagin, -en sortir un peu et s'y plonger avec une fougue -toujours croissante ; sa sœur l'encourageait -et l'excitait en soulevant voluptueusement -la croupe à chacune des poussées. La -porte était presque au pied du lit et comme -ils ne se doutaient guère de ma présence, je -n'eus qu'à m'agenouiller pour observer la -scène d'un bout à l'autre, sans être aperçue -d'eux.</p> - -<p>Je tremblais littéralement d'émotion. C'était -la première fois que j'assistais à pareil spectacle, -et le fait que les deux amants étaient frère -et sœur me le rendait plus piquant encore. -Ah! comme ils semblaient s'adorer et jouir -l'un de l'autre! Leurs corps étaient comme -soudés. Les lèvres du vagin de Jane semblaient -littéralement sucer l'engin fraternel, -elles le happaient, et, lorsqu'il se retirait, elles -faisaient saillie en dehors comme pour l'empêcher -de s'échapper. Trop vite à mon gré, la -conclusion arriva, et tous deux se pâmèrent en -une réciproque émission, au moment même -où mon propre minet, trop surexcité, mouillait -abondamment mes cuisses de sa virginale -émission.</p> - -<p>Pourpre, la tête en feu, en proie à une indescriptible -émotion, je me retirai silencieusement, -sans avoir été aperçue, bien résolue à -punir maître Charlie de ses amusements incestueux -avec sa sœur, et si possible, de l'accaparer -pour ma jouissance personnelle.</p> - -<p>La tentation fut irrésistible ; plus je voulais -lutter contre cette obsession et la bannir de -mes pensées, plus mon agitation augmentait ; -je ne pouvais classer de ma mémoire le voluptueux -tableau ; je brûlais de le reproduire pour -mon propre compte et ce désir me tenaillait -trop pour que ma vertu fût la plus forte.</p> - -<p>C'était un dimanche matin, Mlle Fosse allait -à Moorfields voir son confesseur et devait -assister à une conférence l'après-midi. Aussi, -dès que j'eus pris mon premier déjeuner, je -dis à Jane et aux deux autres servantes qu'elles -pourraient disposer de leur journée jusqu'à -sept heures du soir, après m'avoir préparé -un second déjeuner froid. Charlie resterait -seul avec moi pour me servir si j'en avais -besoin avec Margaret la cuisinière.</p> - -<p>Quand tout le monde fut parti, sachant que -Margaret aimait trop la société de ses casseroles -pour franchir le seuil de sa cuisine, je -sonnai mon page et lui dis de m'apporter un -citron, de l'eau glacée, du sucre, etc. Voyant -qu'il avait endossé ses beaux habits pour me -servir, je lui dis : « Charlie, je suis heureuse -de voir que vous soignez votre tenue, bien -qu'il n'y ait personne à la maison.</p> - -<p><i>Charlie</i> (d'un ton modeste). — Mais -vous, Miss, vous êtes ma maîtresse, et je tiens -à vous prouver toute ma déférence, même si -vous êtes seule.</p> - -<p><i>Moi.</i> — Vraiment, Monsieur! Vous me témoignez -un bien grand respect et vous semblez -à peine oser lever les yeux vers moi, comme si -j'étais terrible à regarder ; mais j'ai quelques -doutes à votre endroit. Allez donc me -chercher, s'il vous plaît, un long paquet ficelé -que vous trouverez sur la table de la bibliothèque.</p> - -<p>Il revient bientôt, me tend l'objet et reste -devant moi, attendant que je le congédie ou -que je lui donne de nouveaux ordres. J'ouvre -le paquet sous ses yeux et j'en tire une superbe -verge que je fais siffler à ses oreilles. Il devient -très rouge et a l'air un peu interdit : -« Savez-vous à quoi cela sert, monsieur? lui -dis-je.</p> - -<p><i>Charlie</i> (d'un air confus). — Ah! non! je -ne sais pas… à moins que ce ne soit de cela -qu'on se sert pour fouetter les filles dans les -écoles?</p> - -<p><i>Moi.</i> — Et pourquoi pas les garçons, -nigaud?</p> - -<p><i>Charlie.</i> — Ah! Miss Rosa! Vous vous moquez -de moi. Pour eux, on se sert de cannes -et de baguettes, mais… mais…</p> - -<p><i>Moi.</i> — Allons, parlez… ne restez pas le -bec ouvert pour ne rien dire, il n'y a que moi -qui puisse vous entendre.</p> - -<p><i>Charlie.</i> — C'est que… c'est que je m'étais -figuré que vous aviez peut-être l'intention de -me fouetter.</p> - -<p><i>Moi.</i> — Cela indique tout au moins que -vous n'avez pas la conscience très tranquille. -Qu'avez-vous donc fait pour mériter le fouet?</p> - -<p><i>Charlie</i> (très embarrassé). — Oh! ce n'était -qu'une idée absurde! Je n'ai pas voulu dire -que je le méritais.</p> - -<p><i>Moi.</i> — C'est une réponse adroite, maître -Charlie. Maintenant, répondez-moi. Suis-je -votre seule maîtresse?</p> - -<p>Il baissa les yeux à cette question et répondit, -en bredouillant un peu : « Naturellement, -Miss, puisque je ne suis qu'à votre service. »</p> - -<p><i>Moi.</i> — Vraiment, petit polisson! Eh bien! -vous ne vous étiez pas trompé tout à l'heure. -Cette verge vous est bien destinée. Devinez -un peu ce que j'ai vu ce matin dans la chambre -de Jane?</p> - -<p>Du coup, Charlie resta atterré. Il tomba à -mes pieds écrasé de honte et d'angoisse et se -cachant le visage dans ses deux mains, -s'écria : « Oh! mon Dieu! Qu'ai-je fait! Pourquoi -n'ai-je pas réfléchi que je serais fatalement -découvert? Miss Rosa, soyez compatissante, -ne nous dénoncez pas! Jamais nous ne -recommencerons! Punissez-nous n'importe -comment, mais que personne n'apprenne ce -que nous avons fait! »</p> - -<p><i>Moi.</i> — C'est abominable! Je ne sais vraiment -si je dois avoir pitié de vous et vous garder -le secret. Savez-vous que vous êtes coupable -d'inceste et que vous méritez la potence?</p> - -<p><i>Charlie</i> (sanglotant amèrement). — Quoi? -Pour cela? Je n'étais allé dans sa chambre, -hier soir, que pour l'embrasser. Je me suis -étendu sans y penser, à côté d'elle, et puis… -et puis… nos baisers, la chaleur de nos -corps nous ont excités… si bien que j'ai passé -la nuit à côté d'elle et que vous m'avez découvert -ce matin.</p> - -<p><i>Moi.</i> — Il vous en cuira à tous les deux! Je -vais vous fouetter, de façon à vous ôter l'envie -de recommencer, mais si jamais je vous -y reprenais, je vous ferais mettre en prison. -Maintenant, monsieur, enlevez votre veste et -votre culotte, et tournez votre derrière de mon -côté.</p> - -<p>Il avait l'air affreusement humilié en exécutant -mes ordres, mais trop terrifié pour faire -la moindre observation, et me tournant le dos, -il fut bientôt en chemise, la culotte aux talons.</p> - -<p><i>Moi.</i> — Agenouillez-vous sur cette chaise, -tournez votre figure vers le dossier, retroussez -votre chemise sous vos bras pour bien présenter -votre cul nu à la verge et si vous ne vous -comportez pas courageusement comme un -homme, j'envoie chercher un constable pour -vous conduire en prison.</p> - -<p><i>Charlie</i> (d'une voix brisée). — Oh! miss! -je ne pousserai pas un cri, ou du moins j'essaierai. -Fouettez-moi aussi fort que vous voudrez, -mais ne me dénoncez pas!</p> - -<p><i>Moi.</i> — C'est bon, monsieur! je n'ai pas -l'intention de vous épargner, car votre abominable -action ne mérite aucun ménagement. -Recommencerez-vous, infâme garnement, à -commettre des incestes avec votre sœur? Je -ne pourrai jamais frapper assez fort pour manifester -mon dégoût.</p> - -<p>J'avais commencé par lui appliquer deux -coups solides en diagonale sur ses fesses musclées. -Aussitôt un coloris intense s'était manifesté -à la surface de la peau blanche. Je laissai -s'écouler une demi-minute après ce prélude -pour le tenir dans l'angoisse, puis, de nouveau, -je lui appliquai la verge de toute la vigueur -de mon bras, et cette fois à une allure -précipitée ; la chair ne tarda pas à se couvrir -de longues raies rouges entrecroisées, soulevant -la peau et l'égratignant de place en place. -Je me plaçais, tantôt à sa droite, tantôt à sa -gauche, et observais à tour de rôle ses fesses -et sa figure sur laquelle la sueur perlait ; il -serrait les lèvres pour ne pas crier ; ses yeux -brillaient étrangement. S'il était ému, je ne -l'étais guère moins que lui.</p> - -<p>Chaque coup me faisait passer un frisson de -la tête aux pieds ; l'aspect de ses fesses, qui -commençaient à se perler de petites gouttes de -sang, m'excitait si bien que, loin de se fatiguer, -plus mon bras frappait, plus il frappait -fort.</p> - -<p>Malgré son énergie, le pauvre Charlie fut -enfin obligé d'exhaler sa souffrance : « Oh! -Oh! Ahhh! » cria-t-il. « Je ne peux plus m'empêcher -de crier! Ah! Comme ça fait souffrir! -Oh! Mon Dieu, je jure de ne plus recommencer! -Ah! la chair me brûle! »</p> - -<p>Je le tins sous la verge pendant environ -vingt minutes, il serrait les fesses, les tordait, -se tortillait, se démenait sous les morsures de -la verge comme pour trouver un soulagement, -mais ne bougeait pas de place. De temps en -temps, j'étais obligée de m'arrêter pour reprendre -haleine et cela lui donnait quelque répit, -mais bien vite ses cris étouffés, ses grognements -de souffrance me ranimaient et je -reprenais la danse. L'idée que je fouettais un -grand garçon m'émotionnait beaucoup, plus -que si c'eût été une fille. Par un phénomène -bizarre, je jouissais des souffrances que je lui -infligeais et, en même temps, j'étais toute pénétrée -d'un voluptueux penchant pour lui. A -la fin, épuisée par tout le mouvement que je -m'étais donné, je tombai sur un sofa et fermai -les yeux. En les rouvrant quelques instants -après, je vis Charlie à mes pieds, embrassant -ma main qui n'avait pas encore lâché -la verge.</p> - -<p>« Oh! miss Rosa, me dit-il, comme vous -m'avez arrangé! Et pourtant, je suis sûr -maintenant de faire quelque chose de mal pour -que vous me fouettiez de nouveau. Ça fait souffrir -et c'est exquis! Je ne peux pas dire ce -que j'ai ressenti, c'est comme de la souffrance -qui fait du bien! »</p> - -<p><i>Moi</i> (d'une voix alanguie). — Oh! Charlie! -quel vilain vous faites. Je vous défends d'embrasser -ma main. Contentez-vous d'embrasser -mon pied pour demander votre pardon.</p> - -<p><i>Charlie</i> (transporté). — Ah! miss Rosa! que -vous êtes bonne! Comment vous remercier? -Vous me permettez d'embrasser votre délicieux -petit pied!</p> - -<p>Saisissant un de mes pieds, il y pressa ardemment -ses lèvres. Son baiser fut comme une -étincelle sur une traînée de poudre, et je crus -le sentir dans mes parties les plus intimes. Je -m'enfonçai dans le sofa, lui abandonnant mes -jambes, car déjà ses lèvres étaient passées de -mon pied à mon mollet, je sentis bientôt sa -main effrontée se glisser sous le pantalon, -contre la chair de mes cuisses et, plus elle -approchait de ma grotte ombragée, moins j'avais -le désir de lui résister ; une soif inextinguible -de volupté me tenaillait. Enfin, dans -un effort je pus balbutier ; « Oh! Charlie! -Que faites-vous là! C'est très indiscret! Laissez -mes jambes tranquilles! Ah! il faut que -je vous avoue quelque chose! C'est moi qui -vous ai fouetté, mais c'est vous mon vainqueur! -En vérité, j'ai peur de vous! »</p> - -<p>Son visage écarlate était tout près du mien, -je me cachai tant bien que mal la figure dans -les mains, au même moment, un de mes pieds -toucha la chose qui dessinait sous sa chemise -une grosse protubérance : « Ah! Qu'avez-vous -donc devant vous, Charlie? » m'écriai-je.</p> - -<p>— Chère miss, répondit-il, c'est ce que Jane -appelle le « bonhomme ». Cela procure un -plaisir indescriptible!</p> - -<p><i>Moi.</i> — Ah! Charlie. Puis-je avoir entière -confiance en vous? Ma vie, mon honneur sont -entre vos mains. Ne trahissez pas, pour ma -honte, le secret que ma nature ardente ne peut -plus vous dissimuler! Ah! méchant garnement! -C'est la vue de votre manège avec votre -sœur qui m'a mise hors de moi. J'ai voulu -passer ma fièvre sur votre derrière, mais, hélas, -cette tâche a trop excité mes instincts sensuels!</p> - -<p>Il me fut impossible de continuer!</p> - -<p>Aussi bien, le cher garçon couvrait de baisers -mes seins et ma figure, ses mains curieuses -prenaient lentement possession de mes -charmes les plus secrets ; malgré moi, les -miennes faisaient de même sur lui et je lui -rendais avec usure ses brûlants baisers. Nos -lèvres étaient trop occupées pour que nous -pussions parler. Bref, l'audace du jeune homme -triompha de mes dernières résistances et -nous nageâmes dans un océan de volupté. Naturellement, -j'éprouvai une légère souffrance -quand l'envahisseur déchira ma membrane -sous sa fougueuse poussée, mais elle disparut -bien vite sous l'impression d'exquise volupté -que j'éprouvai ensuite.</p> - -<p>Il renouvela plusieurs fois ses prouesses, ce -qui finit par le fatiguer ; j'eus alors, de nouveau, -recours à la verge pour le remettre en -état de me satisfaire ; puis, lorsque je -craignis de l'épuiser en exigeant de lui -plus que la nature ne lui permettait, -j'obtins qu'il me fouettât lui-même pour -prolonger mes voluptueuses sensations. -Après les douceurs du baisage, la fessée -est délicieuse si elle est adroitement appliquée! -Mon jeune amant voulait encore me -faire jouir, mais je m'y refusai, lui promettant -que je le laisserais venir le soir même dans ma -chambre et qu'il m'aurait à lui toute la nuit. -D'ici là il aurait le temps de reprendre les -forces nécessaires…</p> - -<p>Cette liaison avec mon page dura trois ou -quatre années pendant lesquelles j'épuisai la -coupe de toutes les voluptés ; puis je fus -obligée de me séparer de lui en raison de son -apparence trop virile et pour ne pas éveiller -la médisance. Un peu plus tard, sur mes conseils, -et avec mon aide, il se maria, entra dans -les affaires où il fit son chemin. Tant qu'il -vécut, nous goûtâmes secrètement, de temps -à autre, les douceurs d'une passion toujours -vivace.</p> - -<p>Vous avez fréquemment voulu savoir pourquoi -je ne me suis pas mariée. Deux choses -m'en ont empêchée. La première, mon amour -de l'indépendance et ma répulsion à être soumise -à quelqu'un, quelque amour que j'eusse -pu avoir pour lui. Peut-être aurais-je néanmoins -passé outre à cette disposition de mon -caractère, mais la seconde raison était péremptoire. -Je ne pouvais donner un second pucelage, -et comme je ne voulais pas aller à l'autel -sans cet article indispensable aux filles qui -s'enrôlent sous la bannière de l'hyménée, je -me décidai à me passer définitivement de mari!</p> - -<p>Le pauvre Charlie mourut dans toute la force -de l'âge, à trente-cinq ans, et, avant de -mourir, il me remit un paquet de lettres ayant -trait à ses aventures amoureuses. En les lisant, -je vis qu'il ne m'avait pas été très fidèle, -même quand il était encore à mon service. -Mais, paix à sa mémoire! Je n'ai jamais, malgré -cela, regretté de m'être donnée à lui.</p> - -<p>Peut-être mettrai-je un jour sous vos yeux le -récit de ses aventures, en attendant je termine -avec cette lettre la relation de mes expériences -personnelles.</p> - -<p>Croyez-moi,</p> - -<p class="c">Votre affectionnée,</p> - -<p class="sign">Rosa <span class="sc">Belinda Coote</span>.</p> - - -<div style='display:block; margin-top:4em'>*** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK MÉMOIRES DE MISS COOTE ***</div> -<div style='text-align:left'> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Updated editions will replace the previous one—the old editions will -be renamed. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Creating the works from print editions not protected by U.S. copyright -law means that no one owns a United States copyright in these works, -so the Foundation (and you!) can copy and distribute it in the United -States without permission and without paying copyright -royalties. Special rules, set forth in the General Terms of Use part -of this license, apply to copying and distributing Project -Gutenberg™ electronic works to protect the PROJECT GUTENBERG™ -concept and trademark. Project Gutenberg is a registered trademark, -and may not be used if you charge for an eBook, except by following -the terms of the trademark license, including paying royalties for use -of the Project Gutenberg trademark. If you do not charge anything for -copies of this eBook, complying with the trademark license is very -easy. You may use this eBook for nearly any purpose such as creation -of derivative works, reports, performances and research. Project -Gutenberg eBooks may be modified and printed and given away--you may -do practically ANYTHING in the United States with eBooks not protected -by U.S. copyright law. Redistribution is subject to the trademark -license, especially commercial redistribution. -</div> - -<div style='margin:0.83em 0; font-size:1.1em; text-align:center'>START: FULL LICENSE<br /> -<span style='font-size:smaller'>THE FULL PROJECT GUTENBERG LICENSE<br /> -PLEASE READ THIS BEFORE YOU DISTRIBUTE OR USE THIS WORK</span> -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -To protect the Project Gutenberg™ mission of promoting the free -distribution of electronic works, by using or distributing this work -(or any other work associated in any way with the phrase “Project -Gutenberg”), you agree to comply with all the terms of the Full -Project Gutenberg™ License available with this file or online at -www.gutenberg.org/license. -</div> - -<div style='display:block; font-size:1.1em; margin:1em 0; font-weight:bold'> -Section 1. General Terms of Use and Redistributing Project Gutenberg™ electronic works -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.A. By reading or using any part of this Project Gutenberg™ -electronic work, you indicate that you have read, understand, agree to -and accept all the terms of this license and intellectual property -(trademark/copyright) agreement. If you do not agree to abide by all -the terms of this agreement, you must cease using and return or -destroy all copies of Project Gutenberg™ electronic works in your -possession. If you paid a fee for obtaining a copy of or access to a -Project Gutenberg™ electronic work and you do not agree to be bound -by the terms of this agreement, you may obtain a refund from the person -or entity to whom you paid the fee as set forth in paragraph 1.E.8. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.B. “Project Gutenberg” is a registered trademark. It may only be -used on or associated in any way with an electronic work by people who -agree to be bound by the terms of this agreement. There are a few -things that you can do with most Project Gutenberg™ electronic works -even without complying with the full terms of this agreement. See -paragraph 1.C below. There are a lot of things you can do with Project -Gutenberg™ electronic works if you follow the terms of this -agreement and help preserve free future access to Project Gutenberg™ -electronic works. See paragraph 1.E below. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.C. The Project Gutenberg Literary Archive Foundation (“the -Foundation” or PGLAF), owns a compilation copyright in the collection -of Project Gutenberg™ electronic works. Nearly all the individual -works in the collection are in the public domain in the United -States. If an individual work is unprotected by copyright law in the -United States and you are located in the United States, we do not -claim a right to prevent you from copying, distributing, performing, -displaying or creating derivative works based on the work as long as -all references to Project Gutenberg are removed. Of course, we hope -that you will support the Project Gutenberg™ mission of promoting -free access to electronic works by freely sharing Project Gutenberg™ -works in compliance with the terms of this agreement for keeping the -Project Gutenberg™ name associated with the work. You can easily -comply with the terms of this agreement by keeping this work in the -same format with its attached full Project Gutenberg™ License when -you share it without charge with others. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.D. The copyright laws of the place where you are located also govern -what you can do with this work. Copyright laws in most countries are -in a constant state of change. If you are outside the United States, -check the laws of your country in addition to the terms of this -agreement before downloading, copying, displaying, performing, -distributing or creating derivative works based on this work or any -other Project Gutenberg™ work. The Foundation makes no -representations concerning the copyright status of any work in any -country other than the United States. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E. Unless you have removed all references to Project Gutenberg: -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.1. The following sentence, with active links to, or other -immediate access to, the full Project Gutenberg™ License must appear -prominently whenever any copy of a Project Gutenberg™ work (any work -on which the phrase “Project Gutenberg” appears, or with which the -phrase “Project Gutenberg” is associated) is accessed, displayed, -performed, viewed, copied or distributed: -</div> - -<blockquote> - <div style='display:block; margin:1em 0'> - This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and most - other parts of the world at no cost and with almost no restrictions - whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms - of the Project Gutenberg License included with this eBook or online - at <a href="https://www.gutenberg.org">www.gutenberg.org</a>. If you - are not located in the United States, you will have to check the laws - of the country where you are located before using this eBook. - </div> -</blockquote> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.2. If an individual Project Gutenberg™ electronic work is -derived from texts not protected by U.S. copyright law (does not -contain a notice indicating that it is posted with permission of the -copyright holder), the work can be copied and distributed to anyone in -the United States without paying any fees or charges. If you are -redistributing or providing access to a work with the phrase “Project -Gutenberg” associated with or appearing on the work, you must comply -either with the requirements of paragraphs 1.E.1 through 1.E.7 or -obtain permission for the use of the work and the Project Gutenberg™ -trademark as set forth in paragraphs 1.E.8 or 1.E.9. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.3. If an individual Project Gutenberg™ electronic work is posted -with the permission of the copyright holder, your use and distribution -must comply with both paragraphs 1.E.1 through 1.E.7 and any -additional terms imposed by the copyright holder. Additional terms -will be linked to the Project Gutenberg™ License for all works -posted with the permission of the copyright holder found at the -beginning of this work. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.4. Do not unlink or detach or remove the full Project Gutenberg™ -License terms from this work, or any files containing a part of this -work or any other work associated with Project Gutenberg™. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.5. Do not copy, display, perform, distribute or redistribute this -electronic work, or any part of this electronic work, without -prominently displaying the sentence set forth in paragraph 1.E.1 with -active links or immediate access to the full terms of the Project -Gutenberg™ License. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.6. You may convert to and distribute this work in any binary, -compressed, marked up, nonproprietary or proprietary form, including -any word processing or hypertext form. However, if you provide access -to or distribute copies of a Project Gutenberg™ work in a format -other than “Plain Vanilla ASCII” or other format used in the official -version posted on the official Project Gutenberg™ website -(www.gutenberg.org), you must, at no additional cost, fee or expense -to the user, provide a copy, a means of exporting a copy, or a means -of obtaining a copy upon request, of the work in its original “Plain -Vanilla ASCII” or other form. Any alternate format must include the -full Project Gutenberg™ License as specified in paragraph 1.E.1. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.7. Do not charge a fee for access to, viewing, displaying, -performing, copying or distributing any Project Gutenberg™ works -unless you comply with paragraph 1.E.8 or 1.E.9. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.8. You may charge a reasonable fee for copies of or providing -access to or distributing Project Gutenberg™ electronic works -provided that: -</div> - -<div style='margin-left:0.7em;'> - <div style='text-indent:-0.7em'> - • You pay a royalty fee of 20% of the gross profits you derive from - the use of Project Gutenberg™ works calculated using the method - you already use to calculate your applicable taxes. The fee is owed - to the owner of the Project Gutenberg™ trademark, but he has - agreed to donate royalties under this paragraph to the Project - Gutenberg Literary Archive Foundation. Royalty payments must be paid - within 60 days following each date on which you prepare (or are - legally required to prepare) your periodic tax returns. Royalty - payments should be clearly marked as such and sent to the Project - Gutenberg Literary Archive Foundation at the address specified in - Section 4, “Information about donations to the Project Gutenberg - Literary Archive Foundation.” - </div> - - <div style='text-indent:-0.7em'> - • You provide a full refund of any money paid by a user who notifies - you in writing (or by e-mail) within 30 days of receipt that s/he - does not agree to the terms of the full Project Gutenberg™ - License. You must require such a user to return or destroy all - copies of the works possessed in a physical medium and discontinue - all use of and all access to other copies of Project Gutenberg™ - works. - </div> - - <div style='text-indent:-0.7em'> - • You provide, in accordance with paragraph 1.F.3, a full refund of - any money paid for a work or a replacement copy, if a defect in the - electronic work is discovered and reported to you within 90 days of - receipt of the work. - </div> - - <div style='text-indent:-0.7em'> - • You comply with all other terms of this agreement for free - distribution of Project Gutenberg™ works. - </div> -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.E.9. If you wish to charge a fee or distribute a Project -Gutenberg™ electronic work or group of works on different terms than -are set forth in this agreement, you must obtain permission in writing -from the Project Gutenberg Literary Archive Foundation, the manager of -the Project Gutenberg™ trademark. Contact the Foundation as set -forth in Section 3 below. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F.1. Project Gutenberg volunteers and employees expend considerable -effort to identify, do copyright research on, transcribe and proofread -works not protected by U.S. copyright law in creating the Project -Gutenberg™ collection. Despite these efforts, Project Gutenberg™ -electronic works, and the medium on which they may be stored, may -contain “Defects,” such as, but not limited to, incomplete, inaccurate -or corrupt data, transcription errors, a copyright or other -intellectual property infringement, a defective or damaged disk or -other medium, a computer virus, or computer codes that damage or -cannot be read by your equipment. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F.2. LIMITED WARRANTY, DISCLAIMER OF DAMAGES - Except for the “Right -of Replacement or Refund” described in paragraph 1.F.3, the Project -Gutenberg Literary Archive Foundation, the owner of the Project -Gutenberg™ trademark, and any other party distributing a Project -Gutenberg™ electronic work under this agreement, disclaim all -liability to you for damages, costs and expenses, including legal -fees. YOU AGREE THAT YOU HAVE NO REMEDIES FOR NEGLIGENCE, STRICT -LIABILITY, BREACH OF WARRANTY OR BREACH OF CONTRACT EXCEPT THOSE -PROVIDED IN PARAGRAPH 1.F.3. YOU AGREE THAT THE FOUNDATION, THE -TRADEMARK OWNER, AND ANY DISTRIBUTOR UNDER THIS AGREEMENT WILL NOT BE -LIABLE TO YOU FOR ACTUAL, DIRECT, INDIRECT, CONSEQUENTIAL, PUNITIVE OR -INCIDENTAL DAMAGES EVEN IF YOU GIVE NOTICE OF THE POSSIBILITY OF SUCH -DAMAGE. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F.3. LIMITED RIGHT OF REPLACEMENT OR REFUND - If you discover a -defect in this electronic work within 90 days of receiving it, you can -receive a refund of the money (if any) you paid for it by sending a -written explanation to the person you received the work from. If you -received the work on a physical medium, you must return the medium -with your written explanation. The person or entity that provided you -with the defective work may elect to provide a replacement copy in -lieu of a refund. If you received the work electronically, the person -or entity providing it to you may choose to give you a second -opportunity to receive the work electronically in lieu of a refund. If -the second copy is also defective, you may demand a refund in writing -without further opportunities to fix the problem. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F.4. Except for the limited right of replacement or refund set forth -in paragraph 1.F.3, this work is provided to you ‘AS-IS’, WITH NO -OTHER WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT -LIMITED TO WARRANTIES OF MERCHANTABILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F.5. Some states do not allow disclaimers of certain implied -warranties or the exclusion or limitation of certain types of -damages. If any disclaimer or limitation set forth in this agreement -violates the law of the state applicable to this agreement, the -agreement shall be interpreted to make the maximum disclaimer or -limitation permitted by the applicable state law. The invalidity or -unenforceability of any provision of this agreement shall not void the -remaining provisions. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -1.F.6. INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the -trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone -providing copies of Project Gutenberg™ electronic works in -accordance with this agreement, and any volunteers associated with the -production, promotion and distribution of Project Gutenberg™ -electronic works, harmless from all liability, costs and expenses, -including legal fees, that arise directly or indirectly from any of -the following which you do or cause to occur: (a) distribution of this -or any Project Gutenberg™ work, (b) alteration, modification, or -additions or deletions to any Project Gutenberg™ work, and (c) any -Defect you cause. -</div> - -<div style='display:block; font-size:1.1em; margin:1em 0; font-weight:bold'> -Section 2. Information about the Mission of Project Gutenberg™ -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Project Gutenberg™ is synonymous with the free distribution of -electronic works in formats readable by the widest variety of -computers including obsolete, old, middle-aged and new computers. It -exists because of the efforts of hundreds of volunteers and donations -from people in all walks of life. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Volunteers and financial support to provide volunteers with the -assistance they need are critical to reaching Project Gutenberg™’s -goals and ensuring that the Project Gutenberg™ collection will -remain freely available for generations to come. In 2001, the Project -Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure -and permanent future for Project Gutenberg™ and future -generations. To learn more about the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation and how your efforts and donations can help, see -Sections 3 and 4 and the Foundation information page at www.gutenberg.org. -</div> - -<div style='display:block; font-size:1.1em; margin:1em 0; font-weight:bold'> -Section 3. Information about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non-profit -501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the -state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal -Revenue Service. The Foundation’s EIN or federal tax identification -number is 64-6221541. Contributions to the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation are tax deductible to the full extent permitted by -U.S. federal laws and your state’s laws. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -The Foundation’s business office is located at 809 North 1500 West, -Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887. Email contact links and up -to date contact information can be found at the Foundation’s website -and official page at www.gutenberg.org/contact -</div> - -<div style='display:block; font-size:1.1em; margin:1em 0; font-weight:bold'> -Section 4. Information about Donations to the Project Gutenberg Literary Archive Foundation -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Project Gutenberg™ depends upon and cannot survive without widespread -public support and donations to carry out its mission of -increasing the number of public domain and licensed works that can be -freely distributed in machine-readable form accessible by the widest -array of equipment including outdated equipment. Many small donations -($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt -status with the IRS. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -The Foundation is committed to complying with the laws regulating -charities and charitable donations in all 50 states of the United -States. Compliance requirements are not uniform and it takes a -considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up -with these requirements. We do not solicit donations in locations -where we have not received written confirmation of compliance. To SEND -DONATIONS or determine the status of compliance for any particular state -visit <a href="https://www.gutenberg.org/donate/">www.gutenberg.org/donate</a>. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -While we cannot and do not solicit contributions from states where we -have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition -against accepting unsolicited donations from donors in such states who -approach us with offers to donate. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -International donations are gratefully accepted, but we cannot make -any statements concerning tax treatment of donations received from -outside the United States. U.S. laws alone swamp our small staff. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Please check the Project Gutenberg web pages for current donation -methods and addresses. Donations are accepted in a number of other -ways including checks, online payments and credit card donations. To -donate, please visit: www.gutenberg.org/donate -</div> - -<div style='display:block; font-size:1.1em; margin:1em 0; font-weight:bold'> -Section 5. General Information About Project Gutenberg™ electronic works -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Professor Michael S. Hart was the originator of the Project -Gutenberg™ concept of a library of electronic works that could be -freely shared with anyone. For forty years, he produced and -distributed Project Gutenberg™ eBooks with only a loose network of -volunteer support. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Project Gutenberg™ eBooks are often created from several printed -editions, all of which are confirmed as not protected by copyright in -the U.S. unless a copyright notice is included. Thus, we do not -necessarily keep eBooks in compliance with any particular paper -edition. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -Most people start at our website which has the main PG search -facility: <a href="https://www.gutenberg.org">www.gutenberg.org</a>. -</div> - -<div style='display:block; margin:1em 0'> -This website includes information about Project Gutenberg™, -including how to make donations to the Project Gutenberg Literary -Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to -subscribe to our email newsletter to hear about new eBooks. -</div> - -</div> - -</body> -</html> diff --git a/old/64830-h/images/cover.jpg b/old/64830-h/images/cover.jpg Binary files differdeleted file mode 100644 index b1bded6..0000000 --- a/old/64830-h/images/cover.jpg +++ /dev/null |
