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If you are not located in the United States, you'll have -to check the laws of the country where you are located before using this ebook. - - - -Title: Nouvel atlas de poche des champignons Comestibles et Vénéneux les plus répandus. - tome 2 - -Author: Paul Dumée - -Illustrator: A Bessin - -Release Date: October 8, 2017 [EBook #55700] - -Language: French - -Character set encoding: UTF-8 - -*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK CHAMPIGNONS *** - - - - -Produced by Claudine Corbasson, Nicole Pasteur and the -Online Distributed Proofreading Team at http://www.pgdp.net -(This file was produced from images generously made -available by The Internet Archive) - - - - - - - - - - Au lecteur - - Ce livre électronique reproduit intégralement le texte original, et - l'orthographe d'origine a été conservée. Seules quelques erreurs - typographiques évidentes ont été corrigées. La liste de ces - corrections se trouve à la fin du texte. - - La ponctuation a également fait l'objet de quelques corrections - mineures. Les mots mis en gras par l'auteur sont notés =ainsi=. - - L'errata a été inclus dans le texte. - - Le livre est suivi d'un catalogue qui n'a pas été repris ici. - - - - - BIBLIOTHÈQUE DE POCHE DU NATURALISTE. XX. - - - NOUVEL ATLAS DE POCHE - - DES - - CHAMPIGNONS - - Comestibles et Vénéneux - - LES PLUS RÉPANDUS - - SUIVI DE NOTIONS GÉNÉRALES SUR LES CHAMPIGNONS - leur classification et leur anatomie - avec notions sur le microscope, la photographie et l'espéranto - - - 64 PLANCHES COLORIÉES REPRÉSENTANT 77 ESPÈCES - ET 4 PLANCHES NOIRES - avec texte - - Par PAUL DUMÉE - Membre des Sociétés botanique et mycologique de France - - - PEINTURES PAR A. BESSIN - - - SÉRIE II - - - PREMIÈRE ÉDITION - - - PARIS - - LIBRAIRIE DES SCIENCES NATURELLES - - Paul Klincksieck - LÉON LHOMME, successeur - - 3, RUE CORNEILLE, 3 - - 1911 - - _Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous - pays._ - - - - -PRÉFACE - - -_L'accueil bienveillant qui a été fait par les mycologues à notre -nouvel_ =Atlas de Champignons= _nous engage à présenter aujourd'hui un -second volume conçu sur le même plan, et auquel nous travaillons depuis -très longtemps._ - -_Nous avons la conviction qu'il ne sera en rien inférieur à son aîné._ - -_En prévision de cet ouvrage, nous avons, au cours des trois dernières -années, recueilli et fait peindre par notre très habile dessinateur, M. -Bessin, les 77 champignons que nous représentons._ - -_Un tel travail, lorsque l'on veut procéder comme nous l'avons fait, -c'est-à-dire ne prendre pour modèles que des champignons vivants, -exige toujours beaucoup de temps; on ne trouve pas tous les jours -les spécimens dont on a besoin, et il faut souvent faire de nombreux -déplacements pour se procurer certaines espèces._ - -_Aujourd'hui, notre travail est terminé, nous avons pu nous procurer -toutes les espèces que nous voulions décrire, et M. Bessin a mis tout -son talent à les représenter exactement._ - -_Le texte descriptif de chaque espèce est, comme dans le premier -volume, en regard de la planche représentant le champignon, il est -alors facile de s'assurer au fur et à mesure de la lecture, des -caractères particuliers qui permettent de déterminer l'espèce._ - -_Dans la deuxième partie du texte, nous avons à dessein donné des -notions mycologiques plus approfondies que celles faisant partie du -premier volume._ - -_Nous avons dressé spécialement pour nos lecteurs des tableaux -de détermination qui, quelque imparfaits qu'ils puissent être, -intéresseront, nous l'espérons, les mycologues._ - -_Nous supposons avec raison que les possesseurs de notre_ =Atlas= -_se sont déjà familiarisés avec les éléments de la mycologie, et que -plusieurs d'entre eux possèdent un microscope._ - -_Pour ces derniers, nous donnons un article traitant de cette question, -ainsi que du dessin à la chambre claire._ - -_Enfin, aujourd'hui que tout le monde est plus ou moins photographe, -nous ne pouvions mieux faire que d'inviter les mycologues à fixer -sur leurs plaques les champignons qui les intéressent, et ensuite -à colorier à l'aquarelle les épreuves obtenues. Mais cela demande -quelques tours de mains, que nous sommes heureux de pouvoir indiquer au -cours de notre ouvrage._ - -_Plusieurs figures sont intercalées dans le texte pour en faciliter la -compréhension._ - -_Il n'est pas jusqu'à_ l'Esperanto, _cette langue annexe si simple et -si utile, qui ne soit appelée à rendre aux mycologues des services -signalés, en leur permettant de correspondre avec leurs confrères des -pays les plus différents par la langue._ - -_Aussi avons-nous voulu contribuer pour notre faible part à la -diffusion de cette langue vraiment géniale, en donnant ici_: - -_Premièrement, la traduction en esperanto d'un texte mycologique -français, intitulé la Chanterelle comestible, et deuxièmement, quelques -notions d'esperanto._ - - Paris, septembre 1911. - - L'AUTEUR ET L'ÉDITEUR. - - -ERRATA - -Page 51, lire: _Polyporus perennis_, au lieu de _P. perennus_. - -Page 60, lire: _Astre hygrométrique_, au lieu de _A. géométrique_. - - - - -PARTIE I - -Description des espèces. - - -=Amanite épaisse.--Amanita spissa.= - -Spores blanches. - -Cette Amanite n'est pas sans avoir quelque ressemblance avec l'Amanite -panthère, dont nous avons parlé à la page 5 du premier volume de notre -Atlas: elle a à peu près la même taille et la même couleur, mais le -chapeau de l'Amanite épaisse n'est pas strié sur les bords, tandis -qu'il l'est dans l'Amanite panthère. De plus, le pied est plus ou moins -marginé à la base dans la première et lisse au-dessus du collier, alors -que dans l'Amanite épaisse, il ne porte que des écailles à la base et -des stries au-dessus du collier. - -L'Amanite épaisse a le chapeau d'abord convexe puis plan, brun ou -brun gris, lisse sur les bords et tout parsemé de verrues blanchâtres -ou grisâtres, parfois même de véritables plaques un peu farineuses; -diamètre: 6 à 8 centimètres. - -Feuillets blancs, nombreux, minces, atténués à la base, arrondis vers -le bord, et légèrement décurrents par une dent. - -Pied blanc, plein, long de 5 à 8 centimètres, strié au-dessus du -collier et couvert au-dessous de petites squamules grisâtres. -Il s'épaissit à la base et est couvert d'écailles disposées -circulairement; il se termine enfin par une sorte de racine. - -Chair blanche, molle, à odeur de radis. - -Cette espèce d'Amanite, qui n'est pas très commune, est regardée -comme comestible, mais il faut éviter de la confondre avec l'Amanite -panthère, qui est vénéneuse. Elle pousse en été-automne, dans les bois. - -[Illustration: --Planche 1-- - -=Dans les bois=--Été, automne - -=Amanite épaisse= - -Amanita spissa - -_Comestible_] - - -=Amanite ovoïde.--Amanita ovoidea.= - -Noms vulgaires: _Boulé_, _Oronge blanche_, _Coucoumelle blanche_. - -Spores blanches. - -Cette belle Amanite, la plus grosse de toutes, se trouve à peu près -dans toute la France, aussi bien dans le Nord (quoique plus rarement) -que dans le Midi, à l'Est qu'à l'Ouest. - -Elle est dans son jeune âge complètement enveloppée par la volve, comme -l'Amanite des Césars, mais cette volve est beaucoup plus friable. -Lorsque le chapeau émerge, il est tout à fait sphérique, recouvert d'un -épiderme blanc un peu satiné, mince et s'enlevant assez facilement: -peu à peu la convexité diminue et le chapeau peut devenir presque -plat: à son complet développement, il mesure de 10 à 15 centimètres; -il est alors charnu au centre, mince sur les bords qui sont souvent -appendiculés. - -Les feuillets sont d'un blanc quelque peu grisâtre, assez nombreux, -larges à la marge et libres près du pied, épais et comme frangés sur -les bords et peu consistants. - -Le pied est blanc, gros, cylindrique, long de 8 à 12 centimètres -et un peu renflé à la base, et couvert à sa surface de nombreuses -granulations floconneuses faciles à enlever. A sa partie supérieure se -trouve un collier très large et si peu consistant qu'il disparaît de -très bonne heure. Il porte à sa base une ample volve blanche souvent -colorée en jaune par la terre qui la recouvre. - -L'Amanite ovoïde pousse en juin et septembre dans les endroits bien -exposés au voisinage des chênes et des sapins. Elle est comestible, -mais moins fine que l'Oronge. Il faut éviter de la confondre avec -l'Amanite printanière et les variétés blanches des Amanites phalloïde -et citrine. - -[Illustration: --Planche 2-- - -=Bois, landes ensoleillées=--Été, automne - -=Amanite ovoïde= (Oronge blanche) - -Amanite ovoidea - -_Comestible_] - - -=Lépiote en crête.--Lepiota cristata.= - -Spores blanches. - -Cette Lépiote se distingue bien de ses congénères par son odeur forte, -plutôt désagréable. - -C'est un champignon de taille moyenne, qui a le chapeau assez foncé -lorsqu'il est jeune, mais, par suite de sa croissance, l'épiderme se -rompt pour former des écailles roussâtres ou brunes assez régulièrement -disposées. - -Le chapeau est d'abord arrondi, nettement mamelonné, puis il s'aplatit -tout en gardant le centre obtus, et de couleur brun rouge, alors que -le reste du chapeau est blanc sale et couvert de nombreuses écailles -brunes. Son diamètre est de 3 à 5 centimètres. - -Les feuillets sont blancs, d'abord serrés puis un peu écartés, larges -surtout vers la marge du chapeau; ils laissent autour du pied un espace -très appréciable. - -Le pied est cylindrique, égal ou un peu renflé à la base, fragile, -creux à l'intérieur, blanc ou un peu roussâtre, muni à sa partie -supérieure d'un collier blanc assez grand mais fugace. - -Chair blanche, mince, ayant une odeur assez désagréable, que l'on a -comparée à celle du raifort, et une saveur nauséeuse. C'est à cela que -probablement l'on doit de déclarer que ce champignon est suspect. - -On trouve la Lépiote en crête, en été, dans les champs, les bois, etc. - -[Illustration: --Planche 3-- - -=Prés, bois, clairières=--Du printemps à l'automne - -=Lépiote en crête=--Lepiota cristata - -_Suspect_] - - -=Armillaire jaune verdâtre.--Armillaria luteo-virens.= - -Spores blanches. - -Ce beau et rare champignon a une couleur toute particulière jaune -verdâtre qui permettra de ne pas l'oublier lorsqu'on l'aura vu une fois. - -Son chapeau est convexe, mamelonné, puis régulièrement arrondi, large -de 5 à 8 centimètres, jaune, jaunâtre ou jaune verdâtre, couvert de -mèches nombreuses qui saillissent sur le bord du chapeau. - -Feuillets blancs ou blanchâtres, présentant parfois une légère teinte -jaune, assez nombreux, devenant libres et atténués vers la marge du -chapeau. - -Pied robuste, cylindrique, droit, plein, égalant environ le diamètre -du chapeau blanc ou jaunâtre, mais toujours beaucoup plus clair que -le chapeau, un peu aminci vers le haut et couvert sur les 2/3 de sa -hauteur de fibrilles écailleuses formant collier. - -Chair blanche ou blanchâtre, épaisse, de saveur agréable et d'odeur -nulle, comestible. - -L'Armillaire jaune verdâtre se trouve dans les bois de conifères, -surtout dans les montagnes. - -[Illustration: --Planche 4-- - -=Sous les conifères des montagnes=--Automne - -=Armillaire jaune verdâtre=--Armillaria luteo-virens - -_Comestible_] - - -=Armillaire bulbeuse.--Armillaria bulbigera.= - -Spores blanches. - -La forme caractéristique du pied de ce champignon ne permet pas de se -tromper, car il n'y a pas, parmi les Agarics à spores blanches, de -champignon ayant au pied un pareil renflement. - -Son chapeau est charnu, convexe, puis plat tardivement, jaune fauve -ou un peu rougeâtre, plus foncé sur le disque, nu, glabre, humide, -luisant, et parfois garni sur les bords des débris du collier; son -diamètre est de 5 à 7 centimètres. - -Feuillets blancs ou carnés, nombreux, un peu décurrents. - -Pied plein rarement creux, blanchâtre ou de couleur plus claire que le -chapeau, cylindrique mais terminé à sa base par un large bulbe, comme -on en voit chez certains cortinaires, couverts de filaments formant -cortine et long de 4 à 6 centimètres. - -Chair blanche, agréable, comestible. - -Ce champignon pousse en colonies sous les arbres verts pendant l'été -et l'automne: mais, à première vue, on peut très bien le prendre pour -un _Hebeloma crustuluniformis_, Hébélôme échaudé, il en a un peu la -couleur et la forme, mais il suffira de regarder son pied pour être -fixé. Au reste, l'Hébélôme échaudé a les spores ochracées et sa chair -sent la rave. - -[Illustration: --Planche 5-- - - =Bois d'arbres verts= | =Sur les chênes, hêtres, etc.= - - Été, automne | Automne - - =Armillaire bulbeuse= | =Pleurote des écorces= - - Armillaria bulbigera | Pleurotus corticatus - - _Comestibles_] - - -=Tricholôme sinistre.--Tricholoma sævum.= - -Spores blanches. - -Nous avons, dans le premier volume, décrit et figuré un champignon -appelé Tricholome nu, _Tricholoma nudum_, connu sous le nom de pied -bleu. Aujourd'hui, nous allons nous occuper d'un proche parent du pied -bleu: il y a en effet plusieurs champignons du genre Tricholôme qui -sont voisins les uns des autres, et qui revêtent plus ou moins cette -teinte violacée ou bleue. - -Le _Tricholoma sævum_ est un champignon trapu plus massif que le pied -bleu; son chapeau est charnu, compact, régulièrement bombé, avec les -bords recourbés en dessous. Il mesure de 6 à 8 centimètres et est -recouvert d'un épiderme lisse, difficile à enlever, de couleur violacée -passant aisément au fauve pâle. Il est doux au toucher, humide, et -recouvre une chair épaisse, fine, blanche ou régulièrement violacée. - -Les feuillets sont nombreux, assez étroits, arrondis et libres à la -base, aigus vers la marge, blanchâtres ou fauvâtres. - -Le pied est long de 6 à 7 centimètres, épais, cylindrique, plein, puis -creux tardivement, et légèrement teinté de violet ou de rose lilacé à -l'extérieur. Il n'est pas en général recouvert à sa base de filaments -cotonneux lilacés comme le pied bleu. - -On trouve le _Tricholoma sævum_ principalement à l'automne, dans les -prés, les pâturages humides, où il forme des groupes. - -Quélet décrit, sous le nom de Tricholôme améthyste, un champignon qui -paraît très voisin de celui-ci. - -Malgré son nom de sinistre, ce champignon est un excellent comestible -auquel on ne pourrait que reprocher de ne pas être assez répandu. - -[Illustration: --Planche 6-- - -=Prés, Pâturages=--Été, automne - -=Tricholôme sinistre=--Tricholoma sævum - -_Comestible_] - - -=Tricholôme gonflé.--Tricholoma tumidum.= - -Spores blanches. - -Le Tricholôme gonflé est un champignon d'assez grande dimension; son -chapeau mesure 8 à 9 centimètres; il est charnu, d'abord arrondi -puis convexe et plan, ondulé et difforme, avec les bords minces, -irréguliers, fendillés, lobés; il est gris cendré ou gris brunâtre, un -peu luisant et plus pâle à la circonférence. - -Les feuillets sont assez nombreux, émarginés, épais, larges, -blanchâtres ou un peu teintés de roussâtre. - -Pied plein, gros, robuste, s'élargissant vers la base, blanc ou -blanchâtre, un peu strié, long de 5 à 7 centimètres et plus; il se -termine inférieurement par une sorte de prolongement radiqueux. - -Chair blanche, assez ferme, d'odeur et de saveur agréables. Non indiqué -comme comestible. - -On trouve ce champignon en été-automne, dans les bois surtout résineux. - -[Illustration: --Planche 7-- - -=Bois résineux=--Été, automne - -=Tricholôme gonflé=--Tricholoma tumidum] - - -=Tricholôme couleur de vache.= - -=Tricholoma vaccinum.= - -Spores blanches. - -Si tous les champignons avaient un aspect aussi caractéristique que -le Tricholôme écailleux, on serait beaucoup moins embarrassé qu'on ne -l'est généralement dans une foule de cas. - -Figurez-vous un champignon assez grand, brun ou roussâtre, dont le -chapeau et même le pied sont revêtus, surtout le chapeau, d'une ample -toison formée d'écailles fibrilleuses. - -Lorsqu'il est à peu près développé, le _Tricholoma vaccinum_ nous -montre un chapeau de 5 à 8 centimètres, arrondi, puis étalé et -mamelonné avec les bords plus ou moins recourbés. - -Il est entièrement recouvert de fibrilles rousses plus ou moins -appliquées ou relevées qui forment comme un revêtement laineux. - -Les feuillets sont assez peu nombreux, larges, sinués à la base, -blanchâtres et ayant la propriété de se maculer de roussâtre lorsque le -champignon prend de l'âge. - -Le pied est robuste, droit ou courbé, renflé à la base et terminé -par une sorte de racine. Il est plein, puis creux, plus clair que le -chapeau et plus ou moins fibrilleux; quelquefois même ces fibrilles -forment comme un léger collier. Comestible quoique peu délicat. Ce -champignon se plaît surtout dans les bois d'arbres verts à sous-sol -humide. - -Le Tricholôme imbriqué, _Tricholoma imbricatum_, est très voisin de -notre champignon; il a le même aspect, vient dans les mêmes endroits, -mais sa toison est beaucoup moins fournie: il est du reste également -comestible. - -[Illustration: --Planche 8-- - -=Sous les conifères=--Été, automne - -=Tricholôme couleur de vache=--Tricholoma vaccinum - -_Comestible_] - - -=Tricholôme couleur de soufre.= - -=Tricholoma sulfureum.= - -Spores blanches. - -Comme l'indique son nom, le Tricholôme couleur de soufre est tout -jaune, ce caractère suffira à lui seul pour attirer l'attention sur -ce champignon et le faire reconnaître, car il n'y a pas beaucoup de -Tricholômes jaunes. - -C'est un champignon assez élancé, ayant un chapeau jaune assez peu -charnu, d'abord un peu conique, puis arrondi avec un léger mamelon au -centre; assez tardivement il devient plat. L'épiderme est adhérent, -un peu cotonneux, puis glabre; il recouvre une chair mince, jaune, -présentant une odeur particulière assez prononcée qui n'est pas sans -analogie avec celle de l'iode. - -Les feuillets sont peu nombreux, épais, jaune de soufre, comme tout le -champignon, sinués à la base et décurrents par une petite dent. - -Le pied est beaucoup plus long que le diamètre du chapeau, puisqu'il -mesure de 6 à 8 centimètres, quelquefois plus: il est ferme, -cylindrique, parfois un peu irrégulier et aminci vers la base, glabre à -l'extérieur, fibreux et jaune intérieurement. - -On trouve ce champignon dans les bois un peu frais depuis le -commencement de l'été jusqu'à l'automne. On le considère comme -vénéneux, sans que l'on puisse lui reprocher un méfait quelconque, mais -son odeur et sa saveur le rendent impropre à l'alimentation et cela -suffit pour le proscrire. - -[Illustration: --Planche 9-- - -=Bois mêlés=--Été, automne - -=Tricholoma couleur de soufre=--Tricholoma sulfureum - -_Non comestible_] - - -=Tricholôme acerbe.--Tricholoma acerbum.= - -Spores blanches. - -Le Tricholôme acerbe est un champignon assez volumineux qui n'est -pas rare dans les grands bois à l'arrière-saison. Son chapeau, -d'abord arrondi, devient ensuite convexe, puis étalé avec les bords -fortement repliés en dessous et fortement sillonnés; ce n'est que -très tardivement qu'ils se relèvent. Il mesure 8 à 10 centimètres de -diamètre et est blanc jaunâtre ou fauve. - -Les feuillets sont nombreux, minces, arrondis à la base, étroits vers -la marge du chapeau; ils sont jaunâtres ou pâles, et quand on les -froisse, ils prennent une légère teinte rougeâtre. - -Le pied est épais, cylindrique, ferme, un peu renflé à la base, blanc -jaunâtre et parsemé de petites écailles au sommet; il est long de 5 à 6 -centimètres. - -Chair blanche, ferme, épaisse, mais de saveur un peu âpre, d'où le nom -qui lui a été donné. - -On trouve ce champignon en été-automne, dans les bois, surtout en -bordure, où il pousse isolé ou en colonies. Bien que de saveur peu -agréable, on donne ce champignon comme comestible. - -[Illustration: --Planche 10-- - -=Bois mêlés, taillis, futaies=--Été, automne - -=Tricholôme acerbe=--Tricholoma acerbum - -_Comestible_] - - -=Tricholôme blanc.--Tricholoma album.= - -Spores blanches. - -Les champignons tout blancs sont assez fréquents; il faut donc, -lorsqu'on se trouve en présence d'un champignon de cette sorte, faire -bien attention à ses caractères particuliers, puisque la couleur ne -peut en rien nous aider. - -Le Tricholôme blanc est un champignon de grandeur moyenne dont le -chapeau, une fois développé, mesure de 5 à 7 centimètres de diamètre. -Il est d'abord arrondi, assez régulier, puis il devient plan, et même -un peu déprimé: il est lisse, glabre, blanc, mais dans la vieillesse le -centre devient un peu jaunâtre. - -Les feuillets sont blancs, assez nombreux, larges, arrondis à la base -et adhérents au pied par une dent. - -Le pied est souvent plus long que le diamètre du chapeau et mesure, en -moyenne, de 6 à 8 centimètres; il est plein, ferme, fibreux, élastique, -droit ou un peu courbé et même flexueux. - -Chair blanche, ferme, d'odeur peu accentuée mais de saveur amère. - -On le trouve communément à l'automne dans les bois où il forme des -colonies nombreuses. - -Ce champignon qui, au premier abord, est d'un aspect engageant, est -considéré comme comestible par les uns, et comme suspect par d'autres; -mais en raison de son amertume, il n'est pas à recommander. - -[Illustration: --Planche 11-- - -=Dans les bois=--Été, automne - -=Tricholôme blanc=--Tricholoma album - -_Non comestible_] - - -=Tricholôme argouane.--Tricholoma panœolum.= - -Nom vulgaire: _Argouane des prairies_. - -Spores blanches. - -Cet excellent champignon est tout d'abord arrondi, régulier, puis à -peu près plan avec les bords un peu recourbés en dessous, ensuite il -se déprime et nous montre des bords minces capricieusement ondulés -et relevés. Sa couleur est grise ou cendrée avec un certain reflet -rougeâtre, le tout parfois couvert d'une sorte de pruine: il mesure de -4 à 6 centimètres. - -Les feuillets sont nombreux, d'abord émarginés puis comme décurrents -par suite du relèvement des bords du chapeau; d'abord blancs ou -blanchâtres, ils prennent ensuite une teinte analogue à celle du -chapeau. Comme tous les tricholômes, ils se recouvrent de spores -blanches. - -Le pied est assez robuste, plein, fragile, strié et comme un peu -velouté, grisâtre ou de la couleur du chapeau, mais plus clair. - -Chair blanchâtre ou un peu grise, ayant une bonne odeur de farine -mouillée. - -On trouve quelquefois une variété de champignon, dont le chapeau est -marqué de macules plus grandes. - -L'Argouane constitue un comestible très apprécié et vendu sur les -marchés dans l'Ouest de la France; on peut le récolter à l'automne dans -les prairies, les bois clairsemés, où il forme des cercles plus ou -moins étendus. - -[Illustration: --Planche 12-- - -=Prairies, clairières=--Automne - -=Tricholôme argouane=--Tricholoma panœolum - -_Comestible_] - - -=Tricholôme rutilant.--Tricholoma rutilans.= - -Spores blanches. - -Bien nommé, ce nous semble, ce champignon dont le chapeau est d'un -rouge de feu ou rouge cinabre. - -C'est toujours au pied des conifères malades, ou sur la souche de l'un -d'eux restée en terre que l'on trouve ce beau champignon. - -Son chapeau sensiblement rond ne tarde pas à s'épanouir et à devenir -presque plat, tout en gardant à son centre une proéminence assez -marquée. Longtemps il garde son aspect majestueux et régulier et ce -n'est que très tard qu'il se déforme. Si l'on examine à la loupe la -surface du chapeau du Tricholôme rutilant, on remarque que sa couleur -est due surtout à un revêtement tomenteux formé de petites écailles -purpurines, et que le tissu sous-jacent est jaune; son diamètre est de -5 à 10 centimètres. - -Les feuillets sont nombreux, fermes, adhérents, d'un jaune doré et -garnis sur l'arête de villosités floconneuses. Le pied est robuste, -arrondi, renflé vers le milieu, plein et fibreux, jaune et couvert -comme le chapeau de flocons rouges mais moins abondants, il est long de -6 à 8 centimètres. - -La chair du chapeau et celle du pied est jaune, sans odeur ni saveur. -Il pousse en automne dans les bois de conifères. On le regarde comme -vénéneux? - -[Illustration: --Planche 13-- - -=Sur les souches d'arbres verts=--Été, automne - -=Tricholôme rutilant=--Tricholoma rutilans - -_Non comestible_] - - -=Clitocybe retourné.--Clitocybe inversa.= - -Spores blanches. - -Au premier coup d'œil on reconnaîtra sans peine dans ce champignon -un Clitocybe, à ses feuillets fortement décurrents; il n'en est pas -toujours ainsi, et bien souvent on hésite à placer un champignon dans -ce genre ou un genre voisin. - -Le Clitocybe retourné est peu charnu; son chapeau d'abord arrondi ne -tarde pas à devenir plan, puis à prendre la forme d'un entonnoir, il -mesure alors de 5 à 8 centimètres. Il est glabre, jaune fauve, ou -couleur de tan pâle, très mince sur les bords qui finissent par devenir -irréguliers. - -Les feuillets sont nombreux, étroits, très décurrents et beaucoup plus -pâles que le chapeau. - -Le pied est plutôt court (4 centimètres environ), plein, puis creux, -ferme, un peu plus pâle que le chapeau, blanchâtre à la base qui est -souvent renflée et courbée. - -La chair est blanche, mince, continue avec celle du pied, sans odeur -marquée et un peu acidule. - -On donne ce champignon comme suspect, mais nous pensons avec M. -Bataille qu'il est, sinon un bon comestible, tout au moins inoffensif. - -On trouve ce champignon, de l'été à l'automne, surtout dans les bois de -conifères où il se montre souvent en touffes de plusieurs individus. - -Une espèce voisine, le _Clitocybe flaccida_, paraît n'en différer que -par la teinte; elle pousse dans les mêmes endroits et jouit des mêmes -propriétés. - -[Illustration: --Planche 14-- - -=Surtout sous les arbres verts=--Été, automne - -=Clitocybe retourné=--Clitocybe inversa - -_Comestible?_] - - -=Clitocybe géotrope.--Clitocybe geotropa.= - -Spores blanches. - -Le Clitocybe géotrope est un champignon assez volumineux qui appelle -l'attention de l'amateur aussi bien que du mycologue par sa couleur -pâle et son aspect trapu. - -Il montre d'abord un petit chapeau presque plat, avec le centre -proéminent et les bords repliés, placé sur un pied relativement gros et -bien droit. - -Son chapeau s'élargit peu à peu, relève ses bords, tout en gardant au -centre un fort mamelon; il mesure alors de 7 à 10 centimètres, avec un -bord mince ondulé et une couleur blanc rougeâtre tirant sur le fauve. - -Les feuillets sont nombreux, étroits, aigus aux deux extrémités, -décurrents et blanchâtres. - -Le pied est cylindrique ou un peu renflé vers la base, long de 8 à 10 -centimètres sur une épaisseur d'environ 2 centimètres; il est plein, -fibreux, blanchâtre ou fauvâtre, cotonneux à la base. - -La chair du champignon est blanche ou pâle, assez épaisse au centre, -ferme et sans odeur. - -Le Clitocybe géotrope est comestible, on le récolte en été-automne dans -les bois un peu frais, où il forme quelquefois des cercles de nombreux -individus. - -Deux espèces voisines, les Clitocybe géant (_Clitocybe gigantea_) et -Clitocybe très grand (_Clitocybe maxima_) ont beaucoup d'analogie avec -le Clitocybe géotrope, se trouvent dans les mêmes endroits et sont -également comestibles. - -[Illustration: --Planche 15-- - -=Bois, pâturages, sapinières=--Été, automne - -=Clitocybe géotrope=--Clitocybe geotropa - -_Comestible_] - - -=Clitocybe infundibuliforme.= - -Clitocybe infundibuliformis. - -Spores blanches. - -Bien plus grêle que le Clitocybe géotrope, dont nous venons de parler, -le Clitocybe infundibuliforme en a un peu l'aspect, la forme et la -couleur. - -Il a le chapeau mince, peu charnu, plat d'abord puis profondément -déprimé avec un léger mamelon au centre; il mesure de 4 à 8 centimètres -et est de couleur jaune pâle, légèrement teintée de fauve, d'abord -régulier puis sensiblement ondulé ou festonné sur les bords. - -Les feuillets sont blancs, nombreux, étroits, terminés en pointe aux -extrémités, décurrents sur le pied. - -Le pied est cylindrique ou épaissi vers la base, bien plus grêle que -dans Clitocybe géotrope, blanchâtre ou jaunâtre, et couvert près du sol -d'un duvet blanchâtre; sa longueur peut varier de 4 à 6 centimètres. - -Chair blanche, molle, peu épaisse, d'odeur agréable. - -Ce champignon, qui est comestible, pousse à l'automne dans les bois -frais, sur les feuilles auxquelles il adhère par son duvet blanchâtre. -Il est solitaire ou groupé et souvent on trouve deux individus soudés -ensemble. - -Comme il est très peu charnu, on peut le dessécher facilement. - -[Illustration: --Planche 16-- - -=Bois mêlés=--Eté, automne - -=Clitocybe en entonnoir=--Clitocybe infundibuliformis - -_Comestible_] - - -=Collybie (enracinée) radiqueuse.= - -=Collybia radicata.= - -Spores blanches. - -Le nom qui a été donné à ce champignon lui vient de la faculté qu'il a -d'émettre dans le sol une très longue racine, que l'on ne remarque pas -toujours lorsqu'on arrache brusquement le champignon, car la racine se -casse, et l'on n'en voit qu'une faible partie. - -Indépendamment de sa racine, le pied lui-même est beaucoup plus long -que le diamètre du chapeau, puisqu'il mesure de 10 à 15 centimètres; -il est raide, luisant, sillonné, aminci vers le haut et sensiblement -renflé vers la base, blanc, blanchâtre ou grisâtre. - -Les feuillets sont blancs, peu nombreux, assez larges et adhérents. - -Le chapeau est peu charnu, mince, convexe, puis plan, portant à son -centre un petit mamelon. Il mesure de 5 à 8 centimètres et est revêtu -d'un épiderme assez épais, un peu ridé, glabre, visqueux surtout par -les temps humides, brun gris plus ou moins foncé. - -Chair très mince, sans odeur ni saveur. - -Ce champignon pousse isolément ou en petit nombre en été-automne, au -voisinage des vieux troncs, dans les bois un peu frais. Il importe pour -l'avoir avec sa racine de le déterrer avec précaution, car le pied est -assez fragile et se brise facilement. - -Il est comestible, mais si peu charnu qu'on le délaisse souvent. - -[Illustration: --Planche 17-- - -=Sur les souches pourrissantes=--Automne - -=Collybie radiqueuse= - -Collybia radicata - -_Comestible_] - - -=Mycène pure.--Mycena pura.= - -Spores blanches. - -Les Mycènes sont des champignons généralement grêles et fragiles, mais -l'espèce dont nous allons parler est relativement grande, et facilement -reconnaissable à sa couleur. - -Son chapeau est régulier, campanulé, puis plan et légèrement mamelonné, -très peu charnu, glabre, et un peu strié à la marge qui est parfois -légèrement duveteuse. Il mesure de 2 à 5 centimètres de large et sa -couleur varie beaucoup: le plus ordinairement il est plus ou moins -rose, mais on le trouve aussi presque blanc ou plus ou moins teinté de -violet. - -Les feuillets sont peu nombreux, larges au centre, atténués aux -extrémités, de la couleur du chapeau ou plus pâles. - -Le pied est droit, fragile, plus long que le diamètre du chapeau, -cylindrique, un peu renflé à la base, creux, glabre ou seulement -fibrilleux vers le bas, blanchâtre. - -Chair blanche, mince, à odeur de rave. - -On trouve le _Mycena pura_ dans les bois au milieu des feuilles mortes -auxquelles il adhère par des fibrilles; il vient isolé ou en groupe. En -raison de sa taille et de son odeur de radis on ne fait pas usage de ce -champignon. - - -=Mycène des fougères--Mycena epipterygia.= - -Spores blanches. - -Chapeau membraneux, campanulé, de 2 à 4 centimètres, strié, grisâtre ou -blanc jaunâtre. - -Feuillets peu nombreux, décurrents par une dent, blanchâtres, serrulés -sur la tranche. - -Pied grêle, jaunâtre ou grisâtre, long de 8 à 10 centimètres, visqueux, -fibrilleux et radicant à la base. - -On le trouve communément, en été-automne, sur les feuilles, les troncs; -non comestible en raison de son peu d'épaisseur. - -[Illustration: --Planche 18-- - - =Sur les troncs, feuilles, etc.= | =Sur les feuilles mortes= - - Automne | Été, automne - - =Mycène des fougères= | =Mycène pure= - - Mycena epipterygia | Mycena pura - - _Non comestibles_] - - -=Chanterelle orangée.--Cantharellus aurantiacus.= - -Spores blanches. - -La Chanterelle orangée est proche parente de la Chanterelle comestible -que tout le monde connaît, mais elle est plus grêle et sa couleur plus -foncée. - -Le chapeau de ce champignon est assez peu charnu, d'abord arrondi, -puis plan et bientôt déprimé, régulier ou irrégulier, mince et un peu -enroulé sur les bords, un peu cotonneux ou tomenteux, jaune souci ou -orangé fauve; son diamètre est de 2 à 6 centimètres. - -Les feuillets sont nombreux, étroits, minces, un peu ramifiés, de -la même couleur que le chapeau, ou un peu plus foncés et longuement -décurrents sur le pied qui est cylindrique, plein, assez grêle, droit -ou courbé, rougeâtre en haut, plus pâle dans le bas. Chair molle, -jaunâtre, sans odeur ni saveur. On trouve une variété toute blanche, et -une autre présentant un pied noir à la base. - -La Chanterelle orangée est l'hôte habituel des bois résineux; elle -pousse à l'automne. - -C'est bien à tort que l'on a regardé cette espèce comme suspecte, elle -est parfaitement comestible comme l'ont montré des expériences faites -récemment. - -[Illustration: --Planche 19-- - -=Sous les Conifères=--Été, automne - -=Chanterelle orangée=--Cantharellus aurantiacus - -_Suspect pour les uns, comestible pour nous_] - - -=Chanterelle en tube.--Cantharellus tubæformis.= - -Spores blanches. - -A voir ses feuillets décurrents sur le pied et ramifiés, on se -rend bien compte que l'on est en présence d'une espèce du genre -_Cantharellus_; mais, comme teinte, cette espèce diffère complètement -des Chanterelles orangée et comestible. - -Très jeunes encore les Chanterelles en tube portent sur le chapeau un -enfoncement caractéristique qui semble se continuer avec le pied de -façon à simuler une sorte de cornet ou de trompe. - -Le chapeau de convexe qu'il était devient plat et légèrement replié sur -le bord. Il est membraneux, de couleur fauve, jaunâtre ou grisâtre, -pelucheux ou couvert d'écailles plus foncées. - -Les feuillets sont décurrents, peu nombreux, ramifiés, assez saillants -et réunis entre eux par des rides ou veines, gris jaunâtres ou de -couleur un peu fuligineuse. - -Le pied est allongé, lisse, jaune cannelle, souvent sillonné ou -comprimé, fistuleux, plus long que le diamètre du chapeau. - -Ce champignon, que l'on trouve de l'été à l'automne dans les bois -feuillus et résineux, est comestible. - -Dans les mêmes endroits on peut rencontrer une espèce voisine qui offre -les mêmes caractères de forme, de couleur et de taille: elle porte le -nom de Chanterelle infundibuliforme, _Cantharellus infundibuliformis_. -Certains mycologues pensent que cette espèce n'est pas différente de -celle dont nous venons de parler. - -[Illustration: --Planche 20-- - -=Bois de conifères=--Été, automne - -=Chanterelle en tube=--Cantharellus tubæformis - -_Regardé comme suspect_] - - -=Lactaire scrobiculé.--Lactarius scrobiculatus.= - -Spores blanches. - -Le _Lactarius scrobiculatus_ tire son nom de la présence sur le pied -de petites dépressions ou fossettes, auxquelles on a donné le nom de -scrobicules. Ce caractère, qui est peu fréquent, servira utilement à -faire reconnaître ce champignon. - -Son chapeau d'abord arrondi, devient ensuite plan, puis nettement -déprimé, recourbé à la marge qui est un peu laineuse dans le jeune âge. -Il est jaune pâle ou jaune ochracé, plus ou moins foncé, marqué parfois -de quelques zones et large de 8 à 10 centimètres. - -Les feuillets sont nombreux, assez étroits, presque décurrents, -blanchâtres ou pâles. - -Pied court, épais d'abord, plein, puis creux, terminé en pointe à sa -base, de la couleur du chapeau, mais plus pâle et couvert de nombreuses -dépressions ovales, plus foncées, qui, à elles seules, peuvent servir à -caractériser l'espèce. - -La chair du scrobiculé est âcre, d'abord blanche, et elle laisse -écouler, comme toutes les espèces du genre, un lait d'abord blanc, -âcre, qui ne tarde pas, au contact de l'air, à devenir jaune de soufre. - -On trouve le Lactaire scrobiculé en été et à l'automne, dans les bois; -il n'est pas comestible. - -[Illustration: --Planche 21-- - -=Dans les bois=--Eté, automne - -=Lactaire scrobiculé=--Lactarius scrobiculatus - -_Non comestible_] - - -=Hygrophore conique.--Hygrophorus conicus.= - -Spores blanches. - -L'Hygrophore conique est une petite espèce que l'on trouve souvent sur -l'herbe des chemins, dans les prairies et les clairières. - -Son chapeau qui est de couleur orangée, rougeâtre ou rouge minium, est -d'abord conique, d'où le nom qui lui a été donné; il devient ensuite -presque plat, avec le centre proéminent; puis les bords se relèvent -plus ou moins, se fendillent, de même que l'épiderme du chapeau, et -laisse voir une chair mince, fragile, blanchâtre ou un peu jaunâtre. -Par les temps humides le chapeau est légèrement visqueux. - -Les feuillets sont peu nombreux, épais, larges vers la marge, étroits -et presque libres vers la base, de couleur jaune, devenant verdâtres -ou noirâtres quand on les froisse, comme du reste toutes les autres -parties du champignon. - -Le pied est plus long que le diamètre du chapeau, et mesure 4 à -6 centimètres de hauteur. Il est rouge, jaunâtre dans le bas, -cylindrique, arrondi à la base et très fragile. - -Pousse pendant une partie de l'année dans l'herbe des prairies et sur -les chemins verts. - -On n'est pas fixé sur ses qualités alimentaires, mais cependant on ne -le consomme pas, cela tient peut-être à ce que, aussitôt cueilli, il -prend un aspect noirâtre, peu engageant. - -[Illustration: --Planche 22-- - -=Chemins herbeux=--Été, automne - -=Hygrophore conique=--Hygrophorus conicus - -_Non comestible_] - - -=Hygrophore blanc d'ivoire.--Hygrophorus eburneus.= - -Spores blanches. - -L'Hygrophore blanc d'ivoire est un champignon de taille moyenne, tout -blanc: son chapeau est assez charnu, arrondi, mamelonné, puis plan et -même un peu déprimé; large de 3 à 5 centimètres, visqueux au sommet, -glabre sur le disque, un peu velu sur les bords qui sont repliés. - -Feuillets décurrents peu nombreux, épais, entiers, blancs, réunis par -des veines à la base. - -Pied plein, ferme, droit ou un peu courbé, atténué à la base, long de -5 à 6 centimètres; il est blanc, glabre, plein, puis creux, couvert au -sommet de granulations visqueuses. - -Chair blanche, ferme, de saveur agréable et d'odeur nulle. - -Ce champignon, qui est comestible, n'est pas rare dans les bois, de -l'été à l'automne. - -Une espèce très voisine mais un peu plus rare est l'_Hygrophorus -cossus_, également blanc dans toutes ses parties, mais il s'en -distingue à son odeur particulière, qui rappelle celle de la larve du -papillon appelé _Cossus_. Cette dernière espèce est regardée comme -suspecte. - -[Illustration: --Planche 23-- - -=Dans les bois frais=--Été, automne - -=Hygrophore blanc d'ivoire= - -Hygrophorus eburneus - -_Comestible_] - - -=Russule jaunâtre.--Russula ochroleuca.= - -Spores blanches - -Il y a dans toutes les Russules un faciès particulier qui permet de -reconnaître le genre au premier coup d'œil; la Russule jaunâtre, comme -ses congénères, a un aspect raide et des feuillets absolument droits -qui ne permettent pas de s'y tromper. - -Il est plus difficile de différencier les espèces. - -Ici, nous sommes en présence d'une espèce dont le chapeau est jaune -pâle ou un peu roussâtre surtout au centre. Il est d'abord arrondi puis -plan ou un peu déprimé au milieu, humide ou même visqueux en temps -de pluie, lisse ou légèrement strié sur les bords; diamètre: 4 à 8 -centimètres. - -Feuillets blancs assez nombreux, simples, larges, arrondis à la base et -droits. - -Pied ferme, cylindrique, long de 5 à 6 centimètres, blanc et couvert de -stries grisâtres, spongieux à l'intérieur. - -Chair blanche, ferme et cassante, de saveur âcre, mais d'odeur non -désagréable. - -On considère cette Russule comme suspecte, probablement en raison de sa -saveur âcre. - -La Russule jaunâtre se trouve de la fin de l'été à l'automne dans les -bois un peu humides. - -[Illustration: --Planche 24-- - -=Dans les bois frais=--Été - -=Russule jaunâtre= - -Russula ochroleuca - -_Non comestible_] - - -=Russule sevrée.--Russula delica.= - -Spores blanches. - -Il ne faudrait pas croire que le nom de _delica_ donné à ce champignon -implique l'idée d'un champignon excellent à consommer; le mot _delica_ -doit vouloir dire sevré; au reste, cette espèce bien qu'elle soit -comestible est loin d'être délicate. C'est elle que dans certaines -localités on consomme en assez grande quantité sous le nom de Prevet. - -Le chapeau de la Russule sevrée est d'abord convexe puis plan et enfin -déprimé avec les bords un peu repliés. Il est blanc comme tout le -champignon, mais souvent sali par la terre qu'il soulève; il mesure de -6 à 8 centimètres, avec un épiderme adhérent, glabre ou un peu pruineux. - -Les feuillets sont peu nombreux, épais, amincis aux deux extrémités, -décurrents, blancs, avec une légère teinte verte qui se remarque -surtout à l'insertion des feuillets sur le pied. - -Le pied est blanc, plein, plus court que le diamètre du chapeau, -puisqu'il mesure seulement 3 à 4 centimètres sur une épaisseur de 2 -centimètres environ. - -La chair est blanche, épaisse, très ferme, d'odeur un peu vireuse et de -saveur douce, puis un peu âcre. - -La Russule sevrée est comestible et elle se rencontre dans les bois en -été et automne. - -Ce champignon ressemble beaucoup à certaines Lactaires blanches, mais -il n'a pas de lait. - -[Illustration: --Planche 25-- - -=Dans les bois=--Été, automne - -=Russule sevrée=--Russula delica - -_Comestible_] - - -=Russule rouge.--Russula rubra.= - -Spores blanches. - -Les Russules ne sont pas faciles à distinguer les unes des autres, -surtout les rouges qui sont assez nombreuses. La Russule rouge, -_Russula rubra_, de Fries, est une espèce que quelques mycologues -voudraient rayer de la nomenclature, sous le prétexte que l'on ne -sait pas au juste à quel champignon de ce genre il faut appliquer ce -qualificatif. - -Voici ce qu'en dit Fries: «Ce champignon a une saveur âcre, le chapeau -convexe, plan ou déprimé, et poli lisse; marge obtuse, droite, non -striée. Les feuillets adnés, blancs, devenant un peu jaunâtres et -souvent rouges sur la tranche; ils sont assez nombreux, dimidiés ou -fourchus.» - -D'après le même, la couleur du chapeau serait rouge minium, un peu -brillant, mais susceptible de pâlir ou de se modifier. - -On trouve la Russule rouge dans les bois feuillus plutôt que sous les -conifères. - -Le pied est robuste, ferme, blanc ou teinté de rose. - -Parmi les espèces ayant une couleur rouge, nous dirons que _Russula -sanguinea_ est d'un rouge moins foncé, blanchâtre à la marge, «tout à -fait différent de _Russula rubra_ par sa chair ferme, par ses feuillets -adnés, décurrents, étroits, acuminés, comme dit Fries». - -_Russula Linnæi_ a la chair douce. - -_Russula Queletii_ vient sous les conifères. - -[Illustration: --Planche 26-- - -=Bois feuillus=--Surtout l'été - -=Russule rouge=--Russula rubra - -_Non comestible_] - - -=Russule noircissante.--Russula nigricans. - -Spores blanches. - -La Russule noircissante est le type d'un petit groupe de Russules qui -ont pour caractère principal de prendre, en vieillissant, une couleur -noire plus ou moins foncée. Leur chair aussi devient, à la cassure, -d'une couleur rougeâtre sale que l'on ne constate pas dans les autres -espèces du genre. - -Le chapeau de cette Russule est ferme, presque dur, arrondi, puis -plan et déprimé, d'abord régulier puis sinueux, glabre et non strié, -avec les bords infléchis. Il commence par être blanc ou blanc sale, -puis, peu à peu, il prend une teinte marron fuligineuse, plus ou moins -accentuée pour devenir presque noir; son diamètre est en moyenne de 8 à -10 centimètres. - -Les feuillets, qui prennent un peu la couleur du chapeau, sont peu -nombreux, épais, assez larges au milieu, rétrécis aux extrémités, et -quand on les froisse, surtout dans le jeune âge, ils prennent une -teinte rouge lie de vin. - -Pied à peu près cylindrique, épais, ferme, long de 4 à 6 centimètres, -d'abord blanc, puis de la couleur du chapeau, plein, puis creux, mais -rigide malgré tout. - -Chair ferme, dure, granuleuse, normalement blanche, mais prenant à -l'air une teinte rougeâtre, puis devenant noire à la fin; saveur -légèrement âcre. - -La Russule noircissante n'est pas comestible, on la trouve fréquemment -pendant la belle saison dans presque tous les bois. - -[Illustration: --Planche 27-- - -=Commune dans les bois=--Été, automne - -=Russule noircissante= - -Russula nigricans - -_Non comestible_] - - -=Schizophylle commun.--Schizophyllum commune.= - -Spores blanches. - -Joli champignon blanc cotonneux, en forme de coquille renversée, -commensal attitré des bois morts, encore revêtus de leur écorce. - -Le mot schizophylle signifie que les feuillets sont fendus. - -C'est le plus souvent un assemblage de chapeaux adhérents au support -par un léger pédoncule, qui manque quelquefois: il est légèrement bombé -ou plan orbiculaire, recourbé sur les bords qui sont sinués, lobés -ou incisés. Sa surface est blanchâtre, cotonneuse ou laineuse, puis -grisâtre et parfois rougeâtre. Son diamètre est de 2 à 4 centimètres, -mais il paraît souvent davantage, parce que plusieurs se soudent -ensemble. Sous le chapeau, se trouvent des feuillets rameux disposés -en éventail, qui offrent cette particularité qu'ils sont creusés en -sillon, formant comme une sorte de gouttière. - -Ce champignon est membraneux, coriace, sans aucune apparence de chair; -il persiste toute l'année sur les troncs morts. - - -=Panus styptique.--Panus stypticus.= - -Les Panus sont des champignons à spores blanches qui vivent sur les -arbres: ils ont un pied latéral ou excentrique, et comme ils sont -coriaces, on peut les conserver facilement. - -Le _Panus stypticus_ nous montre un chapeau arrondi en forme de rein, -régulier ou lobé, et à bords légèrement recourbés en dessous. Il -est jaune fauve ou fauve grisâtre, un peu sillonné et couvert d'une -poussière squameuse facile à enlever. - -Feuillets nombreux, étroits, minces, se terminant tous sur une même -ligne circulaire. - -Pied latéral court, assez large à l'insertion des feuillets, plus -étroit à sa base. - -Saveur fade, puis très âcre; non comestible. - -Pousse en groupes imbriqués sur les souches d'arbres encore vivants -pendant l'automne et l'hiver. - -[Illustration: --Planche 28-- - - =Sur les troncs morts= | =Sur les souches coupées= - - Toute l'année | Toute l'année - - =Schizophylle commun= | =Panus styptique= - - Schizophyllum commune | Panus stypticus - - _Non comestibles_] - - -=Volvaire élégante.--Volvaria speciosa.= - -Spores roses. - -On a beau dire, c'est un champignon qui porte bien son nom, mais -malheur à l'imprudent qui se laisse prendre à sa bonne mine, il cache, -paraît-il, sous des dehors séduisants, une âme bien noire, mortelle, -dit-on. - -On regarde les Volvaires comme des Amanites à spores roses, rien n'est -plus vrai, puisqu'on y trouve toujours l'attribut de ces dernières, la -volve; quant au collier, il peut manquer comme aussi dans certaines -Amanites. - -Au début, il est renfermé dans une volve blanche, d'où il sort sous -forme d'une boule qui s'élargit peu à peu, jusqu'à devenir presque -plate: son chapeau peut atteindre alors 6 à 8 centimètres; il est assez -charnu, blanchâtre, puis grisâtre, surtout sur le disque; il est, de -plus, mou et un peu visqueux. - -Feuillets nombreux, larges, ventrus, laissant autour du pied un espace -annulaire bien visible; ils sont d'abord blancs ou blanchâtres, puis -roses par les spores qui les recouvrent. - -Le pied est droit, régulier, un peu épaissi à la base, plus long que -le diamètre du chapeau, blanchâtre, puis un peu roussâtre, surtout à -la base, qui est légèrement pubescente et garni d'une volve blanche -divisée en 2 ou 3 lobes. - -Chair blanche nauséeuse. - -On trouve la Volvaire élégante en automne et hiver, dans les terrains -fumés, les décombres et surtout autour des meules où la paille a -longtemps séjourné à terre. - -[Illustration: --Planche 29-- - -=Terrains fumés, décombres=--Automne, hiver - -=Volvaire remarquable=--Volvaria speciosa - -_Vénéneux_] - - -=Pluteus des cerfs.--Pluteus cervinus.= - -Spores roses. - -Le _Pluteus cervinus_ est un champignon assez grand, qui, en raison -de ses spores rougeâtres, fait partie du groupe des Rhodosporées -(champignons à spores roses). - -Son chapeau est assez charnu, d'abord campanulé, puis convexe, plan, -avec le centre proéminent. Sa couleur est assez variable, puisqu'on -peut le trouver d'un brun plus ou moins foncé, bistré ou même -blanchâtre, mais sa couleur la plus habituelle est brune. Par les temps -humides, il est généralement visqueux, nu ou couvert de fibrilles -écailleuses; diamètre très variable de 4 à 12 centimètres. - -Les feuillets sont nombreux, larges, libres autour du pied, d'abord -blancs, puis rosés, par les spores qui les recouvrent. - -Le pied est plus long que le diamètre du chapeau; il est plein, puis -creux, cylindrique, blanc ou blanchâtre et couvert de fibrilles plus -foncées. - -La chair est assez épaisse, molle, blanche, odorante. - -Longtemps, on a considéré le _Pluteus cervinus_ comme suspect, mais il -est parfaitement comestible. On le trouve principalement sur les troncs -pourris, dans les bois, les haies, et souvent aussi sur la sciure de -bois; alors il pousse en touffe et prend des dimensions beaucoup plus -grandes et s'éloigne du type normal. - -Les Pluteus poussent toujours sur du bois plus ou moins décomposé, et -non sur la terre proprement dite. - -[Illustration: --Planche 30-- - -=Troncs pourris, sciure de bois=--Été, automne - -=Pluteus des cerfs=--Pluteus cervinus - -_Comestible_] - - -=Cortinaire bleuâtre.--Cortinarius cœrulescens.= - -Spores ochracées. - -Il y a, certes, parmi les Cortinaires que l'on connait, de belles -espèces, mais celui-ci est malgré tout un des plus remarquables, tant -par sa couleur fraîche et vive que par son port élégant. - -Son chapeau est charnu, convexe, à bords recourbés, puis plan et un -peu déprimé dans la vieillesse, où il prend des formes plus ou moins -tourmentées; il mesure de 4 à 8 centimètres. Tout jeune, il est d'un -bleu lilacé très vif, mais ensuite il devient roussâtre, au moins -par place, et il faut l'avoir vu jeune pour se faire une idée de -la fraîcheur de son coloris. Son épiderme est un peu fibrilleux ou -légèrement visqueux par les temps humides. - -Les feuillets sont nombreux, d'un beau bleu pâle, puis de couleur -rouillée, due aux spores qui mûrissent. - -Le pied est plein, gros, cylindrique, long de 4 à 5 centimètres et -terminé à sa partie inférieure par un gros bulbe marginé couvert d'un -léger coton bleuâtre. - -La cortine qui, primitivement, reliait le chapeau au pied est blanc -bleuâtre, puis ochracée et fugace. - -Chair épaisse, ferme, lilacée, puis blanche, de saveur agréable. -Ce champignon est comestible, mais assez rare. On le récolte en -été-automne, dans les bois ombragés. - -[Illustration: --Planche 31-- - -=Sous les futaies=--Été, automne - -=Cortinaire bleuâtre=--Cortinarius cœrulescens - -_Comestible_] - - -=Cortinaire de Berkeley.--Cortinarius Berkeleyi.= - -Spores ochracées. - -Nous allons parler d'un Cortinaire qui, probablement, est le géant du -genre et peut-être même de tous les Agarics: avec un seul spécimen, on -peut faire un plat. - -Le Cortinaire de Berkeley, nom du mycologue qui le premier l'a séparé -des espèces voisines, nous paraît devoir se rapporter aux _Cortinarius -torvus_ de Fries, et _præstans_ de Cordier. Il commence par montrer -au-dessus du sol une tête sphérique, de la grosseur d'un petit œuf, -mais, rapidement, le développement a lieu, et nous nous trouvons -alors en présence d'un volumineux champignon à chapeau régulièrement -arrondi recourbé sur les bords, mesurant plus de 20 centimètres de -diamètre. Normalement, il est de couleur ochracée plus ou moins foncée, -lisse, humide ou même visqueux et couvert surtout sur les bords de -macules glutineuses blanches. Plus tard, il se ride du centre à la -circonférence. - -Feuillets nombreux, minces, étroits, non décurrents, d'abord bleu pâle -lilacé, puis devenant ochracés par les pores qui les recouvrent. - -Le pied est gros, ferme, plein, renflé à la base surtout dans le jeune -âge, long de 10 à 20 centimètres et épais de plus de 3 centimètres. Il -est blanc et couvert de squames nombreuses, et relié au chapeau dans -les premiers temps par une abondante cortine formée de filaments blancs -ou violacés. - -Chair épaisse, fine, blanchâtre, de saveur agréable. - -On trouve ce beau et bon champignon en automne dans les forêts, où il -forme de grands cercles, de 15 à 20 individus. - -[Illustration: --Planche 32-- - -=Sous les futaies=--Automne - -=Cortinaire de Berkeley=--Cortinarius Berkeleyi - -_Comestible_] - - -=Cortinaire à bracelets.--Cortinarius armillatus.= - -Spores ochracées - -Ce champignon mesure de 8 à 10 centimètres au chapeau, avec un pied -plus long que le diamètre du chapeau; il offre un caractère qui aidera -à le faire reconnaître, il est marqué sur le pied de 2 à 4 zones -circulaires irrégulières d'un rouge brique. - -Au début, son chapeau est arrondi, puis convexe, un peu mamelonné au -centre et enfin presque plat, avec les bords un peu relevés. Il est de -couleur rouge brique ou un peu brunâtre, fibrilleux ou écailleux. - -Feuillets peu nombreux, larges, arrondis et un peu adhérents au pied, -amincis à la marge, pâles, puis rouillés ou bruns. - -Pied plus long que le diamètre du chapeau, mince en haut, -insensiblement renflé vers le bas, plein, blanchâtre ou fauve pâle et -marqué vers le milieu de 3 ou 4 impressions irrégulières d'un rouge -cinabre. La cortine est très fugace. - -On trouve le Cortinaire à bracelets en été-automne, dans les bois. - -Ce champignon, indiqué comme comestible, est de qualité inférieure. - -Une espèce voisine, que l'on trouve dans les mêmes endroits, est le -_Cortinarius hæmatochælis_, qui n'offre qu'une zone rouge et est de -dimensions moindres. - -[Illustration: --Planche 33-- - -=Dans les bois=--Été, automne - -=Cortinaire à bracelet= - -Cortinarius armillatus - -_Comestible_] - - -=Cortinaire couleur de brique.= - -=Cortinarius bolaris.= - -Spores ochracées. - -Le Cortinaire couleur de brique est de taille moyenne, et il se -caractérise surtout par sa teinte d'un rouge tout particulier. - -Son chapeau est peu charnu, convexe, puis plan et un peu déprimé à la -fin, il mesure de 4 à 5 centimètres de diamètre. Il est entièrement -couvert de petites écailles d'un rouge safrané entre lesquelles on -aperçoit le tissu pâle du champignon. - -Les feuillets sont peu nombreux, étroits, amincis aux deux extrémités, -blanchâtres ou un peu jaunâtres, puis orangés. - -Le pied est plus grand que le diamètre du chapeau, plein, puis creux, -égal, de la couleur du chapeau et un peu écailleux. - -Chair blanche, peu épaisse, un peu âcre. - -On trouve ce champignon, qui est probablement comestible, dans les -bois, en été-automne. - - -=Cortinaire rouge cinabre.= - -=Cortinarius cinnabarinus.= - -Spores ochracées. - -Encore un Cortinaire de petite dimension; il mesure de 3 à 5 -centimètres, mais sa couleur rouge est très belle. - -Son chapeau est peu charnu, campanulé, puis plan, d'un beau rouge vif, -rappelant la couleur du cinabre; il est d'abord un peu soyeux puis -glabre. - -Les feuillets sont peu nombreux, assez larges et de la couleur du -chapeau. - -Le pied est long de 4 à 5 centimètres, plein, régulier ou un peu -épaissi à la base, rouge plus clair que le chapeau et muni d'une -cortine également rouge. - -Chair peu épaisse, rouge, avec une légère odeur de radis. - -Il n'est pas d'usage de consommer ce champignon que l'on trouve en -été-automne, dans les bois sablonneux. - -[Illustration: --Planche 34-- - -=Dans les bois=--Été, automne - - =Cortinaire couleur de brique= | =Cortinaire rouge cinabre= - - Cortinarius bolaris | Cortinarius cinnabarinus - - _Probablement comestible_ | _Douteux_] - - -=Hébélôme échaudé.--Hebeloma crustuluniformis.= - -Spores ochracées. - -Les _Hebeloma_ correspondent dans les Ochrosporées, aux _Tricholoma_ -des Leucosporées, c'est-à-dire qu'ils ont les feuillets sinués et le -pied charnu. - -L'Hébélôme échaudé a le chapeau d'abord arrondi, puis plan, avec les -bords minces un peu irréguliers: il est glabre, humide ou un peu -visqueux, jaune pâle ou roussâtre, surtout au centre. - -Les feuillets sont nombreux, minces, roussâtres, pâles et souvent -tachetés, denticulés sur la tranche, et montrant en temps humide des -gouttelettes de liquide. - -Le pied est plein, puis creux, un peu bulbeux à la base, plus clair -que le chapeau, glabre en bas et ponctué au sommet de granulations -écailleuses. - -Chair blanche, épaisse, à odeur de radis. - -Ce champignon est fréquent en été-automne, dans les bois, les prairies: -comestible peu estimé. - - -=Collybie à pied velu.--Collybia velutipes.= - -On trouve ce champignon à la fin de l'automne et pendant l'hiver sur -les arbres languissants où il forme de petites touffes agréables à voir. - -Le chapeau est peu charnu, mince, jaune orangé ou brunâtre, glabre et -un peu visqueux, convexe, puis plan, large de 2 à 5 centimètres. - -Les feuillets sont peu nombreux, assez larges, arrondis vers le pied, -aigus vers la marge. - -Pied jaune, roussâtre en haut et couvert ailleurs d'un tomentum brun ou -noir, long de 4 à 6 centimètres; chair blanche ou blanchâtre de saveur -mucilagineuse: comestible peu estimé. - -[Illustration: --Planche 35-- - -=Dans les bois=--Été, automne - - =Hébélôme échaudé= | =Collybie à pied velu= - - Hebeloma crustuluniformis | Collybia velutipes - - _Comestibles peu estimés_] - - -=Paxille noir-tomenteux.--Paxillus atro-tomentosus.= - -Spores ochracées. - -Les Paxilles, peu nombreux en espèces, ont pour caractères principaux -d'avoir les spores ochracées et les feuillets décurrents susceptibles -de se séparer en masse de la chair du champignon. Nous avons, dans le -premier volume, décrit et figuré le Paxille enroulé, qui est d'une -couleur fauve uniforme, ce qui n'est pas le cas pour celui qui nous -occupe. - -Le Paxille noir-tomenteux a un chapeau souvent irrégulier, d'abord -convexe, puis en entonnoir, avec les bords recourbés, surtout dans le -jeune âge: il est pubescent, brun bistré plus ou moins intense, et -mesure de 10 à 15 centimètres et même davantage. - -Les feuillets sont nombreux, étroits, décurrents, anastomosés, fauves -ochracés et pouvant, comme nous l'avons dit plus haut, se séparer par -parties de la chair. - -Pied court, trapu, plein, souvent excentrique, ordinairement couvert -d'un revêtement brunâtre et comme duveteux. - -La chair est assez épaisse, ferme, blanchâtre. - -On trouve ce champignon surtout dans les bois d'arbres verts, où il -acquiert des formes souvent curieuses, et des dimensions très grandes. - -On l'indique comme comestible, mais il a, une fois cuit, une saveur -franchement désagréable. - -[Illustration: --Planche 36-- - -=Bois d'arbres verts=--Été, automne - -=Paxille noir-tomenteux=--Paxillus atro-tomentosus - -_Comestible peu délicat_] - - -=Pholiote radiqueuse.--Pholiota radicosa.= - -Spores ochracées. - -Les Pholiotes, on le sait, sont des champignons munis d'un collier -assez résistant et ayant des spores ochracées. - -La Pholiote radiqueuse, ainsi nommée parce que son pied s'enfonce dans -le sol, d'une assez grande longueur, est un champignon dont le chapeau, -d'abord arrondi, s'élargit peu à peu en forme de dôme; il est rare -qu'il devienne tout à fait plat. Il est charnu, ferme, blanchâtre ou -jaunâtre fauve, plus ou moins parsemé de mèches appliquées de couleur -plus foncée; son diamètre est de 6 à 10 centimètres, et l'épiderme du -chapeau déborde légèrement sur les feuillets. - -Feuillets nombreux, pâles, puis roussâtres, ferrugineux par les spores -qui les recouvrent. - -Pied robuste, plein, cylindrique, droit ou un peu courbé, plus long -que le diamètre du chapeau et s'enfonçant dans le sol, d'une quantité -parfois égale à sa longueur, sous forme de racine fusiforme; il est -blanc ou blanchâtre, farineux au-dessus du collier et garni en dessous -de nombreuses écailles un peu brunes. Collier large, membraneux, -persistant. - -Chair ferme, blanche, à odeur d'amande. - -La Pholiote radiqueuse se trouve surtout au voisinage des souches -pourrissantes, où le pied peut se développer librement dans un sol -approprié. Lorsqu'on arrache ce champignon sans précaution, on brise sa -racine et l'on n'obtient qu'un échantillon imparfait qui ne peut donner -une idée de l'espèce. - -[Illustration: --Planche 37-- - -=Au pied des arbres=--Été, automne - -=Pholiote radiqueuse=--Pholiota radicosa - -_Peut-être comestible_] - - -=Pholiote squarreuse.--Pholiota squarrosa.= - -Spores ochracées. - -Encore une Pholiote qui est bien nommée, puisque _squarrosa_ signifie -couvert de pustules, ou écailles; et en effet, il est, dans la -jeunesse, complètement hérissé de mèches retroussées. - -La Pholiote squarreuse débute par un long pied généralement courbé et -surmonté à sa partie supérieure par un léger renflement sphérique, le -tout complètement recouvert de nombreuses squames brunâtres. - -Peu à peu, le chapeau s'épanouit tout en restant convexe, il peut alors -avoir de 5 à 10 centimètres. Il est charnu, jaune clair ou safrané, -mais les nombreuses écailles qui le recouvrent sont brunâtres. - -Les feuillets sont nombreux, étroits, jaune pâle, puis ferrugineux, -arrondis à la base et aigus au sommet. - -Le pied est plein, ferme, un peu courbé, long de 6 à 10 centimètres, -jaune et garni de nombreuses écailles brunes, lisse au-dessus du -collier qui est très consistant. - -Chair jaune, d'odeur prononcée, comestible peu estimé. - -Pousse en touffe de plusieurs individus au pied des arbres malades. - -[Illustration: --Planche 38-- - -=Sur les arbres malades=--Automne - -=Pholiote squarreuse=--Pholiota squarrosa - -_Comestible peu recommandable_] - - -=Gomphide visqueux.--Gomphidius viscidus.= - -Spores noires. - -Les _Gomphidius_ sont peu nombreux en espèces, 3 ou 4 au plus; ils ont -un chapeau assez caractéristique, en forme de toupie; leurs spores sont -noires et très allongées comme celles des Bolets. - -Le Gomphide visqueux montre d'abord un chapeau conique à bords repliés -en dessous et reliés au pied par des filaments soyeux très fins, -qui représentent une cortine. Plus tard, le chapeau s'aplatit tout -en restant mamelonné au centre, l'épiderme est glabre, lisse, puis -roussâtre ou roux fauve, puis un peu noirâtre, visqueux, et d'un -diamètre de 3 à 5 centimètres. - -Les feuillets sont épais, peu nombreux, droits, blancs grisâtres, puis -cendrés et enfin noirs. - -Le pied est plein, ferme, plus long que le diamètre du chapeau, -cylindrique et atténué à la base, droit ou flexueux, jaune roussâtre, -puis foncé dans le haut, présentant au sommet une sorte de cortine un -peu visqueuse. - -Chair jaunâtre, élastique, de saveur mucilagineuse et d'odeur assez -désagréable. - -On trouve ce champignon pendant une partie de l'année, presque -exclusivement dans les sapinières. - -C'est un comestible peu apprécié. - -[Illustration: --Planche 39-- - -=Sous les sapins=--Été, automne - -=Gomphide visqueux=--Gomphidius viscidus - -_Comestible peu délicat_] - - -=Strophaire érugineux.--Stropharia œruginosa.= - -Spores brunes noirâtres. - -Les Strophaires sont des champignons à couleurs assez vives et de -formes plutôt gracieuses, mais ils ont une bien mauvaise habitude, ils -ont une préférence pour les matières excrémentielles, et l'un d'eux -porte le nom mal odorant de _merdaria_. - -Celui dont nous nous occupons tire son nom de sa couleur verte. Il se -compose d'un chapeau pouvant mesurer 4 à 6 centimètres de diamètre, -assez charnu, arrondi, puis plan convexe ou plan, et toujours muni d'un -mamelon apparent; il est jaune verdâtre ou bleuâtre et couvert d'une -épaisse couche visqueuse. Sous l'influence de la lumière, il blanchit -sensiblement, et parfois on le trouve couvert de squames peu adhérentes -blanches, lesquelles se voient surtout au bord du chapeau. L'épiderme -s'enlève facilement. - -Les feuillets sont assez nombreux, étroits aux extrémités, larges au -milieu, gris, verdâtres, puis brunâtres. - -Le pied est plus long que le diamètre du chapeau, droit ou courbe, -cylindrique ou un peu plus gros à la base, creux à l'intérieur, -verdâtre ou un peu azuré comme le chapeau, visqueux et couvert de -squames blanches, plus abondantes au haut du pied où elles forment un -collier fugace. - -Chair molle, blanche ou blanchâtre de saveur désagréable. - -On trouve ce champignon dans les bois, sous les feuilles, l'humus ou -les matières décomposées. On le regarde comme suspect. - -[Illustration: --Planche 40-- - -=Humus, décombres=--Été, automne - -=Strophaire érugineux=--Stropharia œruginosa - -_Non comestible_] - - -=Bolet à chair jaune.--Boletus chrysenteron.= - -C'est un Bolet qui est généralement de taille moyenne; son chapeau -est convexe, aplati sur le tard et souvent plus ou moins irrégulier, -il mesure de 4 à 6 centimètres et est de couleur terne, fauve ou brun -pâle, quelquefois un peu rougeâtre, légèrement tomenteux, fendillé ou -divisé en petits compartiments isolés comme le montre la figure de -droite; on aperçoit alors la chair qui se colore en rouge. - -Les bords du chapeau sont obtus. - -Les tubes sont jaunes, peu ou pas déprimés autour du pied, terminés -par des pores assez grands, inégaux, anguleux et verdissant par le -frottement. - -Pied robuste, long de 4 à 5 centimètres, égal ou un peu renflé à la -base, souvent courbé ou flexueux, jauni, mais couvert de nombreuses -stries rouges, sauf au sommet ou à la base. - -Chair molle, jaune, rouge sous l'épiderme, sans odeur ni saveur -appréciable. - -Ce champignon pousse un peu partout isolément, dans les bois mêlés; on -le regarde comme suspect, probablement à tort. - -Une espèce voisine, le _Boletus subtomentosus_, se distingue du -_Chrysenteron_, par sa chair qui est jaune sous l'épiderme du chapeau, -tandis qu'elle est rouge dans le _Chrysenteron_. - -[Illustration: --Planche 41-- - -=Bois mêlés=--Été, automne - -=Bolet à chair jaune=--Boletus chrysenteron - -_Suspect_] - - -=Bolet parasite.--Boletus parasiticus.= - -Au numéro 60 de notre nouvel Atlas, nous avons décrit le Scléroderme -vulgaire, que l'on trouve si communément dans les terrains maigres, -au bord des chemins: eh bien, ce Scléroderme a le singulier privilège -d'héberger un Bolet, qui, de ce fait, a reçu le nom de Bolet parasite. -C'est bien aux dépens du Scléroderme que vit ce champignon: il suffit, -pour s'en convaincre, d'examiner avec un peu d'attention les relations -qui existent entre les deux plantes. - -Vers la base du Scléroderme, partent deux ou plusieurs mamelons qui -grandissent peu à peu; ils portent à leur sommet un chapeau plus ou -moins arrondi, puis sensiblement plat et mesurant 3 à 5 centimètres. - -Assez régulièrement hémisphérique, le chapeau du Bolet parasite ne -tarde pas à modifier sa forme, soit parce que les chapeaux se touchent -ou qu'ils se trouvent en contact avec le Scléroderme lui-même. -L'épiderme du chapeau est lisse, uni, fauve ou roussâtre, parfois -grisâtre et fendillé. Les pores sont d'un jaune sale, assez grands, -d'abord arrondis, puis anguleux; ils adhèrent au pédicule, mais par -suite du développement du chapeau, ils paraissent un peu décurrents. Le -pied est cylindrique, un peu atténué et toujours courbé à la base, qui -est en contact intime avec la chair du Scléroderme. Chair jaune. - -Le Bolet parasite se développe sur les _Scleroderma vulgare_ et -_verrucosum_. Il n'est pas donné comme comestible. - -[Illustration: --Planche 42-- - -=Sur les Sclérodermes=--Été, automne - -=Bolet parasite=--Boletus parasiticus - -_Non comestible_] - - -=Bolet pomme de pin.--Boletus strobilaceus.= - -Quiconque a vu une seule fois ce Bolet ne l'oubliera pas. - -Figurez-vous un chapeau arrondi, brunâtre ou noirâtre, tout couvert -d'écailles ou de squames floconneuses régulièrement disposées, épaisses -et dépassant les bords du chapeau, lequel mesure de 4 à 8 centimètres. - -Les tubes sont assez longs, anguleux, blanchâtres, puis gris rougeâtres -ou bistrés avec des pores amples de même couleur. - -Pied plus long que le diamètre du chapeau, égal ou un peu renflé à la -base, fibreux, charnu, blanchâtre ou grisâtre et couvert de nombreuses -mèches soyeuses. - -Chair blanche, puis rosée et devenant brune. - -Ce champignon est comestible, mais peu délicat; on le trouve assez -rarement dans les bois ombragés. - - -=Bolet des bouviers.--Boletus bovinus.= - -Comme plusieurs de ses congénères, le Bolet des bouviers affectionne -les arbres verts. - -Son chapeau est d'abord arrondi, puis plan, glabre et visqueux en -temps humide, fauve ou roux ferrugineux, et d'un diamètre de 5 à 8 -centimètres. - -Les tubes sont décurrents sur le pied, assez courts, jaunâtres, -verdâtres ou ferrugineux, avec des pores amples et composés. - -Le pied est cylindrique, égal ou un peu renflé à la base, de la couleur -du chapeau ou teinté de rougeâtre et long de 3 à 4 centimètres. - -Chair blanche, devenant un peu verdâtre et de saveur agréable. - -On trouve ce champignon en automne, dans les bois d'arbres verts; il -est comestible. - -[Illustration: --Planche 43-- - -=Dans les bois=--Été, automne - - =Bolet pomme-de-pin= | =Bolet des bouviers= - - Boletus strobilaceus | Boletus bovinus - - _Comestibles_] - - -=Bolet varié.--Boletus variegatus.= - -Le Bolet varié se plaît, lui aussi, au voisinage des conifères; on le -reconnaîtra à son chapeau d'abord arrondi, puis plan, roussâtre ou -jaune olivâtre, couvert sur une partie de sa surface d'une multitude de -petites écailles plus foncées; son diamètre est de 6 à 8 centimètres. - -Tubes verdâtres touchant le pied, terminés par des pores assez grands, -anguleux, olivâtres ou bistrés, ferrugineux. - -Pied cylindrique ou un peu renflé à la base, ferme, jaune ou de la -couleur du chapeau, avec parfois des stries plus foncées. - -Chair assez épaisse, jaune ou prenant une légère teinte bleuâtre; celle -du pied est plus jaune et souvent un peu rougeâtre à la base. - -On trouve ce champignon dans les bois de pins, où il est souvent très -abondant. - -Il est comestible. - -[Illustration: --Planche 44-- - -=Sous les conifères=--Été, automne - -=Bolet varié=--Boletus variegatus - -_Comestible_] - - -=Polypore du bouleau.--Polyporus betulinus.= - -Ce champignon est bien reconnaissable à sa forme régulière, sa couleur -fauve et sa surface absolument unie; de plus, il ne pousse que sur les -bouleaux. - -Si l'on veut bien prendre la peine d'examiner un bouleau mort, qu'il -soit sur pied ou couché à terre, on y trouvera presque à coup sûr un ou -plusieurs Polypores du bouleau. - -Il se montre d'abord sous la forme d'une petite masse ronde excavée en -dessous, et si jeune qu'il soit, on reconnaît à peu près la forme de -l'adulte. - -Finalement, il mesure 12 à 15 centimètres de diamètre, son chapeau est -circulaire, se terminant à l'arrière par un pied court un peu courbé; -il est d'un brun roussâtre uniforme, uni, non zoné, à marge épaisse un -peu repliée en dessous. - -Il porte à sa partie inférieure des tubes courts munis de pores très -petits, blancs. - -La chair est blanche, fine, coriace ou même subéreuse. On pourrait, -paraît-il, en faire des cuirs à rasoir. - -Non comestible à cause de la résistance de sa chair. - -On pourra remarquer que toujours le chapeau du Polypore du bouleau est -orienté parallèlement au sol, c'est-à-dire qu'il est horizontal: mais -si, par aventure ou par accident, l'arbre, de perpendiculaire qu'il -était vient à se coucher sur le sol, le chapeau modifie sa position -première de façon à devenir de nouveau horizontal. Le même phénomène se -produit chez les autres polypores ligneux. - -[Illustration: --Planche 45-- - -=Sur les bouleaux=--Toute l'année - -=Polypore du bouleau=--Polyporus betulinus - -_Non comestible_] - - -=Polypore gigantesque.= - -=Polyporus (Merisma) giganteus.= - -Le _Polyporus giganteus_, appelé aussi _Merisma giganteus_, se -distingue des Polypores vrais, en ce qu'il offre des chapeaux multiples -provenant de la même souche, tandis que dans les premiers il n'y -a qu'un ou deux chapeaux, rarement davantage. On l'a aussi appelé -Polypore acanthoïde, parce que par ses nombreux chapeaux découpés, il -a quelque ressemblance avec les feuilles de l'acanthe. Il est surtout -remarquable par les dimensions considérables et le poids qu'il peut -atteindre (10 et 15 kilos). - -Il est formé de nombreux chapeaux dimidiés, dilatés, aplatis, -irrégulièrement lobés et diversement contournés. Ces chapeaux sont -très peu charnus, veloutés ou finement granuleux, ou encore sillonnés, -ridés, jaunâtres, brunâtres ou grisâtres, ou même un peu ferrugineux -et plus foncés vers la base. Ils sont imbriqués et garnis à leur -partie inférieure de tubes courts blancs ou pâles terminés par des -pores également blancs, petits, difformes ou lacérés, se prolongeant -sur des pédicules peu distincts, le tout formant une grosse souche -tuberculeuse, qui s'insère le plus souvent sur le tronc d'un arbre -coupé, où il s'étale de manière à couvrir une grande surface. - -On ne trouve ce champignon que dans les grands bois où existent de très -vieux arbres, aussi est-il assez rare. Il est comestible. - -[Illustration: --Planche 46-- - -=Sur les souches=--Été, automne - -=Polypore gigantesque=--Polyporus giganteus - -_Comestible_] - - -=Polypore squameux.--Polyporus squamosus.= - -Le Polypore squameux, appelé souvent Polypore du noyer, ressemble assez -bien à un éventail. Il est formé d'un large chapeau plus ou moins -arrondi, aplati, un peu déprimé à l'arrière, mince et un peu recourbé -sur les bords. Il est jaunâtre et couvert de nombreuses écailles plus -foncées et appliquées, il mesure jusqu'à 20 centimètres et plus. Les -pores sont blanchâtres ou un peu jaunâtres, petits, puis amples, -anguleux et lacérés, descendant longuement sur le pied. - -Pied court, excentrique ou latéral, épais, blanchâtre et brun noirâtre -à la base. - -Chair blanche, ferme, même un peu coriace, d'odeur forte de champignon. - -On trouve communément ce champignon sur les arbres malades, sur les -souches de différents arbres, mais du noyer surtout; il pousse souvent -plusieurs sujets en même temps. - -L'Oreille de noyer ou d'orme est évidemment comestible, mais il faut la -prendre très jeune, sans quoi elle est trop coriace. - -[Illustration: --Planche 47-- - -=Sur les troncs d'arbres=--Été, automne - -=Polypore squameux=--Polyporus squamosus - -_Comestible_ (_jeune_)] - - -=Polypore soufré.--Polyporus sulfureus.= - -Notre grand mycologue Bulliard appelait ce champignon, Bolet sulfurin; -mais nous savons que les Bolets ont un chapeau et un pied distincts et -que ce pied est central. Ici, pas de pied proprement dit, et en tout -cas, pas de pied central. - -Pour certains mycologues, le Polypore soufré fait partie du genre -_Merisma_, qui est caractérisé par ce fait que plusieurs chapeaux -partent du même point. - -En effet, il forme toujours une touffe comprenant plusieurs chapeaux -plus ou moins superposés et ayant plus ou moins l'aspect d'une lame -circulaire épaisse de 1 à 3 centimètres, sur une largeur de 10 à 12 -centimètres. Ces chapeaux sont sessiles ou un peu rétrécis à la base, -aplatis ou convexes, ondulés, festonnés sur les bords. Ils sont d'abord -pubescents, puis glabres, jaune rougeâtre ou couleur saumon. - -Tubes courts, terminés par des pores petits, entiers, puis lacérés, de -couleur jaune de soufre. - -Chair blanche, molle, laissant écouler des gouttelettes d'eau jaune, -puis sèche, grenue, cassante et de saveur acide. Ce champignon acquiert -parfois des dimensions considérables. - -On pourrait, paraît-il, manger ce champignon, mais alors il faut le -prendre très jeune. - -On trouve le Polypore soufré sur les arbres languissants ou morts, et -aussi sur les bois d'industrie. - -[Illustration: --Planche 48-- - -=Arbres malades, bois ouvrés=--Toute l'année - -=Polypore soufré=--Polyporus sulfureus - -_Non comestible_] - - -=Polypore amadouvier.--Polyporus fomentarius.= - -Ce champignon, que l'on nomme Bolet à amadou, Agaric de chêne, Agaric -femelle ou encore Agaric des chirurgiens (bien qu'il n'ait aucune -ressemblance avec les Agarics), fait élection de domicile sur les vieux -arbres, principalement sur le chêne et sur le hêtre. - -Il commence par donner un mamelon qui fait saillie à la surface de -l'arbre envahi, puis ce mamelon s'accroît, s'organise et se différencie -en une partie inférieure qui montre des pores et une partie supérieure -qui forme le chapeau proprement dit. - -Ce chapeau peut acquérir de grandes dimensions et mesurer de 30 à 50 -centimètres de largeur, sur une épaisseur de 10 à 20 centimètres. - -Il adhère à l'arbre nourricier par une large surface et prolonge ses -filaments mycéliens très loin dans le tissu du support. Assez souvent, -il a la forme d'un sabot de cheval ou d'une console semi-orbiculaire, -avec les pores toujours tournés en bas, petits, fauves ou ferrugineux, -et disposés en plusieurs couches visibles sur la section du champignon. -Cette disposition est caractéristique des Fomes, aussi nomme-t-on ce -champignon _Fomes fomentarius_. - -La cuticule forme des bourrelets concentriques plus ou moins nombreux, -grisâtres, fuligineux ou noirâtres. - -Sous la cuticule, on trouve une chair molle, brune ou ferrugineuse, qui -peut servir à préparer l'amadou. - -[Illustration: --Planche 49-- - -=Sous les vieux arbres=--Toute l'année - -=Polypore amadouvier= - -Polyporus fomentarius - -_Non comestible_] - - -=Polypore luisant.--Polyporus lucidus.= - -Ce Polypore, que Bulliard appelait Bolet oblique, est bien bizarre, -avec son chapeau disposé sur le côté et son revêtement luisant: on -dirait un champignon laqué. - -Quand il débute, c'est un simple pied noirâtre qui sort de terre et qui -se termine par une sommité pointue, puis survient un tout petit chapeau -blanchâtre, dont le développement continue à se faire seulement sur un -côté, en sorte qu'il devient excentrique, et de blanchâtre qu'il était, -il prend une teinte rouge acajou vive et brillante, comme vernie. La -surface du chapeau est plus ou moins zonée et de teinte plus claire sur -le bord. - -Sous le chapeau se trouvent des tubes assez longs blancs ou blanchâtres -à orifices petits. - -Le pied est beaucoup plus long que le diamètre du chapeau, -irrégulièrement arrondi et bosselé, brun noirâtre brillant ou encore -rouge brun, mais plus foncé que le chapeau. - -Chair coriace, blanchâtre, un peu acide. - -Pousse dans les endroits humides, sur les souches de divers arbres. - -[Illustration: --Planche 50-- - -=Sur les souches=--Toute l'année - -=Polypore luisant= - -Polyporus lucidus - -_Non comestible_] - - -=Polypore blanc-noirâtre.--Polyporus leucomelas.= - -Ce Polypore, appelé aussi Pied de mouton noir, est un champignon trapu, -à chapeau charnu, fragile, arrondi, entier ou lobé, irrégulier, assez -épais, mince sur les bords qui sont enroulés. Il est brun noirâtre ou -bistré noir, à surface douce, unie, puis rugueuse et fendillée. Il -mesure de 6 à 10 centimètres. Il porte sous le chapeau des tubes très -courts à orifices blancs ou blanchâtres se prolongeant sur le pied. - -Pied robuste difforme, plus court que le chapeau et de teinte analogue -ou fuligineuse. - -Chair blanche, puis rosée, fragile, agréable, sauf celle du pied, qui -serait un peu amère. - -Ce champignon est comestible; on le trouve en été-automne, dans les -sapinières. - - -=Polypore pérennant.--Polyporus perennis.= - -C'est un champignon fort élégant avec son chapeau mince, circulaire, -déprimé et agréablement zoné de jaune et de fauve; mais il est coriace, -ligneux, et par conséquent non comestible. - -Sous le chapeau, on remarque des pores très petits arrondis puis -lacérés, d'abord blancs et ensuite de couleur cannelle. - -Pied droit, ferme, résistant, velouté, mince ou assez fortement -épaissi, et de la couleur du chapeau. - -Ces champignons poussent dans les endroits siliceux, ils se soudent -fréquemment les uns aux autres; parfois, les bords du chapeau sont -fortement laciniés. - -[Illustration: --Planche 51-- - - =Sur la terre=--Automne | =Sur les charbonnières= - - =Polypore blanc-noirâtre= | =Polypore pérennant= - - Polyporus leucomelas | Polyporus perennis - - _Comestible_ | _Non comestible_] - - -=Dédalée du chêne.--Dædalea quercina.= - -Les Dédalées sont des champignons ligneux, caractérisés par la -disposition sinueuse des pores, qui forment un vrai labyrinthe, d'où le -nom qui leur a été imposé. Ils ont aussi un autre caractère commun avec -les Tramètes, qui les distingue nettement des Polypores. C'est que, -dans les polypores ligneux, la chair et les tubes sont séparés par une -ligne de démarcation bien nette, tandis que dans les Dédalées et les -Tramètes, la trame des pores et de la chair se confondent et font corps -intime. - -L'espèce qui nous occupe et que l'on trouve souvent sur les arbres -malades, surtout sur les chênes et jusque dans nos maisons, peut -atteindre un volume assez considérable. - -La forme en est très variable, tantôt elle est plate comme une lame, -d'autres fois prend la forme d'un coussinet large à sa surface et -diminuant progressivement vers sa partie inférieure; sa surface est -plate ou irrégulièrement bosselée ou tuberculeuse et marquée de zones -plus ou moins visibles. - -Les tubes représentent plutôt des lames épaisses anastomosées de la -même couleur que le chapeau, qui finissent par former de grands pores -labyrinthiformes. Tout le champignon a une consistance qui tient le -milieu entre celle du bois et du liège. - -[Illustration: --Planche 52-- - -=Sur les bois de charpente=--En tout temps - -=Dédalée du chêne=--Dædalea quercina - -_Ligneux_] - - -=Mérule pleureur.--Merulius lacrymans.= - -Les _Merulius_ se distinguent des autres Polyporées en ce qu'ils ont -plutôt des plis anastomosés que de véritables pores. - -Le Mérule pleureur, appelé aussi _Merulius destruens_ (destructeur) se -trouve dans les endroits humides, les caves principalement, derrière -les boiseries et surtout sous les parquets. - -Lorsqu'il n'est pas fructifié, il se montre à nous sous la forme de -filaments blancs et ténus qui vont souvent fort loin pour trouver -des bois à détruire, puis quand les conditions sont favorables, il -se condense en une membrane assez consistante, grisâtre ou blanche -sur les bords, jaune ou jaunâtre au centre, où s'organise l'hyménium; -c'est alors qu'apparaissent les alvéoles ou pores, qui tout d'abord -ressemblent un peu à de la fraise de veau; puis les spores se forment, -mûrissent et donnent à la membrane une teinte jaune brunâtre. - -Les dimensions de la plaque hyméniale sont très variables, elles -peuvent aller, de quelques centimètres, à 10 et 20 centimètres, être -circulaires ou allongées. - -Sous l'influence des courants et aussi par leur puissance de -projection, ces spores peuvent se déposer très loin sous forme d'une -poussière rougeâtre. - -C'est un champignon redoutable, surtout pour les bois tendres et -principalement les sapins, qui sont dévorés en peu de temps. Le -meilleur moyen de s'en préserver est tout d'abord de brûler tout ce -qu'il atteint, et de badigeonner avec une solution bouillante de -sulfate de cuivre à 10% tout ce qui est atteint, sans en excepter les -bois neufs que l'on emploie: il faut en outre ménager des courants -d'air. - -[Illustration: --Planche 53-- - -=Sur les bois, dans les endroits humides=--Toute l'année - -=Mérule pleureur=--Merulius lacrymans - -_Nuisible aux bois d'industrie_] - - -=Hydne hérisson.--Hydnum erinaceum.= - -Nous savons que les _Hydnum_ sont tous garnis sur leur surface -hyméniale de pointes plus ou moins longues auxquelles on a donné le nom -d'aiguillons. Les spores se trouvent à la surface de ces aiguillons. - -Nous parlerons aujourd'hui de l'un des plus anciens et des plus beaux -parmi les champignons de ce genre. - -L'Hydne hérisson se développe toujours dans les cavités qui se trouvent -sur les arbres, mais de préférence sur les chênes et les hêtres. -Lorsque le mycélium est suffisamment organisé, il projette au dehors -de l'orifice ou de la cavité une masse charnue, blanche, semblable à -un moignon, lequel, une fois dehors, s'élargit plus ou moins, de façon -à représenter un coussinet ou une épaulette, puis il se développe -tout autour des quantités de prolongements filiformes très allongés -sur le devant et bien plus courts ailleurs. Ces prolongements, blancs -ou blancs jaunâtres, prennent tous la direction verticale et sont -parallèles les uns aux autres, en sorte que quand le champignon s'est -complètement développé, on croirait avoir devant soi une épaulette -d'une nature particulière. - -L'Hydne hérisson est comestible, mais sa chair est de consistance un -peu ferme; comme saveur, il rappelle assez celle du champignon de -couche. - -C'est un champignon assez rare qui toujours excite l'admiration des -mycologues qui ont la chance de le rencontrer. - -[Illustration: --Planche 54-- - -=Sur les vieux arbres blessés=--Été, automne - -=Hydne hérisson=--Hydnum erinaceum - -_Comestible_] - - -=Hydne imbriqué.--Hydnum imbricatum.= - -L'Hydne imbriqué, appelé aussi barbe de bouc, comporte un chapeau et un -pied. Le chapeau est épais, charnu, un peu arrondi, puis plat ou un peu -déprimé, souvent difforme et irrégulier sur les bords qui sont minces, -ondulés, lobés; il est en outre le plus souvent parsemé de grosses -écailles tuberculeuses assez régulièrement disposées. Ces écailles sont -plus foncées (quelquefois presque noires) que le reste du chapeau, qui -est brunâtre ou terre d'ombre. A la partie inférieure du chapeau se -trouvent des aiguillons fragiles d'un blanc sale ou cendrés, qui se -prolongent sur le pied. - -Pied plutôt court, épais, gris, brun ou rougeâtre. - -Chair ferme, cassante, sèche, d'un blanc pâle ou grisâtre, un peu amère. - -On trouve ce champignon en automne, dans les bois de conifères; il est -comestible. - - -=Hydne gélatineux.= - -=Hydnum (Tremellodon) gelatinosum.= - -L'_Hydnum gelatinosum_, que l'on nomme aussi _Tremellodon gelatinosum_, -a un chapeau de consistance gélatineuse, translucide, grisâtre ou -brunâtre, lisse, irrégulier, souvent dimidié ou terminé par un pied -latéral de même consistance. A la partie inférieure du chapeau existent -des aiguillons moins transparents; chair à saveur agréable. - -On trouve toujours ce champignon près de terre, sur les souches -d'arbres verts, où il se groupe plus ou moins. Il est comestible. - -[Illustration: --Planche 55-- - - =Sur la terre= | =Souches de conifères= - - =Hydne imbriqué= | =Hydne gélatineux= - - Hydnum imbricatum | Hydnum (tremellodon) gelatinosum - - _Comestibles_] - - -=Clavaire fusiforme.--Clavaria fusiformis.= - -Comme l'indique son nom, cette Clavaire a la forme d'un fuseau, -c'est-à-dire qu'elle s'effile à ses extrémités. - -Elle mesure de 5 à 8 centimètres et est de couleur jaune vif un peu -mat. Elle est, à l'intérieur, compacte, puis creuse, d'abord jaune, -puis blanchissante. - -La Clavaire fusiforme est simple, mais elle pousse toujours en touffes -formées de nombreux rameaux. - -On la trouve à l'automne, dans les bois, les gazons, les bruyères; elle -est comestible. - -On trouve dans les mêmes endroits d'autres Clavaires jaunes, de -couleurs moins vives et aussi comestibles. - - -=Clavaire en pilon.--Clavaria pistillaris.= - -Cette Clavaire, qui ressemble au pilon des pharmaciens, se compose -essentiellement d'une partie renflée, généralement oblongue et -s'atténuant peu à peu jusqu'à la base: elle peut atteindre de 10 à 15 -centimètres, sur une épaisseur de 2 à 4 centimètres. La tête ou clavule -est rougeâtre ou d'un jaune fauve, lisse, ridée ou sillonnée par places. - -Chair blanche, compacte, filandreuse, se continuant jusqu'à la base. - -La partie inférieure est moins colorée et presque blanche. - -Quoique peu agréable, elle est comestible; on la trouve à l'automne et -même pendant l'été, dans les bois ombragés. - -[Illustration: --Planche 56-- - - =Dans les bois=--Été, automne - - =Clavaire fusiforme= | =Clavaire en pilon= - - Clavaria fusiformis (gauche) | Clavaria pistillaris - - _Comestibles_] - - -=Gyrocéphale helvelloïde.= - -=Gyrocephalus (Guepinia) helvelloides.= - -Les _Gyrocephalus_ (ou _Guepinia_) sont des champignons gélatineux -assez fermes, stipités, ayant un peu la forme d'une spatule ou d'une -cuiller, ou encore d'un lobe d'oreille. - -Ils se distinguent des _Tremella_ par leurs basides linéaires et leurs -spores courbées. - -Le _Gyrocephalus helvelloides_, ainsi appelé parce qu'il ressemble -un peu à certaines Helvelles, se compose d'un pédicule blanchâtre -ou rougeâtre plus ou moins grand, et se prolongeant en une sorte de -chapeau irrégulier, spatulé, lobé ou festonné, quelquefois même il est -creusé en entonnoir et presque toujours plus développé d'un côté que -de l'autre. Il peut atteindre une hauteur de 5 à 10 centimètres; il -est un peu translucide, rouge ou rose orangé, et de consistance molle -gélatineuse. - -L'hyménium se trouve à la partie inférieure du chapeau, il est -vaguement plissé. - -En raison de sa couleur, certains mycologues le nomment _Gyrocephalus -rufus_ (Gyrocéphale rouge). - -On trouve ce champignon à terre, surtout dans les montagnes et sous les -conifères. - -Il peut être consommé en salade. - -[Illustration: --Planche 57-- - -=A terre, sous les conifères=--Été, automne - -=Gyrocéphale helvelloïde=--Gyrocephalus (Guepinia) helvelloides - -_Comestible_] - - -=Calocère visqueuse.--Calocera viscosa.= - -Les _Calocera_ sont voisins des _Clavaria_, dont ils diffèrent par leur -consistance gélatineuse, visqueuse, cornée étant secs. - -Ce sont des champignons aux couleurs vives, à réceptacle simple ou -rameux, isolés ou cespiteux et poussant sur les arbres ou les bois -décomposés. - -Le _Calocera viscosa_, ou _Calocera flammea_, comme on le nomme aussi, -est formé de rameaux plus ou moins nombreux, dressés, cylindriques ou -un peu aplatis, un peu bifurqués au sommet. Toute la plante est jaune -rougeâtre, plus foncée à la dessiccation. - -Inférieurement, le champignon se prolonge en une racine tenace -radicante. Nous le croyons comestible, mais il ne vaut pas les -Clavaires, c'est en tous cas une petite espèce. - - -=Auriculaire mésentérique.= - -=Auricularia mesenterica.= - -Les _Auricularia_ font partie des Trémellinées ou Auriculariées, du mot -latin _Auricula_, oreille. Dans ces champignons, l'hyménium est quelque -peu plissé, ridé, et les spores sont oblongues, courbées et assez -grosses. - -L'Auriculaire mésentérique, nommée aussi Auriculaire trémelloïde, -vient sur les souches décomposées, qu'elle garnit de nombreux chapeaux -d'abord adhérents, puis réfléchis, entiers, arrondis, gris brunâtre, -zonés. - -L'hyménium, qui se trouve à la partie inférieure, est d'un brun -violacé, plissé, ridé. - -[Illustration: --Planche 58-- - -=Sur les troncs=--Été, automne - - =Calocère visqueuse= | =Auriculaire mésentérique= - - Calocera viscosa (bas) | Auricularia mesenterica (haut) - - _Non comestibles_] - - -=Phallus puant.--Phallus impudicus.= - -Ce champignon, que les anciens naturalistes avaient nommé Morille -puante, œuf du diable, se rencontre assez fréquemment dans les bois -sablonneux. - -Il se présente à l'origine comme une sorte d'œuf blanchâtre ou -grisâtre. Ces œufs se montrent à moitié émergés du sol, ou même ils -reposent tout à fait sur les débris ou le mycélium s'est implanté. A -un moment donné, cet œuf se rompt irrégulièrement pour donner issue -au champignon proprement dit, qui, dans l'espace de quelques heures, -atteint tout son développement. - -Il se présente alors sous la forme d'un pédicule long de 10 à 20 -centimètres, cylindro-conique aux extrémités, fistuleux et complètement -percé de nombreuses perforations qui lui donnent une très grande -légèreté. Sa partie supérieure est garnie d'une sorte de coiffe -munie d'alvéoles renfermant à leur intérieur une mucosité verdâtre -et malodorante où se trouvent les spores. C'est cette matière que -les insectes transportent inconsciemment dans d'autres endroits, qui -contribue à propager l'espèce. - -Bien qu'un tel champignon n'invite guère à le consommer, on assure qu'à -l'état d'œuf, il a été mis en vente sur le marché d'Épernay. - -On trouve dans les mêmes endroits le _Phallus imperialis_, sensiblement -plus rare que le précédent; il a la volve rose, puis le _Phallus -caninus_ (Phallus de chien), beaucoup plus grêle dans toutes ses -parties, avec la tête rose. - -[Illustration: --Planche 59-- - -=Sur la terre des bois sablonneux=--Été, automne - -=Phallus puant=--Phallus impudicus - -_Non comestible_] - - -=Scléroderme vulgaire.--Scleroderma vulgare.= - -Le nom de ce champignon lui vient de deux mots grecs, qui signifient -qu'il a la peau dure. - -Les Sclérodermes ont un peu l'aspect des vesses-loup (Lycoperdon), mais -ils en diffèrent en ce que l'enveloppe qui recouvre le tissu fructifère -est épaisse, coriace, alors que dans les Lycoperdons elle est mince; -de plus, la trame fructifère est, dans les Lycoperdons, homogène et -dépourvue dans le jeune âge de cellules ou logettes qui existent dans -les _Scleroderma_. - -Le Scléroderme vulgaire se trouve dans les terrains maigres sur la -terre, où il adhère par un faisceau de petites racines. - -C'est un réceptacle plus ou moins difforme, globuleux, sessile ou à -peine stipité, dur, ferme, marqué à sa surface de squames ou d'alvéoles -quelque peu verruqueuses. La chair est d'abord blanche, divisée en -logettes, puis elle devient noire et grenue, et non pulvérulente comme -dans les vesses-loup. - - -=Astre hygrométrique.--Astreus (Geaster) hygrometricus.= - -Ces champignons, plus connus sous le nom de _Geaster_ (étoile de -terre), ressemblent tout d'abord à des Lycoperdons, mais, à l'encontre -de ces derniers, l'enveloppe du champignon se sépare en deux parties; -l'une, extérieure, qui se divise en plusieurs lobes se recourbant plus -ou moins en dehors, suivant l'état hygrométrique de l'air, et une -interne, mince, continuant à envelopper les spores. A cet état, le -champignon représente assez bien une étoile. L'enveloppe intérieure -s'ouvre au sommet pour laisser passage aux spores. - -L'Astre hygrométrique se trouve fréquemment sur la terre, dans les -endroits sablonneux. - -[Illustration: --Planche 60-- - -=Sur la terre sablonneuse=--Été, automne - - =Scléroderme vulgaire= | =Astreus hygrométrique= - - Scleroderma vulgare | Astreus (geaster) hygrometricus - - (bas) | (haut) - - _Non comestibles_] - - -=Clathre en réseau.--Clathrus cancellatus.= - -=(Clathre rouge.)--(Clathrus ruber.)= - -Comme le Phallus puant dont il est proche, le Clathre est à son origine -renfermé dans une sorte d'œuf, mais plus arrondi, blanchâtre et marqué -extérieurement d'impressions polygonales résultant de la pression -intérieure du champignon. Cet œuf se déchire irrégulièrement à son -sommet pour laisser voir le champignon proprement dit. On voit alors -se produire une sorte de sphère, découpée par des mailles polygonales -plus ou moins nombreuses, irrégulières, formant comme un treillis rose, -rouge ou jaune rougeâtre intérieurement, d'une structure délicate et -fragile. A l'intérieur, ces branches anastomosées sont garnies d'un -hyménium verdâtre d'odeur fétide et renfermant de nombreuses spores que -les insectes se chargent de propager au loin. - -Le Clathre se trouve surtout dans le midi et le sud-ouest de la France, -sous les oliviers et dans les friches, à l'automne. - - -=Spathulaire jaunâtre.--Spathularia flavida.= - -Ce champignon tire son nom du mot latin _Spathula_, qui signifie -spatule. - -C'est un champignon comprenant un pied blanc ou blanchâtre, épais, -dressé, cylindrique ou comprimé, plus large à la base qu'au sommet et -mesurant à peu près 5 centimètres de hauteur. A sa partie supérieure, -il est couronné ou plutôt enchâssé par une tête oblongue, comprimée, -entière ou festonnée, jaune et de consistance charnue molle. - -L'hyménium est formé de thèques renfermant 8 spores filiformes. - -Se trouve surtout sous les pins, à l'automne; comestible. - -[Illustration: --Planche 61-- - - =En groupe sous les conifères= | =A terre dans le midi et l'ouest= - - Automne - - =Spathulaire jaunâtre= | =Clathre en réseau= - - Spathularia flavida | Clathrus cancellatus - - _Comestible_ | _Non comestible_] - - -=Bulgarie salissante.--Bulgaria inquinans.= - -Champignon bizarre, qui pousse pendant une grande partie de l'année -sur les chênes malades ou abattus. Son nom lui vient de _Bulga_, qui -signifie bourse, à cause de l'analogie qu'il a avec certaines bourses à -quêter. - -La Bulgarie débute par une petite boule jaune rougeâtre velue, de la -grosseur d'un pois; puis cette boule s'ouvre à sa partie supérieure -pour montrer une surface concave, puis plane, avec les bords légèrement -relevés. - -Complètement développée, la Bulgarie ressemble assez à un cône tronqué -qui adhérerait au support par sa petite base: elle mesure de 1 à 3 -centimètres, sur une hauteur à peu près égale. - -L'hyménium représente un disque plat, mais fuligineux, formé de -nombreuses thèques, renfermant de 4 à 8 spores ovales, qui se répandent -tout à l'entour comme une poussière noire. - -Extérieurement, le champignon est brunâtre, velu et marqué de quelques -zones parallèles; chair gélatineuse, coriace, noire, de saveur -mucilagineuse, puis légèrement piquante et comme un peu marécageuse: ce -qui en fait un comestible de peu de valeur. - -La Bulgarie pousse abondamment sur les chênes malades et surtout -abattus. - -[Illustration: --Planche 62-- - -=Sur les troncs abattus, chêne, hêtre=--Été, automne - -=Bulgarie salissante=--Bulgaria inquinans - -_Comestible peu estimé_] - - -=Pézize orangée.--Peziza aurantia.= - -Ce joli champignon ne peut échapper aux regards du plus distrait des -mycologues, à cause de sa couleur vive et voyante, et aussi parce qu'il -vient généralement en grand nombre là où il se plaît. - -La Pézize orangée débute tout d'abord par une très petite surface, -qui gagne rapidement et finit par acquérir une largeur de 3 à 5 -centimètres. De régulière qu'elle était et appliquée sur le sol, elle -se contourne plus ou moins d'une façon capricieuse et montre des bords -sinués, ondulés. - -Extérieurement et intérieurement, elle est rouge orangé. - -L'hyménium, qui est un peu plus foncé, occupe la partie interne de -la coupe, il est formé, comme dans tous les discomycètes, de thèques -contenant 8 spores, elliptiques réticulées. - -De même qu'avec les pézizes de grande dimension, on peut très bien, -avec la Pézize orangée, constater la projection des spores sous forme -d'un petit nuage. - -On la trouve à l'automne et commencement de l'hiver, dans les bois, -les chemins frais, et surtout là où la terre a été battue, et c'est -merveille de voir ces multiples champignons rivaliser d'intensité, de -coloris et de formes. - -Elle est si jolie et si abondante, et, disons-le, si propre, que l'on -peut bien se risquer à la manger, car elle est comestible. - -Voici la recette qui nous a été communiquée: - -Il suffit, après les avoir bien nettoyées, de les préparer au sucre -avec un peu de kirsch; ce serait excellent. - -[Illustration: --Planche 63-- - -=Sur la terre humide=--Automne, hiver - -=Pézize orangée=--Peziza aurantia - -_Comestible_] - - -=Xylaire hypoxyle.--Xylaria hypoxylon.= - -La Xylaire hypoxyle est totalement différente d'aspect de la suivante; -elle est aussi plus commune, et beaucoup l'ont foulée aux pieds sans -avoir pris la peine de l'examiner. - -On dirait de petits arbuscules qui se pressent sur un chicot d'arbre, -coupé près du sol: ils sont souvent très nombreux, et si l'on tente de -les cueillir, on éprouve une assez grande résistance, et l'on remarque -que les doigts sont imprégnés d'une poussière blanche. - -Si nous examinons l'un quelconque de ces arbres en miniature, -nous constaterons une base unique fortement implantée sur le bois -nourricier; puis ce rameau se renfle un peu et nous offre l'aspect -ruguleux mentionné dans la Xylaire polymorphe, et si dans ce renflement -nous faisons une section, nous y retrouvons les périthèces, les asques -et les spores. - -Plus haut, le rameau change d'aspect, il se rétrécit, s'aplatit, se -bifurque ou même se trifurque en donnant lieu à des rameaux plats -pouvant eux-mêmes se diviser à nouveau. Ces rameaux sont blancs, -et ce sont eux qui nous ont taché les doigts tout à l'heure. Cette -poussière blanche est formée de spores très petites, rondes, ce sont -des conidies, qui répondent à un autre mode de reproduction. - -=Voir page 65 la description de la Xylaire polymorphe.= - -[Illustration: --Planche 64-- - -=Sur les souches=--Toute l'année - - =Xylaire polymorphe= | =Xylaire hypoxyle= - - Xylaria polymorpha (bas) | Xylaria hypoxylon (haut) - - _Non comestibles_] - - -=Xylaire polymorphe.--Xylaria polymorpha.= - -Le botaniste qui rencontre pour la première fois cette singulière -production a peine à croire qu'il se trouve en présence d'un champignon. - -Figurez-vous, sur une souche plus ou moins décomposée, une masse -noirâtre résultant d'un assemblage de tubercules irréguliers, digités -ou spatules; les uns sont renflés, bosselés, contournés et terminés -par une sorte de pied court, beaucoup plus mince, d'autres sont -plus allongés, ovoïdes ou digités, également pédicellés; mais tous -présentent la même teinte brune noirâtre et une surface rugueuse. - -Si l'on fait une section longitudinale de l'un d'eux, on trouve que ces -clavules sont remplies d'une chair blanche assez tendre et comme un peu -veinée. - -En examinant la coupe avec plus d'attention, on remarque sur toute la -périphérie de la section, de petits points brunâtres régulièrement -disposés. Ce sont autant de périthèces ou conceptacles qui renferment -les organes de la reproduction. - -Chaque périthèce ou conceptacle contient de nombreuses thèques à 8 -spores ovales ou arrondies. - -Le nom de polymorphe lui vient de la diversité des formes que peut -affecter ce champignon, que l'on trouve toute l'année sur les souches -en voie de décomposition. - -Non vénéneux, mais non comestible en raison de sa constitution. Il fait -partie, comme le précédent, du groupe des Pyrénomycètes. - - - - -PARTIE II - -Généralités - - - - -CHAPITRE I - -Classification des champignons. - - -Dans le premier volume du _Nouvel Atlas des Champignons_ comestibles et -vénéneux, nous avons envisagé la classification des champignons d'une -façon un peu sommaire, aussi croyons-nous utile d'y revenir aujourd'hui. - -Nous diviserons l'immense classe des champignons en 5 groupes, qui sont: - -I.--Les _Basidiomycètes_, qui comprennent les champignons dont les -organes reproducteurs (spores) sont placés sur des basides bien -conformées et persistantes, comme dans les Agarics, les Bolets, les -Hydnes, etc. (Voir fig. 1 et tableau II.) - -[Illustration: FIG. 1.] - -II.--Les _Ascomycètes_, dont les organes reproducteurs sont constitués -par des asques (ou thèques) renfermant les spores à leur intérieur, -comme dans les Pézizes, les Truffes, etc. (Voir fig. 2 et tableau III.) - -III.--Les _Phycomycètes_, qui n'ont ni asques ni basides; qui de plus -sont souvent parasites sur les plantes ou les animaux vivants et dont -le mycélium est unicellulaire, comme dans les Péronosporées. (Voir -tabl. IV.) - -IV.--Les _Myxomycètes_, qui n'ont ni asques ni basides, qui ne sont -jamais parasites sur les plantes vivantes ou sur les animaux et dont la -substance est amiboïde (c'est-à-dire mobile et susceptible de changer -de forme). Ex. Les fleurs de tan. - -[Illustration: FIG. 2.] - -V. Les _Deutéromycètes_, qui sont des champignons imparfaits ou -inférieurs: ils représentent des états transitoires d'autres -champignons plus élevés en organisation. Ils peuvent avoir des organes -analogues aux périthèces, mais pas d'asques, et leur mycélium n'est -pas unicellulaire: on les trouve le plus souvent sur les feuilles, le -bois, où ils forment des taches bien visibles et très limitées. Ex. Les -Septoria, les Phoma, etc. (Voir tableau VI.) - -[Illustration: FIG. 3.] - -Si nous examinons chaque groupe en particulier, nous verrons qu'ils -peuvent se subdiviser à leur tour en sous-groupes, qui seront -susceptibles eux-mêmes de former des ensembles plus circonscrits, -que nous nommerons familles. Puis ces familles seront le résultat de -la réunion d'un certain nombre de genres, lesquels renfermeront les -espèces. Le tableau I résume les principaux caractères de ces groupes. - -Nous examinerons tout premièrement les _Basidiomycètes_, et nous -verrons dans le tableau II, que ce groupe comprend les Hyménomycètes, -les Gastéromycètes, les Ustilaginées et les Urédinées. - -Si nous agissons de même pour ces sous-groupes, nous verrons que -les Hyménomycètes renferment les familles ci-après désignées: les -Agaricinées, les Polyporées, les Hydnées, les Téléphorées, les -Clavariées, les Auriculariées ou Trémellinées. (Voir tableau II.) - -Nous verrons également que les Gastéromycètes, qui diffèrent des -Hyménomycètes en ce que leur hyménium est renfermé à l'intérieur -du champignon, comprennent les Phalloïdées, les Nidulariées, les -Lycoperdacées, les Hyménogastrées (Voir tableau II.) - -Quant aux Ustilaginées et aux Urédinées, dont les spores sont disposées -à l'extrémité de cellules analogues aux basides, elles n'ont pas été -subdivisées en familles, ou plutôt, ce sont des groupes qui portent -également le nom de familles, et elles comprennent un très grand nombre -de genres qu'il nous est impossible de citer. Nous nous contenterons -de rappeler que certains de ces champignons sont bien connus, surtout -des agriculteurs et des horticulteurs, à cause des dommages qu'ils leur -causent. En effet, la carie des céréales est due à une Ustilaginée, et -les nombreuses rouilles qui s'attaquent aux organes verts des végétaux -font partie des Urédinées. - -Le deuxième groupe, celui des _Ascomycètes_, se divise en 4 -sous-groupes, qui sont (Voir tableau III.): - -Les Pyrénomycètes, qui sont légion et qui, examinés superficiellement, -se présentent à nous sous forme d'agglomérations noires comme du -charbon et incrustant les végétaux ou affectant les formes les plus -bizarres. Si l'on examine au microscope une section transversale mince -de ces champignons, on y trouve une quantité de petites loges en forme -d'urnes, lesquelles renferment de nombreuses thèques (ou asques) à 8 -spores généralement, ce sont des périthèces. (Voir tableau III.) - -Les Tubéromycètes sont des champignons généralement charnus ou -coriaces, affectant la forme de tubercules non carbonacés, et se -développant le plus souvent dans le sol, sur les racines ou les -radicelles des arbres. De là le nom de champignons hypogés qui leur -a été donné. Dans ce sous-groupe, les thèques ne sont pas allongées -comme dans les autres sous-groupes des Ascomycètes, mais elles sont -courtes et volumineuses et elles renferment, non plus 8 spores, mais -de 1 à 8. Ce sous-groupe a été subdivisé en plusieurs familles, parmi -lesquelles nous citerons celle des Tubéracées, qui renferme comme -genres principaux, les _Elaphomyces_, les _Genea_, _Balsamia_, _Tuber_, -_Chæromyces_, _Terfezia_, etc. Les plus connus sont les _Elaphomyces_, -que l'on trouve à peine enterrés sous la mousse, et que l'on nomme -vulgairement Truffes des cerfs, et surtout les différentes espèces de -Truffes qui font l'objet d'un commerce important. (Voir tableau XIV.) - -Les Discomycètes (champignons en forme de disque) sont fort -nombreux, mais il ne faudrait pas croire qu'ils ont tous cette forme -caractéristique d'un disque ou d'une coupe, bien loin de là, mais tous -ont une consistance charnue ou à peine coriace et nullement carbonacée, -ce qui les distingue des Pyrénomycètes. Ils ne se développent pas -sous terre comme les Tubéromycètes, et ne sont pas parasites comme -les Gymnomycètes, enfin, ils ont des thèques à 8 spores, quelquefois -davantage, et des paraphyses. (Voir tableau XV.) (Voir fig. 2.) - -Les Gymnomycètes sont des champignons parasites qui n'ont pas -de réceptacle proprement dit, d'où leur nom de Gymnomycètes -(champignons nus). Ils se différencient des Pyrénomycètes par -l'absence de périthèces; ils ne se développent pas sous terre comme -les Tubéromycètes et manquent de paraphyses, qui existent dans les -Discomycètes. (Voir tableau III.) - -Le troisième groupe, celui des _Phycomycètes_, se divise en 5 familles. - -Les Phycomycètes sont des champignons d'une organisation très simple -et qui ne ressemblent en rien à ceux que nous avons étudiés jusqu'ici. -Ils sont d'une très grande ténuité, et leur mycélium, qui n'est jamais -compact, se compose essentiellement de filaments non cloisonnés, -caractère qui ne se retrouve pas dans les autres groupes. Ils se -développent, soit dans l'air, soit dans l'eau et sont parasites ou -saprophytes sur les végétaux ou les animaux. A première vue, on les -reconnaîtra à leur aspect blanchâtre, filamenteux et formant comme une -efflorescence blanche ou comme une agglomération de filaments blancs -qui ne sont visibles à l'œil que par leur grand nombre; aussi est-il -nécessaire de recourir au microscope pour s'assurer que l'on est bien -en présence d'un champignon de ce groupe. - -On a divisé les Phycomycètes en plusieurs familles, qui sont: - -Les Mucoracées sont des champignons vivant à l'air, qui prennent -naissance sur des substances avariées ou en voie de décomposition. Nos -aliments sont souvent attaqués par des Mucoracées. Leur mycélium donne -naissance à des filaments dressés (hyphes) qui portent des sporanges -renfermant de nombreuses spores. Ces champignons ont plusieurs modes de -reproduction. - -On peut se procurer facilement une forêt de Mucoracées en mettant sous -une cloche du crottin frais de cheval. - -Les Entomophthorées sont des champignons aériens qui se développent -surtout sur les insectes. Le mycélium prend naissance dans le corps de -l'animal, qu'il tue, et lorsqu'il est mort, les filaments fructifères -sortent à l'extérieur et se couvrent de spores appelées conidies; plus -rarement, on les trouve sur les plantes. - -Tout le monde a pu remarquer que vers la fin de l'année, les mouches -domestiques se collent en grand nombre aux murs ou sur les vitres, où -elles meurent; si on les examine d'un peu près, on voit qu'elles sont -recouvertes d'une efflorescence blanche due à un champignon de cette -famille, l'_Empusa muscæ_. - -Les Chytridiées sont des champignons qui vivent soit sur les plantes -dans l'air, soit sur les algues dans l'eau, ou encore sur les -infusoires. Le mycélium, très peu développé, ne donne pas lieu à des -filaments (hyphes) fertiles et les zoosporanges se développent presque -à nu. - -Les Saprolégniées sont des champignons qui vivent dans l'eau sur les -poissons, les insectes, les plantes. Le mycélium donne lieu à des -filaments fructifères (hyphes) qui portent des zoosporanges. On les -reconnaît à première vue aux lésions qu'ils déterminent sur leurs hôtes -nourriciers. Ils ont plusieurs modes de reproduction. - -Les Péronosporées sont des champignons aériens qui vivent sur les -feuilles des plantes et en général sur les organes charnus. Le -mycélium donne lieu à des filaments fructifères qui produisent des -conidies. Ils ont plusieurs modes de reproduction. - -Certaines des maladies qui attaquent la vigne, les pommes de terre, -etc., sont causées par des Péronosporées. - -(Voir tableau IV pour la détermination des familles des Phycomycètes.) - -Le quatrième groupe est celui des Myxomycètes. - -Les _Myxomycètes_ sont des champignons qui vivent en saprophytes sur -les matières organiques d'origine végétale; ils sont constitués par -un plasmode (matière constitutive du champignon) quelquefois très -développé et formé par une matière mucilagineuse susceptible de se -déplacer et de prendre des formes diverses. D'autres fois, le plasmode -est très réduit, affecte les formes les plus curieuses, et est doué -souvent d'un coloris très vif. Ils sont pourvus de spores ordinairement -rondes, riches en protoplasma, mais ils n'ont pas de zoospores (spores -munies de cils et susceptibles de se mouvoir). - -A côté des Myxomycètes, on peut, pour ceux qui les considèrent comme -des végétaux, placer les Monadinées, qui vivent dans l'eau, en -parasites, sur les plantes et sur les animaux aquatiques. Ils manquent -de plasmode et donnent lieu à des zoospores ciliés. - -Le cinquième groupe est celui des Deutéromycètes. - -Les _Deutéromycètes_ sont, comme nous l'avons dit plus haut, des -champignons imparfaits; ils sont destinés à se retrouver à un moment -donné sous une forme plus perfectionnée, mais il s'en faut que cette -forme plus élevée en organisation soit connue pour tous, et l'on ne -peut, dans bien des cas, que faire des suppositions. - -Les Deutéromycètes peuvent se diviser en 3 sous-groupes, d'après la -consistance et la forme de l'appareil fructifère et du stroma. - -Ces sous-groupes sont: - -I.--Les Sphéropsidées, champignons microscopiques ayant un périthèce, -que l'on nomme souvent pycnide, mais pas d'asques; les spores sont -renfermées dans le périthèce, et elles naissent à l'extrémité de -basides plus ou moins bien constituées. On a divisé les Sphéropsidées -en 4 familles, qui sont: les Sphérioïdées, les Nectrioïdées, les -Leptostromées, les Excipulées. Nous en reparlerons plus loin. (Voir -tableau VI.) - -II.--Les Mélanconiées, champignons microscopiques, n'ayant ni -périthèces ni asques; ce sont le plus souvent des amas superficiels ou -à peu près, généralement de consistance molle et de couleur peu foncée -ou claire, mais non carbonacés. Les spores naissent sur des basides -plus ou moins visibles et de formes variées. Ce sous-groupe ne comporte -qu'une famille. (Voir tabl. VI.) - -III.--Les Hyphomycètes, champignons microscopiques, n'ayant ni -périthèces ni asques; ils sont tout à fait superficiels sur la plante -nourricière, et manquent de stroma proprement dit; rarement ils -vivent en parasites sur les insectes. Les spores naissent librement à -l'extrémité de filaments généralement bien développés, auxquels on a -donné le nom d'hyphes. Ce groupe renferme 4 familles: les Mucédinées, -les Dématiées, les Stilbées, les Tuberculariées, que nous décrirons -plus loin. (Voir tableau VI.) - -Les Sphérioïdées sont des champignons microscopiques munis d'un -périthèce, mais ils manquent d'asques; ils ont à leur intérieur des -sortes de basides donnant naissance à des spores très petites (qui ont -été appelées stylospores ou spermaties). Les périthèces sont noirs, -coriaces, en forme de poires et munis à leur sommet d'un orifice par où -sortent les spores. On les trouve surtout sur les feuilles, les bois -morts ou mourants. Nous citerons, comme exemples de Sphérioïdées, les -_Phoma_, _Diplodia_, _Sphæropsis_, etc. - -Les Nectrioïdées, champignons microscopiques, charnus, ayant un -mycélium (stroma peu abondant), munis de périthèces globuleux de -couleur claire, et non noirs, comme dans les Sphérioïdées. - -Les Leptostromées sont des champignons microscopiques membraneux ou -carbonacés, noirs, se développant sur les feuilles, les tiges ou les -bois malades ou morts. Dans ces champignons, les périthèces sont plus -ou moins fendus, et au lieu d'être globuleux, ils ont plutôt la forme -d'un écusson. - -Les Excipulées sont des champignons microscopiques membraneux ou -carbonacés, noirs, se développant à la surface des feuilles ou sur les -bois malades ou morts. Leurs périthèces ont plus ou moins la forme -d'une cupule ou d'un fuseau. - -Les Mélanconiées sont des champignons microscopiques dépourvus de -périthèces; ils forment de petits amas mous, de couleur pâle ou -grisâtre, donnent des spores (conidies) qui se développent sur des -basides rudimentaires et de formes variées, et végètent sur les -feuilles, les bois. - -Les familles des Hyphomycètes sont: - -Les Mucédinées, champignons formés de filaments pâles ou peu colorés, -disparaissant de bonne heure; les hyphes sont peu serrés et portent -des spores (conidies) incolores ou peu colorées. Comme exemples de -Mucédinées, nous pourrons citer les _Oospora_, les _Penicillium_, -qui envahissent nos fruits, le pain humide et en général toutes les -substances organiques d'origine végétale. - -Les Dématiées, champignons formés de filaments assez foncés ou noirs, -fermes, peu serrés et persistant longtemps; ils ont des spores -(conidies) noires, rarement hyalines. - -Les Stilbées, champignons qui diffèrent des Dématiées en ce que leurs -filaments fertiles sont persistants, brunâtres ou pâles et intimement -réunis en une sorte de faisceau; ils portent des conidies incolores ou -pâles. - -Les Tuberculariées, champignons assez petits, charnus, formant un -stroma qui se développe surtout sur les feuilles, les bois, en voie de -décomposition. Les filaments fructifères sont agglomérés et donnent -lieu à des conidies de formes très différentes, incolores ou brunes. - -(Voir tableau VI pour la détermination des familles.) - - -Liste des tableaux de détermination des champignons, en groupes, -familles et genres. - - I. Tableau de détermination des groupes de champignons. - - II. Tableau de détermination des principales familles des - Basidiomycètes. - - III. Tableau de détermination des Ascomycètes. - - IV. Tableau de détermination des principales familles des - Phycomycètes. - - V. Pas de tableau de détermination des Myxomycètes. - - VI. Tableau de détermination des principales familles des - Deutéromycètes (champignons imparfaits). - - VII. Tableau de détermination des genres d'Agaricinées. - - VIII. Tableau de détermination des genres des Polyporées. - - IX. Tableau de détermination des genres d'Hydnées. - - X. Tableau de détermination des genres des Théléphorées. - - XI. Tableau de détermination des genres des Clavariées. - - XII. Tableau de détermination des genres des Auriculariées. - - XIII. Tableau de détermination des genres des Gastéromycètes. - - XIV. Tableau de détermination des principaux genres des Tubéracées. - - XV. Tableau de détermination des principaux genres des Discomycètes. - - -TABLEAU I - -Détermination des groupes des champignons. - - A. Champignons microscopiques parasites sur les animaux ou les - végétaux et ayant un mycélium unicellulaire. =Phycomycètes.= - - A. Mycélium pluricellulaire: - - B. Hyménium formé par des asques. =Ascomycètes.= - - B. Pas d'asques: - - C. Hyménium comportant des basides bien conformées et - persistantes. =Basidiomycètes.= - - C. Pas de basides ou basides rudimentaires: - - D. Champignons non parasites, à trame plus ou moins mobile - (amiboïde) à un moment donné. =Myxomycètes.= - - D. Champignons parasites sur les végétaux, avec ou sans - périthèces, et à trame cellulaire. =Deutéromycètes.= - - -TABLEAU II - -Basidiomycètes, détermination des familles. - - A. Champignons produisant leurs spores en dehors du support où ils - prennent naissance: - - B. Hyménium visible à l'extérieur du réceptacle (Hyménomycètes): - - C. Hyménium non continu tourné vers le sol (infère): - - D. Hyménium disposé en lames rayonnantes. =Agaricinées.= - - D. Hyménium affectant la forme de tubes ou de pores. - =Polyporées.= - - D. Hyménium muni de pointes ou de protubérances variées. - =Hydnées.= - - C. Hyménium continu tourné vers le ciel (supère): - - E. Champignons de consistance coriace. =Théléphorées.= - - E. Champignons charnus ou à peine coriaces, dressés, souvent - ramifiés. =Clavariées.= - - E. Champignons gélatineux ou gélatineux coriaces, globuleux ou - versiformes. =Auriculariées (Trémellinées).= - - B. Hyménium caché à l'intérieur du réceptacle (Gastéromycètes): - - F. Champignons charnus mous sortant d'une volve. =Phalloïdées.= - - F. Champignons de consistance diverse, n'ayant pas de volve: - - G. Champignons aériens, coriaces, cupulés d'abord clos, puis - ouverts. =Nidulariées.= - - G. Champignons aériens, charnus ou charnus-coriaces plus ou - moins sphéroïdes. =Lycoperdacées.= - - G. Champignons poussant sous terre (hypogés) de consistance - ferme, et de forme tuberculeuse. =Hyménogastrées.= - - A. Champignons produisant leurs spores à l'intérieur de la plante - nourricière: - - H. Champignons non érumpents, se développant surtout sur les - organes floraux, et ayant un mycélium très fugace; ils ne - présentent pas de formes secondaires. =Ustilaginées.= - - H. Champignons se développant de préférence sur les organes - végétatifs des végétaux, et devenant érumpents: ils ont - généralement plusieurs formes secondaires. =Urédinées.= - - -TABLEAU III - -Ascomycètes, détermination des sous-groupes. - - A. Asques renfermés dans un périthèce qui s'ouvre à l'extérieur. - Champignons aériens souvent noirs et comme carbonacés. - =Pyrénomycètes.= - - A. Asques non renfermés dans un périthèce. Champignons non - carbonacés: - - B. Champignons se développant sous terre (hypogés) et ayant la - forme de tubercules arrondis. =Tubéromycètes (Tubéracées).= - - B. Champignons non hypogés, non en forme de tubercules arrondis: - - C. Réceptacle parfois très développé, ayant souvent la forme - d'un disque; asques et paraphyses serrés dans le tissu. - =Discomycètes.= - - C. Pas de réceptacle proprement dit, mais un tissu (stroma) en - contact intime avec la substance nourricière; asques presque - libres sans paraphyses. (Nous n'en parlerons pas autrement.) - =Gymnomycètes.= - - -TABLEAU IV - -Phycomycètes, détermination des familles. - - A. Mycélium nul ou très peu développé. =Chytridiées.= - - A. Mycélium bien développé: - - B. Champignons aériens: - - C. Champignons se développant sur les substances végétales en - voie de décomposition. =Mucoracées.= - - C. Champignons se développant sur les insectes vivants, qu'ils - tuent. =Entomophthorées.= - - C. Champignons se développant sur les plantes vivantes et en - général sur les parties vertes et charnues. =Péronosporées.= - - B. Champignons vivant dans l'eau et se développant sur les - poissons, insectes et plantes aquatiques. =Saprolégniées.= - - -TABLEAU V - -Les Myxomycètes s'éloignant du cadre de nos études, nous ne donnerons -pas, pour ce groupe, de tableau de détermination. - - -TABLEAU VI - -Deutéromycètes (Champignons inférieurs), détermination des familles. - - A. Champignons ayant des périthèces renfermant les spores. - (Sphéropsidées.): - - B. Champignons charnus, de couleur claire. =Nectrioïdées.= - - B. Champignons coriaces, membraneux, noirs: - - C. Périthèces piriformes ayant un orifice au sommet. - =Sphérioïdées.= - - C. Périthèces en écusson et plus ou moins fendus - longitudinalement. =Leptostromées, Excipulées.= - - A. Champignons n'ayant pas de périthèces: - - D. Champignons tout à fait superficiels constitués par des - filaments mycéliens libres ou cohérents. (Hyphomycètes.): - - E. Filaments libres ou peu serrés: - - F. Filaments grêles, pâles ou peu colorés, disparaissant de - bonne heure. =Mucédinées.= - - F. Filaments assez rigides, foncés ou noirs, persistants. - =Dematiées.= - - E. Filaments agglomérés: - - G. Filaments pâles ou brunâtres réunis en faisceau. =Stilbées.= - - G. Filaments réunis en une masse compacte (stroma) s'étalant - sur le support. =Tuberculariées.= - - D. Champignons sous-cutanés (se développant d'abord sous l'écorce), - puis érumpents, charnus. (Mélanconiées.) =Mélanconiées.= - - -TABLEAU VII - -Agaricinées, détermination des genres. - -_Leucosporées ou à spores blanches._ - - A. Champignons pourvus d'une volve, plus ou moins visible au pied ou - sur le chapeau. =Amanita.= - - A. Champignons dépourvus d'une volve: - - B. Pied orné d'un collier bien constitué: - - C. Chair du chapeau non continue avec celle du pied, feuillets - libres. =Lepiota.= - - C. Chair du chapeau continue avec celle du pied, feuillets - adhérents ou décurrents. =Armillaria.= - - B. Collier nul ou filamenteux: - - D. Feuillets et chair laissant écouler un lait de couleur variée. - =Lactarius.= - - D. Pas de lait: - - E. Feuillets épais, semblables à des bourrelets, rameux et - décurrents. =Cantharellus.= - - E. Feuillets minces sur la tranche et plus ou moins larges: - - F. Pied central: - - G. Champignons non putrescents (c'est-à-dire se desséchant - sans pourrir). =Marasmius.= - - G. Espèces putrescentes: - - H. Pied coriace cartilagineux au moins extérieurement: - - I. Feuillets décurrents, espèces plutôt petites. - =Omphalia.= - - I. Feuillets non décurrents: - - J. Chapeau mince, ordinairement strié, non enroulé; - feuillets sinués. =Mycena.= - - J. Chapeau consistant, rarement strié, d'abord - enroulé; feuillets adhérents. =Collybia.= - - H. Pied charnu ou fibreux mais non cartilagineux: - - K. Feuillets sinués ou échancrés. =Tricholoma.= - - K. Feuillets adhérents ou décurrents: - - L. Feuillets égaux ou presque, souvent fourchus, - spores verruqueuses. =Russula.= - - L. Feuillets inégaux, spores lisses: - - M. Feuillets assez épais souvent veineux, chair - granuleuse. =Hygrophorus.= - - M. Feuillets minces souvent décurrents, chair fine. - =Clytocybe.= - - F. Pied excentrique ou nul: - - N. Espèces putrescentes. =Pleurotus.= - - N. Espèces non putrescentes: - - O. Feuillets fendus sur l'arête, et formant gouttière, - disposés en éventail. =Schizophyllum.= - - O. Feuillets non fendus: - - P. Champignons de consistance ligneuse, feuillets - souvent anastomosés. =Lenzites.= - - P. Champignons coriaces mais non ligneux: - - Q. Feuillets entiers. =Panus.= - - Q. Feuillets déchiquetés sur l'arête. =Lentinus.= - -_Rhodosporées ou à spores roses._ - - A. Champignons présentant une volve à la base et quelquefois un - collier. =Volvaria.= - - A. Pas de volve: - - B. Pied excentrique ou nul. =Claudopus.= - - B. Pied central: - - C. Champignons munis d'un collier. =Annularia.= - - C. Pas de collier: - - D. Feuillets décurrents, chair du chapeau se continuant avec - celle du pied. =Clitopilus.= - - D. Feuillets libres, sinués ou échancrés: - - E. Espèces lignicoles; pied distinct du chapeau, feuillets - libres. =Pluteus.= - - E. Espèces terrestres; chair du chapeau se continuant avec - celle du pied, feuillets sinués ou échancrés, libres ou - adnés. =Entoloma.= - -_Ochrosporées ou à spores couleur rouille._ - - A. Pied orné d'un collier filamenteux ou aranéeux (semblable à de - la toile d'araignée). =Cortinarius.= - - A. Pied orné d'un collier membraneux. =Pholiota.= - - A. Pied sans collier: - - B. Pied non central ou nul, espèce poussant sur le bois. - =Crepidotus.= - - B. Pied central ou rarement excentrique: - - C. Pied charnu ou fibreux charnu: - - D. Feuillets sinués: - - E. Chapeau sec, fibrilleux ou soyeux. =Inocybe.= - - E. Chapeau glabre, plus ou moins visqueux. =Hebeloma.= - - D. Feuillets adhérents ou décurrents: - - F. Feuillets facilement séparables du chapeau, réunis à la - base. =Paxillus.= - - F. Feuillets non séparables, non réunis entre eux à la base, - espèces non terrestres. =Flammula.= - - C. Pied plus ou moins cartilagineux: - - G. Feuillets assez décurrents, presque triangulaires. - =Tubaria.= - - G. Feuillets non décurrents: - - H. Chapeau arrondi, à bords primitivement infléchis; pied - plus ou moins long. =Naucoria.= - - H. Chapeau conique à bords primitivement droits; pied - toujours très long. =Galera.= - -_Mélanosporées ou à spores noires._ - - A. Feuillets liquescents ou diffluents: - - B. Feuillets et spores bruns pourpres non franchement noirs. - =Bolbitius.= - - B. Feuillets et spores noirs. =Coprinus.= - - A. Feuillets secs ou presque: - - C. Collier aranéeux fugace, restant adhérent au chapeau sous - forme de franges. =Hypholoma.= - - C. Collier consistant, membraneux et persistant: - - D. Feuillets adnés (collés au pied). =Stropharia.= - - D. Feuillets libres. =Pratella.= - - C. Collier nul: - - E. Feuillets décurrents, chapeau charnu, spores fusiformes, - chapeau en toupie. =Gomphidius.= - - E. Feuillets non décurrents, spores non fusiformes: - - F. Pied un peu cartilagineux: - - G. Bords du chapeau d'abord recourbés. =Psilocybe.= - - G. Bords du chapeau d'abord appliqués droits. =Psathyra.= - - F. Pied simplement fibreux: - - H. Chapeau membraneux strié. =Psathyrella.= - - H. Chapeau un peu charnu. =Panœolus.= - - -TABLEAU VIII - -Polyporées, détermination des genres. - - A. Tubes pouvant aisément se séparer les uns des autres: - - B. Tubes adhérents entre eux dès le début, à orifice non frangé. - =Boletus.= - - B. Tubes libres au début, à orifice frangé. =Fistulina.= - - A. Tubes ne se séparant pas les uns des autres sans rupture - manifeste: - - C. Espèces rameuses ou naissant d'une même souche. =Merisma.= - - C. Espèces non rameuses: - - D. Champignons étalés, adhérents au support, et munis, à leur - partie extérieure, de rides superficielles, plutôt que de - tubes. =Merulius.= - - D. Champignons munis de tubes bien conformés: - - E. Tubes pénétrant plus ou moins dans la chair du champignon: - - F. Pores flexueux labyrinthiformes. =Dedalea.= - - F. Pores arrondis ou allongés, mais non flexueux. =Trametes.= - - E. Tubes ne pénétrant pas dans la chair du chapeau et formant - une couche bien distincte: - - G. Champignons formant une lame étalée adhérente au support. - =Physisporus (Poria).= - - G. Champignons ne formant pas une lame étalée adhérente au - support: - - H. Tubes disposés en deux ou plusieurs couches distinctes. - =Fomes.= - - H. Une seule couche de tubes: - - I. Pores grands, réguliers et anguleux comme les alvéoles - des abeilles. =Hexagona.= - - I. Pores grands, radiants, anguleux, mais non réguliers. - =Favolus.= - - I. Pores petits ou très petits, généralement arrondis ou - un peu irréguliers. =Polyporus.= - - -TABLEAU IX - -Hydnées, détermination des genres. - - A. Hyménium sous forme de pointes coniques régulièrement disposées, - libres à la base, espèces souvent charnues, terrestres, plus - rarement lignicoles. =Hydnum.= - - A. Hyménium sous forme de dents plates, de papilles, de tubercules - ou granules irréguliers. Espèces poussant de préférence sur - le bois: - - B. Hyménium présentant des dents ou des lames: - - C. Champignons charnus, à lames libres à la base, flexueuses ou - irrégulièrement disposées, pouvant se séparer du tissu - sous-jacent. =Sistostrema.= - - C. Champignons coriaces, à dents soudées à la base, non - séparables. =Irpex.= - - B. Hyménium présentant des tubercules, granules ou verrues: - - D. Champignons membraneux, non charnus, filamenteux à leur - pourtour ou sur les verrues. =Odontia.= - - D. Champignons membraneux, charnus, céracés: - - E. Hyménium formant des veines ou des rides. =Phlebia.= - - E. Hyménium formant des tubercules allongés. =Radulum.= - - E. Hyménium formant des tubercules ou plutôt des granules - sphériques. =Grandinia.= - - -TABLEAU X - -Théléphorées, détermination des genres. - - A. Champignons ayant la forme de cupule ou de disque. =Cyphella.= - - A. Champignons non en cupule ou en disque: - - B. Champignons en forme de tube, ou de cônes déprimés, ressemblant - aux Cantharellus. =Craterellus.= - - B. Champignons non en forme de tube ou de cônes déprimés: - - C. Hyménium se fendillant par le sec, non distinct du mycélium - et se présentant sous forme de lame mince adhérente au - support. =Corticium.= - - C. Hyménium distinct du mycélium, ne se crevassant pas par - le sec: - - D. Champignons sans cuticule, ramifiés, rarement membraneux - ou résupinés. =Thelephora.= - - D. Champignons membraneux ayant une cuticule. =Stereum.= - - -TABLEAU XI - -Clavariées, détermination des genres. - - A. Champignons très ramifiés, à rameaux aplatis, fertiles sur les - deux faces. =Sparassis.= - - A. Champignons simples ou ramifiés, mais à rameaux non aplatis: - - B. Partie fructifère normalement plus grosse que le reste: - - C. Masse fructifère cylindracée. =Typhula.= - - C. Masse fructifère ventrue. =Pistillaria.= - - B. Partie fructifère non renflée, sauf dans Clavaria pistillaris: - - D. Champignons filiformes. =Pterula.= - - D. Champignons non filiformes: - - E. Champignons plus ou moins visqueux, cartilagineux, cornés - étant secs. =Calocera.= - - E. Champignons charnus, non visqueux. =Clavaria.= - - -TABLEAU XII - -Auriculariées, détermination des genres. - - A. Hyménium infère, c'est-à-dire tourné vers le sol: - - B. Champignons plus larges que hauts, confluents; hyménium plissé. - =Auricularia.= - - B. Champignons plus hauts que larges, versiformes ou spatulés; - hyménium non plissé. =Gyrocephalus (Guepinia).= - - A. Hyménium supère ou réparti sur la surface du champignon: - - C. Hyménium localisé sur une partie nettement caractérisée: - - D. Réceptacle membraneux, mince, cupuliforme. =Hirneola.= - - D. Réceptacle en forme de disque ou de membrane épaisse. - =Exidia.= - - C. Hyménium réparti sur toute la surface du champignon: - - E. Champignons mous, gélatineux, tremblotants, plissés, ondulés, - souvent grands. =Tremella.= - - E. Champignons gélatineux, non tremblotants, en forme de petits - tubercules érumpants, et de petites dimensions. =Dacrymyces.= - - -TABLEAU XIII - -Gastéromycètes, détermination des genres. - - A. Champignons charnus, mous, sortant d'une volve (Phalloïdées): - - B. Réceptacle non en réseau, longuement pédicellé; pulpe sporifère - extérieure au réceptacle. =Phallus (Mutinus).= - - B. Réceptacle en réseau, sessile ou légèrement pédicellé; pulpe - sporifère intérieure au réceptacle: - - C. Réceptacle pédicellé. =Colus.= - - C. Réceptacle non pédicellé. =Clathrus.= - - A. Champignons dépourvus de volve, coriaces, en forme de capsules - ou d'urnes, d'abord clos, puis ouverts, renfermant des - sporangioles (amas de spores) (Nidulariées): - - D. Péridium (nom que l'on donne au réceptacle fructifère) simple: - - E. Un seul sporangiole dans chaque péridium. - =Thelebolus (Dacryobolus).= - - E. Plusieurs sporangioles dans chaque péridium: - - F. Péridium muni d'un opercule caduc: - - G. Péridium formé de trois couches. =Cyathus.= - - G. Péridium n'ayant qu'une seule couche. =Crucibulum.= - - F. Péridium clos mais sans opercule. =Nidularia.= - - D. Péridium double. =Sphærobolus.= - - A. Champignons dépourvus de volve, charnus ou charnus coriaces, de - forme plus ou moins sphéroïde, se développant sur terre - (Lycoperdacées): - - H. Péridium ayant une columelle centrale. =Podaxon.= - - H. Péridium, sans columelle, formé de deux membranes (Diplodermées): - - I. Péridium muni d'un pied: - - J. Péridium s'ouvrant à la maturité. =Tulostoma.= - - J. Péridium ne s'ouvrant pas à la maturité. =Queletia.= - - I. Péridium dépourvu de pied (sessile). =Geaster.= - - K. Péridium sans columelle, à une seule membrane mince - (Lycoperdées): - - L. Péridium pourvu d'une base non fertile. =Lycoperdon.= - - L. Péridium fertile jusqu'à sa base. =Bovista.= - - K. Péridium sans columelle, à une seule membrane épaisse - (Sclérodermées). =Scleroderma.= - - A. Champignons charnus fermes, dépourvus de volve, de forme - tuberculeuse poussant sous terre (Hyménogastrées): - - M. Un péridium distinct facilement séparable. =Hysterangium.= - - M. Un péridium distinct non séparable: - - N. Mycélium visible autour du tubercule, sous forme de filaments - ramifiés et appliqués: - - O. Spores hyalines (incolores) à la maturité. =Rhizopogon.= - - O. Spores colorées à la maturité. =Melanogaster.= - - N. Mycélium nul ou très peu développé: - - P. Spores lisses ou presque, assez colorées. =Hymenogaster.= - - P. Spores échinulées, colorées ou non. =Hydnangium.= - - M. Pas de péridium distinct. =Gauthiera.= - - -TABLEAU XIV - -Tubéracées, détermination des genres. - - A. Spores se résolvant en poussière à leur maturité. =Elaphomyces.= - - A. Spores ne se résolvant pas en poussière à la maturité: - - B. Chair (glèbe) parcourue par des veines: - - C. Veines bicolores. =Tuber.= - - C. Veines unicolores: - - D. Asques allongés. =Chæromyces.= - - D. Asques ovales ou globuleux. =Terfezia.= - - B. Chair dépourvue de veines: - - E. Asques linéaires. =Genea.= - - E. Asques oblongs ou globuleux. =Balsamia.= - - -TABLEAU XV - -Discomycètes, détermination des genres. - - A. Thèques s'ouvrant au sommet par un opercule (_Voir fig. 45_): - - B. Champignons ayant un hyménium limité par les bords du réceptacle - (_Voir fig. 47 à 56_): - - C. Réceptacle formé de plusieurs hyméniums (_Voir fig. 47_): - - D. Bords du réceptacle adhérents au pied. =Morchella.= - - D. Bords du réceptacle libres. =Mitrophora.= - - C. Un seul hyménium (_Voir fig. 48 à 56_): - - E. Réceptacle retombant sur le pied, non cupulé ni lenticulé - (_Voir fig. 48-49_): - - F. Réceptacle formé de deux ou plusieurs lobes infléchis, - libres ou presque. =Helvella.= - - F. Réceptacle entier réfléchi sur le pied, libre (_Voir - fig. 49_). =Verpa.= - - E. Réceptacle, cupulé ou étalé, ne retombant pas sur le pied - (_Voir fig. 50_). =Peziza, etc.= - - E. Réceptacle non cupulé, mais lenticulé sessile, ne retombant - pas sur le pied (_Voir fig. 52-53_): - - G. Hyménium lisse, thèques non saillantes (_Voir fig. 52_). - =Humaria, etc.= - - G. Hyménium rugueux, thèques saillantes sur le disque (_Voir - fig. 53_). =Ascobolus, etc.= - - B. Champignons ayant un hyménium superficiel non limité: - - H. Champignons végétant à terre sur les places à charbon. - =Pyronema.= - - H. Champignons se développant sur les végétaux vivants. - =Taphrina, etc.= - - A. Thèques sans opercule au sommet, mais ayant un simple pore ou - orifice (_Voir fig. 46_): - - B. Champignons ayant un hyménium limité par les bords du réceptacle - (_Voir fig. 47 à 56_): - - C. Champignons charnus ou charnus gélatineux: - - D. Réceptacle fructifère allongé ou en massue supporté par un - pied très développé (_Voir fig. 51, 54 à 56_): - - E. Massue se continuant insensiblement avec le pied (_Voir - fig. 51_). =Geoglossum, etc.= - - E. Sillon visible entre le pied et la massue: - - F. Champignons mous gélatineux (_Voir fig. 55_). =Leotia.= - - F. Champignons charnus, fermes: - - G. Massue comprimée (_Voir fig. 56_). =Spathularia.= - - G. Massue non comprimée (_Voir fig. 54_). =Mitrula.= - - D. Réceptacle plus ou moins pédicellé, plan ou convexe, - rarement cupulé: - - H. Champignons assez développés, longuement pédicellés, - charnus, non gélatineux. =Ombrophila, etc.= - - H. Champignons assez développés, à réceptacle se continuant - avec le pied, gélatineux ou élastiques: - - I. Espèces violacées, gélatineuses. =Coryne.= - - I. Espèces noires, élastiques. =Bulgaria.= - - H. Champignons petits, lenticulés, charnus. - =Calloria, Orbilia.= - - D. Réceptacle pédicellé ou non, cupulé au moins à l'état jeune: - - J. Réceptacles pédicellés, souvent assez grands, non velus - extérieurement. =Ciboria, Sclerotinia, - Phialea, Chlorosplenium, Helotium.= - - J. Réceptacles non pédicellés, petits, non velus - extérieurement. =Mollisia, etc.= - - J. Réceptacles velus extérieurement. - =Lachnella, Trichopeziza.= - - C. Champignons charnus ou charnus coriaces: - - K. Réceptacles libres ou le devenant. - =Patellaria, Dermatea, etc.= - - K. Réceptacles enfoncés dans le support. =Stictis, Phacidium.= - - B. Champignons à hyménium superficiel non limité. - - -[Illustration] - - - - -CHAPITRE II - -Causerie sur les Hyménomycètes. - - -Les champignons de ce groupe important sont déjà familiers à beaucoup -de nos lecteurs, et ils n'est personne qui ne connaisse, pour les avoir -maintes et maintes fois récoltés, les Agarics, les Polypores, les -Hydnes, les Clavaires et même les Trémelles. - -Ce qui caractérise tous ces champignons si différents d'aspect, ce qui -permet de les grouper sous le même vocable d'Hyménomycètes, c'est que -chez tous l'hyménium (ou partie fructifère) est établi sur un même plan. - -Que l'on examine en effet au microscope une coupe mince d'un hyménium -d'Agaric, de Polypore ou de Clavaire, etc., on le trouvera toujours -formé de nombreuses cellules venant s'épanouir à l'extérieur comme -le montre la lettre A de la fig. 3. Ces cellules sont beaucoup plus -longues et plus volumineuses que celles qui constituent la masse du -tissu de ces champignons. Elles ont en substance la forme d'un sac -allongé rétréci à sa partie non libre qui se continue avec le tissu -sous-jacent. Ces cellules, auxquelles on a donné le nom de basides, -sont le siège d'une vie active, et leur intérieur est rempli d'un -protoplasma abondant: à leur partie libre, ces basides sont surmontées -de petites pointes très ténues auxquelles on a donné le nom de -stérigmate (mot qui signifie support), elles supportent en effet les -spores destinées à reproduire le champignon. - -Les basides, tout en étant foncièrement bâties sur le même plan, -peuvent cependant varier de forme, de dimensions, suivant qu'elles se -rapportent à telle ou telle famille, et même dans un même genre, elles -sont susceptibles de présenter des différences, surtout au point de vue -de la forme et de la taille, aussi est-il de la plus grande utilité de -noter ces différences et de les fixer par un dessin fait à la chambre -claire et à un grossissement connu. - -Les stérigmates, eux aussi, sont susceptibles de varier et comme nombre -et comme dimensions: ainsi les Agaricinées, les Polyporées, etc., ont -leurs basides surmontées de 4 stérigmates; d'autres fois, il n'y en a -que deux, comme le montre la figure 3, prise dans le genre _Clavaria_; -plus rarement même, il peut n'y en avoir qu'un seul, ou même plus de -quatre. - -Indépendamment des basides, on trouve sur l'hyménium des Hyménomycètes, -et en assez grand nombre, d'autres cellules de deux sortes, et ayant à -peu près le même aspect que les basides: les unes, en tout semblables -aux basides, mais non surmontées de stérigmates; ce sont, à tout -croire, des cellules arrêtées dans leur évolution et qui sont stériles; -les autres attirent l'attention par des différences caractéristiques; -ou elles sont beaucoup plus longues que les basides, et dépassent -longuement l'hyménium, comme on peut s'en assurer en examinant la -figure 3, ou bien elles s'élargissent d'une façon démesurée; on dirait -qu'elles sont hypertrophiées. Ces cellules ont reçu le nom de cystides; -voir la fig. 3, où sont représentées différentes formes de cystides. - -Les cystides peuvent être fusiformes ou sphériques, et elles sont -généralement remplies d'un protoplasma vivant et actif; d'autres fois, -elles sont à peu près vides; de plus, elles sont souvent agrémentées à -leur extrémité libre d'ornementations caractéristiques. (Voir fig. 3.) - -Quel est le rôle des cystides? On sait peu de choses à cet égard, -et il serait possible qu'elles intervinssent dans le phénomène de -la fécondation des champignons. Nous avons constaté souvent que le -protoplasma des cystides paraissait différer de celui des basides -ou des autres cellules neutres qui les accompagnent. Leur contenu -paraît plus défini, plus divisé en parties organisées, et douées d'un -mouvement très vif, qui semble différer du mouvement Brownien. - -Nous avons vu notamment que dans _Russula expallens_, les cystides -étaient remplies d'un nombre incalculable de petits éléments paraissant -indépendants les uns des autres et animés d'un vif mouvement. A côté, -nous avons pu voir des cystides qui s'étaient ouvertes à leur extrémité -et qui étaient complètement vides. Nous ne voulons pas tirer une -conclusion peut-être hasardée, nous nous contentons de signaler le fait. - -Les spores qui se forment à l'extrémité des stigmates commencent -d'abord par être très petites, puis peu à peu elles grossissent jusqu'à -ce qu'elles aient acquis les dimensions voulues. - -Nous avons, dans la figure 1, représenté un certain nombre de spores, -toutes au même grossissement de 825 diamètres; on verra combien elles -peuvent différer et de forme et de volume; on se rendra compte aisément -de l'utilité qu'il y a de les représenter toutes au même grossissement. -Nous estimons qu'il est plus rationnel de les dessiner au grossissement -de 1.000 diamètres, ce qui n'est pas difficile. Le grossissement de 500 -diamètres est déjà quelque chose, mais il peut arriver que certains -détails, certains ornements importants ne soient pas suffisamment -visibles. - -Les spores des champignons sont non seulement différentes de forme et -de volume, mais leur contenu et leur couleur peuvent varier à l'infini. -Nous savons déjà, puisqu'on en a fait la base de la classification -des Agaricinées, qu'elles peuvent être blanches comme dans les -Leucosporées, roses dans les Rhodosporées, ochracées comme dans les -Ochrosporées, noires ou brunes-noires comme dans les Mélanosporées. -Quant à leur contenu, il peut être également très différent; dans -certaines spores, on ne distingue rien; le protoplasma est si -réfringent ou si peu abondant qu'on ne le voit pas, la spore paraît -donc comme si elle était vide; on dit alors qu'elle est hyaline. -D'autres fois, on distingue dans les cellules, un, deux, trois, ou -même plusieurs petits globules, qui peuvent être de nature huileuse. -Leur disposition est quelquefois assez fixe pour pouvoir servir comme -élément de distinction; on peut aussi y rencontrer un ou plusieurs -globules plus gros qui peuvent être des vacuoles. Nous terminerons -en disant que les spores montrent souvent un apicule ou saillie qui -provient du point d'attache sur le stérigmate. - -Tout ce que nous venons de dire est imputable en grande partie au -deuxième sous-groupe des Basidiomycètes, aux Gastéromycètes, mais il -y a entre ces deux sous-groupes une différence capitale. L'hyménium -des Hyménomycètes est toujours en contact direct et immédiat avec -l'atmosphère, en un mot, il est visible à l'extérieur du réceptacle, ce -qui n'a pas lieu chez les Gastéromycètes. - -Il est facile de s'en assurer en examinant les lames des Agaricinées -qui sont couvertes par la couche fructifère. - -Dans les Polyporées, cette couche fructifère tapisse l'intérieur des -tubes, comme il est facile de s'en assurer en examinant au microscope -une section transversale d'un tube de Polypore. - -Dans les Hydnées, l'hyménium recouvre les pointes; dans les -Téléphorées, les Clavariées, les Auriculariées (Trémellacées), ce même -hyménium recouvre la plus grande partie de la surface du champignon; -mais ces trois dernières familles se distingueront aisément des -Agaricinées, Polyporées, Hydnées, par ce fait que l'hyménium est tourné -vers le ciel, il regarde en haut; on dit alors qu'il est supère, tandis -que dans les Agaricinées, les Polyporées, les Hydnées, il regarde en -bas, il est infère. - -Les autres caractères distinctifs des différentes familles des -Hyménomycètes seront aisément saisis à l'examen du tableau II. - -Les Hyménomycètes constituent un sous-groupe important et très prisé -des mycologues: ce sont eux qui renferment la grande majorité des -espèces comestibles, et aussi, hâtons-nous de le dire, des espèces -toxiques; il importe donc de les étudier avec soin. - - - - -CHAPITRE III - -Causerie sur les Gastéromycètes. - - -Nous nous sommes étendus assez longuement sur les Hyménomycètes, et une -partie de ce que nous avons dit sur ce sous-groupe sera applicable aux -Gastéromycètes. - -Egalement ici, les spores se développent sur des basides qui peuvent -varier de forme et de dimension, mais elles n'offrent pas la variété -que l'on trouve dans les Hyménomycètes. Elles sont souvent très -petites, rondes ou elliptiques, lisses ou rugueuses, de couleur claire -ou très foncées, surtout à la maturité. Leur enveloppe est généralement -plus épaisse que celle des Hyménomycètes. - -Dans la famille des Nidulariées (que l'on nomme aussi champignons nids -d'oiseaux), les spores sont réunies sous la forme de petites masses -auxquelles on a donné les noms de péridioles ou sporangioles. Ces -sporangioles, qui peuvent être lenticulaires ou sphéroïdes, reposent -dans l'intérieur de la coupe du champignon, comme des œufs d'oiseau -dans un nid, et quelquefois, particularité curieuse, ces petits -organes sont reliés à la cupule par un filament ténu, comme dans les -_Nidulaires_ et les _Crucibulum_. - -Si les spores ne nous offrent pas en elles-mêmes une très grande -diversité, les autres parties de ces champignons sont intéressantes à -étudier. - -Lorsque, par exemple, on examine un œuf de _Phallus_ ou de _Clathrus_, -on ne peut s'empêcher d'être surpris de le voir fendre son enveloppe et -donner issue très rapidement à un ensemble beaucoup plus gros que n'est -l'œuf lui-même. - -Les _Phallus_ ont une tête sporifère placée à l'extrémité d'un grand -pédicule creux et tout parsemé de cavités qui le rendent d'une extrême -légèreté, tout en étant très résistant. Le chapeau ou réceptacle qui -coiffe l'extrémité supérieure du pédicule, est recouvert d'une pulpe -brunâtre ou verdâtre d'odeur repoussante pour certaines espèces et -renfermant des myriades de spores. Les mouches attirées par cette -odeur viennent se poser sur la tête du _Phallus_, et en s'en allant -emportent un grand nombre de spores, soit dans leur intestin, soit -sur leur corps, et elles concourent ainsi inconsciemment à propager -l'espèce en déposant ces spores dans d'autres endroits. - -Les _Clathrus_ sont encore plus curieux, s'il est possible; l'œuf qui -les renferme laisse voir, lorsqu'il s'ouvre, un magnifique réseau à -mailles polygonales d'un rouge très vif. Ici, la pulpe sporifère se -trouve, non plus à l'extérieur, mais bien à l'intérieur des mailles. - -Les espèces exotiques ont, si cela est possible, des formes encore -plus bizarres et véritablement étranges, car il faut dire que dans nos -pays tempérés, elles sont peu nombreuses, et au contraire, très bien -représentées dans les pays chauds. - -Avec les Nidulariées, autre sujet de surprise; nous ne sommes plus ici -en présence de champignons charnus, mais bien coriaces, fermes, et -ayant la forme de petites urnes, d'abord fermées, puis s'ouvrant à la -maturité pour donner issue aux spores. On a donné à ces champignons le -nom de champignons nids d'oiseaux. - -Les Lycoperdacées nous sont plus familières, et il n'est personne qui -n'ait rencontré ou même ramassé dans les bois, les prairies, ces masses -blanchâtres généralement rondes, sessiles ou pédicellées, et ne les -ait même foulées du pied. D'autres ont pu se trouver en présence d'une -énorme boule blanche revêtue d'une enveloppe satinée, que l'on croirait -avoir été amenée dans les jardins ou les pâtures par quelque sorcière -en quête de magie. - -Cette production a, comme tous les champignons, une origine toute -naturelle; elle se développe sur un mycélium blanc né d'une spore -infiniment petite; elle est d'abord minuscule, mais croît très -rapidement, et finit par atteindre un volume considérable, jusqu'à -1 m. 10 de tour et le poids de 5 à 6 kilos. On nomme ce champignon -la vesse-loup des bouviers, ou vesse-loup gigantesque, _Lycoperdon -giganteum_. - -D'autres Lycoperdacées, comme les Sclérodermes, ont une enveloppe très -épaisse et sont dépourvues de pied; d'autres, comme les _Geaster_, ont -la propriété de fendre leur enveloppe extérieure en plusieurs parties -qui se recourbent à l'extérieur pour laisser libre la partie sporifère; -à cet état, ils représentent assez bien une étoile sur laquelle on -aurait placé une sphère. - -Enfin, il peut arriver que le réceptacle sporifère soit, comme dans les -Phalloïdées, placé au sommet d'un pédicule, c'est ce qui a lieu dans -les _Tulostoma_. Mais chez les Lycoperdacées, le réceptacle fructifère -(le péridium) s'ouvre à un moment donné pour donner passage aux spores; -les Lycoperdacées sont de couleurs peu vives, souvent blanchâtres ou -jaunâtres. - -Les Hyménogastrées se distinguent à première vue des autres -Gastéromycètes, parce qu'ils poussent sous terre (ils sont hypogés): -ils ont le plus souvent la forme de petits tubercules arrondis, -irréguliers et presque toujours recouverts de filaments mycéliens. -Ils sont de couleur jaunâtre ou grisâtre, et au premier abord, on -serait tenté de les prendre pour des champignons analogues à certaines -Truffes, mais un simple examen microscopique permettra d'éviter cette -erreur, car dans les Tubéracées il y a des thèques, ce qui n'est pas le -cas ici, puisque les spores sont portées sur des basides. - - - - -CHAPITRE IV - -Causerie sur les Discomycètes. - - -Les Discomycètes (champignons en forme de disque) intéressent également -les mycologues de profession et les mycophages; aux premiers, ils -offrent des sujets d'études fort intéressants et très variés; aux -autres, ils fournissent d'excellents champignons comestibles, tels -que les Morilles, les Gyromitres, les Helvelles et même certaines -grandes Pézizes. Les Morilles surtout sont très appréciées, en ce -qu'elles viennent au premier printemps, alors qu'il n'y a pas d'autres -champignons: elles se vendent toujours à un prix très élevé, et il -n'est pas rare de les voir payer 10 à 12 francs le kilog. - -Les Discomycètes forment un sous-groupe très naturel renfermant un -grand nombre de genres et une multitude d'espèces, qui ont été fort -bien étudiées et magnifiquement illustrées par M. Boudier, qui pendant -plus de quarante années s'est attaché à décrire, coordonner et dessiner -toutes les espèces existant en Europe. Aussi a-t-il pu résumer toutes -ses recherches dans un gros livre, publié sous le nom de _Discomycètes -d'Europe, histoire et classification_. - -Dans ses _Icones_ il a donné une multitude de dessins qui sont les plus -beaux et les plus exacts qui existent, de sorte que l'on peut dire que -les Discomycètes sont bien connus. - -Tous les Discomycètes n'ont pas, à première vue, la forme d'un disque, -il faut procéder par induction pour retrouver cette forme type; si nous -prenons une Morille, par exemple, il ne nous sera pas difficile, après -un court examen, d'admettre que chaque alvéole peut être regardée comme -une coupe, un disque qui serait placé à côté d'un autre disque, dont il -serait séparé par une bordure qui forme les côtes de la Morille. Ainsi -envisagées, les Morilles seraient considérées comme une réunion de -disques, et représenteraient une association de Pézizes. - -Dans les Helvelles, la forme du réceptacle ou chapeau semble s'éloigner -encore davantage de la forme d'un disque, mais là encore, si nous -voulons bien chercher, nous trouverons des Helvelles dont le chapeau -forme une véritable coupe surmontant un pied élancé, comme cela serait -dans l'Helvelle à grand pied. Ainsi, en raisonnant par analogie, -on arrive assez facilement à faire rentrer dans ce sous-groupe des -Discomycètes, des champignons, qui, comme les _Spathularia_, les -_Geoglossum_, paraissent tout d'abord devoir s'en éloigner. - -N'y a-t-il pas dans les Hyménomycètes des faits analogues, et ne -voit-on pas certaines Agaricinées se rapprocher des Polyporées, comme -les Lenzites par exemple, dont les feuillets quelquefois anastomosés -rappellent certains Polypores. - -Les Discomycètes ont généralement une consistance charnue, parfois -charnue coriace; plus rarement, et surtout dans les petites espèces, -elle devient cartilagineuse. Leur réceptacle, susceptible, comme nous -l'avons dit, de varier étonnamment de forme, peut aussi revêtir des -couleurs variées et souvent très vives; il y en a de vertes, jaunes, -rouges, etc., avec tous les intermédiaires. - -L'hyménium est établi sur un plan à peu près uniforme et toujours -tourné en haut; il est supère: il se compose d'une couche de thèques -pressées les unes contre les autres et séparées par des paraphyses. Ces -asques ou thèques sont toujours relativement beaucoup plus longs que -larges, arrondis à leur partie libre, et rétrécis insensiblement à leur -base où ils se continuent avec le tissu du champignon. - -Ces asques renferment presque toujours huit spores, plus rarement -davantage: ces spores, si l'on en juge par la fig. 2, sont -excessivement variées; elles peuvent être rondes ou ovales, ou encore -fusiformes plus ou moins allongées, et relativement grandes, en -comparaison de celles des Hyménomycètes. Elles ont ou non un revêtement -qui fournit des indications précieuses pour la détermination des genres -ou des espèces: à leur intérieur elles montrent presque toujours des -globules, souvent au nombre de deux, que l'on utilise également pour la -détermination. Ces spores une fois mûres doivent sortir des asques et -se répandre au dehors, pour concourir à la dissémination de l'espèce. -Dans bien des cas il est facile d'assister à cette sortie qui a lieu -en si grand nombre que l'on croirait voir un petit nuage blanchâtre -envelopper le champignon. - -Le phénomène est surtout visible avec les grandes espèces de Pézizes, -de Morilles ou d'Helvelles; ainsi, quand on touche un peu brusquement -une Pézize de grande dimension, on observe la projection d'innombrables -spores visibles par leur grand nombre; qu'on laisse un peu reposer le -champignon et l'on pourra répéter l'expérience. - -M. Boudier, dont le nom doit être cité chaque fois que l'on parle des -Discomycètes, a reconnu que les thèques ne s'ouvraient pas toujours de -la même manière. Ou bien il se soulève à leur extrémité libre un petit -clapet qui laisse une ouverture circulaire par où sortent les spores, -ou bien la perforation est une simple déchirure qui laisse finalement -une ouverture circulaire permettant aux spores de sortir. Comme ces -caractères sont constants, M. Boudier s'en est servi pour diviser les -Discomycètes en deux catégories, les Operculés et les Inoperculés. - -Les Morilles, les Helvelles et les grandes Pézizes rentrent dans les -Operculés. Les Géoglosses, _Spathularia_, _Mitrula_, _Bulgaria_, etc., -rentrent dans les Inoperculés. - -Les Discomycètes viennent un peu partout, sur la terre comme les -Morilles, les Helvelles, les grandes Pézizes; sur le bois mort, les -déchets de toute nature, comme un grand nombre de petites espèces de -Pézizes. On les trouve toute l'année et toutes les espèces charnues -sont normalement comestibles et inoffensives. On a bien signalé des -symptômes d'empoisonnement, ou plutôt, des troubles gastriques assez -prononcés ont été signalés à diverses reprises après l'ingestion de ces -cryptogames: mais il paraît hors de doute que ces accidents sont dus à -l'usage de champignons trop avancés et insuffisamment cuits. On sait, -en effet, que la cuisson fait disparaître certains principes nocifs -analogues à des ptomaïnes, qui se développent dans les Discomycètes -trop avancés. Ceci nous indique clairement qu'il sera prudent de ne -consommer que des champignons bien frais et surtout pas trop vieux, -cela sera le meilleur moyen d'éviter ces accidents et de jeter le -discrédit sur certains champignons d'ailleurs excellents. - -Le conseil que nous donnons ici pour les Helvelles et les Morilles -s'applique également aux autres champignons comestibles, quels qu'ils -soient; jamais il ne faut consommer des champignons vieux ou cueillis -depuis longtemps, car, à l'inverse des autres végétaux alimentaires, -leur composition chimique comporte des principes azotés en assez grande -proportion, puisqu'elle peut aller jusqu'à 44%; il n'est donc pas -étonnant que ces principes ne se transforment rapidement pour donner -des combinaisons nocives. - - - - -CHAPITRE V - -Causerie sur les Tubéromycètes. - - -Les Tubéromycètes, qui renferment la famille des Tubéracées, forment un -sous-groupe des Ascomycètes, au même titre que les Pyrénomycètes, les -Discomycètes, les Gymnomycètes (voir tableau III). - -Le caractère le plus saillant des Tubéromycètes et aussi le plus -facile à constater est qu'ils se développent sous terre; aussi a-t-on -donné à ces champignons le nom d'Hypogés (qui pousse sous terre). -Ils ont la forme de tubercules plus ou moins arrondis, jaunâtres, -brunâtres ou noirs; l'enveloppe extérieure, toujours assez épaisse, -peut être papilleuse, rugueuse ou verruqueuse, parfois agrémentée d'une -ornementation susceptible de varier suivant les genres. - -La chair, qui porte aussi le nom de glèbe, est charnue ou charnue -coriace et parsemée de loges plus ou moins grandes, munies de thèques -souvent ovales, plus rarement allongées et renfermant de 1 à 8 spores. -Les spores sont rondes ou ovales, lisses ou revêtues d'ornementations -caractéristiques; elles peuvent en effet être réticulées ou alvéolées, -épineuses ou verruqueuses, pellucides ou colorées. - -Les principaux genres des Tubéromycètes sont les Elaphomyces, appelés -aussi Truffes blanches ou Truffes des cerfs, parce que l'on croit que -ces animaux les déterrent pour les manger. - -Puis, viennent les _Tuber_ proprement dits (les Truffes), si connues et -si appréciées par les gourmets, à cause de leur parfum, si subtil et si -particulier. - -Enfin les _Terfezia_ (_Terfas_) qui sont particuliers aux pays chauds, -où ne vient pas la Truffe. On trouve en abondance les _Terfas_ en -Algérie, où ils sont parasites sur les Cistes. - -Comme le genre _Tuber_ nous intéresse plus particulièrement, nous -allons en dire quelques mots. - -Il y a plusieurs sortes de Truffes, mais la plus appréciée est la -Truffe du Périgord, encore appelée Truffe des gourmets, Truffe -violette, Babasse. En latin les mycologues la nomment _Tuber -melanosporum_ (Truffe à spores noires). - -Les Truffes viennent un peu dans tous les terrains et un peu partout -en France; mais la Truffe du Périgord est surtout abondante dans cette -province, où elle acquiert toutes ses qualités. C'est de préférence -au voisinage des chênes, qualifiés de truffiers, et surtout du chêne -pubescent (_Quercus pubescens_) que l'on en trouve en plus grande -abondance. - -La récolte se fait de décembre à mars, au moyen de chiens ou de porcs, -qui sentent la Truffe de fort loin et la recherchent pour la manger. - -Ils ne sont pas les seuls parmi les animaux à avoir une prédilection -pour les Truffes, et l'on prétend que le renard, le loup, le cerf, le -chevreuil, l'écureuil et même le chat en sont très friands. - -La Truffe du Périgord se trouve dans le sol à une profondeur de 10 à -15 centimètres, mais il est d'autres espèces à peine enterrées, et -pour lesquelles il suffit de gratter légèrement le sol ou de relever -la mousse pour apercevoir le champignon, qui s'annonce par une petite -tache noire; de ce nombre est la Truffe d'été, _Tuber æstivum_. - - - - -CHAPITRE VI - -Photographie des champignons. - - -Il arrive bien souvent, lorsqu'on s'occupe de l'étude des Champignons, -que l'on aurait le plus grand intérêt, en présence du peu de durée de -ces végétaux, à en conserver la représentation. Il n'y a pour cela -d'autre moyen que d'en faire un dessin; mais tout le monde n'est pas -dessinateur, et de plus il est très difficile de faire un dessin exact -à moins d'être un artiste. Si l'on ne peut faire un dessin, on peut -tout au moins, maintenant que tout le monde fait de la photographie, -photographier les Champignons. Nous sommes persuadés qu'il y a beaucoup -à faire dans cet ordre d'idée, et nous allons donner, d'après M. le -professeur Bourquelot, des renseignements qui pourront engager nos -abonnés à photographier des espèces rares, ou présentant un intérêt -quelconque. - -Nous ne pouvons mieux faire que de transcrire ici la communication de -l'auteur. - -«Lorsqu'un botaniste rencontre une plante phanérogame, il peut en -général déterminer aisément l'espèce à laquelle elle appartient. Il -lui suffit pour cela de consulter certaines flores spéciales; une clef -dichotomique, dont le jeu repose sur des caractères précis et faciles -à constater, le conduit facilement à la famille, de là au genre, puis -à l'espèce. La lecture d'une description un peu détaillée de l'espèce -à laquelle il est ainsi parvenu, et au besoin de quelques espèces -voisines, achève de porter la conviction dans son esprit. - -Si pourtant il lui reste encore des doutes, il peut dessécher -l'échantillon qu'il a trouvé, le conserver et plus tard, quand -l'occasion s'en présente, le comparer soit à un échantillon-type de -l'espèce soupçonnée, soit à des échantillons d'espèces avec lesquelles -la confusion est possible. - -La détermination des plantes cryptogames et en particulier des -Champignons présente plus de difficultés. Il n'existe pas à cet -égard de clef dichotomique satisfaisante, par cette raison que les -caractères sont peu tranchés et quelquefois insaisissables pour -certaines personnes. Telle Russule, par exemple, diffère d'une Russule -voisine par une saveur qui lui est propre. Tel autre Champignon exhale -une odeur particulière. Mais on n'ignore pas qu'il faut une grande -habitude pour apprécier l'odeur et la saveur et qu'il existe nombre -de botanistes qui restent toute leur vie inhabiles à percevoir ces -caractères organoleptiques. - -Si encore on pouvait conserver avec leurs caractères les échantillons -qu'on récolte et dont la détermination est douteuse? Mais il n'y faut -pas songer. On a essayé des liquides conservateurs de compositions -diverses; ceux-ci détruisent en quelques semaines les plus brillantes -couleurs! On a eu recours à la dessiccation? Le procédé a réussi pour -quelques espèces, mais pour la plupart il n'a donné que des spécimens -déformés, ratatinés, noircis ou décolorés! - -On a remédié aux premiers de ces inconvénients en ajoutant des planches -aux descriptions. Tous les mycologues connaissent les planches de -Bulliard qui sont consultées depuis un siècle et qu'on n'a pas -surpassées. Il n'est pas douteux que la possession de bonnes planches -facilite singulièrement la détermination des espèces; mais les bonnes -planches coûtent cher et les mycologues ne sont pas tous riches. Le -moyen n'est donc pas à la portée de tout le monde. - -On conseille d'autre part de dessiner avec soin les espèces qu'on -récolte: le dessin aide à l'observation, car il oblige à remarquer tous -les caractères. On fait d'ailleurs ainsi une sorte d'herbier dont la -conservation est indéfinie et à l'aide duquel on peut effectuer des -comparaisons. Malheureusement on ne dessine pas toujours bien, on ne -dessine même pas toujours. Il faut en outre beaucoup de temps pour -faire un bon dessin. Il y a des Champignons comme des Amanites qu'il -est important d'avoir à plusieurs âges et dans plusieurs positions. Le -bénéfice que l'on retire de son travail ne répond nullement à la peine -qu'on s'est donnée. - -En réalité, il semble que tous les efforts doivent converger vers la -recherche d'un procédé accessible à tous, qui puisse fournir rapidement -une représentation fidèle d'une espèce sous tous ses aspects. J'avais -remarqué à l'Exposition d'Horticulture de 1885 des photographies en -grandeur naturelle de plantes fleuries. Ces photographies étaient -coloriées et donnaient une idée très exacte des plantes qu'elles -représentaient et qui se trouvaient du reste exposées à peu de -distance. Je pensai dès lors qu'il y aurait peut-être intérêt à -utiliser la photographie pour la représentation des Champignons. J'ai -fait dans ce sens un assez grand nombre d'essais et il me paraît que -cet art aujourd'hui si répandu résout dans une certaine mesure le -problème que je viens de poser. - -[Illustration: Fig. 1] - -[Illustration: Fig. 2] - -[Illustration: Fig. 3] - -[Illustration: Fig. 4] - -Avec un peu d'exercice, de soins et d'entente des procédés, on peut -arriver, si l'on dispose d'un appareil convenable, à reproduire en -fort peu de temps, non seulement un individu d'une espèce, mais un -groupe d'individus, qui donnera une idée suffisante de cette espèce. La -photographie présente un autre avantage, c'est de permettre, le cliché -une fois fait, d'en tirer un nombre presque indéfini d'épreuves sur -papier sensible et même sur papier ordinaire, comme on le verra par la -suite. - -Les procédés généraux de photographie sont exposés tout au long dans -un grand nombre de traités dont quelques-uns sont fort bien faits; -aussi je ne donnerai ici que des renseignements se rapportant plus -particulièrement au but dont j'ai parlé et j'examinerai successivement: -1º le choix de l'appareil et en particulier de l'objectif; 2º la -récolte et le choix des échantillons; 3º l'opération photographique -proprement dite; 4º la préparation des positifs sur papier sensible; 5º -la reproduction sur papier ordinaire. - -1º _Du choix de l'appareil et de l'objectif._--Lorsqu'on commence à -photographier, on ne s'occupe pas en général des dimensions de l'image -par rapport à l'objet, et, en fait, cela n'a pas une grande importance -quand il s'agit de paysages ou de portraits, les objets étant très -grands par rapport à l'image. Ici, il n'en est pas de même. Dès les -premiers essais, on sent la nécessité d'obtenir une image dont les -dimensions se rapprochent autant que possible de celles de l'objet -à photographier; mais il faut en même temps que les divers plans de -l'objet, les plus rapprochés comme les plus éloignés, soient reproduits -nettement. - -On peut arriver à donner à l'image les dimensions de l'objet avec -toute espèce d'objectif. Il suffit pour cela que l'objet soit placé -à une distance de l'objectif égale au double de la _distance focale -principale_ de cet objectif. Il faut donc déterminer une fois pour -toutes cette distance focale qu'on appelle encore _longueur de foyer -absolu_. On l'obtient d'une façon suffisamment précise pour la pratique -en mettant au point un objet très éloigné: un arbre ou une maison. La -distance entre la lentille et le verre dépoli pour un objectif simple, -entre le diaphragme et le verre dépoli pour un objectif composé, -constitue la distance focale principale. D'ailleurs, dans le cas -d'égalité de dimensions de l'image et de l'objet, celui-ci et celle-là -sont également distants de la lentille. Ce principe peut encore guider -à l'occasion. - -Quant à la netteté de l'image dans les conditions que je viens -d'indiquer, elle dépend du mode de construction de l'objectif, et pour -un objectif donné de l'ouverture du diaphragme. Il y a donc un choix à -faire parmi les différents systèmes qu'on trouve chez les opticiens. -Il existe à cet égard un terme technique dont la connaissance évite -bien des périphrases; c'est l'expression _profondeur de foyer_. -La profondeur de foyer est l'aptitude d'un objectif à représenter -nettement à la fois les objets éloignés et les objets rapprochés. -Il importe par conséquent d'avoir un objectif possédant une grande -profondeur de foyer. On peut dire d'une façon générale que plus la -distance focale principale d'un objectif est courte, moins l'objectif a -de profondeur; ce qui conduit à se servir d'un objectif à long foyer et -celui-ci comporte une chambre noire longue en proportion. - -La plupart des appareils photographiques d'amateurs destinés à être -transportés à la campagne, à faire des portraits, etc., sont munis -d'objectifs à court foyer. Ces objectifs possèdent des qualités -spéciales, mais pas celles qui conviennent dans le cas actuel. - -Il n'est pas possible d'ailleurs d'entrer ici dans tous les détails que -demanderait le sujet. Je m'en tiendrai à donner les conseils suivants: -1º se faire la main avec un objectif quelconque; 2º demander à l'essai -plusieurs objectifs à longs foyers, par exemple un objectif simple et -un objectif rectilinéaire de bonne fabrication, puis exécuter avec -chacun de ces objectifs la reproduction d'un même groupe de Champignons -en se servant des plus petits diaphragmes. L'examen attentif des -clichés même médiocrement réussis donnera des renseignements précis sur -la valeur des instruments. Toutes les affirmations et explications des -constructeurs n'équivaudront jamais à cette simple expérience. - -J'ai parlé tout à l'heure d'images de dimensions égales à celles de -l'objet. Les dimensions d'un Champignon constituent en effet un de -ses caractères qu'il serait désirable de conserver dans l'épreuve. On -peut cependant garder à ce point de vue une certaine latitude, les -dimensions d'une même espèce variant elles-mêmes dans de certaines -limites. Si, par exemple, on a récolté de grands échantillons, il n'y -a aucun inconvénient à photographier avec des dimensions réduites, -car on rentrera ainsi dans les dimensions moyennes. L'image y gagnera -beaucoup de netteté. Je me suis bien trouvé, dans la plupart des cas, -de faire mes reproductions aux 4/5 ou aux 2/3 de l'objet. - -Pour la grande majorité des Champignons, on peut se servir de plaques -mesurant 18 centimètres de longueur sur 13 centimètres de largeur. Ces -plaques qui sont dites _demi-plaques_ sont les plus employées[1]. Il -y a bien un certain nombre de Champignons comme le _Lepiota procera_ -qui atteignent des dimensions beaucoup plus considérables; mais ils -constituent l'exception. - - [1] Je parle de plaques au gélatino-bromure. Je ne m'occupe ici que - des procédés au gélatino-bromure. - -2º _Récolte et choix des Champignons._--Il ne me paraît pas pratique -de photographier les Champignons dans la campagne; il est de toute -façon préférable de les récolter, de les envelopper avec soin et de les -rapporter chez soi pour les photographier soit en plein air, soit dans -une pièce convenablement éclairée. Comme les caractères de la plupart -des Champignons changent avec l'âge, il est important d'en prendre -quatre ou cinq de chaque espèce, pour le choix desquelles on ne peut se -guider que sur ses connaissances. - -Certaines espèces présentent au point de vue du transport des -inconvénients fâcheux. Chez quelques-unes, la moindre pression amène -une tache foncée qui, à peine visible sur l'échantillon, apparaît -fortement sur l'image photographique. Ainsi en est-il pour les -_Paxillus_, pour le _Lactarius volemus_, le _Boletus cyanescens_ et -autres bolets bleuissants, etc. D'autres sont doués d'un géotropisme -remarquable qui amène en quelques heures le contournement des -échantillons. Si, par exemple, on couche horizontalement dans une -boîte un _Amanita mappa_ ou un _A. rubescens_, le chapeau se relève -verticalement et le pied se trouve bientôt coudé à angle droit. Il est -évident qu'un échantillon ainsi tourmenté ne peut être représenté. -Cette propriété paraît appartenir à des degrés inégaux à toutes les -Amanites. D'autres Champignons enfin comme le _Clitocybe laccata_, -quelques Russules pâlissent rapidement; et, pour les Champignons dont -la teinte se rapproche du bleu ou du violet, il est important de les -photographier en bon état, ces couleurs agissant sur les plaques -sensibles. - -3º _Opération photographique proprement dite._--L'éclairage est une -grande question, mais quelques essais, et surtout quelques mécomptes -sont plus profitables que tous les conseils. Les Champignons doivent -être placés sur un appui à la hauteur de l'objectif. Pour les faire -ressortir davantage, il faut avoir soin de placer derrière eux un écran -de papier blanc ou de carton blanc. On peut fixer les échantillons -sur le carton lui-même, mais cette disposition donne lieu à des -ombres disgracieuses. Il vaut mieux, à mon avis, les fixer sur une -motte de terre. On les groupera de telle sorte que l'un étant placé -verticalement dans sa position naturelle, un deuxième laisse visible le -dessous du chapeau, un troisième le dessus, etc. On met alors l'écran -blanc à une distance telle qu'il ne puisse y avoir d'ombre portée. - -La mise au point se fait de la façon suivante. On avise le Champignon -vertical dont le chapeau est le plus large; on colle un morceau de -papier imprimé sur le bord postérieur et un autre morceau sur le -bord antérieur.--On met au point sans diaphragme pour le premier, -puis pour le second, après quoi on ramène le verre dans une position -intermédiaire. En se servant dans ces conditions du plus petit -diaphragme, on doit obtenir la plus grande netteté possible d'ensemble -avec l'objectif dont on dispose. - -Je ne puis rien dire du temps de pose qui varie avec la longueur de -foyer de l'objectif, l'ouverture du diaphragme, la lumière et aussi -avec les plaques. Il faut puiser des renseignements dans des traités -spéciaux. Dans tous les cas, on s'évite bien des déboires en essayant -chaque douzaine de plaques avant de s'en servir définitivement. Cet -essai est important non seulement pour la pose, mais encore pour la -connaissance de la valeur de ces plaques. Le commerce en fournit de -temps en temps dont on ne peut rien tirer, et il est particulièrement -désagréable, lorsqu'on a impressionné un certain nombre de plaques, de -s'apercevoir qu'elles ne valent rien. - -Il y a cependant un détail qu'il faut connaître, c'est que les objets -rouges et jaunes n'agissent sur les plaques sensibles que par la faible -lumière blanche qu'ils réfléchissent. Pour un temps de pose ordinaire, -le cliché obtenu donnera un positif dans lequel les parties rouge ou -jaune seront en noir, et si l'on fait des épreuves destinées à être -coloriées, on constate qu'il est à peu près impossible de colorier -convenablement sur le noir. Il est préférable de dépasser fortement -le temps de pose. Cela ne présente qu'un faible inconvénient dans le -cas où il existerait à côté du rouge des couleurs actives, par cette -raison que si on dépasse le temps de pose pour les couleurs actives, -une partie de l'effet qu'elles ont produit est détruit. - -4º _Positifs sur papier sensible._--Je dois laisser de côté tout ce -qui regarde le développement et le fixage des clichés. Je ne dirai -également rien de l'obtention des positifs sur papier albuminé. Ceux-ci -donnent des images très fines, mais ne peuvent être coloriées qu'avec -des couleurs spéciales qui ne résistent que fort peu de temps à -l'action de l'air et de la lumière. - -Le papier sensible qui donne actuellement les meilleurs résultats au -point de vue de l'application des couleurs est le papier au platine. -Son emploi exige deux opérations: 1º exposition à la lumière; 2º -développement de l'image. - -Le papier au platine est plus sensible que le papier albuminé et doit -être coupé dans la chambre noire à la lueur d'une bougie. La couche -sensible est jaune clair, ce qui permet de reconnaître le côté qui -doit être appliqué sur le cliché. L'image positive n'apparaît pas en -noir, mais en jaune gris peu foncé. C'est là un des côtés défectueux du -procédé, car il est difficile avec une image aussi faible de voir quand -l'exposition à la lumière a duré suffisamment. Cependant on arrive en -peu de temps à acquérir à cet égard assez d'expérience. - -L'image qu'on a ainsi obtenue n'est pas définitive. Pour la développer, -on la passe rapidement dans une solution d'oxalate de potasse à 300 -p. 1.000, maintenue à une température comprise entre 60 et 80°. -L'épreuve est alors portée dans un bain d'eau acidulée à 15 gr. d'acide -chlorhydrique par litre. Ce bain qu'il faut renouveler tant qu'il se -colore en jaune enlève tous les sels de platine non réduits. - -On lave ensuite à grande eau, on sèche et l'épreuve se conserve -indéfiniment. Ces opérations se font, sauf la dernière, dans une -demi-obscurité. - -L'avantage de ce papier est de donner des images dont la teinte se -rapproche de celle de l'encre de chine. En ne poussant pas trop -l'exposition à la lumière on obtient des épreuves un peu faibles qu'on -peut ensuite colorier à l'aide des couleurs de l'aquarelle. - -Il est un point qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est que ce papier -ne se conserve pas longtemps et se détériore rapidement en présence de -l'humidité. Il est toujours livré dans un étui en fer-blanc fermant -hermétiquement et renfermant dans une boîte spéciale du chlorure de -calcium desséché. Mais même dans ces conditions, il ne se conserve pas -plus d'un mois à partir du jour de sa fabrication. Aussi lorsqu'on -se procure ce papier chez des intermédiaires, on s'expose à être mal -servi. Tout papier de bonne qualité doit donner un fond tout à fait -blanc. Pour peu que le fond soit gris terne, c'est que le papier est -vieux ou avarié. Une bonne précaution consiste à en développer un petit -morceau sans exposition préalable à la lumière, comme on ferait d'un -positif ordinaire. Après lavage, le papier doit être entièrement blanc. - -5º _Reproduction sur papier._--Je dirai seulement quelques mots du -procédé qui actuellement, avec le plus de simplicité, donnent des -épreuves qui reviennent à des prix qui rappellent ceux des gravures -ordinaires. Il repose sur la propriété que possède la gélatine -bichromatée de retenir l'encre grasse lorsqu'elle a été exposée à la -lumière. Si donc on a une surface recouverte d'une couche de gélatine -bichromatée sèche, si on recouvre cette surface d'un cliché et si on -expose à la lumière, sous les parties claires du cliché se formera un -dessin capable de retenir l'encre grasse, tandis que sous les noirs la -gélatine repoussera cette encre. Il suffira par conséquent d'encrer -la surface impressionnée, de recouvrir cette surface d'un papier -quelconque et de soumettre à une pression convenable pour avoir une -épreuve. - -Cette propriété de la gélatine bichromatée est connue depuis longtemps -et constitue le principe d'un grand nombre de procédés dits de -phototypie. Le procédé qui a le plus de vogue, est celui dans lequel -la couche de gélatine est étendue sur une glace, mais depuis quelque -temps on est arrivé à recouvrir de gélatine le papier parchemin. Ce -papier a plusieurs avantages sur la glace, c'est, par exemple, de ne -pas se casser et d'être beaucoup plus maniable. Il donne, au reste, des -résultats comparables à ceux que fournit la glace.» - - -A la suite de cet article très détaillé et très clair, nous ferons -remarquer qu'au paragraphe 3, l'auteur dit que les objets _rouges_ et -_jaunes_ n'agissent sur les plaques sensibles que par la faible lumière -blanche qu'ils réfléchissent, et qu'alors les parties rouges et jaunes -viendront en noir, c'est-à-dire qu'elles ne pourront être coloriées. - -Pour remédier à cet inconvénient, M. Rolland a proposé de les décolorer -au moyen de l'eau de javelle. - -Pour décolorer par exemple le chapeau d'une fausse oronge, on immerge -dans l'eau de javelle seulement la partie rouge; au bout de quelques -minutes le chapeau devient blanc ou légèrement rosé. On laisse sécher -et procède à la pose. - - -Nous donnons, figure 1, une planche montrant ce qu'on peut obtenir par -la photographie. - -Le Champignon représenté ici est un beau Polypore que nous croyons -devoir rapporter au _Polyporus varius_ que Quélet assimile au -_Polyporus picipes_. Nous l'avons recueilli sur une souche, au milieu -des souches et des brindilles tombées. - - -Exécution de photographies pouvant être coloriées à l'aquarelle. - -Par M. Albert JAHANDIER. - -Dans le numéro d'avril 1911 de _l'Amateur_, un article relatif à -la photographie des champignons recommande, lorsqu'ils sont très -colorés, surtout en rouge, de les décolorer à l'eau de javelle, afin -d'en obtenir une épreuve claire, propre à être ensuite coloriée à -l'aquarelle. - -Cette manière d'opérer, très simple en elle-même, peut servir dans -beaucoup de cas. Elle présente cependant des difficultés pour certains -champignons délicats, c'est pourquoi il nous paraît utile de faire -connaître aux amateurs un procédé qui, sans modifier l'original, -permette d'en obtenir une photographie aussi claire que si le modèle -était décoloré; ce procédé n'est autre que celui employé pour la -photographie des couleurs par sélection, il consiste à se servir -de plaques orthochromatiques avec interposition d'un écran coloré -approprié. - -_Renseignements pratiques pour l'exécution des clichés et des épreuves -positives._--Afin que le lecteur puisse avoir sous les yeux le modèle -qui servira aux expériences, nous avons choisi l'Oronge vraie (Ire -planche en couleurs du premier volume du nouvel _Atlas_), un des -champignons les plus difficiles à reproduire à cause de ses couleurs -peu photogéniques. - -Si nous voulons en faire une photographie avec des plaques ordinaires, -nous obtenons le résultat de la figure 2, chapeau noir et pied gris -foncé, image impossible à colorier. - -Prenons maintenant une plaque orthochromatique sensible au jaune et -au rouge, plaçons à l'avant ou de préférence à l'arrière de notre -objectif, un écran jaune foncé (de ceux que l'on emploie couramment -dans la photographie des paysages à grands contrastes), donnons une -pose en rapport avec l'intensité de notre écran, nous obtiendrons -le résultat de la figure 3, le pied est devenu blanc, le chapeau -légèrement teinté; une telle épreuve serait suffisante pour être -coloriée à l'aquarelle. - -Si nous voulons obtenir le chapeau plus blanc, il nous suffira -d'employer un écran orangé, nous augmenterons la pose, et nous -obtiendrons le résultat de la figure 4, dans laquelle rien ne s'oppose -plus à une coloration aussi brillante qu'on peut la désirer. - -Comme suite à cet exposé général, nous entrerons maintenant dans le -détail des opérations. - -1º Choix de plaques sensibles. - -Trois sortes de plaques au gélatino-bromure sensibles aux couleurs se -trouvent dans le commerce: 1º les plaques orthochromatiques sensibles -au jaune et au rouge; 2º celles sensibles au jaune et au vert; 3º les -plaques panchromatiques, sensibles à toutes les couleurs. - -On peut encore employer les plaques ordinaires, que l'on sensibilisera -soi-même aux couleurs. - -Les plaques orthochromatiques et panchromatiques donnent de bons -résultats lorsqu'elles sont de fabrication récente, mais elles perdent -assez rapidement leur sensibilité chromatique, c'est pourquoi nous -leur préférons la plaque ordinaire sensibilisée au trempé au moment de -l'emploi; d'ailleurs, le résultat sera toujours supérieur à celui que -donnerait une plaque orthochromatique même de fabrication récente. - -_Sensibilisation aux couleurs des plaques au gélatino-bromure._--Nous -choisirons une bonne plaque de rapidité moyenne, par exemple, les -étiquettes bleues de la maison Lumière, les bandes bleues de Jougla, -etc. Parmi les nombreuses matières colorantes employées pour la -sensibilisation chromatique, nous donnerons la préférence à celle qui -nous conférera la meilleure sensibilisation générale, soit actuellement -le Pinaverdol ou le Pinachrôme. - -Ces colorants sont d'un prix assez élevé, mais la quantité à employer -étant minime, on peut les acheter en solutions alcooliques à 1 gramme -pour 1.000, et l'on composera, comme suit, la solution sensibilisatrice: - - Solution alcoolique à 1 gramme pour 1.000 de - Pinachrôme ou Pinaverdol 2 c3 - Ammoniaque 1 c3 - Eau distillée--ou alcool à 90° 100 c3 - -Dans le cabinet noir, éclairé le plus faiblement possible en rouge -foncé, nous plongerons notre plaque au gélatino-bromure dans le -sensibilisateur ainsi constitué, l'on agitera constamment la cuvette -recouverte d'un carton, pendant deux à trois minutes, ensuite, -après un bon lavage d'une demi-minute sous un robinet, la plaque -rapidement égouttée pourra être employée de suite à l'état humide, -ou bien on la placera pour sécher dans un meuble obscur où elle sera -utilisable pendant une huitaine de jours: on doit tenir compte qu'il -est nécessaire que le séchage soit assez rapide; s'il était trop lent, -on aurait des clichés voilés, c'est pourquoi, lorsque l'on voudra les -conserver, il sera préférable d'employer dans la constitution du bain -sensibilisateur, l'alcool à 90° à la place de l'eau distillée, mais -cette formule étant peu économique, nous nous servirons de la première -à l'eau distillée, en doublant la durée d'immersion de la plaque; après -lavage, elle sera mise pendant quelques minutes dans de l'alcool à -90°; essorer avec un tampon d'ouate et mettre à sécher dans un meuble -obscur, dans lequel il sera bon, pour dessécher l'air, d'y ajouter -quelques morceaux de chlorure de calcium. - -_Écrans._--Dans beaucoup de cas, l'écran jaune foncé pourra suffire; -on le trouvera chez tous les marchands de fournitures pour la -photographie, mais si l'on désire obtenir un résultat plus complet, il -sera mieux de constituer soi-même un écran liquide, auquel on donnera -facilement la coloration nécessaire pour chaque cas particulier. Pour -cela, on trouve dans le commerce des cuves en verre à faces parallèles, -dont l'épaisseur intérieure est de 10 millimètres. Au moyen d'un -dispositif facile à installer, à l'intérieur de toute chambre noire, -nous placerons notre cuve garnie de son liquide coloré à l'arrière de -l'objectif. - -Avec un colorant jaune et un rouge, on pourra constituer une série -d'écrans allant du jaune clair à l'orangé rouge. Pour le cliché de -la figure 4, nous avons simplement employé, comme écran orangé, une -solution de bichromate de potasse à 10 pour 100. - -Pour la figure 3, il a été employé un écran pelliculaire jaune foncé, -placé entre les lentilles et l'objectif. - -_Disposition du modèle, mise au point, exécution du négatif._--Sur -une planchette placée à hauteur de l'objectif, nous disposerons le -groupe à photographier, un champignon debout piqué sur une pointe, un -deuxième couché, laissant voir le dessus du chapeau, puis un troisième -le dessous, le tout disposé dans le même plan, de telle façon que la -distance entre le plan avant et le plan arrière soit la plus réduite -possible, ceci pour la meilleure mise au point, car nous savons que -dans la photographie des petits objets très rapprochés de l'appareil, -la mise au point n'a pas de profondeur, c'est-à-dire que si mettant au -point sur le rebord antérieur du chapeau d'un champignon qui aurait -10 centimètres de diamètre et que l'on voudrait reproduire grandeur -naturelle ou même plus petit, le plan arrière de ce chapeau ne sera -pas net, même en diaphragmant fortement. Il y a donc lieu de prendre -une moyenne entre la mise au point du plan avant et du plan arrière, -laissant plutôt ce dernier un peu moins net. Si notre modèle n'avait -que 5 centimètres de profondeur, nous aurions une meilleure netteté -d'ensemble. - -Nous emploierons, comme fond, une feuille de papier blanc placée à une -certaine distance en arrière, afin d'éviter les ombres portées. Avec un -écran blanc ou un miroir, nous refléterons le plus possible les ombres -du modèle et nous serons prêts pour la pose. - -Nous la calculerons d'après le diaphragme que nous aurons choisi par -examen sur la glace dépolie, le plus petit possible pour la bonne -netteté de l'image, mais en nous arrêtant avant qu'elle ne devienne -trop obscure et ne puisse plus impressionner suffisamment notre plaque -sensible; nous serons donc obligés d'employer un diaphragme d'autant -plus grand que notre écran sera plus foncé et plus rouge. - -Dans un atelier bien éclairé, par temps de soleil, en juillet, le -cliché de la figure 3 a été obtenu comme suit: écran orangé, plaque -sensibilisée au Pinaverdol, utilisée humide, avec diaphragme F. 28, la -pose a été de 5 minutes et le cliché légèrement renforcé. (Notre modèle -étant une planche en couleurs, c'est-à-dire sans profondeur, nous -aurions pu conserver la même netteté avec un grand diaphragme et poser -beaucoup moins.) Donc, lorsque notre modèle aura peu de profondeur, -nous pourrons faire de même, la pose sera d'ailleurs d'autant plus -réduite que nous emploierons un écran plus clair. - -Les indications ci-dessus représentent en quelque sorte le maximum de -difficulté pour l'obtention d'une photographie très claire, avec un -modèle de coloration vive et des moins photogéniques. Si nous voulons -reproduire, par exemple, le Bolet fauve, il ne sera pas nécessaire -de l'obtenir blanc, ses couleurs n'étant pas vives, la teinte -photographique d'une épreuve simplement fixée s'ajoutera utilement à la -couleur que nous emploierons pour avoir le ton désiré; pour l'obtention -du cliché, un écran jaune moyen sera suffisant. - -Si maintenant nous voulons reproduire un champignon de couleur très -différente des deux précédents, la Cortinaire bleuâtre, champignon -à chapeau bleu, ici, nous emploierons les plaques ordinaires, très -sensibles au bleu, nous supprimerons l'écran, et le bleu étant foncé, -pour l'avoir en blanc nous surexposerons un peu. Avant de passer à -l'exécution des épreuves positives, nous ajouterons qu'il n'y a rien de -particulier pour le développement des plaques sensibilisées au trempé; -on développera à fond afin d'avoir tout l'effet orthochromatique et une -vigueur suffisante. - -_Épreuves positives._--_Choix du papier._--Les épreuves positives que -nous tirerons de ces clichés devant être coloriées à l'aquarelle, il -nous faut choisir un papier sur lequel la couleur puisse s'étendre -aisément sans laisser de marques à chaque coup de pinceau. - -D'une façon générale, tous les papiers à couche de gélatine sont à -écarter, c'est-à-dire les genres citrate et bromure, et ce sont les -plus nombreux, aussi en reste-il peu à choisir; le papier au platine -pourrait être employé, mais outre qu'il se conserve peu de temps frais, -il exige des manipulations assez compliquées; les papiers Néos de -Lumière, le papier salé, le ferro-prussiate sont d'un traitement simple -et pourraient se colorier, mais nous préférons de beaucoup, à tous ces -papiers, celui que l'on préparera soi-même, ce qui d'ailleurs est très -facile; nous pourrons alors choisir parmi les bons papiers à aquarelle, -celui qui nous conviendra le mieux et le préparer de la façon suivante: - -1º Étendre à la surface du papier, avec un tampon ou un pinceau plat, -une couche de colle d'amidon et laisser sécher. - -2º On prépare la solution sensibilisatrice: - - Eau distillée 90 c3 - Azotate d'argent 5 gr. - Acide tartrique 7 gr. - -Avec un tampon d'ouate, nous l'étendrons bien régulièrement sur la -couche de colle et nous le laisserons sécher dans l'obscurité; il -pourra servir aussitôt sec. - -Cette préparation n'étant pas très sensible, l'impression se fera -de préférence au soleil, un peu plus forte que l'intensité que l'on -désirera. - -Si une couleur brun rouge n'est pas gênante pour la coloration de -l'espèce à reproduire, on pourra se contenter d'un simple fixage à -l'hyposulfite de soude à 5 pour 100 en y ajoutant un peu de bisulfite -de soude, fixage de 5 minutes, précédé et suivi d'un bon lavage. Si -l'on préfère un ton plus noir, se servir d'un des bains courants de -virage-fixage que nous étendrons d'un peu d'eau. - -L'image une fois sèche, il ne nous reste plus qu'à la colorier. Pour -cela, les couleurs courantes d'aquarelle ne sont pas très bonnes, -à part quelques exceptions; en général, elles ne sont pas assez -transparentes et couvrent trop les ombres et demi-teintes de la -photographie, les vermillons, les chrômes et les terres surtout; aussi, -à leur place, nous emploierons des solutions de colorants d'aniline, -dans le genre de celles que l'on vend pour la photo-miniature. - -On pourrait aussi préparer ces solutions en choisissant parmi les -nombreuses matières colorantes; par exemple, pour les jaunes, la -Tartrasine, l'Aurantia; pour le rouge, l'Érytrosine, le rouge solide, -puis le bleu de métylène, le vert naphtol, etc. Ces couleurs doivent -être employées très diluées, car elles prennent beaucoup d'intensité en -séchant. - - -_Nota_.--Pour se procurer les cuves pour écrans liquides, ainsi que les -matières colorantes pour sensibilisation et coloriage, s'adresser aux -maisons de fournitures pour procédés photo-mécaniques; on trouvera ces -articles à la maison Calmels, 150, boulevard du Montparnasse, à Paris. - - - - -CHAPITRE VII - -Les ressources du microscope. - - -Nous n'avons pas l'intention d'écrire ici un article sur la façon de -se servir de cet instrument indispensable aux mycologues et en général -à tous ceux qui font de l'histoire naturelle: on trouvera dans les -traités spéciaux tous les renseignements sur ce sujet; nous voulons -seulement montrer à ceux qui n'ont pas encore fait usage du microscope, -qu'il est facile de s'en servir, et qu'il peut, dans une foule de cas, -rendre des services importants. - -Le microscope se compose essentiellement de deux parties: un pied muni -d'un miroir pour éclairer par transparence les objets placés sur une -platine, et au-dessus de celle-ci un tube dans lequel peut se mouvoir, -au moyen d'une crémaillère, la partie optique de l'instrument. - -Cette partie, la plus importante de l'appareil, se compose d'un tube -en cuivre, long de 160 millimètres, portant à sa partie inférieure -un ensemble de verres ou lentilles, appelé objectif (parce qu'il est -tourné vers l'objet à observer): à la partie supérieure se trouve un -autre ensemble de lentilles, mais beaucoup plus grandes, que l'on nomme -oculaire. - -L'objectif a pour but de donner dans le corps du tube du microscope, -une image virtuelle que l'oculaire, faisant fonction de loupe composée, -grossit à son tour et que perçoit l'œil de l'observateur. - -[Illustration: FIG. 4.] - -Voilà en quelques lignes la théorie du microscope. - -Les fabricants livrent leurs instruments avec des oculaires et des -objectifs de puissance différente, permettant d'obtenir plusieurs -grossissements, et ils indiquent, sur un papier _ad hoc_, les -combinaisons des différents objectifs avec les oculaires, et les -grossissements correspondants. - -Dans la pratique, nous conseillons d'établir soi-même ces -grossissements: il suffira pour cela de se procurer un micromètre -objectif, c'est-à-dire une lame de verre portant à son centre la -représentation d'un millimètre divisé en cent parties égales, ou pour -être plus exact, de deux millimètres divisés en deux cents parties -égales, ce qui revient au même. - -Chaque division représentera donc un centième de millimètre. Si nous -plaçons cette lame (ainsi divisée) sur la platine du microscope, et -que, avec un objectif et un oculaire quelconque, nous examinions -ces divisions, nous les verrons plus ou moins grossies suivant la -combinaison employée. - -Si alors faisant usage de la chambre claire qui doit toujours compléter -le microscope dont on se sert, nous dessinons sur un papier les -différents traits que nous apercevons, il ne nous restera plus qu'à -mesurer au moyen d'un double décimètre, combien chaque intervalle entre -deux traits comporte de millimètres, et nous pourrons dire que si une -division du micromètre objectif mesure 10 millimètres, cela voudra -dire que notre combinaison d'objectif et d'oculaire grossit 1.000 -fois. Si au contraire cet intervalle ne comporte que 5 millimètres, le -grossissement n'est que de 500 fois. - -Si nous répétons la même opération pour toutes les combinaisons -possibles d'objectifs et d'oculaires, nous aurons les grossissements -correspondant à chaque combinaison. - -Prenons un exemple; il s'agit d'un microscope déjà ancien, mais bon -malgré tout. Il comprend comme objectifs les nos 0, 2, 6, 7, et comme -oculaires les nº 1 et 3 ordinaires et 18 compensateur. Nous pouvons, en -les combinant, obtenir quinze grossissements différents qui sont: _10_, -20, 27, 52, 90, _100_, 160, 240, 330, 340, 410, 620, 850, _1.000_, -1.200. Nous aurions pu en obtenir un plus grand nombre si nous avions -voulu nous servir du tirage que possède tout microscope, mais à quoi -bon, nous estimons que les grossissements, les seuls utiles, sont ceux -de 10, 20, 50, 100, 500 et 1.000. - -Le grossissement de 500 n'est pas indiqué dans l'énumération que nous -avons donnée plus haut: pour l'obtenir il suffira de prendre l'objectif -7 et l'oculaire 3, mais au lieu de dessiner à plat sur la table qui -supporte l'instrument, ce qui donnerait une amplification de 620 -diamètres, il suffira de relever le plan de dessin de 5 centimètres -au moyen d'un livre ou d'une boîte bien dressée et présentant cette -hauteur. C'est du reste ainsi qu'il faut procéder lorsque l'on veut -dessiner à un grossissement de 1.000. En effet, si avec l'oculaire -18 et l'objectif 7, on dessine à même sur la table, on obtient un -grossissement de 1.200 diamètres, alors qu'en se servant comme nous -venons de le dire d'un livre ou d'une boîte de 5 centimètres de -hauteur, le grossissement se trouve réduit à 1.000 diamètres. - -Nous croyons devoir faire remarquer que les grossissements indiqués par -les constructeurs correspondent au cas où les dessins sont faits à la -hauteur de la platine; mais lorsqu'on dessine sur la table où est placé -le microscope, le grossissement n'est plus le même, il est plus grand. -Nous conseillons cependant, pour simplifier, d'établir la série des -grossissements en dessinant sur la table elle-même, et de s'attacher à -faire ses observations à des chiffres qui soient des multiples de 10; -nous choisirons donc les chiffres suivants: 10, 20, 100, 500, 1.000, -qui permettent de satisfaire à toutes les exigences. - -Pour obtenir le grossissement de 20 diamètres, nous userons d'un -petit stratagème, car l'objectif 0 et l'oculaire 3 nous donnent 27 -diamètres, chiffre qui ne répond à rien, mais si nous dévissons la -lentille inférieure de notre objectif 0, nous réduirons sa puissance, -et le grossissement sera exactement de 20 diamètres; or il peut être -très utile de faire un dessin à 20 diamètres. Il est profondément -regrettable de voir qu'il n'y a aucune entente entre les naturalistes -au sujet des grossissements auxquels sont faits les dessins -microscopiques: il serait pourtant bien simple de décider que pour les -faibles grossissements, les chiffres 10, 20, 100 seront seuls admis, -alors que pour les forts grossissements, on emploiera ceux de 500 et -de 1.000. Nous estimons qu'il est toujours possible avec un microscope -quelconque d'obtenir ces grossissements. - -Comme chambre claire on choisira de préférence un système que l'on -puisse conserver sur l'instrument, de façon à pouvoir à tout instant -s'en servir ou non. Cette chambre claire se compose essentiellement -de deux prismes réunis dans une même monture, et disposés de telle -sorte que l'œil puisse voir en même temps et l'objet que l'on veut -représenter et la pointe du crayon qui se meut sur le papier en suivant -les contours que l'on a intérêt à fixer sur le papier. - -Ce genre de chambre claire, si commode dans la pratique, présente -cependant un inconvénient, celui de déformer un peu les objets -représentés; pour obvier à ce défaut on a conseillé de dessiner sur un -pupitre incliné, et pour trouver cette inclinaison, il est un moyen -simple indiqué par le Dr Malassez. On dessine à la chambre claire -sur un plan incliné le contour circulaire du champ du microscope. -Si l'inclinaison du papier est convenable, la figure est un cercle -parfait, sinon on obtient une ellipse et l'inclinaison devra être -modifiée jusqu'à ce qu'on arrive à un cercle complet. - -On peut aussi, pour trouver l'inclinaison convenable, se servir du -micromètre objectif, qui, comme on le sait, est divisé en centièmes -de millimètre. On trace à la chambre claire un certain nombre de -divisions du micromètre, et si l'inclinaison du papier est suffisante, -l'éloignement des divisions est égal à toutes les hauteurs; si -l'écartement des divisions allait en augmentant vers la droite du -papier, cela indiquerait qu'il est trop incliné, si au contraire -l'écartement augmentait vers la gauche, il ne serait pas assez incliné. -Nous dirons que l'inclinaison du pupitre sur lequel se trouve la -feuille de papier, doit être de 25°. - -Certains micrographes et non des moindres préfèrent, au lieu de -dessiner sur un plan incliné, faire subir l'inclinaison au microscope -lui-même, et dessiner à plat ce qui est toujours plus commode. - -Le Dr Malassez a fait construire une chambre claire qui permet -d'éviter les déformations. Cette chambre claire se place sur le -microscope de telle façon qu'elle soit tournée, non sur la droite -de l'observateur comme cela a lieu généralement avec les chambres -claires les plus employées, mais bien derrière le microscope et vers -l'observateur ainsi que le montre la figure ci-contre. En inclinant le -microscope à 45°, l'image sera projetée sans déformation. - -[Illustration: FIG. 5.] - -On se figure généralement qu'avec un microscope on ne doit faire -d'observations qu'à un grossissement relativement élevé; c'est une -erreur. Il est aisé de dessiner à 20 et même à 10 diamètres. Si, par -exemple (toujours avec notre microscope), nous prenons l'objectif 0 -et l'oculaire 1, nous obtiendrons une amplification de 27 diamètres, -mais si nous prenons la précaution de dédoubler notre objectif 0, -c'est-à-dire de dévisser la lentille inférieure, nous diminuerons la -puissance de grossissement et nous aurons 10 diamètres exactement: -mais alors, au lieu de placer l'objet à observer sur la platine du -microscope, où nous ne verrions rien, il nous faudra le disposer sur la -table où repose le microscope entre les branches du pied, ou encore sur -les branches elles-mêmes, en le plaçant sur une carte ou un papier fort. - -Nous pourrons de la sorte faire une très bonne observation de notre -objet, et en prendre un dessin d'une exactitude mathématique, ce qu'il -serait impossible de faire autrement. Voulons-nous maintenant grossir -une partie de notre objet à 20 diamètres, rien de plus simple, il nous -suffira de remplacer l'oculaire nº 1 par celui nº 3 et nous aurons un -grossissement de 20 diamètres. - -[Illustration: FIG. 6.] - -Dans ces deux cas, bien entendu, l'objet est éclairé par la lumière -directe et non par transparence. Pour bien apercevoir l'objet à -dessiner, il est nécessaire d'enlever le diaphragme, sans quoi on ne -verrait qu'une très petite partie de l'objet à examiner. - -Tout ce que nous venons de dire, peut s'appliquer non seulement aux -Champignons, mais aussi aux mousses, lichens, algues et même aux -phanérogames. - -Un dessin est si facile à faire dans ces conditions que l'on -n'hésitera pas à prendre un document cent fois préférable à une longue -description. Voir figure 6 la représentation d'une mousse et d'une -hépatique au grossissement de 10 diamètres. - - - - -CHAPITRE VIII - -L'Esperanto et la Mycologie. - - -Les mycologues, à quelque titre que ce soit, ne peuvent se -désintéresser de l'espéranto, cette langue annexe, si simple, si -précise et si facile à apprendre. Elle n'est pas appelée à concurrencer -aucune des langues existantes; elle a la prétention de laisser à -chaque nation le génie de sa langue, et son seul but est de permettre -à tous les hommes, de quelque nationalité qu'ils soient, de pouvoir se -comprendre aussi bien par la parole que par l'écriture. - -L'homme génial qui a réalisé une chose si longtemps cherchée est un -Russe, le Dr Zamenof; et il l'a fait d'une façon si simple, si facile -à comprendre, que quiconque veut se donner la peine de lire les règles -très simples et peu nombreuses qu'il a établies comme base de sa -langue, pourra dire comme César en modifiant quelque peu les trois -mots historiques, _veni_, _vidi_, _scivi_ (je suis venu, j'ai vu, j'ai -su) que nous écrivons en espéranto _mi venis_, _mi vidis_, _mi konis_. - -Les mycologues sont souvent appelés à se préoccuper des Champignons -qui poussent dans des régions dont ils ne connaissent pas la langue: -ils trouveront dans l'espéranto un moyen facile de correspondre -avec des mycologues de cette région, soit pour leur demander des -renseignements, soit pour répondre à leur demande. Il leur suffira pour -cela de consulter l'annuaire des espérantistes, et sans nul doute ils -trouveront dans la région qui les intéresse un correspondant qui se -fera un plaisir de leur répondre en espéranto. - -Quand nous aurons dit à nos lecteurs que pour apprendre toutes les -règles de l'espéranto, et qui plus est pour les savoir, il faut moins -de temps que pour lire un mauvais roman, nous voulons bien croire qu'il -n'en est pas un qui ne voudra au moins essayer; et s'il essaie, c'est -un adepte; il est séduit, il est pris dans l'engrenage. Il en fera plus -ou moins, mais du moins, il saura toujours lire un texte espérantiste, -une lettre; il possédera en un mot le mécanisme de cette langue, et -si les circonstances se présentent, il complétera son bagage par la -connaissance des mots. - -Dans le but de servir les deux causes, nous avons résumé aussi -succinctement que possible les notions essentielles et suffisantes de -l'espéranto et nous les avons groupées en quelques articles faciles à -s'assimiler. - -Ainsi, par exemple, le premier paragraphe comprend tout ce qui a -rapport à l'alphabet et à la prononciation. - -Le second, les parties du discours: substantifs, adjectifs, pronoms, -adverbes, etc. - -Le troisième, le verbe et les préfixes. - -Le quatrième, les suffixes. - -Le cinquième, la numération. - -Avez-vous besoin de renseignements sur les suffixes ou la numération; -vous n'avez qu'à consulter les tableaux 4 ou 5, où vous trouverez tout -ce qui a rapport à ces parties. - -Combien de temps vous faut-il pour lire lentement et bien comprendre -ces cinq tableaux? une heure au grand maximum! au bout de ce temps vous -pouvez dire que vous connaissez l'espéranto. - - -I.--ALPHABET.--PRONONCIATION - -L'alphabet est le même qu'en français: _a_, _b_, _c_, _d_, _e_, _f_, -_g_, _h_, _i_, _j_, _k_, _l_, _m_, _n_, _o_, _p_, _r_, _s_, _t_, _u_, -_v_, _z_, sauf _q_, _x_, _y_, qui n'existent pas en esperanto. - -Les voyelles _a_, _e_, _i_, _o_, se prononcent comme en français. Ex.: -_do_, _ré_, _mi_, _fa_, _sol_. - -La voyelle _u_ se prononce _ou_. Ex.: _unu_ (un) se prononce _ounou_. - -_ŭ_ surmonté de ˘ et _j_ sont considérés comme demi-voyelles, et font -corps avec la voyelle qui précède ou qui suit. Ex.: _Laŭro_ (laurier) -se prononce _laouro_ (rapidement); _kaj_ (et) fait _caille_; _jes_, -_ja_, font _ies_, _ia_. - -Les consonnes se prononcent comme en français, sauf _c_, _g_, _h_, -_j_, _s_, qui ont une prononciation différente suivant qu'elles sont -surmontées ou non d'un accent circonflexe. - -_c_, ordinaire, a le son de _ts_. Ex.: _celerio_ (céleri) se prononce -_tsélério_. - -_ĉ_, accentué, a le son de _tch_. Ex.: _ĉemizo_ (chemise) se prononce -_tchémizo_. - -_g_, ordinaire, a le son de _g_ (dur comme gant). Ex.: _garnizono_ -(garnison) se prononce _garnisono_. - -_ĝ_, accentué, a le son de _dj_. Ex.: _ĝirafo_ (girafe) se prononce -_djirafo_. - -_h_, ordinaire, a le son de _h_ (aspiré). Ex.: _homo_ (homme) se -prononce _hhomo_. - -_ĥ_, accentué, a le son de _ch_ (guttural allemand). Ex.: le noch -allemand. - -_j_, ordinaire, a le son de _y_ (dans yeux). Ex.: _julio_ (juillet) se -prononce _ioulio_. - -_ĵ_, accentué, a le son de _j_ (dans jour). Ex.: _ĵurnalo_ (journal) se -prononce _journalo_. - -_s_, ordinaire, a le son de (deux) _ss_ (dans sifflant). Ex.: _silento_ -(silence) se prononce _ssilento_. - -_ŝ_, accentué, a le son de _ch_ (dans cheval). Ex.: _ŝinko_ (jambon) se -prononce _chinko_. - -En esperanto toutes les lettres se prononcent. Ex.: _soifo_ se prononce -_so-i-fo_. - -On accentue toujours plus fortement sur l'avant-dernière syllabe, c'est -l'accent tonique. Ex.: P_a_tro (père); mil_i_to (militaire). - -Toutes les propositions sont séparées par une ponctuation. Ex.: Tio, -kiu mi diras, estas vera (ce que je dis est vrai). - - -II.--PARTIES DU DISCOURS - -Substantifs. - -Ils sont toujours terminés: - -Au singulier par _o_. Ex.: Libr_o_ (un livre); pan_o_ (un pain). - -Au pluriel par _oj_. Ex.: Libro_j_ (des livres); pano_j_ (des pains). - - -Adjectifs. - -Ils sont toujours terminés: - -Au singulier par _a_. Ex.: Bel_a_ (beau, belle); grand_a_ (grand, -grande). - -Au pluriel par _aj_. Ex.: Bel_aj_ (beaux, belles); grand_aj_ (grands, -grandes). - -Les adjectifs possessifs, _mia_, _via_, _lia_, _ŝia_, _ĝia_, _nia_, -_ilia_, _sia_, suivent la même règle. Ex.: Mi_a_ (mon, ma); ŝia_j_ -(ses). - - -Article. - -Il n'y a qu'un seul article défini qui est _la_ pour tous les cas. Ex.: -_La_ patro (le père); _la_ patrino (la mère); _la_ patroj (les pères); -_la_ patrinoj (les mères). - - -Pronoms personnels. - -Les pronoms personnels _je_, _tu_, _il_, _nous_, _vous_, _ils_, se -rendent par: _mi_ (je ou moi); _vi_ (tu ou toi); _li_, _ŝi_, _ĝi_ (il, -elle, lui); _ni_ (nous); _vi_ (vous); _ili_ (ils, elles, eux). - -Les pronoms réfléchis _se_, _soi_, _son_, _à soi_, se rendent par: _si_. - - -Adverbes. - -Les adverbes sont toujours terminés en _e_. Ex.: Patr_e_ -(paternellement); plen_e_ (entièrement). - - -Prépositions, conjonctions, interjections. - -Les prépositions, conjonctions, interjections sont toujours -invariables, mais ont des terminaisons diverses; elles sont presque -toujours monosyllabiques. Ex.: _Kie_ (quoi?); _kiam_ (quand?); _sur_ -(sur); _ankaŭ_ (aussi); _jam_ (déjà); _por_ (pour); _de_ (de); _sed_ -(mais). - - -Complément ou accusatif. - -Le complément direct d'un verbe (substantif, adjectif, pronom) est -toujours terminé par _n_. Ex.: La homo havas manoj_n_, kaj nazo_n_ -(l'homme a des mains et un nez). - -La date s'indique par le nombre ordinal terminé par _n_. Ex.: La -dek-dua_n_ de decembro (le douze décembre). - -Le lieu où l'on va est aussi terminé par _n_. Ex.: Mi iras Parizo_n_ -(je vais à Paris). - -En général, on met l'accusatif lorsqu'il y a direction vers. Ex.: La -rato kuris sub la lito_n_ (le rat courut sous le lit). - -On met aussi à l'accusatif ce qui indique la durée, la mesure, le prix. -Ex.: Paŭlo restos ĉe ni du tagoj_n_ (Paul restera deux jours chez -nous); la flugo estas longa tri metroj_n_ (le drapeau est long de trois -mètres); ĝi kostas du frankoj_n_ por unu metro (Il coûte deux francs le -mètre). - -Les mots _de_ ou _par_ marquant le complément d'un verbe passif se -rendent, en esperanto, par _de_. Ex.: Mi estas amata, _de_ mia patrino -(je suis aimé de ma mère). - - -III.--VERBE - -Infinitif toujours en _i_. Ex.: Am_i_ (aimer); leg_i_ (lire); pren_i_ -(prendre). - -Indicatif présent toujours en _as_. Ex.: mi am_as_ (j'aime); vi am_as_; -li am_as_, etc. - -Participe présent actif toujours en _anta_. Ex.: am_anta_ (aimant); -pren_anta_ (prenant), etc. - -Participe présent passif toujours en _ata_. Ex.: am_ata_ (étant aimé ou -aimé). - -Passé défini ou imparfait toujours en _is_. Ex.: vi am_is_ (tu as aimé -ou tu aimais), etc. - -Participe passé actif toujours en _inta_. Ex.: am_inta_ (ayant aimé); -pren_inta_ (ayant pris). - -Participe passé passif toujours en _ita_. Ex.: am_ita_ (ayant été aimé -ou aimé). - -Futur toujours en _os_.: li ŝi ĝi am_os_ (il ou elle aimera), etc. - -Participe futur actif toujours en _onta_. Ex.: am_onta_ (devant aimer); -leg_onta_ (devant lire). - -Participe futur passif toujours en _ota_. Ex.: am_ota_ (devant être -aimé); leg_ota_ (devant être lu). - -Subjonctif toujours en _u_. Ex.: ni am_u_ (que nous aimions), etc. - -Impératif toujours en _u_ (sans pronoms). Ex. am_u_ (aime); pren_u_ -(prends), etc. - -Conditionnel toujours en _us_. Ex.: ili am_us_ (ils aimeraient), etc. - -En esperanto les temps composés de l'actif sont rarement employés, on -les forme avec le verbe auxiliaire _esti_. Ex.: Avoir aimé (autrement -dit être ayant aimé), _esti_ amanta; j'ai aimé (ou je suis ayant aimé), -mi _estas_ aminta; j'avais aimé (ou j'étais ayant aimé), mi _estis_ -aminta; j'aurai aimé (ou je serai ayant aimé), mi _estos_ amanta. - - -Préfixes. - -Les préfixes donnent au mot même auquel ils sont joints, un sens, une -signification nouvelle. - -_Bo_ indique la parenté résultant d'un mariage. Ex.: _Bo_patro -(beau-père); _bo_fratino (belle-sœur). - -_Dis_ indique la séparation, la disparition. Ex.: _Dis_igitaj (épars); -_dis_fendi (fendre en deux). - -_Ek_ indique le commencement d'une chose, l'acte momentané. Ex.: -_Ek_vidi (entrevoir); _ek_altiĝi (commencer à s'élever). - -_El_ signifie hors de, quelquefois aussi achèvement. Ex.: _El_iri -(sortir); _el_ripari (réparer complètement). - -_Ge_ indique la réunion des sexes. Ex.: _Ge_patroj (père et mère, -parents); _ge_edzoj (époux). - -_Mal_ indique le contraire. Ex.: _Mal_feliĉa (malheureux); _mal_granda -(petit). - -_Re_ indique la répétition, le retour. Ex.: _Re_bonigi (raccommoder); -_re_ataki (riposter). - - -IV.--SUFFIXES - -_Ad_ indique l'action, la durée dans l'action. Ex.: Kron_ad_o -(couronnement); pen_ad_i (se donner de la peine). - -_Aĵ_ indique une chose, une idée concrète. Ex.: Acid_aĵ_o (acide); -lakt_aĵ_o (laitage); amik_aĵ_o (caresse). - -_An_ indique l'habitant, celui qui fait partie d'une chose. Ex.: -Kampar_an_o (campagnard); ŝip_an_o (marin). - -_Ar_ indique une collection, une réunion. Ex.: Arb_ar_o (une forêt); -kamp_ar_o (un camp). - -_Ebl_ indique la possibilité (comme en français). Ex.: Kred_ebl_a -(croyable); fleks_ebl_a (flexible). - -_Ec_ indique l'idée abstraite, la qualité (comme en français). Ex.: -Acid_ec_o (acidité); amik_ec_o (amitié). - -_Eg_ indique un augmentatif. Ex.: Ŝton_eg_o (rocher, grosse pierre); -rid_eg_i (rire aux éclats). - -_Ej_ indique le lieu consacré à une chose. Ex.: Kuir_ej_o (cuisine); -preĝ_ej_o (église). - -_Em_ indique le penchant, l'inclination. Ex.: Labor_em_a (laborieux); -pur_em_a (aimant la propreté). - -_Er_ indique un fragment, une division. Ex.: Sabl_er_o (un grain de -sable). - -_Estr_ indique le chef. Ex.: ŝip_estr_o (capitaine de navire). - -_Et_ indique un diminutif. Ex.: Knab_et_o (un garçonnet); rid_et_i -(sourire). - -_Id_ indique le descendant, l'enfant. Ex.: Kok_id_o (poulet); -ĉeval_id_o (poulain). - -_Ig_ signifie faire, rendre. Ex. Long_ig_i (allonger); far_ig_i (faire -faire). - -_Iĝ_ signifie se faire, devenir. Ex.: Ric_iĝ_i (s'enrichir). - -_Il_ indique l'instrument, l'outil. Ex.: Kudr_il_o (l'aiguille). - -_In_ indique le féminin, la femelle. Ex.: Patr_in_o (mère); fraŭl_in_o -(la jeune fille). - -_Ind_ signifie digne de, qui mérite. Ex.: Krid_ind_a (digne de foi); -rid_ind_a (ridicule). - -_Ing_ indique l'objet dans lequel s'introduit quelque chose. Ex.: -ŝraŭb_ing_o (écrou); glav_ing_o (fourreau de sabre). - -_Ist_ indique le métier, la profession. Ex.: Kuir_ist_o (cuisinier); -kuir_ist_ino (cuisinière). - -_Uj_ indique le contenant, ce qui porte. Ex.: Sup_uj_o (soupière); -pom_uj_o (pommier). - -_Ul_ indique un être caractérisé par le mot racine. Ex.: Jun_ul_o -(jeune homme); scienc_ul_o (savant). - -_Um_ sens indéterminé, complète le sens du mot racine. Ex.: Kol_um_o -(col de chemise); man_um_o (manchette). - - -V.--NUMÉRATION - - +==============+==============+=============+=============+ - | 1 | 11 | 21 | 31 | - | unu | dek-unu | dudek-unu | tridek-unu | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 2 | 12 | 22 | 32 | - | du | dek-du | dudek-du | tridek-du | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 3 | 13 | 23 | 33 | - | tri | dek-tri | dudek-tri | tridek-tri | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 4 | 14 | 24 | 34 | - | kvar | dek-kvar | dudek-kvar | tridek-kvar | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 5 | 15 | 25 | 35 | - | kvin | dek-kvin | dudek-kvin | tridek-kvin | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 6 | 16 | 26 | 36 | - | ses | dek-ses | dudek-ses | tridek-ses | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 7 | 17 | 27 | 37 | - | sep | dek-sep | dudek-sep | tridek-sep | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 8 | 18 | 28 | 38 | - | ok | dek-ok | dudek-ok | tridek-ok | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 9 | 19 | 29 | 39 | - | naŭ | dek-naŭ | dudek-naŭ | tridek-naŭ | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 10 | 20 | 30 | 40 | - | dek | dudek | tridek | kvardek | - +==============+==============+=============+=============+ - | 41 | 51 | 61 | 71 | - | kvardek-unu | kvindek-unu | sesdek-unu | sepdek-unu | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 42 | 52 | 62 | 72 | - | kvardek-du | kvindek-du | sesdek-du | sepdek-du | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 43 | 53 | 63 | 73 | - | kvardek-tri | kvindek-tri | sesdek-tri | sepdek-tri | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 44 | 54 | 64 | 74 | - | kvardek-kvar | kvindek-kvar | sesdek-kvar | sepdek-kvar | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 45 | 55 | 65 | 75 | - | kvardek-kvin | kvindek-kvin | sesdek-kvin | sepdek-kvin | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 46 | 56 | 66 | 76 | - | kvardek-ses | kvindek-ses | sesdek-ses | sepdek-ses | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 47 | 57 | 67 | 77 | - | kvardek-sep | kvindek-sep | sesdek-sep | sepdek-sep | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 48 | 58 | 68 | 78 | - | kvardek-ok | kvindek-ok | sesdek-ok | sepdek-ok | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 49 | 59 | 69 | 79 | - | kvardek-naŭ | kvindek-naŭ | sesdek-naŭ | sepdek-naŭ | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 50 | 60 | 70 | 80 | - | kvindek | sesdek | sepdek | okdek | - +==============+==============+=============+=============+ - | 81 | 86 | 91 | 96 | - | okdek-unu | okdek-ses | naŭdek-unu | naŭdek-ses | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 82 | 87 | 92 | 97 | - | okdek-du | okdek-sep | naŭdek-du | naŭdek-sep | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 83 | 88 | 93 | 98 | - | okdek-tri | okdek-ok | naŭdek-tri | naŭdek-ok | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 84 | 89 | 94 | 99 | - | okdek-kvar | okdek-naŭ | naŭdek-kvar | naŭdek-naŭ | - +--------------+--------------+-------------+-------------+ - | 85 | 90 | 95 | 100 | - | okdek-kvin | naŭdek | naŭdek-kvin | cent | - +==============+==============+=============+=============+ - -Le nombre ordinal se forme en ajoutant _a_ au nombre cardinal. Ex.: -Tridek_a_ (trentième). - -L'adverbe se forme en ajoutant _e_ au cardinal. Ex.: Tridek_e_ -(trentièmement). - -Les nombres fractionnaires se forment au moyen du suffixe _on_. -Ex.: Un tiers se dit unu tri_on_o; dix douzièmes (10/12) se dit dek -dekdu_on_oj. - - -Nous terminerons le chapitre relatif à l'espéranto par la traduction -en cette langue du texte français de la Chanterelle comestible. Nous -ajouterons que nous avons longuement profité de la connaissance -approfondie que possède en cette matière M. C. Rousseau, de -Levallois-Perret, espérantiste distingué et auteur du _Poliglota -vade-mecum Internacia pharmaco_, publié par la librairie Hachette. - -M. C. Rousseau, avec la plus grande bienveillance, a bien voulu revoir -la partie ayant trait à l'espéranto et nous tenons à l'en remercier. - - -CHANTERELLE COMESTIBLE - -Chapeau charnu, consistant, convexe, puis concave se creusant en -entonnoir, à bords plus ou moins sinueux, ondulés, crépus et enroulés -en dessous, glabre sec, assez souvent plus prolongé d'un côté que de -l'autre, chamois, jaune orangé, jaune d'œuf, quelquefois jaune pâle, -rarement blanc ou blanchâtre, diamètre 3 à 5 centimètres. Feuillets -épais turgescents, bifurqués deux ou trois fois, très décurrents, de la -couleur du chapeau. Pied plein épais supérieurement, atténué de haut en -bas, souvent courbé à la base. Chair blanche compacte, odeur agréable. -Saveur douce très légèrement piquante ou poivrée. - -Habitat.--Dans les bois où il forme des groupes plus ou moins étendus. -Eté, automne. - -Connue sous les noms vulgaires de chevrille, chevrotte, etc., cette -espèce constitue, bien que sa chair soit un peu coriace, une excellente -plante que l'on devrait chercher à conserver, soit comme aliment, -soit comme condiment. On fait, en effet, un très fréquent usage de ce -champignon. - - -«CANTHARELLUS» MANĜEBLA - -Ĉapelo pulpa, firma, unue konveksa, poste iĝanta konkava kaj -funelforma, kun randoj pli-malpli malrektaj, ondformaj, krispaj, kaj -suben volvataj; senharo seka, oftete plietendiĝanta unuflanken; koloro -ĉambruna, flavoranĝa, ovflava, iafoje palflava, malofte blanka aŭ -dubeblanka; diametro tri oŭ kvar centimetrojn. - -Lamenoj dikaj, intumeskaj, du-trifoje forkiĝantaj, tre deklivaj apud -la piedon, samkoloraj kiel la ĉapelo. Piedo plena, dika supre, pli -maldikiĝanta malsupren, ofte kurba ĉe la bazo, karno blanka, densa; -agrabla odoro, gusto dolĉa, iomete pikanta aŭ pipra. - -Kreskejo: en la arbaroj, kie ĝi grupiĝas laŭ aroj pli-malpli vastaj, -dum la somero kaj aŭtuno. - -Vulgare nommata «Chevrille», «Chevrotte» k. t. p. Tiu speco estas, -kvankam ĝia karno estas iom malmola, bonega kreskaĵo konservinda kiel -manĝaĵo aŭ spicaĵo: efektive tiu fungo estas tre uzata. - - - - -TABLE ALPHABÉTIQUE - -des noms latins, français ou vulgaires des espèces figurées, décrites -ou citées. - - -L'_italique_ désigne les noms latins, l'=égyptienne= les grandes -divisions. - - Page - ou Planche. - - =Agaricinées=, I, 146, 148 - - Agaric atténué, I, 141 - - ---- tue-mouches, I, 2 - - Amadouvier, I, 138 - - _Amanita Cæsarea_, I, 1, 118, 122 - - ---- _citrina_, I, 4, 95 - - ---- _muscaria_, I, 2, 95, 139 - - ---- _ovoidea_, I, 118 - - ---- ----, II, 2 - - ---- _pantherina_, I, 5, 95 - - ---- _phalloides_, I, 3, 95 - - ---- _rubescens_, I, 6, 118 - - ---- _spissa_, II, 1 - - ---- _vaginata_, I, 8 - - ---- _verna_, I, 7, 95 - - Amanite citrine, I, 4 - - ---- des Césars, I, 1 - - ---- épaisse, II, 1 - - ---- ovoïde, II, 2 - - ---- panthère, I, 5 - - ---- phalloïde, I, 3 - - ---- printanière, I, 7 - - ---- rougeâtre, I, 6, 118 - - ---- vaginée, I, 8 - - Argouane, I, 22, 119 - - ---- des prairies, I, 119 - - ---- ----, II, 12 - - _Armillaria bulbigera_, II, 5 - - ---- _luteo-virens_, II, 4 - - ---- _mellea_, I, 11 - - Armillaire bulbeux, II, 5 - - ---- couleur de miel, I, 11 - - Armillaire jaune verdâtre, II, 4 - - _Astreus hygrometricus_, II, 60 - - Astre hygrométrique, II, 60 - - _Auricularia mesenterica_, II, 58 - - Auriculaire mésentérique, II, 58 - - =Auriculariées=, I, 147, 159 - - - Barbe de chêne, I, 53 - - ---- de vache, I, 52 - - Bérigoule, I, 22 - - Bise vraie, I, 31 - - _Boletus aereus_, I, 44, 120 - - ---- _aurantiacus_, I, 122 - - ---- _badius_, I, 49 - - ---- _bovinus_, II, 43 - - ---- _chrysenteron_, II, 41 - - ---- _edulis_, I, 45, 120, 122 - - ---- _granulatus_, I, 121 - - ---- _luridus_, I, 50 - - ---- _luteus_, I, 48, 121 - - ---- _parasiticus_, II, 42 - - ---- _scaber_, I, 46, 121 - - ---- _strobilaceus_, II, 43 - - ---- _subtomentosus_, II, 41 - - ---- _variegatus_, II, 44 - - ---- _versipellis_, I, 121 - - Bolet à chair jaune, II, 41 - - ---- blême, I, 50 - - ---- bronzé, I, 44, 120 - - ---- des bouviers, II, 43 - - ---- fauve, I, 49 - - ---- jaune, I, 48 - - ---- parasite, II, 42 - - ---- pomme de pin, II, 43 - - ---- rude, I, 46, 121 - - ---- varié, II, 44 - - Boule de neige, I, 40, 120 - - Boulé, II, 2 - - Briqueté, I, 24 - - Bruguet, I, 45 - - Brunette, I, 120 - - _Bulgaria inquinans_, II, 62 - - Bulgarie salissante, II, 62 - - - _Calocera flammea_, II, 58 - - ---- _viscosa_, II, 58 - - Calocère visqueuse, II, 58 - - Campagnol, I, 1 - - _Cantharellus aurantiacus_, I, 23 - - _Cantharellus aurantiacus_, II, 19 - - _Cantharellus cibarius_, I, 23, 120, 122 - - _Cantharellus tubæformis_, II, 20 - - Cèpe, I, 45 - - ---- comestible, I, 45, 120 - - ---- noir, I, 43 - - Champignon à la bague, I, 9 - - ---- de couche, I, 39, 72, 139 - - Champignon des bruyères, I, 40 - - Champignon des prés, I, 39 - - Champignon du fumier, I, 39 - - ---- polonais, I, 45 - - Chanterelle comestible, I, 23, 120 - - ---- en tube, II, 20 - - Chanterelle orangée, I, 23 - - ---- ----, II, 19 - - Charbonnier, I, 32 - - Chavane, I, 25 - - Chênier, I, 18 - - Chevalier, I, 15 - - Chevrotte, I, 23 - - _Clathrus ruber_, II, 61 - - Clathre rouge, II, 61 - - _Clavaria amethystina_, I, 121 - - ---- _aurea_, I, 53 - - ---- _botrytis_, I, 53, 121 - - ---- _cinerea_, I, 121 - - ---- _coralloides_, I, 121 - - ---- _flava_, I, 53, 121 - - ---- _formosa_, I, 53, 121 - - ---- _fusiformis_, I, 121 - - ---- ----, II, 56 - - ---- _pistillaris_, II, 56 - - Clavaire améthyste, I, 121 - - ---- cendrée, I, 121 - - ---- coralloïde, I, 121 - - ---- dorée, I, 53 - - ---- élégante, I, 53, 121 - - ---- en grappe, I, 53, 121 - - ---- en pilon, II, 56 - - ---- fusiforme, I, 121 - - ---- ----, II, 56 - - ---- jaunâtre, I, 53 - - =Clavariées=, I, 148, 159 - - _Clitocybe gigantea_, II, 15 - - ---- _geotropa_, I, 119 - - ---- ----, II, 15 - - ---- _infundibuliformis_, II, 16 - - _Clitocybe inversa_, II, 14 - - ---- _laccata_, I, 20 - - ---- _maxima_, II, 15 - - ---- _nebularis_, I, 19, 74, 119 - - ---- _odora_, I, 119 - - Clitocybe géant, II, 15 - - ---- géotrope, I, 119 - - Clitocybe géotrope, II, 15 - - ---- infundibuliforme, II, 16 - - Clitocybe laqué, I, 20 - - ---- nébuleux, I, 19, 119 - - ---- odorant, I, 119 - - ---- retourné, II, 14 - - _Clitopilus orcella_, I, 36 - - ---- _prunulus_, I, 36, 121 - - Clitopile orcelle, I, 36 - - _Collybia fusipes_, I, 18, 119 - - ---- ----, II, 35 - - ---- ---- var. _œdematopus_, I, 18 - - _Collybia radicata_, II, 17 - - ---- _velutipes_, II, 35 - - Collybie à pied en fuseau, I, 18, 119 - - Collybie à pied velu, II, 35 - - ---- enracinée, II, 17 - - ---- radiqueuse, II, 17 - - Columelle, I, 9 - - _Cortinarius armillatus_, II, 33 - - ---- _Berkeleyi_, II, 32 - - ---- _bolaris_, II, 34 - - ---- _cinnabarinus_, II, 34 - - ---- _cœrulescens_, II, 31 - - ---- _hœmatochœlis_, II, 33 - - _Cortinarius præstans_, II, 32 - - ---- _torvus_, II, 32 - - Cortinaire à bracelets, II, 33 - - ---- bleuâtre, II, 31 - - ---- couleur de brique, II, 34 - - Cortinaire de Berkeley, II, 32 - - ---- rouge cinabre, II, 34 - - Couamelle, I, 9 - - Coucoumelle, I, 8 - - ---- blanche, II, 2 - - Couleuvrée, I, 9 - - _Coprinus atramentarius_, I, 138 - - ---- _comatus_, I, 43 - - ---- _ovatus_, I, 43 - - Coprin chevelu, I, 43 - - Coprin ovale, I, 43 - - Corne d'abondance, I, 54 - - _Cortinarius violaceus_, I, 37 - - Cortinaire violet, I, 37 - - _Craterellus cornucopioides_, I, 54, 121, 122 - - Craterelle corne d'abondance, I, 54, 121 - - - Dorade, I, 1 - - Dédalée du chêne, II, 52 - - =Discomycètes=, I, 143, 144, 161 - - _Dædalea quercina_, II, 52 - - - Eauburon, I, 25 - - Encrier, I, 138 - - _Entoloma clypeatum_, I, 35, 119 - - ---- _lividum_, I, 35, 96 - - ---- _sinuatum_, I, 35 - - Entolôme en bouclier, I, 35, 119 - - ---- livide, I, 35 - - Ergot de seigle, I, 139 - - Erinace, I, 52 - - - _Fomes fomentarius_, II, 49 - - Fausse Golmotte, I, 5 - - ---- Oronge, I, 2, 139 - - Faux Cèpe, I, 50 - - ---- Jazeran, I, 2 - - ---- Mousseron, I, 34 - - _Fistulina hepatica_, I, 51 - - Fistuline hépatique, I, 51 - - Foie de Bœuf, I, 51 - - - =Gastéromycètes=, I, 143, 144, 160 - - _Geaster hygrometricus_, II, 60 - - Gendarme noir, I, 43 - - Gingoule, I, 22 - - Girondelle, I, 23 - - Glu de chêne, I, 51 - - Golmotte, I, 6 - - _Gomphidius viscidus_, II, 39 - - Gomphide visqueux, II, 39 - - Goutte d'encre, I, 138 - - Grisette, I, 8 - - Grisotte, I, 9 - - Gros pied, I, 45, 120 - - _Guepinia helvelloides_, II, 57 - - _Gyrocephalus helvelloides_, II, 57 - - ---- _rufus_, II, 57 - - Gyrocéphale helvelloïde, II, 57 - - ---- rouge, II, 57 - - Gyrole, I, 23 - - ---- rouge, I, 46 - - _Gyromitra esculenta_, I, 121 - - Gyromitre comestible, I, 121 - - - _Hebeloma crustuluniformis_, II, 35 - - Hébélôme échaudé, II, 35 - - _Helvella crispa_, I, 63, 121 - - ---- _lacunosa_, I, 62 - - Helvelle crépue, I, 63, 121 - - ---- lacuneuse, I, 62 - - Hydne sinué, I, 52 - - ---- gélatineux, II, 55 - - ---- hérisson, II, 54 - - ---- imbriqué, II, 55 - - =Hydnées=, I, 146, 158 - - _Hydnum erinaceum_, II, 54 - - ---- _gelatinosum_, II, 55 - - ---- _imbricatum_, I, 121, 122 - - ---- ----, II, 55 - - ---- _repandum_, I, 52, 122 - - ---- _rufescens_, I, 121 - - _Hygrophorus conicus_, II, 22 - - ---- _cossus_, II, 23 - - ---- _eburneus_, I, 120 - - ---- ----, II, 23 - - ---- _olivaceo-albus_, I, 21 - - _Hygrophorus pudorinus_, I, 120 - - ---- _virgineus_, I, 120 - - Hygrophore blanc d'ivoire, I, 120 - - Hygrophore blanc d'ivoire, II, 23 - - Hygrophore conique, II, 22 - - ---- olivacé-blanc, I, 21 - - Hygrophore pudique, I, 120 - - ---- virginal, I, 120 - - =Hyménomycètes=, I, 143, 146 - - _Hypholoma fasciculare_, I, 42 - - Hypholôme fasciculé, I, 42 - - - Jaunet, I, 35 - - Jaunette, I, 23 - - Jaseran, I, 1 - - - _Lactarius controversus_, I, 28 - - ---- _deliciosus_, I, 24, 97, 120, 122 - - ---- _piperatus_, I, 25, 120 - - ---- _sanguifluus_, I, 24 - - ---- _scrobiculatus_, II, 21 - - ---- _torminosus_, I, 27 - - ---- _volemus_, I, 26, 120 - - Lactaire aux tranchées, I, 27 - - ---- délicieux, I, 24, 120 - - ---- orangé, I, 26, 120 - - ---- poivré, I, 25, 120 - - ---- scrobiculé, II, 21 - - ---- taché, I, 28 - - Langue de bœuf, I, 51 - - Lathyron, I, 28 - - _Lepiota cristata_, II, 3 - - ---- _erminea_, I, 118 - - ---- _excoriata_, I, 118 - - ---- _procera_, I, 9, 119, 122 - - ---- _pudica_, I, 10, 118 - - ---- _rhacodes_, I, 9 - - Lépiote écorchée, I, 118 - - ---- élevée, I, 9, 119 - - ---- en crête, II, 3 - - ---- erminée, I, 118 - - ---- pudique, I, 10, 118 - - ---- raboteuse, I, 9 - - _Lycoperdon cælatum_, I, 56 - - _Lycoperdon gemmatum_, I, 56 - - ---- _giganteum_, I, 55, 71 - - - Mainotte, I, 53 - - Marasme faux-Mousseron, I, 34, 120 - - _Marasmius oreades_, I, 34, 120, 122 - - ---- _scorodonius_, I, 121 - - _Merisma giganteus_, II, 46 - - Mérule pleureur, II, 53 - - _Merulius destruens_, II, 53 - - ---- _lacrymans_, II, 53 - - Mitre d'évêque, I, 62 - - _Morchella conica_, I, 60, 122 - - ---- _elata_, I, 60 - - ---- _esculenta_, I, 59 - - ---- _esculenta_ var. _rotunda_, I, 59, 122 - - _Morchella esculenta_, var. _vulgaris_, I, 59 - - _Morchella hortensis_, I, 141 - - ---- _semi-libera_, I, 61, 122, 141 - - Morille comestible, I, 59 - - ---- conique, I, 60 - - ---- élevée, I, 60 - - ---- grise, I, 59 - - ---- jaune, I, 59 - - ---- ronde, I, 59 - - ---- semi-libre, I, 61 - - Morillon, I, 61 - - Morton, I, 27 - - Mousseron, I, 12, 36 - - ---- d'automne, I, 34 - - ---- de Dieppe, I, 34 - - ---- de la Saint-Georges, I, 12, 119 - - Mousseron Godaille, I, 34 - - ---- gris, I, 35 - - ---- pied dur, I, 34 - - Mouton zoné, I, 27 - - _Mycena epipterygia_, II, 18 - - ---- _pura_, II, 18 - - Mycène des fougères, II, 18 - - Mycène pure, II, 18 - - Mujolo, I, 1 - - - Nouret, I, 21 - - - Oignon de loup, I, 50 - - Oreille de chardon, I, 22 - - ---- de chat, I, 58 - - ---- ---- blanche, I, 63 - - ---- de Judas, I, 62 - - Oronge blanche, I, 118 - - ---- ----, II, 2 - - ---- ciguë blanche, I, 7 - - ---- vineuse, I, 6 - - ---- vraie, I, 1, 75, 103, 118 - - Ounégal, I, 1 - - - Palombette, I, 31 - - Palomet, I, 31 - - _Panus stypticus_, II, 28 - - Panus styptique, II, 28 - - Paturon blanc, I, 40 - - _Paxillus atro-tomentosus_, II, 36 - - ---- _involutus_, I, 38 - - Paxille enroulé, I, 38 - - ---- noir-tomenteux, II, 36 - - Perfide (le), I, 35 - - _Peziza acetabulum_, I, 57, 121, 122 - - ---- _aurantia_, II, 63 - - ---- _venosa_, I, 58, 121, 122 - - Pézize orangée, II, 63 - - ---- en coupe, I, 57 - - ---- veinée, I, 58, 121 - - _Phallus caninus_, II, 59 - - ---- _imperialis_, II, 59 - - ---- _impudicus_, II, 59 - - Phallus de chien, II, 59 - - ---- puant, II, 59 - - _Pholiota ægerita_, I, 119 - - ---- _cylindracea_, I, 141 - - ---- _mutabilis_, I, 121 - - ---- _radicosa_, II, 37 - - ---- _squarrosa_, II, 38 - - Pholiote égérite, I, 119 - - ---- radiqueuse, II, 37 - - Pholiote squarreuse, II, 38 - - Pibaulado, I, 141 - - Pied bleu, I, 13, 142 - - Pied de coq, I, 53 - - ---- de mouton blanc, I, 52 - - Pivoulade, I, 11 - - _Pleurotus Eryngii_, I, 30, 119 - - ---- _glandulosus_, I, 21 - - ---- _olearius_, I, 78 - - ---- _ostreatus_, I, 29, 119 - - Pleurote de l'Eryngium, I, 30, 119 - - Pleurote de l'olivier, I, 78 - - ---- en coquille, I, 29, 119 - - ---- glanduleux, I, 21 - - _Pluteus cervinus_, II, 30 - - Pluteus des cerfs, II, 30 - - _Polyporus betulinus_, II, 45 - - ---- _confluens_, I, 121 - - ---- _fomentarius_, I, 138 - - ---- ----, II, 49 - - ---- _frondosus_, I, 44 - - ---- _giganteus_, II, 46 - - ---- _hispidus_, I, 138 - - ---- _intybaceus_, I, 47 - - ---- _leucomelas_, II, 51 - - ---- _lucidus_, II, 50 - - ---- _officinalis_, I, 139 - - ---- _ovinus_, I, 121 - - ---- _perennis_, II, 51 - - ---- _squamosus_, II, 47 - - ---- _sulfureus_, I, 121, 138 - - ---- ----, II, 48 - - Polypore amadouvier, II, 49 - - ---- blanc-noir, II, 51 - - ---- chicorée, I, 47 - - ---- ----, I, 138 - - ---- du bouleau, II, 45 - - ---- du mélèze, I, 139 - - ---- en bouquet, I, 44 - - ---- gigantesque, II, 46 - - ---- luisant, II, 50 - - Polypore pérennant, II, 51 - - ---- soufré, II, 48 - - ---- squameux, II, 47 - - ---- tubérastre, I, 92, 141 - - =Polyporées=, I, 146, 156 - - Potiron, I, 39, 45 - - Poule de bois, I, 21, 44 - - _Pratella arvensis_, I, 40, 119, 122 - - ---- _Bernardii_, I, 39, 119 - - ---- _campestris_, I, 39, 119, 122 - - ---- _hæmorrhoidea_, I, 39 - - ---- _xanthoderma_, I, 41 - - Pratelle champêtre, I, 39, 119 - - ---- de Bernard, I, 119 - - ---- des jachères, I, 40, 119 - - ---- jaunissante, I, 41 - - _Psalliota_, I, 155 - - - Rabasse, I, 64 - - Raffouet, I, 27 - - Ragoule, I, 22 - - Ringoule, I, 22 - - Roumanet, I, 1 - - Roussette, I, 28 - - Roussile, I, 47 - - Rouzillon, I, 24 - - _Russula alutacea_, I, 121 - - ---- _cyanoxantha_, I, 32, 120 - - ---- _delica_, I, 120 - - ---- ----, II, 25 - - ---- _emetica_, I, 22 - - ---- _fellea_, I, 33 - - ---- _fœtens_, I, 33 - - ---- _Linnæi_, II, 26 - - ---- _nigricans_, II, 27 - - ---- _ochroleuca_, II, 24 - - ---- _Queletii_, II, 26 - - ---- _rubra_, II, 26 - - ---- _sanguinea_, II, 26 - - ---- _virescens_, I, 31, 120 - - Russule chicotin, I, 33 - - ---- cyanoxanthe, I, 32, 120 - - ---- délicate, I, 120 - - Russule émétique, I, 22 - - ---- fétide, I, 33 - - ---- jaunâtre, II, 24 - - ---- noircissante, II, 27 - - ---- rouge, II, 26 - - ---- sevrée, II, 25 - - ---- vert-de-gris, I, 31, 120 - - - _Schizophyllum commune_, II, 28 - - Schizophylle commun, II, 28 - - _Scleroderma vulgare_, II, 60 - - Scléroderme vulgaire, II, 60 - - Souquarel, I, 11 - - _Sparassis crispa_, I, 121 - - _Spathularia flavida_, II, 61 - - Spathulaire jaunâtre, II, 61 - - _Stropharia æruginosa_, II, 40 - - Strophaire érugineux, II, 40 - - - Temoulo, I, 47 - - _Terfezia Leonis_, I, 121 - - Terfez du Lion, I, 121 - - Tête de Méduse, I, 11 - - ---- de nègre, I, 43 - - Toute blanche, I, 10 - - =Trémellacées=, I, 148, 160 - - _Tremellodon gelatinosum_, II, 55 - - _Tricholoma acerbum_, II, 10 - - ---- _albellum_, I, 12, 119 - - ---- _album_, II, 11 - - ---- _argyraceum_, I, 119 - - ---- _equestre_, I, 15 - - ---- _gambosum_, I, 12 - - ---- _Georgii_, I, 12, 122 - - ---- _imbricatum_, II, 8 - - ---- _murinaceum_, I, 119 - - ---- _nudum_, I, 13, 122, 142 - - ---- _panœolum_, I, 75, 119 - - ---- ----, II, 12 - - ---- _personatum_, I, 13, 119 - - ---- _pessundatum_, I, 13, 119 - - _Tricholoma portentosum_, I, 119 - - ---- _russula_, I, 17 - - ---- _rutilans_, II, 13 - - ---- _sævum_, I, 13 - - ---- _sævum_, II, 6 - - ---- _sordidum_, I, 13 - - ---- _sulfureum_, II, 9 - - ---- _terreum_, I, 16 - - ---- _tristis_, I, 119 - - ---- _tumidum_, II, 7 - - ---- _vaccinum_, II, 8 - - Tricholôme acerbe, II, 10 - - ---- argouane, II, 12 - - ---- argyracé, I, 119 - - ---- blanc, II, 11 - - ---- chatoyant, I, 119 - - ---- couleur de soufre, II, 9 - - Tricholôme couleur de vache, II, 8 - - Tricholôme de la Saint-Georges, I, 12 - - Tricholôme équestre, I, 15 - - ---- gonflé, II, 7 - - ---- gris de souris, I, 119 - - ---- nu, I, 13. - - ---- prétentieux, I, 119 - - ---- ruiné, I, 14, 119 - - ---- russule, I, 17 - - ---- rutilant, II, 13 - - ---- sinistre, II, 6 - - ---- terreux, I, 16 - - ---- travesti, I, 119 - - ---- triste, I, 119 - - Tripette, I, 53 - - Trompette des morts, I, 54 - - Truffe à spores noires, I, 64 - - ---- des gourmets, I, 64 - - ---- du Périgord, I, 64 - - ---- violette, I, 64 - - _Tuber brumale_, I, 121 - - ---- _melanosporum_, I, 64 - - Tubéracées, I, 143, 146, 164 - - - Vache, I, 26 - - ---- blanche, I, 25 - - Vache rouge, I, 24 - - Vachotte, I, 26 - - Vélo, I, 26 - - Verdette, I, 31 - - _Verpa digitaliformis_, I, 122 - - Vesse-loup ciselée, I, 56 - - ---- gigantesque, I, 55 - - ---- perlée, I, 56 - - Viau, I, 26 - - Videau, I, 35 - - _Volvaria gloiocephala_, I, 95 - - ---- _speciosa_, I, 95 - - ---- ----, II, 29 - - Volvaire élégante, II, 29 - - ---- remarquable, II, 29 - - - Xylaire hypoxyle, II, 64 - - ---- polymorphe, II, 65 - - _Xylaria hypoxylon_, II, 64 - - ---- _polymorpha_, II, 65 - - - - -TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES - - - PRÉFACE I - - PARTIE I. Explication des planches 1 - - PARTIE II. Généralités 66 - - Chapitre I.--Classification des champignons 68 - - Liste des tableaux de détermination des - champignons, en groupes, familles et - genres 78 - - -- II.--Causerie sur les Hyménomycètes 97 - - -- III.--Causerie sur les Gastéromycètes 101 - - -- IV.--Causerie sur les Discomycètes 105 - - -- V.--Causerie sur les Tubéromycètes 109 - - -- VI.--Photographie des champignons 111 - - -- VII.--Les ressources du microscope 131 - - -- VIII.--L'esperanto et la mycologie 139 - - Table alphabétique des noms latins, français ou vulgaires - des espèces figurées, décrites ou citées dans les deux séries 153 - - Table générale 160 - - - - -AVIS - - -Nous recommandons vivement aux personnes désirant s'occuper -sérieusement des champignons et qui possèdent déjà nos deux Atlas de -poche par =DUMÉE=, Série I et II: - -1º Notre =Atlas de Champignons de France, Suisse et Belgique=, par -Léon ROLLAND (page 5 du catalogue inséré à la fin de ce volume). - -2º Les ouvrages de =GILLET= (voir le détail, page 4 du même -catalogue). - -3º Enfin notre =Amateur de Champignons= qui, huit fois par an, -viendra entretenir le lecteur de questions mycologiques (page 6 du même -catalogue). - -_Des spécimens de ces ouvrages sont envoyés franco sur demande._ - - - Paris.--Imp. J. Mersch, 17, villa d'Alésia. - Les planches ont été tirées sur presses à platine «Victoria» - Dervaux, 61, Faubourg Saint-Denis, Paris. - - - - -Liste des modifications - - -Page 6: «sœvum» remplacé par «sævum». - -Page 6: «Ajourd'hui» a été remplacé par «Aujourd'hui». - -Page 15: «ou forme» remplacé par «où il forme» (on le récolte en -été-automne dans les bois un peu frais, où il forme quelquefois des -cercles de nombreux individus). - -Page 26: «on» remplacé par «ou» (susceptible de pâlir ou de se -modifier). - -Page 52: «Dœdalea» remplacé par «Dædalea». - -Page 75: «ehampignons» au lieu de «champignons». - -Page 103: «insconsciemment» remplacé par «inconsciemment». - -Page 107: «on» remplacé par «ou» (rondes ou ovales). - -Page 142: «chink» remplacé par «chinko» [ŝinko (jambon) se prononce -chinko]. - -Page 144: «costas» remplacé par «kostas» et «umi» par «unu» (ĝi kostas -du frankojn por unu metro). - -Page 145: «amenta» remplacé par «amanta» (mi _estos_ amanta). - -Page 146: «Acideko» remplacé par «Acideco» et «amikeko» par «amikeco» -[Acideco (acidité); amikeco (amitié)]. - -Page 152: «krankam» remplacé par «kvankam» (Tiu speco estas, kvankam -ĝia karno estas iom malmola). - -Page 155: «Dœdalea» remplacé par «Dædalea». - -Page 157: «faux-Mousseseron» remplacé par «faux-Mousseron». - - - - - -End of the Project Gutenberg EBook of Nouvel atlas de poche des champignons -Comestibles et Vénéneux les plus repandus, by Paul Dumée - -*** END OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK CHAMPIGNONS *** - -***** This file should be named 55700-0.txt or 55700-0.zip ***** -This and all associated files of various formats will be found in: - http://www.gutenberg.org/5/5/7/0/55700/ - -Produced by Claudine Corbasson, Nicole Pasteur and the -Online Distributed Proofreading Team at http://www.pgdp.net -(This file was produced from images generously made -available by The Internet Archive) - - -Updated editions will replace the previous one--the old editions will -be renamed. - -Creating the works from print editions not protected by U.S. copyright -law means that no one owns a United States copyright in these works, -so the Foundation (and you!) can copy and distribute it in the United -States without permission and without paying copyright -royalties. 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